S'abonner Gratuitement

Adresse E-mail

Histoire Coquines - Visite du chateau de Roncenard

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 12:15

Nous avons pris notre douche chacun notre tour puis Julien m’a proposé de partager sa couche. J’ai accepté bien sûr et je réalise soudain que c’est la première fois que je dors avec lui. Je ressens une étrange sensation. C’est comme si je franchissais un pas supplémentaire dans le partage impudique de mon intimité avec ce garçon. Tout ce que nous avons fait ensemble restait dans le domaine de la sexualité ; or cette fois, je bascule dans celui de l’intimité pure et sensuelle. Dormir ensemble est un acte très sentimental. D’ailleurs où en suis-je avec Julien sur ce plan ? J’ai trop peur de ma réponse alors je préfère éviter de me la poser. Je me contente de me répéter intérieurement « juste un défoulement sexuel pour agrémenter mes vacances ». Cela me rassure, sans doute, mais y crois-je encore vraiment ? Julien ne semble pas se poser tant de questions. Épuisé, il s’est endormi là, nu à quelques centimètres de moi. Comment puis-je résister à l’envie d’entrer en contact avec sa peau, de me lover contre lui, sentir sa douce chaleur et m’enivrer de son odeur pour sombrer en toute quiétude dans le sommeil, loin de mes tracas de conscience ?

xxx

  • — As-tu déjà visité le château de Broncenard, me demande Julien au cours du petit déjeuner ?
  • — Ma foi, non !
  • — J’ai pensé que je pourrais t’y amener aujourd’hui. C’est à environ deux heures de route d’ici, mais tu verras, ça vaut le détour.
  • — Alors je suis partante !

xxx

Julien a tenu à ce que nous utilisions sa voiture, pure fierté masculine que je n’ai pas osé contrarier cependant, je regrette déjà le confort de mon cabriolet, car la chaleur est écrasante.

  • — Je blaguais, elle n’est pas à moi, précise Julien en souriant. Tu ne la reconnais pas ?
  • — Et bien, la seule chose que je peux dire, c’est qu’elle ressemble beaucoup à celle que tu réparais lorsque nous nous sommes rencontrés ?
  • — Exact ! C’est elle ! Elle vient d’être repeinte. Elle est chouette, non ? Frédo me la prête pour le week-end. Enfin, il me l’a confiée pour que je lui change l’embrayage. Je le ferai lundi soir, en attendant nous allons pouvoir profiter de ce petit bijou.

Julien fait preuve d’un tel enthousiasme à me parler de cette voiture, que je finis par la voir d’un autre œil et lui trouver un certain charme. Le moteur ronronne comme un félin cependant, Julien conduit avec une extrême prudence sur ce réseau secondaire peu fréquenté… Il me fait penser à un dompteur qui domine les fauves sans provocation, de manière très professionnelle et sereine. Ce qui est le plus surprenant dans ce véhicule, ce sont les trois sièges alignés à l’avant. L’habitacle est étonnement large et bas par rapport à la chaussée. Comme je me suis installée près de la portière, je me retrouve trop loin de mon chauffeur, à mon goût.

  • — Tu es loin de moi, finis-je par dire.
  • — Alors qu’attends-tu pour t’installer au milieu ?
  • — C’est que je ne voudrais pas te distraire.
  • — Lorsque je suis au volant, je suis imperturbable.
  • — Dans ce cas…

C’est ainsi que je me retrouve sur le petit siège baquet central. Un petit ventilateur installé sur la planche de bord juste en face de moi m’amuse, d’autant qu’il est dirigé vers le bas.

  • — C’est pour rafraîchir les pieds ? fais-je avec une pointe de moquerie.
  • — Oui, bien sûr ! Et il se met en route automatiquement lorsque le passager freine en passant ses pieds à travers le plancher ! me répond-il en plaisantant.
  • — Et le bouton rouge qui est placé dessus, c’est sans doute la commande du siège éjectable ? surenchéris-je.
  • — Tout à fait, d’ailleurs tiens !

Julien vient d’appuyer sur le fameux bouton et immédiatement, les pales du ventilateur se mettent à tourner à une cadence folle. Julien tente de redresser l’appareil, mais la fixation tordue ne lui permet de remonter qu’au niveau de mes jambes alors je rajoute :

  • — J’ai l’impression qu’il y aura encore quelques réparations à effectuer après l’embrayage.
  • — Je le crois aussi.

Le ventilateur envoie de l’air frais directement entre mes jambes. L’effet ne se fait pas attendre et le tissu léger, aux couleurs vives de ma jupe estivale, se gonfle comme une montgolfière. Nous éclatons de rire, puis Julien, espiègle, rajoute :

  • — J’espère que tu ne vas pas attraper froid !
  • — Il n’y a pas de danger avec cette chaleur ! D’ailleurs je trouve même cela très agréable.
  • — Alors, retire ta culotte, tu verras, ce sera encore plus agréable !
  • — Dis donc, tu ne m’as pas dit que tu étais imperturbable au volant ?
  • — Bien sûr que je le suis ! Par contre pour toi, il n’y a aucune raison de te priver d’un petit bien-être gratuit. Et puis, nous avons encore plus d’une heure de route avant d’arriver alors, pourquoi ne pas en profiter pour se détendre ?
  • — Et tu voudrais me faire croire que tu ne serais pas distrait si j’ôtais mon slip ?

En guise de réponse, Julien se contente de hocher la tête. J’ai la très nette impression qu’il se lance un défi, sans être complètement convaincu lui-même d’en sortir vainqueur. En tout cas, le vent frais qui se heurte à ma culotte, cherchant à forcer la barrière des fibres qui lui interdisent d’aller plus loin, se révèle si plaisant. À la limite, je le trouve même enivrant et plein de promesses, à tel point que je n’ai aucune envie de me priver du contact direct entre ce souffle frivole et mon intimité. Je fais donc glisser ma culotte jusque sur le tapis de sol de la voiture et je reprends immédiatement la position qui permet à l’air de s’infiltrer entre mes cuisses. Julien demeure imperturbable, du moins en apparence, car je suis certaine qu’intérieurement il doit lutter pour rester ainsi. Ma jupe est à nouveau gonflée comme une baudruche et le vent rafraîchissant du ventilateur est maintenant libre d’aller faire frissonner ma toison. Je sais que je ne devrais pas, pourtant j’écarte davantage les cuisses pour le laisser lécher ma fourche à la manière d’une langue extrêmement douce et fraîche. L’intérieur de mes cuisses puis la peau douce et délicate de mes lèvres intimes sont en proie à cet air vif qui me berce et me plonge dans une délicieuse quiétude où résonne la douce mélodie de l’excitation sexuelle.

  • — Alors ? m’interroge Julien. N’avais-je pas raison ?
  • — Si ! C’est une sensation tout à fait exquise. Avoue que tu meurs d’envie de voir ça !
  • — Hum ! Hum !

Je remonte alors les pans de ma jupe et dévoile mon buisson que le ventilateur rend frétillant.

  • — Attention ! Tu n’as pas le droit de toucher ! Tu dois te concentrer sur la conduite quoi que je fasse !
  • — Promis ! Je ne te toucherai pas !

Difficile promesse que celle-là, car je suis bien décidée à le mettre à l’épreuve. Le ventilateur a réveillé en moi les désirs les plus fous. De plus, sentir Julien condamné à n’être que le témoin passif de tout ce que je pourrai faire m’excite terriblement. Je suis prête à accomplir des folies. Il faut simplement que je n’aille pas trop loin pour ne pas lui faire perdre ses moyens et risquer de provoquer un accident. Je choisis donc de lui faire subir la douce torture d’avoir une femme qui se donne du plaisir toute seule, là, juste à côté de lui. Je commence donc par une caresse furtive sur l’intérieur de mes cuisses puis j’ouvre quelques boutons de mon chemisier et en quelques contorsions, je parviens à ôter mon soutien-gorge. Mes seins, ainsi libérés, animent le tissu satiné du chemisier. Je m’amuse alors à pincer le bout de mes tétons pour les faire pointer, comme s’ils voulaient crever le tissu pour s’échapper. Julien me lance des regards furtifs que j’intercepte à chaque fois. Je laisse une main pétrir ma poitrine qui durcit de désir et je laisse la seconde descendre vers une étuve que les pales du ventilateur ont de plus en plus de mal à ramener à une température convenable. Je survole ma toison, tente quelques contacts légers au sommet de mes poils puis, plus dévergondée, j’écarte mes grandes lèvres pour faciliter le passage de l’air jusqu’au plus profond de mon sillon en surchauffe. La caresse qu’il me donne m’enfièvre. Mon index effleure la zone de mon clitoris qui a de plus en plus de mal à se dissimuler derrière son petit capuchon protecteur. Un fantasme fait soudainement irruption dans mon esprit qui en ce domaine est capable de réaliser de véritables prouesses. Je délire merveilleusement en vivant intérieurement une de ces mises en scène érotiques dont le principal attrait est de permettre à l’imaginaire de me plonger sans tabou ni conséquence au cœur de situations qui ne sont excitantes que parce qu’elles ne sont pas réelles. C’est ainsi que mon cerveau en ébullition m’embarque dans une aventure qui accompagne à merveille ma masturbation :
« Nous roulons tranquillement jusqu’à ce qu’un semi-remorque nous oblige à réduire considérablement notre vitesse. Impossible de dépasser dans ses petites routes sinueuses, alors Julien s’énerve un peu. Après quelques kilomètres passés ainsi à respirer les gaz noirs et nauséabonds de l’échappement du camion, Julien commence à perdre son sang froid. Enfin une petite ligne droite. Utilisant toute la puissance du moteur de la Bagherra nous entreprenons aussitôt le dépassement du mastodonte d’acier crachant son horrible fumée opaque. Un véhicule vient de faire son apparition face à nous. Il serait prudent d’abandonner le dépassement et de se rabattre sagement pourtant, Julien s’obstine. Pied au plancher, il poursuit sa manœuvre, en dépit du danger. L’autre automobiliste nous fait part de son inquiétude par d’incessants appels de phares. Mon cœur s’accélère, j’ai peur, pourtant je ne proteste pas. J’assiste muette à cette scène comme si je craignais de troubler la concentration du conducteur téméraire. Finalement, nous parvenons à nous rabattre juste à temps pour éviter la collision cependant, c’est à grand renfort de Klaxon que le routier nous fait part de sa colère face à cette manœuvre des plus dangereuses. Julien ne ralentit pas, profitant de notre vitesse pour fausser compagnie à ce témoin gênant de cette conduite tout à fait déraisonnable. Nous parcourons ainsi plusieurs kilomètres à vive allure, et enfin, jugeant que nous avons pris définitivement le large, Julien respecte à nouveau la limitation de vitesse. Quelques minutes plus tard, mon amant peste à nouveau. Cette fois c’est une crevaison qui en est la cause. Nous nous garons sur un parking en terre, très large sur lequel des montagnes de grumes en transit entre leur forêt d’origine et la scierie sont stockées. Julien commence à démonter la roue crevée, mais un goujon refuse obstinément de se laisser desserrer. Le garçon insiste et la manivelle commence à se tordre sans que le boulon récalcitrant ne cède le moindre millimètre de filetage. À ce moment-là, le poids lourd de tout à l’heure fait irruption et se gare juste derrière notre voiture dans un vacarme d’enfer qui me donne des frisons. Deux routiers à l’allure massive sortent de la cabine et s’avancent vers nous.

  • — Un petit problème ? Nous lance celui qui vient de sortir du côté passager.

Julien, sur ses gardes, se contente de hocher la tête en guise de réponse.

  • — Pourtant tout à l’heure elle avait l’air de bien marcher ! Rétorque aussitôt le second routier d’un ton dédaigneux.

Les deux hommes commencent à s’en prendre à Julien, alors pour éviter la bagarre, je décide de jouer les séductrices. Les deux routiers ont littéralement les yeux qui sortent des orbites tandis que je me baisse et que s’ouvre bien largement mon décolleté. Je n’ai de cesse de les provoquer et Julien a parfaitement compris mon jeu. De plus, l’idée de lui donner une petite leçon m’excite terriblement. Et pour désamorcer complètement la situation, je leur lance :

  • — Voyons messieurs, vous n’allez tout de même pas vous battre pour une bêtise pareille !!! Il y a tellement mieux à faire…

Cette fois, c’est comme si j’autorisais un enfant à piocher dans un sac de bonbons. Le plus costaud des deux hommes s’approche et après une brève hésitation durant laquelle il constate que je ne recule pas, il m’attrape par les hanches et me décolle littéralement du sol pour me poser, à plat ventre, sur le capot de la voiture où il se sert de tout le poids de son corps pour m’écraser et m’interdire toute résistance. Il me sert fortement, me fait mal, mais je ne crie pas. Je m’adresse seulement à Julien pour lui demander de ne pas intervenir et de laisser faire.
Les caresses sont rudes, dénuées de toute sensualité. L’homme se sert. Il remonte jusqu’à ma culotte, pelote mes fesses comme un client qui s’assure de la qualité de la marchandise qu’il vient d’acquérir. Je tente de me débattre. Peine perdue. Je ne fais qu’attiser le plaisir que je n’ai que trop provoqué. L’autre type s’approche. Je m’abandonne aux caresses des deux routiers. Ils pétrissent l’ensemble de mon corps jusqu’à ce que Julien intervienne pour mettre fin à cette débauche.

  • — Ça suffit ! Vous en avez eu assez. Fichez le camp !!!

Les deux routiers surpris s’arrêtent immédiatement de me tripoter. Finalement, à l’initiative du plus petit, ils battent en retraite, montent dans leur camion et reprennent la route. Cet épisode ne m’a pas laissée indifférente. Au fond de moi, une formidable envie de faire l’amour me dévore. Julien le sait, il s’approche et me redépose sur le capot de la voiture, m’écarte les jambes et me pénètre vigoureusement. Immédiatement je jouis… »
Une jouissance bien réelle me fait sortir de mon fantasme. Ma main droite s’est chargée de me faire vivre le plaisir de mon fantasme et, avec stupéfaction, je m’aperçois que ma main gauche n’est pas restée inactive. Comme mue par une force totalement indépendante de ma raison, elle s’est glissée sous mes fesses. Un doigt mutin s’extrait de mon anus… Comment ai-je pu ???
Julien a observé ma masturbation sans intervenir. Obligé de conserver la tête froide pour conduire, il a été le témoin impuissant de ma folle envolée, un peu comme dans mon fantasme. Le pauvre ! Que pense-t-il de moi ? Et dans quel état l’ai-je mis ? Je ne veux pas reprendre tous mes esprits trop rapidement et je me complais à rester entre rêve et réalité. Soudain, nous nous retrouvons juste derrière un gros camion que Julien ne parvient pas à dépasser. Mon cœur bat brusquement la chamade dans ma poitrine. Le camion tourne à droite. Je me calme et m’endors.

xxx

C’est sans doute l’absence de ronronnement du moteur qui me sort de mon sommeil. J’émerge très lentement, entrouvrant légèrement les paupières derrière mes lunettes de soleil. Nous sommes arrêtés dans une station-service. Julien est descendu. Je ne bouge pas. Le soleil chauffe mon corps à travers le pare-brise. Soudain une ombre s’interpose. Toujours sans bouger, mes paupières s’écartent légèrement. Je suis surprise de constater que l’ombre n’est pas celle de Julien, mais celle du pompiste qui barbouille le pare-brise avec une éponge mousseuse. À travers mes cils, totalement immobile, j’observe la scène. Le garçon, tout juste sorti de l’adolescence, s’active énergiquement. Maintenant, je le distingue à peine à travers la mousse. La raclette, qu’il essuie dans un chiffon après chaque passage, restitue peu à peu une vue parfaite. Le garçon ralentit. Je m’en étonne. Il semble complètement absorbé par l’image qu’il vient de mettre à jour, là, à quelques dizaines de centimètres de ses yeux, derrière la vitre. Vite je comprends. Ma jupe est relevée si haut sur mes jambes que ma toison s’offre généreusement à la vue du jeune pompiste.
Curieusement, je demeure immobile. Il croit que je dors alors, pourquoi le priver d’un spectacle qui, j’en suis certaine, restera longtemps gravé dans sa mémoire. Le jeune homme paraît avoir de plus en plus de mal à détourner son regard de la fourche de mes cuisses. Il passe même deux fois la raclette au même endroit. J’imagine, un instant, son sexe comprimé dans un slip devenu brusquement trop petit. J’aurais presque envie de le délivrer… Lorsque le garçon arrive au bas du pare-brise, je simule une sorte de léger étirement et j’écarte malicieusement les jambes. Le jeune homme sursaute tout d’abord, craignant que je ne me réveille puis, timidement, il se penche sur le capot pour se positionner juste en face de moi, feignant de terminer son travail en essuyant de son chiffon les balais d’essuie-glace. J’ai l’impression de sentir son regard se promener sur mes grandes lèvres et chercher vainement à franchir la barrière de mes petites lèvres pour atteindre l’orée de mon vagin. Le pompiste s’écarte brusquement.

  • — Tenez ! C’est pour le service ! lui lance Julien en lui tendant une pièce de monnaie.
  • — Ha !!! Heu !!! Merci ! bafouille le jeune homme craignant d’avoir été surpris à se rincer l’œil.
  • — Belle voiture non ?
  • — Heu !!! Ooui, monsieur ! Très belle voiture !!! Très belle voiture !!! bégaye le pompiste en éprouvant beaucoup de difficultés à masquer son trouble.

Julien ne se rend compte de rien. Nous repartons. Je m’étire comme une chatte dans son panier après une sieste.

  • — Nous arrivons dans quelques minutes, m’indique Julien en me lançant un superbe sourire charmeur.

L’accès à la cour du château est réservé aux piétons aussi, il nous a fallu trouver une place sur le petit parking aménagé dans un champ contigu. Un groupe de touristes bavarde bruyamment près de la caisse. Julien s’adresse à la caissière :

  • — Pour deux adultes s’il vous plaît !
  • — Julien ! C’est sympa d’être venu ! répond la jeune femme en le reconnaissant. Allez, passez par derrière je vais vous ouvrir.

Dans cette pièce exiguë, ancien pigeonnier reconverti, Julien me présente à son amie. Très coquette, elle doit avoir trois à quatre ans de plus que nous. Brune, cheveux mi-longs, son visage est en permanence illuminé par un sourire franc qui révèle sa joie de vivre. Pourtant, j’ai l’impression de lire une petite touche de jalousie dans son regard. Elle porte une alliance, ce qui me rassure. Est-elle une ancienne maîtresse de Julien ?

  • — Nous habitions la même cité, me précise Julien. Lorsque nous avons fait connaissance, Anne sortait ses poubelles pour les déposer dans le vide-ordures sur le palier. Tout à coup, un courant d’air a fait claquer sa porte. La pauvre Anne s’est retrouvée en chemise de nuit, sur le palier et sans possibilité de rentrer chez elle. Elle est alors partie sonner chez son voisin pour demander si elle pouvait passer par son balcon pour atteindre son appartement.
  • — Et c’était toi !
  • — Pas du tout ! C’était Monsieur Michaud, un retraité. Anne a escaladé la rambarde et au moment où elle passait d’un balcon à l’autre, elle a perdu l’équilibre et a chuté. Devine où elle est tombée ?
  • — Je ne sais pas ! Sur ton balcon ?
  • — Non !
  • — Alors sur toi qui passait par là ? fais-je avec une pointe d’ironie.
  • — Non ! Enfin, tu n’es pas loin.
  • — Je donne ma langue au chat.
  • — Sur le toit de ma voiture, après une chute de deux étages ! Je venais de me garer là et, je m’apprêtais à descendre lorsque j’ai cru que le ciel me tombait sur la tête. Anne s’en est sortie avec deux fractures, mais on peut dire qu’elle a eu beaucoup de chance dans son malheur, car, quelques instants plus tôt, c’était sur le bitume qu’elle atterrissait. À l’hôpital, nous avons fait plus ample connaissance et c’est ainsi que j’ai découvert que nous étions voisins. Depuis, je considère qu’Anne est la seule de mes amies à m’avoir été envoyée par le ciel…

Durant le récit de Julien, j’ai remarqué des étincelles dans le regard d’Anne. Pas de doute, mon instinct de femme me dit qu’elle est loin de rester insensible au charme de Julien. Je me love dans les bras de mon amant pour mieux affirmer ma suprématie sur lui. Anne s’en rend compte et me lance un sourire résigné.

  • — Je ne peux malheureusement pas rester avec vous plus longtemps. J’ai un groupe qui m’attend. En attendant, Julien, je te laisse le deuxième trousseau. Tu connais déjà le parcours de la visite… Ainsi, vous pourrez tout regarder tranquillement. Tiens ! Ici ce sont les clefs du sous-sol. Si vous voulez également voir ça, moi je n’y amène pas les touristes…
  • — Super ! répond Julien enthousiaste. Tu es adorable.
  • — Et n’oubliez pas le guide ! plaisante Anne.

Julien la remercie alors en lui faisant une grosse bise bruyante.
Ce château reconstruit à la Renaissance sur des ruines datant du moyen âge, est vraiment superbe. Julien me guide à travers les nombreuses pièces aménagées. J’admire les superbes tapisseries et les meubles d’une extraordinaire beauté. Nous passons dans une chambre où prône un superbe lit à baldaquin. J’aimerai m’y allonger pour m’y laisser abandonner aux amours du Chevalier Julien. Mon amant semble lire dans mes pensées. Il m’explique :

  • — J’aimerai bien te faire découvrir les plaisirs de ce type de literie, mais je doute qu’il puisse résister à notre fougue.
  • — Dommage !
  • — Anne m’a raconté qu’une fois, elle a retrouvé ce lit bien abîmé après qu’un couple de Bretons lui ait faussé compagnie durant la visite…

Durant de longues minutes, nous continuons à déambuler dans ces lieux au riche passé. Julien m’entraîne dorénavant vers un escalier aussi étroit que sombre.

  • — Maintenant je vais te montrer quelque chose de tout à fait exceptionnel. Tu vas voir, c’est très impressionnant !

Déjà, la toile d’araignée, dans laquelle je viens de me heurter, me donne des frissons de dégoût sur tout le corps alors, cette fois, pour l’ambiance, c’est réussi. Nous arrivons dans une grande pièce où sont stockés tous les objets, meubles, armes et bibelots en mauvais état qui n’ont pas encore été suffisamment restaurés pour être présentés au public. Nous furetons un moment dans ce capharnaüm poussiéreux. Julien me montre maintenant un petit recoin situé tout au fond de la pièce. Derrière un trou béant creusé dans l’épais mur en pierre, nous atteignons un petit soupirail. Julien s’y faufile et, une fois au fond, ouvre une lourde porte en bois qui proteste en grinçant de tous ses gons. Nous devons nous baisser pour passer et nous débouchons sur un escalier qui se perd dans l’obscurité, semblant descendre tout droit vers l’enfer.

  • — Par ici, je vais te montrer l’ancienne salle de torture.

L’ambiance est déjà tellement lugubre que tous les poils de mon corps se hérissent au fur et à mesure que je descends les marches abruptes. Nous arrivons enfin dans une vaste salle que l’unique ampoule électrique a bien du mal à faire émerger de la pénombre. De grosses colonnes en pierre retiennent la voûte, si basse, que Julien peut l’atteindre en tendant ses bras au-dessus de sa tête. Au milieu de la pièce, je suis intriguée par une grosse roue en bois. Installée sur un étrange mécanisme constitué d’une manivelle et d’énormes engrenages, elle est truffée de chaînes. Je comprends vite que le mécanisme permet de relever la roue pour la faire passer de l’horizontale à la verticale. Je m’aventure jusqu’au fond de la salle et j’y trouve des billots épais sur lesquels mes yeux passent rapidement sur une multitude d’objets barbares. Des chaînes avec de larges bracelets métalliques sont fixées pratiquement sur tous les murs. Il y a même l’âtre d’une forge à l’intérieur de laquelle plonge encore le bec noirci d’un soufflet géant. L’effroi s’empare de moi. Pas de doute, nous sommes dans une ancienne salle de torture. J’ai l’impression de visiter le musée des horreurs.

  • — Cette pièce a été construite au IXe siècle. Le seigneur des lieux, un tirant sanguinaire, a maté une rébellion de ses paysans puis a guerroyé avec ses voisins durant toute son existence.
  • — Ho ! Mon Dieu ! Alors, ces horribles instruments ont donc servi !!!
  • — Je le crains, malheureusement, toutefois, ils ne sont pas tous de la même époque.

Je ne comprends pas tout de suite puis je découvre, médusée, que certains objets ressemblent étrangement à ceux que l’on trouve dans les sex-shops et non dans une salle de tortures. J’observe les différents godemichets dont certains sont de taille tout à fait démesurée. Il y en a en bois, en pierre, en porcelaine et même en cuir tressé. Moins amusants sont les martinets aux lanières effilées, parfois garnis de billes de métal. Le manche de l’un d’eux représente un phallus en érection, particulièrement bien imité. Un frisson d’horreur parcourt mon dos. S’apercevant de ma consternation, Julien me précise :

  • — C’est pour cette raison que cette salle ne fait pas partie de la visite. Le Comte de La Trémière a certainement été l’un des fervents admirateurs de l’œuvre du Marquis de Sade. La légende raconte qu’entre 1830 et 1845, il se serait servi de cette ancienne salle pour assouvir de bien sordides instincts. Ainsi ce château aurait été le théâtre de débauches sans limites. Tout cela n’est resté que rumeurs jusqu’à la découverte de cette pièce, il y a seulement une dizaine d’années. Depuis, c’est la consternation si bien qu’il a été décidé de ne pas rendre cette découverte publique.
  • — Et que racontait-on sur le comte ?
  • — On disait que des dizaines de jeunes gens se sont retrouvés ici de gré ou de force dans la tourmente des plaisirs interdits où la souffrance et les pires perversions étaient de mise. Jamais personne n’avait trouvé la moindre preuve de tout cela. Cette salle en est-elle une ? Le propriétaire actuel du château dit que le comte n’était qu’un simple collectionneur et qu’il avait choisi cette pièce pour éviter que ces objets soient vus de n’importe qui…
  • — Tu y crois toi ?

Julien ne me répond pas. Moi, je suis certaine que des choses atroces se sont passées ici. Mon sang se glace tandis que, guidée par ma curiosité, je déambule dans cet étrange endroit, touchant du bout des doigts les pierres de ces murs froids comme pour chercher à communiquer avec ces témoins, à jamais muets, d’un passé chargé d’horreurs. Je reste silencieuse, découvrant encore d’autres objets plus insolites les uns que les autres. Bizarrement, j’oriente la conversation vers un autre sujet, comme si je voulais libérer mon esprit de l’atmosphère trop pesante de cette salle et de son horrible passé :

  • — Dis-moi, J’ai remarqué la manière dont Anne te regardait, elle fond littéralement pour toi… Avez-vous été amants ?
  • — Jalousie ou simple curiosité ?
  • — Simple curiosité, bien sûr !
  • — Je n’en suis pas si certain que ça !!!
  • — Qu’importe, réponds-moi !
  • — Pas encore, mais nous le serons peut-être bientôt…
  • — Comment ça ? fais-je outrée par la provocation de cette réponse…
  • — Jalouse, tu t’es trahie ! Tu es jalouse…
  • — Pas du tout. Je suis juste surprise par cette réponse.
  • — Et menteuse avec ça… Tu mérites une petite punition.
  • — Mais puisque je te dis que…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Julien a posé sa bouche contre la mienne et il m’impose un baiser profond. Je ne suis pas totalement abandonné à ce baiser, car, au fond de moi, la révolte gronde. Je suis en colère, car Julien a raison. C’est vrai que je suis jalouse. Pourtant je lutte pour réfréner ce sentiment, mais c’est plus fort que moi. Ma révolte est d’autant plus forte que Julien semble lire en moi à livre ouvert.

  • — Avoue ton mensonge ! m’ordonne-t-il en se dégageant de mes lèvres.
  • — Mais puisque je te dis que je ne suis pas jalouse…
  • — J’ai les moyens de te faire avouer, rajoute-t-il un brin de perversité dans la voix.

Je ne réponds rien tandis que Julien m’entraîne vers la grosse roue en bois, et m’y allonge sans ménagement. Sans perdre un instant, il ouvre les larges bracelets de métal autour de mes poignets et m’enchaîne, introduisant les goupilles dans le dispositif de verrouillage. Je le laisse faire, songeant que bien d’autres femmes ont déjà été enchaînées ici. Quels supplices ont-elles subis ? Je n’ose y penser réellement. Julien vient d’enchaîner mes chevilles. Il déboutonne mon chemisier, écarte les pans et embrasse mon ventre. Mes seins sont extirpés des bonnets de mon soutien-gorge qu’il laisse toutefois attaché autour de mon thorax. Julien caresse puis pince les bouts qui se crispent et pointent. Je suis à sa merci et brusquement, je réalise combien cela est dangereux. Quel sort me réserve mon amant ? L’angoisse me tétanise tandis qu’il fouille dans les objets, trop nombreux et tous plus ou moins barbares, que recèle cette salle de tortures. Je tends mon cou pour tenter d’observer ce que fait mon bourreau. Après quelques instants, celui-ci revient en tenant un gros martinet dans une main et une énorme tenaille dans l’autre. Les longues lanières de cuir du martinet ondulent au bout d’un manche issu de leur tressage. Julien l’approche tout près de mon visage, faisant danser le bout des lanières sur mes seins. Il tente de m’impressionner et d’une voix ferme aux intonations graves, il me somme une dernière fois :

  • — Allez, avoue que tu es affreusement jalouse !

Une pensée pour tous ces gens, qui, dans une autre époque, ont été torturés ici, peut-être même sur cette roue qui me retient prisonnière, traverse mon esprit. Je me sens étrangement solidaire de leur martyre. Alors, par défi, à moins que ce soit pour voir jusqu’où Julien est capable d’aller, je relève fièrement la tête et je déclare :

  • — Je n’ai rien à te dire bourreau de malheur !!!

Et je lui crache au visage. Julien est surpris par le jeu que je joue. Il recule, s’essuie lentement le visage, prend un air extrêmement sévère et dit :

  • — Puisqu’il en est ainsi, tu vas subir ta sentence !

Les lanières de cuir s’abattent aussitôt sur mon ventre. Je crie comme si une douleur insupportable déchirait ma peau, pourtant il n’en est heureusement rien, mon bourreau prenant soin de retenir suffisamment ses coups pour ne provoquer qu’un échauffement de ma peau. Je relève la tête et le défie insolemment du regard. Julien poursuit la torture. Mon ventre rougit sous les petites morsures répétées du cuir. Mes seins ne sont pas épargnés et, à partir de ce moment-là, l’excitation sexuelle latente, qui couvait en moi, se répand en moi et prend possession de mon corps. Julien frappe ventre et seins en alternance.
À chaque coup, je contracte tous mes muscles pour atténuer la douleur et ces contractions se répandent comme une traînée de poudre à travers mon système nerveux, atteignant mes zones sensibles qui m’envoient des ondes de plaisir comme si elles voulaient m’aider à subir mon sort. Les coups s’arrêtent. Mon ventre est recouvert par les pans de ma jupe. Julien approche l’énorme tenaille de la fourche de mes jambes. Il appuie le métal froid sur la partie la plus chaude de mon être. Je frissonne d’angoisse pourtant je ne me débats pas et je reste muette. La tenaille se frotte au tissu soyeux de mon slip puis referme ses mâchoires affûtées sur les coutures qui emprisonnent les élastiques. Des claquements secs se succèdent, m’indiquant qu’elles n’ont pas résisté à l’assaillant. Les poignées de l’outil glissent entre ma peau et le reste du tissu. D’un geste sec, Julien tire et déchire ce qui restait de ma pauvre petite culotte. Mon intimité est désormais offerte en proie à ce bourreau sadique. Les lanières du martinet s’abattent à nouveau sur moi. Elles fouettent mes cuisses et remontent inévitablement vers mon sexe mis à nu. Le premier impact sur ma toison provoque comme une décharge électrique qui m’ébranle toute entière.

  • — Alors avoue ! essaye-t-il sans conviction.

Face à mon silence, il change de position pour utiliser le martinet en fouettant de bas en haut. Ainsi, les lanières passent entre mes jambes et s’écrasent sur l’ensemble de mon sillon tandis que leurs extrémités claquent contre mes fesses. Il m’est impossible de retenir un cri sous l’effet conjugué de la douleur et du plaisir. Cette fois, je ferme les yeux. Mes fesses et mon sexe me brûlent. Les coups pleuvent. Julien cesse son acharnement pour passer le manche du martinet au fond de mon sillon, écartant brutalement mes lèvres tuméfiées. Il frotte un peu puis vient l’essuyer contre ma bouche. Le vieux manche tressé est souillé par mes sécrétions. Mon parfum intime de femme se mêle à celui du cuir. Julien s’approche et force ma bouche pour un baiser vorace. Sa langue fouille avec vigueur tandis que le manche du martinet est retourné s’imprégner de ma cyprine. Je me tortille au bout de mes chaînes comme un poisson au bout d’une ligne. Julien pelote mes seins. J’ai une incroyable envie de faire l’amour. Soudain, contre toute attente, la porte s’ouvre et Anne fait irruption. Elle s’approche un peu avant de comprendre ce qui se passe.

  • — Ho ! Pardon !!! lance-t-elle confuse en faisant volte-face. Je ne…
  • — Attends ! rétorque aussitôt Julien. Ne pars pas ! ! !
  • — Mais, vous…
  • — Un différend nous oppose et tu peux nous aider à nous départager !
  • — Moi ?
  • — Oui ! Vanessa est très jalouse à ton égard. Elle est persuadée que nous avons été amants et elle insinue que tu meurs d’envie qu’on le redevienne. Approche, s’il te plaît. Jure de dire la vérité et viens témoigner…

La jeune femme semble stupéfaite par ce qu’elle vient de découvrir. Timidement, elle est arrivée plus près de moi. Elle me regarde curieusement et constate dans quel état de dépravation mon bourreau m’a mise. Elle hésite à s’approcher plus. Julien part à sa rencontre et la prend par la main pour l’amener jusqu’au pied de la roue où je suis toujours enchaînée.

  • — Allez ! vas-y ! dis-lui, insiste-t-il d’un ton ferme comme celui d’un policer en plein interrogatoire.

Comme sous l’effet d’une décharge électrique, Anne hésite un peu puis commence à murmurer :

  • — Nous n’avons jamais été amant, et…
  • — Et quoi ??? Attention ! il faut dire la vérité !surenchérit Julien
  • — Et je… hésite-t-elle à nouveau.

Julien la pousse à bout, il la fixe droit dans les yeux, se tient tout près d’elle. Il pose une main sur sa hanche et remonte par le dos jusqu’à ses cheveux… Elle respire fort pour se donner du courage, mais les mots ne sortent pas de sa bouche. Déjà son regard la trahit puis elle craque :

  • — Il est vrai que j’aimerais avoir une aventure avec toi, finit-elle par avouer honteusement.

Julien récompense sa franchise en l’embrassant passionnément, là, juste devant moi. Je suis furieuse et cette humiliation est sans commune mesure aux châtiments corporels qu’il vient de m’infliger. Je m’insurge et l’insulte :

  • — Salaud !
  • — Cette insulte est l’aveu de ta jalousie, jubile Julien. Tu mérites un châtiment exemplaire. Anne, aide-moi à accomplir cette tâche… Je veux qu’elle soit humiliée afin qu’elle chasse de son esprit toute trace de ce sentiment malsain qu’est la jalousie…

Puis il s’adresse à Anne :

  • — J’ai dit à Vanessa que nous n’étions pas encore amants, ce qui sous-entend que nous pourrions l’être bientôt. J’aimerai que tu t’offres à moi, aujourd’hui, ici !!!

La jeune femme paraît à la fois transcendée par le baiser qu’elle vient de recevoir et subjuguée par la demande que vient de lui faire Julien. J’ai l’impression qu’elle boit littéralement chaque mot qui sort de la bouche du jeune homme. Son regard a changé et une étrange lueur de lubricité y a fait son apparition. Je me révolte à nouveau :

  • — Non !!! Je vous ordonne de me détacher !!!
  • — Inutile de crier, personne ne t’entendra me lance Julien tandis qu’Anne fouille dans les objets et en ramasse plusieurs, hésite puis se décide et revient vers moi.

Tous deux restent absolument sourds à mes suppliques. Je me débats, mais je ne parviens qu’à meurtrir mes poignets et mes chevilles. Anne s’approche avec un surprenant objet. Il s’agit d’une plaquette de bois avec une lanière à chaque extrémité. Avant que je ne comprenne à quoi sert cet objet, elle me glisse le morceau de bois dans la bouche et noue les liens derrière ma tête. C’est affreux, je ne peux même plus crier. Je suis complètement à la merci de ce couple lubrique. Je suis terrorisée.

  • — Tiens, utilise ça ! ordonne Julien en lui donnant un horrible godemichet en marbre.

Il en profite pour la caresser sur tout le corps et l’embrasser à nouveau en guise d’encouragement. Il palpe ses seins à travers le tissu de son tee-shirt. L’objet qu’il lui a remis représente un sexe de belle dimension, parfaitement sculpté sur un socle en forme de gros crochet. Anne le regarde un instant avant d’en introduire vicieusement le gland dans sa bouche. Je comprends rapidement que cette manœuvre est destinée à humecter le phallus de pierre. La salive coule jusque sur les doigts d’Anne. Elle juge l’opération satisfaisante alors, elle vient fixer l’objet sur un dispositif en bois, qui se trouve entre deux des énormes rayons de la roue sur laquelle je suis crucifiée. Ma tortionnaire positionne maintenant le gland de pierre tout contre mon anus, qui se crispe de crainte et tente une ultime résistance. Je tremble, mais il ne se passe rien de plus. Je suis abandonnée ainsi, car tous deux se dévêtissent mutuellement, en exposant à mes yeux le désir violent qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.
Nus, ils s’enlacent à seulement quelques centimètres de moi. Julien la caresse passionnément. Il s’attarde sur ses seins très ronds aux aréoles haut placées puis s’égare sur ses épaules, descend le long de ses hanches et saisit ses fesses à pleine main pour les pétrir et les écarter, me présentant clairement l’œillet légèrement sombre de la jeune femme. Il l’oblige maintenant à se cambrer puis ses doigts arrivent jusqu’au renflement légèrement velu de son intimité. Ils s’y infiltrent et cherchent à y agacer la moindre parcelle de chair sensible, tandis que les deux bouches restent unies pour un long, trop long baiser. Anne se pâme tout en massant les testicules d’une main tandis que l’autre fait glisser la peau du sexe de Julien pour faire jaillir le gland rose vif.

  • — Il ne faut pas oublier notre petite suppliciée, rappelle soudain Julien.

Ils se séparent enfin, mais je n’en suis pas satisfaite pour autant, car l’angoisse remplace vite la frustration. Julien donne deux pinces à Anne. Elle semble comprendre ce qu’il attend d’elle sans qu’ils aient à prononcer le moindre mot. Elle vient contre moi et dépose les pinces sur mon ventre. Ses mains se promènent alors jusqu’à la limite de ma toison. Elles découvrent mon corps, effleurent presque avec tendresse les contours de mon ventre puis remontent pour s’attaquer aux courbes de mon buste avant de se diriger jusqu’à mes seins, dont la douceur de la peau semble surprendre la jeune femme. Étrangement, les mains propagent en moi une certaine émotion qui estompe peu à peu la peur, m’apaise. Jamais auparavant, une autre femme ne m’avait caressée. Ce geste si ordinaire s’il était effectué par un homme, prend ici une dimension très particulière, car cette fille qui me touche sait exactement ce que peut engendrer ce type de caresse tandis que l’homme ne peut que tenter d’imaginer les sensations de sa partenaire. Les lèvres d’Anne viennent butiner les pointes de mes seins. La langue est délicate, douce et sensuelle, agissant comme une diversion pour annihiler toute réticence voir tout dégoût que j’éprouve à subir ces assauts homosexuels.
L’attaque est encore plus directe lorsqu’une main féminine investit le sillon de mon sexe et y entreprendre un ballet de caresses saphiques particulièrement douces et expertes. Je doute soudain de pouvoir lutter longtemps contre le plaisir qu’essaye de procurer cette femme à mon corps, car, déjà, certains frissons secouent mes muscles et propagent des ondes, qui n’ont rien de désagréable, jusqu’au fond de mon ventre.

  • — Allez ! Avoue maintenant que tu es jalouse ! essaye encore Julien.
  • — Avoue ! me susurre Anne en me mordant l’oreille.

Le « NON » que je tente de prononcer, s’étrangle contre le morceau de bois qui obstrue toujours ma bouche alors je balance la tête de gauche à droite pour communiquer mon refus, écartant également par ce geste le visage d’Anne qui se lovait contre ma nuque. Pourquoi n’avouerai-je pas pour faire cesser ce jeu idiot ? Je ne peux même pas y répondre moi même. J’ai l’impression d’être toujours la petite fille qui refusait, jadis, de goûter les haricots verts, préférant subir les punitions infligées par mes parents plutôt que de céder. Pourtant, je n’avais aucune idée du goût qu’ils pouvaient bien avoir toutefois, un jour j’ai compris que ce refus de goûter n’était en fait qu’un moyen de tenir tête à mes parents. J’ai l’affreuse sensation de m’obstiner de la même façon avec Julien et je suis prête à braver encore ses menaces. Calmement, il annonce :

  • — Dans ce cas, une bonne correction s’impose !

Il désigne les pinces et Anne abandonne ses caresses. Elle s’empare des deux petits instruments, ouvre leurs mâchoires qu’elle laisse se refermer sur les pointes érigées de mes seins. Elles sont écrasées juste à la limite de la douleur. Au même moment, Julien m’assène un coup de cravache, directement sur mon intimité. J’étouffe un cri de douleur. Il tend la cravache à Anne en cherchant la capitulation dans mon regard. Je ne cède pas. Anne se baisse et commence à actionner un dispositif mécanique complexe, composé d’énormes engrenages, et voilà que la roue qui me retient prisonnière se relève. Au début je suis soulagée de ne plus sentir les horribles rayons de bois meurtrir mon dos, mais je dois faire face à une autre menace. En effet, le gland en marbre du godemichet appuie de plus en plus fort contre mon anus. À la force des bras, je parviens à me soulever pour éviter qu’il ne force l’étroit passage. Je lutte pour ne pas m’empaler tandis qu’Anne, la cravache à la main, passe derrière moi et commence à frapper à travers les rayons de la roue.
La bougresse frappe plus fort que Julien. Elle frappe mon ventre, ose s’attaquer au renflement de mon mont de Vénus, martyrise mes fesses puis y dessine du bout de la cravache les marques rouges que les coups ont gravées avant de frapper à nouveau, plus violemment encore. Je sanglote, mais je ne cède toujours pas. Des gouttes de sueur coulent jusque dans mes yeux. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps ainsi tendue sur mes bras et le gland froid de la pierre devient de plus en plus menaçant. Julien fait cesser les coups de cravache et amène Anne jusque devant moi. Il la renverse et se positionne derrière elle, la poussant tout contre moi. Elle cambre les reins et écarte les cuisses, ayant parfaitement deviné que c’est dans cette position que Julien désire la prendre. J’aperçois le phallus, raide, palpitant légèrement au rythme des battements cardiaques. Il disparaît de ma vue et je le devine juste devant l’entrée de l’intimité ruisselante d’Anne. Julien la pénètre brusquement, la bouscule et lui fait perdre l’équilibre. Elle se retient à moi pour éviter la chute et ce poids supplémentaire, mes bras ne peuvent pas le supporter si bien que je lâche mes chaînes alors, le marbre froid force violemment les muscles de mon anus et s’enfonce d’un coup jusqu’au fond de mes reins. Mes fesses s’écrasent contre le socle de l’instrument, confirmant que la colonne de pierre est entrée tout entière dans mon petit trou. J’ai l’impression d’être écartelée par ce sexe artificiel, froid et sans vie.
Anne subit les assauts du membre de Julien. Elle se colle complètement à moi, m’enlaçant avec force, et je perçois à travers son corps chacun des coups de boutoir de mon amant. Elle me lèche les seins, joue avec les pinces qui me les meurtrissent. Sa main droite s’engage sous ma croupe pour s’assurer que je suis bien empalée. Les doigts fouillent les contours dilatés et meurtris de mon anus, semblent se réjouir de mon martyre puis partent à la conquête des replis de mon sexe. Ils pincent mes grandes lèvres, tirent sur les petites et agacent mon clitoris. Deux doigts s’introduisent dans mon fourreau pour palper le phallus de pierre depuis l’intérieur même de mon sexe, insistant sur la fine cloison qui sépare les deux orifices. Je suis folle de rage, oui, folle de rage d’être ainsi humiliée mais aussi, révoltée parce que, tout au fond de moi, je découvre une nouvelle trahison de mon corps. Mes nerfs se nouent et contractent certains muscles, ne me laissant pas le moindre doute. Une forme de plaisir s’empare de moi. Les doigts d’Anne sont complètement souillés par une abondante coulée de ma cyprine, confirmant encore s’il n’en était besoin, le bonheur pervers qui déferle du plus profond de mon être. Anne colle si fort sa peau nue contre la mienne que j’ai presque l’impression de ressentir complètement le coït que lui offre Julien. Ce sexe, qui lui fait perdre la raison, je l’imagine en moi.
Mentalement, je parviens à deviner tout ce que ressent Anne. Maintenant, ma douleur et mon excitation fusionnent pour engendrer le plaisir. Mes seins mordus par les pinces, mes fesses rougies par le fouet, mon anus dilaté par la pierre, ma mâchoire emprisonnée par le bâillon de bois, le contact homosexuel d’Anne, la torture psychologique d’assister aux ébats de mon amant avec une autre, les doigts inquisiteurs d’Anne dans mon intimité et ma position de soumission totale, attachée en croix à ces chaînes, font surgir en moi un plaisir fou, dévastateur, que je veux beaucoup plus fort que celui qu’offre Julien à Anne. Les pointes de mes seins s’irradient et communiquent leur trouble à mon clitoris. Je donne vie à la pierre plantée tout au fond de mes entrailles en imaginant que c’est Julien qui me laboure les reins. J’anime ma croupe. Anne est en transe, ses doigts ont trouvé mon point « G », à l’intérieur de mon vagin. Ils le massent avec dextérité tandis que le pouce écrase mon clitoris. La jeune femme crie pendant que je halète. Sa bouche se plaque sur mes lèvres et sa langue cherche à contourner le bois qui me bâillonne pour tenter une rencontre avec la mienne. Elle ne parvient pas à franchir la barrière de mes dents solidement plantées dans le bois alors, elle aspire mes lèvres et les suce. Je n’en peux plus, je manque d’air.
Anne est au bord de l’extase et elle m’entraîne dans cette effervescence. Elle détache mon bâillon, libère ma bouche juste assez longtemps pour que je pousse un gémissement rauque puis m’impose un baiser profond. Il y a quelques minutes, un tel acte avec une personne du même sexe que moi m’aurait répugné, maintenant je m’y soumets avec avidité. Nos langues dansent une valse folle, je goûte sa salive, m’enfonce pour toucher son palais, suce ses lèvres. Je sens que je vais jouir de toutes mes forces et peut-être même au-delà… Anne se tétanise, secouée par un orgasme qui va faire craquer Julien. Les coups de boutoir sont d’une rare violence. La jouissance d’Anne se prolonge, elle crie, hurle presque, mord mes lèvres, me griffe, affole ses doigts dans mon vagin. Julien pousse un rugissement bestial et explose dans le con incandescent de sa conquête. Il s’épanche en plusieurs poussées extrêmement puissantes. À mon tour, je suis ravagée par une jouissance extraordinaire. Tout mon corps est secoué par des spasmes violents qui me font perdre complètement la tête. J’ondule ma croupe sur la pierre afin de l’enfoncer encore plus profond en moi. Je veux qu’elle me défonce. Je suis au bord de la folie. Je vais mourir de plaisir. J’explose… tout mon corps explose, tous mes muscles se crispent à se rompre…je manque d’air, ma tête tourne, l’orgasme se prolonge, me dévaste, m’anéantit, je sombre noyée par une immense déferlante de plaisir…

Related Post

Histoire Coquines - Drôle de jeu pour drôle de nuit…

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 1:16

Résumé du premier chapitre :

Les vacances d’été 2005. Alors que je venais d’obtenir mon bac et étais majeur depuis quelques mois, je prenais des vacances dans la ville bretonne de Saint-Malo. Me baladant un soir dans la ville fortifiée, j’aperçus à la terrasse d’une pizzeria une fille entre roux et châtain. Elle me laissa pantois, glacé par un violent frisson, d’abord par sa beauté, puis par le fait qu’il me semblait la connaître via Internet. Je m’assis alors à une table proche de la sienne, et le repas fut une suite de coups d’oeil, de regards (et je m’aperçus qu’elle n’était pas en reste, mais elle ne se doutait de rien, ne m’ayant jamais vu en photo), et surtout la confirmation pour moi des doutes que j’avais. Cette fille était bien Laura, de Genève, et le lendemain elle se rendrait seule à la plage. Une occasion que je n’aurais raté pour rien au monde.
Après cette première soirée de “traque” et “d’apprentissage-de-la-vie-et-la-personne” de mademoiselle aux cheveux ocre corbeau, je me rendis à la plage et la rencontrai effectivement. Mais à mon grand étonnement, lorsqu’elle me vit, ce fut elle qui m’aborda. Après avoir fait durer le suspense, et après quelques moments de rigolade, elle apprit mon identité et se jeta littéralement sur moi. Nous avons ensuite longuement parlé, et avant de partir elle glissa dans mon sac un petit papier sur lequel elle écrivit une adresse, un numéro de téléphone et un rendez-vous pour ce même soir, à 22 heures.


Mardi, 21 h 30

Je n’aurais pas dû appeler, ma mère va rugir devant la facture… Mais si je n’avais appelé, je n’aurais pas entendu certaines choses très… intéressantes. Notamment que mademoiselle souhaitait que je mette très exactement sept vêtements pour ce soir. J’ai cru que je n’étais pas réveillé, ou que je ne parlais pas à la bonne personne à ce moment-là. Cette fille que je croyais si timide, voire chaste, serait en fait tout le contraire ? Je n’allais pas tarder à le savoir…
J’arrivai devant une grande maison, celle où elle m’avait invité. Il y avait quelque chose de louche. Qu’est-ce que cette fille, qui était en vacances et venait de Genève, pouvait faire dans une telle maison ? Un traquenard ? De toute façon, je n’avais plus le temps de faire demi-tour. Je sonnai alors, et une voix – pas celle de Laura, me semblait-il – dit :

  • — Jimmy ?
  • — Oui, c’est moi…
  • — Entre, la grande porte est ouverte.

Effectivement, elle n’était pas verrouillée. J’entrai dans la maison, partagé entre l’excitation et la crainte. Crainte qui me quitta bien vite lorsque je vis Laura, me souriant, dans le canapé. Après l’avoir chaleureusement embrassée, je hasardai :

  • — C’est bizarre, j’ai eu l’impression que ce n’était toi à l’interphone !
  • — Ah ? Pourquoi ça ?
  • — La voix était un peu différente, plus grave…
  • — Ben, tu n’avais pas tout à fait tort.
  • — Comment ça ?
  • — Haha… Tu m’as taquinée un peu tout à l’heure, maintenant c’est à mon tour.

Elle s’esquiva avec un petit sourire et changea de pièce. J’entendis quelques murmures, et elle revint accompagnée… d’une autre fille.

  • — Je te présente Julie, c’est une copine de longue date. D’ailleurs c’est un peu la raison pour laquelle nous sommes à Saint-Malo avec mes parents : d’un côté ils ne payent pas pour une troisième personne à l’hôtel, et en plus je dors chez elle le soir, ça m’fait plaisir.
  • — Enchantée !
  • — De même !

Julie avait bel et bien la voix plus grave que celle de Laura, c’était elle qui m’avait répondu tout à l’heure. De plus, je ne pense pas avoir menti en disant que j’étais aussi enchanté. C’était un peu l’anti-type de Laura : elle était assez petite mais toute en rondeurs, blonde (à vrai dire plutôt châtain très clair) avec deux yeux bleus… J’étais comme dans un rêve, avec deux filles magnifiques pour passer la soirée. Elles étaient complètement opposées physiquement mais vous savez bien ce que l’on dit : les opposés s’attirent. Ça tombe bien, elles m’attiraient aussi.
Julie lança, avec un petit sourire en coin :

  • — Les amis de mes amies sont mes amis ! Tu veux manger quelque chose ?
  • — Pourquoi pas, j’ai un peu faim, mais si ça ne te dérange pas, hein !
  • — Mais non pas du tout ! Tiens, sers-toi.

Tiens, des chips ? Ouah, que c’est étonnant. Enfin, pas aussi étonnant que mon comportement avec Julie : je la connaissais à peine, et je lui parlais déjà comme à Laura sur la plage cet après-midi. D’ailleurs cette dernière prit la parole :

  • — Hé Juju, c’est bien gentil tout ça mais… Si on lui disait la raison pour laquelle on l’a invité ?
  • — Y a une raison particulière ?
  • — Allons, fais pas semblant de pas comprendre !

Ça m’intriguait tout ça. Finalement c’est Laura qui se décida.

  • — Bon, alors voilà, Jimmy. Je lui ai dit que tu étais un très beau garçon. Et séduisant avec ça ! Donc on a décidé de faire un petit jeu ensemble… D’où ma demande pour tes fringues !

Je commençai à comprendre, et à voir de quel genre de jeu il s’agissait. En tout cas, merci de me flatter ainsi !

  • — Je te cache pas qu’on a un peu bu ce soir pour être… opérationnelles !

En effet, la cuisine sentait “bon” l’alcool, et à mon avis leurs bouches pas moins. Julie désigna alors une petite table au fond du salon. Trois chaises autour, disposées à équidistance les unes des autres. Et… un paquet de cartes. Mais était-ce l’alcool qui rendait Laura aussi… coquine ? Jamais je n’aurais imaginé qu’elle joue un jour avec moi à un de ces jeux. Et là, je me retrouve avec elle et une autre très belle fille, prêtes à disputer un strip-poker !

  • — Tu connais les règles du poker ? me lança Julie.
  • — Oui t’inquiète pas !
  • — Je dis ça parce que j’ai mis une heure à lui apprendre, à la foldingue !
  • — C’est moi la foldingue ? répliqua Laura.
  • — En tout cas c’est toi qui a eu l’idée du jeu !

Fou rire général. Puis Julie ne nous laissa pas languir plus longtemps, et nous expliqua les règles.

  • — Bien alors, d’abord est-ce que tout le monde a bien sept vêtements sur lui ?

Une paire de chaussures d’été, une chemise, un jeans, mon caleçon et ma casquette. Il me manquait quelque chose ! Je le fis remarquer à Julie.

  • — Ben tiens, prends ces lunettes de soleil. Normalement les accessoires sont interdits mais là…
  • — Moi aussi il me manque quelque chose, ajouta Laura.
  • — Si tu veux, je te passe un Tampax et tu l’enlèveras à la fin.

Laura rougit et baissa un peu le visage.

  • — Oh, je déconne, prends pas tout au premier degré ! Tiens, toi aussi mets des lunettes de soleil. Voilà, vous êtes prêts ? Alors voilà les règles : on utilisera de l’argent fictif, l’argent réel n’étant pas très intéressant dans le cas d’un strip-poker. On commence avec 300 euros chacun, une mise de départ de 20 euros est imposée au début de chaque tour. On peut miser 10, 25, 75 ou 150 euros. Pour les vêtements, un accessoire vaut 100 euros, un vêtement 250 et un sous-vêtement 500 ! Bien, on commence ?

Ce sont des questions qui ne se posent pas, ça ! Elle aurait dû faire croupière en tout cas ! Ou baratineuse professionnelle. Le premier tour fut lancé, et il commença très bizarrement pour moi. J’avais en effet une mauvaise main : un valet, et quatre valeurs toutes différentes. Je vis bien dans les yeux de Julie que sa main avait quelque chose d’intéressant. En revanche je n’arrivai pas à discerner ce qui se passait chez Laura. Tant pis, je gardai juste mon valet et misai 10 euros. Erreur ! car après le changement de cartes, je me retrouvai comme par miracle avec un brelan de valets. Je relançai de 75, Laura resta sur 25 mais Julie mit 150 ! Je suivis et la chipie avait en effet… Un brelan de reines ! Mince, juste ce qu’il fallait pour me battre. Me voilà fort affaibli, il ne me restait déjà plus que 145 euro.
La partie se poursuivit sur le même schéma, entre mes espoirs, la prudence de Laura et la chance insolente de Julie. Après une demi-heure de jeu, nous nous sentions déjà un peu plus légers : Laura avait joué prudemment. Mais à force de voir sa cagnotte diminuer, elle dut se séparer de ses lunettes. Pour moi, ce fut plus délicat : la paire de lunettes et la casquette étaient tombées toutes deux. Depuis quelques minutes, la partie était plus équitable, et Julie venait d’enlever ses propres lunettes.
Les deux filles apparaissaient de plus en plus excitées. Une heure après, je m’aperçus que la chance était passée progressivement de mon côté. Depuis je n’avais enlevé que ma chaussure gauche.
En revanche, Julie et Laura n’avaient toutes deux plus que quatre vêtements chacune : chemise, jeans, soutien-gorge et culotte. Laura commença à prendre des risques. Elle misa des sommes plus importantes, et ce n’était pas que du bluff. Pourtant, elle fut la première à dévoiler enfin quelque chose d’intéressant.
Sa chemise tomba, et à notre grand étonnement elle n’était pas en sous-vêtement, mais en maillot de bain ! Le même qu’aujourd’hui d’ailleurs. Inutile de préciser que rien qu’à l’idée qu’il pourrait à son tour tomber, je me sentais plus… oui, vous avez compris !
Pendant un quart d’heure, Laura eut un répit, en alliant chance et audace à mon grand dam et celui de Julie. Ma deuxième chaussure tomba, il ne me resta plus alors que mes quatre vêtements “vitaux”. Julie, elle, fut dans une position bien plus inconfortable. Sa chance insolente semblait bel et bien l’avoir quittée. Elle n’avait plus désormais que ses sous-vêtements. Je ne m’étais pas trompé sur la belle, son soutien-gorge assez échancré laissait deviner deux seins imposants, à remplir des bonnets C, si ce n’est D. Elle portait un string noir assez fin et très excitant, on pouvait presque deviner le contour de ses lèvres fines et soyeuses en dessous. Lorsqu’elle fit ses trois tours sur elle-même, je pus assez furtivement voir ses fesses bien galbées et rondes.
Laura est en effet bien plus élancée. Son soutien-gorge laissait deviner le bonnet B dont elle m’avait parlé. Je me serais bien volontiers jeté sur cette si gracieuse poitrine, la léchant, la mordillant, l’aspirant, la suçotant… Et je ne me disais même plus “Ce n’est pas correct”, mais “Ça va venir plus tard” !
Au tour de Laura de baisser son pantalon. Elle le fit avec grâce, et observer le galbe de ses fesses parfaites me transit de bonheur.
Puis ce fut un véritable coup de tonnerre. Julie perdit coup à coup les deux derniers remparts de sa nudité. Elle venait de retirer son soutien-gorge, nous offrant au passage une vue splendide sur ses seins. Seins effectivement impressionnants et fièrement dressés sur son torse, pointant de tout leur désir et leur excitation. Alors que ses seins venaient d’être libérés de leur prison de tissu, elle se jeta inconsciemment dans la bataille et misa plus de 300 euros au tour suivant. Mais son full ne suffit pas contre le superbe carré de Laura. Celui-là même qui me fit retirer mon costume, chose peu remarquée et remarquable car dans le même laps de temps Julie, la petite Julie aux seins lourds, devait se séparer de son string. Ce qu’elle fit avec une douceur infinie. Je sentais que mon sexe allait exploser au fond de mon caleçon, d’ailleurs deviner la bosse dure n’était même pas difficile sous le jean !
Julie avait une petite touffe de poils blonds mais l’on pouvait aisément deviner ses lèvres, assez mouillées d’ailleurs, en dessous. Sa vulve était superbe, d’un rose plutôt clair, même son clitoris dépassait, tant son excitation la transcendait. Elle ne semblait même pas gênée, son string mit un temps fou à tomber, et elle prenait des positions particulièrement indécentes. Et ce pour ma plus grande joie. En voilà une qui avait joliment mariné dans une bouteille de champagne en tout cas, et je me faisais tout petit, non seulement pour l’observer, mais aussi pour cacher la bosse de plus en plus dure imprimée dans mon caleçon. Ah, me faire tout petit ! Qu’est-ce que j’aurais donné pour le faire physiquement, et me glisser dans ses chairs profondes et intimes ! Tâter le bord de ses lèvres, me frotter à sa toison d’or légèrement humide, rebondir sur son bouton dressé…
Je chassai ces idées de mon esprit. J’avais l’impression que mon pénis allait exploser. Le jeu reprit, et Julie se mit avachie, jambes écartées, vulve ouverte, offerte. Dur de se concentrer !
Soudain, Julie prit la parole :

  • — Hé, j’ai une idée ! J’ai perdu mais… j’ai encore envie de jouer ! Alors, si on ajoutait une nouvelle règle ? Voilà, ceux qui sont nus et perdent encore auront un gage. On lance une pièce, si c’est pile la personne de gauche décide du gage et c’est la personne de droite qui le fait avec celui qui a eu le gage, et vice-versa si c’est face.

L’idée m’enchantait pas mal, et j’acceptai. À en voir le visage de Laura, je compris que l’idée de Julie était vraiment trouvée sur le vif, et elle accepta elle aussi. Pour information, j’étais à droite de Julie, et Laura était donc à ma droite.
Après cette petite modification, la partie reprit dans une ambiance un peu étrange. Moi, je ne pouvais pas me concentrer, j’avais Julie devant les yeux, et lorsqu’elle me regardait avec un petit sourire je me sentais flancher. Laura le vit bien, elle se sentait sûrement en reste. Pourtant elle ne le resta pas longtemps. Ce fut elle la suivante à ôter un vêtement. Elle retira doucement son petit soutien-gorge et nous dévoila une poitrine certes plus menue que celle de Julie, mais malgré tout de taille appréciable, un gros bonnet B dirais-je. Ses tétons étaient beaucoup plus fins, et courts que ceux de Julie. Sa position de profil accentua mon excitation. Ses mamelons étaient dressés en l’air, et ses seins d’une rondeur parfaite. En comparant Laura et Julie, je remarquai que Julie avait la peau un peu plus bronzée. Qu’importe, les deux étaient magnifiques !
Je fus le suivant à retirer un vêtement, ça faisait longtemps d’ailleurs. Ma chemise. Je dévoilai mon torse, il ne me restait plus que mon jeans et mon caleçon. Cela suffit à faire siffler les deux filles qui me faisaient face, Julie un peu plus fort tout de même !
En parlant de Julie, elle fut la suivante à passer à la casserole, et nous appliquâmes sa nouvelle règle à la lettre. Elle lança la pièce, qui atterrit sur le côté pile. Pile, ainsi c’est Laura qui allait décider de de ce qui allait se passer. Avant que celle-ci ne prenne la parole, Julie dit :

  • — Juste une chose, il est interdit que durant le gage, un vêtement soit enlevé pour un participant.

En d’autres termes, elle refusait de m’enlever ce qui me restait de vêtements tout de suite.
Laura réfléchit quelques secondes et dit :

  • — Jimmy, tu vas caresser les trois parties du corps de Julie qu’elle va t’indiquer elle-même, voilà !

Inspirée, la maligne ! Julie esquissa un petit sourire et s’approcha, puis dit :

  • — Alors trois parties… D’abord mon visage…
  • — Sois pas trop chaste, hein ! C’est trop tard ! dit Laura en rigolant.
  • — OK… mes seins, et… mes fesses !

Je ne me fis pas prier, un peu déçu cependant de ne pas pouvoir m’occuper de son petit abricot. Je glissai une main dans son cou, puis caressai sa joue, ses lèvres, son front. Elle avait la peau très douce. Julie ferma les yeux, je profitai de l’occasion pour passer ma main sur sa poitrine. J’avais l’impression d’avoir de la soie sous les doigts. Cet “amas de graisse”, si bien formé, si doux et agréable au toucher. Ses tétons étaient durs comme du marbre. Ma verge aussi, d’ailleurs. Je jouai avec ses seins, les massai, les pinçai doucement… Elle se colla à moi, elle gémit dans mes oreilles. Je sentis alors son liquide d’amour humidifier mon pantalon, couler du plus profond de ses entrailles. Je quittai alors ses seins pour m’occuper de ses fesses. Elles étaient aussi douces. Je dessinai des petits cercles avec mes doigts, elle jouit de plus belle.
Notre étreinte splendide et torride dura au moins cinq bonnes minutes, et prit fin lorsque Laura prit la parole :

  • — Heu… dites, on va peut-être retourner au jeu, non ?

Julie reprit ses esprits, retourna s’asseoir, transpirante, et heureuse. Le jeu se poursuivit, mais hormis Laura nous n’avions plus vraiment la tête à ça. Dommage pour elle d’ailleurs, car malgré cela elle fut vraiment très malchanceuse, et dut au bout de trois tours se débarrasser de sa culotte. J’étais encore obnubilé par Julie, par la douceur de sa peau, la chaleur de ses seins, de son liquide, le galbe de ses fesses. Ce que je vis me fit aussitôt reprendre mes esprits : Laura était complètement rasée ! Son pubis dénué de tout poil me rendit fou de désir, ses lèvres étaient irréprochablement lisses. Elle avait une vulve superbe, elle aussi. Ses lèvres étaient plus fines que celles de Julie, mais d’un teint un peu plus foncé, plus marqué. En attendant, son épilation était vraiment parfaite car aucun poil ne venait gêner ce tableau magnifique qui s’offrait à mes yeux, ou devrais-je dire à nos yeux, car Julie était elle aussi béate d’admiration. Les fesses de la jolie Suissesse (ce mot a dû être créé par un serpent), étaient d’une rondeur enivrante, la petite ligne noire les séparant se séparait à son tour en deux courbes superbes, jusqu’à ses cuisses qui me parurent rien qu’à les voir d’une douceur infinie. Elle alla enfin se rasseoir, serrant un peu ses jambes, bien qu’il nous fut possible d’admirer sa chatte dissimulée sous son ventre légèrement musclé.
Il me devenait presque impossible de jouer. Imaginez deux filles devant mes yeux, complètement nues, joyeuses, un peu saoules, et par-dessus le marché disposant d’un corps de rêve… Ce manque de concentration vint se joindre à une progressive déveine. Je ne sortis plus que des mains nulles, des paires, parfois un petit brelan. Laura n’en menait pas large non plus, Julie semblait en revanche avoir retrouvé sa chance insolente comme au début de la partie. Elle posa en cinq tours une double paire, deux brelans, un carré et un full ! Voilà qui suffit très logiquement pour me faire perdre mon jeans. Sous le caleçon, il y avait foule. Mes deux comparses s’en aperçurent et s’en réjouirent ; elles avaient compris qu’elles étaient les heureuses génératrices de cette érection qui, croyez-moi, m’étonna moi-même tant elle était imposante.
Deux tours après, une imprudence de Laura la conduisit à être la deuxième “victime de gage” de la soirée. Elle se saisit donc de la pièce, la lança, et… pile, une fois de plus ! C’était donc moi qui allais décider d’un gage, qu’elle allait orchestrer avec Julie. J’étais un peu triste de ne pas participer à ce gage, mais les deux filles étant en tenue d’Ève, j’avais tout le loisir de sélectionner le gage le plus… érotique possible.
Soudain, une idée me vint à l’esprit. Un vieux fantasme, très excitant, que je proposai immédiatement :

  • — J’ai une idée mais elle est un peu gênante… Et si vous frottiez l’une à l’autre vos… “foufounes” ?

Le terme, ce doit être plus à cause de ça que de l’idée, les fit éclater de rire. Puis Julie dit :

  • — Moi ça ne me pose aucun problème, t’façon dans l’état où je suis… Et toi, Laura ?
  • — Je veux bien mais tu te moques pas, Jim !

Pourquoi me moquerais-je ? J’étais sur le point d’assister à l’un de mes plus beaux rêves, qui allait prendre réalité… Je rassurai Laura, qui avança au centre de la pièce, tout de suite rejointe par Julie. Soudain, elle s’interrogea :

  • — Mais… comment on va faire ?
  • — T’as pas une petite idée ? dit Julie.
  • — Ben… Non !
  • — Bon sang, on ne vous apprend rien, aux Suisses ! Fais la position du pont. Le pont, ça va, tu as compris ?
  • — Oui, je vois.

Et elle s’exécuta. Laura écarta ses jambes, laissa son corps flancher en arrière, et s’aida de ses mains qu’elle plaqua au sol à hauteur de son visage. Comme une pompe inversée en quelque sorte. Et cette position me donnait en plus une vue imprenable sur la vulve de cette dernière, complètement exempte de tout poil.
Puis Julie fit de même, se plaça en face de Laura et écarta ses jambes, offrant son petit abricot convulsé, encore humide. Et les deux sexes se rejoignirent. Laura était en effet un peu plus timide, Julie prit les devants en remuant son bassin de haut en bas. Ces mouvements verticaux qu’elle effectuait donnèrent lieu aux premières caresses sexe contre sexe des deux angeresses qui m’accompagnaient dans cette folle nuit. Les lèvres semblaient se mélanger, fusionner, polymériser ensemble. Le spectacle était extraordinaire, d’autant plus que les deux filles laissaient libre court à leur imagination, leurs sentiments, leurs sensations…
Laura notamment avait fermé les yeux, respirait de plus en plus bruyamment et était même saisie par moments de spasmes. Julie aussi se laissait aller, mais ouvrait de temps à autre les yeux pour apprécier la réaction de son amie, et me lancer un petit sourire, toujours très coquin. Elle semblait avoir trouvé une technique : elle arrivait à enfourner le clitoris de Laura entre ses lèvres, et devait sûrement s’amuser à le frotter avec une certaine cadence. Ce petit jeu semblait porter ses fruits. La participante plus passive, laissait couler de sa fente des gouttes de cyprine si bien qu’une petite flaque, plutôt alimentée par Laura, s’était formée sous leurs deux vulves agitées. Julie continuait de plus belle et décida de glisser, peut-être par souci de confort, une jambe au-dessus de la hanche de son amie. Il se produisit alors quelque chose de fou : certainement très excitée par la position dans laquelle elle était, plus mon regard sur elle, plus l’alcool, plus les sensations qu’elle ressentait au bas-ventre, Laura se laissa complètement dominer par les événements. En effet, elle jouit de manière spectaculaire, la tête complètement déportée en arrière, les seins pointant vers le plafond. Sa cyprine ne coulait plus, elle giclait, arrosant le pubis, le ventre et les fesses de son amie. Et au comble du bonheur, elle hurla :

  • — Aaaah… aaaah… oui ! j’en peux pluuuuus !

Le gage prit alors une autre dimension : Julie se leva, alors que Laura restait couchée et comblée de bonheur. Elle s’agenouilla devant son sexe inondé et inondant, et lui lécha les lèvres, puis le clitoris. La jeune beauté à la chevelure foncée se remettait à peine de ses émotions, que déjà son amie blonde comme les blés lui procurait un second orgasme encore plus saisissant. Elle m’avouera plus tard qu’elle crut presque mourir à ce moment-là tant son plaisir fut intense.
Finalement, Julie se calma et la laissa reprendre son souffle. Lorsqu’elle reprit ses esprits et se leva (j’eus même l’impression qu’elle titubait pour revenir à la table), je la regardai d’un oeil complètement différent, comme une fille parfaitement épanouie. Elle le comprit apparemment bien, car elle me regardait aussi d’un oeil différent, comme si nous nous connaissions depuis toujours, comme si nous n’avions rien à nous cacher. Cela dit, pour sa part elle n’avait effectivement plus grand chose à cacher ! Le jeu n’était pas fini et il me sembla que les deux filles avaient concocté une alliance, j’avais de plus en plus de mal. Et ce qui devait arriver arriva, je me séparai de mon caleçon après trois tours, sous leurs regards plus qu’intéressés. Je dévoilai d’abord mes fesses, puis lorsqu’à mon tour je fus entièrement nu je me retournai et leur présentai ma verge, qu’elles avaient pu deviner si dure un peu plus tôt. Complètement décalotté, fièrement dressé, mon pénis provoquait des sifflements chez Julie, ainsi qu’un regard beaucoup plus admiratif pour Laura.
Julie dit alors :

  • — Je suis un peu fatiguée, on fait un dernier gage et c’est fini !

Mine de rien, il était déjà une heure du matin. Nous finîmes alors la partie, j’étais alors le mieux en point car la perte de mon dernier vêtement me rapporta de l’argent. Or Julie et Laura n’en avaient déjà plus que le tiers. J’en profitai alors pour prendre quelques risques, et cela paya. Le dernier tour fut incroyable. L’excitation était à son paroxysme et le suspense… Car si j’abandonnai rapidement, faute à une triste suite de quatre, mes deux adversaires étaient déchaînées, et misèrent toutes deux un gage. Laquelle allait y participer? C’est Laura qui nous dévoila en premier un carré de valets. Julie posa alors trois rois sur la table. Laura s’amusa :

  • — J’ai peur que ça ne suffise pas !
  • — Et avec ça ?

Stupeur collective, Julie avait posé un quatrième roi sur la table. Le beau carré de valets ne suffisait plus. Laura comprit ce qui lui restait alors à faire, et lança la pièce. Face ! C’était donc Julie qui allait choisir le gage de Laura, auquel j’allais prendre part !

  • — C’est pas très recherché je sais… Mais Laura, tu vas branler Jimmy !

L’idée ne m’étonna qu’à moitié, en revanche je vis dans les yeux de Laura un partage d’appréhension et d’excitation. Elle ajouta tout simplement :

  • — D’accord.

Puis elle s’approcha de moi, sous le regard attentif de Julie. Elle me regarda dans les yeux… Et m’embrassa. Elle était tellement adorable, je crus mourir sur place et me consumer à petit feu.
Je sentais mon pénis, dur comme du marbre, frotter sa cuisse si douce. Puis je la vis poser la main sur mon gland, la refermant dessus. Elle commença à imprimer, maladroitement, quelques mouvements de va-et-vient. Je sentais déjà des picotements dans ma verge, c’était trop bon ! Elle divergeait dans les mouvements qu’elle orchestrait, effectuant par moments des mouvements circulaires, puis de francs va-et-vient. Elle attrapa un de mes testicules et le malaxa longuement. C’était tellement bon que déjà je me sentais venir. Pourtant j’étais encore loin d’avoir tout imaginé. Elle approcha ses lèvres et posa un baiser sur mon gland, m’arrachant un gémissement. Puis elle commença à donner des coups de langue sur mon gland, avant de généraliser cet acte sur l’ensemble de mon frein. Elle me nettoyait littéralement le sexe, le léchant partout, comme une sucette. Enfin, elle décida de le prendre à pleine bouche, commençant par embrasser du bout de ses lèvres pulpeuses mon gland surexcité, avant de descendre profondément jusqu’à la base de ma verge turgescente. Mon érection était telle que j’en avais presque mal, mais en même temps j’étais au septième ciel, plus proche que jamais d’un orgasme aussi puissant qu’attendu. Laura le comprit bien, sentant les vibrations, les palpitations de ma queue. Elle décida alors de retirer sa bouche, et me branla de toutes ses forces en continuant ses “léchouilles” intermittentes. Je pus à peine résister quelques secondes, et me sentis venir dans une vague de bonheur immense… Un premier jet canonique atterrit sur son cou, suivi par une petite dizaine d’autres, d’intensité dégressive, atterrissant sur ses seins, sa main, son ventre… Épuisé, je m’affalai par terre et tentai de l’attirer à moi en la serrant dans mes bras. À mon grand étonnement, elle s’extirpa, en me chuchotant :

  • — Héhé, pas tout de suite !

Son petit clin d’oeil me fit immédiatement perdre étonnement et déception ! Julie lança alors :

  • — Hé ben, vous êtes très doués les amoureux ! Bon moi je vous laisse je vais me coucher, suis crevée ! Bonne soirée… Ou plutôt bonne nuit !

Bonne nuit ? Pas de problème, à mon avis. Julie éclipsée (et pourtant chez elle, nous sommes vraiment des vautours, mais passons !), je parlai un peu avec Laura :

  • — Tu sais Laura, tu es vraiment magnifique ! Et tu as une… super technique !
  • — Ben, à vrai dire j’suis pas non plus insensible à ton charme… Et ton engin est assez impressionnant quand même !

Je n’avais même pas débandé, d’ailleurs avec ce qu’elle venait de m’avouer je dirais plutôt que mon érection était encore plus incroyable ! Je pensai alors que le moment était parfait, enfin un peu d’intimité, un grand canapé derrière nous, cela est bien confortable. Je l’embrassai alors, je la serrai aussi fort que mon amour féroce me le dictait, je me soudai à elle. Je crus fusionner avec elle… C’était donc ça, l’amour. J’avais l’impression de ne faire plus qu’un avec elle. Elle me jeta alors un petit regard plein de malice, et posa son doigt sur mes lèvres avant de me glisser :

  • — Je t’avais bien dit d’être patient !

Elle me rendait fou. Cette petite réflexion eut autant d’effet sur moi que la plus réussie des fellations !
Après quoi elle fit :

  • — Allez, viens !

Elle se laissa glisser dans le canapé, ses seins étaient écrasés, leurs formes similaires à des petits pains ronds, leur odeur, leur goût, agréables à souhait. Elle écarta ses jambes, son minou était encore très humide depuis le petit jeu de tout à l’heure. Apparemment, l’effet qu’elle m’avait fait lors de la fellation l’avait excitée tout autant. Je lui dis alors :

  • — Mais… Et pour se… protéger ?
  • — Sérieux, avec ça ! Le tiroir, là. On a pensé à tout, hein !

Oui, à croire que tout était orchestré. Tant mieux, ça m’évitera une déception ou une imprudence. Je me couvris rapidement et revint à la charge.

  • — Vas-y, viens maintenant…

Bizarrement, nous avons fermé les yeux tous les deux en même temps à ce moment précis. J’entrai en elle avec une douceur infinie, lui arrachant déjà un petit gémissement. Je commençai alors à accélérer la cadence, progressivement mon sexe glissait de plus en plus aisément dans son orifice offert à moi, à mes rêves et mes fantasmes…
Sa cyprine commençait déjà à couler à flots, tâchant le canapé. Je pris sa main dans la mienne, et profitai de la liberté de l’autre pour aller taquiner son clitoris. Jouant avec, je sentis sa main se crisper dans la mienne, me serrer plus fort. Pour couronner le tout, je penchai mon visage et lui léchai furtivement le téton. Un geste plutôt anodin, mais lorsque je vis ses yeux s’ouvrir brutalement je compris qu’il avait fait son petit effet. Dans ma grande cruauté, je l’embrassai à pleine bouche, l’empêchant d’émettre le moindre son, et en même temps j’accélérai encore plus la cadence, assénant dans son vagin de véritables coups de burin ! Mon autre main était devenue elle aussi folle, jonglant entre son clitoris et son pubis ultra doux. Elle arrosa alors mes doigts, synonyme d’orgasme. J’avais l’impression qu’elle expirait, je retirai alors ma bouche et c’est un véritable hurlement que je pus entendre, sa mouille giclait à flots, elle avait presque les larmes aux yeux tant c’était bon !
J’eus peur qu’elle perde connaissance tant elle semblait jouir fort, elle tremblait de tous ses membres et me griffait avec férocité, complètement abandonnée. Étrangement, je n’étais pas si excité, je sentais que l’orgasme avait encore le temps de venir - était-ce dû au petit gage subi quelques minutes auparavant ? En tout cas je me décidai à la retourner, cette fille qui désormais représentait tout pour moi, tant ses formes, son odeur, sa voix, son visage, ses réactions, bref tant son être tout entier m’enivrait…
Elle ne dit rien, se laissa faire, et je pus admirer ses fesses splendides, rebondies à souhait, et au teint parfait. Je pris alors ma queue dans ma main et la glissai dans son antre presque béant tant le missionnaire si classique avait bien oeuvré ! Très vite je sentis sa respiration s’intensifier, comme de l’asthme, elle sifflait en respirant, encaissant en explosant de plaisir le membre dur et brûlant. Ce membre qui explorait sous son consentement le trou non moins bouillant qui arrosait toujours plus le canapé… Elle était à deux doigts de son prochain orgasme. D’ailleurs, ces deux doigts, je les glissai dans sa bouche (on m’avait dit que ça marchait bien !), et en effet elle s’en délecta, les suça avec plaisir…
Je les retirai une demi-minute après, et allai éponger avec sa propre salive son petit bouton. J’avais compris en le voyant pour la première fois comment le “décalotter”, ce que je fis avec mon index et mon majeur, et mon pouce servit à allumer le brasier ardent et gigantesque qui sommeillait dans ce si petit organe…
Sa tête se redressa alors brutalement en arrière, elle gicla et jouit avec une violence inouïe, en combinant à mes toucher clitoridiens de puissants coups de reins. Ses seins, pas énormes mais d’une taille tout à fait correcte, ballottaient dans tous les sens. J’étais sûr qu’elle avait les yeux dans le vide, et dans un dernier effort elle s’époumona :

  • — Haaan oui, viens ! C’est trop, je jouiiiiiis !

Encore un orgasme pour ma nymphette décidément gâtée ce soir, et je vins aussi à mon tour, explosant dans ce morceau de latex que je crus déchirer… Et nous tombâmes finalement tous les deux dans le canapé, affalés, épuisés et heureux, trempés et dégoulinants de nos substances d’amour respectives. Laura fut la première à me prendre dans ses bras et me glisser dans l’oreille :

  • — Merci mon amour… Je t’aime !
  • — Moi aussi, si tu savais à quel point !

Elle ne saura pas, un doux baiser déposé sur mes lèvres auquel je participai avec joie paracheva cette nuit de folie, et nous nous sommes endormis heureux, épanouis, amoureux, désireux et désirés!
Et lorsqu’au matin nous nous réveillâmes enfin, Julie nous invita au petit déjeuner et confessa :

  • — Je vous ai vus finir hier soir, toutes mes félicitations, vous êtes vraiment très doués comme je m’en doutais ! glissa-t-elle avec un petit clin d’oeil coquin.

Un petit regard et Laura me comprit : nous nous levâmes, il allait être temps de lui faire “sa fête” et la remercier comme il se doit, notre si sympathique hôte !

FIN

Related Post

Histoire Coquines - Mes premières rencontres

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 0:58

J’ai acheté mon fourgon à un vieux bouquiniste qui cessait son sacerdoce.

  • — Il roule encore, mais il a failli être recalé au contrôle technique. Tu feras attention. Les bouquins qui sont dedans, je te les donne, personne n’en veut.

Les étagères me sont utiles pour ranger mes vêtements, un peu de vaisselle, deux casseroles, un petit réchaud à gaz, d’autres babioles. J’ai conservé quelques livres et proposé le reste à un autre bouquiniste qui m’a dit qu’il ne voulait pas s’en encombrer.

  • — Quand même, lui ai-je répondu, jeter des livres, ça ne se fait pas.
  • — Ça se fait tous les jours. Laissez-les, je les jetterai moi -même.

J’ai constaté plus tard qu’il les avait mis en vente, mais pas cher. J’ai préféré cela. J’avais gardé un peu de poésie, un peu de philosophie, Alexandre Dumas en livre de poche, une étagère entière, les gens sont fous de ne pas l’avoir acheté. Et quelques Angélique, la fameuse marquise qui avait des ennuis à cinq heures. Je pensais qu’ils pourraient m’être utiles pour la drague. Une petite cousine les aimait bien, l’été dernier.
Dans le camping municipal, je comptais dormir sous ma tente, une de celles qui se déplient en un clin d’oeil comme sur les quais à Paris, et dans mon fourgon en cas de pluie, en laissant une vitre entrouverte. Comme il pleut assez souvent, je suis plus fréquemment dedans que dehors. Avec les filles, c’est l’inverse. Elles me regardent pourtant avec un vif intérêt, en fin de matinée. Avec convoitise, même, me semble-t-il. Cependant, sur la plage ou dans le camping, elles ne me reconnaissent pas et je n’ose pas les aborder. Je vais bien finir par m’enhardir, peu à peu je prends de l’assurance. Je n’ai presque plus le trac quand je suis Pharaon.
Enfin, Pharaon, j’exagère. Disons que je suis vêtu d’un pagne et que je ne bouge pas. J’ai dans les mains un bâton crochu et un petit fouet que les filles, qui sont presque toutes masochistes, regardent intensément. Quand je dois bouger, histoire de me gratter, de lutter contre une crampe ou de tourner simplement la tête, je le fais par des gestes saccadés, je deviens un automate et je reprends ensuite mon immobilité. Il n’est pas donné à tout le monde d’être statufié de son vivant.
Avant la fin des vacances, je serai assez bronzé pour me passer de peinture, j’ai la peau plutôt mate, mais pour le moment je suis oint d’un produit qui me cuivre de belle manière.
Je n’ai pas besoin de me lever de bonne heure, ni de me coucher de même, contrairement à l’autre quand il était petit. Il suffit que je sois sur la place de marché vers les dix ou onze heures. Je m’y promène un peu, je m’amuse parfois. Ainsi, ce matin, un couple procédait à l’achat d’un melon.

  • — Pour aujourd’hui, a précisé la dame.

Son mari - il ne pouvait être que son mari - lui fit remarquer, acerbe, que le vendeur n’avait pas besoin de savoir quand ils le mangeraient, ce melon. Et que d’ailleurs il s’en fichait bien, le vendeur.

  • — Mais, mon chéri, c’est pour une question de maturité, tout simplement.

Tête du mari, qui s’est trouvé bête ! Adorable, la femme, si elle avait eu trente ans de moins. Avec quelle gentillesse elle m’a retourné mon sourire !
Avant onze heures, je regagne mon fourgon, garé dans le sous-sol de la halle, je me déshabille, je me cuivre, je prends mes outils et mon pagne et je me pose ensuite, les avant-bras croisés, entre le stand d’un vendeur de sacs et celui d’un marchand de couteaux, non loin de la terrasse d’un bistrot. Un bol de faïence, ébréché, est à mes pieds, affamé d’engloutir maintes et maintes piécettes mais qui doit bien souvent se contenter d’une trop maigre pitance.
Les enfants sont souvent fascinés.

  • — Tu crois qu’il est vrai ?
  • — Il faudrait pouvoir le chatouiller.

Nombreux sont ceux qui font des grimaces pour tenter de me faire rire. Impassible je demeure. Mais certains s’enfuient épouvantés quand je me mets soudain à bouger par à-coups mécaniques en brandissant mon fouet et mon bâton. Ils rejoignent alors leurs parents attablés devant six huîtres et un verre de muscadet. Il arrive que les papas repartent un lundi. Je pourrais alors avoir ma chance.
Voici soudain trois filles, fort jolies, rieuses. L’une porte un short, une autre une jupe à mi-cuisses. Ô combien appétissantes, leurs cuisses ! La troisième, un pantalon de toile, quelle horreur, mais le chemisier semble contenir de copieux appas.
Elles se campent devant moi, les yeux sur mes épaules, mon torse, mes cuisses. Et mon pagne. Elles se demandent ce qu’il y a dessous. Certes, elles s’en doutent, pour ce qui est des instruments de leur passion et de la mienne. Enfin, surtout de la mienne. Mais, s’agissant d’un slip ou d’un boxer, en porte-t-il, le Pharaon, ou est-il nu sous son tissu de probité candide et de lin blanc ?

  • — On lui donne quelque chose ?

Et de fouiller dans leurs sacs, d’en extraire chacune un malheureux euro et de s’incliner l’une après l’autre vers mon écuelle, dévoilant ainsi leurs seins libres de tout emprisonnement. Et bronzés ! Ô vision délicieuse entre toutes ! Des filles décentes se seraient gracieusement accroupies, elles se sont penchées, les allumeuses !
Heureusement qu’il a son slip de bain, le Pharaon, car il bande comme un cerf ! Sans cela, le pagne se soulèverait joliment et la police municipale sévirait. Elles pouffent, les filles. Elles ont quand même vu le pagne dilaté. Oui, mes belles, je bande pour vous ! Elles me quittent néanmoins, dans un roulis de hanches auquel je penserai ce soir.
Deux mignons bambins blonds viennent m’admirer, la bouche ouverte. À côté, leur mère achète un sac.

  • — S’il est solide, mon sac, ah madame, vous ne l’userez jamais !

Quel mufle ! Elle est encore jeune, cette jolie maman, blonde aux candides yeux bleus. Jamais elle n’a encore trompé son mari. Gustave ou Théodule, son mari, inévitablement. Quand les enfants dorment, la chatte s’ouvre pour moi. …Plutôt Monique ? Elle a un visage à s’appeler Monique. Pas Sylvie ! Plus jamais de Sylvie, mon Grand Amour qui remonte à l’enfance. Sylvie par ci, Sylvie par là, quand on sera grand on vivra ensemble. Les gens souriaient en nous voyant nous tenir par la main. Il était clair que nous n’étions pas frère et soeur, mais amoureux. Alors, fidélité sans faille. Foin des gazons des copines de collège, de lycée et de faculté ! Jamais, jamais d’autre que toi, Sylvie. Quelle sottise ! Jusqu’au jour où elle est venue dans ma chambrette, le pubis habité par des morpions.
Plus de Sylvie, donc. Mais que de temps perdu ! Et si elle apparaissait, tout à coup, au bras d’Ambroise ou de Prosper ? Eh bien, cela ne me ferait rien, je ne l’aime plus, je ne l’ai jamais aimée. Je bande encore, mais pas pour elle. Ni pour les trois évaporées, maintenant. Pour cette maman blonde aux fesses rebondies, aux jolis genoux et aux chevilles fines qui vient d’acheter le sac. Gustave est ingénieur dans les pétroles au Koweït. Allez, Monique, avant de partir avec tes marmots, fais comme eux, regarde-moi. Je compte jusqu’à dix, regarde-moi dans les yeux.
À huit, elle a obtempéré. Il se noiera dans son or noir, Gustave, sa divine épouse m’appartiendra bientôt.

  • — Venez, les enfants. Il est temps de rentrer. Après la sieste, nous irons nous baigner en face de l’avenue de Gaulle.

Et voilà ! C’est pour moi qu’elle a précisé l’endroit, car la plage est grande. La plus belle d’Europe, disent-ils. Monique, je serai sur le sable en face de l’avenue de Gaulle. Tu me quittes d’un sourire discret, tu sais que j’ai compris.

  • — Mais il bande encore, se murmurent les trois filles, qui reviennent. Un bon coup ! Tu crois qu’il bouge jamais, même quand il baise ?
  • — Tant pis. L’essentiel est qu’il reste bien dur, le boulot, on peut le faire soi-même.
  • — Baiser une statue, quel pied ! Tu rigoles ! Oh, il remue !

Je décroise les bras et j’abaisse le fouet et le bâton, les mains croisées contre mon sexe. Pour vous, tout cela, les filles. S’il vous plait, une adresse sur un bout de papier, un numéro de téléphone sur un billet de cinq ou dix euros, déposé dans mon écuelle en vous penchant, j’aimerais tant revoir vos seins ! Sur la plage, bien sûr, ça ne manque pas, mais ce n’est pas la même chose. Elles ont déjà donné.
Et Martine, alors, aura-t-elle les seins nus ? Il paraît même qu’il y a pas très loin d’ici une plage réservée aux nudistes. Les trois filles m’y accompagneraient. Je commencerais par la plus blonde. La rousse me ferait une scène horrible, je délaisserais les autres, je briserais le coeur de Monique, mais plus tard, bien plus tard, quand elle saurait. J’aime déjà la rouquine aux yeux verts. Sophie. Non, Martine. La preuve :

  • — Tu viens, Martine, on boit un verre en attendant, lui dit la blonde à la grosse poitrine.

En attendant quoi, qui ? Moi, pardi ! Comme j’ai bien fait d’orienter mon bâton vers la terrasse du bistrot ! Elles ont compris, elles m’attendent, on ne me résiste pas. Ma vie sentimentale va se trouver bien encombrée, il va falloir gérer cela et ne jamais se tromper de prénoms.
Trois dadais viennent les rejoindre. Quelles idiotes ! Tiens, je ne bande plus. Il est presque treize heures, ils s’en vont. Leurs frères, peut-être ? Des cousins ? Mais on ne sait que trop ce qui se passe, entre cousins. Ou simplement des amis ? Peu probable, heureusement que je vais retrouver Monique en face de l’avenue de Gaulle.
Une demi-heure plus tard, dans le sous-sol il y a la petite vendeuse de foie gras qui s’installe au volant de sa camionnette. Un Pharaon s’avance, elle le regarde, elle lui sourit. Pour lui dire à demain, ou pour l’inviter à monter à côté d’elle ? Je parie pour la première hypothèse car il ne faut pas rêver, enfin pas trop. Quand même, je ne referme pas la porte arrière de mon vieux fourgon quand j’ôte mon pagne. Et le slip ?
Je le garde. Provisoirement. Une Diesel, sa camionnette. Bruit ridicule, fumée noire. Ciao, bonjour chez toi. Je déjeune d’une boîte de sardines, d’un oeuf dur et de trois tomates, dans mon fourgon garé dans une impasse. Pas eu envie de retourner au camping. Familles, foyers clos. Couples d’amoureux. Filles entre elles. Gouines. Forcément.
Je vais être ridicule, tout cuivré, sur la plage. Je ne voulais pas me laver pour que Monique me reconnaisse et m’aborde.
- Je suis contente que tu sois venu me rejoindre, superbe Pharaon, je m’ennuie tellement. Voilà trois mois que je n’ai pas fait l’amour !

  • — Moi non plus, Monique chérie. Je t’attendais. Droguons tes enfants pour qu’ils dorment longuement cette nuit. Ou dis-leur qu’ils viennent de changer de papa.

Idiot. Je suis idiot. Qu’est-ce qui m’empêche de l’aborder moi-même ?
- Madame, c’est moi le Pharaon de la place du marché.

  • — Enchantée !
  • — Moins que moi !

Et après ? Que lui dire ? Que je suis étudiant en deuxième année de sciences-éco ? Elle s’en moque ! Que j’ai envie d’aimer et d’être aimé ? Voilà qui serait grotesque, et jamais je n’oserais.
J’oserai. Direction le camping. Les douches. Objectif : la conquête de Monique.
Elle y est, sur la plage. Les deux enfants blonds font des châteaux de sable. Je pose ma serviette de bain pas très loin d’elle, dans l’axe de son regard. Elle est couchée sur le ventre. L’attache du haut de son bikini est dénouée. J’aurais dû, évidement, me mettre d’emblée à côté d’elle. Je suis un pauvre type, un minable. Si dans cinq minutes, non, une, si dans une minute je ne vais pas la rejoindre, je me mépriserai jusqu’à la fin de mes jours. Un, deux, trois, j’y vais. Elle me regarde.

  • — Bonjour. Je suis la statue du marché.
  • — Je vous avais reconnu… Timide, hein ?
  • — Beaucoup. Je peux m’installer là ?
  • — Mais bien entendu !

Elle s’est brièvement soulevée sur les coudes. J’ai vu sa poitrine. Mon coeur cogne comme jamais. Je me couche sur le ventre, la tête tournée vers elle. Oh, ses yeux bleus, son sourire…

  • — Vous êtes moins cuivré que ce matin.
  • — Je veux me bronzer le plus vite possible. Je vais finir par être allergique au produit que je me passe sur le corps.

Pas bête, de lui parler de mon corps…
Les enfants se chamaillent.

  • — Maman, il a démoli mon château !
  • — Lucas, aide ta soeur à le reconstruire.
  • — Il faudrait de l’eau, et la mer est loin, aujourd’hui.
  • — Le jeune homme ira remplir ton seau. …Vous voulez bien ?

Je voudrais bien, mais… Oh, et puis tant pis !

  • — C’est à dire que si je me lève, dans l’état où je suis, je vais être très indécent.
  • — …Non ?
  • — Si. Vous êtes si jolie, si désirable.
  • — Oh, eh bien vous, alors, pour un timide !

Mais elle me regarde en riant, pas fâchée du tout. Mon copain Thomas a raison, ça les flatte qu’on les désire, il ne faut pas avoir peur de le leur dire.

  • — Puisque c’est ainsi, je vais y aller moi-même. Gardez mes affaires et surveillez les gosses.

Les mains dans son dos, elle renoue les ficelles de son haut de bikini. Je n’ai presque rien vu, cette fois. La voici debout, qui part avec son seau. Jamais vu de fesses aussi belles ! Et ce dos ! Et ces cuisses ! Parfaite, elle est parfaite.

  • — Qui tu es, toi ? me demande Lucas.
  • — Je suis le Pharaon du marché, tu m’as vu ce matin.
  • — Et qu’est-ce que tu lui veux, à ma maman ?
  • — … J’aime bien ta maman, elle est jolie et gentille, ta maman. …Et ton papa, il est où, ton papa ?
  • — Il travaille. Il vient les vendredis.

Me voilà prévenu. Il n’est pas au Koweït, Gustave, mais je m’en doutais un peu.

  • — Et il repart le dimanche soir ?
  • — Qu’est-ce que ça peut te faire ?

Quelle teigne, ce gamin ! Comment l’amadouer ? La fillette est peut-être plus innocente.

  • — Comment tu t’appelles ?
  • — Elle s’appelle Élodie, et elle sait qu’il lui est interdit de parler à des inconnus.

Après cette conversation, mon état me permet de m’asseoir afin de la regarder revenir. Mais où est-elle ? Elle est capable de m’avoir confié les gosses pour aller rejoindre son amant !

  • — Voilà votre eau. Restez tranquilles sans vous battre. Ils ont été sages ? Vous aussi, je vois. Ça vous a passé ?
  • — Maintenant que vous êtes revenue, je sens que ça me reprend.
  • — Si vous restez avec moi, vous ne vous bronzerez que le dos, alors !

Elle est aux anges. Je passe une heure délicieuse. Nous nous disons des banalités à mi-voix, les enfants jouent calmement.

  • — Il faut rentrer, les enfants ! Bon, eh bien, merci de m’avoir tenu compagnie.
  • — Vous reviendrez demain ?
  • — Avec mon mari. S’il fait beau.
  • — Et la semaine prochaine ?
  • — À partir de lundi, tous les jours… Sans mon mari.

Les trois derniers mots dits très vite, dans un souffle. J’aurais dû lui demander son prénom. Il n’y a que peu de chances que ce soit Monique. J’aurais dû aussi l’accompagner, ma serviette autour de la taille.
Le temps est à l’orage, en cette fin d’après-midi. Les campeurs reviennent de la plage, en famille. Les deux petites voisines qui ne me regardent jamais ne sont pas encore là.
Pourquoi Lucas m’a-t-il dit que son papa revenait vendredi ? Il a peut-être l’habitude de prévenir ainsi les amants de sa mère. Ils ont été si sages, ensuite, ces deux enfants, pendant que j’étais à côté d’elle, comme s’ils trouvaient cela naturel. Elle doit se laisser draguer. Ça m’aurait plu, de séduire une femme vertueuse. J’aurais bien aimé être son unique amant.
L’orage approche, je serai mieux dans le fourgon. J’ai juste le temps d’y transporter mon matelas pneumatique et mon sac avant le déluge. Le terrain n’est pas tout à fait plat, un ruisseau traverse bientôt ma tente. Et aussi celle des deux filles. Après tout, j’aurai peut-être ma chance.
La pluie cesse. En slip de bain, je fais un petit tour dans le camping, espérant vaguement entrevoir quelques tee-shirts mouillés. Même pas ! C’est déjà l’apéro, pastis du côté des vieilles caravanes, whisky chez les propriétaires de camping-cars. Des retraités. Je vais lire un peu, penser aux trois délurées, à Monique, à la vendeuse de foie gras. Et pour finir, me contenter de la veuve Poignet, quelle tristesse !

  • — Oh là là, mais c’est une catastrophe ! Tout est trempé ! Qu’est-ce qu’on va faire ?

Tiens, les voisines ! Je quitte mon fourgon.

  • — Il a beaucoup plu, en effet. Vous avez des dégâts ?
  • — Tout est mouillé !

Que voilà un terme prometteur…

  • — Eh bien ! Que d’eau, que d’eau ! comme disait Mac Mahon.

Mais elles n’ont pas du tout envie de rigoler. Elles sont mignonnes, finalement, ces sinistrées qui se lamentent. Et la pluie qui recommence ! Une nouvelle perturbation gronde au loin. Levez-vous vite, orages désirés, ma nuit pourrait être somptueuse.

  • — Si vous voulez mettre quelque chose à sécher dans mon fourgon…

Elles me regardent. Me jaugent.

  • — Ça séchera jamais.
  • — J’ai un convecteur, pour les nuits fraîches.

Je le branche. Elles se hissent, suspendent leurs pyjamas contre mes étagères, en les coinçant avec mes livres. Leurs sacs ont pris l’eau. Tout est humide. Elles hésitent mais se décident, dans un haussement d’épaules. À la grâce de Dieu ! Les parois de mon fourgon sont ornées de jupes, chemisiers, soutiens-gorge, slips. Un enchantement de rouge, bleu ciel, noir, parme. Même du blanc ! Je suis le plus heureux des hommes.
Peu après, moi assis à mon volant, les belles toutes deux sur le siège du passager, nous bavardons en regardant l’eau couler d’abondance sur le pare-brise. Elles font la saison, comme femmes de chambre dans un hôtel. Elles préparent un BTS dans l’hôtellerie, elles ont besoin de travailler pendant les vacances, et voilà…

  • — Moi aussi je travaille, je suis statue sur la place du marché.
  • — Pas fatiguant, comme boulot !
  • — Plus qu’on le croit. Rester impassible quand les enfants font les pitres pour me faire rire… Vous voulez voir ? Passons derrière.

Assises sur mon matelas pneumatique, le dos contre les étagères, elles se marrent de me voir avec mon bâton et mon fouet.

  • — Je suis plus prestigieux quand j’ai le corps cuivré.

Elles veulent bien le croire. Elles me trouvent ridicule mais n’ont plus du tout peur de moi. Elles envisagent de dîner au restaurant du camping, et acceptent que je les y accompagne. L’une se prénomme Stéphanie, elle a des taches de rousseur. L’autre c’est Caroline, elle est brune. Dans leur hôtel, la responsable de l’étage est une garce, et un groom a les mains baladeuses. Je voudrais bien leur poser la question de confiance. Comment faire pour que la conversation me le permette ?

  • — Vous devez en voir, des choses bizarres, en faisant les lits !
  • — Bof, c’est toujours pareil.
  • — …Et ce groom, vous le laissez faire ?
  • — Non, bien sûr !
  • — Vous avez peut-être des petits copains qui sont jaloux ?

Leurs regards méprisants me montrent que je viens de poser une question idiote. La nuit risque d’être moins fastueuse que je le prévoyais. J’ai besoin de savoir pour de bon.

  • — Vous n’aimez pas les garçons ?
  • — Ils ne nous intéressent pas, voilà tout. Ils sont vulgaires, brutaux, ils ne savent pas s’y prendre, ils sont égoïstes. Avant, gentils comme tout ; après, de vrais mufles.
  • — Moi, j’étais très jaloux quand j’étais amoureux. Il est vrai que Sylvie était une fille superbe. Elle m’a rendu épouvantablement malheureux.

Indifférence polie en apparence. Mais je crois que je suis sur la bonne voie.

  • — Maintenant je n’aime plus personne, et surtout je n’ai plus du tout envie d’aimer qui que ce soit. Je crois même que je suis désormais incapable de faire l’amour.

Elles ne paraissent pas vraiment convaincues et leurs yeux pétillent d’ironie. J’en ai peut-être fait un peu trop. Nous quittons le restaurant. Elles ne vont pas tarder à se rendre à l’évidence : leur matelas pneumatique est encore mouillé, leur tente est impraticable, il faut qu’elles couchent dans mon fourgon.

  • — Mon matelas est grand, et je ne tiens pas beaucoup de place.
  • — Mais c’est quand même tout petit, là dedans !

Il y fait une chaleur d’enfer. Un hammam, avec leur linge qui sèche !

  • — Je laisse la porte ouverte ?
  • — Oh oui, alors !

Nous voilà assis à l’arrière, les pieds sur l’herbe, à regarder les gros nuages noirs.

  • — Derrière celui-là, en face, il y a l’étoile polaire. Quand on pense au poids des nuages…

Elles sont interloquées, puis concèdent que c’est pourtant vrai, ce que je dis des nuages. Pour l’étoile, elles veulent bien me croire.

  • — Il recommence à pleuvoir, il faut se mettre à l’abri.

Pas d’autre possibilité que de s’asseoir sur mon matelas. J’allume la baladeuse suspendue au plafond.

  • — Vous voulez lire un peu ? Regardez derrière vos vêtements, il y a des bouquins.

Et je m’assois d’autorité au milieu du matelas. Qui n’ose rien n’a rien. Elles n’ont pas tellement envie de lire, elles doivent se lever de bonne heure.
L’audace des timides est parfois surprenante. D’ailleurs, timide, je sens que je le suis de moins en moins. Ces gentilles filles, un peu plus jeunes que moi, me mettent en confiance. Le coeur battant, je me déshabille en un clin d’oeil. Me voici en slip de bain, couché sur le matelas, les mains croisées sous la nuque, les yeux grands ouverts. Il leur serait loisible de me demander de me pousser, de me dire qu’elles veulent dormir côte à côte, entre filles. Quelque chose me dit qu’elles ne le feront pas. J’ai aimé autrefois une fille superbe et je me crois désormais incapable de bander, elles ont connu des garçons qui les ont déçues, elles ne dorment ensemble que faute de mieux, banco !
Néanmoins, elles hésitent encore, se regardent. Vont-elles me plaquer là ? Elles trouvent que je ne manque pas de culot. Mais elles finissent par sourire. Leurs pyjamas sont encore mouillés, elles dormiront en sous-vêtements.
Caroline ôte son chemisier. Son soutien-gorge est bleu. Il fait légèrement pigeonner ses seins. Je ne détourne pas les yeux, je lui dis en souriant qu’elle est très jolie. Elle me remercie. Stéphanie est déjà en slip, elle vient d’affirmer que son soutien-gorge la gène et qu’après tout, sur la plage, le jeudi, qui est son jour de repos hebdomadaire…

  • — Tu es très jolie aussi, Stéphanie ! Quel dommage !

Théâtral, mon soupir ! Elles rient de bon coeur, elles n’ont pas pris au sérieux mon aveu d’impuissance de tout à l’heure et elles voient bien maintenant que mon slip trahit abondamment mon grossier mensonge.

  • — J’éteins la lumière, mes jolies ?
  • — Oui, on veut dormir. Bonne nuit, Olivier.
  • — Bonne nuit, Olivier.
  • — Bonne nuit, Stéphanie, bonne nuit, Caroline.

Nous voici dans le noir. Nous ne bougeons pas. Mon coeur cogne avec violence. Oserai-je avancer les mains à tâtons ? C’est peut-être prématuré. L’idée me vient d’être bon prince. La générosité, même hypocrite, est parfois payante.

  • — Vous préfèreriez peut-être dormir l’une à côté de l’autre ? Vous voulez que je me mette au bord ?

Silence.

  • — Non, reste, murmure enfin Caroline.

Eh bien voilà, c’est gagné !

  • — …Qu’est-ce que tu fais, Olivier ?
  • — J’enlève mon slip de bain. J’ai trop chaud.
  • — Oh toi, alors ! Tu es gonflé quand même !
  • — À outrance. Si vous touchiez, vous en seriez étonnées.
  • — Prétentieux, va !

Mais aucune main ne s’avance pour vérifier.

  • — Vous savez, tous les garçons ne sont pas forcément égoïstes et maladroits.

Pas de réponse.

  • — Le problème, c’est que vous êtes deux. Si l’une d’entre vous est plus impatiente que l’autre, qu’elle le dise.

Toujours pas de réponse. Mais le corps de Caroline est secoué par un petit rire.

  • — Bon, je renonce. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. Je vais me débrouiller tout seul, mais vous le regretterez. Toute votre vie vous penserez à cette occasion ratée.

Ça bouge à ma droite. Une main tâtonne, cherchant la mienne, là où elle est, sur mon pubis. Stéphanie la pose sur le sien. Où est donc passé son slip ? Ah, il est un peu plus bas, sur les cuisses. Ma main revient se poser sur une touffe souple et chaude. Mon majeur cherche aussitôt la fissure, et pèse sur un petit bouton, qu’il caresse doucement.
Ça bouge à ma gauche. Caroline remue mais ne me touche pas. Si. Une main rampe sur mes cuisses puis sur mon bas-ventre. Elle entoure ma verge, qu’elle presse fermement. Ma main gauche trouve sans peine une chatte entrouverte. Le slip a disparu. Mes doigts battent la mesure de la chamade de mon coeur.
Si Caroline ne relâche pas son étreinte, je vais jouir trop vite. Elle le comprend, car sa main se glisse sur ma poitrine, palpe l’épaule… Ah, elle cherchait l’autre bras, elle suit le biceps, et se rend compte.

  • — Steph, il te caresse bien ?
  • — Pas trop mal. Et toi ?
  • — Oui. Oh, oui…

Silence. Stéphanie se soulève, chasse ma main. C’est pour enlever complètement son slip et écarter grand les cuisses.

  • — Viens, Olivier, lèche-moi. Caro, il s’occupera de toi tout à l’heure.

Il m’est possible de satisfaire Stéphanie tout en câlinant les seins de Caroline, dont les pointes sont dures entre mes doigts. Quant au clitoris de Stéphanie, il palpite entre mes lèvres. Ma langue ne tarde pas à s’immiscer un peu plus bas. Elle est y reçue très favorablement, saluée par des mouvements de hanches et des soulèvements de bassin, qu’accompagnent soupirs et murmures.

  • — Oui, oh oui, continue…
  • — Et moi, et moi ? soupire très vite Caroline.
  • — …Oh !

Profonde détresse de Stéphanie quand je la quitte ! Pour compenser un peu, je caresse ses seins. Elles sont désormais hanche contre hanche. Cette fameuse odeur des rousses, légende ou réalité ? Chaque femme doit avoir sa propre senteur. J’aime celle de la petite Stéphanie, le goût un peu acidulé de sa cyprine, les effluves de sous-bois de sa toison très souple. Sous-bois et myrtilles. Caroline serait plutôt steppe brûlante, avec un arrière-goût de miel du Caucase. Quel enchantement de passer de l’une à l’autre, suscitant gémissements de frustration quand je délaisse et grognements d’allégresse quand je reviens !
Mais je veux autre chose. Elles aussi ? Elles aussi ! J’ai quitté leur poitrine pour, à tâtons, trouver sur une étagère l’indispensable capote. Inutilement parfumée, nous n’en sommes plus là ! Caroline soupire d’aise quand je la pénètre.

  • — Oh oui, Olivier, viens, viens…

La plainte rauque de Stéphanie manifeste sa déception. Il faut que je me partage équitablement. Il m’est facile de passer de l’une à l’autre ; pour gagner du temps elles me guident de leurs petites mains avides, me rappellent à l’ordre quand elle jugent que mon séjour chez leur copine dure trop. L’excellente adéquation de ce terme à la situation me fait rire doucement.
Leurs griffes rendent mon transfert de plus en plus difficile. Chacune veut me garder. Je mordille leurs tétons. Loin de les calmer, cette gentillesse les pousse à l’égoïsme.

  • — Et moi ?
  • — Et moi ! Tu m’oublies, Olivier !
  • — Viens, viens, je t’en supplie !
  • — Mais viens donc, et reste !

Caroline va jouir, Caroline jouit. …Eh bien, moi aussi ! Stéphanie sanglote de déception. C’est pourtant vers sa bouche que mes lèvres allaient, pour établir un semblant de justice. Elle est furieuse, elle se frotte le clitoris avec véhémence. Je m’en aperçois car il faut que j’enlève sa main pour me faire une place. Que croyait-elle ? Je suis encore rigide ! Plus pour très longtemps, peut-être, mais cela suffit, la voilà pantelante et repue, elle aussi.
La nuit est un enchantement, dans cette douce torpeur… qui provient de la raréfaction de l’oxygène, évidemment. Suave sera la mort en ce fourgon, une tête brune sur mon épaule droite, une rousse sur la gauche, et quatre mains emmêlées sur mon pubis, mais Éros doit vaincre Thanatos une fois encore. Je me lève pour entrouvr