Histoire Coquines - Mail érotique
Le lendemain de ma nuit chez Ayaan, je téléphone (vive Skype !) à Pierre, mon cher époux, mon guerrier partit gagner des tunes au fin fond de la Chine. Je n’ai pas la conscience tranquille, il va me questionner, c’est normal. Aïe… Aïe…
- — Alors, chérie, avec Ayaan ? Raconte-moi en détails.
- — Chéri, pardonne-moi, je n’aurais jamais dû faire ça.
- — Ne culpabilise pas, j’étais d’accord, dis-moi plutôt si c’était bien.
- — Oui, super bien même, embrayais-je soulagée. On a parlé et on s’est fait des choses jusqu’à deux heures du matin.
- — Eh ben… Tu as aimé alors, constate-t-il d’un ton un peu inquiet.
- — Oui. C’était très différent d’avec toi, c’était tchatche et sexe non stop. Vous, les hommes, vous ne tenez pas la distance.
Pierre reste silencieux au bout du fil.
Zut, je suis maladroite, il faut que je le rassure.
- — Chéri, elle m’a fait jouir à n’en plus finir mais tu n’as pas à t’inquiéter, il manquait le sel et les épices, l’amour avec un grand A… C’était comme un décollage avec une fusée dont le dernier étage ne s’allume pas. Tu captes ?
- — Vaguement…
- — Avec toi je fusionne, je vibre corps et âme. Avec elle, c’était juste mécanique.
- — Je savais que ce n’était pas ton truc, réplique-t-il soulagé.
- — C’est vrai, par contre, je sais maintenant qu’entre deux lesbiennes amoureuses et sensuelles, le sexe est quelque chose d’extraordinaire. Au point de vue caresses, tu as des leçons à prendre, mon loulou.
- — Explique.
Punaise, pourquoi j’ai ajouté ça ? Il va falloir que je donne des détails.
- — Euh… Juste un exemple. Quand tu me lèches le minou, tu te concentres sur mon clito comme si c’était un bouton d’ascenseur qu’il suffit de titiller un certain temps pour me faire grimper en l’air. Tu ne t’occupes pas d’autre chose, tu essayes d’être le plus efficace possible, d’arriver à tes fins le plus vite possible pour ensuite pouvoir m’enfiler avec la satisfaction d’avoir gagné le premier round.
- — Eh bien, ça ne te va pas ?
- — C’est bien, mais tu fais ça en homme.
- — Et elle, alors ?
- — Rien à voir. Elle me lèche partout, me caresse partout avec une douceur infinie, elle ne pique pas à cause d’une barbe ou d’une moustache mal rasée. Mais la grosse différence, c’est qu’elle ne cherche pas à me faire jouir le plus vite possible. Ayaan n’a pas d’érection à maintenir et n’a pas un nombre d’orgasmes limités. Alors, elle prend son temps. Quand elle me sent sur le point de jouir, elle change le rythme, réattaque ailleurs…
Il faut que j’arrive à détourner la conversation.
- — Tu sais, continuai-je, j’ai fait une rencontre extraordinaire. Je ne parle pas de sexe, chéri, comment t’expliquer ?
- — Raconte-moi d’abord si tu as su lui rendre la pareille.
- — La faire jouir ? Au début, pas moyen. J’étais un peu paralysée, je découvrais une autre chatte que la mienne, un clitoris beaucoup plus gros, une odeur différente, j’étais trop appliquée, pas assez attentive à ses réactions. Puis avec ses conseils, je me suis améliorée, je suis devenue une bonne élève. Moi aussi, je l’ai épuisée, concluais-je fièrement.
- — Tu as appris un tas de choses à ce que je vois.
- — Plus que tu le crois. Ayaan est une fille étrange et fascinante.
Je raconte en détail ma visite dans sa petite chambre sous les toits, son cadeau qui m’est allé droit au cœur, son histoire hallucinante.
- — Elle m’a parlé de son pays, de la guerre, de sa haine des hommes depuis qu’elle a vu sa mère se faire violer et tuer sous ses yeux, de l’amour entre femmes, de religion, de sa vie depuis qu’elle est à Paris, de tout. Chéri, je voudrais aider cette fille. Dans son hammam, elle se fait exploiter, elle est surbookée et elle ne gagne pas un radis de plus que les autres qui se tournent les pouces. Ce n’est pas normal.
- — Comment tu comptes faire ?
- — J’ai ma petite idée. Je t’en parlerai si cela marche. Quand rentres-tu ?
- — Mon vol atterrit à Roissy samedi matin à 6 h 30 en provenance de Hong Kong. Ne viens pas me chercher, je me débrouillerai. Attends-moi à poil sous la couette.
Trois jours à attendre mon chéri, cela va me permettre de récupérer. J’en ai besoin, Ayaan m’a vidée, libido à zéro.
Le lendemain à la banque, poursuivant ma petite idée, je décroche mon téléphone et j’appelle un de mes clients qui possède un salon de beauté très branché, soins d’esthétique, massage, épilation, bronzage et tout le tintouin dans le quartier chic des Champs-Élysées. Avec le super financement, que je lui ai obtenu pour l’achat de sa machine anticellulite (un engin horriblement cher capable de dissoudre les bourrelets sans liposuccion, il paraît que ça marche), il ne va pas m’envoyer péter. Les relations, il faut que ça serve.
Il y a des fois où tout s’enchaîne merveilleusement, songeais-je, en raccrochant. J’appelle Ayaan aussitôt.
- — Karine, ce serait génial, mais je n’y connais rien en épilation et en soins esthétiques, me répond-elle.
- — Ce n’est pas un problème, sa machine a un tel succès que la fille qui faisait les massages s’en occupe à plein temps. Il en cherche une autre pour la remplacer, il veut te voir d’urgence, demain en fin de journée.
- — Demain ? réplique-t-elle affolée. Ce n’est pas possible, je suis prise tout le temps.
- — Ayaan, quand le train passe, il faut savoir le prendre, tu ne risques rien à aller te présenter. Il est à son salon jusqu’à 20 heures. N’y va pas en Jean et T-shirt, il a une clientèle super-chic, il ne faut pas que tu dénotes. Passe chez moi ce soir, nous avons la même taille, je vais te faire essayer ma garde robe.
Le lendemain, vendredi soir, pas de nouvelles d’Ayaan. C’est ma dernière soirée en célibataire. J’en profite pour mettre en forme le troisième épisode de mon journal et pour lire mes mails. Je remercie d’ailleurs tous ceux et celles qui m’écrivent pour me dire qu’ils aiment ma prose.
- — —Message d’origine—–
De : Patrice. XXXX@wanadoo.fr
Envoyé : mercredi 21 février 2007 21 : 06
À : karine2x@yahoo. Fr
Objet : Ton journal érotique
Bonsoir Karine,J’ai été passionné par la lecture les deux premiers épisodes de ton histoire.
Si tu décris réellement ton parcours et non des situations issues de ton imagination, malgré des débuts difficiles, tu es une fille qui aime beaucoup le sexe. Remercie les dieux et Aphrodite en particulier de t’avoir donné une forte libido associée à un corps ravissant. Il est seulement dommage de constater que tu découvres tardivement et presque par hasard ton immense potentiel sexuel et que tu ne le réserves qu’à un seul homme, ton mari.
Ah ? Ou veut-il en venir ? Il veut me proposer ses services ? Il veut me sauter ?
À mon avis, il te freine dans le développement de ta sexualité. Un homme qui, pendant trois ans, n’est pas capable d’emmener au plaisir son épouse n’est pas à la hauteur de tes capacités.
Il est gonflé, ce mec, mais il n’a pas tout à fait tort. Mon loulou, trop gentil, n’osait pas me brusquer. Bon, lisons la suite…
Il est temps pour toi, tu n’as que 26 ans, d’avoir une sexualité totalement épanouie. Peu de femmes y arrivent, bridées par la société, leur famille, leur éducation rigide ou des interdits religieux d’un autre âge. Toi, Karine, je sais que tu peux y arriver, tu es comme une jument fougueuse qui a juste besoin d’être entraînée et domptée.
N’importe quoi ! Merci pour la jument.
Il te faut quelqu’un d’expérience, quelqu’un capable de te libérer complètement et qui puisse te guider dans la découverte du plaisir sous toutes ses formes. C’est mon domaine, je suis un coach spécialisé dans l’épanouissement sexuel. J’accompagne, en ce moment, plusieurs jeunes femmes dans cette voie, je fais sauter leurs tabous, je réveille leur libido, je leur fais vivre leurs fantasmes et je les emmène petit à petit à faire des choses qu’elles n’auraient jamais osé faire. À la fin du programme elles auront vécu des moments inoubliables et seront au top de leur vie sexuelle. Karine, comme pour elles, je te propose un accompagnement personnalisé.
Qu’est-ce que c’est que ce mec ? Sous prétexte d’épanouissement sexuel, il veut me baiser et en plus me tirer du pognon, je ne suis pas idiote, je le vois venir.
Je t’aiderai tout au long de ce chemin que tu feras sans risque et sans mettre ton couple en péril car ton mari, si tu le souhaites, ne saura rien.
Encore un qui n’a pas compris comment je fonctionne. Pourquoi tant de lecteurs me proposent de cocufier mon mari ?
Si tu le souhaites, à sa prochaine absence, je te donnerai un aperçu des moments de pur érotisme que je te ferai vivre. Au lieu de te caresser stupidement toute seule en attendant son retour, je viendrai te chercher et je te conduirai dans un lieu où tu le feras dans ma voiture à l’abri des portières closes. De nombreux voyeurs viendront t’admirer et banderont devant ta beauté. Ils couvriront les vitres de sperme devant le spectacle que tu leur donneras. Tu verras que ton propre plaisir en sera décuplé.
Punaise, ça c’est kiffant ! Je n’ai jamais eu de fantasmes dans le genre. Il est en train de me mettre la chatte en émoi, ce coach à la noix.
Après cette expérience, je ne doute pas que tu seras partante pour la suite de ton initiation. Dans les sorties suivantes, je te présenterai à chaque fois un homme différent et séduisant, sélectionné pour son savoir-faire dans les joutes amoureuses. Tu te donneras à eux. Tu verras que tous les hommes ne font pas ça de la même façon et qu’il y a des vrais virtuoses capables de te conduire vers des orgasmes extraordinaires. Tu comprendras vite qu’amour et sexe sont deux choses totalement différentes en jouissant dans leurs bras tout autant et même beaucoup plus qu’avec ton mari.
Pauvre pomme, gourou de mes fesses, tu as tout faux. Ça ne me branche pas du tout. Malgré mes fantasmes débiles, je suis une femme normale, je ne rêve qu’à l’amour absolu et éternel. Pas de me faire mettre par des inconnus. Quelle horreur… Bon, continuons la lecture… Ce mail est hallucinant.
Ils te feront aussi découvrir avec douceur le plaisir anal. Tu réaliseras comme toute femme sensuelle que tu n’as pas un mais deux sexes qui peuvent te procurer chacun des orgasmes très différents.
Punaise… Il faudra quand même que je laisse Pierre me faire ça de temps en temps, il a peut-être raison, je finirai peut-être par jouir de ce côté-là aussi.
Ensuite, je te mettrai dans les mains de mon ami Djibril dont le sexe colossal fait rêver toutes les femmes qui l’ont essayé. Tu connaîtras le plaisir inouï de tester les mille et une possibilités du Kama Sutra en étant remplie comme jamais tu ne l’as été.
Faux ! La grosse bite, c’est un fantasme masculin. Aucune femme ne désire réellement se faire enfiler par un truc du calibre d’un salami à moins d’avoir un vagin complètement distendu. Pour une femme, la taille est loin d’être le critère primordial. Révise tes dossiers, Monsieur l’expert.
La fois suivante, je te ferai connaître un grand maître du tantra qui mettra son énergie sexuelle uniquement à ton service. Il t’apprendra à dominer tes sens, à maîtriser ta jouissance, à la prolonger autant que tu le désires. Ce virtuose de l’amour te fera vibrer toute la nuit avec son sexe infatigable, il n’éjaculera que quand tu lui en donneras l’autorisation.
Mais il est con, ce mec ! Le summum, pauvre ignare, c’est de jouir ensemble, de partir soudés l’un à l’autre au nirvana des amants, ce n’est pas d’y aller seul. Tu parles d’une joie, d’un mec qui ne débande jamais et n’éjacule jamais ! Autant utiliser un manche à balai.
Quand tu jouiras aussi facilement d’un côté que de l’autre, tu seras apte à découvrir et à apprécier la double pénétration. Les deux hommes que tu auras préférés dans leur façon de te faire l’amour te prendront ensemble. Tu connaîtras le plaisir indescriptible d’être pénétrée des deux côtés à la fois, de sentir deux sexes vigoureux se frayer avec force un passage dans chacun de tes orifices. Tu seras doublement remplie et comblée, tu sentiras ces membres puissants juste séparés par une fine membrane coulisser l’un à côté de l’autre, alternant des mouvements décalés ou synchrones suivant ce qui te fera le plus d’effet. Celles qui ont vécu cela parlent de sensations extraordinaires, d’orgasmes d’une intensité doublée venant d’un côté puis de l’autre.
Oh, la vache, ça je kiffe ! Punaise, il me fait mouiller grave, ce con, constatais-je en glissant ma main dans ma petite culotte.
Je te montrerai ensuite que tes capacités sexuelles sont fabuleuses et sans limite par rapport à celles d’un homme et même de plusieurs…
Ça, c’est vrai ! Pas la peine de me le dire, je l’ai vu avec Ayaan…
… pour te le prouver, je te conduirai un soir dans une magnifique propriété en Normandie où plusieurs hommes t’attendront. J’en fixerai moi-même le nombre par rapport à ce que m’auront dit tes amants. Toute la soirée, voire toute la nuit, ils se succéderont en toi ou te prendront ensemble suivant leur bon plaisir. Tu ne seras que jouissance. Tu seras fière de venir à bout de tous ces sexes dressés en ton honneur.
Ça, c’est un truc pour Maud, elle adorerait. Moi, servir de poupée gonflable à une bande de partouzeurs, cela me déprime rien que d’y penser.
Dans un deuxième stade, je te ferai découvrir le monde des plaisirs saphiques.
Ça, c’est fait. Il est vrai qu’il ne peut pas le savoir. Je n’ai pas encore écrit l’épisode de ma nuit chez Ayaan.
Une femme est un être sexuellement parfait, son corps n’est que beauté, son sexe est source inépuisable de plaisir. Plusieurs filles ravissantes seront à ta disposition pour t’initier. Tu choisiras suivant ton goût celle qui te fera découvrir que deux femmes entre elles se comprennent sexuellement forcément parfaitement, sont beaucoup plus douces, attentives et sensuelles que les hommes et surtout qu’elles n’ont pas de limite dans la durée de leur plaisir. Tu réaliseras que tu es bisexuelle, comme la majorité des femmes.
Ma nuit chez Ayaan, c’était top, je l’avoue, une super expérience, mais désolée, je ne suis pas attirée par les femmes. Être bisexuelle, ce n’est pas un virus qu’on attrape.
Je t’initierai ensuite au plaisir de la soumission, au plaisir d’être attachée…
Attachée ? Il a raison, ça c’est un truc à tester ! Pierre n’en a jamais eu l’idée ! Il faudra que je le pousse un peu à bout pour qu’il accepte de me faire subir quelques petits sévices sexuels pas bien méchants, voir si ça booste mon décollage ou si ça me crashe au sol.
… et d’être livrée les yeux bandés à des hommes et des femmes inconnues qui se serviront de ton corps comme un objet sexuel.
Punaise, l’horreur ! Il veut me transformer en paillasson ! Même Maud qui est complètement tordue n’accepterait pas.
Enfin, si tu le désires, je te ferai connaître les plaisirs infinis des paradis artificiels. Une piqûre te mettra dans une sorte de transe orgasmique perpétuelle. Livrée à ta propre imagination, tu n’auras plus de limite dans l’intensité et la durée de ton plaisir.
Ça, je flippe. Je ne tiens pas à mourir jeune d’une overdose de jouissance. Ma vie sexuelle ne fait que commencer.
Tu seras alors au bout de ton parcours, proche de ta plénitude sexuelle. Il te restera alors à atteindre l’excellence.
Ah ? C’est quoi ?
Avec des exercices que je te ferai effectuer, tu apprendras à muscler ton vagin. À l’égal des plus grandes amoureuses, tu sauras, au bout de ton entraînement, amener les hommes au plaisir uniquement en faisant jouer tes muscles intimes.
Ça, c’est génial ! Mais je peux le faire toute seule, je n’ai pas besoin de toi, Monsieur le coach.
Tu apprendras toutes les caresses qui rendent les hommes dingues et les différentes techniques de fellation. Tu crois te débrouiller, mais tous les hommes ne sont pas sensibles aux mêmes choses. Certains aiment, d’autres détestent, certaines variations. Avec de l’expérience, tu détecteras vite ce que tu dois faire, tu sauras comment les accueillir entièrement au fond de ta gorge, tu sauras comment les maintenir au bord du gouffre ou les faire jouir en quelques secondes. Comme toutes celles qui aiment pratiquer ce genre de caresse, tu adoreras avaler leurs semences et tu constateras qu’elles ont toutes des goûts différents.
Comment le sais-tu, Monsieur le gourou ? Tu es à voile et à vapeur ?
Je t’apprendrai, pour finir, à te transformer en Maîtresse cruelle pour infliger des divins supplices à ceux ou celles qui aiment la soumission.
Vachement utile pour ma vie de couple…
Alors, belle, libérée, experte aux jeux de l’amour, je te ferai connaître des hommes ou des femmes qui seront prêts à te donner une fortune pour passer la nuit avec toi. Tu aimeras ça.
Ah, voila… Le loup sort du bois, nous y sommes, c’est un mac de la pire espèce… Un mac qui doit être à la tête d’un réseau de call-girls et qui cherche à me recruter. Il peut toujours courir… En tout cas, il a réveillé ma libido. Mon cher mari ne va pas peiner à m’envoyer en l’air demain matin.
Je file à la salle de bain pour me démaquiller et prendre une petite douche pour essayer de me changer les idées. Peine perdue, mon imagination travaille, je ressasse le mail, ses propositions dingues et la vérité me saute enfin aux yeux. Ce Patrice X n’est ni un coach sexuel, ni un mac, c’est juste un de mes lecteurs qui me renvoie à mes propres fantasmes. Il a gagné. J’ai la chatte en feu. Je ne vais pas pouvoir arriver à dormir sans me caresser. J’allume mon Ipod pour l’ambiance, je…
Et si je laissais travailler votre imagination, Messieurs. Imaginez que vous êtes une femme sensuelle, abandonnée par son mari en voyage. Comment allez-vous vous envoyer en l’air ? Un doigt ? Deux doigts ? Une main ? Deux mains ? Un vibro ? Un gode ? Deux godes ? Un cocktail de tout ça ? Fantasmez un peu sur toutes les combinaisons et toutes les possibilités que nous avons, nous les femmes.
Moi, ce soir, pour ne pas vous raconter de salades, je m’étale sur le lit à plat ventre juste avec ma main glissée sous mon ventre. Pas de pénétration au programme. Je caresse du bout des doigts mon petit clito au son de Madona tout en ondulant du croupion, une sorte d’apéritif en attendant les choses sérieuses à l’aube avec mon homme.
Oh punaise, je ne vais pas être longue… J’ai fait des progrès en masturbation.
Un petit orgasme aigu me secoue telle une décharge électrique, un spasme intense, deux,… trois…
Continuons encore un peu, il m’en faut plus pour me calmer… Zut, le téléphone !
- — Ayaan ? Il t’a invitée au restau avec sa femme qui travaille avec lui… Et alors ? Ça colle. Génial.
* * * * *
Samedi, 8 heures du matin
Je suis encore au pays des rêves, nue sous la couette suivant le souhait de mon homme quand la porte d’entrée claque. Il est enfin de retour. Il se déshabille, que dis-je, il arrache ses vêtements pour rejoindre au lit sa (magnifique) épouse et en prendre possession.
Paroles inutiles, je le serre dans mes bras, je l’embrasse avec passion, un sexe dur comme du bois se glisse entre mes cuisses… Nul besoin de préliminaires, je suis en phase, j’écarte les jambes en grand, il n’a pas à tâtonner, je suis ouverte et ruisselante de désir. Il m’embroche d’un coup de rein… Oh punaise, que c’est bon…
Je relève mes cuisses contre mes épaules pour l’accueillir le plus loin possible. À peine trois ou quatre vigoureux va-et-vient qui me poussent vers le haut du lit de quelques centimètres à chaque fois, et mon valeureux guerrier est pris d’une série de spasmes impressionnants, une éjaculation précoce pour appeler les choses par leur nom.
- — Eh bien, tu es un vrai lapin, constatais-je en riant.
Mon époux un peu penaud bafouille une excuse en se retirant.
- — Je dégouline de sperme, tu n’as pas dû te masturber souvent, remarquai-je en riant. Je vais aller m’essuyer sinon on va devoir changer le drap une fois de plus, rajoutai-je en filant dans la salle de bain.
- — Alors, quoi de neuf depuis ta folle nuit chez Ayaan ?
- — Je suis contente, j’ai réussi à la faire embaucher par l’un de mes clients. Tu sais ce qu’il a fait avant de la voir ?
- — Tu vas me le dire.
- — Il a téléphoné au hammam pour se faire masser par elle incognito, histoire de voir ce qu’elle valait.
- — Pas con. Et alors ?
- — Il n’a pas pu. On lui a répondu qu’elle était prise toute la journée, que c’était la plus demandée. Du coup, alors qu’il la recevait pour me faire plaisir, il a été très intéressé. Quand il l’a vue le soir, habillée avec ma petite robe marron, il a été sous le charme.
- — Ta petite robe décolletée, tu lui as donné ?
- — Elle lui va à ravir car elle a deux fois plus de poitrine que moi. J’ai été heureuse de lui en faire cadeau, je lui aurais donné toute ma garde-robe si elle avait voulu. Elle était effarée de voir que j’avais tant de fringues.
- — Elle n’est pas la seule. Elle va gagner beaucoup plus qu’au hammam ?
- — Quand mon client lui a dit combien se faisait la fille qu’elle allait remplacer, avec les primes et les pourboires, elle n’en croyait pas ses oreilles.
- — Tu me la présenteras, ta nouvelle copine ?
- — Bien sûr, surtout qu’elle ne risque pas de finir dans ton lit.
- — Karine, tu ne penses vraiment qu’à ça.
- — Oui, je l’avoue, j’ai même fait un rêve… Vous deux ensemble… Ton scoubidou guilleret dans ma foufoune pendant qu’elle s’occuperait de me lécher… Ça serait le top du top… Non, c’est idiot, dis-je en riant, tu aurais trop envie de te la faire. Ne rêve pas.
- — Mais c’est toi qui fantasmes, Karine.
- — C’est vrai, tu m’as laissée sur ma faim tout à l’heure. Caresse-moi.
- — La pince chinoise ou un petit 69 ?
Oh, punaise, la pince chinoise ! C’est lui qui a nommé ainsi ce truc de folie qu’il me fait de temps en temps. Il m’introduit un pouce coquin dans mon petit trou, deux gros doigts du côté principal et il s’applique à pincer en cadence la fine membrane qui sépare mes deux orifices. Cela me rend folle, orgasme garantit à brève échéance.
- — Plutôt un 69, répliquais-je en prenant position tête-bêche au-dessus de lui, c’est interactif, je vais pouvoir ranimer tes ardeurs en même temps.
Je me retrouve avec la grosse queue de mon mari sous le nez.
- — Chéri, je t’ai encore rien fait et tu rebandes déjà comme un malade, constatai-je.
- — Normal, j’ai ta chatte en chaleur sous les yeux. Elle est entrouverte, bien colorée, toute gonflée, toute juteuse, avec une odeur qui me rend fou.
- — Merci pour cette description poétique. Je te signale quand même qu’il doit rester un peu de ton sperme dans les recoins.
- — Pas grave, cela va lui donner un goût étrange venu d’ailleurs.
- — Tu es un vrai cochon, mon chéri, mais je t’adore. Tu sais avec Ayaan, cela me faisait drôle, je n’avais rien à prendre en mains, ajoutai-je en riant.
Ouhhhhhhhh ! Pas moyen de rester zen, mon cher époux a entrepris de me déguster la chatte en long en large et en travers, jouant à aspirer mes petites lèvres, s’attardant aux endroits les plus sensibles pour finir par me pénétrer avec sa langue, léchant les parois roses et pulpeuses de mon vagin aussi loin que possible. Ce n’est pas tout… Grande nouveauté, il écarte mes fesses des deux mains pour s’attaquer à mon petit trou comme s’il voulait y faire la même chose. Sensation inédite très… intime.
- — Eh ? Qu’est-ce que tu me fais ?
- — T’occupe. Dis-moi juste si tu apprécies cette nouvelle petite caresse subtile.
- — Bah… Euh… C’est loin d’être désagréable, avouai-je.
Punaise, il me fait un truc ultra-cochon, et je reste cool… Je me suis quand même vachement libérée, ne vous en déplaise, Monsieur le pseudo-coach.
Encouragé, mon cher époux après avoir enduit mon petit anneau tout mignon de salive m’enfonce son gros pouce. « C’est parti pour la fourchette chinoise, pensais-je. Pas du tout ! Monsieur se met à jouer avec mes sphincters rentrant, sortant, tournant, élargissant petit a petit l’étroit passage tout en buvant délicatement à la source chaque goutte de cyprine qui s’échappe de mon vagin. Pas mal du tout ce qu’il me fait, très coquin, mais insuffisant pour m’envoyer en l’air. Cela va me permettre de lui sucer sa grosse queue comme il aime…
Ouhhh… Qu’est ce qu’il me fait ? Punaise, il essaye de rentrer un deuxième doigt ! Comment veut-il que je m’occupe de lui s’il me fait des trucs pareils ?
Je me laisse faire, résignée et ça rentre… difficilement… mais ça rentre… Le vache, il m’a mis deux gros doigts dans le… J’aime… Oui, j’aime… C’est la bonne taille finalement pour bien sentir quelque chose de ce côté-là. Juste pour voir l’effet, je serre mes muscles intimes pour comprimer les deux doigts. La sensation devient extrêmement intense, mais impossible de tenir plus que quelques secondes.
Cela vaut peut être la peine que je me muscle sérieusement, songeai-je, perdue dans mes pensées au moment où mon cher époux laisse tomber la dégustation de mon vagin pour s’attaquer à mon bouton.
Oh, le vache… Mon clito… Oh, oui… Qu’est-ce qu’il est devenu sensible…
Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps, pensais-je en réprimant des petits spasmes de jouissance qui reviennent de suite avec une intensité accrue.
C’en est trop. J’abandonne toute résistance, je ferme les yeux, je renonce à ma pipe, impossible de faire ça tant qu’il me fait un truc pareil, je me laisse aller, je m’abandonne au tremblement de terre qui s’annonce, un truc de ouf qui va dépasser de deux crans sur l’échelle de Richter ma petite jouissance solitaire d’hier soir. Je me cramponne au pénis de mon mari, j’aime le toucher quelque part quand je jouis, je me laisse porter par la vague.
Je pousse un long feulement de plaisir quand elle déferle… Un orgasme inhabituel… Je sens mon anus participer activement à la fête, se contracter avec force sur les doigts qui l’envahissent.
Punaise… C’est vrai, ce doit être top d’arriver à jouir uniquement par sodomie.
Sur cette considération, je reprends mes esprits. Il est temps de rendre la politesse à mon cher époux. Je l’enfourne dans ma bouche. Vu ma position en 69, il est à l’envers, je n’ai pas son frein si sensible sous la langue. Cela va être plus compliqué et plus long. C’est vrai, je n’ai pas trop d’expérience, Monsieur le coach, alors je vais lui turlutter goulûment son engin, comme je peux. Faute de technique bien rodée, je vais me montrer inventive, attentionnée, agaçante, douce, sûrement maladroite par moment, mais je vais y arriver.
- — Chéri ?
- — Oui ?
- — Tu aimerais que je me muscle le vagin ?
- — Génial, tu commences quand ?
- — Dès que j’aurai fini de te vider les couilles.
- — Chéri ?
- — Oui ?
- — Quand je te vois bander aussi dur, cela me fait couler la chatte. C’est un réflexe pavlovien. Tu vas pouvoir encore te régaler…
- — Pourquoi tu parles tout le temps, au lieu d’agir ?
Il a raison, si je parle, je ne peux pas le sucer. Allons-y franchement. Je presse, je pompe à toute vitesse, j’aspire entre mes lèvres, je lèche… Quand je ne pourrai plus retarder l’explosion, je le sortirai de ma bouche pour contempler mon œuvre, puis je le serrerai dans ma main avec force en tirant la peau vers le bas, la tendant jusqu’à la rupture pour dégager à fond son champignon violacé gonflé de sang. J’obtiendrai alors un geyser blanc que je recevrai sur le visage ou sur ma poitrine.
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