Histoire Coquines - Le grand départ
C’était la première fois ! première fois que je partais seule à l’aventure. Oh, j’avais déjà voyagé, bien sûr, et sur plus d’un continent. Mais c’était la première fois que je m’embarquais seule sur un vol transatlantique. J’avais vingt et un ans. L’année précédente, j’avais fait un voyage en Europe de l’Est avec des amis et c’est pendant ce voyage que je l’avais rencontré : il était grand, cheveux bruns, yeux bleus, pas une beauté classique mais son air gauche et son accent incompréhensible lui donnaient un très grand charme à mes yeux. Pendant ce voyage, il avait un peu changé son itinéraire afin de nous suivre et nous étions devenus proches, allant faire des tours au milieu de la nuit dans les rues éclairées par le soleil de minuit. Malgré le grand désir que je ressentais pour lui, je n’avais rien montré parce que je savais bien qu’il était avec une fille depuis quelques années et je l’estimais trop pour faire quoi que ce soit contre son bonheur. Lorsque, six mois plus tard, je lui parlai du projet que de refaire un voyage à la fin du printemps, il me pressa d’aller le visiter. Il insista si bien que je fixai mon itinéraire : Londres, Belfast (où je passerais quelques jours chez lui), République d’Irlande. Il vivait toujours chez ses parents avec son frère. J’hésitais donc à accepter son invitation, mais encore une fois, il insista si bien que je finis par accepter.
Alors me voilà, seule à l’aéroport de Montréal à attendre mon vol pour Londres. J’étais tellement nerveuse. Soudainement, je me mettais à douter de tout : et si je me perdais, et si j’étais incapable de comprendre qui que ce soit, et si je manquais mon vol, et si Colm était un activiste protestant qui ne voulait que me faire du mal, à moi pauvre petite catholique. Je remettais tout en questions et en voulais à ma mère de me faire confiance.
« Je ne laisserais jamais ma fille de 20 ans partir seule chez un inconnu !!! » me disais-je, outrée !!!
Mais, à force de raisonner avec moi-même, je parvins à me rassurer, tout juste assez pour embarquer dans l’avion. C’est le premier pas qui coûte le plus, apparemment… Pour me calmer pendant la première heure de vol, je résumai mon itinéraire : d’abord, deux jours d’exploration à Londres. Mon budget était plutôt serré, j’avais décidé de dormir à l’aéroport. Ensuite, je volerais jusqu’à Belfast où Colm viendrait me chercher. Je resterais chez lui pour une semaine et ensuite, je traverserais la frontière pour me lancer à la découverte du pays de la Guinness. Après avoir repassé tout dans le détail plusieurs fois, je me calmai finalement assez pour remarquer mon voisin de droite. J’allais passer les quatre prochaines heures coincée entre un hublot et un rêve ! Il était certainement plus grand que moi puisque ses genoux s’appuyaient inconfortablement sur dossier du siège devant lui. Il avait les cheveux châtains et des yeux apparemment verts. Comme je l’observais, il tourna son regard vers moi et je me sentis fondre.
- — Hi ! I’m Ryan, dit-il en me présentant sa main et en me faisant un sourire qui trouvait parfaitement sa place à cette altitude, entre un nuage floconneux et un coucher de soleil.
- — I’m Sophie, répondis-je en prenant sa main et en tentant de conserver une certaine contenance devant ces dents parfaitement alignées et ces yeux qui me détaillaient.
Je me sentais mouiller au simple contact de sa main avec la mienne. Mon cerveau reprit enfin le contrôle et je réussis à démarrer une conversation avec lui. J’appris qu’il était de Manchester et qu’il revenait d’un voyage au Québec. Il parlait un peu français avec un accent charmant. Après deux heures de conversation, nous agissions comme de vieux amis. Je m’étais appuyée sur son épaule pour avoir une meilleure vue de la minuscule télévision qui diffusait un film plutôt moche lorsqu’il me chuchota à l’oreille :
- — Tu sais que tu es hot ? J’ai toujours eu le fantasy de le faire dans un avion.
À ces mots, je sentis mon entrejambes se liquéfier. Sa main qui se trouvait sur mon épaule descendit lentement et s’empara de mon sein.
- — Your breasts are amazing. I can’t take my eyes off of them.
Je gémis dans son cou alors que ses doigts s’emparaient de mon mamelon qui se battait contre le tissu de mon soutien-gorge. Ce n’était pas la première fois qu’on me complimentait sur ma poitrine. Quand on porte du D, il est difficile de les manquer. Mais c’était la première fois qu’on se montrait aussi hardi envers moi. Je mouillais de plus en plus et je pouvais sentir mon clitoris enfler, résultat direct de sa caresse. En deux secondes, ma décision était prise. Je me tournai légèrement vers lui et lui dis à l’oreille :
- — Je ne me sens pas bien. Je vais à la salle de bain en arrière, dans cinq minutes, viens voir si je vais bien.
Je posai mes lèvres sur les siennes, les agaçant de ma langue et, juste comme la sienne venait se joindre à la mienne, je me levai en tentant d’avoir l’air de quelqu’un qui va vomir dans l’allée à tout moment. Rendue à l’arrière de l’avion, je m’enfermai dans une cabine. Je ne voulais rien faire avant qu’il arrive. J’étais si excitée que j’aurais pu me faire jouir en moins de deux minutes, mais je voulais que ce soit lui qui le fasse. L’attente parut interminable. Finalement, quelqu’un frappa à la porte :
- — Are you OK, hun ?
J’ouvris la porte, tentant d’avoir un air misérable pour les témoins possibles, tout en répondant :
- — I really don’t feel right… (d’un ton le plus pathétique possible).
Je me retirai dans un coin de la cabine et il entra, refermant la porte derrière lui. Il avait une bonne tête de plus que moi et inutile de vous dire qu’il ne nous restait pas beaucoup d’espace pour manœuvrer. Dès qu’il eut poussé le loquet, il m’empoigna par les épaules et me tira à lui, reprenant le baiser où je l’avais laissé. Sans autres cérémonies, il releva mon chandail et délivra ma poitrine.
- — Oh God ! baby, I’ve never seen anything like this, murmura-t-il.
Je sentis sa bouche descendre sur ma gorge et s’emparer d’un de mes mamelons. Mes mains couraient dans ses cheveux, maintenant sa tête contre ma poitrine. Il suçait et léchait avec tant d’attention que je sentais mon ventre se contracter à chaque coup de langue. J’aime bien ce genre d’attentions, mais c’est autre chose que je voulais et nous n’avions pas beaucoup de temps. Je pris donc les choses en main, lui caressant l’entrejambe, où je sentais son sexe déjà dur comme du roc. Je gémis en sentant la taille de ce dernier. Il devait faire environ six pouces, mais j’étais incapable d’en faire le tour avec ma main. Il comprit le message et s’attaqua à la ceinture de mes pantalons pendant que je détachais les siens. Nous nous retrouvâmes bientôt tous deux sans pantalon. Il mit ses mains sur mes fesses et me souleva sur le bord de l’évier. Avant même que je réalise ce qui arrivait, il avait enfoui sa langue dans mon sexe et l’utilisait avec le même savoir-faire que sur mes mamelons. Après avoir fait courir sa langue le long de ma fente quelques fois et sans trop insister, il s’attaqua sans avertissement à mon clitoris. Je parvins tout juste à retenir mon cri tandis que je l’empoignai par les cheveux. Après quelques coups de langue, il se mit à le sucer et je sentis rapidement l’orgasme monter en moi. Je l’arrêtai donc.
- — Babe, I want you to fuck me, please, just fuck the hell out of me ! le suppliai-je.
J’avais un si grand besoin de le sentir à l’intérieur de moi. Il ne se fit pas prier. Il ramassa ses jeans par terre et fouilla dans une des poches pour un sortir un préservatif qu’il mit sans attendre. Puis il se positionna entre mes jambes, empoigna son sexe et le plaça à l’entrée du mien. Mes hanches se soulevèrent pour l’avoir plus vite à l’intérieur de moi. Je le sentis lentement étirer les parois de mon sexe pendant qu’il m’embrassait, massant ma langue de la sienne et étouffant ainsi mes gémissements. Finalement, il fut complètement à l’intérieur de moi. Je ne m’étais jamais sentie aussi remplie. Son sexe étirait le mien comme jamais. Lentement, il se mit à bouger. À chaque retour de son sexe dans le mien, je ne pouvais empêcher un soupir de franchir mes lèvres, tentant de retenir mes gémissements. Ses mouvements étaient de plus en plus rapides et nos respirations s’emballaient. Une de ses mains descendit entre nous deux et il se mit à pincer mon clitoris entre ses doigts. Je n’en pouvais plus, je devais absolument retenir mes cris alors que je sentais la jouissance monter en moi. Puis tout à coup, la vague m’emporta, mon corps entier se contracta alors que je sentais ma jouissance éclabousser mes cuisses et son bas-ventre. Je contractai mes muscles vaginaux le plus fort possible et ce fut au tour de Ryan de jouir en gémissant dans mon cou.
Après quelques secondes appuyés l’un sur l’autre, nous nous sommes nettoyés et avons remis nos vêtements avant de sortir. Une odeur de sexe emplissait la cabine. Nous sommes sortis en tentant de retenir nos sourires. Une fois à nos places, l’hôtesse vint me demander avec un air inquiet si j’allais mieux.
- — Oh oui, beaucoup mieux, merci ! lui répondis-je avec un sourire.
Ryan passa son bras autour de mes épaules et nous avons dormi pour les deux heures qui restaient à notre vol. En arrivant à l’aéroport, nous avons échangé nos adresses courriel et nous nous sommes séparés en nous promettant de reprendre l’avion un jour ensemble.
En débarquant de la navette pour Londres, je regardai partout autour de moi, respirant profondément. Il était cinq heures du matin et Londres s’éveillait. Finalement, ce n’était pas une mauvaise idée ce voyage. J’espérais que les premières heures seraient représentatives du reste…
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