Histoire Coquines - Avec la copine de mon meilleur pote - Chapitre 6
- Et si on allait en boîte ! Lança Martin
- Oh oui pourquoi pas, il faut bien qu’on la sorte notre petite pute !
- Suivez-moi, on va l’habiller !
Ludivine était toujours assise nue dans le salon, elle reprenait ses esprits après avoir été prise par trois gaillards. Mais le repos fut de courte durée :
- Allez, viens avec nous, ce soir on sort, il faut que tu sois belle
La jolie brunette suivit Vincent sans dire un mot, les autres gars étaient déjà à l’étage. Ben avait disposé sur le lit la tenue de soirée de Ludi, au programme : mini jupe blanche, top moulant rose, string rose clair et de grandes bottes blanches. Décidément, Ben avait du goût. Un peu plus loin, il y avait les accessoires qui allaient compléter la tenue : un plug, des boules de geisha, un collier et une laisse, des menottes. En voyant tout ces “jouets” Ludivine commença à s’exciter.
- Allez, dépêche-toi ! Met toi à quatre pattes sur le lit.
Elle s’installa sans broncher, écartant même un peu les jambes, et je lui mit une bonne claque sur le cul en passant mon doigt contre sa chatte.
- Tu mouilles encore ! Ça te plait de faire la salope !
- Oui ! J’adore !
- Et tu aimes que je te claque le cul ?
- Oui !!!
Ses fesses devenaient de plus en plus rouges et elle aimait ça. Vincent, Ben et Martin bandaient dur en matant ce petit spectacle. Je pris le plug qui entra sans difficulté dans ce petit trou tout dilaté.
- Tourne-toi maintenant et écarte tes cuisses !
Elle écarta ses jambes et sa chatte fit la même chose. Une chatte bien humide dans laquelle j’enfonça deux doigts, histoire de la faire couiner un peu avant d’y enfoncer la première boule, puis la seconde jusqu’à la dernière et sixième. Elle mouillait comme une folle et ça ne faisait que commencer.
- Maintenant tu t’habilles, tu te maquilles un peu, et tu redescends dans quinze minutes.
- D’accord Maître.
Un quart d’heure après Ludivine était plus belle que jamais. Elle avait un peu de mal à marcher avec son plug et les boules de geisha, mais Ben passa tout de même sa main sous sa jupe pour vérifier que tout était en ordre. Il y avait déjà une petite trace humide sur son minuscule string rose.
- C’est bon, notre salope a tout gardé et elle mouille comme une fontaine.
Je passai le collier autour de son cou et accrochai la laisse au bout.
- Et maintenant tu vas marcher comme une bonne petite chienne, aux pieds de ton Maître.
Elle s’agenouilla, sa jupe remonta, laissant apparaître son string. Elle marcha dans cette position jusqu’à la voiture de Martin. Ben pris place à l’avant, Vincent et moi à l’arrière et Ludivine entre nous. Nous voilà parti en direction d’une discothèque de la région. Vincent attacha les mains de Ludi dans son dos avec les menottes et il la dirigea vers ma queue que je venais de sortir.
- Aller suce ton Maître !
Elle goba ma queue entièrement, cette salope en voulait ce soir. Je maintenais sa tête en l’obligeant à aller jusqu’au bout.
- La fait pas gerber dans ma voiture ! Gueula Martin
- Mais non t’inquiète pas, au pire, c’est elle qui nettoiera
Elle me suçait toujours à fond, elle gémissait en même temps car Vincent s’amusait avec les boules de geisha. Il les faisait entrer et sortir la faisant encore plus mouiller. Moi j’accélérai les mouvements de sa tête et je jouis de longues saccades dans cette petite bouche si accueillante. Comme une bonne chienne, elle avala toute ma semence. Sur le parking de la boîte, Vincent rentra les boules au fond de sa chatte et remis le string et sa jupette en place, moi je ramassai ma bite. Ludivine sortit de la voiture avec ses mains menottées et sa laisse autour du cou, elle s’agenouilla en face nous.
- Bon n’oublie pas que tu es là avant tout pour nous satisfaire !
Vincent détacha les mains et le cou de Ludivine. Il y avait beaucoup de monde dans cette discothèque et Ludi était tout excitée. A peine arrivée, elle se dirigea vers la piste et se déhancha sans retenue. Martin se colla à elle, elle devait sûrement sentir sa grosse bite black se frotter contre son cul. Elle dansa pendant des heures et Ben la prit par le bras et l’emmena dans les toilettes des mecs. Deux hommes pissaient tranquillement quand Ludivine et Ben arrivèrent dans la pièce.
- Les mecs, ça vous dit de vous faire sucer ?
- T’es sérieux ?
- Carrément, vous avez à faire à une vraie salope, profitez-en !
- OK
- Venez dans la cabine !
Ils s’enfermèrent à quatre dans la cabine. Ludi avaient trois bites pour elle et ne se priva pas pour les lécher. Elle commença par sucer le gland d’un des inconnus tout en branlant l’autre puis elle inversa tandis que Ben se branlait en matant la scène. Les mecs étaient trop excités, le premier balança son foutre qui atterri sur la main et le bras de Ludivine et le deuxième jouit dans sa bouche.
- Merci beaucoup !
- Ouais, c’est bon, tirez-vous maintenant.
Ben se retrouva seul avec Ludivine, il lui demanda de retirer son string qui était complètement trempé ainsi que son plug et les boules de geisha.
- Lèche-moi tout ça !
Elle emboucha les boules pleines de mouille et suça le plug qui sortait de son cul.
- C’est bien. Maintenant, tu vas te déshabiller et attendre sagement ici.
- Mais Ben, je vais pas attendre toute nue ici !
Ben lui donna une gifle.
- Tu te tais et tu obéis !
- D’accord
- Je vais te mettre ce foulard sur les yeux.
- D’accord.
- Je vais te laisser, tu barres la porte derrière moi et je frapperai trois fois pour que tu m’ouvres.
Notre brunette se retrouva nue avec un foulard sur les yeux dans une cabine des toilettes pour homme. Après dix minutes d’attente, on frappa trois fois à la porte, il y avait Ben, Martin et une jeune fille blonde.
- Voilà Anne-So, on te présente Ludivine, notre petite salope d’un soir. Elle nous obéit au doigt et à l’œil.
Anne-So était une jolie blonde avec des seins tous mignons : 1m 68, 53 kg, des yeux bleus. Elle était vêtue d’une mini jupe noire avec un haut jaune.
- T’as compris ta mission Ludi, tu dois faire jouir Anne-So. Faites pas trop de bruit nous plus, si vous ne voulez pas attirer tous les mecs.
Anne-So releva sa jupe laissant apparaître un petit string ficelle jaune, Ludivine se jeta sur ce bout de tissu et passa ses doigts à l’intérieur. Elle le retira et glissa sa langue entre les lèvres humides de la belle blonde. Ses doigts se mélangeaient à sa langue faisant haleter Anne-So. Martin libéra sa queue et l’enfourna directement dans le cul de notre chienne. Elle poussa un cri de surprise et repris son cunilingus. Elle la doigtait de deux doigts et sa langue titillait son clito. Ben se glissa sous elle et pénétra son vagin ruisselant. Elle gémissait tellement qu’elle avait du mal à lécher sa nouvelle copine. Anne-So enfonça ses ongles dans les cheveux de sa lécheuse et la voyant proche de l’orgasme, Martin se retira du cul de Ludi et enfonça sa bite dans la bouche de la blonde. Elle eu un énorme orgasme heureusement étouffé par les giclées de Martin. Ben accéléra la cadence et se vida dans la chatte de Ludi qui jouit au même moment.
Tout le monde se rhabilla, les filles quittèrent discrètement les toilettes, il était quatre heures du matin, Ludivine avait fini sa soumission. Math et Vincent étaient sur une banquette, elle alla les rejoindre.
- Alors ma belle, tu es enfin libre !
- Oui, mais j’aimerais être prise une dernière fois par Vincent parce que toi, tu m’as encore jusqu’à demain.
- Ok, ça marche ! Amusez-vous bien.
Vincent et Ludivine s’éclipsèrent de la discothèque pour rejoindre la voiture.
A suivre…
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Résumé
Mon rêve s’est réalisé. Gaëlle, la ravissante étudiante au visage radieux et à la voix si sensuelle, celle que j’ai désirée pendant des mois alors qu’elle était avec un autre, est nue à mes côtés. De plus, elle vient de me promettre une surprise érotique pour le lendemain matin… et pourtant je ne me sens pas pleinement heureux. Sa relation avec le prof d’histoire m’apparaît bien plus trouble que je ne voulais l’imaginer. En attendant, il me faut patienter pendant la nuit passablement agitée, entre excitation et angoisse… et attendre encore de jouir de son superbe corps pour qu’elle me dévoile son secret…
Une douce chaleur caressait mon visage. Je savais, avant même d’ouvrir les yeux, que le soleil déjà haut éclairait notre lit. À cette chaleur douce répondait celle tout aussi agréable qui se diffusait sur le bas de mon ventre. Mes yeux s’entrouvrirent et la première chose que je distinguai, ce fut sa blonde chevelure. Ses cheveux étaient tirés de chaque côté laissant apparaître un raie bien régulière au sommet de sa tête. Elle les avait attachés de chaque côté avec de fins rubans blancs. Ces couettes lui allaient à ravir.
Cette douce suavité qui enveloppait mon sexe, je la devais à l’application studieuse de ma nouvelle maîtresse qui me suçait lentement, mais avec gourmandise. J’aurais voulu prendre sa jolie tignasse entre mes mains… mais c’est alors que je réalisai que mes poignets étaient liés aux barreaux du lit, tout comme mes chevilles. J’étais comme crucifié, et totalement soumis à la volupté que me prodiguait ma gracieuse partenaire.
Elle était au pied du lit et je ne voyais que le haut de son buste. Un instant, elle releva légèrement la tête et me regarda droit dans les yeux, de son regard pétillant et superbe. Elle continuait, tout en me regardant, à faire coulisser ses lèvres autour de ma verge. Je voyais sa bouche décidément si belle, habillée d’un grenat discret à la nuance rosée. Tout aussi discret était le maquillage qu’elle avait pris le temps d’appliquer sur son beau visage, alors que je dormais encore comme un bébé. Ses cils assombris éclaircissaient encore la beauté de son regard, en renforçant l’intensité.
J’entrevoyais et je ressentais par le contact du tissu sur mes jambes, que ma petite Gaëlle avait enfilé des vêtements, pour former un écrin délicat à sa jeune beauté. Outre un collier de perles blanches qui ondulait au rythme de sa tendre fellation, je distinguais le haut d’une veste bleue marine. Un instant, je pensais à ces étudiantes japonaises ou anglaises… Au pays du soleil levant, j’avais appris que ce sont souvent les professeurs qui fixent la taille des jupes de leurs élèves. Je me dis que la sienne ne doit pas être trop longue, car je sentais le frottement électrique de ses jambes gainées de soie entre mes cuisses… C’est alors qu’elle desserra l’étreinte de ses lèvres pour m’adresser son ravissant sourire et me combler de sa voix douce :
- — Bonjour !… Comme c’est bon dès le matin de te sentir dans ma bouche !
Son apparence, son maquillage, son tailleur un peu strict, son collier, m’évoquaient maintenant la présence d’une hôtesse de l’air, singulièrement attentionnée à satisfaire son client ! Elle se déplaça alors en un ample mouvement pour se placer au côté du lit, et pour me laisser découvrir l’ensemble de sa silhouette. Sa jupe était courte, d’une taille tout juste nécessaire pour couvrir en position normale le haut de ses bas. Elle portait en effet, fixés par de très fins porte-jarretelles en satin, des bas de soie fins, qui éclaircissaient encore la couleur de sa peau. L’aspect élancé de ses superbes jambes était magnifié par les fines sandales à talons de couleur crème, rehaussées de minces bandelettes de cuir, qui enserrent délicatement ses chevilles. Moulé dans sa jupe étroite, son postérieur était comme un fruit gonflé, que j’aurais voulu avidement posséder. Mais je ne pouvais pour l’instant que profiter du spectacle de sa croupe qui frétillait, maintenant que mon hôtesse avait repris son ouvrage en enrobant mon sexe de sa bouche et en faisant glisser ses lèvres délicatement sur lui.
Elle portait un corsage blanc légèrement transparent qui me laissait deviner par instants dans l’entrebâillement de son décolleté un soutien-gorge de fine dentelle, cette même dentelle qui habillait discrètement ses mains tout en laissant ses minces doigts nus, aux ongles parés d’un vernis blanc diaphane. Avec ses gants de première communiante, bientôt elle me caressa les bourses, et je me régalais de sentir à cet endroit si sensible à la fois la pulpe de ses doigts délicats et la tendre rugosité de la dentelle. Ses couettes caressaient mon entrecuisse dans cet ample mouvement de son buste.
Elle se dégagea à nouveau de cette position, ce qui me libéra un instant, car je luttais entre l’excitation quasi insupportable et la volonté que cela dure toujours… Elle était maintenant debout sur le côté du lit. Et elle me demanda :
- — Dis-moi ce dont tu as envie… Je voudrais te faire jouir pour que tu t’en souviennes toujours ! Je veux que tu me parles, que tu me guides dans chacun de mes gestes. C’est pour cela que je t’ai attaché. C’est pour t’entendre me parler de ton désir pour moi. Je serai comme ton esclave consentante. C’est à toi de me donner des ordres ! Dis-moi ce que tu veux de moi. Tu ne peux pas savoir comme ça m’excite !
Après un moment de silence où je profitais du spectacle de sa superbe silhouette cambrée et rehaussée par le port de ses hauts talons, mon regard fut attiré par ses délicates oreilles privées de toute parure, que j’avais si tôt remarqué et qui s’offraient ici à mon regard, dégagées par ses couettes, dans leur totale nudité. Je me surpris alors à lui dire :
- — Je veux te lécher, te sucer tes petites oreilles.
Sans un mot elle pencha sa tête vers moi et l’inclina, pour offrir à ma bouche cette singulière friandise : le lobe charnu de sa petite oreille. Bientôt je la gobai entièrement pour en absorber toute la saveur, alors que ma langue s’insinuait dans les méandres du délicat appendice. Je fourrai son conduit de la pointe de la langue. Mes caresses insistantes ne restèrent pas sans effet.
- — C’est bon… ! Continue, tu me chatouilles… N’arrête pas…
Elle se mit à respirer plus fortement et plaqua son autre oreille contre mon visage.
- — Tète-moi, mon gros bébé ! J’aime sentir ton souffle chaud et ta langue humide dans le creux de mon oreille !
Pendant ce temps, elle plaquait son corps contre le mien, et je me rendis compte qu’elle avait glissée sa main dans sa culotte et qu’elle commençait à se masturber ! C’est alors que je lui demandai de m’offrir sa bouche. Je commençai par lui sucer chacune de ses lèvres comme si je voulais la “déshabiller” du rouge dont elles étaient parées. Puis je m’appliquai à fourrer ma langue entre ses dents, et par ma détermination je parvins à lui faire comprendre que je voulais qu’elle ouvre sa bouche au maximum pour lui téter la langue. C’est comme si je faisais une pipe à son organe chaud et gluant.
Elle se mit à marmonner, et à trémousser son bassin contre ma cuisse. C’est alors qu’elle frotta son sexe contre ma jambe, tout en gémissant dans ma bouche. Je fis alors un mouvement pour me dégager de ses lèvres.
- — J’ai envie que tu te mettes debout sur le lit au-dessus de moi ! Je veux regarder sous ta jupe.
Avec une rapidité remarquable pour répondre à chacun de mes désirs, elle se redressa pour tendre ses jambes élancées de part et d’autre de mon visage et m’offrir le spectacle de son con à peine habillé d’un string blanc et transparent.
- — Enlève ta culotte !
Elle fit glisser la fine étoffe, relevant l’une de ses jambes en un mouvement très sensuel pour la dégager de sa chaussure, tout en s’appuyant au mur de la tête de lit pour ne pas tomber, et c’est dans cette position, penchée au-dessus de moi qu’elle m’offrit le spectacle et la divine surprise de son abricot débarrassé de tout poil. Elle s’était rasé le minou avant mon réveil ! Ses lèvres, fines et charnues à la fois, me fascinaient par la perfection de leur dessin. J’avais soudain un désir violent de goûter la saveur de sa chair la plus secrète.
- — Approche ta chatte, je veux te lécher, te sucer… comme tout à l’heure au creux de ton oreille.
Elle bascula en avant pour s’agenouiller. J’avais alors l’effluve puissante de sa cyprine et de sa sueur intime qui arrivait jusqu’à mes narines. Mais quelle sensation exquise que la saveur acre et salée de son con au contact de ma bouche ! En ayant bien profité la veille, je ne m’en lassais pas !
Alors que je labourais toujours plus fermement sa fente du plat de ma langue, elle se mit à gémir et à balancer de la croupe, comme une cavalière en furie. La douceur satinée de sa motte rasée se frottait puissamment à mon nez dans la chevauchée débridée de ma partenaire. Entre les secousses, je parvenais à lui ordonner de se défaire de ses vêtements. De son corsage tout d’abord, ce qu’elle fit avec dextérité et empressement, me dévoilant sous la fine dentelle de son soutien-gorge transparent, ses petits seins potelés à la pointe fière qui ballottaient à chaque secousse. De sa jupe ensuite, libérant ainsi son petit cul bien ferme et ravissant… De son soutif ensuite, m’offrant le spectacle de ses mamelons nus, gonflés par le désir… Elle susurrait entre le gémissement et le râle :
- — Continue, c’est bon ! Suce ma chatte ! Comme tu le fais bien !
Dans l’excitation, elle rinça ma bouche d’un mince filet d’urine. Elle s’en excusa, comme prise en faute, parce que je ne lui avais pas demandé… C’est le moment que je choisis pour lui demander de se mettre accroupie, afin qu’elle s’empale sur moi et me pistonne avec son sexe, en trémoussant son bassin. Ses pieds menus cambrés par ses talons aiguilles étaient à portée de ma bouche et j’aventurai ma langue pour lui lécher tantôt un orteil, tantôt le dessous d’un pied. Pendant ce temps, elle s’activait avec la même conviction que tout à l’heure, mais cette fois-ci pour pistonner ma queue.
J’eus juste le temps de lui ordonner de pincer fermement ses boutons de sein et de les faire rouler entre ses ongles jusqu’à les faire rougir, ce qu’elle fit toujours avec la même obéissance aveugle. À ce rythme-là, je ne pus pas longtemps résister et j’éjaculai en elle.
C’est après quelques minutes, que me revint à l’esprit la question du mystère autour de sa relation avec M. R., notre prof. Gaëlle était blottie contre moi, toute chaude, sa tête posée sur mon torse, l’un de ses mamelons plaqué contre mon ventre.
- — Tu voulais me dire quelque chose ?
Il y eu un long silence… Elle se releva pour enfiler son corsage, qu’elle laissa ouvert. J’observais plus calmement le spectacle de ses beaux seins nus. Elle était assise sur la bordure du lit, la tête inclinée. Elle défit les rubans de soie qui attachaient ses cheveux. Sa chevelure repris sa forme habituelle… À ce moment, je crus revoir dans l’expression de son visage cette gêne qu’elle avait manifestée la première fois que j’avais vu son visage à l’amphi. Tout son visage imperceptiblement rosissait jusqu’aux oreilles… Elle chercha à se ressaisir et releva ses beaux yeux. Une larme perlait le long de sa pommette…
- — J’ai peur que tu ne veuilles plus de moi…
Je croisais son regard mélancolique, partagé entre plusieurs sentiments contradictoires qu’elle balaya en quelques mots.
- — Je ne t’ai pas tout dit à propos du prof. Tu n’aurais pas compris…
Après une longue pose…
- — Il a fait plus que me draguer, mais je peux te jurer une chose, c’est qu’il ne m’a jamais touchée.
Ces propos qui avaient sans doute pour objectif de me rassurer, provoquèrent l’effet contraire. J’eus un mouvement involontaire de recul et repliait mes jambes entre mes bras en position fœtale, tout en ne la quittant pas des yeux. J’étais brusquement coupé de toute sensation, sans doute pour me protéger de ce qu’elle allait m’apprendre. Je la revis comme une icône splendide et inaccessible, ce qu’elle avait été pendant de longs mois.
- — La première fois que je suis allée le voir le lundi…
Car c’est ce jour-là qu’elle avait sa séance particulière à propos de son mémoire, dans une petite salle à l’étage, à côté des salles de classe.
- — … il ne s’est rien passé… Et puis la fois suivante, il a commencé à me complimenter, non plus sur mon travail, sur lequel il n’avait pas perdu tout sens critique, mais sur mon physique. Il flattait ce qu’il appelait la finesse exquise de ma taille, l’aspect léger et gracieux de ma silhouette”. Il me demandait juste avant que je parte, de me placer debout face à lui et il me contemplait ainsi quelques instant avant de me remercier…
« J’étais vraiment gênée et j’ai envisagé au début, de choisir un autre directeur de recherche. Il me demandait de rester pareille à moi-même de ne pas sacrifier à ma beauté. Il voulait que je vienne en jupe parce qu’il trouvait que cela m’allait à ravir. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que je me prenais au jeu. Si certains jours, je mettais un pantalon, le lundi je venais toujours en jupe.
Il s’ensuivit un long silence, et puis je lui demandai de continuer.
- — Je pensais toujours à lui, lorsque je m’habillais le lundi matin. Il m’apportait une attention flatteuse, alors qu’avec Sébastien, le garçon avec lequel tu m’as vue, il n’y avait que du sexe. J’appréciais l’attention qu’il me portait sans rien me demander, cet amour platonique qui n’existait que par le regard. Lorsqu’il m’observait ainsi debout, il me demandait de le regarder dans les yeux, ce que je faisais sans déplaisir. Cette relation où le contact n’avait pas sa place, prenait de plus en plus d’ampleur. Je savais que s’il avait voulu, j’étais prête à céder à d’autres désirs à condition qu’ils ne satisfassent que son regard… mais il ne me demandait rien, et c’était bien.
Par le coup d’œil qu’elle me lança, je savais que pendant cette nouvelle pause elle essayait de lire dans mes pensées, comme pour savoir jusqu’où elle pouvait aller dans ses révélations. Elle reboutonna son corsage comme pour compenser l’impudeur de ses propos.
- — Je le voyais pour le travail et puis je lui offrais juste la possibilité de me dévisager du regard… Je prenais soin, par contre, et tu remarqueras que c’est toujours le cas, de ne pas porter de string ce jour-là. Qu’il n’interprète pas ma tenue, en me regardant sortir de la pièce et en observant le dessin de mes fesses, car tu sais que j’aime porter des jupes un peu étroites… qu’il ne voie pas dans ma tenue comme un appel à aller plus loin.
- — Est-ce que tu as déjà eu envie d’aller plus loin ?
- — C’est déjà fait !
Il y eut cette fois un long silence. Gaëlle jusque-là déterminée à me parler d’un air franc, semblait vouloir se dérober. Je ne pouvais pas masquer mon inquiétude.
- — Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
- — C’était un peu avant ma rupture avec Sébastien. Un jour il m’a demandé de lui en montrer plus et j’ai accepté. Avec mon mec j’en avais marre de cette relation où il n’y avait plus que le cul, où il ne me voyait même plus. Il ne pensait, dès qu’il était avec moi dans un lieu intime, qu’à faire l’amour, ou plutôt à me baiser ! Au début j’avais aimé ça, parce que j’adore le sexe, mais à ce moment-là j’étais devenue comme transparente pour lui. Il ne pensait qu’à fourrer sa bite dans ma chatte…
Il y avait un curieux contraste entre son attitude physique, où elle se repliait sur elle-même tout en continuant son récit, en m’évitant désormais du regard, et la crudité de ses propos.
- — L’autre jour, M. R. m’a demandé de lui montrer mes seins… et je l’ai fait.
Le silence était maintenant pesant entre nous. Il y avait désormais comme une distance invisible qu’elle dût ressentir, car elle choisit ce moment pour enfiler sa jupe. Elle était en train de m’avouer qu’elle avait montré à notre prof d’histoire sa poitrine dénudée, et dans un même temps elle dérobait à ma vue sa nudité présente !
- — Je n’arrêtais pas de le regarder. Tour à tour il croisait mon regard et le posait sur mes seins. Et puis, il a sorti de sa poche un mouchoir en tissu, l’a glissé sous sa braguette, et il s’est branlé…
Tout cela était comme irréel, la tournure soudaine de notre relation, l’intimité sexuelle exquise que nous partagions et puis maintenant cette intimité autrement cruelle de la pensée… Plus j’en savais sur elle et plus elle m’apparaissait mystérieuse.
- — Pourquoi me dis-tu tout cela maintenant ?
- — Je ne le sais pas moi-même. Je ne pouvais pas ne pas te le dire après ce qui s’est passé entre nous.
- — Est-ce que tu lui as montré tes seins plusieurs fois ?
- — Il n’a pas eu même à me le redemander. C’est devenu comme un rituel, jusque-là secret entre nous. Dès qu’il referme son portable et pendant qu’il range ses affaires dans sa mallette, je déboutonne mon corsage ou j’enlève mon T-shirt et lui montre mes seins. Il sort alors son sexe et se masturbe devant moi.
- — Et cela ne te dégoûte pas ?
- — Non.
Elle releva sa tête après de longues secondes pour porter ses yeux sur moi. Son regard était troublé par des larmes qu’elle ne cherchait pas à retenir. Et c’est dans un sanglot qu’elle fit basculer son corps contre le mien en me serrant dans ses bras.
- — Je ne sais pas ce qui se passe. Je t’aime, mais je sais que demain, en allant le retrouver, je ne veux pas que ça s’arrête. Je veux qu’il continue à se donner du plaisir en me regardant. Je ne sais pas pourquoi,… Je sais seulement que c’est important pour moi.
Elle se mit à pleurer, son corps était pris de soubresauts et malgré moi je me surpris à la serrer fort à mon tour, comme pour la protéger. Curieusement, j’étais passé en quelques minutes du statut d’amant à celui de confident.
Les jours qui suivirent, notre relation prit une tournure nouvelle. C’est comme s’il fallait nous protéger l’un l’autre et protéger notre relation comme un bien fragile. Quelque part, elle m’avait confié une part de son jardin secret et je lui en étais reconnaissant. Nous faisions l’amour toujours aussi souvent, c’est à dire deux ou trois fois par jour, mais avec plus de tendresse, plus d’attention encore au désir de l’autre. Il y avait un jeu étrange entre nous.
Ainsi, le lundi matin, je la voyais se vêtir d’une culotte blanche tout ce qu’il y a de neutre, alors que le reste de la semaine elle se mettait maintenant toujours en string, tant elle savait que cela me plaisait. J’étais comme complice de sa relation trouble avec le professeur, et j’en tirais presque un sentiment absurde de supériorité, notamment lorsque je le voyais dans l’amphi, parce que je savais quelque chose de très intime sur lui… et parce qu’il désirait violemment la fille que j’avais le plaisir de posséder tous les jours. Cet équilibre particulier résultait de la confiance totale que j’avais en Gaëlle, qui s’était confiée dès qu’elle l’avait pu, sur un sujet qui était difficile à avouer… Il était convenu entre nous que si elle ne me disait rien de sa relation avec le prof, c’est qu’il n’y avait rien à en dire de plus… J’avais une totale confiance en elle.
Cet équilibre pourtant un jour allait être remis en cause. Un lundi en fin d’après-midi, ma délicieuse chérie comme à son habitude, se réfugia dans la salle de bain pour prendre une douche. Elle m’avait déjà expliqué qu’après avoir été regardée torse nu, elle avait besoin de se laver, comme pour se débarrasser du poids de son regard. C’est par hasard que j’aperçus dans le reflet d’une glace qui donnait sur l’entrebâillement de la porte, Gaëlle, ou plutôt le cul nu de Gaëlle au moment où elle ôtait sa jupe ! Je savais pertinemment qu’elle avait une culotte ce matin, et qu’elle rentrait directement à cette heure-ci, de son cours « particulier » !
Je ne dis rien pendant une semaine, espérant qu’elle aurait le courage de m’expliquer ce qui s’était passé par elle-même mais elle ne me dit rien. Le lundi suivant au retour de son « travail », je me précipitai sur elle comme je le faisais souvent, et je me mis à caresser ses globes fessiers par-dessus le tissu. Elle cherchait d’évidence à se dérober, mais j’avais bientôt les mains glissées sous sa jupe au contact de sa peau nue !
Je m’écartais légèrement pour observer son visage et je la vis pour la troisième fois rougir, mais cette fois d’une façon bien plus franche. Elle se dégagea et courut dans la salle de bain pour s’enfermer à double tour. Ce n’est qu’après un long moment que je tentai d’engager une conversation à travers la porte. J’étais bien décidé, même si cela devait être douloureux, à connaître tous les détails de ce qu’était devenue leur relation !
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7 – Désirs communs
Mercredi à dix-sept heures, en revenant chez elle, Élodie décrocha le téléphone et composa le numéro du poste de travail de Gilles.
- — Allo ?
- — Gilles, c’est moi, dit Élodie.
- — Élodie ?
Il semblait surpris de l’entendre, mais heureux également.
- — Dis-moi, ça te dirait de dîner chez moi ce soir ?
Gilles n’en croyait pas ses oreilles. Jusque là, Élodie ne lui avait jamais proposé d’entrer dans son appartement. Il prit le temps de respirer avant de souffler :
- — Oui, bien sûr.
- — Dix-neuf heures trente, ça te convient ?
- — Parfaitement, dit Gilles.
Il fut là à l’heure convenue, et découvrit avec joie un appartement petit mais bien pensé et décoré avec goût. Le repas fut simple. Élodie n’avait pas spécialement cherché à l’impressionner et Gilles apprécia. Le simple fait d’être présent dans ce lieu était un cadeau en soi. Ils se racontèrent leur journée puis Élodie prit la main de Gilles et annonça :
- — Au fait, j’espère que tu es disponible le premier dimanche du mois prochain, parce que tu es invité à ma fête d’anniversaire.
Gilles sentit son cœur bondir. Elle avait finalement changé d’avis.
- — Ce n’est pas à cause de ce que je t’ai dis hier que tu me proposes ça ? Tu sais, tu ne me dois rien.
- — Ce n’est pas ce que tu as dis, mais ce que tu as fait, répliqua Élodie.
- — Et qu’est-ce que j’ai fait ?
- — Tu as assouvi tes désirs sadiques sans moi, répondit Élodie.
Gilles en fut soufflé. Là, il ne comprit carrément pas en quoi ça avait joué en sa faveur.
- — Tu sais, dit Élodie, ce qui me terrifiait le plus, c’était de ne pas être en mesure de te donner ce que tu souhaites et que tu finisses par me laisser pour en voir une qui te l’offrirait. Je suis contente de savoir que tu te fais plaisir, je le suis vraiment.
Gilles avait du mal à y croire tellement cela semblait surréaliste et pourtant, elle était bien là, à lui avouer cela. Il avait craint qu’en le voyant jouer avec une autre femme, elle lui en aurait voulu à mort et serait partie et voilà qu’au contraire, le voir agir de cette façon l’avait rassurée et rapprochée de lui.
- — Par contre, ce que j’aimerai, c’est ne plus assister. Tu ne me caches pas que tu t’y rends, mais ne m’y amène plus.
Gilles aurait juré qu’elle lui dirait le contraire.
- — Pourquoi ? demanda Gilles totalement surpris.
- — Parce que c’est horrible d’avoir autant envie de jouir et de ne pas pouvoir. D’autant que tu es incapable de me donner ce que je veux ensuite et c’est logique vu comme tu t’es vidé avec elle. Je suis heureuse de savoir que tu assouvi tes désirs alors n’aies pas peur de le faire. Je veux juste que tu ne me le caches pas. Ça ne veut pas dire que tu doives me donner un compte-rendu heure par heure, juste que ça puisse venir naturellement dans une conversation. Pour moi, ça n’est pas un problème et je ne veux pas que ça en soit un pour toi.
Gilles hocha la tête. Ça lui convenait parfaitement.
- — Oh ! s’exclama Élodie. Tu m’as demandé de te dire ce qui me plaisait ou non, sans rien te cacher.
- — Oui, en effet, sans ça, ça m’est difficile de te faire plaisir. Je ne suis pas télépathe.
Élodie sourit puis souffla :
- — Il y a une chose qui ne s’est produite qu’une fois et que j’aimerai beaucoup se voir renouveler.
Gilles chercha, mais ne vit pas ce qu’ils n’avaient pratiqué qu’une seule fois ensemble.
- — Je t’écoute, fit-il.
- — Tu veux bien dormir ici ce soir ? demanda Élodie.
Si Gilles n’avait pas été assis, il en serait tombé. Bien sûr qu’il acceptait ! Quelle question ! Ils passèrent donc la nuit ensemble, tout simplement heureux.
Le lendemain matin, Élodie se leva à six heures. Gilles devait se lever à sept heures afin d’avoir le temps de passer par chez lui pour se changer. Élodie fit donc son possible pour ne pas réveiller son amant endormi et se rendit dans la salle de bain en silence. Ce ne fut pas son entrée dans cette pièce qui réveilla Gilles mais le temps relativement long qu’elle y passa sans qu’on entende couler d’eau et les injures marmonnées qui en provenaient. Il se leva et alla frapper à la porte.
- — Élodie ? Ça va ?
La porte s’ouvrit, dévoilant la jeune femme dans le plus simple apparat.
- — Tu devrais plus souvent apparaître ainsi devant moi, dit Gilles, tout sourire.
- — Ne te moque pas ! s’exclama Élodie en faisant la moue.
- — Loin de moi cette idée. Dis-moi, tu as un problème ? Il m’a semblé entendre des bruits bizarres venir d’ici.
- — Ce sont les ordres de mon maître qui me posent problème, annonça Élodie.
- — Ah ? dit Gilles, soudainement très intéressé.
- — Ben oui, d’habitude, dit Élodie qui lui faisait face avec naturel malgré sa nudité, je ne me lève pas tout de suite. Je reste dans le lit et je mets les boules de geisha là bas, au chaud en pensant à toi. Mais là, je me suis levée pour ne pas te déranger et rien à faire, je n’y arrive pas.
Gilles n’attendit pas une seconde. Il l’amena à lui avec fermeté mais douceur, la plaqua dos à lui, la saisit à la gorge d’une main et lui caressa le clitoris de l’autre. Élodie gémit immédiatement et sentit son intimité se mouiller. Elle était un peu dégoûtée qu’il y arrive aussi facilement. Si elle pouvait se toucher elle-même, ça serait tout de même plus aisé.
- — Mets-les, dit-il lorsqu’il considéra que le sexe de sa partenaire était suffisamment lubrifié.
Élodie obéit et les rondeurs s’insérèrent sans difficulté. Gilles la lâcha et Élodie souffla :
- — Merci, maître.
- — C’est réellement sympathique de dormir et de se réveiller avec toi, dit Gilles. Il faudrait faire ça plus souvent.
- — Je suis d’accord, mais ça te fait lever bien plus tôt que d’habitude.
- — Ce n’est pas très grave, ne t’inquiète pas. De temps en temps, ça ne va pas me tuer.
Élodie hocha la tête en souriant puis elle passa devant lui et retourna dans la chambre pour s’habiller. Gilles la regarda faire avec plaisir puis ils déjeunèrent ensemble. Élodie donna la clef de l’appartement à son compagnon, lui disant de la mettre dans la boîte aux lettres en partant puis s’éclipsa pour aller au travail.
Ils ne se revirent que le mardi suivant, ayant chacun des soirées de prises, et des week-ends chargés. Gilles dormit chez Élodie. Il lui plaça à nouveau lui-même les boules de geisha le matin, pour leur plus grand plaisir. Ils déjeunèrent ensemble jeudi et dimanche, Élodie se rendit chez Gilles, où elle arriva à dix heures du matin. Ils commencèrent par discuter, se racontant leur semaine, leurs petits soucis quotidiens, appréciant de rire et de bavarder ensemble. Puis, Gilles sortit les bracelets mais ne les tendit pas à Élodie.
- — Avant, j’ai une question, dit-il.
- — Je t’écoute, dit-elle, peu sûre de son tutoiement pour lequel Gilles ne la rabroua pas.
- — Certaines personnes, certains maîtres, considèrent comme naturel de faire l’amour à leur soumise, je veux dire par là le coït. Moi, je pense que c’est un pas important, pour lequel il faut se mettre d’accord. Acceptes-tu que dans cette séance, j’aille jusque là ? Acceptes-tu de partager cela avec moi ?
- — Oui, dit Élodie immédiatement et d’une voix très sûre.
Gilles hocha la tête, sourit puis lui tendit les bracelets qu’Élodie plaça à ses poignets. Elle le suivit ensuite jusqu’à la chambre. Elle se dévêtit pour lui et fut surprise de l’entendre ensuite lui ordonner :
- — Allonge-toi sur le lit, sur le dos.
Depuis le tout premier jour, il ne lui avait jamais demandé. Élodie accepta et il l’attacha en croix puis lui banda les yeux. Il la caressa ensuite, jouant avec ses seins, les léchant, les suçant, mordillant leurs bouts dressés. Il l’embrassa, la câlina, puis il se plaça sur elle, en 69. Élodie découvrit la fellation “forcée” car dans cette position, ce n’était pas elle qui décidait des allers et venues, mais Gilles, en bougeant les hanches. C’était également lui qui choisissait la profondeur et elle ne savait donc pas quand sa hampe heurterait le fond de sa gorge. Elle trouva cela désagréable par le côté nausées imprévisibles, mais délicieux du côté domination totale de son maître. Alors qu’elle lui offrait sa bouche, il dégustait son abricot trempé. Ils restèrent ainsi de longues minutes et Gilles cessa avant qu’ils n’en jouissent, se plaça sur sa partenaire, cette fois dans le même sens qu’elle, et la pénétra de son sexe dur. Élodie gémit mais elle aima beaucoup se sentir ainsi rempli par ce sexe chaud et palpitant. Il prit son temps, allant et venant avec douceur d’abord, puis plus fort pour finalement la labourer avec fougue pour enfin jouir en elle. Élodie n’avait pas eu son plaisir mais elle en était si peu loin qu’il suffit à Gilles de caresser son clitoris une quinzaine de secondes pour qu’elle se mette à hurler de cette façon si caractéristique. Lorsqu’elle fut en mesure de le faire, elle le remercia et Gilles la détacha. Ils se douchèrent ensemble puis préparèrent le déjeuner ensemble.
- — J’ai adoré, dit Élodie en ne laissant même pas le temps à Gilles de lui faire subir son habituel interrogatoire après une séance.
Gilles rit de cette initiative puis souffla :
- — Je t’aime, vraiment.
Il l’embrassa puis continua à nettoyer les poivrons.
- — Même la fellation non maîtrisée ? demanda Gilles.
- — Oui, j’adore, il faudrait le refaire.
- — Pas la peine de me le dire deux fois, dit Gilles en souriant.
Élodie l’embrassa puis continua d’éplucher l’aubergine. Le repas fut agréable. Ils se laissèrent le temps de la digestion avant de s’offrir une nouvelle séance de jeu. Cette fois, Élodie dut se mettre dans la position favorite de son maître. Il commença par caresser son intimité mais ne lui offrit pas de jouir. Elle le remercia tout de même puis il joua avec son anus. Malgré la douleur provoquée par le chapelet, Élodie le remercia et Gilles put continuer à faire ce qu’il souhaitait de sa soumise. Il se plaça devant elle et lui demanda une fellation sauf que cette fois, il la contrôla en maintenant la tête de sa soumise dans ses mains. Il domina totalement ce moment, en prenant bien soin de ne jamais aller trop loin. Élodie fut ravie de cette prise d’autorité et n’en apprécia que plus de donner du plaisir à son maître de cette façon. Elle n’omit pas son devoir de soumise lorsqu’il eut joui en elle et qu’il se fut éloigné. Elle ne put cependant s’empêcher de le supplier lorsqu’elle sentit son clitoris être saisi par cette machine qu’elle reconnaissait si bien.
- — Non, maître, s’il vous plait.
Élodie adorait autant qu’elle détestait cet objet. Devoir contenir son plaisir était une réelle difficulté. En même temps, l’orgasme ressenti lorsqu’il lui était permis était tellement fort qu’il méritait de s’être fait attendre.
- — Maître, non, pas ça.
- — Cesse donc de geindre ainsi, dit Gilles.
Élodie se tortilla pour tenter d’ôter le tube qui enserrait son petit bout de chair mais ce faisant, elle le fit bouger et il lui envoya une petite décharge de plaisir qui la fit crier de surprise.
- — Tu te plains, mais tu adores ça, fit remarquer Gilles.
La machine s’activa. Gilles lui rappela les règles d’utilisation qu’elle connaissait très bien. Rapidement, elle sentit ses cuisses se couvrir de mouille. Elle dut contenir son plaisir mais elle n’était pas au bout de ses peines. Gilles la sodomisa sans lui permettre de se laisser aller et ses supplications ne servirent à rien. Il changea de position et Élodie sentit son vagin se remplir. Gilles changea alors de trou à volonté et Élodie ne tint plus. Elle jouit sans permission. Tout son corps en tremblait. Elle savait qu’elle allait se faire punir pour ça mais elle s’en moquait. Elle eut un orgasme violent et Gilles continua ses allers et retours jusqu’à jouir lui-même dans sa partenaire. Il débrancha ensuite la machine. Élodie le remercia puis il souffla :
- — Quelle punition ?
Gilles accepta les vingt coups de chat à neuf queues proposés puis il détacha sa belle. Ils se douchèrent à nouveau ensemble puis se rendirent chez Élodie, où ils passèrent la soirée ensemble. Gilles dormit chez elle et put partir plus tard le lendemain matin, ayant pris des vêtements de rechange afin de ne pas avoir à passer par chez lui. Élodie lui avait d’ailleurs offert un tiroir chez elle dans ce but. La semaine suivante, Élodie était de repos le samedi, leur permettant de prévoir un nouveau long week-end, ce qui n’était pas pour leur déplaire. Le samedi, Gilles ne proposa qu’une séance le matin et lorsque, à quinze heures, déçue de ne rien voir venir, Élodie lui tendit les bracelets, il les refusa en lançant :
- — Gardes tes forces pour ce soir, tu en auras besoin.
Élodie sentit sa curiosité être piquée. Il ne lui avait rien dit. Il savait lui faire des surprises. Elle passa l’après-midi à se demander ce qui l’attendait. Ils firent une promenade en ville qui ne la calma pas. Elle ne lui demanda rien, mais Gilles sentit son impatience et cela le fit sourire. À dix-huit heures, il lui tendit les bracelets puis lui lança :
- — Va te changer. Mets les vêtements dans la panière de l’armoire de la chambre.
Élodie s’y rendit et Gilles la suivit, désireux de la mater pendant son habillage et de voir sa réaction. Élodie y trouva une jupe très courte, des bas, des chaussures à talon, des porte-jarretelles et un petit haut très moulant et avec un décolleté plongeant. Il n’y avait rien d’autre : ni culotte, ni soutien-gorge. Élodie ne crut pas une seule seconde que ce fut un oubli. Elle se vêtit devant son maître dont le pantalon était déjà légèrement déformé. Il se changea également et passa ses vêtements de “maître” : ensemble noir fin mais confortable. Puis, il lui fit signe d’approcher. Il lui mit des bracelets aux chevilles et un collier auquel il attacha l’habituelle laisse. Elle le suivit dehors sans rechigner. Dans la voiture, elle garda les yeux baissés et ne prononça pas un mot. Le trajet dura une bonne heure, pendant laquelle le seul bruit fut celui de la musique classique douce en provenance de l’autoradio. Gilles stoppa la voiture dans un quartier triste et morne. Il n’y avait pas âme qui vive. Elle le suivit dehors et ils entrèrent dans un bâtiment après que Gilles ait composé le code de l’interphone.
Reliée à son maître par une chaîne, Élodie était heureuse et excitée. Où l’emmenait-elle ? Qu’avait-il prévu ? Elle s’en délectait à l’avance. Gilles, de son côté, appréciait le silence de sa soumise. Il aimait par-dessus tout lorsqu’elles savaient se taire. Il détestait les femmes qui piaffaient d’impatience et posaient mille questions auxquelles elles auraient de toute façon une réponse le moment venu. Ils traversèrent quelques couloirs, descendirent des escaliers desservant les sous-sols. Une porte, au fond d’un grand parking vide, s’ouvrit après que Gilles ait frappé. Un homme ouvrit et le salua. Comme la dernière fois qu’Élodie avait été dans cette position, les hommes ne lui prêtèrent aucune attention.
Enfin, après un rideau, ils arrivèrent dans une pièce surchauffée à la décoration magnifique et attirante. Des coussins, des canapés, des fauteuils et une dizaine d’hommes qui étaient installés à discuter. Une musique d’ambiance douce se diffusait. Des femmes, habillées mais portant toutes au moins collier serti d’un anneau, étaient agenouillées en ligne. Elles avaient toutes les yeux baissés et les mains dans le dos. Élodie ne pouvait voir si elles étaient attachées ou si elles se tenaient seules de cette manière. Personne ne semblait leur prêter la moindre attention. Les hommes conversaient et riaient. Certains avaient un verre en main, d’autres dégustaient des olives ou des cacahuètes. Il y avait une très bonne ambiance entre eux et rien ne pouvait laisser supposer que neuf femmes se tenaient prosternées à quelques mètres d’eux. Gilles tira doucement sur la laisse, amenant sa soumise à lui faire face et à reporter son attention sur lui. Il lui prit le menton, la forçant ainsi à le regarder puis annonça :
- — Je veux parler à Élodie et pas à ma soumise.
Élodie hocha la tête.
- — Bien, je vais t’expliquer comment ça se passe ici. Sois attentive, c’est très important. D’abord, tous les gens ici sont des maîtres et les femmes leurs soumises. Les célibataires ne sont pas les bienvenus, même s’ils sont souvent venus accompagnés. Ensuite, tu es là de ton plein gré et tu peux partir quand tu le souhaites. Si quoi que ce soit te déplait, il te suffit de…
Il sortit un anneau rouge et le fixa à l’anneau du collier d’Élodie.
- — Saisis cet anneau, et tout s’arrêta, dans la seconde. C’est un code, continua Gilles.
Élodie toucha l’anneau, petit. Il était froid.
- — Et si je suis attachée ? Je fais comment ? demanda Élodie.
- — Parle moins fort, demanda Gilles. Tu n’es pas censée avoir le droit de parler.
- — Pardon, dit-elle en chuchotant.
- — Tes liens te permettront toujours de saisir cet anneau. C’est prévu pour.
Élodie hocha la tête. Un nouveau couple entra. Comme son maître et elle, ils se mirent un peu à part et l’homme discuta avec sa compagne.
- — Cet endroit, continua Gilles, est une sorte de club échangiste pour dominant et soumise. Tout le monde ici pratique cet art de vivre. Le SM est interdit en ce lieu. Il ne s’agit que de domination. Il existe la même chose pour les SM, mais avec toi, je m’abstiens.
Élodie sourit. Gilles poursuivit :
- — C’est comme nos jeux sexuels, mais en plus grand et avec plus de monde. La seule différence réelle est que d’autres joueront avec toi et que je toucherai d’autres femmes. Maintenant, la question importante : veux-tu qu’on parte ? Je ne te forcerai jamais à rien ni ne t’en voudrai.
Élodie regarda autour d’elle. Elle pinça les lèvres puis se pencha vers Gilles et chuchota :
- — Ils sont tous des maîtres ?
- — Oui, et pour la plupart aussi exigeants que moi.
- — Il y aura des punitions corporelles ?
- — Si tu oublies de remercier un maître, oui. Si tu désobéis, oui. Tu devras soit accepter sans broncher, soit saisir l’anneau qui signifiera la fin du jeu et notre départ.
- — Le jeu s’arrête quand je prends l’anneau ?
- — Ou à la fin de la soirée, répondit Gilles.
- — Est-ce que plusieurs d’entres eux s’occuperont de moi en même temps ?
- — Peut-être, je n’en sais rien, pourquoi ?
- — Parce que je crois que ça me plairait, répondit Élodie qui souriait.
Gilles lui envoya à son tour un splendide sourire. Sa soumise semblait déjà s’amuser comme une folle rien qu’à l’idée de participer.
- — Et toi ? Tu vas jouer avec moi ? demanda Élodie.
- — Sincèrement, je ne pense pas. Ce n’est pas le but. Les maîtres ne jouent jamais avec leur soumise ici. L’intérêt, c’est d’aller essayer les autres.
Élodie réfléchit puis soudain, pensa à une chose :
- — Mais, ils utiliseront des préservatifs ?
Gilles sourit pleinement, embrassa sa compagne avant d’annoncer :
- — Enfin, tu te décides à faire attention, c’est bien, j’en suis ravi. Ce n’est pas trop tôt. Cette question aurait du venir bien avant mais mieux vaut tard que jamais. Pour te répondre, sache que pour venir ici, j’ai dû nous inscrire et que ce jour-là, nous avons dû montrer “sang propre”. Ils ont la photocopie de nos tests sanguins, qui doivent dater de moins de trois mois pour être valides. Les femmes doivent en plus montrer une preuve de présence d’un quelconque moyen contraceptif. Tout le monde ici a fait de même. Les préservatifs ne sont donc pas utiles.
Élodie hocha la tête. C’était parfait. Ils prévoyaient vraiment tout. Elle joua avec sa lèvre inférieure puis souffla d’une voix espiègle :
- — Je veux jouer.
- — Tu m’en vois ravi, ma soumise.
À cette appellation, Élodie baissa les yeux et reprit une attitude respectueuse. Gilles la guida jusqu’à la rangée de femmes, la fit s’agenouiller puis lui attacha les mains dans le dos à l’aide d’un petit mousqueton, puis, il fit de même avec ses chevilles et lia les poignets aux chevilles. Élodie ne pouvait plus se lever. Elle garda son attitude soumise tandis que Gilles rejoignait les autres maîtres. Élodie jeta un coup d’œil au dernier couple arrivé. La soumise hocha la tête en souriant puis vint se placer à la droite d’Élodie, obéissant point par point aux ordres que son maître lui lançait d’une voix ferme mais agréable. Les hommes, tous réunis, continuèrent à converser tranquillement. Élodie sourit. Comme Gilles, ils faisaient attendre leurs soumises, étant les seuls à décider du moment où les festivités commenceraient. Élodie ne sut combien de temps ils durent attendre, mais elle estima qu’il s’était bien passé une heure. Aucune des soumises n’avait bronché. Enfin, ils se levèrent d’un même ensemble et se placèrent devant les femmes. L’un d’eux, probablement l’organisateur, s’avança :
- — Il y a deux nouvelles parmi nous, je vais donc rappeler les règles. Vous n’avez pas le droit de parler. Vous n’avez pas le droit de regarder l’un de nous. Vous devez obéir aux ordres quels qu’ils soient. Vous êtes ici de votre plein gré et vous savez ce qui vous attend. Les deux nouvelles ont reçu, comme toujours, leur anneau de libération. Je vous rappelle qu’il vous suffit de le saisir à n’importe quel moment pour que tout s’arrête instantanément. Les autres sont venues assez souvent maintenant pour ne pas en porter.
Les femmes sourirent. Élodie les regarda. Aucun anneau rouge n’était visible à leur cou. Seule sa collègue de droite et elle en portaient un. L’organisateur continua :
- — Vous devez toujours remercier un maître après qu’il se soit occupé de vous, de quelque manière que ce soit. Ce seront les seuls mots que vous serez autorisées à prononcer. Vous devrez également toujours demander la permission avant de jouir. Si un maître décide de vous punir, vous ne devez en aucun cas crier pendant la sentence et devez compter les coups donnés. Les deux nouvelles vont voir leurs mains être détachées afin de leur permettre de saisir l’anneau si telle était leur envie mais je vous demande, mesdemoiselles, de garder les mains dans votre dos, sauf si vous voulez mettre un terme à votre présence ici.
Deux maîtres s’avancèrent et libérèrent les poignets d’Élodie et de sa voisine. Aucune des deux ne bougea.
- — Que la fête commence, finit l’organisateur.
Un maître se plaça devant Élodie et ce n’était pas Gilles. Il portait des chaussures de cuir noir et un pantalon en tissu, mais Élodie, n’ayant pas le droit de lever vers lui, n’aurait pu décrire le reste de son apparence avec précision. Il se plaça derrière elle et lui fit comprendre d’un geste qu’elle devait se tenir le dos bien droit. Il lui dit se nommer maître Stan, puis il lui caressa les cheveux et le visage, comme s’il voulait prendre le temps de la découvrir. Élodie se laissa faire. Il passa ses mains sur son corps, par-dessus ses vêtements puis commença à ôter les boutons qui maintenaient par-devant le petit haut. Élodie comprit pourquoi son maître avait choisi ce vêtement. Sans manche, il s’ôtait très aisément. Ainsi, elle eut la poitrine libre en un rien de temps. Maître Stan joua avec ses seins déjà dressés par l’excitation. Il la pétrit, la pinça, lui arrachant parfois des gémissements de plaisir ou de douleur, guettant ses réactions, la testant. Il se désintéressa ensuite de sa poitrine et lui ôta sa jupe en ouvrant la fermeture éclair qui la maintenait d’une pièce. Élodie sourit. Décidemment, Gilles avait tout prévu. Elle se retrouva ainsi presque nue, seulement couverte de ses bas tenus par les porte-jarretelles. Elle se demanda soudain où était Gilles et ce qu’il faisait. Elle leva donc les yeux pour le chercher. Elle entendit le claquement une demi-seconde avant de ressentir la morsure du fouet du maître qui s’occupait d’elle. Surprise, autant par l’attaque que par la douleur bien supérieure à celle dont Gilles l’honorait habituellement, elle cria. Le second coup ne tarda pas. Un troisième tomba. Cet homme n’utilisait ni une cravache, ni une quelconque forme de martinet, mais un fouet. Simple mais très efficace. Lorsqu’un quatrième s’abattit, Élodie ne put s’empêcher de crier une autre fois. Elle attendit le cinquième, qui ne vint pas. Elle regarda autour d’elle pour comprendre pourquoi le maître ne la punissait pas. Elle appréciait mais ne saisissait pas. Elle se rendit alors compte que Gilles faisait signe au maître d’arrêter. Il s’approcha, se mit derrière Élodie et chuchota à son oreille :
- — Ne lève pas les yeux, et comptes les coups qui te sont portés. Il ne s’arrêtera pas tant que tu ne compteras pas. Comment te sens-tu ? La douleur est-elle supportable ? Réponds en chuchotant.
- — Oui, maître, c’est supportable mais il fait vraiment mal.
- — C’est un maître SM. Il profitera pleinement de chacune de tes erreurs. Il ne lâchera rien. Offre-lui de te punir, il le fera sans hésiter.
Élodie hocha la tête.
- — N’oublie pas les règles. Tu m’as prouvé que tu étais capable de les suivre alors fais le.
- — Oui, maître, répondit Élodie en se rendant compte que son maître était déçu de son attitude.
Elle avait été la première à recevoir une punition. Gilles s’éloigna et Élodie baissa les yeux. Lorsque fouet la mordit à nouveau, elle ne cria pas et compta à voix haute. Il ne la frappa que deux fois et Élodie n’oublia pas de le remercier. Il remit son fouet à sa ceinture et continua à la découvrir. Élodie resta bien gentille et ne leva plus les yeux. Il détacha ses chevilles et lui ordonna de se mettre debout. Certaines filles étaient déjà parties dans une autre pièce. Deux autres, dont l’autre nouvelle, étaient encore dans le salon. Élodie, debout, laissait maître Stan la contempler. Il lui ordonna de retirer les vêtements qu’il lui restait et elle le fit pour lui, sans toutefois le regarder. Elle ne vit pas maître Stan sourire mais elle sentit qu’il appréciait. Lorsqu’elle eut terminé, il attacha sa propre chaîne à son collier et l’obligea ainsi à sortir de la pièce. Les autres soumises avaient-elles été menées de la sorte ? Élodie n’en savait rien, elle ne les avait pas regardées.
La pièce voisine était entièrement vide mais tout aussi bien chauffée que le salon. Le sol avait été recouvert de tatamis qui le rendaient tendre et par endroit, on voyait des chaînes et des anneaux. Deux soumises étaient déjà là, attachées au sol, un maître en train de s’amuser avec elles. Maître Stan plaça Élodie un peu plus loin et lui ordonna de se mettre debout contre le mur. Ses mains furent attachées au-dessus de sa tête mais les liens étaient suffisamment lâches pour lui permettre de toucher son collier et l’anneau rouge libérateur. Maître Stan lui banda les yeux. À partir de ce moment, elle ne sut jamais qui joua avec elle. On la lécha partout, on joua avec elle, on la fit se retourner pour la prendre par derrière. Elle omit souvent de remercier si bien que sa peau fut rapidement rougie. Chaque maître avait son instrument de prédilection et elle eut droit à tout : cravache, fouet, martinet simple ou chat à neuf queues. Elle reçut même des sensations dont elle aurait bien été incapable d’indiquer la provenance. Elle eut cinq orgasmes. Parfois, on lui apportait de l’eau. Lorsqu’un maître voulait qu’elle lui donne une petite gâterie, il allongeait les chaînes pour lui permettre de s’agenouiller et elle lui offrait son désir.
Le moment qu’Élodie préféra fut lorsqu’elle sentit plus de deux mains se poser sur elle en même temps. Elle ne savait pas combien il était, deux, trois, quatre ? Beaucoup, en tout cas. Elle adora leurs caresses. Elle eut droit à une double pénétration qui la fit jouir plus fortement que jamais. Lorsqu’elle entendit la voix de Gilles lui souffler que la soirée touchait à sa fin, Élodie fut heureuse. Elle n’en pouvait plus mais lorsque, dans la voiture, il lui demanda si cela lui avait plu, elle lança : « On recommence quand ? » avant de rajouter :
- — Et toi ? Ca t’a plu ?
- — Énormément, comme toujours. Tu sembles vraiment aimer le nombre. Si tu veux, je te ferai des soirées juste pour toi.
- — Volontiers, dit Élodie. Par contre, j’ai mal partout.
- — C’est de ta faute, tu n’as qu’à mieux obéir. Tu n’avais de cesse d’oublier de remercier et de compter les coups.
- — Je sais, je suis désolée. Lorsque j’ai du plaisir, je m’oublie.
- — Alors tu risques de souffrir souvent, lança Gilles en ne pouvant empêcher un sourire d’apparaître sur son visage.
- — Pour ton plus grand plaisir, souffla Élodie d’une voix coquine.
Gilles sourit. Oui, ça, c’était certain. Il avait beaucoup aimé voir sa soumise être prise et punie par d’autres. Elle était tellement belle quand elle avait un orgasme ou qu’elle se contorsionnait sous l’effet d’un coup. Aujourd’hui, il avait pu constater à quel point elle n’aimait pas se faire frapper sur la poitrine. Elle se débattait beaucoup plus à la suite de ce genre de sentence. Ce fut pourquoi, lorsqu’Élodie oublia de le remercier la semaine suivante, il s’appliqua à la frapper sur les seins. Ce jour-là, elle fut particulièrement désobéissante et il lui fit découvrir la douleur du cuir sur l’intimité. Il frappa son entrejambe avec une large bande de cuir et Élodie ne put retenir un cri, pour le plus grand plaisir de son maître qui en profita pour alourdir la punition. Trois jours plus tard, il lui demanda :
- — Dis-moi, ça ne te gêne vraiment pas que je te fasse aussi mal pendant les punitions ? Tu sais, j’en suis étonné. Tu n’aimes pas souffrir.
- — Mais j’aime quand tu me domines, expliqua Élodie, et quoi de mieux que de subir une punition non désirée pour se sentir soumis ?
Gilles hocha la tête avant d’insister :
- — Mais je n’y vais pas trop fort ?
- — J’ai très envie de répondre oui pour que tu sois plus gentil, mais en fait, non, c’est largement supportable.
- — Tu veux dire que tu pourrais en supporter plus ?
- — Eh bien, le fouet de maître Stan, il y a une dizaine de jours, m’a blessée plus que tu ne l’as jamais fait et je l’ai très bien supporté. Alors, je suppose que oui.
Gilles hocha la tête.

