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Histoire Coquines - Intimité (1)

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 14:48

J’ai rencontré mon épouse Laurence sur les bancs de la fac il y a presque vingt ans. Elle était déjà cette ravissante femme très classe à la silhouette élancée. J’avais été d’abord attiré par sa stature à la fois fière et réservée, son port de tête ravissant et son cou mince souvent paré d’un collier de perles, ainsi que par ses jambes longues et fermes vêtues souvent d’élégantes chaussures à talon. Issue d’une famille fortunée, elle était souvent habillée de façon très classique, en tailleur, et pour tout dire paraissait un peu coincée. Notre vie sexuelle était pour moi satisfaisante, dans le sens où celle qui est rapidement devenue ma femme acceptait le plus souvent de façon docile de satisfaire mes désirs, à partir du moment où je ne m’aventurais pas sur le terrain de la sodomie ou d’autres pratiques un peu déviantes.
Mais je dois reconnaître que son absence d’initiatives et le sentiment désagréable, malgré ses dénégations, qu’elle faisait l’amour essentiellement pour me faire plaisir pesait un peu ces derniers temps sur la qualité de notre relation. Quand je lui parlais d’un effet de lassitude chez elle, ou d’une absence de désir, elle s’évertuait à m’affirmer le contraire. De plus, elle prétendait que son gynécologue lui avait dit que le fait qu’elle ne mouillait pas durant nos rapports n’était pas lié à un manque de désir, mais chez elle à une constitution particulière et qu’il n’y avait rien à faire.
Il est vrai que depuis le début nous devions souvent utiliser des gels pour ne pas trop l’irriter. Cela ne l’empêchait pas d’exprimer, lorsque nous faisions l’amour, par ses soupirs et les ondulations de son joli corps, le désir qu’elle avait pour moi. Pour ma part, j’ai une libido assez envahissante. Souvent, je lui demandais de me laisser caresser ses seins par dessus son corsage ou encore de les sucer. Elle me laissait le plus souvent faire. Et même parfois lorsque nous étions dehors, après s’être assurée que l’on ne pouvait pas nous voir. Elle m’autorisait aussi à la prendre, vite fait, que ce soit à la maison sur le rebord de la table ou contre l’évier, sur le tapis en l’allongeant sur le dos et en lui relevant les jambes, ou encore debout dans le jardin, dissimulés par le linge étendu…
Comme je l’ai dit, quand l’occasion se présentait et que mon désir était si fort que je ne pouvais m’empêcher de susurrer à son oreille combien j’avais envie d’elle, elle s’exécutait souvent fort consciencieusement. Il semblait même que les lieux insolites et les étreintes fugitives la satisfaisaient davantage.
Alors que mes activités m’occupent beaucoup toute la semaine, car je travaille dans un cabinet d’avocats, Laurence acceptait donc volontiers avec une certaine application studieuse, lorsque j’étais de retour, d’accomplir son devoir d’épouse. Il y avait quelque chose d’un peu désuet dans la tournure de notre relation mais, sans doute par mauvaise foi ou par lâcheté, je m’en satisfaisais, appréciant sa bienveillance à ce sujet malgré ses aspects un peu froids et guindés. J’avais bien essayé d’évoquer avec elle la crainte que j’avais de ce déséquilibre dans l’expression de nos désirs respectifs, mais je m’étais toujours heurté à cette gêne chez elle, dès qu’il s’agissait de parler des choses du sexe.
À la suite de ses études, Laurence avait ouvert un cabinet de psychologue à mi-temps, ce qui lui laissait beaucoup plus de loisirs qu’à moi, d’autant plus que nous n’avons pas pu avoir d’enfant. À midi, je suis venu à son cabinet sans la prévenir, pour l’inviter au restaurant. J’ai trouvé la porte fermée et j’ai réalisé qu’elle ne travaillait jamais ce jour-là à cette heure-là.
Cela faisait longtemps que je n’y étais pas entré, et je l’ai fait parce que j’ai la clé et qu’il faisait froid (nous sommes en novembre). Son cabinet de consultation était arrangé avec soin et sobriété. En m’approchant de son bureau, je vis un tiroir entrouvert. Ce qui a attiré mon attention, c’était ce gros cahier usé sur les bords. J’ai trouvé sa présence déplacée au milieu de tous ses documents bien classés, d’autant plus que je savais que tous les renseignements pour son travail étaient informatisés. Je le fis glisser hors du tiroir, sans trop déranger ce qui était autour et ouvris le cahier à la première page.
Je ne savais pas alors les conséquences que ce simple geste aurait sur ma propre vie…

Lundi 15 septembre 2003
Il faut absolument que j’écrive, que je me décharge de ce poids… Il se passe quelque chose en moi que je ne peux pas définir, et que je n’arrive à exprimer à personne, pas même à mon thérapeute. J’ai quarante-deux ans, je suis mariée depuis dix-sept ans à un mari charmant, et voilà que j’ai l’impression de tomber amoureuse pour la première fois !
Bien sûr, depuis l’adolescence j’ai connu ces moments dont je n’ai jamais parlé à Christophe, où toute ma vie était accaparée par la volonté de voir ou d’être vue par le garçon que j’aimais. C’était arrivé au collège avec un garçon dont j’étais vraiment amoureuse, et puis au lycée avec un autre… Mais j’étais beaucoup trop timide et coincée.
Malgré le succès que j’avais auprès des garçons avec mon côté adolescente bien sage et un peu bourge, je n’ai pas connu à cette époque même l’amorce d’un flirt. Dès que l’un d’eux m’approchait, et d’autant plus si j’en étais amoureuse, je ne cherchais qu’à le fuir, angoissée par la peur de le décevoir.
Quand j’ai rencontré Christophe à l’université, ce qui m’a attirée c’est que lui savait me rassurer. L’attirance physique que j’avais pour lui n’avait rien à voir avec celle que j’avais connue avec les garçons précédents et qui était un peu honteuse pour moi, sous l’influence de l’éducation stricte que j’avais connue. Avec lui, il y avait surtout le désir de me sentir bien dans ses bras, d’être protégée. Nous avons fait l’amour assez rapidement après notre rencontre, mais c’est comme si, dès le début, tout le plaisir que j’avais sexuellement n’était lié qu’au plaisir que je lui procurais.
Aujourd’hui, ce que je vis c’est comme si j’étais une nouvelle fois cette adolescente submergée par des désirs inavouables, et ce n’est pas un hasard si je reprends l’écriture de ce journal, interrompu - et détruit - il y a plusieurs années lorsque j’ai rencontré mon mari. Maintenant, je sais qu’il ne viendra pas à mon bureau et qu’ici mon journal est en lieu sûr. J’aime que ce soit comme quand j’étais plus jeune, sur un cahier d’écolière… Je laisse comme cela une trace secrète, un objet un peu honteux que je peux relire dans la journée quand je le veux à mon travail, et qui sera un confident toujours disponible de l’amour que j’ai pour cet homme.
Il s’appelle Hervé, il est venu la première fois à mon cabinet il y aura bientôt un mois. J’ai tout de suite été séduite par ce beau jeune homme grand et svelte qui n’avait pas trente ans et qui venait me voir pour se libérer, comme il m’a dit, de l’emprise de sa mère. Il s’est confié à moi avec beaucoup de naturel, évoquant le désir que lui procuraient les femmes mûres, et combien il était incapable d’avoir une relation durable avec une fille de son âge.
Le petit jeu de séduction qu’il a essayé d’instaurer entre nous assez rapidement ne m’a pas échappé. C’est naturel dans le cadre d’une thérapie et je n’y prêtais pas d’abord une trop grande attention.
Et puis, je me suis rendue compte que je pensais un peu trop souvent à lui… Il revenait une à deux fois par semaine et j’attendais ce moment particulier de mon emploi du temps avec impatience. Là encore, je savais que cela pouvait arriver d’un jour à l’autre, qu’un jour je pouvais avoir plus que de l’affection pour un client. Mais dans le cadre de mon travail, je savais aussi qu’il était aussi hors de question d’imaginer autre chose que ces confessions dans le cadre de la thérapie, et qu’il fallait toujours maintenir une distance respectable avec le patient.
Pourtant, plus ce jeune homme, dont j’adorais aussi la voix, venait me voir, et plus je pensais à lui. Je me suis rendue compte rapidement que le désir de le revoir n’était pas purement intellectuel. À la fin d’une séance, et alors qu’il me serrait la main pour partir, je ressentis un désir, complètement irraisonné, de le prendre dans mes bras, de l’embrasser et de faire l’amour avec lui.
La seule évocation de ce moment provoque en moi encore une montée de désir… J’ai envie qu’il soit près de moi. Malheureusement je n’ai que mes doigts pour apaiser un peu la tension qui vient trop souvent quand il n’est pas là. Comme bien d’autres fois, je vais me caresser maintenant, et je reprendrai le cours de mon récit demain.
Mardi 16 septembre
Évidemment, comme d’habitude, hier soir Christophe a joui en moi, et comme d’habitude depuis quelques jours, j’ai pensé à Hervé, en imaginant que c’était lui qui se soulageait dans mon ventre. Quand je sais que je vais le voir dans la journée, je n’ai qu’un désir, c’est de me faire belle pour qu’il prête plus d’attention à moi. En même temps, je ne veux pas éveiller les soupçons de Christophe. C’est pourquoi ces jours-là j’emporte discrètement des affaires pour me changer à mon cabinet ou dans la voiture, à l’abri des regards dans le parking de l’immeuble, quand je sais qu’il sera mon premier client.
J’évite d’avoir une tenue trop provocante qui ferait vulgaire, mais j’aime enfiler une jupe légère qui découvre mes jambes jusqu’à mi-cuisses. Souvent, je garde le même corsage mais entrouvre un peu plus mon décolleté pour qu’il puisse porter son regard dans le creux que forment mes petits seins compressés dans un balconnet. Alors que j’en porte rarement, j’ai toujours dans mon sac des chaussures à hauts talons. Tout juste ce qu’il faut pour mettre en valeur mes jambes qui sont longues et fines et qui plaisent beaucoup aux hommes, si j’en crois les regards un peu orientés ces jours-là, ou plutôt désorientés, de mes autres clients masculins…
Je ne me serais jamais permis une telle audace il y a quelques jours, de pouvoir montrer ainsi mes jambes partiellement dénudées à la vue d’autres hommes que mon mari. Curieusement, une fois le pas franchi, dans le seul dessein d’attirer l’attention d’Hervé, j’ai découvert comme une sorte de libération dans ce simple geste. C’était un peu comme me sentir rajeunie, sous l’effet de cette assurance qui m’avait tellement manquée lorsque j’étais adolescente…
J’ai été tout d’abord un peu déçue par sa réaction dans mes tentatives pour capter un peu plus son attention. Si je constatais un certain trouble parfois, lorsque son regard était attiré par mes jambes ou mon décolleté, il s’empressait de ne pas trop le faire paraître. C’était un peu comme si c’était lui qui était soudainement intimidé. D’un certain côté, son attitude n’était pas très différente de celle de mes autres patients, et c’était cela qui me contrariait. J’aurais tellement aimé lui signifier que c’était pour lui que je voulais me montrer désirable ! Je ne savais pas quelle attitude adopter la fois suivante. Je me sentais prête à le draguer, mais les choses se passèrent autrement que je l’avais imaginé.
Dès qu’il fut entré dans mon cabinet, je me rendis compte que son comportement était bien différent de celui qu’il avait eu la fois précédente. D’emblée, il se mit à plaisanter et bientôt à me complimenter au sujet de ma toilette et de mon côté terriblement féminin. Je réalisai combien je m’étais transformée pour le séduire, en pensant aux reproches modérés mais réguliers de mon mari qui voulait me voir plus féminine…
Il se mit précisément à parler de mon mari en me disant qu’il avait de la chance de posséder une femme aussi belle et séduisante. Posséder, ce mot m’a décontenancée sans que j’en connaisse la raison… Et puis, il y avait ce ton si direct, franc et soudain presque familier auquel je n’étais pas habituée. Bien sûr, d’autres hommes m’avaient draguée, et surtout ces derniers temps à proximité de mon travail où à mon cabinet. Mais là, c’était différent. Il y avait cette intimité qui subitement s’était insinuée entre nous, comme la sensation absurde qu’il lisait dans mes pensées et qu’il savait combien moi-même je le trouvais séduisant. S’il ne l’avait pas su, mon sourire et mon incapacité à détacher mon regard du sien aurait suffi à le lui faire comprendre.
Ce jeu continua quelques jours entre nous sans jamais aller plus loin, mais la semaine dernière, alors que nous plaisantions tout en ne nous quittant pas du regard, soudain il s’approcha, me prit par la taille et me serra très fort dans ses bras ! Je répondis à son étreinte en l’enlaçant à mon tour. Il m’offrit alors sa bouche et je sentis la délicieuse moiteur de sa langue contre la mienne. J’avais une envie violente de le sentir, de sentir le contact de sa peau et je fis glisser mes mains sous sa chemise pour lui caresser le dos pendant qu’il me poussait brusquement contre le rebord de mon bureau. Il insinua lui aussi ses mains puissantes sous mes vêtements et s’empressa de faire sauter l’agrafe de mon soutien-gorge, pour masser aussi mon dos de ses paumes un peu rugueuses. Il embrassait avec frénésie les moindres recoins de mon visage et ne dégageait sa bouche que pour murmurer, avec tendresse et fougue à la fois :

  • — C’est tellement bon de te sentir ! Comme tu sens bon, ta peau est douce… Ça fait tellement longtemps que j’attends ce moment-là !

Sa bouche avait les saveurs d’un fruit frais et onctueux, et quel bonheur c’était de la caresser de ma langue… J’avais l’impression de donner et de recevoir un premier baiser, une sensation inconnue jusqu’ici ! À nouveau, je sentis le souffle de ses lèvres contre ma joue.

  • — Depuis la première fois, je n’ai pensé qu’à ça, à l’envie de te sentir, de sentir ta peau nue tout contre moi…

Ses mains à la fois tendres et puissantes effleuraient mes reins, puis le haut de mes hanches. Je ne puis m’empêcher de lui souffler entre deux baisers :

  • — Moi aussi, tu ne peux pas savoir comme j’ai envie. J’ai envie de toi !

Je n’oublierai jamais ce moment extraordinaire où il a glissé ses mains sous ma culotte pour caresser mes fesses… Le laisser ainsi masser une des parties les plus intimes de mon corps, ce que je n’avais fait jusqu’alors avec aucun autre homme que mon mari, c’était comme m’offrir à lui… m’offrir à un inconnu pour la première fois.
Cette sensation confuse de perdre ma virginité, comme si c’était la première fois qu’un homme me palpait les fesses, me troublait de façon intense et évidente, en provoquant en moi un plaisir bien plus profond que les simples caresses que j’avais connues jusqu’alors. J’aimais sa détermination, la fermeté de ses attouchements et en même temps sa présence attentive. Une sensation étrange, comme s’il me violait tout en étant doux et tendre. Ses mains, de mes fesses glissaient maintenant à l’intérieur de mes cuisses et me procuraient une douce chaleur dans le bas du ventre. Mon sexe était en feu, alors qu’il ne l’avait pas même effleuré ! J’entendais ma respiration s’accélérer et je sentis ma poitrine gonfler, soudain trop à l’étroit… J’avais une envie folle de déchirer mon corsage ! Heureusement, je sentis alors ses doigts s’affairer efficacement. En quelques instants, mes seins n’étaient plus contraints que par mon soutien-gorge que je trouvai trop étroit !
Je me sentais une autre femme, capable de vivre ce désir nouveau et intense pour un jeune homme, sans aucune honte ! Comme je n’avais pas honte, non plus, de montrer mon attirance par les réactions incontrôlées de tout mon corps. Je soupirais bruyamment, mes seins et mes mamelons étaient gonflés comme jamais, et il y avait cette humidité insolite entre mes cuisses… Pour la première fois de ma vie, je mouillais vraiment pour un homme ! Et je n’avais qu’un désir, que mon sexe humide et chaud enveloppe le sien.
À ce moment-là, il fit le premier geste qui me parut cruel après tant d’attentions : il me repoussa fermement, comme pour me voir réellement toute entière, telle que j’étais, dévorée de désir pour lui ! J’étais calée contre le bureau, les jambes tendues et légèrement écartées. En regardant ses beaux yeux sombres parcourir mon corps dans sa totalité, et bien que seul mon corsage soit ouvert et ma jupe à peine relevée, je me sentais nue, comme jamais je ne l’avais été face à un homme… Cet instant interminable où il continuait à m’observer était à la fois douloureux et agréable. C’est alors, en voyant sa détermination dans l’assurance de son regard, que je réalisai, mentalement comme dans mon corps, que c’était moi qui étais alors plus jeune que lui. J’étais comme une vierge, prête à se donner entièrement.

  • — Montre-moi tes seins !

Sa voix était douce, mais c’était bien un ordre… J’étais heureuse, d’un bonheur que je ne m’expliquais pas, d’ôter mon balconnet et de lui montrer ma poitrine nue. Je ne reconnaissais pas mes propres seins, je les trouvais plus beaux que d’habitude, impudiques et fiers, gorgés du désir d’être caressés, malaxés, sucés par le jeune homme qui était en train de les découvrir. En observant à mon tour son délicieux sourire et l’évidence qu’il appréciait le spectacle, je me sentis plus heureuse encore, un peu comme une enfant flattée d’attirer l’attention d’un être cher.

  • — Enlève ta culotte maintenant !

Le propos était tout aussi posé et déterminé. Cela ne me choqua pas, et je crois maintenant que c’était cela que j’attendais de lui : qu’il exprime son désir sans détours, jusqu’à devancer le mien !
Je m’exécutai naturellement et fis glisser ma petite culotte le long de mes cuisses et, l’ayant dégagée de mes pieds, je la laissai au sol, attendant de satisfaire à d’autres de ses volontés. Mais son attitude alors me désorienta. Il continuait à me regarder sans un mot, comme soudainement contrarié. Je ne comprenais pas et j’étais brusquement inquiète. Il détourna son regard, comme gêné.

  • — Il vaut mieux que je te laisse maintenant, me dit-il, je ne veux pas que ça aille trop vite. J’ai très envie de toi, mais il ne faut pas… Il ne faut pas nous faire de mal.

Après un silence, il se rajusta… et me blessa par ces derniers mots que je vécus déjà comme un éloignement :

  • — Je vous rappellerai pour vous dire quand je souhaiterai vous revoir. Vous êtes tellement belle !…

Il avait déjà fermé la porte, sans que je réalise vraiment ce qui s’était passé. J’étais brusquement seule avec mon désir et je n’étais pas même sûre de le revoir ! Sans m’en rendre compte, j’avais porté déjà la main à mon sexe nu, et j’étais en train de me caresser frénétiquement. Il fallait absolument que je me libère de cette tension insupportable !
Les jours qui suivirent, je fis ce que je ne faisais jamais : je me masturbai régulièrement deux à trois fois par jour en pensant à Hervé. Il s’écoula une semaine sans que j’aie de ses nouvelles, ce qui n’était jamais arrivé. Je pensais à ses derniers mots, au fait qu’il m’avait vouvoyé en partant, et je me disais qu’il avait peut-être raison de placer une distance, et que cela pouvait être malsain dans le cadre de notre travail sur lui (ce fameux transfert) de vivre une relation plus intime.
Je crois que je réussissais à faire le deuil de cette relation sans doute irréalisable. Mais hier soir, il m’a appelée sur mon portable, alors que j’étais à la maison, en train de regarder la télé avec Christophe. J’ai reconnu tout de suite son numéro. Mon cœur s’est mis à battre et m’a rappelé mes amours lycéennes… Je me suis levée, les jambes vacillantes, pour me diriger vers le couloir et la chambre. Je refermai la porte, et pus enfin entendre sa voix grave et douce en m’allongeant de tout mon long sur le lit. C’était comme s’il était à nouveau près de moi.

  • — Excuse-moi d’avoir été si long ! J’avais besoin de réfléchir. J’espère que tu ne m’en veux pas. J’ai très envie de te revoir, mais pas à ton cabinet, j’aimerais qu’on se voit au dehors, dans un café par exemple.

Rapidement, nous avons fixé pour aujourd’hui un rendez-vous près du quartier où il travaille. Il termina par cette phrase presque irréelle :

  • — Je t’aime très fort !

Avant même que je puisse répondre, la conversation était coupée. Je rejoignis mon mari sur le canapé, et alors que j’improvisais un mensonge pour justifier l’appel, je me mis à réaliser que pour la première fois ce soir, Christophe aurait la surprise, en me pénétrant, de sentir mon humidité…

J’allais refermer le cahier épais presqu’entièrement couvert par l’écriture petite et serrée de Laurence, et je repensais à ce soir de mai, où en effet, j’avais constaté que pour la première fois, j’avais pu glisser mon sexe sans effort dans son intimité… Alors que je réfléchissais à la façon de m’organiser les prochains jours pour continuer à le lire, j’ai regardé les dernières pages de son journal. Quand je vis le nom d’Hervé encore évoqué sous la date d’avant-hier vendredi 30 novembre 2007, j’ai reçu comme un coup de poignard la révélation que cette relation entre ce jeune homme et ma femme durait depuis plus de quatre ans !

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Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 12:15

Nous avons pris notre douche chacun notre tour puis Julien m’a proposé de partager sa couche. J’ai accepté bien sûr et je réalise soudain que c’est la première fois que je dors avec lui. Je ressens une étrange sensation. C’est comme si je franchissais un pas supplémentaire dans le partage impudique de mon intimité avec ce garçon. Tout ce que nous avons fait ensemble restait dans le domaine de la sexualité ; or cette fois, je bascule dans celui de l’intimité pure et sensuelle. Dormir ensemble est un acte très sentimental. D’ailleurs où en suis-je avec Julien sur ce plan ? J’ai trop peur de ma réponse alors je préfère éviter de me la poser. Je me contente de me répéter intérieurement « juste un défoulement sexuel pour agrémenter mes vacances ». Cela me rassure, sans doute, mais y crois-je encore vraiment ? Julien ne semble pas se poser tant de questions. Épuisé, il s’est endormi là, nu à quelques centimètres de moi. Comment puis-je résister à l’envie d’entrer en contact avec sa peau, de me lover contre lui, sentir sa douce chaleur et m’enivrer de son odeur pour sombrer en toute quiétude dans le sommeil, loin de mes tracas de conscience ?

xxx

  • — As-tu déjà visité le château de Broncenard, me demande Julien au cours du petit déjeuner ?
  • — Ma foi, non !
  • — J’ai pensé que je pourrais t’y amener aujourd’hui. C’est à environ deux heures de route d’ici, mais tu verras, ça vaut le détour.
  • — Alors je suis partante !

xxx

Julien a tenu à ce que nous utilisions sa voiture, pure fierté masculine que je n’ai pas osé contrarier cependant, je regrette déjà le confort de mon cabriolet, car la chaleur est écrasante.

  • — Je blaguais, elle n’est pas à moi, précise Julien en souriant. Tu ne la reconnais pas ?
  • — Et bien, la seule chose que je peux dire, c’est qu’elle ressemble beaucoup à celle que tu réparais lorsque nous nous sommes rencontrés ?
  • — Exact ! C’est elle ! Elle vient d’être repeinte. Elle est chouette, non ? Frédo me la prête pour le week-end. Enfin, il me l’a confiée pour que je lui change l’embrayage. Je le ferai lundi soir, en attendant nous allons pouvoir profiter de ce petit bijou.

Julien fait preuve d’un tel enthousiasme à me parler de cette voiture, que je finis par la voir d’un autre œil et lui trouver un certain charme. Le moteur ronronne comme un félin cependant, Julien conduit avec une extrême prudence sur ce réseau secondaire peu fréquenté… Il me fait penser à un dompteur qui domine les fauves sans provocation, de manière très professionnelle et sereine. Ce qui est le plus surprenant dans ce véhicule, ce sont les trois sièges alignés à l’avant. L’habitacle est étonnement large et bas par rapport à la chaussée. Comme je me suis installée près de la portière, je me retrouve trop loin de mon chauffeur, à mon goût.

  • — Tu es loin de moi, finis-je par dire.
  • — Alors qu’attends-tu pour t’installer au milieu ?
  • — C’est que je ne voudrais pas te distraire.
  • — Lorsque je suis au volant, je suis imperturbable.
  • — Dans ce cas…

C’est ainsi que je me retrouve sur le petit siège baquet central. Un petit ventilateur installé sur la planche de bord juste en face de moi m’amuse, d’autant qu’il est dirigé vers le bas.

  • — C’est pour rafraîchir les pieds ? fais-je avec une pointe de moquerie.
  • — Oui, bien sûr ! Et il se met en route automatiquement lorsque le passager freine en passant ses pieds à travers le plancher ! me répond-il en plaisantant.
  • — Et le bouton rouge qui est placé dessus, c’est sans doute la commande du siège éjectable ? surenchéris-je.
  • — Tout à fait, d’ailleurs tiens !

Julien vient d’appuyer sur le fameux bouton et immédiatement, les pales du ventilateur se mettent à tourner à une cadence folle. Julien tente de redresser l’appareil, mais la fixation tordue ne lui permet de remonter qu’au niveau de mes jambes alors je rajoute :

  • — J’ai l’impression qu’il y aura encore quelques réparations à effectuer après l’embrayage.
  • — Je le crois aussi.

Le ventilateur envoie de l’air frais directement entre mes jambes. L’effet ne se fait pas attendre et le tissu léger, aux couleurs vives de ma jupe estivale, se gonfle comme une montgolfière. Nous éclatons de rire, puis Julien, espiègle, rajoute :

  • — J’espère que tu ne vas pas attraper froid !
  • — Il n’y a pas de danger avec cette chaleur ! D’ailleurs je trouve même cela très agréable.
  • — Alors, retire ta culotte, tu verras, ce sera encore plus agréable !
  • — Dis donc, tu ne m’as pas dit que tu étais imperturbable au volant ?
  • — Bien sûr que je le suis ! Par contre pour toi, il n’y a aucune raison de te priver d’un petit bien-être gratuit. Et puis, nous avons encore plus d’une heure de route avant d’arriver alors, pourquoi ne pas en profiter pour se détendre ?
  • — Et tu voudrais me faire croire que tu ne serais pas distrait si j’ôtais mon slip ?

En guise de réponse, Julien se contente de hocher la tête. J’ai la très nette impression qu’il se lance un défi, sans être complètement convaincu lui-même d’en sortir vainqueur. En tout cas, le vent frais qui se heurte à ma culotte, cherchant à forcer la barrière des fibres qui lui interdisent d’aller plus loin, se révèle si plaisant. À la limite, je le trouve même enivrant et plein de promesses, à tel point que je n’ai aucune envie de me priver du contact direct entre ce souffle frivole et mon intimité. Je fais donc glisser ma culotte jusque sur le tapis de sol de la voiture et je reprends immédiatement la position qui permet à l’air de s’infiltrer entre mes cuisses. Julien demeure imperturbable, du moins en apparence, car je suis certaine qu’intérieurement il doit lutter pour rester ainsi. Ma jupe est à nouveau gonflée comme une baudruche et le vent rafraîchissant du ventilateur est maintenant libre d’aller faire frissonner ma toison. Je sais que je ne devrais pas, pourtant j’écarte davantage les cuisses pour le laisser lécher ma fourche à la manière d’une langue extrêmement douce et fraîche. L’intérieur de mes cuisses puis la peau douce et délicate de mes lèvres intimes sont en proie à cet air vif qui me berce et me plonge dans une délicieuse quiétude où résonne la douce mélodie de l’excitation sexuelle.

  • — Alors ? m’interroge Julien. N’avais-je pas raison ?
  • — Si ! C’est une sensation tout à fait exquise. Avoue que tu meurs d’envie de voir ça !
  • — Hum ! Hum !

Je remonte alors les pans de ma jupe et dévoile mon buisson que le ventilateur rend frétillant.

  • — Attention ! Tu n’as pas le droit de toucher ! Tu dois te concentrer sur la conduite quoi que je fasse !
  • — Promis ! Je ne te toucherai pas !

Difficile promesse que celle-là, car je suis bien décidée à le mettre à l’épreuve. Le ventilateur a réveillé en moi les désirs les plus fous. De plus, sentir Julien condamné à n’être que le témoin passif de tout ce que je pourrai faire m’excite terriblement. Je suis prête à accomplir des folies. Il faut simplement que je n’aille pas trop loin pour ne pas lui faire perdre ses moyens et risquer de provoquer un accident. Je choisis donc de lui faire subir la douce torture d’avoir une femme qui se donne du plaisir toute seule, là, juste à côté de lui. Je commence donc par une caresse furtive sur l’intérieur de mes cuisses puis j’ouvre quelques boutons de mon chemisier et en quelques contorsions, je parviens à ôter mon soutien-gorge. Mes seins, ainsi libérés, animent le tissu satiné du chemisier. Je m’amuse alors à pincer le bout de mes tétons pour les faire pointer, comme s’ils voulaient crever le tissu pour s’échapper. Julien me lance des regards furtifs que j’intercepte à chaque fois. Je laisse une main pétrir ma poitrine qui durcit de désir et je laisse la seconde descendre vers une étuve que les pales du ventilateur ont de plus en plus de mal à ramener à une température convenable. Je survole ma toison, tente quelques contacts légers au sommet de mes poils puis, plus dévergondée, j’écarte mes grandes lèvres pour faciliter le passage de l’air jusqu’au plus profond de mon sillon en surchauffe. La caresse qu’il me donne m’enfièvre. Mon index effleure la zone de mon clitoris qui a de plus en plus de mal à se dissimuler derrière son petit capuchon protecteur. Un fantasme fait soudainement irruption dans mon esprit qui en ce domaine est capable de réaliser de véritables prouesses. Je délire merveilleusement en vivant intérieurement une de ces mises en scène érotiques dont le principal attrait est de permettre à l’imaginaire de me plonger sans tabou ni conséquence au cœur de situations qui ne sont excitantes que parce qu’elles ne sont pas réelles. C’est ainsi que mon cerveau en ébullition m’embarque dans une aventure qui accompagne à merveille ma masturbation :
« Nous roulons tranquillement jusqu’à ce qu’un semi-remorque nous oblige à réduire considérablement notre vitesse. Impossible de dépasser dans ses petites routes sinueuses, alors Julien s’énerve un peu. Après quelques kilomètres passés ainsi à respirer les gaz noirs et nauséabonds de l’échappement du camion, Julien commence à perdre son sang froid. Enfin une petite ligne droite. Utilisant toute la puissance du moteur de la Bagherra nous entreprenons aussitôt le dépassement du mastodonte d’acier crachant son horrible fumée opaque. Un véhicule vient de faire son apparition face à nous. Il serait prudent d’abandonner le dépassement et de se rabattre sagement pourtant, Julien s’obstine. Pied au plancher, il poursuit sa manœuvre, en dépit du danger. L’autre automobiliste nous fait part de son inquiétude par d’incessants appels de phares. Mon cœur s’accélère, j’ai peur, pourtant je ne proteste pas. J’assiste muette à cette scène comme si je craignais de troubler la concentration du conducteur téméraire. Finalement, nous parvenons à nous rabattre juste à temps pour éviter la collision cependant, c’est à grand renfort de Klaxon que le routier nous fait part de sa colère face à cette manœuvre des plus dangereuses. Julien ne ralentit pas, profitant de notre vitesse pour fausser compagnie à ce témoin gênant de cette conduite tout à fait déraisonnable. Nous parcourons ainsi plusieurs kilomètres à vive allure, et enfin, jugeant que nous avons pris définitivement le large, Julien respecte à nouveau la limitation de vitesse. Quelques minutes plus tard, mon amant peste à nouveau. Cette fois c’est une crevaison qui en est la cause. Nous nous garons sur un parking en terre, très large sur lequel des montagnes de grumes en transit entre leur forêt d’origine et la scierie sont stockées. Julien commence à démonter la roue crevée, mais un goujon refuse obstinément de se laisser desserrer. Le garçon insiste et la manivelle commence à se tordre sans que le boulon récalcitrant ne cède le moindre millimètre de filetage. À ce moment-là, le poids lourd de tout à l’heure fait irruption et se gare juste derrière notre voiture dans un vacarme d’enfer qui me donne des frisons. Deux routiers à l’allure massive sortent de la cabine et s’avancent vers nous.

  • — Un petit problème ? Nous lance celui qui vient de sortir du côté passager.

Julien, sur ses gardes, se contente de hocher la tête en guise de réponse.

  • — Pourtant tout à l’heure elle avait l’air de bien marcher ! Rétorque aussitôt le second routier d’un ton dédaigneux.

Les deux hommes commencent à s’en prendre à Julien, alors pour éviter la bagarre, je décide de jouer les séductrices. Les deux routiers ont littéralement les yeux qui sortent des orbites tandis que je me baisse et que s’ouvre bien largement mon décolleté. Je n’ai de cesse de les provoquer et Julien a parfaitement compris mon jeu. De plus, l’idée de lui donner une petite leçon m’excite terriblement. Et pour désamorcer complètement la situation, je leur lance :

  • — Voyons messieurs, vous n’allez tout de même pas vous battre pour une bêtise pareille !!! Il y a tellement mieux à faire…

Cette fois, c’est comme si j’autorisais un enfant à piocher dans un sac de bonbons. Le plus costaud des deux hommes s’approche et après une brève hésitation durant laquelle il constate que je ne recule pas, il m’attrape par les hanches et me décolle littéralement du sol pour me poser, à plat ventre, sur le capot de la voiture où il se sert de tout le poids de son corps pour m’écraser et m’interdire toute résistance. Il me sert fortement, me fait mal, mais je ne crie pas. Je m’adresse seulement à Julien pour lui demander de ne pas intervenir et de laisser faire.
Les caresses sont rudes, dénuées de toute sensualité. L’homme se sert. Il remonte jusqu’à ma culotte, pelote mes fesses comme un client qui s’assure de la qualité de la marchandise qu’il vient d’acquérir. Je tente de me débattre. Peine perdue. Je ne fais qu’attiser le plaisir que je n’ai que trop provoqué. L’autre type s’approche. Je m’abandonne aux caresses des deux routiers. Ils pétrissent l’ensemble de mon corps jusqu’à ce que Julien intervienne pour mettre fin à cette débauche.

  • — Ça suffit ! Vous en avez eu assez. Fichez le camp !!!

Les deux routiers surpris s’arrêtent immédiatement de me tripoter. Finalement, à l’initiative du plus petit, ils battent en retraite, montent dans leur camion et reprennent la route. Cet épisode ne m’a pas laissée indifférente. Au fond de moi, une formidable envie de faire l’amour me dévore. Julien le sait, il s’approche et me redépose sur le capot de la voiture, m’écarte les jambes et me pénètre vigoureusement. Immédiatement je jouis… »
Une jouissance bien réelle me fait sortir de mon fantasme. Ma main droite s’est chargée de me faire vivre le plaisir de mon fantasme et, avec stupéfaction, je m’aperçois que ma main gauche n’est pas restée inactive. Comme mue par une force totalement indépendante de ma raison, elle s’est glissée sous mes fesses. Un doigt mutin s’extrait de mon anus… Comment ai-je pu ???
Julien a observé ma masturbation sans intervenir. Obligé de conserver la tête froide pour conduire, il a été le témoin impuissant de ma folle envolée, un peu comme dans mon fantasme. Le pauvre ! Que pense-t-il de moi ? Et dans quel état l’ai-je mis ? Je ne veux pas reprendre tous mes esprits trop rapidement et je me complais à rester entre rêve et réalité. Soudain, nous nous retrouvons juste derrière un gros camion que Julien ne parvient pas à dépasser. Mon cœur bat brusquement la chamade dans ma poitrine. Le camion tourne à droite. Je me calme et m’endors.

xxx

C’est sans doute l’absence de ronronnement du moteur qui me sort de mon sommeil. J’émerge très lentement, entrouvrant légèrement les paupières derrière mes lunettes de soleil. Nous sommes arrêtés dans une station-service. Julien est descendu. Je ne bouge pas. Le soleil chauffe mon corps à travers le pare-brise. Soudain une ombre s’interpose. Toujours sans bouger, mes paupières s’écartent légèrement. Je suis surprise de constater que l’ombre n’est pas celle de Julien, mais celle du pompiste qui barbouille le pare-brise avec une éponge mousseuse. À travers mes cils, totalement immobile, j’observe la scène. Le garçon, tout juste sorti de l’adolescence, s’active énergiquement. Maintenant, je le distingue à peine à travers la mousse. La raclette, qu’il essuie dans un chiffon après chaque passage, restitue peu à peu une vue parfaite. Le garçon ralentit. Je m’en étonne. Il semble complètement absorbé par l’image qu’il vient de mettre à jour, là, à quelques dizaines de centimètres de ses yeux, derrière la vitre. Vite je comprends. Ma jupe est relevée si haut sur mes jambes que ma toison s’offre généreusement à la vue du jeune pompiste.
Curieusement, je demeure immobile. Il croit que je dors alors, pourquoi le priver d’un spectacle qui, j’en suis certaine, restera longtemps gravé dans sa mémoire. Le jeune homme paraît avoir de plus en plus de mal à détourner son regard de la fourche de mes cuisses. Il passe même deux fois la raclette au même endroit. J’imagine, un instant, son sexe comprimé dans un slip devenu brusquement trop petit. J’aurais presque envie de le délivrer… Lorsque le garçon arrive au bas du pare-brise, je simule une sorte de léger étirement et j’écarte malicieusement les jambes. Le jeune homme sursaute tout d’abord, craignant que je ne me réveille puis, timidement, il se penche sur le capot pour se positionner juste en face de moi, feignant de terminer son travail en essuyant de son chiffon les balais d’essuie-glace. J’ai l’impression de sentir son regard se promener sur mes grandes lèvres et chercher vainement à franchir la barrière de mes petites lèvres pour atteindre l’orée de mon vagin. Le pompiste s’écarte brusquement.

  • — Tenez ! C’est pour le service ! lui lance Julien en lui tendant une pièce de monnaie.
  • — Ha !!! Heu !!! Merci ! bafouille le jeune homme craignant d’avoir été surpris à se rincer l’œil.
  • — Belle voiture non ?
  • — Heu !!! Ooui, monsieur ! Très belle voiture !!! Très belle voiture !!! bégaye le pompiste en éprouvant beaucoup de difficultés à masquer son trouble.

Julien ne se rend compte de rien. Nous repartons. Je m’étire comme une chatte dans son panier après une sieste.

  • — Nous arrivons dans quelques minutes, m’indique Julien en me lançant un superbe sourire charmeur.

L’accès à la cour du château est réservé aux piétons aussi, il nous a fallu trouver une place sur le petit parking aménagé dans un champ contigu. Un groupe de touristes bavarde bruyamment près de la caisse. Julien s’adresse à la caissière :

  • — Pour deux adultes s’il vous plaît !
  • — Julien ! C’est sympa d’être venu ! répond la jeune femme en le reconnaissant. Allez, passez par derrière je vais vous ouvrir.

Dans cette pièce exiguë, ancien pigeonnier reconverti, Julien me présente à son amie. Très coquette, elle doit avoir trois à quatre ans de plus que nous. Brune, cheveux mi-longs, son visage est en permanence illuminé par un sourire franc qui révèle sa joie de vivre. Pourtant, j’ai l’impression de lire une petite touche de jalousie dans son regard. Elle porte une alliance, ce qui me rassure. Est-elle une ancienne maîtresse de Julien ?

  • — Nous habitions la même cité, me précise Julien. Lorsque nous avons fait connaissance, Anne sortait ses poubelles pour les déposer dans le vide-ordures sur le palier. Tout à coup, un courant d’air a fait claquer sa porte. La pauvre Anne s’est retrouvée en chemise de nuit, sur le palier et sans possibilité de rentrer chez elle. Elle est alors partie sonner chez son voisin pour demander si elle pouvait passer par son balcon pour atteindre son appartement.
  • — Et c’était toi !
  • — Pas du tout ! C’était Monsieur Michaud, un retraité. Anne a escaladé la rambarde et au moment où elle passait d’un balcon à l’autre, elle a perdu l’équilibre et a chuté. Devine où elle est tombée ?
  • — Je ne sais pas ! Sur ton balcon ?
  • — Non !
  • — Alors sur toi qui passait par là ? fais-je avec une pointe d’ironie.
  • — Non ! Enfin, tu n’es pas loin.
  • — Je donne ma langue au chat.
  • — Sur le toit de ma voiture, après une chute de deux étages ! Je venais de me garer là et, je m’apprêtais à descendre lorsque j’ai cru que le ciel me tombait sur la tête. Anne s’en est sortie avec deux fractures, mais on peut dire qu’elle a eu beaucoup de chance dans son malheur, car, quelques instants plus tôt, c’était sur le bitume qu’elle atterrissait. À l’hôpital, nous avons fait plus ample connaissance et c’est ainsi que j’ai découvert que nous étions voisins. Depuis, je considère qu’Anne est la seule de mes amies à m’avoir été envoyée par le ciel…

Durant le récit de Julien, j’ai remarqué des étincelles dans le regard d’Anne. Pas de doute, mon instinct de femme me dit qu’elle est loin de rester insensible au charme de Julien. Je me love dans les bras de mon amant pour mieux affirmer ma suprématie sur lui. Anne s’en rend compte et me lance un sourire résigné.

  • — Je ne peux malheureusement pas rester avec vous plus longtemps. J’ai un groupe qui m’attend. En attendant, Julien, je te laisse le deuxième trousseau. Tu connais déjà le parcours de la visite… Ainsi, vous pourrez tout regarder tranquillement. Tiens ! Ici ce sont les clefs du sous-sol. Si vous voulez également voir ça, moi je n’y amène pas les touristes…
  • — Super ! répond Julien enthousiaste. Tu es adorable.
  • — Et n’oubliez pas le guide ! plaisante Anne.

Julien la remercie alors en lui faisant une grosse bise bruyante.
Ce château reconstruit à la Renaissance sur des ruines datant du moyen âge, est vraiment superbe. Julien me guide à travers les nombreuses pièces aménagées. J’admire les superbes tapisseries et les meubles d’une extraordinaire beauté. Nous passons dans une chambre où prône un superbe lit à baldaquin. J’aimerai m’y allonger pour m’y laisser abandonner aux amours du Chevalier Julien. Mon amant semble lire dans mes pensées. Il m’explique :

  • — J’aimerai bien te faire découvrir les plaisirs de ce type de literie, mais je doute qu’il puisse résister à notre fougue.
  • — Dommage !
  • — Anne m’a raconté qu’une fois, elle a retrouvé ce lit bien abîmé après qu’un couple de Bretons lui ait faussé compagnie durant la visite…

Durant de longues minutes, nous continuons à déambuler dans ces lieux au riche passé. Julien m’entraîne dorénavant vers un escalier aussi étroit que sombre.

  • — Maintenant je vais te montrer quelque chose de tout à fait exceptionnel. Tu vas voir, c’est très impressionnant !

Déjà, la toile d’araignée, dans laquelle je viens de me heurter, me donne des frissons de dégoût sur tout le corps alors, cette fois, pour l’ambiance, c’est réussi. Nous arrivons dans une grande pièce où sont stockés tous les objets, meubles, armes et bibelots en mauvais état qui n’ont pas encore été suffisamment restaurés pour être présentés au public. Nous furetons un moment dans ce capharnaüm poussiéreux. Julien me montre maintenant un petit recoin situé tout au fond de la pièce. Derrière un trou béant creusé dans l’épais mur en pierre, nous atteignons un petit soupirail. Julien s’y faufile et, une fois au fond, ouvre une lourde porte en bois qui proteste en grinçant de tous ses gons. Nous devons nous baisser pour passer et nous débouchons sur un escalier qui se perd dans l’obscurité, semblant descendre tout droit vers l’enfer.

  • — Par ici, je vais te montrer l’ancienne salle de torture.

L’ambiance est déjà tellement lugubre que tous les poils de mon corps se hérissent au fur et à mesure que je descends les marches abruptes. Nous arrivons enfin dans une vaste salle que l’unique ampoule électrique a bien du mal à faire émerger de la pénombre. De grosses colonnes en pierre retiennent la voûte, si basse, que Julien peut l’atteindre en tendant ses bras au-dessus de sa tête. Au milieu de la pièce, je suis intriguée par une grosse roue en bois. Installée sur un étrange mécanisme constitué d’une manivelle et d’énormes engrenages, elle est truffée de chaînes. Je comprends vite que le mécanisme permet de relever la roue pour la faire passer de l’horizontale à la verticale. Je m’aventure jusqu’au fond de la salle et j’y trouve des billots épais sur lesquels mes yeux passent rapidement sur une multitude d’objets barbares. Des chaînes avec de larges bracelets métalliques sont fixées pratiquement sur tous les murs. Il y a même l’âtre d’une forge à l’intérieur de laquelle plonge encore le bec noirci d’un soufflet géant. L’effroi s’empare de moi. Pas de doute, nous sommes dans une ancienne salle de torture. J’ai l’impression de visiter le musée des horreurs.

  • — Cette pièce a été construite au IXe siècle. Le seigneur des lieux, un tirant sanguinaire, a maté une rébellion de ses paysans puis a guerroyé avec ses voisins durant toute son existence.
  • — Ho ! Mon Dieu ! Alors, ces horribles instruments ont donc servi !!!
  • — Je le crains, malheureusement, toutefois, ils ne sont pas tous de la même époque.

Je ne comprends pas tout de suite puis je découvre, médusée, que certains objets ressemblent étrangement à ceux que l’on trouve dans les sex-shops et non dans une salle de tortures. J’observe les différents godemichets dont certains sont de taille tout à fait démesurée. Il y en a en bois, en pierre, en porcelaine et même en cuir tressé. Moins amusants sont les martinets aux lanières effilées, parfois garnis de billes de métal. Le manche de l’un d’eux représente un phallus en érection, particulièrement bien imité. Un frisson d’horreur parcourt mon dos. S’apercevant de ma consternation, Julien me précise :

  • — C’est pour cette raison que cette salle ne fait pas partie de la visite. Le Comte de La Trémière a certainement été l’un des fervents admirateurs de l’œuvre du Marquis de Sade. La légende raconte qu’entre 1830 et 1845, il se serait servi de cette ancienne salle pour assouvir de bien sordides instincts. Ainsi ce château aurait été le théâtre de débauches sans limites. Tout cela n’est resté que rumeurs jusqu’à la découverte de cette pièce, il y a seulement une dizaine d’années. Depuis, c’est la consternation si bien qu’il a été décidé de ne pas rendre cette découverte publique.
  • — Et que racontait-on sur le comte ?
  • — On disait que des dizaines de jeunes gens se sont retrouvés ici de gré ou de force dans la tourmente des plaisirs interdits où la souffrance et les pires perversions étaient de mise. Jamais personne n’avait trouvé la moindre preuve de tout cela. Cette salle en est-elle une ? Le propriétaire actuel du château dit que le comte n’était qu’un simple collectionneur et qu’il avait choisi cette pièce pour éviter que ces objets soient vus de n’importe qui…
  • — Tu y crois toi ?

Julien ne me répond pas. Moi, je suis certaine que des choses atroces se sont passées ici. Mon sang se glace tandis que, guidée par ma curiosité, je déambule dans cet étrange endroit, touchant du bout des doigts les pierres de ces murs froids comme pour chercher à communiquer avec ces témoins, à jamais muets, d’un passé chargé d’horreurs. Je reste silencieuse, découvrant encore d’autres objets plus insolites les uns que les autres. Bizarrement, j’oriente la conversation vers un autre sujet, comme si je voulais libérer mon esprit de l’atmosphère trop pesante de cette salle et de son horrible passé :

  • — Dis-moi, J’ai remarqué la manière dont Anne te regardait, elle fond littéralement pour toi… Avez-vous été amants ?
  • — Jalousie ou simple curiosité ?
  • — Simple curiosité, bien sûr !
  • — Je n’en suis pas si certain que ça !!!
  • — Qu’importe, réponds-moi !
  • — Pas encore, mais nous le serons peut-être bientôt…
  • — Comment ça ? fais-je outrée par la provocation de cette réponse…
  • — Jalouse, tu t’es trahie ! Tu es jalouse…
  • — Pas du tout. Je suis juste surprise par cette réponse.
  • — Et menteuse avec ça… Tu mérites une petite punition.
  • — Mais puisque je te dis que…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Julien a posé sa bouche contre la mienne et il m’impose un baiser profond. Je ne suis pas totalement abandonné à ce baiser, car, au fond de moi, la révolte gronde. Je suis en colère, car Julien a raison. C’est vrai que je suis jalouse. Pourtant je lutte pour réfréner ce sentiment, mais c’est plus fort que moi. Ma révolte est d’autant plus forte que Julien semble lire en moi à livre ouvert.

  • — Avoue ton mensonge ! m’ordonne-t-il en se dégageant de mes lèvres.
  • — Mais puisque je te dis que je ne suis pas jalouse…
  • — J’ai les moyens de te faire avouer, rajoute-t-il un brin de perversité dans la voix.

Je ne réponds rien tandis que Julien m’entraîne vers la grosse roue en bois, et m’y allonge sans ménagement. Sans perdre un instant, il ouvre les larges bracelets de métal autour de mes poignets et m’enchaîne, introduisant les goupilles dans le dispositif de verrouillage. Je le laisse faire, songeant que bien d’autres femmes ont déjà été enchaînées ici. Quels supplices ont-elles subis ? Je n’ose y penser réellement. Julien vient d’enchaîner mes chevilles. Il déboutonne mon chemisier, écarte les pans et embrasse mon ventre. Mes seins sont extirpés des bonnets de mon soutien-gorge qu’il laisse toutefois attaché autour de mon thorax. Julien caresse puis pince les bouts qui se crispent et pointent. Je suis à sa merci et brusquement, je réalise combien cela est dangereux. Quel sort me réserve mon amant ? L’angoisse me tétanise tandis qu’il fouille dans les objets, trop nombreux et tous plus ou moins barbares, que recèle cette salle de tortures. Je tends mon cou pour tenter d’observer ce que fait mon bourreau. Après quelques instants, celui-ci revient en tenant un gros martinet dans une main et une énorme tenaille dans l’autre. Les longues lanières de cuir du martinet ondulent au bout d’un manche issu de leur tressage. Julien l’approche tout près de mon visage, faisant danser le bout des lanières sur mes seins. Il tente de m’impressionner et d’une voix ferme aux intonations graves, il me somme une dernière fois :

  • — Allez, avoue que tu es affreusement jalouse !

Une pensée pour tous ces gens, qui, dans une autre époque, ont été torturés ici, peut-être même sur cette roue qui me retient prisonnière, traverse mon esprit. Je me sens étrangement solidaire de leur martyre. Alors, par défi, à moins que ce soit pour voir jusqu’où Julien est capable d’aller, je relève fièrement la tête et je déclare :

  • — Je n’ai rien à te dire bourreau de malheur !!!

Et je lui crache au visage. Julien est surpris par le jeu que je joue. Il recule, s’essuie lentement le visage, prend un air extrêmement sévère et dit :

  • — Puisqu’il en est ainsi, tu vas subir ta sentence !

Les lanières de cuir s’abattent aussitôt sur mon ventre. Je crie comme si une douleur insupportable déchirait ma peau, pourtant il n’en est heureusement rien, mon bourreau prenant soin de retenir suffisamment ses coups pour ne provoquer qu’un échauffement de ma peau. Je relève la tête et le défie insolemment du regard. Julien poursuit la torture. Mon ventre rougit sous les petites morsures répétées du cuir. Mes seins ne sont pas épargnés et, à partir de ce moment-là, l’excitation sexuelle latente, qui couvait en moi, se répand en moi et prend possession de mon corps. Julien frappe ventre et seins en alternance.
À chaque coup, je contracte tous mes muscles pour atténuer la douleur et ces contractions se répandent comme une traînée de poudre à travers mon système nerveux, atteignant mes zones sensibles qui m’envoient des ondes de plaisir comme si elles voulaient m’aider à subir mon sort. Les coups s’arrêtent. Mon ventre est recouvert par les pans de ma jupe. Julien approche l’énorme tenaille de la fourche de mes jambes. Il appuie le métal froid sur la partie la plus chaude de mon être. Je frissonne d’angoisse pourtant je ne me débats pas et je reste muette. La tenaille se frotte au tissu soyeux de mon slip puis referme ses mâchoires affûtées sur les coutures qui emprisonnent les élastiques. Des claquements secs se succèdent, m’indiquant qu’elles n’ont pas résisté à l’assaillant. Les poignées de l’outil glissent entre ma peau et le reste du tissu. D’un geste sec, Julien tire et déchire ce qui restait de ma pauvre petite culotte. Mon intimité est désormais offerte en proie à ce bourreau sadique. Les lanières du martinet s’abattent à nouveau sur moi. Elles fouettent mes cuisses et remontent inévitablement vers mon sexe mis à nu. Le premier impact sur ma toison provoque comme une décharge électrique qui m’ébranle toute entière.

  • — Alors avoue ! essaye-t-il sans conviction.

Face à mon silence, il change de position pour utiliser le martinet en fouettant de bas en haut. Ainsi, les lanières passent entre mes jambes et s’écrasent sur l’ensemble de mon sillon tandis que leurs extrémités claquent contre mes fesses. Il m’est impossible de retenir un cri sous l’effet conjugué de la douleur et du plaisir. Cette fois, je ferme les yeux. Mes fesses et mon sexe me brûlent. Les coups pleuvent. Julien cesse son acharnement pour passer le manche du martinet au fond de mon sillon, écartant brutalement mes lèvres tuméfiées. Il frotte un peu puis vient l’essuyer contre ma bouche. Le vieux manche tressé est souillé par mes sécrétions. Mon parfum intime de femme se mêle à celui du cuir. Julien s’approche et force ma bouche pour un baiser vorace. Sa langue fouille avec vigueur tandis que le manche du martinet est retourné s’imprégner de ma cyprine. Je me tortille au bout de mes chaînes comme un poisson au bout d’une ligne. Julien pelote mes seins. J’ai une incroyable envie de faire l’amour. Soudain, contre toute attente, la porte s’ouvre et Anne fait irruption. Elle s’approche un peu avant de comprendre ce qui se passe.

  • — Ho ! Pardon !!! lance-t-elle confuse en faisant volte-face. Je ne…
  • — Attends ! rétorque aussitôt Julien. Ne pars pas ! ! !
  • — Mais, vous…
  • — Un différend nous oppose et tu peux nous aider à nous départager !
  • — Moi ?
  • — Oui ! Vanessa est très jalouse à ton égard. Elle est persuadée que nous avons été amants et elle insinue que tu meurs d’envie qu’on le redevienne. Approche, s’il te plaît. Jure de dire la vérité et viens témoigner…

La jeune femme semble stupéfaite par ce qu’elle vient de découvrir. Timidement, elle est arrivée plus près de moi. Elle me regarde curieusement et constate dans quel état de dépravation mon bourreau m’a mise. Elle hésite à s’approcher plus. Julien part à sa rencontre et la prend par la main pour l’amener jusqu’au pied de la roue où je suis toujours enchaînée.

  • — Allez ! vas-y ! dis-lui, insiste-t-il d’un ton ferme comme celui d’un policer en plein interrogatoire.

Comme sous l’effet d’une décharge électrique, Anne hésite un peu puis commence à murmurer :

  • — Nous n’avons jamais été amant, et…
  • — Et quoi ??? Attention ! il faut dire la vérité !surenchérit Julien
  • — Et je… hésite-t-elle à nouveau.

Julien la pousse à bout, il la fixe droit dans les yeux, se tient tout près d’elle. Il pose une main sur sa hanche et remonte par le dos jusqu’à ses cheveux… Elle respire fort pour se donner du courage, mais les mots ne sortent pas de sa bouche. Déjà son regard la trahit puis elle craque :

  • — Il est vrai que j’aimerais avoir une aventure avec toi, finit-elle par avouer honteusement.

Julien récompense sa franchise en l’embrassant passionnément, là, juste devant moi. Je suis furieuse et cette humiliation est sans commune mesure aux châtiments corporels qu’il vient de m’infliger. Je m’insurge et l’insulte :

  • — Salaud !
  • — Cette insulte est l’aveu de ta jalousie, jubile Julien. Tu mérites un châtiment exemplaire. Anne, aide-moi à accomplir cette tâche… Je veux qu’elle soit humiliée afin qu’elle chasse de son esprit toute trace de ce sentiment malsain qu’est la jalousie…

Puis il s’adresse à Anne :

  • — J’ai dit à Vanessa que nous n’étions pas encore amants, ce qui sous-entend que nous pourrions l’être bientôt. J’aimerai que tu t’offres à moi, aujourd’hui, ici !!!

La jeune femme paraît à la fois transcendée par le baiser qu’elle vient de recevoir et subjuguée par la demande que vient de lui faire Julien. J’ai l’impression qu’elle boit littéralement chaque mot qui sort de la bouche du jeune homme. Son regard a changé et une étrange lueur de lubricité y a fait son apparition. Je me révolte à nouveau :

  • — Non !!! Je vous ordonne de me détacher !!!
  • — Inutile de crier, personne ne t’entendra me lance Julien tandis qu’Anne fouille dans les objets et en ramasse plusieurs, hésite puis se décide et revient vers moi.

Tous deux restent absolument sourds à mes suppliques. Je me débats, mais je ne parviens qu’à meurtrir mes poignets et mes chevilles. Anne s’approche avec un surprenant objet. Il s’agit d’une plaquette de bois avec une lanière à chaque extrémité. Avant que je ne comprenne à quoi sert cet objet, elle me glisse le morceau de bois dans la bouche et noue les liens derrière ma tête. C’est affreux, je ne peux même plus crier. Je suis complètement à la merci de ce couple lubrique. Je suis terrorisée.

  • — Tiens, utilise ça ! ordonne Julien en lui donnant un horrible godemichet en marbre.

Il en profite pour la caresser sur tout le corps et l’embrasser à nouveau en guise d’encouragement. Il palpe ses seins à travers le tissu de son tee-shirt. L’objet qu’il lui a remis représente un sexe de belle dimension, parfaitement sculpté sur un socle en forme de gros crochet. Anne le regarde un instant avant d’en introduire vicieusement le gland dans sa bouche. Je comprends rapidement que cette manœuvre est destinée à humecter le phallus de pierre. La salive coule jusque sur les doigts d’Anne. Elle juge l’opération satisfaisante alors, elle vient fixer l’objet sur un dispositif en bois, qui se trouve entre deux des énormes rayons de la roue sur laquelle je suis crucifiée. Ma tortionnaire positionne maintenant le gland de pierre tout contre mon anus, qui se crispe de crainte et tente une ultime résistance. Je tremble, mais il ne se passe rien de plus. Je suis abandonnée ainsi, car tous deux se dévêtissent mutuellement, en exposant à mes yeux le désir violent qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.
Nus, ils s’enlacent à seulement quelques centimètres de moi. Julien la caresse passionnément. Il s’attarde sur ses seins très ronds aux aréoles haut placées puis s’égare sur ses épaules, descend le long de ses hanches et saisit ses fesses à pleine main pour les pétrir et les écarter, me présentant clairement l’œillet légèrement sombre de la jeune femme. Il l’oblige maintenant à se cambrer puis ses doigts arrivent jusqu’au renflement légèrement velu de son intimité. Ils s’y infiltrent et cherchent à y agacer la moindre parcelle de chair sensible, tandis que les deux bouches restent unies pour un long, trop long baiser. Anne se pâme tout en massant les testicules d’une main tandis que l’autre fait glisser la peau du sexe de Julien pour faire jaillir le gland rose vif.

  • — Il ne faut pas oublier notre petite suppliciée, rappelle soudain Julien.

Ils se séparent enfin, mais je n’en suis pas satisfaite pour autant, car l’angoisse remplace vite la frustration. Julien donne deux pinces à Anne. Elle semble comprendre ce qu’il attend d’elle sans qu’ils aient à prononcer le moindre mot. Elle vient contre moi et dépose les pinces sur mon ventre. Ses mains se promènent alors jusqu’à la limite de ma toison. Elles découvrent mon corps, effleurent presque avec tendresse les contours de mon ventre puis remontent pour s’attaquer aux courbes de mon buste avant de se diriger jusqu’à mes seins, dont la douceur de la peau semble surprendre la jeune femme. Étrangement, les mains propagent en moi une certaine émotion qui estompe peu à peu la peur, m’apaise. Jamais auparavant, une autre femme ne m’avait caressée. Ce geste si ordinaire s’il était effectué par un homme, prend ici une dimension très particulière, car cette fille qui me touche sait exactement ce que peut engendrer ce type de caresse tandis que l’homme ne peut que tenter d’imaginer les sensations de sa partenaire. Les lèvres d’Anne viennent butiner les pointes de mes seins. La langue est délicate, douce et sensuelle, agissant comme une diversion pour annihiler toute réticence voir tout dégoût que j’éprouve à subir ces assauts homosexuels.
L’attaque est encore plus directe lorsqu’une main féminine investit le sillon de mon sexe et y entreprendre un ballet de caresses saphiques particulièrement douces et expertes. Je doute soudain de pouvoir lutter longtemps contre le plaisir qu’essaye de procurer cette femme à mon corps, car, déjà, certains frissons secouent mes muscles et propagent des ondes, qui n’ont rien de désagréable, jusqu’au fond de mon ventre.

  • — Allez ! Avoue maintenant que tu es jalouse ! essaye encore Julien.
  • — Avoue ! me susurre Anne en me mordant l’oreille.

Le « NON » que je tente de prononcer, s’étrangle contre le morceau de bois qui obstrue toujours ma bouche alors je balance la tête de gauche à droite pour communiquer mon refus, écartant également par ce geste le visage d’Anne qui se lovait contre ma nuque. Pourquoi n’avouerai-je pas pour faire cesser ce jeu idiot ? Je ne peux même pas y répondre moi même. J’ai l’impression d’être toujours la petite fille qui refusait, jadis, de goûter les haricots verts, préférant subir les punitions infligées par mes parents plutôt que de céder. Pourtant, je n’avais aucune idée du goût qu’ils pouvaient bien avoir toutefois, un jour j’ai compris que ce refus de goûter n’était en fait qu’un moyen de tenir tête à mes parents. J’ai l’affreuse sensation de m’obstiner de la même façon avec Julien et je suis prête à braver encore ses menaces. Calmement, il annonce :

  • — Dans ce cas, une bonne correction s’impose !

Il désigne les pinces et Anne abandonne ses caresses. Elle s’empare des deux petits instruments, ouvre leurs mâchoires qu’elle laisse se refermer sur les pointes érigées de mes seins. Elles sont écrasées juste à la limite de la douleur. Au même moment, Julien m’assène un coup de cravache, directement sur mon intimité. J’étouffe un cri de douleur. Il tend la cravache à Anne en cherchant la capitulation dans mon regard. Je ne cède pas. Anne se baisse et commence à actionner un dispositif mécanique complexe, composé d’énormes engrenages, et voilà que la roue qui me retient prisonnière se relève. Au début je suis soulagée de ne plus sentir les horribles rayons de bois meurtrir mon dos, mais je dois faire face à une autre menace. En effet, le gland en marbre du godemichet appuie de plus en plus fort contre mon anus. À la force des bras, je parviens à me soulever pour éviter qu’il ne force l’étroit passage. Je lutte pour ne pas m’empaler tandis qu’Anne, la cravache à la main, passe derrière moi et commence à frapper à travers les rayons de la roue.
La bougresse frappe plus fort que Julien. Elle frappe mon ventre, ose s’attaquer au renflement de mon mont de Vénus, martyrise mes fesses puis y dessine du bout de la cravache les marques rouges que les coups ont gravées avant de frapper à nouveau, plus violemment encore. Je sanglote, mais je ne cède toujours pas. Des gouttes de sueur coulent jusque dans mes yeux. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps ainsi tendue sur mes bras et le gland froid de la pierre devient de plus en plus menaçant. Julien fait cesser les coups de cravache et amène Anne jusque devant moi. Il la renverse et se positionne derrière elle, la poussant tout contre moi. Elle cambre les reins et écarte les cuisses, ayant parfaitement deviné que c’est dans cette position que Julien désire la prendre. J’aperçois le phallus, raide, palpitant légèrement au rythme des battements cardiaques. Il disparaît de ma vue et je le devine juste devant l’entrée de l’intimité ruisselante d’Anne. Julien la pénètre brusquement, la bouscule et lui fait perdre l’équilibre. Elle se retient à moi pour éviter la chute et ce poids supplémentaire, mes bras ne peuvent pas le supporter si bien que je lâche mes chaînes alors, le marbre froid force violemment les muscles de mon anus et s’enfonce d’un coup jusqu’au fond de mes reins. Mes fesses s’écrasent contre le socle de l’instrument, confirmant que la colonne de pierre est entrée tout entière dans mon petit trou. J’ai l’impression d’être écartelée par ce sexe artificiel, froid et sans vie.
Anne subit les assauts du membre de Julien. Elle se colle complètement à moi, m’enlaçant avec force, et je perçois à travers son corps chacun des coups de boutoir de mon amant. Elle me lèche les seins, joue avec les pinces qui me les meurtrissent. Sa main droite s’engage sous ma croupe pour s’assurer que je suis bien empalée. Les doigts fouillent les contours dilatés et meurtris de mon anus, semblent se réjouir de mon martyre puis partent à la conquête des replis de mon sexe. Ils pincent mes grandes lèvres, tirent sur les petites et agacent mon clitoris. Deux doigts s’introduisent dans mon fourreau pour palper le phallus de pierre depuis l’intérieur même de mon sexe, insistant sur la fine cloison qui sépare les deux orifices. Je suis folle de rage, oui, folle de rage d’être ainsi humiliée mais aussi, révoltée parce que, tout au fond de moi, je découvre une nouvelle trahison de mon corps. Mes nerfs se nouent et contractent certains muscles, ne me laissant pas le moindre doute. Une forme de plaisir s’empare de moi. Les doigts d’Anne sont complètement souillés par une abondante coulée de ma cyprine, confirmant encore s’il n’en était besoin, le bonheur pervers qui déferle du plus profond de mon être. Anne colle si fort sa peau nue contre la mienne que j’ai presque l’impression de ressentir complètement le coït que lui offre Julien. Ce sexe, qui lui fait perdre la raison, je l’imagine en moi.
Mentalement, je parviens à deviner tout ce que ressent Anne. Maintenant, ma douleur et mon excitation fusionnent pour engendrer le plaisir. Mes seins mordus par les pinces, mes fesses rougies par le fouet, mon anus dilaté par la pierre, ma mâchoire emprisonnée par le bâillon de bois, le contact homosexuel d’Anne, la torture psychologique d’assister aux ébats de mon amant avec une autre, les doigts inquisiteurs d’Anne dans mon intimité et ma position de soumission totale, attachée en croix à ces chaînes, font surgir en moi un plaisir fou, dévastateur, que je veux beaucoup plus fort que celui qu’offre Julien à Anne. Les pointes de mes seins s’irradient et communiquent leur trouble à mon clitoris. Je donne vie à la pierre plantée tout au fond de mes entrailles en imaginant que c’est Julien qui me laboure les reins. J’anime ma croupe. Anne est en transe, ses doigts ont trouvé mon point « G », à l’intérieur de mon vagin. Ils le massent avec dextérité tandis que le pouce écrase mon clitoris. La jeune femme crie pendant que je halète. Sa bouche se plaque sur mes lèvres et sa langue cherche à contourner le bois qui me bâillonne pour tenter une rencontre avec la mienne. Elle ne parvient pas à franchir la barrière de mes dents solidement plantées dans le bois alors, elle aspire mes lèvres et les suce. Je n’en peux plus, je manque d’air.
Anne est au bord de l’extase et elle m’entraîne dans cette effervescence. Elle détache mon bâillon, libère ma bouche juste assez longtemps pour que je pousse un gémissement rauque puis m’impose un baiser profond. Il y a quelques minutes, un tel acte avec une personne du même sexe que moi m’aurait répugné, maintenant je m’y soumets avec avidité. Nos langues dansent une valse folle, je goûte sa salive, m’enfonce pour toucher son palais, suce ses lèvres. Je sens que je vais jouir de toutes mes forces et peut-être même au-delà… Anne se tétanise, secouée par un orgasme qui va faire craquer Julien. Les coups de boutoir sont d’une rare violence. La jouissance d’Anne se prolonge, elle crie, hurle presque, mord mes lèvres, me griffe, affole ses doigts dans mon vagin. Julien pousse un rugissement bestial et explose dans le con incandescent de sa conquête. Il s’épanche en plusieurs poussées extrêmement puissantes. À mon tour, je suis ravagée par une jouissance extraordinaire. Tout mon corps est secoué par des spasmes violents qui me font perdre complètement la tête. J’ondule ma croupe sur la pierre afin de l’enfoncer encore plus profond en moi. Je veux qu’elle me défonce. Je suis au bord de la folie. Je vais mourir de plaisir. J’explose… tout mon corps explose, tous mes muscles se crispent à se rompre…je manque d’air, ma tête tourne, l’orgasme se prolonge, me dévaste, m’anéantit, je sombre noyée par une immense déferlante de plaisir…

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Histoire Coquines - Vacances en Espagne

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 23:16

En septembre de l’année dernière, pour fêter notre diplôme d’infirmière, moi et deux de mes copines nous devions partir pour deux semaines en Espagne avec quatre copains. Manque de bol, l’une s’est plantée en voiture, bilan : fracture du bassin et l’autre, maladie encore plus grave, est tombée amoureuse. Me voilà donc seule dans une 307 avec quatre gars dont deux que je ne connaissais pas la veille, pour mille deux cents kilomètres, direction Roses en Espagne.
Je passe le détail des quatorze heures de route et de bouchons, notre état de fatigue et de nervosité à l’arrivée, ainsi que la galère pour récupérer les clefs de l’appartement, mais ouf me voilà enfin installée avec une grande chambre pour moi toute seule. Ce n’est que le lendemain matin que j’ai réalisé dans quelle situation je me trouvais, quand je me suis levée pour le petit déjeuner en tee-shirt et que je me suis retrouvée avec quatre paires d’yeux posés sur mes fesses au moment où je me suis penchée pour prendre le lait dans le frigo.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, je ne me suis pas vraiment sentie gênée, mais plutôt conne de me faire mater le cul par quatre mecs en caleçon devant leur bol de café.

  • — Si vous voulez une photo, c’est maintenant !

Bilan, ils se sont tous redressés comme des « I », renversant à l’occasion café et jus d’orange sur la table, et me laissant donc tranquillement le temps d’aller enfiler un short.

  • — Ça y est, vous avez les yeux et le reste décongestionnés, on peut se prendre le petit déjeuner tranquille.

On est tous partis dans un fou rire, l’ambiance des vacances été lancée. Mais l’inconvénient de vacances avec des mecs, c’est que niveau organisation et ménage, ils sont minables. Il a donc fallu dès le départ définir clairement des règles de conduite afin de pouvoir vivre en communauté. C’est peut-être le côté chiant d’une nana, mais voir le matin des lavabos ou des toilettes gardant des souvenirs du client précédant, excusez-moi, mais c’est franchement dégueulasse, sans oublier les fringues qui traînent partout ou des miettes et autres saletés qui quitteront sûrement le sol par une volonté divine. Il fallait donc régler cela d’entrée.
Cela étant établi et malgré le fait que je leur avais parlé comme une mère, je pus constater rapidement, lors de notre premier passage à la plage, qu’ils ne me regardaient pas comme telle. Effectivement, malgré leur présence, je ne me suis pas privée pour me mettre seins nus et mon 95 F a eu l’air d’émouvoir quelque peu leurs shorts de bain, mais faisant comme si de rien n’était, je chahutais avec eux aussi bien dans l’eau que sur le sable.
À un moment l’un de leurs jeux, aussi puéril qu’il puisse paraître, fut de s’enterrer dans le sable et de faire des photos avec juste la tête sortant du sable. Pour moi, ce fut plus compliqué car j’avais les doudounes qui faisaient deux bosses ; ils choisirent donc de faire une photo où n’apparaîtraient que mon visage et mes seins. Pour mon plus grand plaisir, j’avais huit mains qui s’affairaient pour m’ôter jusqu’au dernier grain, et les tétons gros comme des olives. Si cela avait duré deux minutes de plus, je crois qu’ils m’auraient fait jouir en plein milieu de la plage, mais sitôt la photo faite, direction la mer pour rincer le tout, et la fraîcheur de l’eau me fit un bien fou.
Nous sommes rentrés prendre une douche à l’appartement et bien sûr j’eus droit à la classique proposition de me frotter le dos, à laquelle je répondis que je ne voulais pas faire de jaloux et que la douche était trop petite pour cinq. Sur ce je fermai la porte de salle de bains au verrou pour me doucher. Quand ce fut au tour des garçons, ils prirent un malin plaisir à sortir nus de la douche, espérant ainsi me choquer je pense, mais quand on a fait trois ans d’école d’infirmière… Ils pouvaient toujours s’accrocher, j’en avais vu d’autres mais s’ils voulaient jouer à ce petit jeu, je me promis de leur faire traîner la langue par terre, et dès la sortie du soir ils purent goûter à la vue plongeante dans mon décolleté et aux visions furtives du haut de mes cuisses par le fendu de ma jupe.
Je pensais que nous allions nous limiter à un pot en terrasse et assister aux divers spectacles du bord de mer quand une de ces andouilles nous dirigea vers une discothèque et là, problème : danser en robe d’été bien courte sans soutif ni culotte, c’est littéralement s’accrocher un panneau salope dans le dos. Je ne suis d’ailleurs pas restée longtemps sur la piste car c’est douloureux de danser sans soutien-gorge et il y avait tellement de mecs qui me collaient que j’allais finir à poil avant la fin de la soirée.
J’étais vexée car j’étais prise à mon propre jeu et je voyais ces quatre crétins pliés de rire au bar. Je cherchai comment m’en sortir à mon avantage et je leur proposai un bain de minuit pour me rafraîchir. On s’est éloigné de l’esplanade pour être assez loin des badauds qui se baladaient, et j’ai balancé la robe sur le sable pour courir dans l’eau. Deux d’entre eux ont suivi tout de suite, et les deux autres après un petit temps d’hésitation.
J’eus droit à un pelotage en règle et malgré la fraîcheur j’ai senti les bâtons bien durs de ces messieurs frôler à plusieurs reprises mes jambes et mes hanches. Je suis sortie de l’eau suivie par mes quatre mâles le sexe au garde-à-vous, et pour me venger je me suis mis les mains dans le sable et j’ai saisi deux sexes pour les branler. Malgré la douleur du frottement ils ont craché en moins de trente secondes et les deux autres, malgré les grimaces de leurs copains, ont accepté le même supplice.
Maintenant qu’ils étaient un peu calmés, nous sommes tous rentrés, mais j’avais un peu mauvaise conscience car j’avais vu comment le sable leur avait irrité le gland, et pour me faire pardonner je leur ai proposé une petite sucette à chacun après la douche, dont ce fut moi cette fois-là qui sortit à poil. Je leur ai fait la petite gâterie promise, sans laisser une goutte de sauce tomber par terre. Je sentais bien que les vacances risquaient de tourner à la débauche, j’étais à la fois inquiète et curieuse de savoir comment cela allait finir, et j’arrivai même à me convaincre qu’il n’y aurait pas de mal à se faire du bien.
Comme je ne voulais aucun quiproquo et surtout pas rester enfermée deux semaines pour baiser, je passai un pacte avec eux : je ne voulais pas de plan cul avant vingt-deux heures, et capuchon plastique obligatoire. En cas de non respect du pacte, ils pouvaient se la mettre sur l’oreille.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai passé des vacances de rêve dont je vais vous livrer le contenu. La première journée fut déjà géniale, j’avais quatre chevaliers servants à mes petits soins, à qui je roulais des pelles à tour de rôle et qui à aucun moment n’ont fait le moindre geste ni émis le moindre propos équivoque.
On est rentré vers vingt-trois heures et comme ne savais pas comment amener la chose sans vulgarité, je leur ai demandé si je pouvais leur convenir comme dessert.

  • — Il faut goûter pour savoir, répondit l’un d’eux.

On est allé dans leur chambre où ils ont rapproché les deux grands lits. Ils m’ont déshabillée avec beaucoup de délicatesse et j’ai eu droit à une séance de caresses comme s’ils avaient peur de me toucher. C’était tendre et doux, jusqu’au moment où j’ai senti une langue sur mon clitoris. Je me suis raidie comme une planche et c’est moi qui leur ai demandé un peu plus d’action. Ils avaient allumé la mèche, il fallait maintenant faire parler la poudre et c’est sans aucune pudeur que je leur ai offert mes trois orifices. Individuellement ils n’ont pas été exceptionnels mais ils se sont rattrapés collectivement pour réussir à me faire grimper aux rideaux.
Jamais encore je n’avais essayé l’amour à plusieurs comme cela, mais même avec des amants moyens il est assez facile d’aller au septième ciel quand la confiance et la complicité sont là. Ils ont tous éjaculé deux fois et moi j’ai dû jouir à peu près autant. Le meilleur restait quand même à venir car nous avons ensuite discuté sexe tranquillement, chacun racontant ses expériences et ses fantasmes. Je me suis alors rendu compte que les mecs n’étaient pas très imaginatifs, un porte jarretelle, des gros seins, une petite pipe et quelques mots grossiers leur suffisaient pour prendre leur pied.
J’essayai, moi, de leur faire comprendre que le plaisir d’une femme était plus dans sa tête et son cœur qu’entre ses cuisses. Ils furent d’ailleurs surpris d’apprendre que je me masturbais pratiquement autant qu’eux, que la taille d’un sexe n’était pas franchement ce qui me faisait rêver et que j’avais des fantasmes plus lubriques qu’eux, comme faire l’amour en public ou attachée, ou encore les yeux bandés, et que j’adorais les sodomies un peu hard.
C’était la première fois que j’avais une discussion aussi poussée sur le sujet avec des mecs, car c’est d’ordinaire davantage entre copines qu’on parle comme ça, et d’un commun accord on se promit d’essayer de réaliser certains de nos fantasmes pendant que nous étions loin de chez nous.
Résultat : au cours de la soirée du lendemain, ils m’ont emmenée dans un sex-shop pour m’acheter des tenues et des gadgets que l’on voit plus facilement dans les magazines que dans les chambres à coucher, ils ont dépensé plus de quatre cents euros ce soir-là, mais ce ne sont pas les vêtements ou les gods qui m’ont excitée, ce sont les deux paires de menottes métalliques qu’ils ont prises en dernier. (NB : les bonnets F sont assez rares dans ces magasins).
Sur le chemin du retour, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de prostituées sur le bord des routes.

  • — Ça te plairait peut être de faire la même chose, me lança Christophe, le chauffeur.

Je ne sais pas si c’est de peur ou d’excitation, mais je me suis inondé la culotte et je me suis dit qu’ils avaient intérêt à assurer le soir car j’avais à ce moment-là le feu au cul.
Ils m’ont donné une paire de talons aiguilles, un porte jarretelle et des bas noirs et m’ont demandé si j’étais d’accord pour me raser le sexe, ce que j’acceptai de faire dans la salle de bain. Quand je fus prête, je suis sortie, les garçons m’attendaient nus dans la chambre mais au lieu de me sauter dessus ils m’ont tendu un god pour que je me masturbe devant eux. Je savais que si je me le mettais dans la chatte j’allais jouir tout de suite, je leur ai donc fait une séance de masturbation anale et là ce fût trop fort pour eux, David me mit son sexe dans le ventre comme une brute pour me faire crier, mais l’andouille était trop excitée, il éjacula tout de suite.
Heureusement, ils étaient trois derrière à attendre la place et ils m’ont fait hurler de plaisir, mais comme ce n’était pas vraiment l’endurance qui les caractérisait, ils ont continué pour mon plus grand plaisir à me masturber la chatte et le cul avec les gods. Je leur ai juste demandé d’être plus doux dans mon ventre et plus fort entre mes fesses. Ils m’ont bien fait jouir ce soir-là, mais bizarrement, j’avais encore envie et pourtant jamais de ma vie je n’avais subi un tel traitement. Je me suis donc finie toute seule dans ma chambre, ne voulant pas les complexer sur leurs performances qui étaient déjà bien supérieures à ce que l’on demande normalement à un homme.
Le matin, j’eus droit au croissant et à la bise de chacun ainsi qu’au : « Tu as bien dormi ? » Rien ne transpirait de la soirée de la veille et on était reparti pour une journée de franche rigolade et c’est ça qui était super. On est allé faire du jet ski ce jour-là et l’on a fait connaissance avec cinq jeunes espagnols qui parlaient d’ailleurs assez bien le français. On est allé prendre un verre avec eux, deux de leurs copines sont venus les rejoindre ; l’une était mignonne, l’autre pas vraiment. Je suis peut-être une hypocrite, mais leurs mecs me dévoraient des yeux et comme une garce je me régalais de leur jalousie à peine voilée.
On les a laissés pour aller manger une pizza, il n’était que dix-neuf heures, trop tôt pour rentrer. On est pourtant passé prendre une douche et direction Barcelone. Je n’avais sur le dos que ma petite robe à fleurs, et une paire d’espadrilles, mais malgré cela ils ont été très sages dans la voiture.
Honnêtement ce n’est pas une très jolie ville, il y a beaucoup de circulation, c’est une vraie galère pour se garer et en plus c’est en travaux partout. On a réussi à s’approcher du port de commerce ou plutôt on s’est retrouvé perdu là, et on s’est promené le long des cargos. Pas vraiment touristique !
Sur plusieurs des bateaux on avait vu des marins, et chaque fois je leur faisais signe de la main, jusqu’au moment où plusieurs d’entre eux nous firent signe de monter.

  • — Tu te dégonfles, Claire, ou quoi ?

J’étais morte de trouille bien sûr. Il n’était pas loin de minuit sur un quai quasi désert, et mes anges gardiens étaient bien gentils mais n’avaient pas vraiment la carrure de gardes du corps.
J’allais tourner les talons quand l’un des marins s’approcha pour nous proposer de venir boire un coup avec eux. Il faisait assez propre sur lui, bien rasé, le tee-shirt impeccable. J’ai joué à celle qui avait trop bu en faisant un petit signe à mes copains, et j’ai suivi le gars. Ils n’étaient que trois sur le bateau, apparemment deux Indiens et un Africain, ils nous ont offert du rhum, sauf à Christophe qui conduisait ce soir-là.
Eh bien, si au début je jouais un peu la comédie, après deux verres de rhum, pour moi qui ne boit presque jamais, j’avais chaud aux oreilles ! J’étais assise sur une banquette, David et Nicolas commençaient discrètement à me caresser les cuisses sous la table mais ça ne me plaisait pas. Je me suis levée pour demander aux marins, dans un anglais pas très clair, s’ils voulaient bien me faire danser. Autant demander à un aveugle s’il veut retrouver la vue !
On n’avait pas besoin de poste, on entendait la musique au loin, et là par contre je laissai mon cavalier me peloter les fesses tout en faisant remonter ma robe. J’ai passé la main sur la bosse de son pantalon pour vérifier si l’arme était prête et j’ai demandé à mes quatre petits copains de leur donner des capotes et de se contenter de regarder. Et même si la première bordée fut un peu rapide à mon goût, du fait sûrement de l’abstinence, la cartouchière était pleine et je fus embrochée pendant plus de deux heures, sans qu’ils eussent l’air de se fatiguer. À un moment, je me tenais à une espèce de poutrelle, j’avais un sexe dans la chatte et un autre dans les fesses, et je ne touchais plus le sol. Je me suis lâchée petit à petit jusqu’à être posée sur leurs barres de chair. Oh, bien sûr, je ne suis pas restée longtemps dans cette position, mais j’ai pris un de ses pieds !
On est repartis vers les trois heures du matin, moi la démarche un peu houleuse et mes petits camarades apparemment satisfaits du spectacle, bien qu’ils se soient limités au travail manuel. J’ai dormi ce soir-là comme une masse, d’ailleurs je m’étais déjà endormie dans la voiture et ces salauds m’ont baladée torse nu pendant tous le trajet, mais là je ne peux pas raconter quoi que ce soit, je ne souviens de rien.
La première semaine de vacances touchait tranquillement à sa fin, je me trouvais plutôt bien bronzée et le sentiment de passer des vacances certes peu orthodoxes mais drôlement agréables me changeait vraiment des vacances en Vendée avec les parents.
Le soir suivant, j’ai demandé du repos mais en contrepartie je leur laissais carte blanche sur moi le lendemain. Ils ont donc, le surlendemain soir, décidé qu’ils me feraient l’amour attachée et les yeux bandés. Au début j’étais vraiment excitée, surtout après avoir entendu plusieurs fois la sonnette d’entrée et des murmures dans le vestibule. Mais je me suis rapidement rendu compte qu’il n’y avait qu’eux dans la pièce. Je trouvais cela très mignon, mais j’étais un peu déçue tout de même. Je ne sais pas si c’est le contexte ou pour toute autre raison, mais ils auraient fait rentrer quinze inconnus dans la pièce que je ne leur aurais fait aucun reproche.
Il ne restait plus que trois jours avant de repartir et je leur ai fait comprendre que j’attendais d’eux quelque chose qui sorte vraiment de l’ordinaire. J’avais, je l’avoue, fantasmé sur l’idée de passer deux jours sur un cargo avec des marins en rut et voyant qu’ils avaient l’air plutôt embêté je leur en ai fait part.

  • — Et pourquoi pas un foyer de travailleur immigrés pendant que tu y es !
  • — Chiche !

Je voulais réellement un truc dingue qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie. Je ne sais pas comment ils se sont débrouillés mais la veille du départ ils m’ont emmenée quelque part à la périphérie de Barcelone, dans ce que je croyais au début être un squat, mais non, c’était assez propre. Par contre il n’y avait à l’intérieur aucun européen.
Ils m’ont fait entrer dans une pièce sans fenêtre, avec juste une ampoule au plafond, un matelas au sol et une petite table. Ils sont ressortis après avoir pris tous mes habits et éteint la lumière. Contrairement à la soirée sur le port, je n’avais aucun sentiment de peur, mais je n’ai commencé à sentir l’excitation en moi que quand j’ai aperçu les premières ombres entrer dans la pièce. Je n’avais aucun moyen de savoir qui ni combien ils étaient. La seule chose que j’ai pu vérifier, c’est qu’ils portaient tous des capotes.
La seule chose dont je suis sûre aujourd’hui, c’est qu’il faisait jour quand on est repartis. J’avais été prise par des sexes de toutes tailles, mais tous aussi durs. Pendant un moment j’avais une queue dans chaque main, dans la bouche, la chatte et les fesses, et je me faisais triturer les nichons par je ne sais combien de mains. Je sais que je leur disais des horreurs sans être sûre qu’ils comprennent, mais c’était plus fort que moi, j’en voulais toujours plus.
C’est mon corps qui m’a ramenée à la raison car au bout de plusieurs heures de ce traitement, je me suis retrouvée sans la moindre énergie. Je n’ai d’ailleurs pas pu me rhabiller seule, ni même marcher jusqu’à la voiture, il a fallu me porter. J’ai dormi dix-huit heures de suite et dû faire un passage à la pharmacie pour m’acheter des crèmes apaisantes car j’avais l’entrejambes et les fesses sévèrement irrités. Bien que cela se soit bien passé, je ne conseille à personne d’essayer ce genre de chose qui aurait très bien pu mal tourner.
C’est le contexte je pense qui m’a poussée vers ce genre de délire, mais on prend aussi bien son pied à deux quand on a un peu d’imagination et si en plus il y a les sentiments, c’est jackpot, mais c’est une déchirure immonde quand ça se termine…
Je ne regrette rien de ces vacances, et le fait d’en coucher les mots sur le papier m’a énormément excitée, mais je ne sais pas aujourd’hui si je me sentirais capable de recommencer, ni même si j’en aurais l’envie. Aujourd’hui, je couche avec un homme qui a deux fois mon âge, dont j’ai fait la connaissance sur un lit d’hôpital, et qui est avec moi pour mes vingt ans et mon cul, et moi pour sa carte bleue. On s’en accommode et on assume cela très bien, mais c’est une autre histoire.

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