Histoire Coquines - À la Claire fontaine
- — T’en es bien sûre ?
Je tournais l’emballage dans tous les sens entre mes doigts, comme si j’allais y trouver une réponse, ou encore une mention genre INDOLORE ou SANS RISQUES, ou peut-être même une marche à suivre. Ben oui quoi, pour moi aussi c’était nouveau.
- — Ouiiiiiii je te dis !
Ses yeux pétillaient ! Ça faisait un bon bout de temps que je n’y avais plus lu une telle excitation.
- — Bouchra me l’a encore confirmé ce midi, c’est géant !
- — Quoi ? Tu veux dire que t’en as parlé à Bouchra ?
- — Ben oui. Et Marie était là aussi, et Sandrine, et Nadia.
- — Et tu leur as dit que tu voulais essayer ?
- — Évidemment, je leur ai dit, c’est de ça qu’on parlait.
- — Ben ça alors ! Mais c’est… enfin, c’est…
Je ne trouvais plus mes mots, j’étais abasourdi !
- — Mais, c’est personnel, tout de même, ce genre de trucs !
- — Oh là là ! Quelle affaire ! Non mais, tu t’entends ? Alors ça, tu vois, ça me sidère. Pour commenter une paire de fesses ou de nichons qui passent, vous les mecs, vous êtes forts. Là, ça y va bon train, hein. Mais quand ça devient plus vrai, plus intime, vous ramassez vite vos billes !
- — Mouais…
Je ne pouvais pas lui donner tort. Il n’est pas rare dans un groupe de machos croisant une femme qui dépasse leur critère « comestible », d’entendre fuser un « putain, quel cul ! » ou autre considération hautement respectueuse, mais, d’aussi loin que je me souvienne, jamais au grand jamais je n’ai entendu l’un d’entre eux demander des conseils éclairés pour une sodomie sans douleur, ou bien encore : « Vous utilisez quel produit, vous, pour vous épiler l’entrejambe ? »
Vraisemblablement, nos compagnes, elles, s’en donnent à cœur joie. Bien sûr, je le savais – si elles vont « aux toilettes à deux », comme dit le chanteur, c’est pas simplement pour que l’une tienne la porte pendant que l’autre fait sa petite affaire – mais là, je recevais confirmation, en pleine poire pour être précis, que ma Claire à moi étalait sur la place publique des détails de nos ébats. Ou du moins de ceux auxquels elle avait l’intention de nous livrer. Je me sentais tout à coup comme si on venait de braquer une caméra vers notre lit conjugal : prochaine diffusion de notre émission « sex-reality show » animée par Claire en personne, demain à 12 h 30 précises. À ne manquer sous aucun prétexte !
- — Tu sais ce qui les a le plus intéressées ? C’est quand je leur ai dit que tu as un sexe courbé. J’ai bien vu qu’elles en bavaient quand je leur décrivais les sensations.
Je l’ai regardée avec des yeux ronds. J’allais sortir une connerie genre « t’es malade », mais j’ai vu cette petite lueur de malice, que je ne connais que trop bien, danser dans ses yeux.
- — Fous-toi de moi en plus…
Claire a toujours eu le chic pour me faire mousser, puis faire tomber la pression. Plus de dix ans de vie conjugale, mais à chaque fois, je tombe dans le panneau. Je fis la moue d’un gosse qui vient de se faire avoir à la blague de pince-mi et pince-moi.
- — C’est Marie, reprit-elle, qui a mis le sujet sur le tapis, lundi. Elle en a parlé sur un site de chat – tu vois qu’on devrait se mettre à Internet, soit dit en passant – elle disait que le mari de la fille qui lui en avait parlé voulait tenter le truc, mais que la fille savait pas trop… Elle a demandé ce qu’on en pensait. Moi j’ai juste dit qu’on y avait jamais songé. C’est vrai, de toutes façons, tu ne m’as jamais suggéré ça.
- — Ben non, je sais, je manque d’imagination, désolé.
- — Non, c’est pas ça, je ne te reproche rien, à moi non plus ce truc ne m’est jamais venu à l’esprit. Je crois que j’ai vu une photo dans un bouquin, il y a deux cents ans, et pour tout dire, je me suis demandé qui pouvait bien pratiquer ça. Je ne crois pas que ce soit classique, Sandrine ne savait même pas de quoi on parlait, et Nadia pensait que c’était un terme économico-financier. Je ne sais même pas si c’est à classer dans les fantasmes féminins ou masculins.
Elle replia une jambe sur le sofa pour se tourner face à moi, visiblement animée, toute à son affaire.
- — Celle qui nous a laissées sur le cul, poursuivit-elle, c’est Bouchra. Tu la connais, elle est plutôt timide, réservée. Et quand on parle de sexe, crois-moi, d’habitude, elle se tait. Alors, je t’assure que ça nous a sciées quand elle a dit : « Moi, je pratique. » Non mais, tu te rends compte ! Sandrine a failli renverser son café ! Vraiment, on l’imaginait pas dans ce rôle-là !
Je tentai une représentation mentale de Bouchra et son mari à la manœuvre, et le concept m’apparut en effet surréaliste.
- — Le moment de surprise passé, reprit Claire, on lui a posé plein de questions. Tu verrais avec quel naturel elle nous a répondu… j’en reviens pas encore. Heu… si jamais tu croises Abdel, va pas lui raconter qu’elle a étalé l’affaire, hein. On a donné notre parole que rien ne sortirait de notre bouche, je compte sur toi !
- — Je serai une tombe, promis ! fis-je, la main sur le cœur.
- — C’est ça… de toutes façons, si tu caftes, je te les coupe et on baise plus pendant une semaine au moins !
- — Pas ça ! Non ! Pitié ! T’es dure tout de même ! Je le savais que sous tes apparences angéliques, tu cachais un esprit démoniaque !
J’affichais mon air le plus mortifié…
- — Bref, pour en revenir à notre affaire, Bouchra, elle trouve ça géant ! Tu aurais vu son sourire… il en disait long. Marie lui a demandé si ça faisait mal, je dois te dire que la question me brûlait les lèvres, sans mauvais jeu de mot, mais elle m’a devancée. « Pas en y allant doucement », a dit Bouchra, « et puis faut bien préparer la chose, mais Abdel est patient et, ouh là là, je vous assure que je prends un plaisir dingue comme ça ! Une fois, j’ai même failli perdre connaissance ! », elle a ajouté. Et c’est là que j’ai répondu : « Ok, faut que j’essaye ça, je vous ferai un compte-rendu ».
Elle gigotait de plus en plus sur le sofa. Toutes les trente secondes, elle pliait sa jambe, puis l’allongeait, la repliait, glissait son pied sous ses fesses…
- — Allez, dis-moi oui s’te plaît… fit-elle, implorante comme une enfant qui scie pour avoir des bonbons.
- — Mais j’ai pas dit non, m’écriai-je.
- — Non, mais tu pourrais y mettre un peu d’enthousiasme tout de même ! Tu verrais ta tête, j’te jure… on dirait que je t’ai demandé de manger un cafard grillé…
- — M’enfin, c’est pas ça, lui répondis-je, un tantinet vexé, c’est juste que… enfin… comment dire… je ne vois même pas comment je dois m’y prendre, où je dois me placer… tout ça quoi…
Se rendait-elle seulement bien compte ? Tout à coup, je me sentais comme un adolescent face à sa première expérience sexuelle. Je n’étais pas manchot au lit, mais ce truc-là… J’y voyais comme une épreuve de haute technicité et je doutais d’avoir les capacités nécessaires pour m’y atteler.
- — Tu crois que la première fois que j’ai taillé une pipe j’avais le manuel ouvert à côté de moi ? Et pour ton premier cunni, t’avais suivi des cours du soir ?
- — Pff, c’est malin ça…
- — Ben non, c’est pareil. Puis, on est deux dans l’affaire, on est quand même suffisamment complices au lit pour que j’ose te dire si ça va ou pas. C’est juste pour notre plaisir. Ça fait dix ans qu’on baise ensemble, t’as plus rien à prouver hein.
« Ah ! Pardon, ma chérie ! T’imagines-tu, seulement l’espace d’un instant, l’angoisse qui chaque fois nous saisit, nous, pauvres hères, lorsque vient ce moment, où, vous, femmes désirantes, ronronnantes, lascives, vous nous sollicitez pour de folles étreintes, voyages homériques, transports mirifiques, dans lesquels nous vous embarquons à nos côtés, pilotes attentionnés que nous sommes de ces chevauchées fantastiques ? Pilotes, oui bien sûr, n’est-ce pas nous les hommes qui nous sommes vus confier le manche ? T’imagines-tu l’angoisse qui sourd alors au fin fond de nos êtres, lorsqu’il s’agit de mettre en branle la machine ? Cette crainte de la défaillance, d’un problème technique dont aucun de nous n’est à l’abri ! Peux-tu seulement te représenter ce que serait notre désarroi, notre frustration, ô combien notre orgueil en serait en son sein ébranlé si venait à se présenter une sinistre débandade ? Rien à prouver ? Es-tu bien consciente, naïve enfant, de l’incongruité de ta remarque ? »
La tirade lui serait apparue pour le moins démesurée. Aussi m’abstins-je de la formuler.
D’un coup, elle se mit à quatre pattes dans le divan, les mains sur mes cuisses, et approcha sa bouche de mon oreille.
- — Tu vois… (premier coup de langue dans mon oreille)… j’ai vraiment envie d’essayer… (deuxième coup de langue dans mon oreille)… si jamais ça réussit pas, on remisera ça au placard… (sa langue glissa le long de ma nuque…) faut qu’on se renouvelle un peu, on s’encroûte…
« On s’encroûte ? »
Comment ça, « on s’encroûte ? »
Voilà qu’elle en lâchait une bonne ! Décidément, j’allais de découvertes en découvertes ! De surprises en surprises ! « On s’encroûte » qu’elle disait comme ça, subrepticement, au détour d’un coup de langue, insidieusement, perfidement ! En résumé, cela voulait-il dire que je n’avais plus rien à prouver, c’était entendu, mais qu’il serait bien temps de me manier l’arrière-train, et les méninges, pour quitter la routine de la baise à la papa ? Nos transports n’avaient-ils plus que la saveur d’un plat de nouilles au beurre ? Ça nourrit, on peut s’en contenter, mais la patronne voudrait varier le menu. Grouille-toi avant qu’elle ne dégotte un nouveau maître queux ! Étais-je à deux doigts de m’entendre dire : « Finis à l’aise, moi je dors déjà ? »
J’eus un mouvement de recul et, les yeux ronds, je cherchai son regard.
- — Oh ! fais pas la gueule ! fit-elle, d’un air un tant soit peu exaspéré.
Pour l’heure, je dus bien me résigner et remiser mes interrogations au placard, pour la simple raison qu’elle avait plaqué sa main sur mon pyjama et commençait à m’asticoter le service trois pièces.
- — J’en ai vraiment envie, me dit-elle, les lèvres pratiquement collées à mon oreille. J’te jure, c’est fou, je mouille déjà comme une folle.
À voir les étincelles lubriques pétiller dans son regard, je n’eus aucun doute sur cette dernière affirmation. Elle se mit à genoux et ôta le long t-shirt qui lui servait de chemise de nuit.
- — Regarde-moi…
C’est ce qu’elle fit ensuite qui me fit comprendre que son excitation était à son zénith. Ce soir, je pouvais attacher ma ceinture, m’accrocher à la main courante, ce soir elle lâchait tous les chevaux-vapeur. Ce soir, elle ouvrait la cage de la tigresse en elle et elle était déchaînée ! Je le compris en effet, quand, nue, à genoux sur le divan, elle prit en main ses seins, les pressa l’un contre l’autre, les leva au maximum, puis, la tête penchée, se mit à les lécher. Sa langue passait de l’un à l’autre, s’insinuait entre la raie formée, telle celle partageant les fesses, par ces deux melons compressés. Partout elle laissait derrière elle la trace luisante de sa salive, dans laquelle je voyais briller un instant le reflet de la lumière du salon, avant qu’elle ne s’évapore.
A chaque fois que, par le passé, elle m’avait offert ce spectacle, s’en étaient suivis des ébats d’où j’étais ressorti lessivé, tel un boxeur qui vient de s’enfiler douze rounds. Mais bon Dieu, j’aimais ça ! Et d’ailleurs, la réaction ne se fit pas attendre : un piquet de tente se dressa dans mon pyjama.
Quand elle passa la vitesse supérieure et prit en bouche un de ses tétons, tenant son sein à deux mains, galvanisé par cette vision extatique (qu’est-ce que je cause bien tout de même), je glissai un pied entre ses jambes. Je me frayai un passage entre ses cuisses pour que mon gros orteil puisse effleurer son sexe.
C’était pas du pipeau, elle mouillait abondamment ! Il devait à coup sûr faire moins humide sous les tropiques. Rien qu’en caressant ses grandes lèvres, je sentais le liquide chaud couler le long mon orteil. Quand je vins toucher son clitoris, elle poussa un petit cri, puis profita de l’occasion pour changer de sein. Elle se le massa un instant, puis le releva et sa langue vint en enrouler son petit bout dressé. Au même moment, sans crier gare, elle plia un peu les genoux et s’empala sur mon orteil.
Ça démarrait sur les chapeaux de roue. Je faisais tourner mon gros orteil à l’intérieur de son intimité, Claire s’ « auto-tétait »… force m’est de dire que tout cela m’excitait passablement. Qui a dit terriblement ? Bon d’accord, je le concède, force m’est de reconnaître que j’avais une trique d’enfer, comme dirait l’autre.
C’est alors que j’eus un geste inhabituel. Après une courte hésitation, très courte, toute courte parce que de toutes façons, ce soir n’était pas propice aux élans de tendresse, aux étreintes douces, langoureuses ; ce soir, on ne faisait pas dans la dentelle, les bisous dans le cou et les « je t’aime » susurrés ; ce soir, les « hardeurs » entraient en piste, attention, classé X ! Bref, donc bref, je n’hésitai qu’un très court instant, et je glissai la main dans mon pyjama pour empoigner mon engin. Je me mis à lui imprimer un mouvement de haut en bas, ou de bas en haut, c’est selon, communément appelé masturbation.
- — Sors-moi ça de là !
Rêvais-je ou venait-elle bien de me demander cela ?
- — Quoi ? tu voudrais que je… balbutiai-je.
- — Oui, je veux que tu. T’as très bien compris, je veux te voir t’astiquer.
Et hop ! Elle passait un cran au-dessus : elle se mettait à parler crûment, autre signe de son embrasement. Encore un jeu qu’elle avait instigué. Un autre soir, elle s’était approchée de moi en me disant :
- — J’ai toujours rêvé de faire quelque chose, tu me laisserais essayer ?
Ce à quoi je lui répondis :
- — Mais bien entendu, pas de tabous entre nous .
Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre alors :
- — Je voudrais te dire des choses salaces…
- — Comme quoi ? fis-je.
- — Genre : je veux sucer ta queue bien à fond !
Dans la bouche de Claire, si je puis m’exprimer ainsi, plutôt de nature prude, du moins le pensais-je jusqu’à ce soir-là, ça me fit un choc mais je me prêtai au jeu. De fait, elle me suça la queue bien à fond, entre autres choses, et je finis sur les rotules. Et depuis cet autre soir, ce langage accompagnait toutes nos baises sauvages, elle y prenait un plaisir certain.
N’écoutant que ma prudence, mieux vaut ne pas contrarier un félidé en période de rut, j’obtempérai et, me tortillant, je baissai ma culotte de pyjama, révélant à la vue de Claire ma besogne solitaire. Elle émit un « hmmm » de contentement, glissa une main vers son sexe et commença à s’exciter le clitoris du majeur. Son bassin se mit à osciller. Elle s’enfonçait tant qu’elle pouvait sur mon orteil, puis remontait, et recommençait. Et ce qui devait arriver arriva : au bout d’une minute à peine, elle fut prise de secousses, s’allongea sur ma jambe et eut un premier orgasme.
Bien sot eût été celui qui eût pensé qu’à ce stade elle pût être rompue. Que nenni. Dans le chef de Claire, ceci pouvait s’apparenter à une mise en jambe, un petit échauffement, juste de quoi libérer le trop plein d’énergie, de quoi se dégourdir les fesses.
- — J’aime bien te regarder te branler.
Elle posa sa main sur la mienne, celle que j’avais précédemment mise en action et commença à accompagner mon mouvement.
- — Je suis sérieuse hein, j’aime bien ça.
- — Je ne mets pas ta parole en doute, lui répondis-je d’un air convaincu. Moi, ça me gène un peu, tu vois…
- — Nan, y’a pas de raison, moi ça me plaît, ça m’excite.
Sur quoi, elle descendit sa main et me caressa les testicules. La pointe de sa langue vint agacer mon gland. Elle en faisait le tour, titillait mon frein, se glissait sous le rebord…
- — N’oublie pas qu’on a quelque chose sur le feu, me glissa-t-elle entre deux léchages.
Comment aurais-je pu oublier ça ? D’autant que je me sentais déjà dans de nettement meilleures dispositions. Avoir vu Claire rayonnante se tripatouiller les seins, l’avoir fait jouir rien qu’avec un orteil – je n’étais pas peu fier de moi, quel pied ! – m’avait franchement mis en appétit itou ! Aussi, au diable mon appréhension, je glissai un bras dans son dos, l’autre sous ses jambes et j’embarquai ma Claire illico vers notre chambre à coucher.
Fier comme un paon, tous muscles bandés, j’emmenais ma femelle admirante et conquise vers mon antre secret, moi le mâle viril et conquérant, et c’est à mi-course, dans l’escalier, qu’elle me dit :
- — T’as oublié la boîte !
Putain de m… de saloperie de boîte ! À ce stade, suffoquant par le trajet et la déclivité de l’escalier, ployant sous le poids de ma bien-aimée, je réalisai qu’en fait de mâle viril et conquérant, j’étais plutôt à classer dans le registre des employés sédentaires du secteur tertiaire plus adeptes de l’apéro que de la salle de sport, et qu’en prime, j’étais mûr pour me farcir le trajet en sens inverse pour aller récupérer cette fichue boîte !
Quasi à l’agonie, je déposai Claire sur le lit, et l’écume aux lèvres, j’entrepris l’épopée de la boîte. Bravant tous les écueils, échappant à tous les dangers – aucun pied de meuble n’eut le plaisir malsain de me meurtrir le petit orteil, la table de salon ne put pas plus se délecter de m’estropier sournoisement le genou d’un coup de coin – véritable chevalier des temps modernes, j’eus tôt fait de m’acquitter de ma mission, et quelques instants plus tard, j’apparaissais sur le seuil de la porte brandissant mon trophée.
En un éclair et deux enjambées, je fus allongé près de Claire. La belle se tourna vers moi et m’attrapa au cou. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, sa langue se frayant un passage dans ma bouche. Elle prit mon sexe dans sa main libre et commença à me branler doucement.
- — Hum, faut que ça durcisse là en bas.
D’accord, le transport de ma dulcinée et la course effrénée m’avaient un chouïa infléchi. Mais à la façon qu’avait Claire de prendre les choses en main, je ne doutais pas le moins du monde que j’allais rapidement redresser la barre. Et de fait, quelques tripatouillages plus tard, mon fidèle serviteur relevait la tête !
Je poussai Claire légèrement pour qu’elle s’allonge sur le dos, ce qui me semblait la position la plus appropriée pour ce que nous avions à faire.
Chaque fois que je vois son corps nu, ses seins ronds, son ventre plat, sa fine toison, ses longues jambes, je ressens en moi une émotion forte qui m’attendrit, me submerge. Et cette fois ne dérogea pas à la règle. Comme un enfant émerveillé, à genoux à son côté, je pris le temps de la contempler, le cœur gonflé, remerciant la nature de nous offrir un tel miracle, tant de beauté. Je passai mes mains lentement sur les rondeurs de ses seins, sur son ventre, puis j’en glissai une sur son pubis, faisant jouer mes doigts entre ses poils fins, poussant un doigt jusqu’à la commissure de son sexe, et ma main finit sa course sur sa cuisse. Claire continuait à me caresser. L’instant était magique, le bonheur à l’état pur ! J’étais dans un état second, toutes armes déposées, humble et respectueux, contemplatif. Peu s’en fallut que je ne pleurasse. Si j’avais cru en Dieu, je me serais mis à prier ! Et Claire dit :
- — T’attends quoi ? Le retour du messie ?
Et voilà, voilà comment on plombe un élan de mysticisme sincère et véritable. N’empêche : « le messie »… où diable était-elle allée pécher ça ? Télépathie ou coïncidence ? Troublant, n’était-il pas ?
Une fois revenu de mon escapade céleste, je me remis à notre affaire. Je remontai l’intérieur de la cuisse de Claire. Mon index vint effleurer son sexe, je sentis ses lèvres humides, chaudes. Elle ferma les yeux, écarta un peu plus les jambes. Sa main continuait à me branler, lentement, délicatement. Je plaçai la paume de la mienne sur son pubis et je fis aller et venir mon majeur entre ses lèvres. À nouveau, je pus vérifier que Claire était dans un état d’excitation avancé, elle mouillait à grandes eaux. Je posai ma main libre sur son sein, son téton pointait, dur comme un roc. Tandis que je le faisais rouler sous mes caresses, je poussai le majeur de mon autre main dans sa fente. Elle eut un petit soubresaut, poussa un faible gémissement. Mon index et mon annulaire suivirent sans peine, son vagin se dilatait avec une aisance incroyable. Je commençais à entrer et sortir mes doigts, doucement, et mon pouce vint se poser sur son clitoris. Chaque fois j’enfonçais mes doigts un peu plus profondément, Claire passait à présent sa langue sur ses lèvres, sa tête roulant lentement de droite à gauche. Son bassin se tortillait légèrement, relevant ses fesses à chacune de mes poussées, comme pour faciliter l’accès de son antre.
Bien entendu ce n’était pas la première fois que je doigtais ma femme ; souvent nous débutions nos ébats de la sorte, mais à l’accoutumée, à ce stade, je la sentais suffisamment réceptive et nous passions à la suite des opérations. Or, cette fois, la finalité était toute autre. Aussi n’abandonnai-je pas le navire. J’entrepris même de m’amuser un peu avant d’entrer dans le vif du sujet.
Mais ce qui s’ensuivit, j’étais à mille lieues de me l’imaginer. Non que je fusse complètement inculte des réactions biologiques sexuelles, ce phénomène pouvait se produire et je le savais, mais bien parce qu’en dix ans de transports communs, jamais au grand jamais Claire ne l’avait manifesté. Et là où se plaçait mon ignorance, c’était que je croyais qu’une dame était ainsi depuis toujours, ou pas.
Je m’amusais donc à fouiller son intimité : je faisais courir mes doigts sur toute la paroi de son vagin, tournant et retournant ma main, pliant mes doigts, les étendant. À un moment, Claire eut un soubresaut plus violent et poussa un petit cri aigu. Je devais avoir touché un endroit plus sensible. Se pouvait-il que… Intrigué, je me remis à titiller la zone, aux aguets. Rien ne se produisit dans l’immédiat, et je commençais à croire à un hasard quand tout à coup elle se cambra. Je stoppai net mon mouvement, l’observant avec une attention scientifique. Puis, j’imprimai à mon majeur un mouvement tellement léger qu’il en était pratiquement imperceptible. Elle réagit au quart de tour : sa respiration s’accéléra, les muscles de sa vulve se contractèrent. Fort de ces réactions, j’accentuai un tout petit peu le mouvement. Sa main se crispa sur le drap, et de sa bouche sortirent de petits « ouuuuh » appuyés. Ainsi il ne s’agissait pas d’une légende… du moins je commençais à le croire. Et j’y allai plus franchement : je me mis à caresser cette zone plus intensément, mon doigt la pressant, la taquinant, la frottant. La tête de Claire se mit à ballotter plus violemment, ses « ouuuuh » résonnant de plus en plus fort. À un moment, elle poussa un grognement profond et puissant, sa main me serra la bite tellement fort que je crus qu’elle allait m’amputer ! Fort heureusement, elle me la lâcha subitement, pour venir de ses deux mains m’enserrer le poignet. Enfin elle émit un cri qui sur le moment me sembla avoir des allures préhistoriques tant il était guttural et sauvage, et c’est alors qu’elle inonda, et ma main, et le pieu ! Un jet qui me parut contenir des litres de liquide ! Je sortis ma main à la vitesse V prime, lâchant un « ah merde ! » très à propos. Claire tenait l’intérieur de ses cuisses, toujours haletante. Deux ou trois autres jets moins puissants jaillirent encore de son intimité, puis le calme revint.
Je regardais la scène, à la fois interloqué et fasciné. Ma première réaction fut idiotement de croire que Claire n’avait pu contenir sa vessie. Mais quelque chose clochait dans ce raisonnement : le premier jet, je l’avais bien ressenti sur mes doigts alors qu’ils étaient encore à l’intérieur de son vagin. Il ne pouvait donc s’agir d’urine. Je trempai mes doigts dans la mare qui imbibait les draps et les portai à mes narines. Je n’y décelai aucune odeur particulière. La texture n’en était pas poisseuse. Avec une légère appréhension, je posai le bout de mon doigt sur ma langue. Aucun goût particulier non plus, on eût dit de l’eau.
Lorsque Claire recouvra ses esprits, elle dit très élégamment « oh putain ! » et ajouta :
- — Bordel, mais qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
- — Deux choses ma chérie, lui répondis-je. D’une, je crois bien pouvoir confirmer que le point G n’est pas une légende – et dans la foulée ajouter que je ne suis pas peu fier d’avoir découvert le tien – et de deux, te voilà devenue une femme fontaine !
- — Oh putain c’était puissant en tout cas ! J’ai cru que j’allais tourner de l’œil. Mais, t’aurais pas pu laisser ta main non ?
- — Ben, excuse mais je savais pas moi. Je te promets que la prochaine fois…
Ensuite, je m’allongeai près d’elle et la pris dans mes bras. Il me sembla sentir encore des vibrations sous sa peau, reliques de son orgasme intense. Nos langues se mêlèrent. Je lui caressai les cheveux. S’accorda-t-elle une minute de répit ? Je ne saurais le dire. Difficile de juger du temps écoulé lors des étreintes, toujours il me semble distordu, à la fois une éternité et à la fois trop bref. Mais après ce qui me sembla n’être qu’un très court instant, elle glissa une jambe entre les miennes et son sexe vint s’appuyer sur ma cuisse. Doucement, elle se frotta, basculant ses hanches. Sa respiration devint plus profonde à nouveau. Le désir reprenait possession de son corps. Elle planta ses yeux emplis d’excitation dans les miens et me dit :
- — Faut qu’on continue, j’en ai encore plus envie maintenant, tu penses bien. Faut pas s’arrêter en si bon chemin.
- — Tes désirs sont des ordres ma chérie, lui répondis-je tandis qu’à l’étage au-dessous mon sexe retrouvait également toute sa vigueur.
Claire s’étendit de nouveau sur le dos, écartant ses cuisses, les genoux fléchis et je repartis en exploration spéléologique. Rapidement, les caresses et l’excitation aidant, je pus réintroduire trois doigts. Par curiosité, juste pour voir et pour définitivement repérer le bon endroit, je promenai mes doigts sur la zone de son point G. Claire poussa un petit cri quand je touchai au but mais me lança un regard assassin. Elle ne dit pas un mot mais à l’évidence, il n’était pas dans l’intérêt de mon bien-être à venir que je la fasse jouir de suite.
Délicatement, j’amenai mon auriculaire à l’entrée de sa vulve. Avec la douceur d’un dentiste, je poussai mes doigts, lentement, progressivement. Je les serrai fort l’un contre l’autre pour faciliter la pénétration mais lorsque j’arrivai presque au bout de la dernière phalange, Claire plissa les yeux et posa sa main sur mon poignet, vraisemblablement en proie à une légère douleur. Un tant soit peu décontenancé, j’arrêtai la progression. J’approchai ma tête de son entrejambe et glissai ma langue sur son clitoris. Je l’enroulais, le titillais, l’aspirais… en bref, je gagnais du temps, ne sachant plus trop quoi faire de mes doigts. Un moment, j’envisageai même d’abandonner l’affaire mais Claire m’aurait occis. Et c’est alors que la boîte me revint en mémoire ! Cette fameuse boîte de gel qu’elle m’avait demandé d’acheter.
Claire m’observait en se caressant le clito tandis que je m’enduisais les doigts. J’en mis une couche qui me parut astronomique, cette saloperie ne voulant pas s’arrêter de couler du tube. Le contact était froid de prime abord, mais devenait agréablement chaud après un court instant. Je me félicitai d’avoir douillé une somme colossale pour un produit de marque et de ne pas m’être contenté de vulgaire vaseline. Ces gars fabriquaient les préservatifs les plus connus au monde, ils étaient dans la branche, j’avais donc estimé, à raison ça se vérifiait, que l’on pouvait leur faire confiance.
Quand je glissai à nouveau mes doigts en son intimité, Claire eut un frisson et serra légèrement les cuisses sous l’effet de la fraîcheur, mais elle se détendit rapidement. Le lubrifiant remplit tous ses devoirs et mes quatre premiers doigts s’introduisirent sans peine. Claire haletait, ses mains poignant dans les draps. Avec une infinie patience et une infinie douceur, je glissai petit à petit mon pouce. Millimètre par millimètre, il pénétrait à son tour. Claire gémissait, criait, gloussait.
Je guettais sur son visage le moindre signe de douleur mais je ne pouvais plus rien distinguer : ses yeux roulaient dans tous les sens, de la sueur lui perlait au front et elle se mordait les lèvres. Je n’eus plus qu’à me dire que si elle devait souffrir, elle-même se chargerait de retirer ma main. Je sentais se dilater son vagin au fur et à mesure que mon pouce s’enfonçait. Quand il fut tout entier dans son intimité, je pliai mes doigts et dans une dernière poussée, j’entrai ma main jusqu’au poignet. À ce moment, Claire poussa sur ses pieds décollant ses fesses du lit, et tout son corps se mit à vibrer ; elle poussa un cri tellement fort que j’en fus effrayé puis tout son corps retomba, inerte, sur le lit.
Au bout d’une éternité, elle émergea. Ses yeux s’ouvrirent avec peine, elle se tourna vers moi.
- — J’ai soif, souffla-t-elle, la bouche pâteuse.
Je cavalai lui chercher un verre d’eau et constatai qu’à mon retour, elle n’avait pas bougé d’un iota. Une légère inquiétude s’empara de moi. À vrai dire, je craignais de lui avoir fait mal, d’avoir bousillé un truc à l’intérieur, ou alors distordu une paroi, que sais-je. Je la fixais d’un air anxieux. Elle me prit le verre des mains et en avala la moitié d’un trait.
- — Tu sais…
Elle reprit son souffle et s’enfila l’autre moitié du verre. J’attendais la suite avec appréhension.
- — Tu sais, demain, quand je verrai Bouchra, je demanderai à cette foutue salope pourquoi elle ne m’a pas parlé de ça plus tôt !
Et elle partit d’un fou rire salvateur. Pour ma part, je poussai un soupir de soulagement. Se jetant à mon cou, elle ajouta :
- — Oh punaise, elle avait raison, c’était géant, j’ai pris un pied d’enfer. J’te jure qu’il faudra pas mettre ça au placard. Garde le lubrifiant bien précautionneusement, ça servira encore.
Je ne la pénétrai pas ce soir-là. Non qu’elle me le refusa, mais je pense qu’aucun de nous deux n’y songea. Nous jouâmes d’autres jeux de langues et de mains. Quand j’eus lâché ma dernière goutte sur ses seins, tout en continuant à me branler, elle me lécha le gland, nettoya tout ce qui pouvait encore en couler en me fixant dans les yeux. Ensuite, elle me sourit, frotta ma queue sur sa joue et me dit :
- — En fait, tu sais, Bouchra, elle m’a pas parlé que du fisting…
- — Ah bon ?
- — Ben non, tu crois que tu pourrais me trouver des boules de geisha ? Elle dit que c’est mmm…
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Histoires Coquines - Rencontre en de curieuses circonstances
Le lendemain matin, c’est la douceur des rayons de soleil sur notre toile de tente qui me réveillèrent. Nathalie n’avait pas bougé et je pouvais admirer son dos et sa délicieuse cambrure de reins. J’eus une terrible envie de la caresser, le contact avec sa peau satinée est si doux et délicieux ! Mais je me l’interdis, elle est si belle quand elle dort. Doucement, je me levai sans faire de bruit, en prenant bien soin de ne pas la réveiller. Le glissement de la fermeture éclair fut une épreuve pour ne pas troubler la pureté du sommeil de cette femme avec qui j’avais tant de chance de faire cette randonnée.
Une fois dehors, je m’étirai et pus profiter de la nature à son état brut. Nous étions à deux mille neuf cents mètres d’altitude et malgré cela, la température extérieure était bonne. L’été canadien nous réservait décidément de bien agréables surprises ! Le panorama qui s’étalait devant moi était époustouflant. Nous l’avions découvert hier soir au coucher du soleil, maintenant la lumière du matin venait caresser les cimes environnantes éternellement enneigées, et la vallée était recouverte d’une épaisse brume matinale. J’avais l’impression de voler au-dessus des nuages entre les sommets qui culminaient à trois mille cinq cents mètres pour les moins hauts. Pas un bruit ne venait troubler cette quiétude matinale.
Toujours en tenue d’Adam depuis notre étreinte de la veille, je décidai de prendre mon courage à deux mains et de tenter une baignade dans le lac. Mon corps portait encore les traces de notre nuit d’amour et je me persuadais qu’un tel bain serait tout à fait indispensable à ma survie en montagne… Une fois au bord de l’eau, je tentai timidement un orteil, que je retirai très vite… À cette altitude, l’eau ne devait pas dépasser les 5°C ! Un véritable supplice ! Je décidai donc de renoncer au bain et de simplement me laver le corps en plongeant mes mains dans l’eau. Cette toilette fut la plus difficile depuis mon service militaire, mais bon, il faut ce qu’il faut… C’est alors que je sentis une présence derrière moi. Nathalie s’était levée et vint se coller à mon dos en m’enlaçant de ses bras. Le contact de son corps chaud avec le mien froid la fit frissonner. Mais elle m’enserrait et ses mains parcouraient mon corps.
- — Tu allais te baigner ? Tu en as du courage ! Cette eau doit être glaciale.
En disant cela, Nathalie ne cessait de parcourir mon corps de ses mains fines et sensuelles. Je sentais la chaleur de son être coller à mon dos, c’était une sensation divine ! Je ne pouvais honnêtement pas lui avouer que j’allais simplement faire trempette, trouvant moi aussi ce foutu lac bien trop froid ! Non, ce n’était pas possible, ma virilité devait rester intacte ! Je pris mon courage à deux mains, me retournai tout contre elle et l’embrassai langoureusement. Le corps de Nathalie frissonna au contact de ma peau froide et humide.
Je puisai dans ses lèvres le courage de ne pas la décevoir. Les hommes sont capables de grandes choses, quand ils se sentent admirés et aimés, je suis de ces hommes capables de déplacer des montagnes pour l’amour d’une femme.
Rassemblant toutes mes forces et mon courage, et surtout avec un air de ne pas en avoir l’air, je commençai ma lente descente vers les flots gelés de ce maudit lac. On ne m’y reprendra pas deux fois et je prendrai bien soin, lors de nos prochains bivouacs, de trouver un endroit sans lac ! Quoique, parfois, on n’y fait d’agréables rencontres ! Et je me remémorai l’épisode du lac, avec Mike et Paul, et surtout la fameuse pipe aquatique ! Cela me paraissait lointain maintenant. (11601 - Rencontres très intimes).
J’en étais au passage le plus délicat : l’immersion de mes attributs virils dans cette eau glaciale. C’est certain : mes toilettes, au service militaire, en plein hiver, dans de l’eau gelée, n’étaient rien comparées à ce matin d’été canadien ! Je tournai la tête pour savoir si mon calvaire était au moins digne d’intérêt de la part de la femme que j’avais tant aimée cette nuit, et que je tentai d’impressionner. Elle semblait m’encourager du regard, se tenant les bras croisés. Le froid mordait mes jambes et commençait à se faire sentir le long de mes cuisses. Dans un dernier élan de courage, puisé auprès de ma supportrice, je plongeai tête la première dans le lac. Tentant de ne pas me frigorifier sur place, je nageai le plus rapidement possible pour tenter de me réchauffer. Et l’effet se fit sentir, mes muscles et ma peau, après s’être tétanisés sous le choc de la température, commençaient à se réchauffer sous l’effet de mes mouvements rapides. Décidément, les hommes sont stupides : un regard, une caresse de femme et les voilà en train de faire des folies !
Je sentis, après quelques minutes de ce traitement, que mes testicules me rentraient véritablement dans le ventre à cause du froid. Les messieurs comprendront l’effet pour le moins désagréable et douloureux de la chose, et je jugeai que j’en avais assez fait pour « éblouir » ma belle. Lentement, toujours sans avoir l’air de souffrir du froid, je quittai ce lac pour me diriger vers Nathalie. Je ne souhaitai qu’une chose : me précipiter dans la tente et prendre la première serviette venue pour me sécher et me réchauffer, mais je croyais plus valeureux de tenter de cacher mon claquement de dents et de me diriger lentement vers cette femme pour qui j’acceptais de me faire souffrir. Quand je fus près d’elle, elle éclata de rire.
- — Tu es fou ! Tu as les lèvres bleues, les doigts et les orteils bleus ! Tu es gelé, mon pauvre ! Pourquoi t’es-tu baigné ? C’est stupide ! Elle est beaucoup trop froide !
Et voilà comment toute la volonté du monde est réduite à néant devant la faiblesse du corps ! Mes efforts avaient donc été vains et l’estocade fut portée quand elle me dit :
- — On ne voit même plus ton sexe, tellement tu es gelé ! Ce n’est d’ailleurs plus un sexe mais un vermicelle !
Et Nathalie, fière de sa remarque, éclata de rire. Désorienté, je jetai un coup d’œil rapide sur l’objet de l’hilarité féminine et je m’aperçus avec stupeur que ce qui me pendait habituellement fièrement entre les cuisses, n’était plus que l’ombre de lui-même, ma virilité elle aussi avait capitulé, me laissant ainsi dans un grand moment de solitude. Ayant pitié de mon état, Nathalie vint me rejoindre avec une serviette et me frictionna avec vigueur afin que je retrouve des couleurs. Vexé, je ne disais rien. Comment lui avouer la véritable raison de ma baignade forcée ? Nathalie commença à préparer le petit-déjeuner pendant que je terminais de me frictionner et d’enfiler un caleçon.
Elle s’était mise en sous-vêtements comme elle seule en a le secret : c’est bien la seule femme qui part en randonnée avec des sous-vêtements de dentelle ! Mais c’était pour mon plus grand bonheur et pendant que j’enfilais mon caleçon, je l’admirais dans sa petite tenue rouge vif, penchée sur le réchaud à gaz. C’est dans cette tenue et toujours aussi envoûtés par le panorama, que nous avons pris notre premier repas de la journée. Assis l’un à côté de l’autre, je me concentrais sur mon bol de lait chaud pour tenter de poursuivre mon réchauffement. Nathalie, sans rien dire, me caressait le dos et les épaules. Mais j’étais trop absorbé par mon repas pour pouvoir vraiment en profiter.
Deux heures plus tard, le campement n’était plus qu’un souvenir, et nous reprenions la route en direction d’une ville de taille moyenne que nous espérions atteindre dans la soirée. Pour cela, il nous fallait passer un col situé à environ vingt kilomètres et la ville serait quinze kilomètres plus loin. Nathalie était derrière moi et ne cessait de me parler de sa vie d’avocate, de ses amies qui l’avaient pourtant mise en garde sur cette expédition avec un homme qu’elle ne connaissait pas (moi, en l’occurrence).
- — Ah ! elles vont en faire, une tête, quand je leur raconterai nos vacances ! Attends-toi à avoir une meute de jeunes femmes à tes trousses pour tes prochaines randos ! Et quand je leur aurai montré ta photo, là, ce sera le siège devant ta garçonnière à Paris ! J’ai plein de copines célibataires en mal de beaux mâles comme toi, tu sais !
Nathalie était intarissable ; elle enchaîna sur l’énumération du pedigree de tous ses amoureux depuis l’âge de douze ans (eh oui : elle était précoce !!!) Cette séance de confidence me rappela une scène de 4 mariages et un enterrement où, dans un bar, les héros se prêtent au même type de confidences. Sauf que je restais muet et me contentais de marcher à un bon rythme. Nous quittions les alpages pour redescendre dans la forêt de conifères. L’odeur était envoûtante, bien plus que les récits de Nathalie, qui devait en être à son copain numéro 7, à seize ans…
Voyant mon absence de réaction, Nathalie se fit plus précise sur les goûts sexuels et les pratiques sexuelles de ses amants. J’appris ainsi que le numéro 9 était bi et qu’il rêvait de parties fines avec Nathalie et son meilleur ami. Je me demandai où elle voulait en venir, avec ces confidences. Elle n’avait jamais fait l’amour avec plusieurs hommes, sauf depuis notre périple américain, mais m’avouait avoir pris beaucoup de plaisir à sucer deux hommes après leur entraînement de rugby. Ce devaient être les numéros 14 et 15, me précisa-t-elle, leurs camarades avaient laissé la porte des vestiaires grande ouverte en quittant les lieux, alors que les deux chanceux étaient encore sous la douche. Je me demandai bien ce qu’elle faisait à traîner dans les couloirs des vestiaires. Ma curiosité l’emporta et je rompis mon silence.
- — Tu avais quel âge ?
- — Dix-neuf ans, je crois
- — Et qu’est-ce qu’une jeune fille de dix-neuf ans fait dans les couloirs des vestiaires après les matches de rugby ?
- — Des pipes !
Nathalie était vraiment incroyable, son ton assuré me troublait, elle s’assumait comme rarement les femmes le font.
- — Tu les connaissais ?
- — Oui, si l’on peut dire… depuis quatre-vingts minutes… J’avais flashé sur leur corps, ils étaient bâtis comme les dieux du stade et durant tout le match je n’avais cessé de les imaginer jouant torse nu.
- — Tu ne recules devant rien ! Tu en as d’autres comme cela ?
Je me rendis compte qu’elle savait tout de moi, de ma vie et de mes expériences sexuelles, alors que je croyais bien la connaître mais, au final, elle ne m’avait dévoilé qu’une partie de sa vie. Nathalie était, malgré les apparences, très pudique et je compris que son apparente facilité à rencontrer les gens n’était en fait qu’une carapace pour se protéger elle-même. Ses confidences intimes, que j’avais d’abord prises pour du pipelettage, étaient en fait une marque de confiance, car enfin elle levait le voile sur une partie d’elle-même. Nathalie avait besoin de se confier, elle continuait le récit de ses frasques, amoureuses ou purement sexuelles. Elle semblait avoir besoin de se confier à quelqu’un en qui elle avait confiance.
- — Ma meilleure expérience a été avec des militaires ! me confia-t-elle.
Très étonné, je la questionnai.
- — Des militaires ! Mais tu auras fait tous les corps de métiers ! Il ne te manque plus que le ramoneur ! osai-je, un peu honteux…
Nathalie ne releva pas, et commença son histoire.
* * * * * *
C’était en Afrique, j’étais au Tchad, à N’Djamena, pour une semaine de négociations sur un dossier juridique dans le cadre d’un stage dans un cabinet d’avocats parisien. Le soir, j’aimais sentir l’ambiance brute de la ville, sous la moiteur du mois de mars. Après une longue marche, je rentrais vers mon hôtel. Sur la route, trois légionnaires français en poste au Tchad m’ont dépassée. Ils devaient être en permission et parlaient fort. Une fois devant moi, ils se sont retournés pour me déshabiller du regard. Ils n’avaient certainement pas vu de femme blanche depuis longtemps, car leurs regards se faisaient insistants. Ils semblaient vouloir profiter de ce moment que je leur offrais. Ces quelques instants volés me troublèrent et je les regardai s’éloigner, reprenant leur conversation qui, cette fois, concernait mon anatomie. D’après leurs commentaires maladroits et peu discrets, ils semblaient me trouver à leur goût. Je profitais également du spectacle qu’ils m’offraient, en s’éloignant. J’admirais leurs larges épaules et leurs petits culs de militaires serrés dans leur pantalon kaki. Ils étaient beaux gosses, et je me sentais troublée par cette rencontre furtive mais intense. Leur sourire carnassier évoquait toutes les pensées lubriques qui leur passaient par la tête. Je n’oublierai jamais cette image.
Qu’as-tu fait ? Tu ne les as tout de même pas violés, les pauvres ! Ils auraient été trop contents !
J’ai décidé de les suivre… Je savais où ils allaient car, près de mon hôtel, se trouvait un bar à légionnaires. Tous les soirs, ce bar était envahi par ces hommes à la recherche d’un moment d’évasion. J’étais certaine que je les retrouverais dans ce bar. Ils marchaient trop vite pour moi et je les ai perdus de vue. Mais une fois arrivée devant le bar, je pris mon courage à deux mains et poussai les portes d’entrée dont la peinture avait disparu depuis longtemps au fil des bagarres. L’atmosphère était encore plus moite que dans la rue, une musique des années 50 criait dans la pièce principale où des couples s’étaient formés et dansaient sensuellement. Toutes les femmes étaient tchadiennes. Elles ne cherchaient qu’une chose : satisfaire un de ces hommes en mal de sexe moyennant finance. Mon entrée fut remarquée, car j’étais la seule femme blanche, des centaines de paires d’yeux me scrutaient, me jaugeaient, et je me sentais nue devant ces hommes en uniforme, tous plus beaux les uns que les autres. Ils dégageaient une virilité sensuelle qui me troublait.
Tu ne t’es pas enfuie ?
Non. Bizarrement, je me sentais protégée par eux, je sentais que j’exerçais sur eux un pouvoir d’attraction qui leur interdisait tout geste déplacé. Je pense que je bénéficiais de l’effet de surprise… Je me mis donc rapidement en quête de mes trois mâles, et je les trouvai attablés au bar, une bière à la main. Ce devait être les seuls qui ne m’avaient toujours pas remarquée, car ils me tournaient le dos et étaient en pleine discussion. J’ai alors pris mon air de rien et je me suis installée à côté d’eux. Ils m’ont tout de suite reconnue et se sont tournés vers moi, je retrouvai leur sourire qui m’avait tant émue. Je faisais toutefois mine de ne pas les voir et attendais que l’on me serve mon jus de tomate. Une fois servie, l’un d’eux régla la note à ma place. Sans un regard pour lui, j’entamai la conversation sur leur comportement inacceptable dans la rue quelques minutes plus tôt. Ils ne répondirent pas et m’entourèrent en me proposant de trinquer avec eux. Ma tentative d’intimidation avait manifestement échoué…
Leurs voix étaient calmes, posées, rassurantes et terriblement viriles. Je ressentais au plus profond de ma chair l’appel du sexe. Un sentiment lubrique m’envahissait. Leur côté bestial me rendait folle, et ils en jouaient. Ils se rapprochèrent, et leurs mains frôlèrent mes cuisses. Celui qui se tenait derrière moi se rapprocha encore un peu plus, et je commençai à sentir son souffle dans mon cou et la chaleur de son corps sur mon dos. N’y tenant plus, je décidai de me lever et les invitai à me suivre d’un regard qui en disait long sur ce que j’attendais d’eux. Ils me suivirent en dehors du bar, leurs sourires ne laissaient plus aucun doute sur la teneur des heures à venir…
Tu m’avais dit que tu n’avais jamais fait l’amour avec plusieurs hommes en même temps !
C’est vrai. Laisse-moi continuer…
Nous nous sommes dirigés vers mon hôtel, je les ai fait rentrer dans ma chambre, moyennant un bon pourboire au portier pour qu’il ferme les yeux. Trois légionnaires avec une femme seule dans une chambre d’hôtel, ça peut en effet être considéré comme une entorse au règlement intérieur de cette vénérable maison. Mais mes trois militaires eurent tôt fait de régler ce détail avec le portier. La suite s’est passée dans une ambiance surnaturelle. J’avais à ma disposition trois forces de la nature dans ma vaste chambre, dont je m’apprêtais à abuser selon mes attentes. Tous leurs gestes étaient empreints de douceur et de respect, ils étaient très attentifs au moindre de mes gestes, au moindre de mes désirs, j’étais le centre de toutes leurs attentions. Ils m’entourèrent et, très délicatement, leurs mains parcouraient mon corps. Je les embrassais chacun leur tour, pour goûter leur bouche, mêler nos langues. Mes mains parcouraient leurs corps prometteurs, alors que leurs caresses se faisaient plus précises. Je me collais alternativement sur l’un puis l’autre et enfin le troisième pour me sentir désirée, et prisonnière de leurs caresses.
Les mots étaient inutiles mais je voulais tout de même fixer une règle : je voulais m’offrir à chacun d’entre eux alternativement, je voulais profiter de chacun de ces hommes entièrement, totalement et exclusivement offerte. Ma proposition leur convenait manifestement car deux d’entre eux se reculèrent et vinrent s’asseoir chacun d’un côté du lit.
Je commençai donc par ce grand gaillard, resté debout devant moi. Il était brun et portait une barbe de trois jours. Sa chemise kaki à manches courtes laissait entrevoir des bras de bûcheron. Ses mains énormes caressaient mes seins. Je me collai contre son corps pour ressentir tout le désir qui déformait son pantalon. J’ai toujours aimé ce moment où l’homme, emprisonné dans ses vêtements qui entravent son membre, se frotte contre mon corps avec impudeur, fier de faire sentir le résultat de mes caresses. C’est donc en me retournant vers la glace de ma chambre que je frottais mes fesses rebondies sur son entrejambe. Comme ses deux collègues, je ne manquais rien du spectacle, il me caressa tout le corps, remonta ma robe, me caressa les cuisses et se fit plus précis. Ses baisers dans mon cou et sa manière de rouler des hanches contre mon cul vinrent à bout de ma raison, de ma résistance. Je me retournai et, après l’avoir sauvagement embrassé en lui maintenant la tête, je m’agenouillai et commençai à lui ouvrir sa ceinture. Il en profita pour me dégrafer la robe et la faire coulisser par le haut. Un sifflement d’admiration retentit dans la pièce, quand les deux autres légionnaires me découvrirent en lingerie fine.
J’avais ce matin opté pour un ensemble string-wonderbra blanc qui faisait ressortir mon teint halé par le soleil africain. Leur surprise et leur admiration pour moi décuplèrent mon envie de les satisfaire, ce serait ce beau brun mal rasé qui allait goûter le premier mes caresses expertes. Son sexe était tendu et dur. Il était doux et délicat, ce qui contrastait avec l’image de cet athlète au visage sévère, cela renforçait mon désir. Je le léchais tendrement, sensuellement, en glissant mes mains sous sa chemise. Son membre s’allongeait encore dans ma bouche. Je me régalai de cette sensation de douceur et de virilité. Mon désir n’en finissait pas de grandir quand mes mains parcouraient ses abdos tendus sous sa peau. Je n’aurais décidément pas trop de trois hommes pour me satisfaire. Je jetais un coup d’œil aux deux autres de temps en temps. Leur détresse se lisait dans leur regard, ils étaient impatients que ce soit leur tour et leur pantalon était sur le point d’exploser. Ils tentaient de se faire patienter en se caressant au travers de la toile épaisse et rugueuse de leur uniforme.
Mon premier militaire se tenait devant moi, avec simplement sa ceinture ouverte et la braguette défaite pour laisser libre accès à ma bouche sur son membre court, mais épais et nerveux. Il semblait trouver un certain plaisir de se voir ainsi dans la glace, le sexe planté dans ma bouche en train de le gratifier. Ses mains imprimaient un rythme plus rapide sur ma tête et j’entendais son souffle fort. Il se cambrait en arrière pour s’offrir entièrement à ma bouche, sa virilité gonflait encore, il était au bord de l’explosion. Par respect pour ses camarades, je ne voulais pas qu’il explose en moi ou sur moi. Je me dégageai juste à temps pour pouvoir admirer la violence de son jet de sperme qui s’écrasait sur la moquette. Son éjaculation avait été aussi violente que brève. Il avait poussé un long râle de jouissance qui m’excitait au plus haut point : j’adore entendre ces messieurs céder au plaisir et ne plus se contrôler pendant ces quelques secondes au paradis Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau qu’un homme qui se laisse aller à sa jouissance.
Un long trait de sperme de légionnaire maculait maintenant la moquette sombre de ma chambre. Épuisé par la rapidité et la violence de sa jouissance, mon beau légionnaire brun s’écroula sur le lit alors que je couvrais de baisers son torse imberbe, son ventre, terminant par un délicieux baiser sur ses bourses douces et légèrement velues.
De retour devant la glace, le second s’était déjà levé et m’attendait en massant délicatement la bosse qui déformait scandaleusement son pantalon d’uniforme. Nous nous embrassâmes fougueusement devant la glace, sous le regard de ma première victime (toujours allongé sur le lit en train de reprendre ses esprits) et de ma future troisième victime. Nos langues se mélangeaient pendant que ses doigts frôlaient ma peau. Il était blond et, comme son ami, bâti dans le roc. Je voulais cette fois profiter de ce corps et pendant qu’il me couvrait de baisers debout devant la glace, je le déshabillai et découvris ce physique, semblable à ces fameux calendriers, qui m’avaient tant fait fantasmer durant mes années d’études.
Agenouillé devant moi, il me titillait l’entrejambe, léchait mon intimité, me masturbait avec douceur et force. Il me caressait à la manière d’une main de fer dans un gant de velours, c’était la première fois que je ressentais cela. La force brute de ses muscles contre mon corps et l’agilité, la souplesse et la précision de ses mouvements félins me transportaient de bonheur. Je m’abandonnais à ses caresses en m’appuyant sur ses larges épaules pour ne pas tressaillir. Sa bouche sur mon sexe me transportait de plaisir, je ne touchais plus terre. Je lui imprimai le rythme avec mon bassin qui me menait tout droit vers l’extase de la jouissance. J’étais comme tétanisée par la violente vague qui me submergeait. Mon orgasme avait été si soudain et si violent que j’en étais moi-même surprise. La bouche de mon deuxième légionnaire était recouverte de ma substance vaginale et ses yeux pétillaient de plaisir, il me souriait avec un air de vainqueur. Agenouillé à mes pieds, nu et le sexe tendu, il poursuivait ses assauts en me dévorant de la bouche, des mains, son corps entier me possédait.
Je voulais maintenant que cet homme qui avait si bien su s’occuper de moi avec sa bouche et ses mains, me montre de quoi il était capable avec ce beau sexe décalotté gorgé de sang et de plaisirs prometteurs. Je voulais m’offrir exclusivement à lui, et le sentir me posséder devant ses copains. Je me plaçai à quatre pattes face à la glace, sur la moquette, à l’endroit où la trace de sperme de son ami était encore fraîche. La glace reflétait nos images et j’admirai cet homme à la musculature saillante, se positionner derrière moi. Son corps reflétait la vigueur, la virilité et la douceur. Ses mains saisirent mes hanches fermement et je sentais son membre glisser entre mes grandes lèvres, sans toutefois me pénétrer. Sa colonne de chair coulissait le long de mon intimité lubrifiée, me permettant de prendre la mesure de l’objet phallique qui s’apprêtait à me posséder. Ce contact dur et doux, me faisait perdre la tête, la glace me renvoyait l’image d’un dieu du stade au corps luisant de sa transpiration dans la pénombre de ma chambre.
Les rideaux tirés, un rayon de soleil éclairait notre étreinte et mettait en valeur son corps souple et solide ainsi que mes formes avantageuses. C’est moi qui, par un mouvement de hanche, m’empalai sur son pieu. Mon vagin emprisonnait ce sexe et j’imprimai mon propre rythme. Ses mains sur mes hanches, il accompagnait ma danse vaginale autour de son phallus, qui me pénétrait profondément. Ses couilles butaient en moi, et j’admirais dans la glace les muscles de cet homme se contracter sous le plaisir. J’augmentais ma cadence en resserrant du mieux que je pus mes muscles vaginaux, ce qui lui arracha des soupirs de plaisir. Ses yeux me fixaient dans la glace, il était à l’écoute de mon plaisir, tous ces sens étaient à mon service pour me procurer le maximum de plaisir. Mes mouvements de hanches se faisaient tantôt plus rapides, tantôt plus lents, j’aimais parfois m’arrêter pour prendre la mesure de ce sexe figé au plus profond de moi. Ma main gauche partait à la découverte de ses testicules qui butaient lourdement contre mon clitoris. Les soupirs s’étaient transformés en gémissements. J’aimais entendre cette voix rauque dure et virile céder au plaisir de ma chair.
Son ami brun, toujours en tenue d’Adam (pour mon plus grand plaisir…) s’était remis de la violence de sa jouissance et vint s’asseoir à côté de moi. Sa présence aussi proche m’excitait beaucoup, car il ne cachait rien de son nouvel état d’excitation et semblait espérer que je revienne sur les règles du jeu que j’avais édictées. Malheureusement pour lui, je ne revins pas sur ma décision, j’aimais la proximité de sa présence, mais je m’abandonnais totalement à l’homme qui me chevauchait. Comprenant que je ne reviendrais pas sur mes règles, il commença à se masturber en me caressant le corps de ses yeux. C’était divin de sentir ces forces de la nature me désirer si fort, et en même temps totalement dociles. J’avais le sentiment d’avoir dompté trois dieux grecs. Derrière moi, mon bel athlète blond transpirant de plaisir m’offrait un délice charnel et visuel que je n’avais jamais connu. D’une main il se caressait le torse et les abdos ruisselants de sueur, et de l’autre il me titillait alternativement l’anus et le clitoris.
C’était lui maintenant qui imprimait le mouvement. Sa résistance semblait inébranlable. Cet homme était un véritable roc. Je sentais à chaque contact avec son corps ses muscles bandés me heurter dans la violence de l’étreinte et la douceur virile de l’amour. Je voulais le sentir tout contre moi, et pour cela je me dégageai et quittai le miroir à regret, pour m’installer sur le lit. Il vint me rejoindre et se positionna naturellement au-dessus de moi. Je m’offrais à cet homme, me permettant ainsi de le caresser à loisir. Son large dos puis la cambrure de ses reins et ses fesses dures et légèrement velues qui, dans l’effort de la pénétration se contractaient. C’était un régal permanent que mes mains tâtaient, flattaient, caressaient, griffaient même. J’étalais sa sueur sur nos corps. J’avais le loisir de jouer avec son corps alors que lui, les bras tendus au-dessus de mes épaules, ne pouvaient me caresser que du regard.
Et son regard était inouï, j’étais littéralement happée par ce regard intense bleu profond de l’homme entièrement dévoué au plaisir de sa maîtresse. Il me possédait mais je le possédais également entre mes cuisses, entre mes mains, entre mes seins qu’il embrassait comme un fou. Son pieu me transperçait de plaisir, j’étais à sa merci, je ressentais son corps ferme et puissant sur mon corps, m’abandonnant à lui, à son être et à ses reins. Une deuxième vague de jouissance me submergea, criant mon orgasme qui venait du plus profond de mon intimité. Ses coups de boutoir ne faiblirent pas, bien au contraire, son regard était devenu plus bestial, il m’avait honoré de deux orgasmes intenses et je savais qu’il voulait me donner encore le plus de plaisir possible. Une de mes mains plongea entre ses cuisses pour ressentir encore plus la rigidité du membre qui me labourait. J’enserrai la base de ce pieu qui glissait dans ma fente et entre mes doigts, tant il était lubrifié par mon liquide d’amour. Parfois je remontais ma main et lui faisais goûter mes doigts le liquide qu’il avait déjà découvert lors de mon premier orgasme.
Je découvris que le contact de mes doigts sur son bas-ventre, ses poils et son sexe, lui faisait peu à peu perdre le contrôle de lui-même. Son regard devenait plus vague et ses gémissements plus appuyés et rauques. Il était au bord de l’explosion, mais tentait, dans un incroyable effort, de se maîtriser. J’eus raison de sa résistance quand, sans la moindre pitié devant son regard implorant, j’enfonçai une deuxième fois ma main aux confins de nos corps. C’est avec mes doigts au contact de sa colonne chaude et visqueuse de ma jouissance que mon deuxième légionnaire se redressa et, sur mon bas-ventre, expulsa de longs jets de foutre. Sa jouissance était si intense qu’il macula mon corps de son plaisir. Ses râles de jouissance étaient profonds et rauques, mon deuxième homme s’abandonnait devant trop de plaisirs et devant ses deux amis qui n’en perdaient rien.
Vaincu, il s’écroula sur le côté, le sexe encore raide de trop de plaisirs charnels. Du sperme s’en écoulait encore doucement. C’est la tête dans un nuage que je me relevai et, assise à côté de lui, j’entrepris de masser le corps de cet homme vidé. Ce corps qui m’avait tant fait vibrer était maintenant là, allongé, incapable du moindre mouvement et entièrement abandonné à mes massages. Mes mains parcouraient ce corps superbe, arrachant à mon légionnaire des soupirs de plaisir.
Après un long moment de ce traitement, je décidai de partir à la découverte de mon troisième colosse ! J’étais toujours très excitée et je ne voulais qu’une chose : découvrir ce légionnaire toujours habillé qui, depuis bientôt une heure, admirait le spectacle que nous lui offrions, en se caressant langoureusement au travers de son uniforme. Le premier légionnaire (le brun) était assis sur une chaise, nu, le sexe dressé et ne perdait rien de mes moindres gestes. Décidément, leurs corps étaient parfaits et je ne voulais qu’une chose : découvrir ma troisième prise de guerre. Il était également brun, un peu plus petit que ses deux amis mais aussi carré, ce qui lui donnait un air plus trapu. Il me semblait du genre légèrement poilu, d’après ce que je pouvais voir de ses biceps, et de la chemise entrouverte sur un poitrail prometteur dont des poils dépassaient. Il était toujours assis sur la moquette le long d’un côté du lit et n’avait pas bougé depuis le début de nos ébats. Son pantalon d’uniforme laissait deviner la forme d’un sexe tendu de dimension plus qu’impressionnante.
Je m’approchai de lui mais je fus surprise en le voyant se reculer. Sans un mot, il pointa mon ventre et mes seins d’où le sperme de son collègue dégoulinait en grosses gouttes le long de mon corps. L’excitation du moment m’avait fait oublier ce petit détail sans importance pour moi, mais qui, pour les hommes peut se révéler un véritable facteur de blocage. Je le pris par la main et l’emmenai avec moi dans la salle de bain où je fis rapidement couler un bain. En attendant que la baignoire soit prête, je pris une douche sous les yeux enchantés de mes trois hommes. La vapeur d’eau brouillait la vision de mon corps et ils ne pouvaient maintenant que voir mes formes harmonieuses onduler sous la caresse de la douche tiède. Je me positionnai de manière à faire ressortir mes formes et me caressai sans retenue les seins, le ventre, les cuisses et le sexe. De mon côté, je n’apercevais que trois masses dont deux nues semblaient se masturber.
Mon troisième guerrier restait incorruptiblement debout et ne me quittait pas des yeux en se massant l’entrejambe. Je mis un terme à mon manège, voyant que ce dernier ne se déshabillait pas. J’avais espéré qu’il vienne me rejoindre sous la douche, et nous aurions poursuivi dans le jacuzzi. J’imputai ce manque de réactivité non pas à de la timidité (ç’aurait été le comble chez un légionnaire !) mais au blocage dû au sperme de son ami sur mon corps. J’espérais en sortant de la douche que l’incident serait oublié. Je fus agréablement surprise de voir en quittant la cabine de douche, que mes deux amants nus m’attendaient avec une grande serviette blanche. Leurs sourires et leurs regards en disaient long sur ce qu’ils avaient pensé de ma prestation sous la douche. C’est avec leurs verges pointant fièrement vers le ciel qu’ils m’enveloppèrent dans cette serviette douce et chaude.
Je profitai de ce moment de calme (avant une nouvelle tempête…) pour détailler les sexes de mes deux anciens amants. Ils étaient vraiment très différents, mais chacun de ces membres dégageait une sensualité, une virilité, une douce puissance qui m’enflamma le creux des reins. J’aurais voulu les masturber, un dans chaque main, pendant que leurs propriétaires me couvriraient de baisers et de caresses érotiques, mais je ne voulais pas moi-même contrevenir à mes propres règles : ç’eut été la perte totale de la maîtrise de la situation !
Mon troisième légionnaire semblait toujours interdit. Je décidai d’employer les grands moyens. Mon entrée dans la baignoire serait bandante à damner un saint. Je laissai donc glisser nonchalamment la serviette au sol et, du coin de l’œil, j’invitai cet homme toujours en uniforme à venir me rejoindre. Je m’amusai de l’effet que j’exerçais sur lui quand, en débutant ma toilette intime, debout dans la baignoire, je vis qu’il accentuait ses mouvements sur son pantalon, décidément très résistant (vu la taille de l’engin qui se dissimulait encore dessous).
Il s’approcha de moi, La baignoire étant légèrement surélevée, sa bouche était à hauteur de mes seins. Pendant que je continuais à me savonner, il commença à titiller mes tétons du bout de sa langue. Ce contact tant attendu avec cet homme énigmatique m’électrisa. Je fermai les yeux pour mieux ressentir sa caresse. Sa langue descendit le long de mon ventre pour contourner mes grandes lèvres et poursuivre sa route sur mes cuisses. Je compris qu’il avait décidé de se venger de tant de frustration d’être le dernier. Je n’eus donc d’autres choix que de me laisser aller à ses caresses expertes sur mon corps. Ce petit contact doux, humide et chaud de cette langue sur ma chair me rendait folle. De mon sexe, je sentais un flot de désir m’envahir. Je n’attendais secrètement qu’une chose : qu’il m’embrasse le sexe à pleine bouche, mais ce petit bout de langue me parcourait le corps en évitant soigneusement mon entrecuisse. Mon corps roulait sous le plaisir, je me retenais à ses épaules et la chair de poule m’envahissait. Je le suppliai de me rejoindre dans le bain, mais pour seule réponse, il commença à caresser mes seins de ses mains fermes et douces.
Je rouvris les yeux et vis mes deux premiers militaires devant moi, droits comme des I, en train de se délecter du spectacle que nous leur offrions. Leurs sexes toujours fièrement dressés, ils se caressaient en ne perdant rien du spectacle. Cette vision eut raison de mon endurance ! Je pris la tête de mon trapu de légionnaire et la plaquai sur mon minou. Il s’en empara et me brouta comme je l’attendais, c’est-à-dire vigoureusement. J’avais donné le signal des hostilités, que je voulais viriles, intenses et presque bestiales. J’entrepris de déboutonner le haut de sa chemise d’une main, alors que l’autre plaquait sa tête sur mon intimité en feu. Mes mouvements de bassin accentuaient ses intrusions dans mon vagin, dilaté par le désir et la précédente pénétration de son ami. Quand enfin j’eus dégagé sa chemise, mes mains plongèrent sur son torse dont les muscles étaient saillants et je le caressai en sentant ses muscles rouler sous mes doigts.
Cette sensation me fit perdre ma lucidité, et je l’encourageai pour qu’il accélère ses mouvements de langue. J’étais au bord de l’orgasme et je dus m’asseoir sur le rebord de la baignoire pour ne pas flancher. Ma nouvelle position l’obligea à rentrer dans le bain. Il arracha presque son pantalon d’uniforme et se précipita dans le bain, la tête entre mes cuisses largement ouvertes pour lui. Enfin je pouvais le contempler, le toucher, le caresser à ma guise. Il était effectivement poilu, mais juste sur le torse et les avant-bras. J’adorais caresser son torse, sentir ses poils sous mes mains, il y avait une certaine bestialité chez cet homme qui me fit chavirer. Cette vague de jouissance s’empara de moi et je me délectai de ce plaisir intense et bestial qu’il me donnait. Dans mes cris de jouissance, j’enserrai la tête de cet homme entre mes cuisses, tant la violence de mon orgasme fut forte. Tentant de reprendre mes esprits je le relevai et le caressai sur tout le corps. Je pouvais ainsi l’admirer et le contempler.
Je m’aperçus que mes pressentiments sur la taille de son sexe se révélaient exacts. Ce pieu qui jaillissait de son slip blanc était beaucoup plus large et plus long que ceux de ses amis. Mon troisième militaire était donc incroyablement membré. Il exhibait son engin sous mon visage alors que je restais assise. J’ai saisi ses fesses à pleines mains et me suis approché de cette queue qui m’impressionnait. C’était à mon tour de jouer avec le bout de ma langue autour de la commissure de son gland, le long de sa grosse veine, sur le trou du gland, je faisais ainsi des allers-retours du bout de la langue sur son engin, laissant augurer des prochaines réjouissances.
Mes deux autres légionnaires, toujours en tenue d’Adam et toujours aussi craquants (non, décidément, je ne pouvais pas me décider lequel des trois était le plus beau) s’étaient assis sur l’autre extrémité de la baignoire, chacun d’un côté et poursuivaient chacun à son rythme et à sa manière la masturbation de leur membre, les yeux toujours rivés sur ce que j’infligeais à leur compagnon. J’aimais les observer se masturber, aucun homme ne se masturbe de la même manière, le brun était plus sauvage dans ses mouvements verticaux, plus saccadé, alors que le blond était plus lent, plus posé et donnait l’impression de vouloir que cette masturbation ne termine jamais. Il se caressait le torse et le ventre comme lorsqu’il me prenait en levrette, alors que le brun gardait sa deuxième main sur sa cuisse, parfois il se caressait les couilles ou les poils du bas-ventre.
Je ne me lassais pas d’admirer ce spectacle tout en me délectant du supplice que j’infligeais à mon troisième légionnaire. Il râlait de plaisir et de frustration, je sentais qu’il se maîtrisait pour ne pas me violer sur place. Moi je mouillais encore, je sentais que j’avais besoin de ce sexe en moi, me sentir possédée, à la merci de cet homme à la carrure de déménageur, et armé d’un manche dont bien des femmes devaient se souvenir… Je me sentais parfaitement bien, ces trois hommes savaient me respecter et savaient déchiffrer mes fantasmes les plus intimes. Pour ajouter au supplice de ce sexe insolemment gros, j’enfonçai le bout de ma langue dans son petit trou à l’extrémité de son membre. Mon légionnaire semblait moyennement apprécier mais je ne lui laissais pas le choix en plaquant mes mains sur ses fesses. Quand je ne sentis plus de résistance de sa part, je décidai de déclencher une nouvelle fois les hostilités, en lui présentant mes doigts préalablement recouverts de mon liquide intime.
Il me leva et me souleva dans ses bras puissants. Il voulait me prendre contre le mur en reposant mon dos contre le mur. Les jambes relevées sur ses hanches, il me présentait son engin. Je ne touchais plus le sol et j’étais livrée à cet homme qui s’apprêtait à me transpercer. Je ne voyais plus que lui, son torse velu et ses épaules larges. Son visage était carré et ses yeux en amande reflétaient mon propre besoin de coït sauvage sous le regard de ses deux compagnons. Je m’abandonnai donc à cet homme, dont le sexe se pressait sur ma vulve. J’espérais qu’il me prenne vigoureusement, mais conscient de la taille de son membre, il m’investit en douceur. Ma chair était écartelée par cette intrusion qui m’arracha un cri de douleur mélangé à la surprise qu’un tel manche put me pénétrer. Je lui étais reconnaissante d’avoir su se retenir de m’assaillir à la hussarde.
Ses premiers mouvements furent lents et je pus m’habituer à sa présence en moi. Après quelques mouvements de reins lents, je l’encourageai à accélérer. Je le voulais en moi, au plus profond, moi sa proie grande offerte pour lui. Je m’abandonnais totalement entre les bras de cet homme qui me labourait en me maintenant fermement contre le mur. J’étais si vulnérable entre ses bras ! Dans cette position, mes mains pouvaient le parcourir, et je lui caressais le bas-ventre tendu par une musculature abdominale impressionnante. Ses mouvements se faisaient plus saccadés et je ressentais pleinement en moi l’augmentation de volume de son membre. Cet homme continuait à me labourer en se maîtrisant pour ne pas exploser, il voulait me donner le plus de plaisir possible.
Tant de sensations eurent raison de mon corps, et je m’abandonnai dans ses bras dans un quatrième orgasme en l’embrassant langoureusement à pleine bouche, ce qui contrastait avec la bestialité de notre étreinte. Pendant que je savourais ma jouissance et sa bouche, mon légionnaire resta figé en moi pour me permettre, en roulant des reins, de prolonger plus longtemps cette onde de jouissance. Cette rencontre était allée au-delà de toutes mes espérances ! Je ne pouvais pas laisser mon dernier amant dans l’état d’excitation où il était. Ce n’étais pas le seul, d’ailleurs, les deux autres n’avaient pas bougés et se masturbaient toujours. J’avais joui quatre fois et je voulais leur rendre un peu du plaisir qu’ils m’avaient offert.
Mon troisième légionnaire relâcha son étreinte et je pus redescendre sur « terre », les pieds dans la baignoire. Alors je le pris par les épaules et le dirigeai vers l’autre extrémité de la baignoire, faisant face à ces deux collègues. Il s’assit, le sexe toujours aussi dur et imposant, dressé par le désir. Faisant face à ses deux amis et tournant le dos à mon amant du moment, je me présentais au-dessus du pieu tendu de tant de plaisirs inassouvis. Il n’avait qu’à se laisser guider sur la route de la jouissance, c’est alors que je m’enfonçai centimètre par centimètre sur sa colonne de chair qui me remplissait si bien. J’en avais des frissons le long du corps, ce militaire était décidément divinement membré ! Mon traitement était un véritable supplice pour lui, qui me suppliait d’en finir avec cette introduction millimétrée. Chaque lent va-et-vient de ma part lui arrachait un râle profond et je sentais qu’il s’abandonnait pour la première fois à mon étreinte. Mes lents mouvements verticaux faisaient alternativement disparaître et réapparaître ce sexe doux, dur et chaud. Son propriétaire me flattait les seins et, ne perdait pas une occasion pour aller flatter mon clitoris pour le plus grand bonheur de ses deux autres amis qui, face à nous, se régalaient du spectacle.
Leurs glands étaient violacés de tant de désir et d’envie de jouir. Le brun se masturbait ou plutôt se branlait à un rythme effréné, sa main libre ne quittait plus ses couilles qu’il malaxait consciencieusement. Pour la première fois, je le surpris à jeter un coup d’œil discret au sexe de son collègue blond, qui lui aussi se régalait de mon exhibition. L’énorme manche planté en moi, je regardais fixement mon amant blond. Mon regard allait de son visage à ses épaules et descendait vers l’objet qu’il masturbait toujours aussi langoureusement. Il empoignait son sexe à pleine main et le mouvement m’apparaissait comme viril, doux et dur en même temps. Je ne crois pas qu’une femme puisse un jour arriver à imiter parfaitement le mouvement idéal de son homme. Le sien était beau et majestueux et je me régalais de le voir près de moi se masturber de la sorte. Je tentais de calquer mes mouvements sur les siens ce qui impliquait que j’accélère légèrement ma cadence pour le plus grand bonheur de mon amant derrière moi qui haletait de plus en plus fort. Ses jambes se tendaient et il bandait ses muscles pour tenter de contrôler le flux de sève qui ne demandait qu’à jaillir.
En face de moi ce fut mon amant blond qui décida de l’explosion finale, il avait compris que je suivais son rythme, et que le légionnaire que je chevauchais était au bord de l’explosion. C’est le regard complice qu’il accéléra son propre mouvement masturbatoire. Je répercutai immédiatement ce nouveau rythme sur le membre que je chevauchais. En quelques mouvements de ce traitement, ma caverne qui enserrait son pieu à merveille eut raison de toute la volonté de mon légionnaire. J’eus juste le temps de me retirer et je vis le spectacle incroyable de ces trois légionnaires jouissant à l’unisson.
Le manche que je venais de posséder expulsa des salves de sperme chaud et épais qui s’écrasèrent sur mon ventre. Alors, en face de moi, le brun libéra (comme sur la moquette) un long jet qui vint mourir dans l’eau à quelques centimètres de ma cuisse, pendant que le blond éjaculait abondamment sur son ventre qu’il caressait de sa main libre, et ainsi étalait sa semence sur l’ensemble de son torse. Je n’oublierai jamais la vision de ces trois hommes tendus à l’extrême, libérant chacun leur semence dans un râle commun, viril et profond.
* * * * * *
Nathalie me regardait intensément. Elle venait de me raconter son expérience la plus intime, et je restai paralysé par ce qu’elle venait de me dire. Son récit m’avait bouleversé et je dois dire que je ne l’aurai jamais imaginée capable d’un tel comportement ! Elle me fixait, attendant une réaction de ma part, mais je restais sans voix, estomaqué par l’intensité de sa confidence. Moi qui la prenais pour une gentille demoiselle attendant son prince charmant pour lui faire découvrir les choses de la vie… Il était urgent de réviser mon jugement !
Son récit, alors que nous continuions notre marche, m’avait follement excité et je découvrais tout ce dont ce petit bout de femme était capable. Elle savait tout des hommes, et surtout comment les dominer, elle pouvait obtenir ce qu’elle voulait d’eux.
Nathalie me tira de mes intenses réflexions.
- — Alors ? Ça te laisse de glace, mes confessions intimes ! Ça alors !
- — De glace ? Tu m’as excité comme un fou ! Tu n’as qu’à vérifier par toi-même ! Je suis encore tout retourné de ce que tu viens de me raconter, c’était très risqué !
En observant mon entrejambe pour vérifier mon état, elle ajouta :
- — Risqué, oui et non : les hommes sont tous les mêmes, et c’est avec des hommes bâtis comme des athlètes que je me sens le mieux, je ne suis pas avec toi par hasard, je me sens protégée, et j’apprécie ta présence, c’était tout aussi dangereux de te suivre dans ce voyage !
- — Et tu ne leur a jamais demandé leurs prénoms ?
- — Si, en partant. Je les ai embrassés très fort tous les trois et nous nous sommes promis de nous retrouver quand ils seraient de retour à Paris. Mais je n’ai jamais eu de nouvelles d’eux depuis…
Nous continuions notre itinéraire et arrivions à ce col d’où nous pouvions apercevoir notre ville étape. Le temps était agréable et les minutes qui suivirent furent entièrement consacrées à repasser le fil de son récit que je trouvais totalement fou, pour une jeune stagiaire fraîchement débarquée de Paris. Mon sexe tendait mon pantalon. Nathalie marchait devant moi et je ne pouvais m’empêcher d’imaginer que ce cul magnifique, qui se dandinait devant mes yeux, avait été la proie de trois légionnaires en mal de pulsions lubriques. Mon état d’excitation était tel que mon sexe tendu se lubrifiait de mon excitation, provoquant ainsi un délicieux massage sur mon gland à chaque pas. Mon érection n’en était que renforcée. Nathalie n’avait probablement pas conscience l’effet qu’avait eu sur moi son récit. Me rapprochant d’elle lentement, je hasardai une main sur sa cuisse, et lentement la remontai sur ses fesses. Nathalie se laissait faire.
Continuant notre chemin, je pris sa main et l’embrassai, la léchai, la mordillait et suçai ses doigts alternativement. À ce rythme, Nathalie ne résista pas bien longtemps.
Mais comme pour ses légionnaires, elle prit les choses en main.
- — Mon aventure africaine t’a vraiment plu, on dirait…
- — Oui, je suis comme un fou ! J’aurais aimé être une souris pour jouir de ce spectacle !
- — Je me masturbe souvent en y repensant…
Nathalie, consciente de l’effet de cette annonce sur moi, me regarda fixement dans les yeux et poursuivit :
- — Je crois que j’aurais aimé être prise par ces trois hommes en même temps.
- — Tu le regrettes, maintenant ?
- — Non, j’espère simplement les retrouver un jour, à Paris, cela entretient le mythe.
Mon excitation était à son comble, ma main entama une attaque en règle de ses seins, que je titillais au travers du tissu de son tee-shirt. Comme à son habitude, en marchant elle ne portait pas de soutien-gorge… Nathalie appréciait beaucoup ce traitement et commençait, avec sa main, que j’avais tant embrassée, à me caresser le torse puis les abdominaux et me dit :
- — Tu me fais penser à Marc, le légionnaire blond. Ton corps est assez proche du sien, sauf que tu es brun. Mais quand tu jouis, tu aimes aussi te caresser, sans parler de ta manière de te masturber, on croirait que vous êtes frères.
Mon pantalon allait céder sous les assauts de mon sexe tendu. Je sentais le massage sur mon membre de plus en plus excitant et des frissons me parcouraient à chaque pas. Alors n’y tenant plus, j’attrapai Nathalie par le bras et l’embrassai langoureusement en plaquant nos deux corps l’un contre l’autre. Je ressentai la chaleur de son être alors que je ne lui cachai rien du délicieux supplice que subissait mon membre, trop à l’étroit dans ce pantalon.
Jamais à cours d’idées, Nathalie se libéra brusquement et se mit à courir, en regardant derrière elle pour s’assurer que je la poursuivais. Ainsi avait-elle décidé de se faire désirer. Je me lançai donc à sa poursuite. Notre course prit une autre tournure quand Nathalie, en éclatant de rire, hurla dans la forêt que quelqu’un la poursuivait. Elle voulait donc mettre en place un scénario de ce genre… pourquoi pas, j’aimais m’imaginer chasseur ayant repéré sa proie. J’accélérai lentement pour faire durer cette délicieuse poursuite, tel un félin jouant avec sa proie. Nathalie s’époumonait toujours, en rires et en appels à l’aide, ce qui faussait un peu la véracité de notre jeu, mais au fond je n’en avais que faire : ces forêts étaient désertes, et nous nous sentions libres.
Notre course déboucha sur une clairière, un arbre se trouvait non loin du centre, et je résolus de rattraper ma proie à hauteur de l’arbre afin de la posséder contre le tronc. Nathalie, en nage, me souriait et tentait vainement de me résister. Je bloquai ses mains contre l’arbre, et, debout, je l’écrasai de tout mon corps pour l’empêcher de bouger. Le contact délicieux entre nos corps avait repris où il s’était arrêté, et j’imprimai à ma victime consentante mes mouvements de reins, pendant que ma main libre dégageait ses seins. Nathalie répondait à mon ardeur par son propre mouvement de reins qui amplifiait le contact de nos sexes. Elle me mordillait le lobe de l’oreille en m’encourageant à la posséder sans ménagement contre cet arbre. Ma bouche se perdait dans ses seins pendant que ma main libre s’attaquait à son pantalon. Pendant que le dernier obstacle à sa nudité volait dans la clairière, je libérai enfin ma virilité endolorie par une trop longue séquestration.
- — Je vais te baiser par-derrière !
D’un geste rapide, je retournai Nathalie. Je la pris ainsi sans ménagement, la besognant gaillardement contre cet arbre. Mon membre glissait dans son sexe chaud et hyper lubrifié par tant de souvenirs érotiques. Mon corps butait sèchement contre sa chair, et le bruit de notre coït fut rapidement couvert par les cris de jouissance de Nathalie. Elle m’emprisonna les fesses de ses mains pour arrêter mon assaut en me gardant figé au plus profond d’elle afin de savourer l’orgasme qui la ravageait. Mes mains maltraitaient ses seins alors que son corps se raidissait de plaisir. Ainsi figé en elle, son bassin ondulait, sous l’effet de l’orgasme, autour de l’axe de mon sexe, plus bandé que jamais. J’étais au bord de l’explosion mais tentai de me maîtriser pour rester bien long, afin de ne rien gâcher de cet instant merveilleux. Tout mon être n’était plus que cette colonne de chair virile, solidement plantée dans la chaleur de cette femme.
Puis la pression de ses mains sur mes fesses se fit moins forte et son corps se relâcha, je me dégageai pour laisser Nathalie disposer de ma jouissance à sa guise. Immédiatement elle s’agenouilla et me gratifia d’une de ses pipes dont elle avait le secret. Je n’eus pas vraiment le temps de la savourer, car à mon tour, des râles rauques et puissants vinrent troubler la quiétude déjà malmenée de la forêt. Mes jets de sperme vinrent s’écraser sur le tronc de l’arbre, sur le visage de Nathalie, sur ses seins.
C’est en se relevant que Nathalie poussa un cri de stupéfaction
Une vingtaine de mètres derrière nous se trouvait un couple debout, estomaqué par le spectacle que nous venions de lui offrir. C’est le sexe encore vaillant mais dégoulinant de ma semence que je me retournai pour évaluer les dégâts. Nathalie était maculée de mon sperme et je n’eus pas de suite le réflexe de me rajuster, tant la surprise fut grande. C’est donc ainsi, le temps que chacun reprenne ses esprits, que nous apparaissions à la vue de ce couple.
Je décidai de prendre les devants en m’avançant vers l’homme pour tenter une explication d’homme à homme. Me voyant aller à sa rencontre, il fit de même, et c’est à mi-chemin qu’il me dit :
- — Très belle prestation ! Un homme des cavernes n’aurait pas fait mieux ! Mes félicitations à madame ! Je m’appelle Luc, et je te propose de ranger ton matériel…
Il me regardait, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Très gêné, je renfermai mon membre mi-bandé dans mon pantalon. Visiblement, nos inconnus avaient apprécié. Hésitant, j’évitai de lui tendre la main, encore pleine de ma jouissance, mais me présentai tout de même. Son humour m’avait conforté sur le caractère amical et jovial de cet homme. Sa femme vint nous rejoindre pendant que Nathalie tentait de se rendre présentable. La tâche n’était pas facile, car mon sperme avait coulé sur son tee-shirt, et elle n’en avait plus de propre. Nous avions prévu dans notre itinéraire d’arriver ce soir à la ville afin de pouvoir refaire nos stocks de vivres et également faire nos lessives, car c’était plus que nécessaire. Mais là, Nathalie n’avait plus rien et après mes appels répétés pour qu’elle vienne faire la rencontre de ce charmant couple, elle prit son courage à deux mains et vint nous rejoindre, le tee-shirt maculé de mon propre sperme.
Cette situation ne semblait pas les gêner. Je ressentais même une certaine attirance de la part de Marion (c’était le nom de la femme de Luc) à l’encontre du tee-shirt de Nathalie.
Luc félicita directement Nathalie pour sa ravissante poitrine qui se découvrait sous son tee-shirt humide. Il me surprit quand, sans hésiter, Nathalie et Luc se firent la bise. Deux minutes plus tôt, le visage que Luc embrassait était couvert de foutre qui n’était pas le sien, mais visiblement la beauté de Nathalie l’avait motivé.
La glace était pour le moins rompue, comment ne pas l’être avec une telle entrée en matière ! Luc et Marion étaient suisses, de Nyon, et faisaient comme nous une randonnée dans le grand ouest canadien. Ils étaient partis d’un village plus au nord et se rendaient comme nous dans cette ville pour se ravitailler.
C’est en parcourant les derniers kilomètres que nous fîmes plus ample connaissance.
À suivre.

