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Histoire Coquines - Une gifle magistrale

Ecrit par petitlapinou publié le 5/01/2008 à 15:43

À Phil…
Sans doute raconterai-je ici comment un jour j’ai eu la révélation de ma nature dominatrice. Sans doute raconterai-je ici mes premières dominations ou certaines des folles soirées organisées par le cercle SM ! Mais aujourd’hui j’ai envie de parler d’autre chose. Parce qu’à la longue toutes ces séances de donjon, avec les esclaves qu’on attache, qu’on dresse, pour nous ce n’est jamais pareil, mais pour le lecteur ça peut devenir lassant.
De cette soirée, je n’ai conservé que deux souvenirs, le premier c’est la date, puisque le thème en était halloween, le second c’est.
Mais patience l’histoire commence maintenant


Ces soirées m’embêtaient un petit peu, trop de monde, trop de gens différents et surtout trop de gens bizarres, mais cela faisait tellement plaisir à Clara. Je m’étais habillée d’une tenue qui me laissait quasiment le torse nu, des lanières en cuir noir étant censées figurer un soutien-gorge qui ne soutenait rien du tout. À l’époque ma poitrine était moins volumineuse qu’à présent et je n’avais pas encore mes piercings, mes amis la trouvaient belle et je ne m’en plaignais pas ! Comme je ne me plaignais pas non plus des regards appuyés qu’elle provoquait dans l’assistance !
L’incident survint alors, il fut très bref ! Deux mains se posent sur mes seins et veulent commencer à les peloter. Il se croit où, celui-là ? Au Club Med ? Ma réaction fut instinctive, je balançai à l’intrus une gifle magistrale qui l’envoya voir ailleurs.

  • — Tu as eu tort, me dit Clara, ce qu’il aurait fallu lui donner, c’est un bon coup de pied dans les couilles, il ne fallait pas le gifler, il reviendra.

Elle ne croyait pas si bien dire. Mais les choses ne se passèrent pas du tout comme elle l’imaginait. Je n’ai pas revu l’olibrius de la soirée, sans doute était-il occupé dans son coin, pour ma part j’étais occupée dans le mien. C’est quelques jours après que je reçus un étrange coup de téléphone :

  • — Bonjour, je vous appelle de la part de Corinne…

Il faudra un jour que je dise à Corinne d’arrêter de refiler mon numéro à tout le monde…

  • — Je suis le jeune homme que vous avez giflé l’autre jour ! Vous allez me trouver follement téméraire, mais je souhaiterais vous revoir.

Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas raccroché.

  • — Ah bon ! Parce que vous voulez encore des baffes !
  • — Oui, tout à fait ! Cette gifle m’a terriblement excité ! Et Corinne m’a dit que vous accepteriez de faire des dominations sur des scénarios qu’on vous soumettrait.

Elle parle décidément trop, la Corinne.
Je ne sais pas pourquoi, je ne l’ai pas envoyé paître.

  • — Et vous pouvez venir quand ?
  • — Je ne sais pas, moi, dans une demi-heure !
  • — Alors dépêche-toi !

Et je lui donnai l’adresse ! En l’attendant, je modifiai ma tenue, me dénudant complètement la poitrine, pour ensuite me couvrir d’un corsage super transparent, qu’en plus je laissai ouvert. Le type arriva, ponctuel. L’ayant à peine aperçu, l’autre soir, je ne le reconnus évidemment pas !

  • — Je suis Phil.
  • — Silence ! Tu vas commencer par te mettre à poil, ensuite tu te mettras à genoux, et ensuite peut-être on discutera.
  • — Mais, je… j’avais apporté.
  • — Oui je sais, tu as apporté un scénario, mais ça m’étonnerait qu’en l’écrivant, tu aies indiqué que tu devrais rester habillé !
  • — Je suis obligé ?
  • — Non ! Tu peux aussi repartir !

Le type alors se déshabilla, il était assez frêle, fragile même, ses traits étaient délicats, presque efféminés. Tous les poils de son corps, à l’exception toutefois de la toison pubienne, avaient été consciencieusement épilés.

  • — À genoux !

Il s’exécuta sans broncher. J’adorais ce genre de situation. Le type peu habitué aux rituels des dominations, qui arrive avec son scénario dans la tête et qui se figure que ça va se passer sans problème… Eh bien, non ! C’est moi, la maîtresse, c’est moi qui dirige les opérations. Son scénario, c’est si je veux, quand je veux et comme je veux ! Mes esclaves sont mes jouets, je les veux dociles et disponibles ! Mais les choses ne sont pas si simples, une domination réussie est une domination où le soumis aura envie de revenir. Et ce point n’est jamais gagné d’avance !

  • — Bon relève-toi !

Il se relève et aussitôt je le gifle, en dosant le coup.

  • — On dit « Oui, Maîtresse ! »
  • — Oui, Maîtresse !
  • — Tu vas mettre les mains derrière ton dos, et tu ne les bouges plus.
  • — C’est que.
  • — C’est que quoi ?
  • — Oui, maîtresse !
  • — Bon, je vais te faire plaisir, regarde.

Et tout en parlant, j’ôte mon chemisier, libérant ma poitrine, je sens qu’il n’en peut plus, le pauvre.

  • — Alors ? Elle est comment, ma poitrine ?
  • — Magnifique, maîtresse !
  • — Alors baisse la tête et regarde-la !

Le pauvre bandait comme un sapeur rien qu’en matant mes nichons. J’en éprouvai une certaine fierté !

  • — Alors, c’est quoi, ton scénario ?
  • — Ben.
  • — Ben quoi ? Tu l’as perdu en route ?
  • — Non ! J’aurais voulu vous tripoter les nichons, et vous m’auriez giflé jusqu’à ce que je sois obligé d’arrêter, et après, en punition, j’aurais eu droit à une fessée !

Voilà qui avait le mérite d’être simple et de sortir de l’ordinaire

  • — Et tu crois que je vais accepter cela ?
  • — Je suis venu pour cela, maîtresse !
  • — Bon, vas-y !

Il n’y croyait plus, il s’empare sauvagement de mes seins, et les pelote, les caresse, les malaxe, je le laisse faire un moment, cela a l’air de le surprendre, et puis j’y vais, je dose mes gifles, il ne faut quand même pas qu’il s’arrête à la première. C’est un jeu, son visage devient tout rouge, il me pelote toujours, il s’enhardit même et attaque mes tétons, le voici qui baisse la tête pour essayer de me les sucer ! J’augmente la force de mes gifles, il résiste à une gifle, à deux, à trois, à quatre, pas à la cinquième, il est vaincu et n’insiste plus ! Alors il se tourne et m’offre son petit cul ! J’attends un petit peu, je ne suis pas pressée ! Et soudain je tape, je tape de plus en plus fort, mais ce type encaisse bien, j’essaie de taper plus fort, mais je me fais mal aux mains, à ce stade, normalement, je ne continue plus, je prends un instrument, souvent un martinet ! Je le lui dis !

  • — Non je n’aime pas les instruments !
  • — Tu as essayé, au moins ?
  • — J’ai essayé le martinet, ça me fait trop mal !
  • — Parce que ça cingle, mais j’ai quelque chose qui ne cingle pas !
  • — Non ! Maîtresse ! Je voudrais…
  • — Dis donc ! Ça te plairait de revenir ?
  • — Bien sûr !
  • — Alors tu te tais !

J’allai chercher une brosse à cheveux, le genre grand modèle avec plein de piquants.

  • — Rassure-toi, je vais me servir du côté plat !
  • — Non !
  • — Mais tu vas te taire un petit peu !

Je commençai à taper, sans trop forcer !

  • — Alors, c’est comment ?
  • — C’est pas mal du tout !

Du coup je m’arrêtai et attendis sa réaction !

  • — Je, je crois que j’en veux bien encore !
  • — Tu ne crois pas que tu exagères ? Ce sera pour la prochaine fois. Mais tu as vu comme tu bandes, tu veux jouir comment ?
  • — C’est que j’avais envisagé une suite.
  • — La prochaine fois, la suite, je n’ai pas que toi à m’occuper.
  • — Maîtresse, laissez-moi vous parler juste trente secondes et après je ferai ce que vous voudrez, et si vous voulez que je parte, je partirai.
  • — Bon, trente secondes, pas une de plus !
  • — J’ai un copain qui m’attend dans la voiture en bas ! Il serait ravi que vous lui fassiez subir le même sort qu’à moi.

J’avoue que je ne m’attendais pas à ce genre de chose !

  • — Tu le connais depuis quand, ton copain ?
  • — Depuis dix ans, c’est un ami d’enfance, un type formidable, super intelligent, plein d’esprit, un joyeux luron, mais il est super complexé et trop timide.
  • — Et il a les mêmes fantasmes que toi ?
  • — Souvent, nos fantasmes, on les bâtit ensemble, en parlant.
  • — Vous vous excitez en vous racontant des histoires de cul ?
  • — Oui, des fois !
  • — Et vous avez fait des choses ensemble ?
  • — Euh.
  • — C’est quoi « Euh », c’est oui ou c’est non ?
  • — Des petits trucs !
  • — C’est quoi des petits trucs ?
  • — Des branlettes !
  • — Des branlettes, pas de pipes ?
  • — Si deux ou trois fois !
  • — Et vous ne vous êtes jamais enculés ?
  • — Non !
  • — Ça ne te plairait pas ?
  • — Si !
  • — Et pourquoi tu ne fais pas ?
  • — Je n’ose pas lui en parler !
  • — Ah bon ! Dis-lui de monter !
  • — Maîtresse ! s’il te plaît
  • — Quoi ?
  • — Oblige-nous à le faire !
  • — C’était bien mon intention !

Voir deux mecs faire l’amour était l’un de mes fantasmes, j’avais déjà vu des types se faire des trucs, dans les soirées SM, mais il s’agissait de mecs complètement bodybuildés à moustaches qui ne m’excitaient guère. Certaines dominatrices s’amusaient à contraindre des soumis à avoir des relations sexuelles forcées, ce n’était pas non plus mon trip. Non, ce qu’il me fallait, c’est deux hommes presque ordinaires, et là, j’en avais l’occasion. Les conseils de Clara me revenaient à l’esprit :

  • — Ne monte jamais deux hommes ensemble : contre un homme, tu pourras toujours te défendre, contre deux, c’est impossible.

Mais non, je ne risquais rien.

Ça y est l’autre était là, maintenant. Phil ne m’avait pas dit qu’il était aussi laid, binoclard, trapu, bedonnant, le visage balayé d’un rictus ridicule, la peau constellée de défauts divers, berck, berck, mais je me devais de faire bonne figure maintenant !

  • — À poil !

Éric (il s’appelait Éric) ne se fit pas prier. À poil, il passait mieux, moins frêle que son copain, et mieux monté, mais comme l’autre il était presque entièrement épilé ! Je décidai de jouer le jeu, mais d’aller plus vite !

  • — Vas-y tripote-moi les seins

Éric était beaucoup plus délicat que Phil, en me tripotant les seins, j’avais l’impression qu’il découvrait quelque chose. J’appris beaucoup plus tard que c’était en fait une vraie découverte. J’étais son premier contact féminin ! J’hésitai un instant à gifler ce visage si ingrat, mais après tout, il était venu pour cela, et il eut sa dose de baffes. Moins résistant que son ami, il ne tarda pas à me tendre son postérieur, que j’attaquai directement à la brosse, sans que cela ait l’air de le gêner.

  • — Maintenant sucez-vous !

Les deux types étaient tellement excités qu’ils roulèrent par terre en se suçant mutuellement. En quelques brèves minutes, ils parvinrent à la jouissance.

  • — La prochaine fois, vous vous enculerez !
  • — Oui, maîtresse ! me répondit Phil.

J’étais, quant à moi, mouillée d’excitation, l’envie de me masturber me tenaillait.

  • — Viens me lécher.
  • — Qui, moi ? !
  • — Oui, toi !

Le pauvre Éric n’avait jamais fait cela de sa vie, il faisait ce qu’il pouvait, mais manquait cruellement d’expérience, je pris le parti d’être gentille.

  • — Tu suces très bien, mais maintenant, c’est le tour de ton copain.

Ce n’était pas l’extase absolue, mais au moins Phil savait ce qu’il faisait et parvint à me faire jouir rapidement ! Je pris congé de ces deux zouaves.
Il me fallait maintenant faire deux choses : téléphoner à Corinne, pour lui dire d’arrêter de donner mon téléphone à tout le monde ! Et téléphoner à Clara, pour lui raconter tout cela, ensuite lui dire de venir et de passer ensemble une bonne soirée complice. Mais les choses ne se passent jamais comme on les prévoit ! J’entends encore Clara me dire :

  • — Une dominatrice ne fait pas cela !

Ça veut dire quoi, ce genre de phrase ! Je suis libre ! Je fais ce que je veux, il n’y a pas plus de vraie dominatrice que de vraie pizza ou de vrai couscous ! J’ai raccroché !

  • — Allô, Corinne !
  • — Bonsoir, Chanette !
  • — Je ne te remercierai jamais assez d’avoir donné mon téléphone à Phil, j’ai passé avec lui un super moment !
  • — Sans déconner ?!
  • — Viens me rejoindre, je suis toute excitée, je vais te raconter tout, et si après je suis encore excitée, tu en profiteras !
  • — J’arrive !

J’ai souvent revu Phil, il est devenu mon compagnon, puis mon mari. En aurait-il été autrement si, ce fameux jour d’Halloween, je lui avais botté les couilles, au lieu de cette gifle magistrale ?

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Histoire Coquines - Journal intime

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 10:30

Voilà maintenant un certain temps que je suis là. Dans le noir. Je ne saurais dire combien de temps, certainement des années. J’ai perdu la notion du temps. Je ne cherche même plus à savoir. Je me suis adapté. Il paraît que si on lui laisse le temps, l’être humain s’habitue à tout. C’est ce qui a dû se passer avec moi. Je me suis habitué à cette cave sombre, humide, où je ne sens même plus le froid. Je me suis habitué à ce lit, enfin, à ce sommier et à cette couette qui me servent de lit. J’ai oublié ce qu’était un vrai lit.
Le temps passe vite. J’entends parfois des éclats de voix, en haut, en haut des marches où je guette, l’oreille collée à la porte. Surtout, je guette votre voix, maîtresse. Si vous saviez comme je vous aime, comme chacune de vos visites me comble de bonheur pour des semaines. Je vous aime, maîtresse. Vous êtes l’oxygène que je respire, l’eau que je bois, la nourriture que je mange. J’ai besoin de vous pour survivre. J’aime tant vous faire plaisir, maîtresse. Vous ordonnez, j’exécute. Dès que j’entends la clé dans la serrure, mon cœur s’accélère.
Cela fait longtemps que je couche mes pensées sur ce journal intime, ce petit cahier de brouillon que j’ai trouvé par terre, entre deux cartons vides. J’ai peur qu’un jour, mon stylo n’ait plus d’encre et que je ne puisse plus écrire. C’est ma hantise. J’aimerais parfois vous offrir ce cahier, pour que vous sachiez comme je vous aime, maîtresse. Mais je n’ose pas.
L’autre nuit, je dormais profondément lorsque j’ai entendu la clé dans la serrure. La porte s’est ouverte et vous êtes descendue lentement, telle une apparition divine. Oh ! Que vous étiez belle. Vous étiez toute vêtue de noir, pantalon et pull, les cheveux détachés. Une véritable déesse. Ma déesse. J’ai compris en voyant votre regard quelle envie vous aviez à ce moment précis. Vite, je suis sorti de mon lit pour vous laisser la place. Sans même un mot, vous avez baissé votre pantalon et votre culotte. Et vous vous êtes installée à quatre pattes sur mon matelas, me tendant votre si adorable cul.
Dieu que c’était bon ! J’ai passé ma langue sur vos fesses, vous écoutant gémir, puis je l’ai pointée sur votre petit trou délicat, ravi de sa saveur.

  • — Lèche.

Un ordre réjouissant. Que j’ai exécuté avec ardeur, jusqu’à ce que vous ne puissiez retenir de petits cris aigus qui m’amenèrent au summum de l’excitation. J’aurais pu passer des heures ainsi, à vous prodiguer cette caresse.
Oh ! maîtresse, comme j’aurais aimé que vous m’ordonniez de vous sodomiser. J’étais fin prêt. Mais après votre orgasme, vous vous êtes relevée et rhabillée sans un mot ni un regard. Je vous ai regardée monter, en silence, le sexe tendu à mort dans mon caleçon. Lorsque la porte s’est refermée, une plainte sourde me monta à la gorge. Une minute plus tard, six jets de sperme épais venaient s’échouer sur mon ventre.

oooOOOooo

Je me souviens à peine de ma vie avant. Qui étais-je ? Un mec ordinaire, un homme de main à la solde du parrain d’une triade locale, dont j’ai oublié le nom. Ce que je n’oublierai jamais, c’est le jour où, suite à la mort de votre père, si je me souviens bien, qui était un de nos rivaux, vous avez pris le pouvoir. Oh, maîtresse ! Quel jour ! Vous avez pris la tête de la triade, et avez entrepris de vous débarrasser de vos ennemis un par un. Je me souviens que mon patron chiait dans son froc. Personne n’osait se moquer de vous. Une femme à la tête d’une triade ! C’était de l’inédit !
Ce qui était inédit, c’est la fureur avec laquelle vous les avez éliminés. Quelle rage ! Quelle cruauté ! Quelle inventivité ! Je me souviens quand vos hommes et vous avez débarqué dans le bureau de mon chef. Nous n’avions pas eu le temps de fuir. Vos hommes ont tué mes collègues. Il ne restait plus que lui et moi. Et là, sous mes yeux… Ce que vous lui avez fait ! Oh, maîtresse ! Comme je vous aime ! Quelle patience ! Quelle barbarie ! Que vous étiez belle ! Le visage rouge, les yeux exorbités, recouverte de sang, tailladant sa chair avec ce rasoir, vous hurliez, vous baviez comme une bête en rut. Je bandais si fort, recroquevillé dans mon coin ! J’avais si peur, mais en même temps, je vous désirais si fort ! Comme j’aurais aimé vous prendre, là, nue sur le sol, devant vos hommes, avec le cadavre encore chaud de mon patron ! J’aurais aimé téter vos seins, boire votre cyprine, lécher vos fesses, m’enfoncer en vous ! Comme j’aurais aimé !
Je n’oublierai jamais ce moment où vos yeux se sont posés sur moi. Je me suis jeté à vos pieds en implorant grâce, j’ai même été jusqu’à embrasser vos chaussures pleines de sang. Vos pieds, dans ces escarpins, étaient ravissants. Le contact de ma bouche sur vos chevilles vous a fait frissonner, je l’ai senti.

  • — Maîtresse ! ai-je hurlé. Gardez-moi près de vous ! Faites de moi votre esclave, maîtresse, je vous en conjure !

Deux de vos hommes ont ri. Vous vous êtes retournée vers eux et vous les avez tués avec votre arme. C’est à ce moment-là que je n’ai pas su me contenir, je me suis relevé, je vous ai pris dans mes bras, et j’ai soulevé votre t-shirt imbibé de sang, oh maîtresse, et là, j’ai pu admirer votre poitrine ferme, ronde, ce trésor de perfection prisonnier d’un soutien-gorge, que je me suis hâté de défaire. Aussi goulûment que possible, j’ai tété vos seins, j’ai passé ma langue dessus, je les ai aspirés, dévorés comme un enragé. Vos hommes, bouches bées, vous regardaient. Je me souviens de vos gémissements, je sentais votre cœur battre la chamade. C’était si bon ! Notre union venait d’être scellée.
Dans la voiture qui nous a ramenés, nous étions à l’arrière, le chauffeur conduisait sans piper mot, et l’homme assis à côté nous regardait dans le rétroviseur. Je voyais la jalousie dans son regard.

oooOOOooo

Mais c’était il y a longtemps, ça. Très longtemps. Je ne sors qu’une fois par jour, le matin, pour me doucher. On m’apporte mes repas trois fois par jour. Quand j’ai besoin d’aller aux wc, je toque deux grands coups à la porte. Vos hommes semblent indifférents à ma présence. Ils se sont habitués. Je crois qu’ils ne font plus attention à moi. Il y a Jung, que j’aime bien, il a l’air d’un homme calme, avec ses lunettes et ses tenues impeccables. Il est gentil. Quand je suis là, planté dans la cuisine à vous contempler, maîtresse, il me sourit, mais pas avec pitié, comme certains, juste un sourire sans arrière-pensée, un sourire sincère.
Je vous aime, Maîtresse. J’aime tout votre être. Votre beauté, vos grands yeux noirs, votre corps, votre sourire. J’aime le goût savoureux qu’ont vos seins. J’aime les délicieux effluves qui s’échappent de votre sexe lorsque je le caresse. J’aime vos pensées, vos tenues, j’aime tout. J’aime la sauvagerie dont vous faites preuve. J’aime lécher la sueur qui s’écoule de vos pores. J’aime votre odeur. J’adore renifler vos cheveux. J’aime lécher la nourriture que vous mettez sur votre corps. J’adore téter vos seins lorsque vous déposez un peu de confiture sur les mamelons. Oh Maîtresse, que je vous aime ! Je ferai tout ce que vous me dites de faire.
Parfois, vous êtes fâchée, contrariée ou préoccupée. Vous venez alors me voir, dans la cave. Parfois, vous vous asseyez au bord des marches et vous ne dites rien. Je m’installe près de vous et je vous prends dans mes bras, je vous serre contre moi, comme un mari serrerait sa femme contre lui. Je vous caresse le visage, lentement, pour vous apaiser. Une fois, vous vous êtes endormie. C’était merveilleux. Je n’oublierai jamais ce souvenir.
D’autres fois, vous êtes si enragée que vous tournez en rond comme une panthère dans une cage. Lorsque c’est comme ça, je reste allongé sur mon lit, à vous contempler, cherchant ce qui vous enrage autant. Si la colère vous consume à un tel point que vous vous mettez à hurler de rage, je sais quoi faire. Une fois, vous étiez si folle de rage que vous vous êtes jetée sur moi pour me bourrer de coups de pieds. Trois côtes cassées. C’était terrifiant. J’avais peur, mais en même temps, mon amour pour vous s’amplifiait à chacun de vos coups.

  • — Salopard ! hurliez-vous. De quel droit osez-vous me tenir tête ?? De quel droit ???

Je n’ai jamais su de quoi vous parliez. Vous êtes remontée sans un regard pour moi, alors que j’étais presque évanoui.
Parfois, vous êtes de très bonne humeur, et vous me laissez passer la journée à vos côtés, dans la maison. Je vous suis comme votre ombre.

Je reste à vos côtés. Vous vous installez dans votre fauteuil, face à votre ordinateur. Il n’y a que vous et moi dans la pièce, dans ce grand bureau confortable et douillet. Vous ôtez vos chaussures et vous laissez vos adorables pieds à l’air libre. Je m’installe à genoux près de vous, je prends vos pieds dans mes mains, je les masse délicatement, je les effleure de mes doigts, comme vous aimez. Je vous regarde parfois, je vous vois vous mordre les lèvres, concentrée sur votre écran. À ce moment, je me baisse pour vous lécher les pieds, des mollets à la plante, avant de sucer tendrement vos orteils un par un, vous arrachant des frissons. Que c’est bon, maîtresse. Vos pieds sont les plus doux du monde. Une perfection dont je suis le seul à profiter.
Vous êtes la plus belle femme de Hong Kong, non, du monde. Personne ne peut vous arriver à la cheville.
Cela doit être dur, de gérer un gang entier. De se faire respecter. Peut-être avez-vous besoin de moi pour vous détendre. Pour vous évader. J’espère ne jamais vous décevoir. Je ferai tout mon possible.
Parfois je fais des cauchemars. Je rêve que des flics ou des ennemis vous encerclent, maîtresse. Et vous tombez sous leurs coups de feu. Vous gisez sur le sol, morte, criblée de balles, votre beau visage inerte à jamais. Lorsque je me réveille, je hurle de désespoir. Un monde sans vous, j’espère ne jamais le connaître. Je préfère mourir.
L’autre nuit, je ne trouvais pas le sommeil. Je suis remonté et j’ai constaté, à ma grande surprise, que ma porte était ouverte ! Je suis resté un moment pensif, à hésiter sortir. J’avais un peu faim. J’ai finalement passé la tête dans le couloir, il n’y avait personne. Parfois, vos hommes sont dans la cuisine, à jouer aux cartes et à fumer. Quand Jung est là, il me prépare un petit thé avec des petits gâteaux. Vraiment, je l’aime bien. Mais cette nuit-là, personne. J’ai arpenté les couloirs, silencieux comme un fantôme. Il n’y avait pas un bruit, et la cuisine était silencieuse. J’ai pris un peu de lait dans le frigo et un reste de fromage.
Et là, j’ai entendu un bruit. L’oreille tendue, j’ai cherché d’où il pouvait venir. J’ai remonté le couloir, cela ne venait pas du salon, qui était désert lui aussi. Quand je suis parvenu à l’escalier, j’ai hésité. Je n’avais rien à faire là. Le bruit recommença, un peu plus fort. Un gémissement. On aurait dit votre voix, maîtresse. Pardonnez-moi, mais la curiosité a été la plus forte.
J’ai monté l’escalier en silence, sur la pointe des pieds pour ne pas faire craquer les vieilles marches usées. Le cœur battant, je crois que j’avais peur, non pas de votre réaction, car celle-ci est toujours appropriée, mais j’avais peur de ce que j’allais voir. Une sorte de pressentiment s’insinuait en moi au fur et à mesure de ma progression.
Je suis resté un moment dans le couloir, craignant de plus en plus d’avancer. Néanmoins, la curiosité fut la plus forte. Je collai l’oreille sur votre porte, les yeux clos, priant pour ne pas entendre…

  • — Hmm…

Votre voix, oh, ma déesse ! Rien qu’à l’entendre, je sentis le sang bouillonner dans mes veines. Ne pouvant me contenir, j’ai mis ma main dans mon caleçon pour m’emparer de mon sexe durcissant.

  • — Ahh…

Et je l’ai retirée.
Une voix d’homme.
Diverses émotions sont passées en moi : la surprise, la peur, la colère… Je sentis quelque chose se passer en moi, quelque chose d’énorme qui me comprimait la poitrine, une sorte de décharge électrique traversa mon corps…

  • — Ahhhh !!! hurlai-je.

Je me lançai de toutes mes forces contre la porte de votre chambre. Elle céda presque tout de suite, et emporté par ma force, je déboulai en plein dans la pièce. Et ce que je vis me glaça le sang. Vous, maîtresse. Ma passion, ma raison de vivre ! Nue, dans ce lit, à quatre pattes, le nez dans l’oreiller ! Et ce type, ce merdeux, ce déchet à forme humaine en train s’enfoncer en vous à toute allure ! Il osait vous toucher ! Il osait toucher votre peau, respirer votre odeur ! Il osait ! IL OSAIT !!!!
Il a jeté vers moi un regard étonné. Vous, vous m’avez regardé sans émotion. Vos grands yeux dans les miens.

  • — Non !!! hurlai-je en me précipitant vers lui.
  • — Putain, mais c’est quoi ce taré ! a-t-il crié, visiblement très surpris.
  • — Je t’interdis de la toucher ! Jamais ! Personne ! Personne !!! Non ! Non ! Jamais !!

Je ne me souviens pas bien de la suite, maîtresse. De vagues images. Je me souviens du sang sur mes mains, de la chaleur de sa chair… Mais c’est tout.
Quand j’ai repris mes esprits, mes mains étaient gluantes de sang, et lui n’était plus en un seul morceau. La chose dont je me souviens, c’est votre regard. Cette admiration. Je me suis jeté à vos pieds, alors que vous étiez encore nue, couverte de sueur, et je vous ai suppliée :

  • — Maîtresse, pitié, je ne le supporterai pas ! Plus jamais !

Vos mains ont glissé dans mes cheveux.

  • — Par pitié, maîtresse, par pitié. S’il vous plaît.

Sans un mot, vous m’avez fait relever, et vous m’avez balancé sur le lit. Et vous vous êtes jetée sur moi, dans mes bras, nos deux corps collés l’un contre l’autre, souillés de sang et de sueur. J’ai embrassé votre front, votre nez, vos joues, j’ai glissé ma langue dans votre bouche, j’ai léché vos lèvres, oh maîtresse, que c’était bon ! Vous aussi, vous m’embrassiez. Des coups ont retenti à la porte, sans doute vos hommes, affolés par les cris de l’autre tas de merde.

  • — Madame ! Madame ! Tout va bien ! Madame ?
  • — La ferme ! avez-vous hurlé. Tirez-vous !

Sans perdre une seconde, j’ai baissé ma tête et vous vous êtes redressée pour que votre merveilleuse poitrine se trouve devant mon visage. Comme si ma vie en dépendait, j’ai tété vos mamelons frénétiquement, je les ai aspirés, mordillés, léchés comme un fou, sentant votre souffle s’accélérer, vos gémissements devenir de plus en plus intenses.

  • — Il vous l’a fait, ça ? vous demandai-je.

Vous m’avez giflé de toutes vos forces. La passion me consumait littéralement. Je vous ai prise dans mes bras, ma bouche toujours collée à vos seins, et je vous ai retournée dans le lit pour me retrouver au-dessus de vous. Mes mains sont descendues sur votre ventre, et vous avez immédiatement ouvert les cuisses. Sans cesser une seule seconde de vous dévorer les seins, j’ai enfoncé trois doigts en vous, dans votre sexe humide et brûlant, que ce salaud avait souillé.

  • — Et ça, il l’a fait ? vous demandai-je, craignant à la fois la réponse et la désirant.

Encore une baffe, cinglante, la douleur me mit les larmes aux yeux. Mais mon érection devint encore plus forte.

  • — Il m’a tout fait, m’avez-vous dit enfin, plantant votre regard dans le mien. Tout, tu m’entends !
  • — Espèce de pute… Espèce de Pute ! vous ai-je hurlé en plein visage.

Oh maîtresse comme je m’en veux maintenant. Mais sur le moment, je n’ai plus su me contenir. Je ne sais comment ma tête s’est retrouvée entre vos cuisses, mais ma langue a vite trouvé le travail qu’elle avait à faire. Vous étiez brûlante, maîtresse, si brûlante ! Il ne m’a fallu que quelques coups de langue sur votre clitoris pour vous faire jouir. Vous m’avez tiré par les cheveux en hurlant.

  • — Oui ! Oui ! Oui ! Ahh c’est bon !! Oui !!!

Vos cris résonnent encore dans mes oreilles. La colère et le désir se mélangeaient en moi. Je ne savais plus quoi penser. Mais je savais quoi faire. Notre relation venait de franchir un cap, un cap important. J’ai glissé ma langue en vous, partout où je pouvais le faire, de vos lèvres en passant par le creux de vos cuisses, pour finir sur votre anus.

  • — Oui… Hmm !

Vous m’avez fait relever la tête pour que je vous regarde.

  • — Tu vas lécher mes fesses, maintenant. Et applique-toi bien.

Je vous ai retournée dans le lit, comme une crêpe, ma langue impatiente se frayant déjà un chemin humide le long de votre dos et dans le bas de vos reins. Oh, Maîtresse, ce que j’aime vous faire ça. C’est si bon. Vos belles petites fesses rondes frémissaient sous ma langue. J’ai passé ma main sous vous pour vous caresser le ventre. J’ai laissé un filet de salive se déposer sur votre anus frémissant, avant de l’embrasser doucement. Tout simplement divin. Lorsque j’ai enfoncé ma langue dedans, tout doucement, je vous ai entendu pousser un long gémissement d’extase.

  • — Oh oui… Mets deux doigts dans mon sexe…

J’ai obéi. Chacun de vos désirs est un ordre, Maîtresse, vous le savez.

  • — Continue comme ça, et dès que tu sens que je vais jouir, tu t’arrêtes et tu m’embrasses les fesses, tout doucement…

C’est ce que j’ai fait. Mes doigts allaient et venaient dans votre sexe, parfois je les ressortais pour les sucer, oh maîtresse, j’aime tellement boire votre nectar. Et quand je sentais que votre corps se cambrait de plus en plus, que votre souffle s’accélérait, que vos cris devenaient plus intenses, je retirais mes doigts, et je déposais de délicats baisers sur vos belles petites fesses.

  • — Oh c’est trop bon… OH vas-y… Oui…

Moi, je n’en pouvais plus, mon sexe était dur, tellement dur qu’il me faisait mal. Je l’ai pris entre mes doigts pour me masturber lentement.

  • — Maîtresse, laissez-moi vous sodomiser, s’il vous plaît, s’il vous plaît !

Vous avez relevé la tête de l’oreiller pour me regarder.

  • — Tu veux mettre ton sexe dans mes fesses ? Hein ?
  • — Oui…
  • — Demande-le-moi.
  • — S’il vous plaît, maîtresse, je vous en prie, j’ai envie…

Pour toute réponse ; vous avez écarté vos fesses de vos mains :

  • — Viens…

Avec un gémissement d’excitation, je me relevai et me plaçai au-dessus de vous, le sexe palpitant dans ma main. Je me suis doucement approché pour poser mon gland sur l’anus plissé et délicat.

  • — Je ne vous fais pas mal ?
  • — Vas-y doucement…

Merde, presque plus d’encre. Oh non. Bon, on se calme. Je vais sûrement trouver un stylo quelque part.
J’en ai pris un dans le salon, tout simplement.
Je remonte quelques lignes plus haut, oh oui maîtresse, alors que j’étais sur le point d’entrer en vous.

Je me souviens encore comme le contact de votre peau m’a électrisé, je me souviens des frissons qui m’ont parcouru l’échine lorsque j’ai doucement enfoncé mon sexe en vous, sentant votre corps se crisper, attentif à vos gémissements, redoutant de vous blesser. Que c’était bon ! Centimètre par centimètre, je me suis introduit en vous, luttant pour calmer les coups sourds de mon cœur dans ma poitrine, essayant de penser à tout sauf à cette chaleur moite qui enserrait mon sexe et qui me donnait envie de hurler.

  • — Oh Maîtresse, oh oui…

Je fermai les yeux en essayant vainement de me contrôler. Lentement, vous vous êtes étendue dans le lit, et je me suis allongé sur vous, toujours enfoncé dans vos petites fesses si divines. Dans les draps trempés de sueur et de sang, nous avons fait l’amour. J’ai emprisonné vos seins dans mes mains, ma bouche collée à votre cou, qu’elle parsemait de tendres baisers amoureux, votre souffle dans l’oreiller, oh Maîtresse, je n’oublierai jamais cet instant. J’ai voulu mourir de plaisir.

  • — Hmm, oui, oui !

De plus en plus vivement, je me suis enfoncé, j’ai imprégné un rythme vite devenu frénétique.

  • — Oui, oui !

J’ai senti l’orgasme arriver du plus profond de mes entrailles. J’ai encore accéléré le rythme, de plus en plus vite, vous faisant presque mal, mais je crois qu’à cet instant vous vous en moquiez. Plus fort, plus vite, je vous ai mordue à l’épaule, vous avez hurlé, plaisir et douleur mêlés, tandis que je vous écrasais contre le lit, de toutes mes forces, comme si je voulais vous faire passer à travers.

  • — Vas-y, oui, oui !!

Tout mon corps se crispa soudain dans un éclair de lumière, et j’ai senti le sperme jaillir hors de moi, dans vos fesses. Secoué par des frissons d’une intensité incroyable, je n’ai pu contenir un cri de plaisir rauque.
Ensuite, vous êtes restée allongée sur votre lit sans rien dire pendant un moment. Moi, je ne savais pas vraiment quoi faire. Vous sembliez épuisée. Je vous ai recouvert avec une partie des draps qui n’étaient pas sales, et j’allais pour partir, quand vous m’avez dit :

  • — Reste un peu.
  • — Oui, Maîtresse, comme vous voulez.

Alors je me suis assis au pied du lit et je vous ai contemplé. Vos yeux étaient rivés au plafond. Le mort commençait à puer un peu. Mais cela ne me dérangeait pas, Maîtresse. Tant que je suis à vos côtés, rien ne me gêne.

  • — C’est comme ça que tu avais imaginé finir ?
  • — Maîtresse, je ne comprends pas.
  • — Petit, tu t’imaginais finir dans une cave, à te considérer comme un esclave ?
  • — Eh bien, je ne sais pas. Petit, ils m’ont enfermé dans un endroit parce que je mettais le feu partout.
  • — Le feu ?
  • — Oui, j’aimais bien.

C’était la première fois que je parlais de mon enfance à quelqu’un, Maîtresse. J’étais heureux que ce soit vous.

  • — Tu crois que je suis contente de faire ça ? Tu crois qu’on m’a laissé le choix ? Quand mon père est mort, je n’ai pas eu le choix. Tu peux me croire, je voulais faire quelque chose de ma vie.

Je n’ai pas su quoi dire.

  • — Diriger tout ça, faire tous ces trafics, ça n’a jamais été mon rêve.

Vos yeux se sont enfin posés sur moi.

  • — Toi, tu es heureux ?
  • — Oui, Maîtresse, je…
  • — Oh, arrête avec ça ! Je ne suis pas ta maîtresse !

Mon cœur s’est brisé en deux.

  • — Mais je…
  • — Je ne sais même pas ce qui me pousse à te garder près de moi. Des dingues, j’en côtoie assez tous les jours. Tu sais, toi, pourquoi je te garde près de moi ?
  • — Non… Je n’en sais rien.
  • — Alors, pourquoi restes-tu ? Parce que tu m’aimes ?
  • — Oui. Je vous sens égarée, maîtresse. Que puis-je faire ?

Pas de réponse.

  • — Rien, m’avez-vous enfin dit. Rien ne peut être changé.

Alors, je suis redescendu dans ma cave. Le cœur lourd de vous savoir prisonnière.

Voici maintenant quelques heures que mon destin s’est achevé. Que ma vie n’a plus de raison d’être. Je dormais profondément quand soudain, un terrible fracas s’est fait entendre en haut. J’ai cru que je faisais un cauchemar, mais lorsque je me suis redressé, encore titubant du réveil brusque, j’ai entendu des coups de feu. Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai accouru à la porte tellement vite que je me suis cassé la figure dans l’escalier. Mais je ne sentais pas la douleur, parce que la peur m’aveuglait. Que se passait-il ?
J’ai entendu des cris. Des bris de verre. Encore et toujours, des coups de feu assourdissants, comme si des gamins s’étaient amusés à jeter des énormes pétards dans la maison.

  • — Maîtresse ! Maîtresse ! ai-je hurlé.

Mais personne n’a entendu. Je me suis jeté contre la porte pour sortir, mais elle était fermée. J’ai eu beau y aller comme un dingue, de toutes mes forces, rien n’y a fait.
Alors j’ai attendu. Prostré, contre la porte. Au bout d’un moment, il n’y a plus eu de bruit. J’ai entendu des moteurs de voitures. Puis plus rien. J’ai recommencé à appeler. Aucune réponse. Je me suis jeté contre la porte. Aucun résultat. J’ai même été jusqu’à essayer d’ouvrir la porte avec mon stylo, de trafiquer la serrure. Rien.
Puis, alors que je somnolais à moitié, la porte s’est ouverte. J’ai sursauté, et en reculant j’ai dévalé les marches cul par-dessus tête. Encore un peu sonné, j’ai eu du mal à relever la tête.
Et vous étiez là, Maîtresse, sur le seuil de la porte. La lumière du jour qui venait de la cuisine m’a permis de voir les taches de sang sur votre visage.
J’ai crié. En fait, j’aurais voulu que cette porte ne s’ouvre jamais. J’ai remonté les marches et je vous ai serrée contre moi. Votre corps était froid. Vos yeux presque éteints.

  • — Maîtresse ! ai-je crié, Non ! Ne me laissez pas ici ! Pas tout seul, pas sans vous !

Vous vous êtes alors effondrée sur le seuil de la cuisine. Je vous ai tenu contre moi. Il y avait des cadavres partout, l’air sentait la poudre. Mais je n’y faisais pas attention, Maîtresse. Vous étiez mourante, et j’allais me retrouver seul. Alors, vous avez levé les yeux vers moi, et dit quelque chose que je n’ai jamais oublié :

  • — Sois ma bonne action.

Et ce fut tout. L’instant d’après, vous n’étiez plus de ce monde. Mais moi si.
Voilà les dernières phrases que je coucherai sur ce cahier. Je l’ai posé bien en évidence sur la table de la cuisine, ouvert. J’ai pris le temps de vous laver, Maîtresse, et de vous vêtir de votre plus belle robe, avant de vous allonger dans votre lit. Vous êtes belle. Encore plus belle que de votre vivant. Je sais désormais que vous êtes libre. En paix.
Je vous aime, Maîtresse.

oooOOOooo

Blême, le jeune flic qui acheva la lecture de cet étrange cahier leva les yeux sur ses collègues, occupés à compter les cadavres et à faire le tour de la maison.
Mon dieu, quelle horreur !
Et un frisson lui parcourut l’échine lorsqu’il réalisa que l’auteur de ce cahier avait pu prendre la fuite. Il monta voir la femme morte, allongée dans le lit, que ses collègues prenaient en photo. Et songea que, pour ses débuts dans la police, il venait de tomber sur une sacrée affaire.

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Histoire Coquines - Campus (2)

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 10:08

Résumé

Mon rêve s’est réalisé. Gaëlle, la ravissante étudiante au visage radieux et à la voix si sensuelle, celle que j’ai désirée pendant des mois alors qu’elle était avec un autre, est nue à mes côtés. De plus, elle vient de me promettre une surprise érotique pour le lendemain matin… et pourtant je ne me sens pas pleinement heureux. Sa relation avec le prof d’histoire m’apparaît bien plus trouble que je ne voulais l’imaginer. En attendant, il me faut patienter pendant la nuit passablement agitée, entre excitation et angoisse… et attendre encore de jouir de son superbe corps pour qu’elle me dévoile son secret…


Une douce chaleur caressait mon visage. Je savais, avant même d’ouvrir les yeux, que le soleil déjà haut éclairait notre lit. À cette chaleur douce répondait celle tout aussi agréable qui se diffusait sur le bas de mon ventre. Mes yeux s’entrouvrirent et la première chose que je distinguai, ce fut sa blonde chevelure. Ses cheveux étaient tirés de chaque côté laissant apparaître un raie bien régulière au sommet de sa tête. Elle les avait attachés de chaque côté avec de fins rubans blancs. Ces couettes lui allaient à ravir.
Cette douce suavité qui enveloppait mon sexe, je la devais à l’application studieuse de ma nouvelle maîtresse qui me suçait lentement, mais avec gourmandise. J’aurais voulu prendre sa jolie tignasse entre mes mains… mais c’est alors que je réalisai que mes poignets étaient liés aux barreaux du lit, tout comme mes chevilles. J’étais comme crucifié, et totalement soumis à la volupté que me prodiguait ma gracieuse partenaire.
Elle était au pied du lit et je ne voyais que le haut de son buste. Un instant, elle releva légèrement la tête et me regarda droit dans les yeux, de son regard pétillant et superbe. Elle continuait, tout en me regardant, à faire coulisser ses lèvres autour de ma verge. Je voyais sa bouche décidément si belle, habillée d’un grenat discret à la nuance rosée. Tout aussi discret était le maquillage qu’elle avait pris le temps d’appliquer sur son beau visage, alors que je dormais encore comme un bébé. Ses cils assombris éclaircissaient encore la beauté de son regard, en renforçant l’intensité.
J’entrevoyais et je ressentais par le contact du tissu sur mes jambes, que ma petite Gaëlle avait enfilé des vêtements, pour former un écrin délicat à sa jeune beauté. Outre un collier de perles blanches qui ondulait au rythme de sa tendre fellation, je distinguais le haut d’une veste bleue marine. Un instant, je pensais à ces étudiantes japonaises ou anglaises… Au pays du soleil levant, j’avais appris que ce sont souvent les professeurs qui fixent la taille des jupes de leurs élèves. Je me dis que la sienne ne doit pas être trop longue, car je sentais le frottement électrique de ses jambes gainées de soie entre mes cuisses… C’est alors qu’elle desserra l’étreinte de ses lèvres pour m’adresser son ravissant sourire et me combler de sa voix douce :

  • — Bonjour !… Comme c’est bon dès le matin de te sentir dans ma bouche !

Son apparence, son maquillage, son tailleur un peu strict, son collier, m’évoquaient maintenant la présence d’une hôtesse de l’air, singulièrement attentionnée à satisfaire son client ! Elle se déplaça alors en un ample mouvement pour se placer au côté du lit, et pour me laisser découvrir l’ensemble de sa silhouette. Sa jupe était courte, d’une taille tout juste nécessaire pour couvrir en position normale le haut de ses bas. Elle portait en effet, fixés par de très fins porte-jarretelles en satin, des bas de soie fins, qui éclaircissaient encore la couleur de sa peau. L’aspect élancé de ses superbes jambes était magnifié par les fines sandales à talons de couleur crème, rehaussées de minces bandelettes de cuir, qui enserrent délicatement ses chevilles. Moulé dans sa jupe étroite, son postérieur était comme un fruit gonflé, que j’aurais voulu avidement posséder. Mais je ne pouvais pour l’instant que profiter du spectacle de sa croupe qui frétillait, maintenant que mon hôtesse avait repris son ouvrage en enrobant mon sexe de sa bouche et en faisant glisser ses lèvres délicatement sur lui.
Elle portait un corsage blanc légèrement transparent qui me laissait deviner par instants dans l’entrebâillement de son décolleté un soutien-gorge de fine dentelle, cette même dentelle qui habillait discrètement ses mains tout en laissant ses minces doigts nus, aux ongles parés d’un vernis blanc diaphane. Avec ses gants de première communiante, bientôt elle me caressa les bourses, et je me régalais de sentir à cet endroit si sensible à la fois la pulpe de ses doigts délicats et la tendre rugosité de la dentelle. Ses couettes caressaient mon entrecuisse dans cet ample mouvement de son buste.
Elle se dégagea à nouveau de cette position, ce qui me libéra un instant, car je luttais entre l’excitation quasi insupportable et la volonté que cela dure toujours… Elle était maintenant debout sur le côté du lit. Et elle me demanda :

  • — Dis-moi ce dont tu as envie… Je voudrais te faire jouir pour que tu t’en souviennes toujours ! Je veux que tu me parles, que tu me guides dans chacun de mes gestes. C’est pour cela que je t’ai attaché. C’est pour t’entendre me parler de ton désir pour moi. Je serai comme ton esclave consentante. C’est à toi de me donner des ordres ! Dis-moi ce que tu veux de moi. Tu ne peux pas savoir comme ça m’excite !

Après un moment de silence où je profitais du spectacle de sa superbe silhouette cambrée et rehaussée par le port de ses hauts talons, mon regard fut attiré par ses délicates oreilles privées de toute parure, que j’avais si tôt remarqué et qui s’offraient ici à mon regard, dégagées par ses couettes, dans leur totale nudité. Je me surpris alors à lui dire :

  • — Je veux te lécher, te sucer tes petites oreilles.

Sans un mot elle pencha sa tête vers moi et l’inclina, pour offrir à ma bouche cette singulière friandise : le lobe charnu de sa petite oreille. Bientôt je la gobai entièrement pour en absorber toute la saveur, alors que ma langue s’insinuait dans les méandres du délicat appendice. Je fourrai son conduit de la pointe de la langue. Mes caresses insistantes ne restèrent pas sans effet.

  • — C’est bon… ! Continue, tu me chatouilles… N’arrête pas…

Elle se mit à respirer plus fortement et plaqua son autre oreille contre mon visage.

  • — Tète-moi, mon gros bébé ! J’aime sentir ton souffle chaud et ta langue humide dans le creux de mon oreille !

Pendant ce temps, elle plaquait son corps contre le mien, et je me rendis compte qu’elle avait glissée sa main dans sa culotte et qu’elle commençait à se masturber ! C’est alors que je lui demandai de m’offrir sa bouche. Je commençai par lui sucer chacune de ses lèvres comme si je voulais la “déshabiller” du rouge dont elles étaient parées. Puis je m’appliquai à fourrer ma langue entre ses dents, et par ma détermination je parvins à lui faire comprendre que je voulais qu’elle ouvre sa bouche au maximum pour lui téter la langue. C’est comme si je faisais une pipe à son organe chaud et gluant.
Elle se mit à marmonner, et à trémousser son bassin contre ma cuisse. C’est alors qu’elle frotta son sexe contre ma jambe, tout en gémissant dans ma bouche. Je fis alors un mouvement pour me dégager de ses lèvres.

  • — J’ai envie que tu te mettes debout sur le lit au-dessus de moi ! Je veux regarder sous ta jupe.

Avec une rapidité remarquable pour répondre à chacun de mes désirs, elle se redressa pour tendre ses jambes élancées de part et d’autre de mon visage et m’offrir le spectacle de son con à peine habillé d’un string blanc et transparent.

  • — Enlève ta culotte !

Elle fit glisser la fine étoffe, relevant l’une de ses jambes en un mouvement très sensuel pour la dégager de sa chaussure, tout en s’appuyant au mur de la tête de lit pour ne pas tomber, et c’est dans cette position, penchée au-dessus de moi qu’elle m’offrit le spectacle et la divine surprise de son abricot débarrassé de tout poil. Elle s’était rasé le minou avant mon réveil ! Ses lèvres, fines et charnues à la fois, me fascinaient par la perfection de leur dessin. J’avais soudain un désir violent de goûter la saveur de sa chair la plus secrète.

  • — Approche ta chatte, je veux te lécher, te sucer… comme tout à l’heure au creux de ton oreille.

Elle bascula en avant pour s’agenouiller. J’avais alors l’effluve puissante de sa cyprine et de sa sueur intime qui arrivait jusqu’à mes narines. Mais quelle sensation exquise que la saveur acre et salée de son con au contact de ma bouche ! En ayant bien profité la veille, je ne m’en lassais pas !
Alors que je labourais toujours plus fermement sa fente du plat de ma langue, elle se mit à gémir et à balancer de la croupe, comme une cavalière en furie. La douceur satinée de sa motte rasée se frottait puissamment à mon nez dans la chevauchée débridée de ma partenaire. Entre les secousses, je parvenais à lui ordonner de se défaire de ses vêtements. De son corsage tout d’abord, ce qu’elle fit avec dextérité et empressement, me dévoilant sous la fine dentelle de son soutien-gorge transparent, ses petits seins potelés à la pointe fière qui ballottaient à chaque secousse. De sa jupe ensuite, libérant ainsi son petit cul bien ferme et ravissant… De son soutif ensuite, m’offrant le spectacle de ses mamelons nus, gonflés par le désir… Elle susurrait entre le gémissement et le râle :

  • — Continue, c’est bon ! Suce ma chatte ! Comme tu le fais bien !

Dans l’excitation, elle rinça ma bouche d’un mince filet d’urine. Elle s’en excusa, comme prise en faute, parce que je ne lui avais pas demandé… C’est le moment que je choisis pour lui demander de se mettre accroupie, afin qu’elle s’empale sur moi et me pistonne avec son sexe, en trémoussant son bassin. Ses pieds menus cambrés par ses talons aiguilles étaient à portée de ma bouche et j’aventurai ma langue pour lui lécher tantôt un orteil, tantôt le dessous d’un pied. Pendant ce temps, elle s’activait avec la même conviction que tout à l’heure, mais cette fois-ci pour pistonner ma queue.
J’eus juste le temps de lui ordonner de pincer fermement ses boutons de sein et de les faire rouler entre ses ongles jusqu’à les faire rougir, ce qu’elle fit toujours avec la même obéissance aveugle. À ce rythme-là, je ne pus pas longtemps résister et j’éjaculai en elle.
C’est après quelques minutes, que me revint à l’esprit la question du mystère autour de sa relation avec M. R., notre prof. Gaëlle était blottie contre moi, toute chaude, sa tête posée sur mon torse, l’un de ses mamelons plaqué contre mon ventre.

  • — Tu voulais me dire quelque chose ?

Il y eu un long silence… Elle se releva pour enfiler son corsage, qu’elle laissa ouvert. J’observais plus calmement le spectacle de ses beaux seins nus. Elle était assise sur la bordure du lit, la tête inclinée. Elle défit les rubans de soie qui attachaient ses cheveux. Sa chevelure repris sa forme habituelle… À ce moment, je crus revoir dans l’expression de son visage cette gêne qu’elle avait manifestée la première fois que j’avais vu son visage à l’amphi. Tout son visage imperceptiblement rosissait jusqu’aux oreilles… Elle chercha à se ressaisir et releva ses beaux yeux. Une larme perlait le long de sa pommette…

  • — J’ai peur que tu ne veuilles plus de moi…

Je croisais son regard mélancolique, partagé entre plusieurs sentiments contradictoires qu’elle balaya en quelques mots.

  • — Je ne t’ai pas tout dit à propos du prof. Tu n’aurais pas compris…

Après une longue pose…

  • — Il a fait plus que me draguer, mais je peux te jurer une chose, c’est qu’il ne m’a jamais touchée.

Ces propos qui avaient sans doute pour objectif de me rassurer, provoquèrent l’effet contraire. J’eus un mouvement involontaire de recul et repliait mes jambes entre mes bras en position fœtale, tout en ne la quittant pas des yeux. J’étais brusquement coupé de toute sensation, sans doute pour me protéger de ce qu’elle allait m’apprendre. Je la revis comme une icône splendide et inaccessible, ce qu’elle avait été pendant de longs mois.

  • — La première fois que je suis allée le voir le lundi…

Car c’est ce jour-là qu’elle avait sa séance particulière à propos de son mémoire, dans une petite salle à l’étage, à côté des salles de classe.

  • — … il ne s’est rien passé… Et puis la fois suivante, il a commencé à me complimenter, non plus sur mon travail, sur lequel il n’avait pas perdu tout sens critique, mais sur mon physique. Il flattait ce qu’il appelait la finesse exquise de ma taille, l’aspect léger et gracieux de ma silhouette”. Il me demandait juste avant que je parte, de me placer debout face à lui et il me contemplait ainsi quelques instant avant de me remercier…

« J’étais vraiment gênée et j’ai envisagé au début, de choisir un autre directeur de recherche. Il me demandait de rester pareille à moi-même de ne pas sacrifier à ma beauté. Il voulait que je vienne en jupe parce qu’il trouvait que cela m’allait à ravir. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que je me prenais au jeu. Si certains jours, je mettais un pantalon, le lundi je venais toujours en jupe.
Il s’ensuivit un long silence, et puis je lui demandai de continuer.

  • — Je pensais toujours à lui, lorsque je m’habillais le lundi matin. Il m’apportait une attention flatteuse, alors qu’avec Sébastien, le garçon avec lequel tu m’as vue, il n’y avait que du sexe. J’appréciais l’attention qu’il me portait sans rien me demander, cet amour platonique qui n’existait que par le regard. Lorsqu’il m’observait ainsi debout, il me demandait de le regarder dans les yeux, ce que je faisais sans déplaisir. Cette relation où le contact n’avait pas sa place, prenait de plus en plus d’ampleur. Je savais que s’il avait voulu, j’étais prête à céder à d’autres désirs à condition qu’ils ne satisfassent que son regard… mais il ne me demandait rien, et c’était bien.

Par le coup d’œil qu’elle me lança, je savais que pendant cette nouvelle pause elle essayait de lire dans mes pensées, comme pour savoir jusqu’où elle pouvait aller dans ses révélations. Elle reboutonna son corsage comme pour compenser l’impudeur de ses propos.

  • — Je le voyais pour le travail et puis je lui offrais juste la possibilité de me dévisager du regard… Je prenais soin, par contre, et tu remarqueras que c’est toujours le cas, de ne pas porter de string ce jour-là. Qu’il n’interprète pas ma tenue, en me regardant sortir de la pièce et en observant le dessin de mes fesses, car tu sais que j’aime porter des jupes un peu étroites… qu’il ne voie pas dans ma tenue comme un appel à aller plus loin.
  • — Est-ce que tu as déjà eu envie d’aller plus loin ?
  • — C’est déjà fait !

Il y eut cette fois un long silence. Gaëlle jusque-là déterminée à me parler d’un air franc, semblait vouloir se dérober. Je ne pouvais pas masquer mon inquiétude.

  • — Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
  • — C’était un peu avant ma rupture avec Sébastien. Un jour il m’a demandé de lui en montrer plus et j’ai accepté. Avec mon mec j’en avais marre de cette relation où il n’y avait plus que le cul, où il ne me voyait même plus. Il ne pensait, dès qu’il était avec moi dans un lieu intime, qu’à faire l’amour, ou plutôt à me baiser ! Au début j’avais aimé ça, parce que j’adore le sexe, mais à ce moment-là j’étais devenue comme transparente pour lui. Il ne pensait qu’à fourrer sa bite dans ma chatte…

Il y avait un curieux contraste entre son attitude physique, où elle se repliait sur elle-même tout en continuant son récit, en m’évitant désormais du regard, et la crudité de ses propos.

  • — L’autre jour, M. R. m’a demandé de lui montrer mes seins… et je l’ai fait.

Le silence était maintenant pesant entre nous. Il y avait désormais comme une distance invisible qu’elle dût ressentir, car elle choisit ce moment pour enfiler sa jupe. Elle était en train de m’avouer qu’elle avait montré à notre prof d’histoire sa poitrine dénudée, et dans un même temps elle dérobait à ma vue sa nudité présente !

  • — Je n’arrêtais pas de le regarder. Tour à tour il croisait mon regard et le posait sur mes seins. Et puis, il a sorti de sa poche un mouchoir en tissu, l’a glissé sous sa braguette, et il s’est branlé…

Tout cela était comme irréel, la tournure soudaine de notre relation, l’intimité sexuelle exquise que nous partagions et puis maintenant cette intimité autrement cruelle de la pensée… Plus j’en savais sur elle et plus elle m’apparaissait mystérieuse.

  • — Pourquoi me dis-tu tout cela maintenant ?
  • — Je ne le sais pas moi-même. Je ne pouvais pas ne pas te le dire après ce qui s’est passé entre nous.
  • — Est-ce que tu lui as montré tes seins plusieurs fois ?
  • — Il n’a pas eu même à me le redemander. C’est devenu comme un rituel, jusque-là secret entre nous. Dès qu’il referme son portable et pendant qu’il range ses affaires dans sa mallette, je déboutonne mon corsage ou j’enlève mon T-shirt et lui montre mes seins. Il sort alors son sexe et se masturbe devant moi.
  • — Et cela ne te dégoûte pas ?
  • — Non.

Elle releva sa tête après de longues secondes pour porter ses yeux sur moi. Son regard était troublé par des larmes qu’elle ne cherchait pas à retenir. Et c’est dans un sanglot qu’elle fit basculer son corps contre le mien en me serrant dans ses bras.

  • — Je ne sais pas ce qui se passe. Je t’aime, mais je sais que demain, en allant le retrouver, je ne veux pas que ça s’arrête. Je veux qu’il continue à se donner du plaisir en me regardant. Je ne sais pas pourquoi,… Je sais seulement que c’est important pour moi.

Elle se mit à pleurer, son corps était pris de soubresauts et malgré moi je me surpris à la serrer fort à mon tour, comme pour la protéger. Curieusement, j’étais passé en quelques minutes du statut d’amant à celui de confident.
Les jours qui suivirent, notre relation prit une tournure nouvelle. C’est comme s’il fallait nous protéger l’un l’autre et protéger notre relation comme un bien fragile. Quelque part, elle m’avait confié une part de son jardin secret et je lui en étais reconnaissant. Nous faisions l’amour toujours aussi souvent, c’est à dire deux ou trois fois par jour, mais avec plus de tendresse, plus d’attention encore au désir de l’autre. Il y avait un jeu étrange entre nous.
Ainsi, le lundi matin, je la voyais se vêtir d’une culotte blanche tout ce qu’il y a de neutre, alors que le reste de la semaine elle se mettait maintenant toujours en string, tant elle savait que cela me plaisait. J’étais comme complice de sa relation trouble avec le professeur, et j’en tirais presque un sentiment absurde de supériorité, notamment lorsque je le voyais dans l’amphi, parce que je savais quelque chose de très intime sur lui… et parce qu’il désirait violemment la fille que j’avais le plaisir de posséder tous les jours. Cet équilibre particulier résultait de la confiance totale que j’avais en Gaëlle, qui s’était confiée dès qu’elle l’avait pu, sur un sujet qui était difficile à avouer… Il était convenu entre nous que si elle ne me disait rien de sa relation avec le prof, c’est qu’il n’y avait rien à en dire de plus… J’avais une totale confiance en elle.
Cet équilibre pourtant un jour allait être remis en cause. Un lundi en fin d’après-midi, ma délicieuse chérie comme à son habitude, se réfugia dans la salle de bain pour prendre une douche. Elle m’avait déjà expliqué qu’après avoir été regardée torse nu, elle avait besoin de se laver, comme pour se débarrasser du poids de son regard. C’est par hasard que j’aperçus dans le reflet d’une glace qui donnait sur l’entrebâillement de la porte, Gaëlle, ou plutôt le cul nu de Gaëlle au moment où elle ôtait sa jupe ! Je savais pertinemment qu’elle avait une culotte ce matin, et qu’elle rentrait directement à cette heure-ci, de son cours « particulier » !
Je ne dis rien pendant une semaine, espérant qu’elle aurait le courage de m’expliquer ce qui s’était passé par elle-même mais elle ne me dit rien. Le lundi suivant au retour de son « travail », je me précipitai sur elle comme je le faisais souvent, et je me mis à caresser ses globes fessiers par-dessus le tissu. Elle cherchait d’évidence à se dérober, mais j’avais bientôt les mains glissées sous sa jupe au contact de sa peau nue !
Je m’écartais légèrement pour observer son visage et je la vis pour la troisième fois rougir, mais cette fois d’une façon bien plus franche. Elle se dégagea et courut dans la salle de bain pour s’enfermer à double tour. Ce n’est qu’après un long moment que je tentai d’engager une conversation à travers la porte. J’étais bien décidé, même si cela devait être douloureux, à connaître tous les détails de ce qu’était devenue leur relation !

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