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Histoires Coquines - Déguisement

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 4:46

Il fait plus frais que d’habitude et le ciel est couvert. Nous traînons dans les ruelles bruyantes de la cité comme le font de nombreux autres jeunes. Les scooters pétaradent en passant tout près de nous. Parfois, Julien reconnaît quelqu’un, alors ils se saluent et échangent quelques plaisanteries et nous poursuivons notre chemin. La robe que je suis allée enfiler chez Julien n’est pas bien épaisse et mon corps se couvre de frissons. Je me rapproche de Julien.

  • — Tu as froid ? s’inquiète-t-il.
  • — Un peu !
  • — Veux-tu rentrer ?
  • — Pas encore. Je crois que je commence à mieux comprendre cet endroit et je veux m’imprégner de son ambiance.

Il dépose alors sa veste en Jean sur mes épaules et nous continuons à marcher. Désormais, je ne vois plus du tout cette cité comme un lieu dangereux et sans âme. Je lève les yeux vers les fenêtres éclairées et j’essaye de deviner ce qui se passe derrière. Combien de joie, combien de peine, combien de rêves, combien de couples en train de s’aimer passionnément ? J’ai l’impression de découvrir le visage humain de la cité. Nous marchons encore et, immanquablement, la fin de ma relation avec Julien s’impose à mes pensées. Tout ce qui s’est passé entre nous depuis notre rencontre restera pour toujours gravé au fond de ma mémoire. J’ai vécu des expériences formidables que je n’aurais certainement pas osées vivre sans ce garçon et sa façon si particulière d’aborder le sexe passion et d’en braver les interdits. Tout va prendre fin et je suis comme un sportif qui vient de réaliser un exploit : heureux et mélancolique à la fois. J’ai le sentiment d’avoir acquis une victoire sur moi-même. Bien que je ne sois pas convaincue d’avoir envie d’aller plus loin, au fond de moi, pourrai-je résister à l’appel du loup? C’est sans doute pour cette raison que je suis soulagée par notre future séparation, cependant, au fond de moi, j’appréhende énormément ce moment. Pourrais-je me passer complètement des plaisirs que j’ai découverts ? Je ne sais pas comment l’expliquer mais, pour moi, Julien est devenu comme une drogue. Il a le goût de l’interdit, il me fait délirer, je suis consciente que ce n’est pas sain et pourtant, l’idée d’en être bientôt privée me laisse craindre d’être rapidement en manque…

xxx

Un brouhaha terrible règne dans cette salle de jeu. Julien m’y fait découvrir un concours de baby-foot à l’ambiance survoltée. Des sortes de petites estrades permettent aux spectateurs de mieux voir les parties. On s’y bouscule et chaque fois que la balle claque sèchement contre le fond métallique des buts, la joie des supporters de chaque joueur éclate aussi fort que s’il s’agissait d’un match international. Sur un tableau noir, les noms inscrits à la craie sont effacés au fur et à mesure des rencontres. Le regard bleu foncé d’un concurrent croise le mien. Le jeune homme, grand, châtain clair, presque blond et à l’allure très athlétique, lève les bras au ciel après une victoire arrachée sur le fil. En se rendant à la table des organisateurs de ce concours, il se faufile entre Julien et moi, s’excusant au passage d’être obligé de me bousculer pour se frayer son chemin. Son visage bien que viril a conservé des traits légèrement juvéniles qui lui confèrent un charme fou. Il me sourit, ne cherchant pas un instant à dissimuler la lueur coquine qui illumine son regard, puis disparaît dans la foule. Je regarde une partie à l’issue sans surprise tant la domination d’un jeune homme noir est flagrante. Julien reconnaît un groupe d’amis qui se désaltère au bar. Il leur fait un signe amical et m’indique :

  • — Je te rejoins dans quelques minutes…

Mon intérêt pour les parties, qui se succèdent à une cadence non-stop, commence à faiblir. Soudain, alors que tous les matchs semblent terminés, le jeune homme blond prend place en face du noir qui vient encore de terrasser deux autres adversaires avec des scores sans appel. Tout le monde se regroupe autour d’eux. La pièce qui doit désigner celui qui mettra la première balle en jeu est lancée en l’air par l’arbitre. Durant cette fraction de seconde, les yeux du garçon trouvent les miens. Cet échange de regard est à la fois extrêmement bref et étonnamment puissant. La pièce tournoie en l’air avant d’être rattrapée en plein vol par l’arbitre qui la dépose sur sa main gauche et annonce :

  • — Face ! Demi-finale, engagement Romuald !

Le jeune homme blond s’empare d’une balle en liège. Le public est survolté pourtant, le silence se fait lorsqu’il se prépare à lancer la balle au milieu des petits bonshommes en métal. Ses yeux cherchent les miens et, lorsqu’ils finissent par les trouver, semblent leur implorer de lui porter chance. La balle claque sèchement contre le rebord du baby-foot. Autour de moi, les encouragements fusent :

  • — Allez Victor !!!
  • — Vas-y Romuald !!!

Je n’ose me laisser aller à crier le prénom de mon favori, surtout que Julien est revenu, pourtant je ressens une joie intense à chaque fois que le jeune homme marque un but. À 4/1, je commence à appréhender la véritable correction pour son adversaire. Julien m’attrape par la taille, juste au moment où Romuald lève les yeux vers moi après avoir marqué un 5e but. Son visage s’assombrit en l’espace d’une fraction de seconde. Que se passe-t-il dans sa tête ? Brusquement, ses gestes deviennent moins précis et immédiatement, son adversaire en profite pour marquer but après but. Les encouragements du public n’y font rien et Romuald perd 6 à 9.

  • — Tu veux rester jusqu’à la finale ? me demande Julien.
  • — Non ! C’était super mais j’ai envie de prendre l’air…

En sortant de la salle, nous croisons le jeune vaincu. En passant près de lui, je lui glisse discrètement :

  • — Désolée !

Le jeune homme m’adresse un sourire qui ne parvient pas à masquer ses regrets. Mais, quels regrets ? Ceux d’avoir perdu ou bien ceux d’avoir découvert que j’étais accompagnée ? Un grand gaillard lui tape sur l’épaule et lui demande :

  • — On organise une fête déguisement papier ce soir au 443, tu viendras ?
  • — O.K. !

Et aussitôt, le grand type bondit vers Julien qu’il agrippe au bras au moment où nous sortons de la salle.

  • — Salut Julien ! lui lance-t-il prestement.
  • — Ha ! Frédo ! Qu’est-ce que tu fous là ?
  • — J’organise une boum costumée ce soir dans l’appart 443. Soirée spéciale papier… C’est Luigi qui s’occupe de la sono et y’aura Lolo et sa copine…
  • — Désolé vieux mais je ne suis pas libre, répond-il aimablement en me désignant.
  • — C’est pas un blême, elle est invitée aussi.
  • — C’est gentil Frédo mais je n’y tiens pas…
  • — Enfin, si tu changes d’avis nous serons au 443, tu sais, juste au-dessus de chez les Amadi. J’ai vu Abdelhaziz hier soir. Il partait pour Casablanca avec ses parents aujourd’hui. C’est lui qui m’a dit que ces voisins du dessus venaient de déménager. On va être pénards…

Julien lui sourit aimablement, mais coupe court à toute discussion et nous nous éloignons. Je suis franchement frustrée, car outre m’amuser, je me rends compte que j’aurais bien aimé revoir Romuald. Je ne sais pas ce qui me prend, mais j’extériorise ma déception :

  • — Pourquoi as-tu refusé ? J’adore me déguiser et danser. On pourrait s’amuser un peu pour notre dernière nuit.
  • — Écoute, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de t’amener dans ce genre de soirée. C’est réservé aux filles très libérées
  • — Bien sûr ! Et moi, je ne suis qu’une petite oie blanche de bourgeoise !!!
  • — Ce n’est pas ce que je voulais dire…
  • — Non ! mais c’est pourtant ce que tu viens d’insinuer.
  • — Écoute, je n’ai pas envie de t’y amener, c’est tout !
  • — Pourtant, tu disais que tu allais me montrer tous les endroits secrets de cette cité.
  • — Hé bien, j’ai changé d’avis !
  • — Hé bien, moi, j’insiste pour découvrir ce qui se cache derrière tout ça.
  • — Alors viens avec moi, je vais te montrer quelque chose…

Pour la première fois, j’ai l’impression de l’avoir mis en colère. D’un pas décidé, il m’amène jusque dans les couloirs de la cave aux multiples miroirs. Il m’intrigue. Finalement, nous nous arrêtons devant une autre porte, située au milieu de l’allée suivante. Julien ouvre et m’attire à l’intérieur. De vieux canapés sont installés en ligne face à une cloison démolie qui laisse apparaître deux grands miroirs aux pâles reflets. Julien appuie sur le double interrupteur qui a été monté tout près de la porte. Nous nous retrouvons plongés dans le noir face à deux miroirs sans tain à travers lesquels je reconnais parfaitement la pièce aux multiples glaces où j’ai fait l’amour avec Julien hier.

  • — Ils ont récupéré ça lorsque la boucherie du quartier a été rasée, me précise-t-il.
  • — Quelqu’un nous a regardés faire l’amour ?
  • — Je ne répondrai pas à cette question. Je veux simplement te faire prendre conscience qu’ici, il faut se méfier des apparences. La petite boum de ce soir est organisée par celui qui a aménagé ces deux caves…

J’insiste :

  • — Y avait-il quelqu’un ici hier soir ?
  • — J’ai dit que je n’y répondrai pas.

Cette incertitude me met en colère. Des yeux indiscrets m’ont peut-être épiée durant mes ébats d’hier et Julien ne veut ni me l’avouer ni démentir. Je pense au spectacle que la multitude des miroirs de cette salle peut offrir aux voyeurs qui se cachent dans l’obscurité de cette cave. Est-elle réservée aux hommes ou bien des couples viennent-ils y pimenter leurs relations. Ai-je été observée sous toutes les coutures lors de ce moment, si intime et personnel, que j’ai passé avec Julien dans ce palais des images réfléchies et volées. En tout cas, Julien n’est pas décidé à me faire la moindre révélation et j’en suis plus qu’agacée. À mon tour, je veux le contrarier, alors au-delà de l’envie réelle, j’insiste lourdement pour participer à la soirée costumée de ce soir. Julien reste sur ses positions.
De retour dans l’appartement de Julien, je boude dans mon coin. J’attends sans doute qu’il me rassure en m’indiquant qu’il n’y avait personne dans la cave espionne, pourtant au fond de moi, l’idée d’avoir, malgré moi, excité des couples confortablement installés dans les canapés, m’apparaît de moins en moins désagréable. Je finis même par les imaginer, faisant lentement l’amour, les yeux rivés sur mon corps déchaîné par la violence d’un coït violent et total. Julien conserve son mutisme. Ma colère s’estompe toutefois, je ne veux surtout pas qu’il s’en aperçoive, alors je repense à la petite fête de ce soir et à l’occasion qu’il m’est donné de revoir Romuald. Je finis par décider qu’il faut que je mette fin à cette situation conflictuelle si je veux parvenir à mes fins :

  • — J’ai besoin de me changer les idées, sinon je vais gâcher ma dernière soirée de vacances, alors je vais à cette soirée toute seule, si tu ne viens pas !! !

Je me dirige prestement vers la porte. Au moment où j’en franchis le seuil, Julien cède enfin :

  • — Attends-moi, j’arrive !!!

Il ne dit rien et soudain, au fond de moi, je me demande s’il n’a pas volontairement monté tout ce stratagème pour me provoquer et me faire endosser toute la responsabilité du choix de ma soirée. Nous arrivons devant la porte de l’appartement 443. La musique résonne déjà jusque sur le palier. Julien sonne et une jeune fille, très sexy, nous accueille. Elle nous demande une petite participation financière, puis nous remet une grande pochette de serviettes en papier à chacun avant de nous indiquer :

  • — La chambre de gauche est libre. Vous avez quinze minutes maximum pour vous confectionner un costume avec ces serviettes. Il y a une agrafeuse dans la pièce. Le plus original sera récompensé. Ha ! J’oubliais, vous ne devez porter que les serviettes et rien d’autre !

Dans la chambre, nous trouvons effectivement une agrafeuse, un gros paquet d’agrafes et quelques serviettes aux motifs différents abandonnées là après la confection de tenues bien singulière. Je suis affolée, car mes talents de couturière sont bien médiocre et puis comment parvenir à une tenue décente en utilisant seulement quelques morceaux de papier. Julien semble avoir sa petite idée tandis que moi, je songe sérieusement à quitter cet endroit. Je me ravise en songeant que c’est moi qui aie insisté pour venir. Julien me demande de me déshabiller entièrement. Je m’exécute en dissimulant de mon mieux un léger tremblement d’appréhension. Pendant ce temps, Julien agrafe des serviettes les unes aux autres puis en roule certaines. Après quelques instants, il dépose sur mon corps les pièces de papier qu’il vient de composer. Il continue à les agrafer, avec une telle dextérité que j’ai du mal à croire qu’il improvise. Il ne lui faut qu’à peine plus de cinq minutes pour me confectionner une robe échancrée sur les côtés. Ma nouvelle tenue me rappelle étrangement ce que portaient les femmes de l’antiquité romaine. La ressemblance est d’autant plus frappante, que Julien s’est servi des serviettes roulées pour me confectionner une ceinture qu’il noue autour de ma taille et une petite couronne qu’il fixe dans mes cheveux. Je suis stupéfaite par le résultat de cette couture hors normes et j’en oublierai presque que je suis entièrement nue sous ce déguisement en papier soyeux.

  • — À toi de jouer, m’annonce soudain Julien en se déshabillant à son tour.

J’ai peur de paraître godiche par rapport à lui. Je n’ai pas autant d’imagination et je ne sais même pas par où commencer. Heureusement, Julien doit deviner mon désarroi, car il me vient prestement en aide. Il m’indique comment m’y prendre pour fixer les serviettes entre elles tout en se fabriquant lui-même un caleçon qui me fait éclater de rire.

  • — Ce n’est pas de la haute couture pourtant, c’est seyant non ? plaisante-t-il.

Ensuite, il participe au montage de sa tenue de papier, nouée sur l’épaule gauche. Elle rappelle également les draperies des Romains de l’antiquité. Nous rajoutons chacun quelques agrafes de consolidation. Julien nous confectionne également, à chacun, un loup derrière lequel nous dissimulons notre visage. Cet accessoire me tranquillise un peu. Malgré tout, lorsque nous sortons de la chambre, mes jambes flageolent à l’idée de me présenter en public dans cet accoutrement.
Nous arrivons dans le séjour. La fête bât déjà son plein et à peu près quinze jeunes gens se déhanchent gaiement sous les rythmes entraînants d’une béguine. Il faut dire que les pagnes exotiques ont inspiré une majorité de couturiers d’un soir. Quelques visages sont masqués, mais pas tous, ce qui me surprend un peu compte tenue de l’audace de certains déguisements. À peine arrivés, nous sommes entraînés au milieu des danseurs. Je me laisse vite envoûter par la musique tout en portant un regard curieux sur ceux qui m’entourent. Une jeune métisse, superbe, déguisée en Polynésienne, capte l’attention de plusieurs garçons par les mouvements frénétiques qu’elle impose à son bassin. Elle fait étrangement vibrer les franges découpées dans les serviettes. Lorsqu’elle virevolte, on entrevoit furtivement la nudité de ses fesses. L’atmosphère de cette fête est tout à fait particulière. Une tension sexuelle couve dans chacun des invités pourtant, tout le monde tente de ne rien faire transparaître et continue à danser gaiement. Moi aussi, je cède aux rythmes endiablés de la musique des îles, alors le malaise que je ressentais en arrivant est bien loin désormais. J’admire les efforts d’originalité dont la majorité a fait preuve pour se déguiser. Il y a même un garçon qui me fait rigoler, car il s’est confectionné une tenue de Sumo qui ne correspond pas du tout avec sa carrure et lui donne plutôt l’aspect d’un grand bébé affublé d’une couche géante. Julien danse à côté de moi en faisant semblant de rester insensible aux charmes à peine voilés de certaines jolies nymphettes.
De mon côté, je fais attention de ne pas faire de gestes trop brutaux, car déjà quelques agrafes de ma robe ont lâché prise. Un garçon perd le masque qui dissimulait son visage. C’est Romuald ! Un trouble très puissant m’envahit. Je danse là, à moins de deux mètres de lui, nue sous quelques feuilles de papier. Heureusement, le jeune homme ne peut pas me reconnaître sous mon masque. Instinctivement, toujours au rythme de la musique, je me rapproche de lui, attirée par son regard de velours et le petit sourire coquin qui illumine en permanence son visage. Ressent-il le pouvoir de sa séduction sur moi ? En tout cas, ses yeux se posent sur les courbes de mon corps. Brusquement, j’ai l’impression d’être démasquée. Je suis gênée, mes pommettes chauffent, je dois être toute rouge sous mon loup. Je détourne mon regard pour me ressaisir.
La jeune et trop jolie métisse s’est rapprochée de Julien. Elle le provoque. Elle ondule sa croupe, la bouche légèrement entrouverte, les yeux pétillant de sensualité et tout son corps s’engage dans un balai torride qui pourrait damner un saint. Julien est soumis à une bien rude épreuve. Il se tourne un instant vers moi, semblant presque s’excuser d’être l’objet d’une telle convoitise et de cette démonstration de séduction féminine. Contrairement à toute attente, ce comportement envers mon compagnon ne me met pas en colère. En fait, il m’arrange un peu puisqu’il me permet de ne pas éprouver trop de remords à succomber au charme de Romuald. Malgré tout, dans un sursaut d’orgueil, je ne veux pas céder trop vite à la concurrence, alors je me rapproche de Julien et à mon tour j’entreprends une danse de séduction. D’ailleurs, un nouveau morceau de musique, plus lent, me permet de soumettre le garçon à une démonstration particulièrement éloquente. Je lui fais une chorégraphie lascive à la limite de l’indécence. Il ne peut pas rester de marbre tout de même ! Ho, non ! Je suis rassurée en constatant qu’une certaine déformation du papier, au bas de son abdomen, valide ma victoire.
Romuald n’a rien raté du petit spectacle que je viens de donner et j’avoue que j’en ai été d’autant plus stimulée. Qu’il est bon de se sentir à ce point désirée ! Autour de nous, des couples se forment. Depuis quelques instants, la tension est montée d’un cran. Un jeune homme s’est placé juste derrière la jeune fille à la peau cuivrée. Tout en dansant, il lui caresse les hanches et insidieusement, il glisse une cuisse sous le pagne du déguisement tahitien pour s’y frotter avec perversité. La jeune fille n’esquive pas, bien au contraire, elle se trémousse comme s’il s’agissait d’un rite sexuel. Son regard devient encore plus brillant et son visage traduit le plaisir que lui procure ce contact masculin qui lui écrase les fesses et se faufile jusque contre son intimité. La jeune fille n’en abandonne pas pour autant ses efforts pour séduire Julien. Bien au contraire, elle se sert de l’autre garçon pour le provoquer davantage encore.
L’annonce d’une série de slows met un terme à cet exercice périlleux. Ma concurrente est retournée comme une crêpe par son surprenant cavalier, qui la plaque immédiatement et autoritairement contre lui. Julien agit de la même façon avec moi, tandis que Romuald déambule à la recherche d’une cavalière. Je constate d’entrée que Julien a apprécié le petit duel de séduction auquel nous l’avons soumis. Il appuie sa virilité contre mon mont de vénus, avec tant de puissance, que je crains qu’il ne déchire le papier. Enlacés au plus serré l’un contre l’autre, je suis en ébullition. J’observe les couples qui tournoient autour de nous. Certains déguisements commencent à souffrir sérieusement et à dévoiler quelques parcelles d’intimité. Julien, lui, trouve un passage dans ma tenue. Il y enfile aussitôt une main douce et brûlante, qui fait frissonner de bonheur l’épiderme de mon dos puis de ma nuque. Il m’embrasse langoureusement. Ma tête tourne. Deux gouttes glissent le long de l’intérieur de mes cuisses. J’imagine qu’il s’agit d’un peu de sueur pourtant, je n’en jurerai pas, car mon ventre est dans un tel état…

  • — Il est temps de procéder au tirage au sort de la soirée, annonce soudain le disc jockey.

Une blonde aux formes généreuses, se promène dans la pièce en présentant aux invités un petit panier en osier à l’intérieur duquel chacun prend une boule en plastique. Il s’agit de petites boîtes colorées, semblables à celles que les enfants achètent dans les distributeurs automatiques de confiserie des foires ou des galeries des grandes surfaces.

  • — N’en prends pas, me conseille Julien lorsque la jeune fille s’approche de nous.
  • — D’accord, si tu me dis s’il y avait quelqu’un dans la cave au miroir sans tain.
  • — Est-ce un chantage ?

Visiblement, il n’est pas disposé à faire des concessions et dans un sens, ça m’arrange, alors je ne lui laisse pas le temps d’épiloguer et je m’empare d’une jolie boule rouge. Dans un premier temps, Julien refuse d’en faire autant, puis se laissant quelques instants de réflexions, il rattrape la jeune fille et tout en me fixant droit dans les yeux, il pioche une boule bleue et jaune. On nous remet de la musique, toutefois le volume est beaucoup plus bas que tout à l’heure. Je conserve la petite boîte, sans l’ouvrir, dans le creux de ma main et je me remets à danser. J’espère ainsi vaincre l’angoisse qui me tenaille.
Cinq ou six personnes qui ne se sont pas servies dans le panier d’osier, quittent la pièce. Les autres extirpent de petits bouts de papier des boîtes multicolores. J’hésite puis, constatant que Julien guette mes réactions, j’ouvre à mon tour :
7 : si tu es un homme, trouve 8. Si tu es une fille, 9 a des instructions pour toi. Cherche-le et soumets-toi.
Dans la pièce, c’est la confusion. Certains annoncent leur chiffre à voix haute. Je n’ose pas en faire autant, car la suite commence à sérieusement me préoccuper. Je regrette même d’avoir ainsi bravé les conseils de Julien. Sous mes yeux, de nouveaux couples se forment. Dans son coin, Julien attend. Un garçon s’approche de moi. Il lit mon papier et paraît déçu en constatant que je ne suis pas le numéro qu’il cherche. En partant, il révèle mon chiffre aux autres. Une petite brune, à l’œil pétillant de malice, vient soudain me murmurer à l’oreille :

  • — Je suis le numéro 9. Viens avec moi…

Je suis affreusement frustrée d’avoir une partenaire du même sexe que moi. Dans un coin de la pièce, Julien a visiblement eu plus de chance que moi. Il a littéralement été kidnappé par la jeune métisse. Elle paraît apprécier l’opportunité du tirage au sort. D’ailleurs, elle semble déterminée à profiter sur le champ de sa chance, faisant sauter les agrafes du papier pour atteindre le corps de Julien. Elle le caresse avec délicatesse. Un jeune noir se mêle à eux. Il impose à la jeune fille de se mettre à quatre pattes devant lui et de continuer à s’occuper de Julien. Celui-ci me regarde et je lis une certaine détresse dans ses yeux. Il faut bien l’avouer, ce spectacle me déplaît terriblement, cependant il me captive à tel point que je ne prête même plus attention à ce que l’on me fait.
Lorsque je retrouve le sens de la réalité, la petite brune est en train de nouer mes poignets et mes chevilles à celles d’un jeune homme. Je tourne lentement la tête. Je sursaute en découvrant le visage de mon partenaire : Romuald !!! En moins de trois minutes, nous nous retrouvons ligotés face à face, l’un contre l’autre. Mon rythme cardiaque s’affole. La jeune perverse nous indique alors les règles du jeu :

  • — Vous ne devez en aucun cas briser ces liens de papiers, sinon…

La brunette ne s’en tient pas à ça. Elle glisse ses mains à l’intérieur de ma robe de papier, s’amuse à émouvoir ma peau par d’habiles caresses, puis retire une à une les serviettes qui me protègent de la nudité totale. Romuald semble apprécier ce spectacle. Il ne rate pas une miette de cet effeuillage. Peu à peu, c’est l’intégralité de mon corps qui lui est offert. Je prie pour conserver le loup qui masque mon visage. Soulagement, la jeune fille m’abandonne ainsi masquée pour aller s’occuper de Romuald. Elle le met également à nu puis le couvre de baisers, alors qu’il est tout contre moi. J’ose à peine poser mes yeux sur le torse musclé du garçon. Son parfum m’enivre. J’aimerai poser ma joue contre ses pectoraux, bien dessinés. La brunette profite de la situation pour s’attaquer à ses parties génitales. Je me cambre pour éviter le contact, menaçant ainsi directement de rupture le papier qui nous lie. Elle malaxe les testicules, les caresse, s’empare de la hampe à pleine main et la masturbe lentement pour lui donner vie. Elle y dépose même un baiser furtif en passant sa tête entre lui et moi. Rapidement, l’érection devient superbe. Je réalise soudain qu’elle me menace directement.

  • — À genoux ! ordonne la fille brune à Romuald.

La manœuvre n’est pas facile, car il faut que je suive chacun de ses mouvements pour ne pas rompre nos liens. Après quelques efforts, je me retrouve assise devant lui, les jambes outrageusement écartées. J’éprouve une terrible gêne d’adopter une telle posture devant ce garçon. Je rougis sous mon masque. Cette honte n’affecte cependant pas mon intimité, car une bouffée de chaleur déferlant directement du fond de mes entrailles plonge tout mon bas ventre dans une bien perverse volupté.

  • — Caresse-la ! se voit à nouveau ordonné mon compagnon de captivité.

Nos mains étant liées, je parviens à esquiver une attaque contre ma poitrine. Le garçon s’empare alors de mes poignets et use de sa force pour m’imposer ses mains sur mes hanches. Le but recherché est bien plus lubrique et rapidement, sous les encouragements de la brunette, les mains de Romuald parviennent à explorer la totalité des courbes lisses et douces de mon corps. Après quelques minutes, je ne sais plus si ce sont ses mains ou bien les miennes qui dirigent cette promenade. Les mains sont curieuses, douces mais déterminées à toucher tout ce qu’une honnête femme réserve à son mari. Les caresses deviennent tellement précises que leurs bienfaits m’arrachent un soupir, aveu malgré moi du plaisir que je ressens. Les doigts vagabonds de Romuald s’insinuent jusqu’à la fourche de mes cuisses.
La jeune fille nous abandonne un peu quand qu’un garçon la saisit par la taille et sans autre forme de procès, la pénètre là, debout, juste devant nous. Mes joues rougissent à nouveau lorsque les doigts de Romuald ressortent complètement trempés des pétales de mon sexe. Le garçon paraît tellement apprécier qu’il y replonge immédiatement pour écarter les chairs douces, délicates et luisantes de mes petites lèvres. Mon clitoris est encerclé par des phalanges titilleuses qui finissent par l’extirper complètement de son repère, pour mon plus grand plaisir. Je me mords les lèvres pour ne pas gémir. Romuald est chauffé à blanc. Il m’attire contre lui puis s’allonge sur le dos pour me positionner sur lui. Cette fois, je m’abandonne totalement.

  • — Prend-la ! parvient à ordonner la brunette qui subit maintenant un pilonnage impressionnant.

Je ferme les yeux tandis que le pieu de chair se positionne contre l’ouverture incandescente de mon ventre. J’attends le coup de reins profanateur. Le souffle chaud d’une respiration profonde me sort de ma stupeur, mais trop tard, Romuald mord dans le papier qui masque encore mon visage et, d’un coup sec, me l’arrache tandis que plus bas, son membre force ma vulve détrempée. Dévoilée, je me débats :

  • — Non !!!

Personne n’écoute ma plainte, d’ailleurs, en est-ce une ? En fait, mes protestations n’altèrent en rien les va-et-vient du phallus qui m’écartèle délicieusement. J’y prends un plaisir immense. Le gland frotte bien contre la partie la plus sensible de l’intérieur de mon vagin et termine sa course contre le fond de ma matrice, tandis que la hampe, au gré des mouvements, glisse sur la zone de mon clitoris et me procure des petites décharges de bonheur. Tous ces plaisirs, presque irréels, se joignent pour m’amener sur les chemins tourmentés des délices de la perversité.

  • — Elle a rompu le lien !!! s’exclame bruyamment la jeune fille en remarquant la liberté de ma cheville droite. Elle doit subir la punition…

Je ne l’écoute pas, continuant à onduler la croupe pour aller à la rencontre du bassin de Romuald. Soudain, je me rends compte qu’un homme vient de prendre place derrière moi. Trop tard, il s’empare fermement de mes fesses et place son sexe contre mon anus. Cette fois, je me débats mais la petite brune aide l’homme à me tenir tranquille. Je proteste :

  • — Hé ! Non ! Pas ça !!!

En guise de réponse, la petite salope m’administre une magistrale claque sur chaque fesse. Elle a dû y aller de toutes ses forces, car durant quelques instants, je ne ressens plus que la douleur de cette correction. Peu à peu, elle finit par s’estomper et laisser place à une sensation de chaleur extrême qui irradie mes deux lobes. La brunette ne m’abandonne pas et c’est même elle qui crache dans la raie de mes fesses pour lubrifier mon anus. Mon agresseur y positionne aussitôt son gland congestionné. Je n’ose plus lutter et j’ai horriblement peur. Trop tard, l’homme pousse et profite d’un mouvement en retrait de Romuald dans ma vulve pour s’enfoncer entre mes reins.
Cette pénétration est brutale et profonde. Lorsque le sexe coulisse pour revenir au bord de mon anus dilaté, le pieu de Romuald vient s’écraser contre le col de mon utérus. Ils me besognent ainsi, l’un entrant, l’autre se dégageant et ainsi de suite jusqu’à ce que je finisse par m’y perdre et mélanger les sensations que chacun me procure. Ils font attention de ne jamais s’extraire complètement de l’orifice qui les accueille. Mon ventre est en proie à un dilemme qu’il ne tarde pas à résoudre en me procurant autant de plaisir pour chacune de ces pénétrations.
Soudain, les garçons changent de rythme et cette fois, les deux phallus entrent en moi en même temps. Et s’y immobilisent. Je suis pourfendue et j’ai l’impression que je vais me déchirer et mourir. Doucement, ils commencent à bouger ensemble. Ce que je ressens est tellement fort que je ne sais même plus s’il s’agit de plaisir ou de douleur. Jamais je n’ai éprouvé une telle chose. J’en pleure. Heureusement, mes chairs ne cèdent pas. Je bénis leur élasticité car, contre toute attente, elles acceptent l’inacceptable. Le mouvement conjoint des deux virilités est si intense que tout mon ventre en est ébranlé. Ils vont et viennent encore. Maintenant, je n’ai plus le moindre doute. C’est bel et bien du plaisir que les deux garçons me donnent besognant mon sexe et mon fondement sans retenue. Toutes les terminaisons nerveuses les plus personnelles de mon anatomie sont sollicitées. Je perds la tête. Mon souffle est court et rapide, je crie sous les assauts combinés des deux hommes. Le rythme s’accélère, mes chairs fondent. C’est trop intense… ils sont trop gros… c’est trop bon… j’y prends trop de plaisir … je vais en mourir… J’implore :

  • — Non !!! Non !!!

Heureusement, mes supplications n’ont aucun effet sur les deux étalons, alors je jouis comme je n’aurais jamais cru qu’on puisse le faire. Mon plaisir, en se propageant, a anéanti la fine cloison qui sépare mes deux orifices. J’en suis convaincue, car il m’est impossible de dire lequel me fait le plus de bien. Mon anus et mon vagin ne font plus qu’un, tout comme les assauts simultanés des deux puissantes virilités. Ma jouissance se prolonge durant de longues et délicieuses minutes, tandis que les deux garçons continuent leur folle envolée. À leur tour, ils vont s’abandonner et m’inonder. Ils vont le faire ensemble, j’en suis certaine, mais ils se retiennent au maximum pour faire durer le plaisir qu’ils prennent à me voir dévastée par cette fantastique humiliation. Mon regard, totalement dévolu à la perversité, se trouble, mais trouve les yeux hagards de Julien. Devant lui, la jeune mulâtre caresse ses seins luisants de la semence de celui qui m’a entraîné dans cette aventure contre sa volonté. La jeune fille est toujours besognée par un garçon au visage couvert de sueur. Un rictus caractéristique s’imprime sur son visage lorsqu’il lui inflige l’estocade et l’inonde. Je soutiens le regard, presque triste, de Julien, tandis qu’une série de formidables crampes de jouissance m’entraînent encore plus loin dans l’orgasme. Tout mon corps se crispe, mes muscles sont tendus à se rompre. L’extase est totale. Je n’en peux plus, je manque d’air… Je sombre dans le chaos…

  • — Ouiii !!!

Les deux garçons explosent ensemble en râlant comme des animaux sauvages. Ils se répandent en longues giclées qui apaisent mes chairs meurtries. Je ne peux m’empêcher de penser très fort : « Julien, tout ça est de ta faute ! ! ! »

xxx

J’ai pris les clefs à Julien et j’ai couru comme une folle jusqu’à son appartement. Je veux partir tout de suite et abréger les adieux. Je m’apprête à sortir au moment où la porte s’ouvre.

  • — Je… tente-t-il de m’expliquer.
  • — Non ! ne dis rien ! Ce qui devait se passer est arrivé. Pas d’explications, pas de regrets, pas de commentaires…

Julien se jette immédiatement sur moi et m’embrasse avec une fougue qui ne peut me laisser froide. Ses mains courent sur l’ensemble de mon corps et rapidement, ma petite culotte rejoint le sol. Julien me soulève et me plaque contre le mur avant de me laisser retomber sur son sexe tendu. Je croise mes jambes autour de sa taille pour mieux m’empaler. Nous faisons l’amour comme ça, debout contre le mur du couloir. Mon ventre, surchauffé par mes précédents amants, n’est pas rassasié. Mes sens se réveillent instantanément et je plonge dans un plaisir tout à fait différent par rapport à la débauche que je viens de vivre. Cette fois c’est la passion qui domine. J’accueille chaque mouvement de mon partenaire avec délectation. Nous nous donnons l’un à l’autre sans restriction. J’ai tellement envie de Julien que j’atteins rapidement les sommets du plaisir. Mes ongles se plantent dans son dos. Nos bouches restent collées l’une à l’autre. Je respire par Julien comme lui respire par moi. Notre étreinte, passionnée, est violente comme s’il devait en rester des traces longtemps encore après nos adieux. J’implore :

  • — Viens ! Viens !!!
  • — Ouiii…

Il m’inonde et nous râlons ensemble, tenaillés par un feu dont les braises vont marquer mes chairs à tout jamais, laissant en moi ce souvenir indélébile d’une union éphémère, mais au combien délicieuse. Je me dégage prestement, m’empare de mes affaires et disparais dans la cage d’escalier.

xxx

Le secrétariat tourne au ralenti. Seule Sabine est studieusement installée devant l’écran de son ordinateur. Ses doigts courent à une vitesse vertigineuse sur les touches du clavier. Coiffure extravagante bicolore, décolleté outrageux et jupe ultra-mini, elle fait tout pour se faire remarquer et pourtant, le patron a choisi Nicole pour le poste de secrétaire de direction. Pauvre Sabine, elle ne l’a pas encore digéré.

  • — Ha ! Vanessa ! Bonjour ! Alors, ce séminaire ? me lance-t-elle.
  • — Dix jours de travail intensif. C’était fatiguant mais très intéressant. Et en fin de compte, je n’ai pas vu le temps passer.
  • — Et tes vacances ?
  • — Très bien, je suis allée à l’Ermitage, comme d’habitude.
  • — Je n’arrive pas à comprendre que tu ne profites pas de ta jeunesse pour t’éclater, plutôt que de t’enterrer là-bas comme les vieux. Moi, j’ai fait connaissance avec un moniteur de ski nautique et j’ai passé des vacances délires.

Elle prend son petit air coquin et rajoute :

  • — Tu ne devineras jamais ce que j’ai fait !!!
  • — Mais tu n’es plus avec Franck ?
  • — À la fête des cerises, j’ai un peu flirté avec son copain Sébastien. Il nous a vu et il en a fait toute une histoire et moi, tu me connais, les histoires je n’aime pas ça alors : « Ciao ! ». Les vacances s’annonçaient galère… Heureusement le deuxième jour, j’ai rencontré Antoni. Grand, brun, yeux bleus, musclé comme les gars qu’on voit dans les magazines. Bref, je suis tombée amoureuse tout de suite. Et tu ne devineras jamais où nous avons fait l’amour !
  • — Non ?
  • — Je n’ai pas voulu céder le premier soir, alors le second, lorsque je suis venue le chercher, après son travail, il m’a entraînée sur la plage et lorsque la nuit est tombée, on a fait ça là, bercés par le bruit des vagues et éclairés par la Lune. Tu imagines, quelqu’un aurait pu venir… C’est pas toi qui ferais un truc pareil hein ! En fait, tu ne sais pas ce que tu perds. T’es trop sérieuse et tu ne profites pas assez de ta jeunesse…

La pauvre, si elle savait !!! Je me contente de pousser un petit soupir de résignation pour masquer les émotions que provoquent les souvenirs qui déferlent soudain dans ma tête.

  • — Le patron est là ? fais-je pour couper court à toute discussion.
  • — Oui ! Il attend quelqu’un, mais je crois qu’il veut te voir.

Sabine m’annonce et j’entre seule dans le bureau luxueux du directeur.

  • — Ha ! Vanessa, asseyez-vous, je vous en prie !

Il me fait un petit discourt sur la stratégie commerciale de l’entreprise, puis m’informe d’un projet de restructuration et de l’informatisation de notre société. Le téléphone sonne. Mon patron décroche :

  • — Ha oui ! vous pouvez le faire entrer !

Il continue aussitôt son exposé :

  • — Voilà c’est pour ces raisons que j’ai été séduit par le projet de la société A.R.I.F. Ils ont accepté de nous envoyer un de leur technicien. Afin de mener ce projet à bon terme, je vous demande de prendre cette personne sous votre coupole pour lui faire découvrir l’ensemble de notre domaine marketing. Vous devrez l’orienter sur les besoins réels de notre société dans le domaine de l’informatique. Je compte sur vous…

On frappe.

  • — Oui, entrez Monsieur Terana, je vous présente la responsable de notre service marketing : Mlle de Monceau. Elle vous indiquera la stratégie complète de notre groupe.

Puis, il s’adresse à nouveau à moi :

  • — Je vous le confie et surtout, rappelez-vous bien, je vous donne carte blanche pour lui présenter l’ensemble de nos capacités de marché. Il a quinze jours pour élaborer les bases de son travail…

Mon Dieu !!! Julien !!!
Mon patron poursuit les présentations et les recommandations. Julien s’avance et me salue comme s’il me voyait pour la première fois. Je bafouille :

  • — Ravie de faire… enfin je veux dire… Enchantée !

Je suis pétrifiée, mon cœur cogne, mes jambes se ramollissent tandis qu’une crampe délicieuse embrase mon ventre…

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Histoires Coquines - Comme dans un labyrinthe

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 4:33

L’aventure que je viens de vivre au château reste dans ma mémoire comme une sorte de rêve irréel. Julien a fait preuve de beaucoup de tendresse durant notre retour jusqu’à son appartement. Nous nous arrêtons même à plusieurs reprises pour admirer des sites pittoresques et, à chaque fois, nous flirtons comme deux amoureux à la veille de leur mariage.
En début de soirée, nous dînons dans une pizzeria bien sympathique. Julien me parle un peu de son futur emploi. Il est ravi d’aller travailler pour cette grande société et regrette juste de devoir quitter la région pour aller s’installer dans le Nord.
Je ne l’écoute que d’une oreille, car mon esprit est encore tourmenté par ce que nous venons de vivre au château. Je suis fière de lui avoir tenu tête et surtout d’être parvenue à ne pas lui avouer ma jalousie. Ainsi, au-delà de la victoire contre Julien, c’est aussi une grande bataille contre moi-même que je viens de remporter. En effet, j’ai l’impression d’avoir ainsi éradiqué à tout jamais l’insupportable sentiment de rivalité qui s’emparait insidieusement de moi. Julien connaîtra bien d’autres conquêtes et, puisque bientôt je repartirai en le laissant derrière moi, il est plus raisonnable d’éviter toute querelle pour que ne subsistent, au fond de mes souvenirs, que les délicieux moments passés ensemble.

xxx

En arrivant dans l’immense cité, je prends conscience que nous vivons vraiment dans deux mondes différents. Julien roule lentement. Ici tout est si différent des quartiers guindés dans lesquels je vis depuis ma plus tendre enfance. La nuit tombe doucement et une foule de personnages déambulent dans les ruelles. Les jeunes se regroupent autour d’un banc, des hordes de cyclomoteurs bruyants nous dépassent, des hommes jouent à la pétanque sur un espace en terre battue, des enfants se disputent un vieux ballon, des personnes se parlent par balcons interposés, un groupe de jeunes garçons chahute bruyamment pour attirer l’attention de deux jeunes filles, des visages se collent derrière les vitres, observant ce spectacle sans cesse répété de toute cette micro société. Je demande à Julien :

  • — Dis-moi, c’est toujours aussi animé ?
  • — Bien sûr ! Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg !
  • — Alors montre-moi l’autre partie…

Julien me fixe droit dans les yeux. Il réfléchit quelques secondes sans prononcer un seul mot et m’annonce enfin :

  • — D’accord ! Mais tu vas découvrir un monde très particulier…
  • — Je ne voudrais pas quitter cet endroit sans en découvrir tous les aspects, même les plus secrets !!!

Nous nous arrêtons devant un bloc d’immeubles gigantesques. Il ressemble à un immense mur surmonté d’une tour. Le tout est garni d’innombrables fenêtres qui tentent de redonner une connotation humaine à l’ensemble. Nous nous garons tout près. Julien descend de la voiture et m’indique un petit escalier situé sous l’un des trois porches d’entrée. Il m’abandonne juste un instant pour aller sonner à un interphone.
Nous descendons les marches en béton. Curieuse, je suis mon guide. Une porte grinçante donne accès à une pièce destinée à parquer les vélos et cyclomoteurs. Les murs sont couverts de graffitis obscènes et le sol est jonché de pièces mécaniques usagées, abandonnées là dans la poussière sur le ciment taché d’huile et de cambouis. Julien ouvre une seconde porte et nous débouchons sur une multitude de couloirs sinueux, sinistrement silencieux, qui s’entrecroisent. De nombreuses gaines de plomberie et colonnes de soutien se succèdent entre les innombrables portes de caves.
Une odeur de renfermé, de poussière et de ciment âpre m’emplit les narines. Ce lieu a quelque chose d’étrange et même à la limite d’angoissant. Je ferais demi-tour si la curiosité de savoir ce que Julien veut me montrer n’était pas là pour me doper. Nous descendons encore un étage. Seule ici, je pourrais facilement me perdre dans un tel labyrinthe. Pourtant Julien se dirige visiblement sans difficulté. Je remarque que certaines portes de cave ont été forcées, parfois cassées lorsque la serrure résistait. D’autres ont été tellement renforcées pour lutter contre le vandalisme qu’elles semblent être carrément blindées.
Finalement, nous arrivons devant une cave que rien ne différencie des autres, sinon le fait qu’elle est la dernière du couloir. Julien positionne les molettes du cadenas à combinaison sur les bons chiffres avant de me demander de fermer les yeux pour entrer. Me tenant par la main, il me guide à l’intérieur. J’entends le petit claquement d’un interrupteur. Il me faut lutter contre ma curiosité pour ne pas tricher. Il me fait faire encore quelques pas avant de m’autoriser enfin à ouvrir les yeux.

  • — Waouh ! fais-je éberluée par le décor peu banal que je découvre.

La cave a été complètement transformée en une sorte de palais des glaces miniature. De grands miroirs, semblables à ceux que l’on trouve sur les portes des armoires modernes, tapissent entièrement les murs, le sol et le plafond de cette pièce. Notre image nous est renvoyée sous plus d’une quinzaine d’angles différents. J’ai l’impression d’avoir atterri dans un décor de conte de fées, à la fois irréel, amusant et intriguant. Je m’amuse à faire quelques grimaces et je constate que les miroirs ont été savamment orientés pour me permettre de me voir simultanément de face, de profil, de dessus et de dessous.
Julien me regarde jouer, puis passe derrière moi, se fraye un chemin entre mes cheveux et dépose un baiser voluptueux contre ma nuque. Instantanément, mon corps se couvre de frissons. Je lève les yeux et j’observe amusée cette scène que reflètent les glaces. La bouche de Julien s’acharne dans mon cou, remonte pour mordiller le lobe de mon oreille droite et replonge jusqu’à ma nuque. Je me tortille sous l’effet du souffle chaud, des titillements de la langue et des succions de la bouche coquine, et je lutte pour ne pas fermer les yeux et me laisser ainsi emporter pleinement par ces délices de sensualité. Les mains chaudes et douces de mon amant parviennent rapidement à se glisser sous le tissu de mes vêtements pour entrer en contact direct avec ma peau. Elles caressent mes cuisses, mon ventre, mes hanches. Elles encanaillent mon corps demandeur. Je me délecte de l’émotion sexuelle qui vient d’éclore dans le nid douillet de mon ventre et qui se répand dans tout mon système nerveux. Je m’abandonne totalement à ces préliminaires, dégustant chaque once de volupté que m’apportent ces mains, cette bouche, ce corps qui se plaque contre moi, se frotte langoureusement contre mon dos et ne me dissimule rien de la vigoureuse envie de m’honorer qui le tourmente.
Je devine que Julien veut me faire l’amour avec une passion extrême. Je me languis de sentir ses premiers assauts, mais je ne brusque rien, bien au contraire. Il est si bon de se sentir ainsi désirée… Les miroirs m’alertent lorsque les doigts de Julien commencent à dégrafer les boutons de mon chemisier. Je les laisse faire sans toutefois leur venir en aide lorsque la boutonnière résiste. J’observe amusée, une lueur de malice dans le regard, cet effeuillage romanesque. Je suis spectatrice de mon propre déshabillage et mon excitation en est décuplée. Je regarde mon corps tel qu’il apparaît à Julien au fur et à mesure qu’il le met à nu.
Lorsque tous mes vêtements ne sont plus qu’un amas de tissu fripé posé contre mes pieds, je me retourne et à mon tour j’entreprends le déshabillage en règle de mon amant. Je surprends également son regard qui part à la découverte d’images insolites dans les reflets des miroirs. Le corps que je dévoile peu à peu me paraît encore plus beau ainsi dupliqué. Je goûte à la peau frémissante lisse et ferme, si harmonieusement dessinée par les muscles masculins. Je suis fascinée par les fesses de Julien. Je les pétris, mes doigts s’affolent, deviennent presque brutaux, s’acharnent sur les deux lobes tandis que je me régale de ce spectacle visuel aux multiples facettes, ce qui me permet de ne pas perdre une miette de la vue encore plus torride du membre de Julien, outrageusement tendu au bas de son abdomen.
Soudain, la gourmandise que m’inspire ce membre devient trop forte. Alors je m’agenouille juste devant et mes lèvres le couvrent de mille baisers. Mes yeux sont tout d’abord choqués par les images qu’ils découvrent sur les glaces puis, peu à peu, ils s’habituent tandis que ma bouche se dévergonde et que ma langue entre en action. Ce sexe chaud, dur et gorgé d’envies inavouables est à mon entière disposition, alors je compte bien en profiter et même en abuser. Cette fois, aucune autre fille ne va en profiter. Je veux lui prendre toute sa vitalité, toute sa virilité, sans trouble-fête. Julien va être à moi, en moi…
Je me relève, me laisse transporter par les bras de mon amant qui me plaque contre un miroir incliné. Le verre est froid et ma peau se couvre de frissons tandis que mon corps brûle de désir. Julien m’écarte les jambes et se place à leur intersection. J’observe avec curiosité, dans les miroirs, le gland qui se positionne entre les pétales de ma féminité. Je suis impatiente de le recevoir en moi. Il s’attarde, me fait languir. Pour chacune des images que je vois sur les murs, j’ai l’impression qu’il y a autant de sexes qui s’apprêtent à me pénétrer. Je suis tellement excitée que je pousse un soupir de plaisir violent lorsque Julien se décide enfin à m’investir. Mes muqueuses sont si sensibles qu’à chaque mouvement du phallus, j’ai peur de jouir prématurément. Julien va lentement, profondément, se dégage entièrement pour replonger jusqu’au fond de moi en forçant à chaque fois l’entrée trop serrée de ma vulve. Je suis subjuguée par l’image des fesses de Julien qui se contractent à chaque assaut, me révélant ainsi deux adorables petites fossettes. J’admire également les muscles de son dos qui se dessinent sous la peau déjà luisante de sueur. Mes yeux sont à la fête. Ils se régalent de découvrir tous les mouvements du corps de l’homme qui me besogne avec vigueur. Le relief des abdominaux et des pectoraux de mon amant prennent un relief fascinant lorsque je les observe dans les miroirs.
Je suis complètement sous le charme de tous ces muscles, unis dans un effort commun dont le but est de s’emparer de mon corps afin d’y puiser l’orgasme et de m’entraîner dans cette tourmente de la jouissance. Je ressens une excitation rarement atteinte. J’éprouve de plus en plus de difficultés à maîtriser la montée de mon plaisir. Ma vue se trouble face à toutes ces images torrides… Je perds mon souffle… Julien emballe le rythme… À mon tour, je contracte mes muscles pour qu’ils ne fassent plus qu’un autour du pieu qui m’ébranle. Les veines de Julien saillent sous sa peau ruisselante, son membre devient encore plus gros, plus dur… Je voudrais le vérifier de visu, mais je parviens difficilement à distinguer le pilon humain qui se déchaîne entre mes cuisses. Mes oreilles bourdonnent, mes entrailles se nouent, tous les miroirs m’offrent des images à peine soutenables qui me font tourner la tête… Je suis témoin de ma propre jouissance. Un plaisir d’une extrême puissance me ravage, je ne suis plus femme, mais femelle en rut, je mords, je râle, je griffe, je crie… Julien m’assène les coups de grâce, devenant délicieusement brutal en se répandant tout au fond de moi…

xxx

Malgré l’arrivée de mon oncle Gilbert et sa famille, l’ambiance de mes vacances à l’Ermitage a basculé dans la mélancolie. Il faut dire que Julien occupe tellement mes pensées que tout ce qui se passe autour de moi m’apparaît comme autant de petites agressions à ma tranquillité et d’obstacles à mes rêveries. Et puis Isabelle est repartie, si bien que j’ai perdu la seule personne à qui j’aurais pu me confier et partager un peu de ce qui me bouleverse intérieurement. Elle au moins pourrait me comprendre. Rien à voir avec mes cousins, tout juste sortis de l’adolescence et qui ont le don de m’exaspérer. Ces deux grands gringalets d’Antoine et Frédéric n’arrêtent pas de se chamailler et lorsqu’ils parviennent enfin à se réconcilier, c’est pour concocter des plaisanteries douteuses qui ne font rire qu’eux.
De son côté, leur sœur Sandrine passe son temps à se morfondre sur son sort, regrettant de ne pas encore être majeure et pouvoir ainsi aller s’éclater sur la Côte avec ses copines. Du coup, tout est pour elle prétexte à la mauvaise humeur. Elle trouve que l’eau de la piscine est trop froide, que les oiseaux chantent trop tôt le matin et la réveillent, que les moustiques s’acharnent sur elle… Quant à mon oncle, il passe ses journées au golf tandis que ma tante, ainsi délaissée, se plonge dans la lecture de toute une myriade de magazines féminins et se délecte des potins mondains de certaines revues à scandales.
Habituellement, je suis plutôt amusée par ce manège, mais aujourd’hui je ne parviens plus à le supporter. Les souvenirs des moments si intenses que j’ai vécus avec Julien me hantent. Je ne parviens pas à chasser de ma tête les évocations sulfureuses de nos aventures et je suis victime d’une excitation chronique incontrôlable qu’il m’est impossible de satisfaire.
Je tiens Julien pour responsable de mon état d’esprit. Je suis mélancolique à l’idée que le week-end prochain mettra un terme final à notre relation. Julien m’a consolé en m’expliquant que ce que nous avons vécu ensemble restera un merveilleux souvenir commun que nous partagerons, malgré tout, jusqu’à la fin de nos jours. En attendant, il m’a promis un véritable bouquet de feu d’artifice si je désirais le suivre le week-end prochain. J’ai bien essayé d’en savoir plus, mais il est resté muet sur ses projets. Il n’en fallait pas plus pour me perturber complètement. Ma curiosité ainsi mise à rude épreuve se venge sur ma libido et ne me laisse aucun répit depuis notre séparation. J’ai le sentiment qu’une bonne masturbation, au soleil, au bord de la piscine pourrait me permettre de retrouver un peu de quiétude, mais il m’est impossible de satisfaire à cette envie avec autant de parasites autour de moi. Impossible d’être tranquille plus de deux minutes sans voir débarquer quelqu’un. Je ne vais quand même pas passer la journée dans ma chambre !!! Je me rends compte que je deviens irascible. Il faut que je me calme alors je décide qu’une petite promenade équestre solitaire me fera le plus grand bien.

  • — Je viendrais bien avec toi, mais j’ai horreur de l’odeur des chevaux, ça s’imprègne partout et j’ai un mal de chien à m’en débarrasser, me lance Sandrine avec une moue de répulsion.

Je me contente de hausser les épaules en guise de désapprobation. Et puis, pour une fois, ses manières bégueules m’arrangent terriblement. Il n’aurait plus manqué qu’elle vienne avec moi, celle-là !!! Je claque nerveusement mes talons sur les flancs de Tarentelle, secouant également les rennes pour ordonner à l’animal d’adopter une allure soutenue. La jument est vive, nerveuse, différente, presque rebelle. Son instinct lui permet-il de comprendre ce qui me tourmente et me témoigne-t-elle ainsi sa désapprobation face à mon attitude impardonnable ?
Nous nous éloignons rapidement de l’Ermitage et de son ambiance décidément trop pesante pour moi. La campagne, pourtant surchauffée par un soleil de plomb, m’apparaît soudain comme une bouffée d’oxygène dont les bienfaits agissent directement sur ma raison. Je peux enfin tenter de mettre un peu d’ordre dans mon esprit. J’essaye tout d’abord d’exorciser le mal qui me ronge en portant toute la responsabilité de mon état sur les épaules de Julien. Je me dis qu’il faut que je cesse de voir ce garçon, car il me fait perdre la tête, et je réalise maintenant combien je suis idiote d’avoir fait une fixation sur les défauts des membres de ma famille plutôt que de profiter pleinement de leur présence et de mes derniers jours de vacances.
Après deux ou trois kilomètres de réflexion, je finis par comprendre que je suis la seule responsable de cette obsession sexuelle qui me ronge. Le désir qui couve au fond de mon ventre et que j’ai tant de mal à contenir, c’est moi seule qui le fais vivre. Le plaisir que Julien m’a offert a allumé ce feu. Depuis, j’ai peur qu’il ne s’éteigne et que je ne puisse plus me brûler aux flammes de cette sexualité passionnée issue de notre rencontre. Il est tellement surprenant et imprévisible que ses promesses n’ont fait qu’attiser les flammes qui brûlent mon âme.
Je lutte pour chasser les fantasmes sexuels qui hantent mes pensées, mais je suis impuissante face au désir physique qui a pris possession de mes sens. Les secousses du trot de Tarentelle irradient mon sexe, ma poitrine est gonflée dans mon soutien-gorge et semble vouloir se libérer en déchirant le tissu sous la pression des pointes durcies de mes tétons. Toutes mes zones érogènes sont en alerte, réceptives à la moindre sollicitation. À chaque secousse, chaque frottement du tissu sur ma peau, chaque contraction involontaire de mes muscles, je dois lutter pour ne pas succomber à l’emprise du désir sur ma raison. J’ai chaud.

xxx

La silhouette majestueuse des grands chênes bicentenaires m’annonce que je vais bientôt pouvoir me réfugier à l’ombre de la forêt. Je pousse Tarentelle à accélérer encore l’allure afin d’échapper rapidement aux rayons du soleil qui me brûlent. Le sentier est étroit, son tracé résistant à peine à l’abondante végétation de fougères et de ronces qui cherchent à le submerger. Peu à peu, les châtaigniers et quelques acacias ont remplacé les chênes. J’arrive au ruisseau. Je mets pied à terre et m’agenouille sur une grosse pierre plate pour plonger mes mains dans l’eau, afin de m’asperger le visage et le torse de cette eau presque glacée qui clapote entre les cailloux. Tarentelle se désaltère dans un grand bruit de succion qui m’amuse. Brusquement, le rugissement strident d’un moteur de tronçonneuse vient perturber la quiétude des lieux. Tout d’abord agacée, je cède finalement à la curiosité d’aller voir qui se permet de venir couper du bois dans nos parcelles.
Tirant Tarentelle derrière moi, je n’ai que quelques dizaines de mètres à parcourir avant de découvrir le responsable de ce tintamarre. Le torse nu ruisselant de sueur, un casque antibruit sur les oreilles, je reconnais aussitôt Yoanne. Il se démène comme un beau diable pour couper des acacias, visiblement pour en faire des piquets. Le jeune homme ne m’a pas vu arriver, et avec le tintamarre de la tronçonneuse, il ne risque vraiment pas de m’entendre alors il continue son travail sans s’imaginer que des yeux intéressés l’observent attentivement. Ce petit rôle d’espionne pimente cette rencontre inattendue. Voyeuse, je me délecte de la vision du jeune homme dont les muscles, bandés sous la peau luisante de sueur, mettent en valeur toute la virilité de ce garçon. La lumière semble jouer à faire luire les reliefs de cette musculature qui s’anime dans l’effort. Le plaisir que je prends à observer ainsi ce corps d’homme n’est pas seulement intellectuel, mais bel et bien physique.
Les douces contractions du bas de mon ventre trahissent la résurgence du désir sexuel que j’étais parvenu, avec peine, à maîtriser quelques minutes plus tôt. Cette fois, le combat est complètement inégal. J’ai l’impression que tous mes sens se sont alliés contre ma raison. Combien de temps pourrai-je leur résister? En fait, cette question n’est déjà plus d’actualité. Non, celle qu’il faut que je me pose c’est : jusqu’où suis-je capable d’aller pour assouvir cette formidable et dévorante envie de sexe qui me tourmente ? Mes jambes se ramollissent et je suis secouée d’un tremblement incontrôlable lorsque la tronçonneuse s’arrête. Yoanne retire son casque puis se retourne dans ma direction pour poser son matériel sur le sol. Il est très surpris de me trouver ici. Il s’essuie le front et me lance:

  • — Vous étiez là !!!
  • — Je…, je viens d’arriver, fais-je en bafouillant.
  • — La clôture du champ aux trois chênes est en bien piteux état. Je taille quelques piquets pour la réparer.
  • — Ha ! Oui ! Heu ! Hé bien, c’est parfait !

Je suis complètement perturbée. Mon cerveau m’abandonne, et, tandis que Yoanne s’approche de moi, ma main serre le cuir des rennes de toutes ses forces, exactement comme elle le ferait si j’étais en face d’un danger imminent. Je tente de me ressaisir :

  • — Heu… Je voulais vous dire…
  • — Oui, quoi ?
  • — Hé bien, merci…
  • — Merci pour quoi ?
  • — Merci d’avoir gardé secret ce qui s’est passé l’autre jour…

Ha, bravo ! Parfaitement réussie comme diversion… Je cherche à détendre l’atmosphère et je m’enlise à lui parler de sexe. Suis-je en train de devenir folle ??? Yoanne n’a pas répondu et s’est contenté de s’approcher dangereusement de moi. Ses yeux plongent dans mon regard troublé. Je libère Tarentelle.

  • — D’ailleurs, je crois que je mérite une petite récompense, me fait remarquer Yoanne en tendant ses lèvres pour un baiser.

Cette attitude déclenche en moi une colère aussi spontanée que violente. Je me mets à lui crier dessus tout en le repoussant vigoureusement des deux mains :

  • — Non, mais, pour qui me prenez-vous ? Ce qui s’est passé…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Le garçon, déséquilibré par mon assaut, trébuche sur une pierre et tombe en arrière. Tentant d’éviter la chute, il s’agrippe à mon bras, mais ne parvient qu’à m’entraîner avec lui et nous heurtons sèchement le sol. Ma colère ne fait qu’empirer alors je me rue sur Yoanne, abasourdi, qui se laisse terrasser. Je bloque ses bras avec mes jambes et pèse de tout mon poids sur son torse tandis que mes mains lui saisissent fortement les épaules. Je continue immédiatement ma mise au point :

  • — Ce qui s’est passé l’autre jour ne vous donne aucun droit sur moi. Je n’étais pas dans mon état normal et je vous conseille de tout oublier…

Je prends soudain conscience que Yoanne pourrait aisément me renverser s’il le souhaitait ; or il ne présente qu’une résistance bien symbolique face à mon agression. Il se débat un peu et, dans la lutte, mes mains touchent sa peau. Je plaque mon buste contre son torse pour garder l’avantage. Dans ce drôle de combat, chaque contact provoque la révolte de mes sens contre ma volonté. Une contraction sans équivoque noue le bas de mon ventre, mes seins deviennent sensibles, mes forces m’abandonnent…
Piégée !!! Je suis piégée ! Je me rends compte à quel point je suis naïve d’avoir foncé tête baissée dans ce guet-apens. Yoanne m’a volontairement provoquée, car je suis certaine qu’il a deviné la nature du mal qui me ronge. Je suis sûre que son instinct de mâle lui a fait sentir mon tourment intérieur. Libido contre pudeur. Yoanne a choisi son camp, alors je sais que je suis perdue. Je signe ma reddition en me redressant pour laisser mes mains caresser les pectoraux fermes et bien dessinés du garçon. Maintenant assise sur le bas de son abdomen, je reçois le coup de grâce en percevant clairement, à travers le tissu, la rigidité impudique de son membre. Ma libido jubile et fête sa victoire par une décharge de cyprine qui inonde ma pauvre petite culotte. Je glisse mon bassin jusque sur les cuisses de Yoanne frottant au passage l’intérieur de mes jambes contre le renflement prometteur.
En quelques instants, la virilité palpitante de Yoanne se retrouve à l’air libre, assaillie par mes doigts frivoles et clairement déterminés dans leurs caresses. Ma bouche prend leur relais pendant que je me tortille comme un ver au bout d’une ligne en me libérant de mon pantalon et de mon slip. Je suis complètement possédée par l’envie sexuelle qui vient d’exploser en moi. J’éprouve un besoin vital de satisfaire aux rites du sexe, et ma pudeur est déjà sacrifiée à l’autel du désir. Seule une bonne jouissance pourra m’exorciser et me faire retrouver ma raison. Sans plus de préliminaires, je chevauche Yoanne et m’installe juste au-dessus du pieu, luisant de salive, qui se tient raide et tendu vers les cieux. En quelques mouvements du bassin, je positionne le gros gland rose entre les replis trempé de mon antre maléfique où brûlent déjà les flammes de la tentation souveraine. D’un coup, je m’empale jusqu’à écrasement de mes lèvres écartelées contre le pubis de Yoanne. La violence de cet acte nous fait pousser un gémissement de plaisir commun. Je reste quelques secondes inerte, savourant la présence virile plantée jusqu’au fond de ma matrice. Yoanne en profite pour tenter de me renverser, mais, comme dopée par une force surnaturelle, je lui interdis tout mouvement et me maintiens en position dominante. Je veux rester complètement maître de ce coït.
Yoanne renonce face à ma détermination, d’autant que je commence à onduler ma croupe et que je fais coulisser son sexe au gré de mes mouvements accompagnés des contractions de mes muscles internes. Mon ventre tout entier brûle comme l’enfer autour de cette colonne sacrée que je fais aller et venir, me délectant de chaque frottement contre les parois presque trop sensibles de mon intimité qui pleure de plaisir. Je me cambre en arrière tandis que les mains de Yoanne s’infiltrent sous mon chemisier et dégagent mes seins des bonnets du soutien-gorge pour s’en emparer. Il me les masse avec passion, pinçant légèrement les tétons déjà crispés par les effluves du bonheur qui, venant tout droit de l’intérieur de mes cuisses, se propagent en moi à une vitesse vertigineuse. J’adopte rapidement un rythme endiablé, car je veux un plaisir salvateur, sans fioritures, allant droit au but et qui soit suffisamment puissant pour me calmer. Ma croupe danse frénétiquement sur le sexe dopé par toute la virilité de celui que je considère dorénavant comme ma victime. Je pousse des gémissements à peine humains en réponse aux feulements de Yoanne qui semble lutter pour ne pas s’abandonner trop tôt. Moi aussi, j’ai l’impression d’arriver déjà au sommet du plaisir pourtant je continue à me démener sur le phallus congestionné, car je veux franchir encore d’autres étapes sur le chemin secret de l’orgasme suprême.
Yoanne gonfle. Non ! Pas encore ! Je ralentis les mouvements, pour retarder l’échéance. Je veux plus !!! Yoanne a compris, il se calme. Malheureusement, je ne peux pas attendre, alors je repars à l’assaut. Rapidement, la verge grossit à nouveau, prête à éclater. L’imaginer dans mon ventre, soumise à mon bon vouloir, pousse mon plaisir à l’apothéose. Je suis au bord de la jouissance. J’exorcise mon corps du démon de l’envie sexuelle qui me tourmente depuis plusieurs jours déjà. Mon vagin dévore goulûment la verge qui commence à se répandre. Mes derniers mouvements prennent une amplitude à peine supportable. Mes muscles se crispent à se rompre tandis que mon système nerveux explose.
À bout de souffle, j’impose les cris de ma jouissance face au chant des oiseaux de la forêt. Yoanne n’existe plus, il n’y a plus qu’une colonne de chair dilatée qui se liquéfie dans mes entrailles pour éteindre le feu qui a réduit ma pudeur et mon éducation en cendres. Je continue à monter et descendre doucement sur le phallus ruisselant jusqu’à ce qu’il perde de la vigueur et que je ne le sente plus s’imposer aux muscles écartelés de mon vagin. Une vague de panique me submerge brusquement. J’ai l’impression de revenir sur Terre et je me retrouve crûment face à la réalité et la gravité de mes actes. Je me dégage en un éclair, attrape mes vêtements et m’habille à la hâte en récupérant Tarentelle. Lorsque Yoanne se relève enfin, je suis déjà sur ma monture. Je ne parle pas, mais mes yeux et l’expression de mon visage doivent suffire, car Yoanne acquiesce et tente de me rassurer :

  • — O.K ! Inutile de paniquer, je serais muet comme une tombe…

Déjà je ne l’entends plus, quittant au galop la clairière, couchée contre l’encolure de Tarentelle pour éviter les branches épineuses de quelques acacias indisciplinés.

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À peine sortie des écuries où je viens de ranger ma selle, je tombe sur Marie-Rose.

  • — Tu as fait une bonne promenade ? me demande-t-elle.
  • — Très agréable ! Je vais prendre une douche et j’irai mettre Tarentelle au champ un peu plus tard.
  • — Ne l’emmène pas auprès des trois chênes, la clôture est cassée et Yoanne est en train de la réparer.
  • — Oui je…
  • — Ha ! Tu l’as rencontré ?
  • — Heu ! Non !!! Je suis juste passée par ce pré et j’ai vu la clôture…

J’abrège volontairement cette conversation qui me met très mal à l’aise, car je revois intérieurement la scène de la clairière. J’ai peur de me trahir en laissant apparaître mon trouble alors je file illico sous la douche.

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Ma petite aventure dans les bois m’a permis de passer sereinement le reste de la semaine. Bien sûr, tous les jours j’ai pensé à Julien et à ses promesses, mais ce n’était plus une obsession incontrôlable.
Cette fois, ça y est. Nous venons de déjeuner tous ensemble pour la dernière fois, car je pars tout à l’heure. Il n’a pas été facile de feindre la tristesse habituelle que j’affiche à la fin des vacances alors qu’au fond de moi, je suis excitée comme une puce à l’idée de retrouver bientôt Julien.

  • — Tu pourrais partir demain matin, m’a suggéré mon oncle.
  • — J’aimerais bien, mais ce ne serait pas raisonnable, ai-je répondu hypocritement en faisant une moue navrée. J’ai un dossier important à préparer pour mon travail. Je suis à ce poste depuis peu de temps et mon patron est très exigeant, il ne faudrait pas que je le déçoive…
  • — Tu as raison, intervient ma tante. Avec la route que tu as à faire, il vaut mieux partir aujourd’hui, comme cela, demain tu seras parfaitement reposée pour te plonger dans tes dossiers.

Un regard furtif de Marie-Rose me fait douter qu’elle croit en l’excuse que j’ai donnée pour quitter prématurément l’Ermitage.
Je charge rapidement mes valises dans le coffre de ma voiture tandis que mes cousins, toujours égaux à eux-mêmes, se chamaillent bruyamment au bord de la piscine. Je dis au revoir à tout le monde et profite de l’occasion pour bousculer insidieusement Antoine et Frédéric, les envoyant tous deux droit dans l’eau de la piscine. Ils tentent aussitôt de se venger en m’éclaboussant alors je me précipite dans ma voiture et dans un crissement de pneus sur le gravier, je démarre en trombe. En passant la grille d’entrée, je croise Yoanne sur sa moto. À travers la visière de son casque, je remarque une lueur de tristesse dans son regard. Le bougre aurait-il pris goût à mes frasques érotiques ? Je lui fais un petit signe de la main, un petit signe qui veut dire adieu, mais qui laisse quand même entrevoir l’espoir d’une prochaine rencontre. Ce n’est pas que je la souhaite, non, je veux seulement garantir le secret de nos aventures en lui laissant penser que son silence pourrait être récompensé…

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Plantée devant la porte de l’appartement de Julien, le cœur battant la chamade dans ma poitrine, j’hésite à sonner. Ce qui m’attend derrière cette porte m’effraye soudain. Une question résonne dorénavant dans ma tête, comme le gros bourdon d’une église. Pourquoi suis-je venue ? Ne suis-je pas déjà allée trop loin avec ce garçon ? J’ai l’impression de me réveiller au beau milieu d’un rêve où toute notion de morale était bannie mais où, contre toute attente, je me sentais bien, trop bien. Ma conscience de jeune fille de bonne famille, pudique et réservée, resurgit et me plonge dans un très désagréable malaise. Je songe brusquement à faire demi-tour pour m’enfuir en courant.
Trop tard ! Comme s’il avait deviné ma présence derrière sa porte, Julien ouvre brusquement et me surprend. Je suis complètement désemparée. Je n’ai pas le temps de prononcer le moindre mot. Ma bouche est assaillie par la sienne et le baiser langoureux qu’elle m’impose est aussi puissant que la seringue d’un anesthésiste. Je n’ai pas le temps de compter jusqu’à dix que je replonge totalement dans ce rêve à l’ambiance érotique sulfureuse, dans laquelle Julien me fait évoluer depuis les premières minutes de notre rencontre. Toutes les réticences que j’ai éprouvées quelques instants plus tôt volent en éclats. Julien m’a promis que la fin de notre aventure serait comme le bouquet final d’un feu d’artifice. Eh bien, je n’en ai plus peur. Bien au contraire, je suis impatiente de contempler les étincelles multicolores de ces fusées.

  • — J’ai vu ta voiture, en bas, sur le parking, m’explique Julien.

Je plaisante alors :

  • — Je croyais que tu voyais à travers les portes !
  • — Si tel était le cas, il faudrait te méfier car je pourrai également lire dans tes pensées et y puiser les plus secrètes, voire même découvrir l’intégralité de ta libido !!!
  • — Si j’en juge par notre relation, j’ai parfois la troublante impression que tu en connais déjà plus que moi sur ce sujet. D’ailleurs, ça me gêne un peu…
  • — Ta sexualité est une île déserte dont je n’ai découvert que certaines plages bercées par le rythme régulier des vagues du plaisir et balayées par le vent sucré de la tentation. Il reste encore bien d’autres merveilles à y découvrir, mais rassure-toi, le centre de cette île est protégé par une forêt si dense qu’il sera toujours impossible à quiconque de se vanter de l’avoir totalement explorée…

Cet élan de poésie m’amuse, tout en me poussant à une réflexion plus profonde. Julien m’abandonne quelques instants pour aller donner un coup de téléphone. Lorsqu’il revient enfin, c’est pour m’entraîner dans le salon où il m’offre un délicieux et très rafraîchissant cocktail de jus de fruits. Nous bavardons de longues minutes. La sonnette de la porte d’entrée nous interrompt soudain. Une jeune femme asiatique nous livre notre dîner. Son accent est à lui seul un agréable dépaysement. Julien écoute les quelques recommandations culinaires qu’elle lui donne.

  • — J’espère que tu aimes les plats exotiques ? me lance Julien après son départ.
  • — J’adore !

Nous ne résistons pas plus de cinq minutes aux odeurs alléchantes qui s’échappent des deux boîtes en carton. La maîtrise des baguettes donne lieu à une franche rigolade. Nous chahutons et nous amusons à nous donner mutuellement à manger avec les baguettes. C’était à prévoir, ma robe en fait les frais.

  • — J’espère que tu n’avais pas prévu de sortir ! dis-je en découvrant deux énormes taches de sauce.
  • — Aucune importance pour l’endroit où je souhaite t’amener.

Très intriguée, je le questionne sans relâche, mais il ne se décide pas à me dévoiler ses intentions. Je cherche à deviner, en vain. Julien accepte de me donner quelques indices. Il me parle du Yin et du Yang, du noir et du blanc, de la lumière et de l’obscurité. Je n’y comprends rien et j’en suis encore plus agacée. En même temps, un trouble naît en moi. Que me réserve-t-il ? Il pousse ma curiosité à bout et, insidieusement, cela m’excite. Je cherche à le faire parler en usant de mon charme. Je deviens provocante, caressante, vicieuse. Rien n’y fait. Julien tient bon. Ce manège dure quelques minutes avant que Julien ne se décide. Il m’attrape par le bras et m’entraîne avec lui jusqu’à la porte d’entrée :

  • — Tu es venue pour le bouquet final, alors, viens avec moi !!!
  • — Mais, il faut que je me change avant, fais-je en évoquant les taches sur ma robe.
  • — C’est tout à fait inutile pour là où nous allons…

Cette fois, il m’inquiète terriblement. Une bouffée d’anxiété me submerge et mon cerveau se brouille. Pourtant ma curiosité maladive et l’excitation sexuelle latente qui me ravage soumettent ma raison. J’accepte de suivre ce garçon, car je ne peux résister à l’envie de découvrir ce qu’il m’a préparé. Dans un même temps cette perspective m’effraie, car je suis consciente qu’il est capable de repousser très loin, peut-être même trop loin, les limites des interdits. Dans la rue, un souffle chaud caresse mon visage. C’est comme si le vent tentait de me rassurer et, malgré la douce chaleur estivale, un énorme frisson parcourt mon épiderme.

  • — Voilà ! Nous sommes arrivés ! me lance finalement Julien.

Nous entrons dans un immeuble comparable à celui de son appartement, à trois étages près. Une fois de plus, c’est vers le sous-sol qu’il m’entraîne. Une légère angoisse me submerge. Je retrouve ces odeurs maintenant familières de poussière et de ciment qui imprègnent ces lieux. Ici, je ne suis plus qu’une somnambule qui se laisse diriger, au mépris du danger et de la morale, jusqu’au plus profond des mystères inavouables de cette cité. Pourtant, dans ma poitrine, mon rythme cardiaque sonne l’alarme. Il tente de me ramener à la raison. Impossible, je suis déjà totalement soumise à l’influence de la curiosité de mes instincts sexuels les plus pervers. Nous arrivons rapidement devant une vieille porte métallique. La peinture à demi écaillée résiste avec difficulté aux assauts de la rouille. Malgré tout, il est encore possible de lire « CHAUFFERIE ACCES INTERDIT AU PUBLIC ». Julien frappe une série de trois puis de deux coups sur la ferraille qui résonne, vibre sous les chocs et me fait frémir. Un jeune homme, grand, brun, tout juste sorti de l’adolescence, nous ouvre.

  • — Ha ! Julien ! Entre, ça va bientôt commencer…

Julien ne s’attarde pas, il ne me présente même pas. En fait, la chaufferie est désaffectée. Ce n’est visiblement pas récent, car la pièce, très sombre, ne comporte plus grand-chose qui témoigne de cette activité passée, si ce n’est, une multitude de tuyaux sectionnés qui courent encore le long des murs. Julien m’entraîne jusqu’à une zone où des rideaux et des vieux draps, fixés au plafond, forment une étrange série de paravents. Le jeune homme ne nous suit pas. Julien écarte les draps et nous fraye un chemin à travers ce labyrinthe de voiles. Nous y découvrons plusieurs paquets de vêtements rangés soigneusement sur le sol à l’intérieur de ce qui pourrait être comparé à de petites cabines. Le tissu filtre le peu de lumière qu’il y a dans la pièce et nous avançons doucement. Je ne cherche pas à deviner quoi que ce soit, me contentant de me laisser guider jusqu’à l’emplacement libre recherché. Julien ne dit rien, entretenant ainsi le suspense. Il se retourne soudain vers moi et, dans un tourbillon de baisers gourmands et incendiaires, il me déshabille entièrement. Il me câline encore pendant qu’à son tour, il se met à nu.
Le garçon me prend alors par la main et me guide sous le tissu qui glisse avec une certaine sensualité sur ma peau nue, qui s’excite maintenant de ce contact. Nous rencontrons de plus en plus de difficultés à avancer, car la densité des draps devient telle que nous sommes obligés de nous mettre à quatre pattes pour nous infiltrer dessous. En fait, ce sont même des couvertures que nous soulevons maintenant. Enfin, nous terminons de franchir tous ces obstacles. J’en aurais été fortement soulagée si nous n’étions pas arrivés, finalement, dans un endroit entièrement plongé dans l’obscurité la plus totale. Julien me tient toujours la main. Le sol, moelleux, est certainement recouvert de tapis en mousse. Je me relève doucement et, toujours guidée par la main de Julien, je marche vers l’inconnu. Soudain, le garçon me lâche. Dans ce noir absolu, je cède instantanément à la panique. Mes mains cherchent désespérément mon guide.

  • — Julien, où es-tu ?
  • — Chut ! Ici il ne faut surtout pas parler ! Seuls les corps ont le droit de s’exprimer… me murmure-t-il.

Il ne fait pas froid pourtant ma peau se couvre de frissons. Je tremble. J’ai envie de sortir au plus vite de cet endroit. Je m’apprête à crier lorsque subitement une main se pose sur mon dos, remonte sur mon omoplate pour redescendre lentement le long de mes hanches.

  • — Julien ?
  • — Chut !!!

Je ne suis même pas capable de dire si c’est lui qui m’a répondu et l’idée que ce puisse être une autre personne me fait peur. Pourtant, la main est douce, très caressante, trop caressante… Minutieusement, comme le ferait un aveugle, cette paume chaude explore mes formes. Tétanisée, je n’ose plus faire le moindre geste. Privé de vue, je tente d’exploiter au mieux le reste de mes sens. Je perçois de légers bruits, je sens des odeurs de parfums différents qui se mêlent. Oui, aucun doute, nous ne sommes pas seuls dans cette pièce. Je brave l’interdiction de parler pour tenter de me rassurer :

  • — Julien ?

Pas de réponse. Une deuxième main vient de se poser sur mon corps dénudé. Je suis morte de peur. Je force sur ma vue, pourtant rien n’y fait. Mon esprit est tellement accaparé à scruter désespérément l’obscurité que je me rends à peine compte que ma peau fait toujours l’objet de palpations de plus en plus impudiques. Lorsque je réagis enfin, ces attouchements m’effrayent tellement que je reste sur place, paralysée par ces mains anonymes. Leurs passages provoquent de bien coupables voluptés, que mon corps transforme en de délicieux frissons qui irradient honteusement l’ensemble de mes zones érogènes. D’ailleurs, les doigts semblent parfaitement comprendre l’état d’excitation qui s’empare de moi. Ils profitent alors, sans état d’âme, de ma fragilité et ont même l’audace d’aller s’assurer de ma féminité là où aucun doute ne peut être permis. Après une petite excursion dans ma toison, les doigts écartent agilement le sillon gonflé de mon sexe pour atteindre et enflammer mes replis intimes. Les phalanges paraissent parfaitement à leur aise et elles jouent à agacer mon jardin secret, poussant l’audace jusque dans la moiteur coupable de mon sexe. Y ayant constaté leur efficacité, les doigts se livrent maintenant à un étrange rituel : par petites touches successives, ils semblent lire le moindre petit relief de ma vulve, tout comme le ferait un aveugle décryptant un texte en braille.
Je ne peux pas rester de marbre face à ça. Alors je me cambre et je facilite l’accès à ces phalanges déchaînées qui font voler en éclats les derniers restes des remparts de ma pudeur. Pendant ce temps, l’autre main ne reste pas inactive. Elle cherche une à une toutes mes zones érogènes et, chaque fois qu’elle en localise une, elle lui prodigue de délicates caresses. J’éprouve de grandes difficultés à retenir ma respiration pour guetter le moindre bruit autour de moi. Je ne parviens même pas à retenir un petit soupir lorsque les doigts parviennent à une maîtrise totale de mon plaisir.
On s’agite silencieusement tout autour de moi, toutefois je perçois des bruits de caresses, de succions, et même de légers gémissements de bien-être, semblables à ceux que l’on pousse à l’aube de l’union des corps. C’est maintenant une certitude, il y a plusieurs hommes et femmes dans cette salle. Je m’obstine à chercher à les distinguer ; pourtant, il faut bien que je me résigne, l’obscurité d’encre qui règne ici m’interdit catégoriquement de voir quoi que ce soit. J’ai l’impression que l’on rampe vers moi. Oui, pas de doute ! Une troisième main s’agrippe à ma jambe. Elle joue le rôle d’éclaireur pour une bouche affamée qui vient se poser sur mon mollet droit. Les lèvres glissent avec douceur tandis que les dents mordillent de temps à autre ma peau si fragile. Toujours immobilisée par les doigts qui s’agitent au cœur de mon intimité, je deviens maintenant la proie de cette bouche inconnue. Elle remonte, par derrière, le long de ma cuisse, se rassasiant au passage de la douceur de mon épiderme puis en débusque la partie la plus soyeuse là, en haut à l’intérieur de mes cuisses, juste en dessous de mon sexe. Deux mains pétrissent les lobes de mes fesses, les préparant ainsi à l’arrivée imminente de la bouche gourmande.
Déjà, elle est là ! Je suis caressée, mordue, écartelée… La langue glisse au fond de mon sillon et s’amuse là où je n’aurais jamais pensé qu’on puisse s’aventurer avec une telle audace et autant de vigueur. Une brise de plaisir souffle en moi et balaye toute réticence face à ce traitement totalement immoral. La langue mouille, chatouille, tantôt fine et ferme cherchant à s’insinuer plus profond entre mes lobes largement séparés, tantôt large et moelleuse pour couvrir le plus possible de mes recoins interdits. L’obscurité m’aide à accepter cet acte diabolique. Je me pâme, appréciant ce plaisir complètement nouveau pour moi, qui m’est généreusement offert par cet inconnu. J’en oublie presque les deux autres mains qui complètent si justement les besoins de mon excitation.
La main qui officie à la fourche de mes cuisses a parfaitement deviné l’origine du tourment qui ébranle tout mon corps. Elle s’échappe alors de mes chairs survoltées et part rejoindre sa sœur jumelle qui pétrit mes seins et pince mes tétons érigés provoquant des petites pointes de bonheur qui se répandent en moi comme une traînée de poudre. La bouche quitte mon anus pour plonger dans le puits ruisselant de mon sexe. On me force à me cambrer et à écarter les cuisses pour permettre au visage de se plaquer correctement contre mon intimité. La langue plonge, mes lèvres et le bouton sensible de mon clitoris sont aspirés, léchés, dévorés… On pince mes seins de plus en plus fort, à m’en faire mal alors, le cocktail de la douleur et du plaisir m’enivre. Ma tête tourne, mes nerfs se nouent tandis que mes muscles se contractent sous l’arrivée d’un orgasme bref, mais violent comme une tornade qui balaye tout sur son passage.
Je m’apaise, tandis qu’au bas de mon ventre la bouche fête sa victoire en se régalant de ma cyprine, avant de m’abandonner et de repartir dans l’obscurité à la recherche d’une autre proie. Les mains qui s’occupaient de mes seins redeviennent plus tendres, plus caressantes. Pourtant, d’un seul coup, elles me saisissent et m’entraînent sur le sol. Un visage se heurte maladroitement au mien et, sans me laisser le temps de réfléchir, ma bouche est soumise à un baiser torride. J’ai soudain un réflexe de rejet lorsque je m’aperçois que j’ai affaire à une femme. Je tente de me dégager, mais elle me retient fermement et s’applique à m’émouvoir par la fougue de son baiser. Sa langue fouille ma bouche tandis que ma main est autoritairement promenée sur son corps déjà étrangement tourmenté. La poitrine est douce et généreuse. Je touche la zone au relief mouvementé de ses aréoles avant de découvrir les tétons fièrement érigés. Ma partenaire guide ensuite mon exploration forcée vers son ventre. Il est chaud, soyeux et agité par une houle mystérieuse.
L’inconnue n’abandonne ni ma main, ni ma bouche, craignant que je m’enfuis. Elle dirige les caresses pendant de longs instants. Finalement elle lâche ma paume à la fourche de ses cuisses. Là, mes doigts découvrent la raison de l’excitation interne qui ébranle cette jeune femme. Une colonne de chair, dure et trempée, coulisse lentement au fond de son intimité. Brusquement, une sensation désagréable me submerge. L’idée que ce puisse être Julien me traverse l’esprit. Bien sûr, je ne ressens pas de la jalousie, non, mais plutôt une profonde frustration. Je suis tourmentée, il faut que je sache. La jeune femme cambre les reins pour mieux permettre à la virilité masculine d’atteindre le fond de sa matrice.
Je me dégage de la bouche haletante pour me rapprocher de l’homme. Mes mains partent fébrilement explorer son buste. Grand, les muscles fins et la poitrine légèrement velue, je me rassure, ce n’est pas Julien. Le garçon continue imperturbablement ses lents mouvements, profitant pleinement de l’accueil que lui offre celle que l’obscurité lui a désignée. Brusquement, il saisit ma tête et place mon visage contre le pubis de sa partenaire. Le parfum musqué de cet accouplement me saoule ; pourtant je reste là, inerte, pétrifiée par ce contact homosexuel. La jeune femme balance davantage sa croupe, semblant quémander les caresses intimes que je lui refuse. Certainement ameutées par les bruits de cette étreinte, d’autres personnes s’approchent. Je les entends ramper tout autour de moi et ça me fait peur. Plusieurs mains trouvent mon corps, mes hanches, mes cuisses, mes fesses.
Combien sont-elles ? Je n’en sais rien et je ne cherche même pas à le savoir. On me caresse, m’explore, me pelote les seins. On me suce le dos, les épaules, la nuque et, en même temps, les cuisses et les fesses. On s’insinue jusqu’au fond de mon sillon intime. Un doigt plonge dans la chaleur moite de mon ventre tandis que d’autres débusquent mon clitoris et y entament une ronde diabolique qui l’embrase. Je sombre… Oubliant toute réticence, ma bouche s’entrouvre et ma langue part s’encanailler entre les replis survoltés des petites lèvres de la jeune femme. Celle-ci pousse un gémissement sans équivoque en guise de remerciement. Je découvre, sous ma langue, combien les chairs intimes d’une femme sont douces, chaudes et délicates. Je m’imprègne de son odeur suave ainsi que de la saveur musquée de la lubrification que le phallus extrait du plus profond de son ventre. À mon tour, je localise le bouton sensible, déjà fortement tourmenté par les mouvements toujours réguliers et puissants de l’homme. Je me mets à sucer ce petit appendice de chair avec application et douceur. Je le fais d’autant mieux que je peux aisément comprendre ce que de tels attouchements engendrent, car le même petit bouton sensible palpite entre la fourche de mes cuisses. Je débusque le clitoris de ma partenaire de la pointe de la langue. Je m’attarde un peu sur toute la zone sensible qui le protège avant de l’aspirer, de le pincer du bout des lèvres, puis je le noie de salive et le titille fougueusement. La jeune femme s’agite en prenant quand même soin de ne pas s’échapper de ma bouche bienfaitrice. L’homme redouble maintenant de vigueur et la cadence de son assaut est désormais soutenue. Je les accompagne dans cette folle envolée.
Soudain, on m’empoigne vigoureusement les hanches. Je suis presque soulevée, manipulée comme un vulgaire mannequin en plastique. On me positionne à genoux, là, bien cambrée, la croupe outrageusement offerte et moi, docilement, je me laisse faire. Des mains continuent à prodiguer à mon corps de délicates caresses qui n’ont rien d’innocentes. Je n’éprouve pas la moindre surprise lorsqu’un membre se positionne à l’angle de mes cuisses, cherchant impatiemment à investir le fourreau de mon ventre chauffé à blanc par cette expérience nouvelle. L’homme m’écarte à me faire mal, puis il s’enfonce d’un seul coup et va heurter le col de mon utérus. Il m’est impossible de retenir un cri d’effroi et de plaisir face à cette violence. J’ai l’impression que le membre est énorme et qu’il m’a déchiré la vulve. La sensation est si vive que je suis incapable de dire si c’est le plaisir ou la douleur qui est le plus fort. Durant un instant, je me sens coupable de la pire des infamies, car ce que je ressens est tellement immoral. Pourtant ce mélange de violence, de volupté et d’anonymat est si délicieusement pervers… Je m’applique toujours à donner des coups de langues saphiques, cherchant à émouvoir ce sexe, si comparable au mien.
J’imagine combien ma bouche peut offrir un petit plus au plaisir que le phallus distille déjà par ses mouvements ravageurs. Je me sens totalement solidaire de cette fille, d’autant qu’à mon tour, je subis les va-et-vient vigoureux d’un homme. Je suis presque déçue de ne pas avoir, moi aussi, une bouche complice collée à mes grandes lèvres écartelées. Légèrement frustrée, je me console en imaginant toutes les sensations ressenties par ma partenaire. Cela m’excite terriblement. Je me liquéfie et en même temps, je m’abreuve de la liqueur musquée, au parfum sans doute identique à celle, trop abondante, qui coule le long de ma fente. Des doigts viennent s’y divertir. J’adore ça, surtout quand ils écartent encore plus ma vulve pour que les bourses de l’homme qui me besogne viennent frapper contre mon clitoris électrisé. J’ai l’impression que toute une foule de personnes, attirée par nos gémissements, s’est agglutinée autour de nous. Des mains viennent caresser, des bouches goûtent et mordent. Il y a même des verges qui viennent se frotter contre mon corps. Là, à la commissure de mes lèvres gourmandes, je perçois qu’une étape de plus vient d’être franchie dans la course à l’orgasme. La cadence devient infernale. Le ventre de l’homme bouscule mon visage.
Soudain, le petit bouton complètement décalotté s’anime étrangement sous ma langue. Il est secoué par de violentes contractions qui révèlent la force de la jouissance déferlant dans la jeune femme. Le phallus lui aussi se révolte. Il prend tellement d’amplitude dans ses mouvements qu’il finit par s’échapper accidentellement du fourreau en fusion et se ruer contre mes dents, en forçant le passage pour venir percuter mon palais. Il y déverse quelques gouttes épicées avant de repartir vers les profondeurs sacrées de la vulve où il termine de se répandre. Le goût de cet accouplement torride emplit ma bouche. Je m’apprête à tout recracher, mais on ne m’en laisse pas le temps. Un homme vient de localiser mon visage et, sans autre forme de formalités, il plonge sa verge entre ma langue et mon palais.
Mon intimité est toujours en proie aux assauts de l’énorme virilité. J’y prends d’ailleurs de plus en plus de plaisir et ma croupe a trahi depuis longtemps cet état de fait en ondulant à la rencontre des mouvements de ce partenaire peu ordinaire. La fille qui vient de jouir me remercie, de l’avoir accompagnée dans ses ébats en se lovant contre mon corps nu, déjà fortement pris à partie. La jeune inconnue, décidée à me donner à son tour un petit plus, se distingue par sa perversité en écartant les lobes de mes fesses, déjà surchauffés par les rencontres avec le ventre de celui qui me chevauche. Elle promène ses phalanges jusqu’au plus profond de mon sillon écartelé. Un doigt s’appuie maintenant contre mon anus. Il ne cache nullement ses intentions et parvient vite à ses fins, s’enfonçant jusqu’à la garde dans mon fondement. Les phalanges mutines exercent une pression sur la mince paroi qui les sépare de ma vulve. L’effet est immédiat, j’atteins des sommets d’excitation. C’est tellement bon que je suis obligé de réfréner mon plaisir pour ne pas exploser sur le champ. Je perds toute retenue, et les derniers remparts de mes tabous tombent vite en ruines.
Des mains sur mon corps, une verge dans la bouche et une autre au fond de mon ventre, et ce doigt planté dans l’anus, je suis transcendée par cette débauche la plus totale. Je ne pensais pas qu’on puisse aller plus loin dans la perversité pourtant la fille fait preuve d’une imagination sans limites. Un orgasme d’une puissance inouïe s’apprête à me terrasser. La jeune perverse profite des mouvements du sexe qui dilate mes chairs ruisselantes, pour glisser un second doigt directement dans mon vagin, le lovant entre ma paroi survoltée et le pieu qui me besogne. Cette présence d’une indiscrétion insupportable a un effet détonateur sur l’énorme verge. Elle libère toute sa puissance, me forçant avec une amplitude maximale et semblant prendre encore plus de volume. Je voudrai hurler de plaisir, mais l’autre verge me bâillonne alors des larmes d’extase coulent sur mes joues. Tout cela est trop puissant, trop fort, trop bon… Mon vagin va se déchirer… Je vais mourir de plaisir… Ma tête explose, mes doigts se crispent… Je jouis !!! Je suis secouée de convulsions qui m’anéantissent tandis que mon sexe est noyé de semence pendant que le fond de ma gorge reçoit les puissants jets de mon second chevalier servant. Ce dernier pousse un gémissement que j’entends à peine. Sortant péniblement de mon état de transe, je libère ma bouche, déglutis sans dégoût et brise la loi du silence pour prononcer un nom :

  • — Julien !!!

Devant moi, le garçon s’écarte un peu. Il ne répond pas, mais je sais que c’est lui. Finalement, après quelques instants il accepte d’avoir été démasqué alors il attrape ma main et l’embrasse tendrement.

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Histoires Coquines - Joyeux anniversaire

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 4:25

Pour l’anniversaire de mon mari, j’ai accédé à une requête qu’il me fait depuis des années, être son objet sexuel. Je dois dire que lorsque je l’ai connu, à vingt et un ans, j’étais assez timide et inexpérimentée, voire effarouchée. Je n’ai jamais accepté la sodomie et je n’aime pas la fellation, j’ai mis des années à accepter de lui en faire une de temps en temps, et je n’y suis passée que parce qu’une amie m’a dit un jour qu’il irait en chercher ailleurs si je refusais éternellement.
Même le doigtage vaginal, je ne l’ai accepté qu’assez tard, et je n’aime pas trop quand cela me fait de l’effet, je préfère jouir par son sexe et de ses caresses sur le clitoris que par ses doigts dans mon intimité, j’ai l’impression de ne pas faire l’amour avec lui lorsqu’il me fait ça.
Je suis fidèle et toujours aussi amoureuse de lui après quatorze ans, et je ne supporterais pas l’idée qu’il me trompe, même avec une pute.
Donc, après d’âpres discussions pour fixer les limites, je lui ai offert son cadeau, mais en posant mes conditions : pas de sadisme, pas d’autre personne (je sais que les partouzes le font fantasmer, il m’a obligée une fois à regarder un porno qui en mettait une en scène et il était surexcité, surtout lorsqu’une femme se faisait baiser en suçant un deuxième gars), pas de sodomie, même pas de caresse anale, que j’apprécie pourtant quand elles sont modérées. Évidemment, il m’a rétorqué que c’était la première chose qu’il voulait mais j’ai su rester ferme.
En contrepartie, j’ai dû lâcher du lest. D’abord, j’ai dû accepter de raconter après coup par écrit cette séance de “soumission absolue”, pour qu’il la diffuse sur le net. Quand il m’a parlé de ça, j’ai d’abord refusé catégoriquement. Alors il m’a expliqué que personne ne connaîtrait notre identité, et il m’a montré le site Revebebe
J’étais choquée, je lui ai demandé s’il regardait beaucoup de sites pornos. Il a prétendu que non, mais j’avoue que quelque part je considère ça comme un début d’infidélité. Mais bon, j’ai voulu lui faire plaisir et j’ai accepté. Voilà pourquoi vous me lisez. Il m’a aidée en me rappelant tous les détails. Je ne sais pas comment il fait pour avoir une telle mémoire, moi j’ai tellement subi cette nuit-là que j’avais du mal à remettre tout dans l’ordre.
J’ai encore lâché du lest question tenue vestimentaire : le trip « bas, porte-jarretelles, string » est pour moi associé à la prostitution et j’avais toujours refusé d’en porter malgré ses requêtes répétées. Cette fois, j’ai accepté de porter ses cadeaux.
Pour le reste, j’aurais voulu en savoir plus avant de commencer, mais il m’a convaincue que le secret du scénario faisait partie de la domination sexuelle. Il m’a quand même prévenue qu’il serait parfois vulgaire et qu’il me donnerait des ordres humiliants. Au début de notre relation, j’étais très gênée dès qu’il disait quelque chose de cru pendant l’acte, mais maintenant je m’y suis faite. J’avoue même que cela m’excite quand il me dit des trucs du style “t’aimes ça, hein, dis que t’aimes ça” même si je n’arrive (n’arrivais) pas encore à répondre.
Donc, un samedi après-midi où nos enfants étaient chez ses parents, je me suis faite toute belle. Je suis allée dans un institut de beauté pour m’y faire épiler complètement. J’ai horreur des poils sur mon corps, je suis blonde, grande, sexy et je trouve que cela gâche tout. J’ai commencé à m’épiler le pubis peu de temps après ma rencontre avec mon mari, parce que c’est un accroc au cunnilingus, ce que j’adore, et que l’une des premières fois, après m’avoir bien sucé le clitoris et commencé à me pénétrer, il avait retiré un poil de sa bouche. J’étais morte de honte, j’ai pleuré et je n’ai pas pu accepter qu’il me touche ce soir-là. Depuis, c’est ma hantise, les poils, les siens aussi d’ailleurs, c’est peut-être pour ça que je suis si réticente à la fellation.
Je suis revenue à la maison, je me suis lavée comme il faut, de manière irréprochable, parfumée, enduit le corps avec une crème spéciale très huileuse qui donne un brillant et une douceur que mon mari adore. Puis je suis passée à l’habillage. D’abord une jolie culotte, triangulaire, noire avec des motifs de dentelle. J’ai mis un certain temps à comprendre le fonctionnement du porte-jarretelles qui lui était assorti. J’ai dû prendre un catalogue de La Redoute pour voir où se plaçaient les lanières. Ça paraît bête !
J’ai ensuite mis des bas, noirs avec une jarretière de la même dentelle que le porte-jarretelles et la culotte, et une couture derrière. Je me suis regardée dans la grande glace de ma chambre et je me suis trouvée très sexy. Je suis fière de mon corps et du désir qu’il éveille, aussi bien sur mon mari que sur les autres hommes.
Au boulot, beaucoup d’entre eux me draguent ou m’ont déjà draguée. Le dernier en date était un stagiaire d’une école d’ingénieurs, et il devait avoir vingt-deux ou vingt-trois ans. Il était jeune, intelligent, pas vilain, et surtout avait une copine que j’ai vue un jour, plutôt jolie. Quand il s’est mis à m’approcher, j’étais super flattée qu’un type comme ça me drague !
Bref, je porte bien mon mètre soixante-treize avec de grandes jambes, de belles épaules et des bras fins et racés. J’étais surtout très fière de mettre ces sous-vêtements offerts par mon mari près de dix ans avant, et que j’avais toujours refusé de porter. Mes trois maternités n’ont pas réussi à me faire prendre ventre, hanches ou culotte de cheval. Il n’y a que mes seins qui en ont souffert, mais avec un joli soutien-gorge ampli forme cela allait très bien. Je ne me suis pas trouvée pute du tout, curieusement…
Je suis aussi jolie de visage mais je trouve que c’est surtout mon corps qui sort de l’ordinaire. En fait, je complexe sur mes yeux : ils sont bleu délavé et je pense qu’ils n’ont pas cette touche terrible qui rend certaines femmes irrésistibles. Je dis ça parce qu’à dix-neuf ans j’ai été plaquée par un petit ami qui m’a carrément poignardée dans le coeur en m’expliquant qu’il me quittait pour une fille qui, elle, avait des yeux superbes. Elle était moins jolie que moi mais elle avait des yeux noirs qui lui donnaient un regard terrible.
J’ai pourtant un joli visage ovale, et une très jolie bouche. Une bouche de suceuse, me dit mon mari pour me faire enrager. Mais c’est vrai que ce visage fait vulgaire par rapport à mon corps. Toujours pour me faire enrager, mon mari affirme qu’en voyant mon visage et mon sourire on devine que j’aime le sexe. Il prétend que c’est pour ça que tant d’hommes cherchent à me séduire, ils flairent le bon coup.
Alors, après ma séance de narcissisme devant la glace, je suis passée aux vêtements, petit top noir laissant les épaules nues, ensemble tailleur rouge vif, un des premiers cadeaux de mon mari, qui est depuis des années de tous les anniversaires en tête-à-tête. Motif : il le fait “bander” selon ses propres termes. C’est vrai qu’il est très sexy : la veste est décolletée juste ce qu’il faut pour être suggestive, et la jupe mi-courte et fendue me donne une démarche très aguichante. C’est ce qu’il m’a toujours dit, jusqu’à me le prouver en me filmant lorsque je la portais. Bon, ça fait carrément allumeuse. C’est ce que je lui ai dit et il a eu l’audace de me répondre :

  • — C’est exactement ça, et j’adore que tu allumes les autres hommes, c’est ma fierté.

Je me suis enfin maquillée, avec un rouge à lèvres assorti à mon ensemble, et j’ai rejoint mon mari qui s’était préparé de son côté, car nous avons chacun notre chambre et notre salle de bains mais nous faisons toujours l’amour dans la sienne, qui est à l’écart de celles des enfants.

  • — On est bien d’accord, ce soir tu es une femme soumise, obéissante, tu fais tout ce que je demande, tu acceptes tous mes comportements ? Comme c’est un jeu, tu ne te formalises de rien, tu ne m’en veux pas parce que çi ou parce que ça ? Tu acceptes de te faire dominer, humilier ? Notamment, j’ai envie de dire des choses que tu n’aimerais pas en temps ordinaire.
  • — Oui.
  • — Bien. Alors, à partir de maintenant on commence, confirme-le moi en répétant les règles du jeu.
  • — Je suis ta femme soumise pour toute la soirée, j’obéis à tous tes ordres, je ne me formalise de rien de ce que tu me diras, mais tu ne fais participer personne, tu ne cherches ni à me caresser l’anus, ni à le pénétrer ni à me faire mal.
  • — Tu sais que je regarde parfois des sites pornos sur Internet, ça te choque, n’est-ce pas ?
  • — Oui, un peu.

Beaucoup en réalité, j’y vois le fait que je ne lui suffis pas…

  • — Dernièrement j’ai trouvé deux choses intéressantes. La première est une vidéo qui explique comment bien faire un strip-tease, chose que tu as toujours refusée sous prétexte que c’est une attitude de putain. Nous allons la regarder ensemble plusieurs fois pour que tu saches comment faire.

Nous avons donc regardé le film en question, qui expliquait comment il fallait procéder. Au bout de la deuxième fois, j’ai eu une incompréhension : comment la fille pouvait-elle enlever son string et garder ses bas sans détacher les jarretelles ? Mon mari a alors immédiatement glissé une main sous ma jupe et s’est moqué de moi :

  • — Ce n’est pas comme ça qu’on s’habille, il faut mettre la culotte par-dessus les jarretelles, sinon comment feras-tu aux toilettes pour pisser sans tout défaire ?
  • — Mais si, j’ai regardé dans un catalogue, c’est comme ça !

Non, il avait raison. En regardant bien le film et en arrêtant l’image, c’était clair. J’ai donc été renvoyée dans ma chambre pour les modifications ad hoc. De retour dans la sienne :

  • — La deuxième chose intéressante sur le net est un site d’escort-girl. J’y ai appris qu’il en coûtait mille euros pour la nuit. Comme tu es bien mieux que celles que j’ai vues en photo, voici deux mille euros. À partir de maintenant, tu es ma putain soumise pour la nuit.

Il avait dit ça en me regardant dans les yeux et en insistant sur le mot putain. J’étais outrée. Après mes enfants, j’ai repris un travail de secrétaire, pour avoir l’illusion d’être indépendante financièrement. Mais, bien que je fasse plus qu’une simple secrétaire, car je suis presque une assistante de direction, je n’ai pas un salaire royal. En tout cas, il me faut plus d’un mois pour gagner ça, alors que pour lui ce n’est pas grand-chose. J’ai donc réagi impulsivement, comme toujours.

  • — Je ne suis pas une putain, ce n’était pas du tout prévu, tu vas trop loin.
  • — C’est toi qui exagères, on a bien défini les règles au début. Tu as fait la liste des interdits, pas de tierce personne, pas de sodomie. Pour le reste, je t’ai bien précisé que tu ne saurais pas à l’avance ce que je te ferais. Alors, tu retournes dans ta chambre, tu réfléchis, et tu reviens me voir en choisissant : ou bien on arrête là, tant pis, ou bien tu te rends compte que pour mon cadeau tu dois tout accepter, et dans ce cas tu me demandes pardon et tu me promets cette fois de devenir la femme sexuellement soumise dont je rêve.

Et pour bien insister, il me poussa vers la porte. J’ai alors admis que j’avais réagi trop vite, je n’y peux rien, j’ai des tabous très marqués. Évidemment, ici il s’agissait d’un jeu et il suffisait d’en accepter les règles. Ce n’était pas parce qu’il voulait me faire jouer à la putain que j’en étais une. J’ai même eu un peu honte de ma réaction. Depuis le temps qu’il me réclamait ce jeu, j’avais réussi à me décider à lui accorder ces faveurs par amour, et j’étais incapable de tenir plus d’une minute ! Je me suis donc excusée et lui ai promis de jouer le jeu. Il a remis l’argent dans ma main en me disant qu’alors j’étais presque prête à jouer la pute, ce qui m’a fait sourire. Comme il ne dit jamais rien au hasard, il m’a expliqué le rôle du mot “presque” en m’offrant un cadeau. C’était mou sous l’emballage et en le déballant je découvris une paire de bas résille couture à large jarretière de dentelle.

  • — Avec ça, tu seras vraiment déguisée en putain.

J’ai donc changé de bas devant lui, ce qui n’a pas été sans peine. N’étant guère douée pour les détacher et les rattacher, j’ai dû retirer ma jupe et me retrouver devant lui avec tous ces sous-vêtements de pute, ce qui m’a fait rougir. Enfin, j’y suis parvenue et j’ai remis ma jupe.

  • — Tu es très excitante. Viens, allons dans ta chambre, je veux que tu te voies dans la grande glace.

Une fois là, il m’a fait regarder la glace. Je ne me sentais pas vraiment pute mais je me rendais compte que j’étais très sexy, très désirable ; heureusement que nous étions chez nous car j’aurais rougi de me voir ainsi regardée par tous les hommes. Derrière moi, mon mari me tenait par la taille et avait posé sa tête sur mon épaule droite. Nos regards se sont croisés dans la glace et il m’a fait son sourire qui tue, mi-charmeur, mi-coquin. À ce moment, j’ai frissonné tellement je le sentais contre moi, et j’étais tendue de désir. J’avais envie qu’il me touche, qu’il me prenne…

  • — Tu es splendide, tu vas allumer tous les regards ce soir, car nous sortons. Je t’emmène dans un endroit chic, où les hommes sont souvent accompagnés d’escort-girl. Tu ne dépareras pas, et je suis sûr que pleins de mecs se diront : mince, j’aurais dû me payer celle-là !

J’étais verte de peur à l’idée de sortir ainsi. Pour moi, les bas résille sont vraiment le symbole de la femme qui se vend. En même temps, j’étais très excitée par son regard de vainqueur, de mâle dominant et possessif. Je me sentais sa chose, et au lieu de me choquer cela me mettait en émoi. Je n’avais qu’une envie, “passer à la casserole” pour employer une de ses expressions favorites, qui me choquait énormément au début.
Enfin, après m’avoir demandé d’enfiler de jolis escarpins, mon mari m’a ouvert la portière de la voiture pour que j’y monte et m’a gratifiée en passant d’une vigoureuse main au cul. Je l’ai regardé d’un air provocateur, sa main m’ayant encore plus électrisée.
Une fois au restaurant, nous avons été installés à une table isolée et le repas fut constitué d’une succession des mets réputés les plus aphrodisiaques : huîtres, saint-jacques, gingembre… le tout arrosé d’un bouteille de champagne brut délicieux dont mon mari me laissa boire la plus grande partie sous prétexte qu’il conduisait, mais dans l’idée manifeste et couronnée de succès de m’enivrer.
Nous étions l’un à côté de l’autre et, malgré les regards appuyés de certains convives en ma direction, il ne se privait pas de passer sa main sous la nappe pour caresser mes cuisses, sans toutefois pouvoir passer sous ma jupe, celle-ci étant un peu serrée malgré ses fentes. Je me sentais gênée et excitée à la fois. J’aurais voulu qu’on soit seuls dans une pièce pour qu’il me prenne tout de suite.
À la fin, j’étais donc un peu pompette lorsque nous sommes repartis. J’étais bien excitée, et dans la voiture j’ai commencé à poser ma main sur ses cuisses. Je l’ai lentement remontée pour sentir si l’excitation était partagée, mais il m’a arrêtée avant que je sente son gourdin sous mes doigts.

  • — Tu vas nous faire attraper un accident, occupe-toi plutôt de ton clitoris, masturbe-toi dans la voiture.
  • — Tu sais bien que je ne suis pas douée pour ça.
  • — Apprends ! Allez, obéis, je t’ai payée pour ça.

Il me conseilla de dégrafer ma jupe, trop serrée pour permettre un passage suffisant, et je passai donc mes deux mains sous la ceinture pour les glisser dans ma petite culotte.

  • — C’est très simple, de la main gauche tu écartes les lèvres pour bien dégager le clitoris, et de la droite tu le caresses en tournant de façon à bien en faire sortir le bout. Ensuite, lorsqu’il est en érection, tu insistes dessus. Normalement, cela devient très vite à la limite du supportable si tu t’y prends bien. Le tout est de bien mouiller tes doigts au début.

Un vrai cours ! Je m’exécutai et ça me fit un peu d’effet, mais j’avoue que cela n’avait rien à voir avec ce qu’il me fait, lui. Enfin, je me trémoussais et j’en mettais un coup, et c’était ce qu’il voulait.

  • — Vas-y, branle-toi, je veux que tu sois toute mouillée, une fois à la maison.

Nous arrivâmes. Il sortit, m’ouvrit la portière, et après avoir reboutonné ma jupe je descendis, ayant droit à nouveau à une main appuyée au cul. Dans la maison, il m’a entourée de ses bisous insistants puis, comme je n’ai guère l’habitude d’être saoule, il m’a fait prendre une aspirine à titre préventif. Heureusement, car après la nuit qui a suivi je me serais sans doute réveillée avec une sacrée gueule de bois !

Nous sommes allés