Histoire Coquines - Pris en flagrant délit
J’avais passé un début de nuit agité, partagé entre un désir de plus en plus marqué et par cette évidence, du moins le pensai-je, que je devenais « pédé ». Il me fallait penser alors à cette femme que nous avions admirée, nue en train de se masturber, pour recouvrer une certaine raison, et me dire que finalement je n’avais ces attouchements avec Alexandre qu’en raison de mon abstinence forcée auprès des filles. Mais qu’en était-il de lui ? Sa façon d’insister me troublait profondément et pourtant rien d’autre en lui n’indiquait qu’il avait des penchants homosexuels. J’avais tout de même l’impression de commettre des actes répréhensibles, ne pouvant imaginer qu’on pouvait à la fois adorer les filles, leur faire l’amour et aimer toucher la bite de son meilleur copain. Pour me distraire de ces divagations érotiques qui me faisaient à nouveau bander dans mon lit, un violent orage éclata qui me fit penser que notre belle inconnue ne viendrait probablement pas à notre « rendez-vous », si le temps était aussi pluvieux.
Par bonheur, le lendemain, une petite brise chassa les nuages, le soleil sécha le paysage et nous apporta une chaleur somme toute agréable, sans être aussi forte que la veille. Alexandre et moi décidâmes donc de retourner à notre poste. Avant de partir, malgré mes réticences, il me força à aller acheter une revue pornographique chez notre libraire. Il prétexta que notre attente pourrait être longue, voire vaine, et que cela nous ferait de la bonne lecture. J’étais cramoisi de honte lorsque je présentai la revue à la caisse. Le libraire fit comme si de rien n’était, comme si je lui présentai un magazine anodin. J’étais soulagé à la sortie de constater que personne de ma connaissance ne m’avait vu avec.
Arrivés sur les pentes de la rivière, nous nous sommes installés comme d’habitude de manière à ne pas être vus lors de son arrivée. Le sol était sec et nous attendîmes allongés, à l’affût, parlant de tout et de rien en évitant d’aborder le « sujet ». Au bout d’une heure, il fallut se rendre à l’évidence qu’elle ne viendrait plus et nous décidâmes de nous baigner. Comme la veille nous nous déshabillâmes. Je décidai de tourner le dos à Alexandre pour éviter toute tentation, et à peine fus-je nu que je me jetai à l’eau pour effectuer les quelques brasses que permettait l’exiguïté du bassin naturel que faisait la rivière à cet endroit. Alexandre prenait son temps, et je fus très surpris de le voir se baigner en bermuda. Je ne sus qu’en penser, sinon que ça semblait marquer la fin de nos aventures sexuelles communes, ce qui satisfaisait ma pudeur. Pourtant, au plus profond de moi, j’étais un peu déçu.
Nous avions amené nos serviettes et je m’allongeai le premier sur la plage pour me sécher et je m’assoupissais en essayant de penser à autre chose qu’à mes lèvres sur son sexe. Soudain un froid humide m’envahit : Alexandre s’allongeait sur moi, tout mouillé. Je le repoussais violemment en jurant, ce qui le fit rire. Je compris, un peu piteux que ce n’était qu’une blague pour lui.
Il tomba alors son bermuda, exhibant tranquillement son sexe au repos et s’allongea sur le dos, sa serviette à côté de la mienne. Il attrapa la revue et commença à la feuilleter. J’ignorai avec superbe sa lecture. Pourtant au bout d’un moment il me montra une photo en double page :
- — Mate celle-ci, elle est canon.
Je ne pus résister à la tentation de regarder et vis alors le poster qu’il me présentait. La fille était brune, les yeux bleus, la poitrine abondante comme il se doit, exhibant son sexe entièrement épilé, avec un sourire à faire fondre.
- — Pas mal, dis-je pour cacher mon émotion.
Sans hésiter il posa la revue devant nous, se mit sur le ventre à mon côté pour que nous la regardions ensemble. J’eus le temps de voir qu’il bandait, et je ne sais ce qui entre la photo ou cette vision fugitive provoqua aussitôt mon érection. Il feuilletait lentement la revue, sans commentaires déplacés, ce dont je lui fus gré. Les photos étaient souvent vulgaires, mais au lieu de seulement me révulser, elles entretenaient mon désir. J’attendais le moment maintenant inéluctable où nous allions à nouveau échanger des caresses. Il tournait les pages de plus en plus lentement laissant la tension monter. Au bout d’un moment je sentis sa cuisse toucher la mienne, ce qui m’électrisa littéralement. Rien ne se passa d’autre pendant d’interminables secondes, et les sens exacerbés, je décidai de me soulever légèrement pour me dégager et soulager la tension.
Alexandre jeta aussitôt un œil à mon entrecuisse, ce qui lui alluma un sourire mi narquois, mi tendre car je ne pouvais guère lui masquer mon érection. Alors, de voir ses fesses fermes sous mes yeux me donna l’impulsion pour passer une main dessus, cherchant à imaginer que c’étaient celles plus rebondies d’une femme. Le contact provoqua une ondulation de son bassin, comme une invitation à aller plus loin. Je passais en caressant ma main deux ou trois fois sur son cul, puis la glissai entre ses cuisses pour effleurer ses testicules par derrière. Il souleva son bassin pour faciliter ma manœuvre, et il poussa un petit gémissement de plaisir. Je poursuivis cette caresse quelques instants, puis passai la main sur tout son sexe. Le bout était lubrifié et j’essuyais ma paume humide sur ses fesses. Je la repassais dessous, caressant ses bourses, son gland puis j’empoignais sa verge et entamais un lent mouvement de va-et-vient. Mon désir était à son comble et j’espérais qu’il me rende mes caresses, mais il se contentait égoïstement du plaisir que je lui prodiguais. Alors, sans lâcher son membre palpitant, je m’allongeais sur son dos pour pouvoir soulager le besoin pressant de contact de mon sexe tendu comme une arbalète. Immobile, dans cette position je continuai doucement la masturbation que je lui prodiguai.
- — Alors petits pédés, on s’amuse bien ?
Un coup de fouet ne nous aurait pas fait plus d’effets que d’entendre cette phrase. Je me retournais maladroitement cherchant à cacher mon sexe d’une main. Alexandre se retourna aussi et nous vîmes alors que cette voix coupante venait de notre belle inconnue de la veille. La stupéfaction et la honte nous paralysaient.
- — On s’amuse bien ? reprit-elle.
- — On l’a pas fait exprès ! bafouillai-je stupidement.
- — Pas encore… répondit-elle en souriant.
- — On est pas des pédés ! sortit Alexandre
- — On pourrait s’y méprendre pourtant à vous observer, asséna-t-elle d’une voix posée, presque douce, avec un sourire constant.
Elle portait un chemisier clair et une jupe ocre qui descendait un peu en dessous de ses genoux. Ses cheveux châtains détachés tombaient sur ses épaules. De près on voyait bien qu’elle avait plus de trente ans mais elle me paraissait irrésistiblement belle.
- — C’est parce qu’on regardait ces photos, Madame… tenta Alexandre.
- — Ça suffit, je n’aime pas les menteurs, comment t’appelles-tu ?
- — Alexandre.
- — Et toi ?
- — Moi, c’est Rémi
- — Bon, et bien Rémi et Alexandre reprenez votre activité, ça ne me dérange pas.
On était interloqués, et parfaitement incapables de satisfaire sa demande.
- — On a plus envie Madame, dit Alexandre.
Il était vrai que dans la situation piteuse dans laquelle nous nous trouvions, nous avions quasiment débandé.
- — En effet, dit-elle en regardant nos sexes, je vois que je vous fais un effet dévastateur. Si les femmes vous provoquent toutes ça, c’est bien que vous préférez les hommes. Rémi, va remettre en forme ton copain, me dit-elle.
- — Comment-ça ? Dis-je
- — Eh bien vas-y, reprends ce que tu lui faisais tout à l’heure.
- — Je ne peux plus Madame.
Comme un perroquet Alexandre reprit :
- — On peut pas Madame.
- — Ça suffit, dit-elle d’une voix coupante, taisez-vous. Puis se radoucissant, puisque je connais vos prénoms, appelez moi Sylvie, d’accord ?
- — D’accord Mad… , Sylvie tenté-je.
- — C’est mieux dit-elle, maintenant vas-y, j’attends.
- — Je ne peux pas, résisté-je.
- — Tu vas le faire sinon je vais raconter à qui veut l’entendre comment vous faites les voyeurs et matez comme de vieux pervers les jeunes femmes en train de bronzer, et qu’ensuite vous vous touchez la zigounette entre vous, sans parler du reste…
Nous tombions de haut. Elle nous avait donc repérés. La situation devenait périlleuse. Nous restions silencieux calculant l’ampleur du désastre.
- — Alors, on y va ? reprit-elle.
Je la regardais fixement, elle me décocha un sourire déstabilisant, puis je regardai Alexandre qui n’en menait pas large non plus : il fit un mouvement de tête qui semblait me dire d’accepter.
Alors, doucement, je repris son sexe flasque en main, la liqueur séminale mouillait tout son prépuce qui recouvrait maintenant son gland. Je passais alors la main sur le bout ne sachant que faire. Je la regardai comme si je l’implorais, elle semblait captivée par mon geste.
- — Fais un effort, essaye avec la bouche par exemple, dit-elle.
Je me baissai, tendis la langue et léchais son gland. Rapidement son sexe gonfla de nouveau, j’en étais presque fier. Je continuai à baisouiller son sexe, ma main caressait de temps en temps ses couilles, mon sexe reprenait de la vigueur, la mécanique irrésistible se remettait en route. Je m’arrêtais en la fixant.
- — Et bien ? Rémi, continue !
- — Aidez-moi, dis-je terrorisé par mon audace soudaine.
- — Non tu fais ça très bien tout seul
Elle s’assit alors à proximité de nous, les jambes en tailleur, sa jupe dévoilant le haut de ses cuisses. Elle était toute proche, et je sentais son parfum discret. Je ne pus m’empêcher de jeter un œil sur ses cuisses, et je vis que cela la faisait sourire. Je pris cela pour une invitation et approcha la main de son genou.
- — Tsst tsst, fit-elle en me repoussant, c’est là que ça se passe, montrant le sexe d’Alexandre toujours dressé, n’est-ce pas Alexandre ?
- — Oui Sylvie, acquiesça t-il
- — Je vais t’encourager, reprit-elle.
Je me demandais comment elle comptait s’y pendre, mais je n’eus pas longtemps à attendre la réponse. Je remis mes lèvres sur son gland et du bout de la langue je léchais son méat. Je retrouvai tout le plaisir de la veille malgré la situation étrange dans laquelle nous nous trouvions. Je tournais la tête et vis qu’elle déboutonnait son chemisier. Tout en continuant mon léchage, je vis qu’elle écartait légèrement les deux pans de son vêtement ce qui dévoila la naissance de ses seins libres de tout soutien-gorge, et cette vision décupla mon érection. Je sentais vibrer Alexandre.
- — Rémi suce-le s’il te plaît.
Je n’avais jamais imaginé le faire, mais sans hésiter je mis mes lèvres au bout de son sexe, et l’enfournais. Il était gros et remplissait ma bouche, c’était doux et chaud. Je commençais doucement un geste de succion et de va-et-vient. Alexandre passait la main dans mes cheveux, et semblait apprécier la caresse. Je jetais à nouveau un œil sur ma voisine et vis qu’elle passait la main entre ses cuisses. Devant cette vision j’étais, sans même me toucher, prêt à exploser. Je pouvais voir sa culotte blanche sur laquelle elle passait ses doigts. Au bout d’un moment, elle releva ses jambes, avec élégance elle fit glisser sa culotte jusqu’à ses pieds et la lança à Alexandre qui l’attrapa. Je vis qu’il la portait à son nez pour la renifler. Elle mit alors deux de ses doigts dans sa chatte sur laquelle j’avais une vue imprenable tout en continuant de sucer Alexandre. Elle commença à pousser de petits gémissements. De la voir ainsi, les doigts dans sa touffe, ses jolis petits seins ballottant librement, je n’ai pas pu m’empêcher de me toucher la bite et tout en suçant Alexandre, je me branlais. Le plaisir de Sylvie monta rapidement et elle poussa un cri alors que ses doigts étaient trempés de son désir. La voir ainsi me fit violemment éjaculer sur les jambes d’Alexandre, à un tel point que je n’ai pas eu le temps de réagir quand il jouit aussi dans ma bouche d’un jet puissant. Le sperme emplissait mon palais, et pour éviter d’en avaler plus, je m’écartais et ses autres jets atterrirent sur mon visage.
Sylvie, radieuse, tendit ses doigts humides à sucer à Alexandre ce qu’il s’empressa de faire d’un air gourmand, tandis que je récupérais doucement de cet orgasme formidable. Elle dit : « Allons nous baigner ». Aussitôt elle fit tomber sa jupe montrant sans pudeur ses fesses encore blanches, puis elle enleva son chemisier et se glissa doucement dans l’eau. Nous en fîmes autant sans se faire prier. Après s’être un peu lavés nous jouions dans l’eau à nous asperger, à jouer comme trois vieux copains et copines, Sylvie semblant y prendre le plus grand plaisir. Nous profitions de ces ébats, Alexandre et moi, pour essayer de la toucher tantôt aux fesses, tantôt aux seins, et comme par jeu elle nous évitait. Cette ambiance érotique maintenant notre désir à fleur de peau et quand elle décida de sortir de l’eau pour s’allonger nous avions une folle envie de la caresser pour de bon. Mais indiscutablement, elle avait de l’ascendant sur nous, et nous n’aurions rien tenté sans son approbation.
Elle posa nos deux serviettes côte à côte et s’allongea au milieu de façon à nous laisser de la place de part et d’autre, ce que nous fîmes rapidement. D’être si près d’elle, entretenait mon érection que je dissimulais en restant sur le ventre. Elle nous interrogea sur nous, nos études, ce que nous faisions ici. Elle nous expliqua qu’elle était documentaliste dans une université et que pour ses premiers jours de vacances elle gardait la maison de ses amis partis à l’étranger pour deux semaines. Elle avait besoin d’un peu de calme et de solitude et c’est la raison pour laquelle elle a trouvé cet endroit qu’elle pensait désert.
La conversation se calma, elle se mit alors sur le dos pour faire bronzer son autre face. Alexandre fit de même sans pudeur, la queue raide. Elle ne broncha pas, ni ne m’encouragea à en faire de même et je restais donc sur le ventre, ses seins proches de mon visage, la queue tendue.
Au bout d’un moment de silence, sans prévenir elle mit la main sur le sexe d’Alexandre, et le caressa doucement. J’en étais jaloux, c’en était trop pour moi et je me mis sur le côté pour soulager la pression sur mon pénis et sans doute aussi pour l’exhiber et lui suggérer le même traitement. Elle me regarda avec son sourire craquant, et sa main libre caressa aussi le mien. Dans la position où j’étais, ma bouche était proche de la sienne, alors je me lançai, j’approchai mes lèvres des siennes, et à ma surprise elle accepta ce premier baiser, tout léger. Je me suis retiré et puis j’ai voulu y revenir. Sa main passa alors de mon sexe à ma bouche pour me barrer le passage. Encore une fois elle avait décidé de mener la danse à sa guise.
Elle reprit alors sa caresse sur mon sexe avec une douceur irrésistible. Alexandre qui lui aussi s’était mis sur le coude, entreprit de lui caresser le sein droit qui était de son côté. Elle se laissa faire, je voyais ses tétons durcir et le reste de son corps qui commençait à frémir. Alors je fis comme lui et passais ma paume sur le téton libre. Quel bonheur ! Sa main enserrait mon sexe et ses mouvements devenaient plus désordonnés. Je lui caressais maintenant les deux seins car Alexandre avait délaissé sa poitrine pour embrasser son ventre puis descendre vers son minou. Je le voyais passer la langue sur sa fente, ce qui ne manquait pas de la faire soupirer de bonheur. Je profitai de son extase pour lui voler un nouveau baiser. Nos bouches fermées se soudèrent, nos corps étaient frémissants, j’étais aux anges. Je sentais à travers ce baiser prolongé chaque passage de langue d’Alexandre tellement elle réagissait en rythme avec lui. C’était proprement délicieux et je cherchai à me retenir de jouir trop vite tant mon plaisir était décuplé. Elle accéléra son mouvement et toujours bouche collée à la sienne, je lâchai malgré moi ma semence sur son ventre.
Ce contact déclencha en elle un nouvel orgasme, et au comble de la jouissance, elle attrapa ma tête des deux mains et me couvrit de baisers brûlants. Un peu apaisée, elle se détourna de moi, attira Alexandre vers elle et l’embrassa à son tour. Elle lui prit le sexe, puis l’approcha de sa bouche et entrepris une fellation rapide. À les voir ainsi, je me remis à bander. Très rapidement Alexandre se mit à gémir, annonçant son éjaculation, et à ma surprise, elle garda son sexe en bouche et reçut les jets de sperme. Il coulait autour de ses lèvres, sur son menton, elle se retira nous regarda en souriant, comme si elle était contentée, s’approcha de mon visage et me roula une pelle en me faisant goûter le sperme d’Alexandre, elle se retira et embrassa ensuite mon camarade.
Elle se leva et nous dit tout simplement : « Merci ». Nous nous confondions en remerciements réciproques un peu maladroits, en tout cas déplacés par leur formalisme. En toute simplicité, elle s’approcha de l’eau et commença à se laver le ventre.
- — On rentre ? questionna-t-elle.
Cette phrase semblait marquer la fin des festivités malgré mon excitation très visible, ce qui à nouveau la fit sourire sans autre forme de réaction. Je les imitai pourtant, me rinçai à l’eau de la rivière et je remballai mon engin en pleine forme dans mon short.
Peu de temps après nous enfourchâmes nos vélos, car elle aussi était venue ainsi, et pédalions le cœur léger vers le village. Au premier carrefour, sans prévenir, elle nous fit un signe de la main et nous laissa sur notre gauche, en nous donnant rendez-vous même endroit même heure pour le lendemain. Voilà un début de vacances qui promet, me dis-je alors.
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Le temps avait basculé dans la nuit, et une petite bruine faisait oublier l’été. Alexandre et moi étions très déçus, persuadés de ne pas revoir Sylvie cet après-midi-là. Malgré tout, nous reprîmes le vélo, car nous n’avions le permis de conduire ni l’un ni l’autre et retournâmes à notre point de rendez-vous. Nous n’étions pas arrivés que nous aperçûmes au carrefour, où nous nous étions séparés la veille, une cycliste couverte d’une veste jaune de pêcheur. Le cœur battant nous avons accéléré, et nous reconnûmes Sylvie. Elle nous fit signe de la main, et nous avons échangé des bises. Elle nous dit alors :
- — Difficile de se baigner aujourd’hui, je vous invite chez moi, ça vous dit ? Si ça nous disait !
La maison était isolée, entourée de verdure et d’un jardin bien entretenu qui devait être totalement bucolique les jours de soleil. Elle nous fit entrer et nous proposa café et thé. Elle portait un jean et un pull moulant qui mettait en valeur ses formes. Elle enleva ses tennis et marchait pieds nus sur le sol. Dans cette tenue, sans éveiller mon désir sexuel, elle me plaisait plus que jamais. Alors que nous finissions nos boissons, assis tous deux sur le canapé en face d’elle, elle nous demanda :
- — Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?
- — Maintenant ? Reprit Alexandre,
- — Oui, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez que nous fassions ensemble ?
Le sous-entendu était lourd de sens, et ni l’un ni l’autre ne voulions prendre la perche qu’elle semblait nous tendre de peur de casser l’intimité qui naissait entre nous. J’osais :
- — C’était sympa hier…
- — Sympa ? Seulement ?
- — Non c’était beaucoup mieux, c’était, heu…
- — Délicieux, me coupa Alexandre.
Elle se leva du fauteuil, se plaça entre nous sur le canapé, passa ses bras par-dessus nos épaules comme on fait entre camarades.
- — Moi aussi j’ai trouvé ça délicieux.
Elle me regarda et posa ses lèvres sur les miennes, puis elle se retourna vers Alexandre et l’embrassa aussi. Je la trouvais de plus en plus formidable.
- — Aujourd’hui, c’est vous qui proposez la suite du programme.
Aussitôt je lui dis :
- — Je voudrais vous faire l’amour.
Elle me répondit par un sourire puis demanda :
- — Et toi Alexandre ? Il lui répondit la même chose.
De façon inattendue elle demanda :
- — Vous l’avez déjà fait souvent ?
Puceaux nous étions, mais il n’était pas facile de l’avouer. Je mentis :
- — Pas souvent…
- — C’est à dire combien de fois ?
- — Deux ou trois fois…
- — Raconte-moi ta première fois…
Paniqué par cette question, j’avouai :
- — En fait, je ne l’ai jamais fait.
- — Ce n’est pas joli, joli de me mentir Rémi. Pour la peine je ne sais pas si je pourrai exaucer ton vœu. Et toi Alexandre ?
- — Moi non plus je ne l’ai jamais fait, s’empressa-t-il de répondre pour éviter toute rebuffade ultérieure.
J’étais particulièrement contrarié par l’idée que je pourrais être privé de la suite du programme. Elle reprit :
- — Je n’ai pas de préservatifs, mais je prends la pilule et heureusement je n’ai pas de saloperies, et vous ?
Devant notre imprévoyance, elle nous signifia comme un professeur qu’on ne se promène pas avec l’idée de baiser sans préservatifs. Mais comme nous lui garantissions que nous étions bien puceaux, sans autres relations sexuelles autres que celles de ces derniers jours, elle parut rassurée et nous demanda de la suivre. Elle nous amena dans sa chambre, se retourna face à nous, enleva son pull, défit son soutien-gorge exhibant sa poitrine.
- — Rémi, déshabille Alexandre
Aussitôt, mû par cette nouvelle habitude de soumission, je défis la chemise de mon copain, puis déboutonnais sa braguette, passai derrière lui pour baisser son pantalon. J’enlevais ses chaussures, puis son pantalon, il était en boxer, j’allais le baisser aussi, quand elle me dit
- — Attends !
Elle le regardait en approchant la main de son sexe déjà bandé. Elle le toucha à travers l’étoffe du tissu, et me dit :
- — Touche comme il est dur.
Je passai alors ma main sur son sexe comme je l’avais fait les jours précédents, le plaisir étant maintenant dû au fait que cette belle femme me l’ordonnait et me regardait faire.
- — Tu peux finir de le déshabiller, mais avec le plus de tendresse que tu peux, Rémi, s’il te plaît.
Je me plaçais alors debout derrière Alexandre, mis les mains de part et d’autre de ses hanches, les introduisis dans son sous-vêtement, et les fis glisser d’avant en arrière, passant alternativement sur ses fesses et sur sa verge. Cette nouvelle façon de faire me faisait furieusement bander. Je baissai doucement son slip, au passage je lui caressais l’intérieur de ses cuisses, en remontant jusqu’aux testicules. Le slip enlevé, je passai devant lui et posai un baiser sur le bout du sexe. Par ces attouchements, j’avais mis Alexandre qui ne quittait pas Sylvie des yeux dans un état d’excitation avancé. Devançant ce qu’il me semblait qu’elle attendait de moi, et par jeu, je pris en main son sexe et le présentais à Sylvie.
- — C’est très beau Rémi, voici ta récompense. Et elle m’embrassa doucement sur les lèvres. Je vais te faire l’amour Alexandre. Rémi comme tu fais ça si bien, c’est toi qui va finir de me déshabiller… avec tendresse, beaucoup de tendresse.
J’étais fier de ce compliment, et tandis qu’Alexandre la regardait, nu, le sexe au garde à vous, je refis sans me faire prier le même cérémonial avec Sylvie. J’étais bien décidé à faire durer le plaisir, d’autant plus que je n’étais pas sûr de profiter de ses faveurs suite à sa remontrance de tout à l’heure. Je me mis debout face à elle, défis le bouton de sa braguette, j’en profitai pour lui faire en même temps une bise sur les lèvres, et descendis doucement la fermeture éclair. Je caressai d’abord ses fesses à l’extérieur de la toile avant de passer sous le pantalon. Comme avec Alexandre, je glissai une main devant, pour sentir sa toison à travers l’étoffe de sa culotte. Doucement je faisais descendre le jean, découvrant une culotte noire en dentelle fine, assortie à son soutien-gorge qu’elle avait jeté sur son lit. Ma main s’aventura sur son entre-jambes et je découvris qu’elle était déjà toute mouillée. Mes manières ne la laissaient donc pas indifférente. Je fis tomber le jean à ses pieds, elle leva un pied puis l’autre pour que je puisse l’enlever complètement. Au passage, je lui fis un bisou sur chaque pied puis remontais doucement mes mains le long de ses jambes, fermes, douces. Arrivé au niveau de sa culotte, je ne pus m’empêcher de poser un baiser sur son minou humide à travers le tissu. Je mis mes mains sur les fesses, les malaxai, puis de plus en plus excité, je tirai brusquement sur l’élastique. Elle soupira
- — Doucement, Rémi.
À sa demande, je ralentis mes gestes. Quand sa chatte fut entièrement visible, tout en descendant sa culotte je passais ma langue sur ses lèvres. La liqueur que je récoltais avait un goût aigre-doux totalement nouveau pour moi et une odeur qui envahissait maintenant mes narines. J’aurais voulu que cet instant ne s’arrête jamais.
Mais, quand la culotte atteignit le sol, elle s’écarta, prit Alexandre par les mains, et l’entraîna avec elle sur le lit. Comme si elle se désintéressait complètement de moi, elle le fit s’allonger sur elle, elle l’embrassa, le prit par les cheveux. Alexandre commençait à prendre des initiatives, lui caressait les seins, les fesses, ils s’agitaient maintenant comme si je n’existais plus. Mon sexe me faisait mal, tant je bandai, mais je ne voulais pas me toucher, car je voulais garder toute mon énergie pour la suite. Au bout d’un moment, elle s’arrêta de bouger, saisit la verge d’Alexandre et se la mit doucement dans le sexe. Alexandre entreprit alors un mouvement du bassin, d’abord doucement puis de plus en plus sauvagement. Je trouvais que les regarder ainsi était formidable, preuve d’une complicité à trois comme je n’aurai pas pu l’imaginer peu de temps auparavant, et en même temps l’envie, à en être jaloux me tenaillait terriblement. J’aurais tant aimé être le premier, et parfois je redoutais qu’elle se refuse à moi.
Au bout d’un moment, elle se mit sur lui, à genoux, toujours le sexe d’Alexandre en elle, et imprima alors le mouvement de va-et-vient. Dans cette position, Alexandre pouvait à loisir caresser ses seins qui ballottaient. Je m’approchai d’elle dans son dos et profitai de cette position pour lui caresser les fesses. On entendait des bruits de succion que provoquaient leurs mouvements, leurs halètements, les petits cris de Sylvie. Soudain elle se figea, cria plus fort. Simultanément Alexandre atteignit l’orgasme lui aussi, et je pouvais sentir ses éjaculations, aux différents soubresauts qui les accompagnaient. Elle se pencha sur lui, l’embrassa goulûment et se retira. Je pouvais voir le sperme couler le long de sa cuisse, et cette vision m’échauffa encore plus. Sans plus pouvoir me retenir, je fis tomber slip et pantalon, précipitamment, ce qui me fit trébucher. Elle me vit ainsi, rit et me dit :
- — Viens !
Elle me tendit les mains, défit ma chemisette, m’embrassa avec fougue. Elle s’allongea et sans attendre je la rejoignis. Maladroitement je cherchai l’entrée de son vagin, elle m’aida avec sa main et rapidement j’entamais notre mécanique amoureuse. Mon sexe baignait dans le sperme d’Alexandre et les mouvements que je faisais provoquaient comme un bruit de clapotis. Alexandre à côté de nous, récupérait doucement en caressant sa chevelure, ses seins où parfois il rencontrait ma bouche avide. Tout d’un coup, elle me dit :
- — Attends, elle sortit mon sexe, se retourna, se mit à quatre pattes en me montrant ses fesses, prends moi en levrette.
Je fis quelques bises sur les fesses qu’elle me présentait, puis décidé d’en finir je me plaçais contre elle en lui tenant les hanches. Je sentis sa main attraper mon pénis, le placer à l’entrée et je poussai en avant. Dès ce moment, je sentis que j’adorerai cette position. J’eus le temps de me dire que ça y était, je n’étais plus puceau, puis je fis passer mes mains sur ses seins. Elle reprit ses soupirs. Rapidement Alexandre se mit face à elle et l’embrassa voluptueusement. Nos corps transpiraient, tout n’était plus que sexe et désir, le bonheur prenait forme, et cette forme c’était nos trois corps, haletants et transpirants. Je réussis à me retenir plus longtemps que d’habitude, et mon orgasme n’en fut que plus profond. Je réalisai alors que je me retirai que Sylvie n’était pas arrivée à la jouissance et spontanément je dis
- — Excuse-moi d’être venu si vite.
- — Ce n’est pas grave, on ne peut pas gagner à tous les coups, l’essentiel est que vous ayez goûté à ce plaisir pour la première fois, pas trop déçus ?
Nous protestâmes vigoureusement, alors, tendrement, elle nous embrassa l’un après l’autre longuement. Nous restions enlacés tous les trois sur le lit, nos mains s’attardant sur nos corps. Rapidement Alexandre et moi bandions de nouveau. Au bout d’un moment, elle prit nos deux têtes face à face et nous dit :
- — Embrassez-vous.
Nous étions à la fois surpris à nouveau par sa demande, mais dans l’ambiance exubérante de désir dans laquelle nous nous trouvions, nous approchâmes nos lèvres et fîmes un baiser chaste. Elle approcha alors les siennes et nos trois bouches s’unirent dans une communion totale.
À la fureur des instants précédents succédait une douce torpeur, nous la caressions doucement, tous les trois allongés les uns contre les autres. Soudain elle se redressa et nous dit :
- — Je vais me laver mes petits chéris, restez sages.
Sans autre forme de procès, elle se dirigea vers la salle d’eau. Celle-ci était attenante à la chambre et du lit, on pouvait voir le bac à douche. Elle laissa intentionnellement la porte ouverte et nous pouvions la voir nue, debout en train de régler la douche. Tout d’un coup, un jet sortit d’entre ses jambes : elle était en train de pisser sans aucune pudeur devant nous, le regard intense. Je m’étais assis sur le rebord du lit, Alexandre derrière moi, je sentais son sexe dur contre mon dos. Ensuite elle se mit sous la douche, se passa le savon sur tout le corps avec une sensualité telle que nous ne pouvions détacher nos yeux des lignes de son corps. Elle se rinça et s’essuya en nous regardant, un sourire malicieux aux lèvres. Alexandre s’était assis à côté de moi, et nous bandions ferme. De temps en temps, nous nous touchions chacun de notre côté.
Une fois séchée, elle s’approcha et nous dit :
- — Mes petits soldats sont au garde à vous, le spectacle vous a plu !
Elle s’approcha, posa ses lèvres sur le bout de nos membres, les caressa un peu et nous posa un bisou sur nos lèvres. Elle se recula et s’assit sur un fauteuil qui faisait face à nous.
- — À vous de me faire le spectacle, faites-vous un câlin tous les deux, comme vous savez si bien faire.
À nouveau elle voulait nous regarder nous toucher. Après un moment d’hésitation, je pris le membre d’Alexandre, puis posais mes lèvres dessus. Je ne voulais pas être le dindon de la farce ce coup-ci, aussi, je me redressais et présentais ma bite à sa bouche. Aussitôt Alexandre la prit et commença une fellation. Il me bascula sur le lit, amorça un mouvement de rotation avec son corps et sans lâcher mon pieu, il me présenta le sien. Nous étions en position de 69, décidément cette semaine était riche en enseignements ! Contrairement aux autres jours, je n’avais plus honte et me laissais aller à ce nouveau plaisir entre hommes. Je pris son sexe et lui prodiguais des caresses sous les bourses, ce qu’il me rendait de son côté, c’était sublime. Comme je tournais le dos à notre hôtesse, je nous fis basculer de façon à ce que je me retrouve sur Alexandre. De cette façon, nous pouvions voir Sylvie, qui se mettait les doigts dans le vagin et faisait des mouvements furieux. Elle gémissait et puis poussa un cri qui signifiait un orgasme violent qui nous surprit. Elle continua cependant de se masturber, et nous reprîmes nos fellations. Sans prévenir, j’éjaculais dans la bouche d’Alexandre, qui avala sans broncher. À son tour, il atteint l’orgasme et fit de même. Je décidai de lui rendre la pareille et fis tout pour avaler le maximum. Le sperme m’étouffait presque, et coulait sur mon menton. Au bout d’un moment, je me relevai pour voir Sylvie qui remontait au septième ciel et qui nous dit :
- — Embrassez-vous.
Nous approchâmes nos visages, et nous fîmes ainsi, goûtant notre mélange de sperme.
- — Avec la langue, dit-elle dans un souffle.
J’ouvris la bouche et je sentis sa langue rentrer, je retrouvais les mêmes sensations que lorsque j’embrassais une fille, le sperme ajoutant un piment étrange. Sylvie poussa alors un dernier gémissement, affalée, épuisée et heureuse. Elle nous fixa un instant et nous dit :
- — Allez-vous laver, mes mignons.
Nous nous dirigeâmes tous deux vers la douche et comme elle était assez spacieuse, nous nous sommes rincés en même temps. Je pris le savon, commençais à me le passer, puis sur Alexandre qui me présentait son dos. J’eus envie de lui passer sur les fesses ce que je fis, puis glissai ma main sous ses couilles. L’effet ne s’est pas fait attendre, il se mit à bander, je lui caressai son membre par derrière, je lui savonnais les jambes puis remontais. Il se retourna, me prit le savon et je me retournai pour qu’il me prodigue la même caresse. Nous avions presque oublié Sylvie. Elle avait remis sa petite culotte de dentelle noire, et appuyée sur le rebord du fauteuil elle nous fixait, sans doute surprise par notre complicité sexuelle naissante entre Alexandre et moi. Alexandre me malaxait les couilles et mon membre raide. Il se collait à moi et je sentais son sexe dur frémir contre mes fesses. Il me retourna, me savonna et me caressa la poitrine, il posa ses lèvres sur mes tétons, ce qui m’emporta encore plus loin dans le plaisir. Nous nous collâmes l’un contre l’autre, nos sexes bandés se frottant, et emportés par le plaisir nous nous embrassâmes à pleine bouche. Alors mû par une irrésistible pulsion, je me suis agenouillé et j’embouchai sa bite, complètement excité. Je me branlais en même temps que je le suçais et rapidement nous partîmes dans une éjaculation presque simultanée. À nouveau j’avalais son sperme. Sylvie avait mis la main dans sa culotte et fermait les yeux. Elle paraissait être dans une sorte d’extase silencieuse.
Enfin calmés, nous finîmes notre toilette, entre-temps elle s’était rhabillée et nous attendait pour nous faire partager une collation bienvenue.
Nous prîmes congé d’elle, elle nous dit qu’elle ne pourrait pas aller à la rivière demain, mais que nous pourrions venir ici vers seize heures. Elle nous embrassa tendrement, et nous enfourchions à nouveau nos bicyclettes pour rejoindre nos pénates, heureux et repus de plaisir.
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Histoire Coquines - Drole de soiree
Mardi 14 août. Je viens de finir d’installer les suspensions dans l’appartement. Cela fait quatre jours que je vis cloîtré ici, à monter des meubles et tout préparer pour le déménagement prévu dans deux jours. Plus que quelques menus bricolages, stores et rideaux principalement et ce sera enfin prêt. Mes filles finissent leurs cartons dans notre ancien logement aidées de leur mère.
Je suis fatigué, physiquement éreinté. Une bonne douche et ensuite je vais faire quelques courses pour tenter de dîner dignement. J’ai hésité à sortir dans un petit resto pas trop loin, mais dîner seul, à la recherche d’une autre âme esseulée n’est pas toujours très réjouissant.
Je profite de l’eau chaude qui ruisselle sur mon corps, un vrai bonheur, simple mais profond. C’est détendu que je m’habille lentement, profitant de la fraîcheur du soir.
Ah, la joie de vivre à Paris ! Avec ses monop’ ouvert jusqu’à minuit pour les retardataires et les oublieux. Je prends mon temps pour choisir mon repas, regardant de manière tout aussi attentive les différents emballages et les jeunes femmes choisissant un repas pour une personne.
Au détour du rayon surgelé, je la vois. Une femme brune, élancée, la trentaine. Elle n’est pas habillée sexy mais une classe naturelle se dégage de sa silhouette. Malgré cela elle a une apparence « fade » sans doute due à sa manière de s’habiller et à une certaine froideur apparente. Je m’approche et regarde également les plats proposés. Je l’entends marmonner, apparemment énervée, pendant qu’elle cherche son repas. Je ne peux m’empêcher de lui adresser la parole :
- — Vous ne trouvez pas votre bonheur ? Il y a pourtant du choix. Regardez cette timbale de saumon à la ciboulette, cela à l’air délicieux.
Elle lève un regard sévère vers moi, visiblement agacée.
- — Ce n’est pas une question de choix, plutôt d’invités !
- — Je ne voulais pas être importun. Mais si vos convives vous déplaisent, pourquoi les avoir invités ?
Ses yeux, l’instant d’avant froids et sévères, s’embuent de larmes et c’est d’une voix à demi sanglotante qu’elle précise :
- — C’est long à expliquer. Je me suis mis toute seule dans une situation difficile. J’ai un couple d’amis, aussi collègues de travail, qui vient dîner ce soir et ils s’attendent à voir mon fiancé. Qui n’existe pas !
Je souris doucement, pas un sourire moqueur, juste de la compassion.
- — Laissez-moi résumer la situation. Vous avez fait croire à vos amis que vous aviez rencontré quelqu’un et maintenant vous vous sentez coincée par votre mensonge.
- — C’est tout à fait cela, dit-elle en un soupir.
- — Mais puis-je vous demander le pourquoi de ce mensonge ?
- — Je ne voulais plus qu’ils me harcèlent à ne parler que de ma vie sentimentale. Vraiment j’avais l’impression d’être montrée du doigt, d’être la seule source de conversation lors des repas du midi. J’ai dit cela pour qu’ils me fichent la paix !
- — C’est compréhensible, voir le vide de sa vie sentimentale affiché chaque jour, je ne crois pas que cela soit très aidant. Je vais peut-être vous paraître entreprenant, mais j’ai peut-être une solution à vous proposer.
- — Ben j’en ai déjà une. Mon ami a dû partir en urgence car sa mère est malade.
- — L’excuse est valable, mais ce n’est que reculer pour mieux sauter. Ils voudront le revoir une prochaine fois. Ou pire, ils se douteront de la supercherie et vous redeviendrez le sujet de conversation habituelle.
- — Sans doute, mais je n’en vois pas d’autre.
Je la regarde avec douceur et prenant ma respiration, me lance :
- — Pourquoi ne ferions-nous pas de moi votre petit ami d’un soir ?
- — Quoi ? répond-elle, surprise et presque choquée par ma proposition.
- — Attendez, laissez-moi vous expliquer ma proposition sans m’interrompre.
- — Allez-y, mais je suis dubitative !
- — Je m’en doute et c’est normal. Alors, je m’explique : nous faisons de moi votre petit ami, votre fiancé. Nous donnons pendant la soirée l’image d’un couple normal, pour qui tout fonctionne bien. Vos amis seront rassurés et surtout ne vous considérerons plus comme incapable d’avoir une relation sentimentale. Ils pourront même être un peu dégoûtés et jaloux, et ne souhaiteront donc plus être invités. D’ici quelques semaines vous dites que cette histoire est finie et à ce moment là, ils penseront plutôt à vous consoler plutôt qu’à vous charrier. Vous êtes gagnante sur tous les plans.
- — Je ne sais pas, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
- — Vous savez, je pense que si vos amis jouent ainsi à vous questionner sur votre vie privée, c’est qu’ils vous sentent peu sûre de vous. S’ils pensaient que vous êtes équilibrée et heureuse dans votre vie de célibataire je ne pense pas que vous seriez leur sujet de conversation préférée. Ma proposition a au moins le mérite de casser cette spirale une fois pour toute.
- — Écoutez, c’est très gentil de votre part, mais nous ne nous connaissons pas. Et je ne vois pas comment je pourrais vous faire passer pour mon petit ami alors que je ne connais rien de vous, ni vous de moi. C’est trop risqué, ils vont s’apercevoir de la supercherie et là j’aurais vraiment tout perdu.
- — Je suis très bon comédien, j’ai fait du théâtre pendant de longues années, dis-je en souriant. Écoutez, je vais vous laisser finir vos courses tranquillement et vous laisse mon numéro de téléphone. Si cela tournait mal, ou que vous changiez d’avis, n’hésitez pas. Je n’ai absolument rien de prévu ce soir et faire la nique à des harceleurs en puissance ne me pose réellement aucun problème, bien au contraire.
Elle tend la main pour saisir ma carte, qu’elle lit d’un regard rapide.
- — Enchantée Vincent, moi c’est Lisa. Mais je ne crois pas que je changerai d’avis.
Je lui souris en m’éloignant pour finir mes courses.
***
Je suis en train de ranger mes courses dans le frigidaire lorsque mon portable sonne. Je souris en regardant s’afficher un numéro inconnu, la belle n’a même pas pris le temps de rendre son appel anonyme.
- — Allo oui, dis-je de ma voix la plus suave.
- — Re-bonsoir, c’est Lisa. Je n’ai pas changé d’avis.
- — Ha ! dis-je d’une voix quelque peu désappointée.
- — Non. Je voulais juste vous remercier pour votre proposition. Mais je ne crois pas être capable de jouer la comédie que vous proposez. Et franchement si notre numéro n’est pas crédible, je suis foutue.
- — Ne vous inquiétez pas pour ça. C’est à moi d’être crédible. De toute façon leurs regards seront braqués sur moi. Et sans vouloir vous flatter, je crois que je pourrais facilement être crédible dans le rôle de votre amoureux transi.
Il y a comme un flottement au téléphone.
- — Merci, répond-elle d’une toute petite voix, je n’ai pas l’habitude de ce genre de compliments.
- — Mais il est sincère, croyez-vous que je me sois approché de vous, que je vous aie adressé la parole parce que je suis devin et que je connaissais déjà vos tourments ?
J’entends pour la première fois son rire, cristallin.
- — Un point pour vous. Vous me draguiez donc en me proposant des petits plats au saumon ? Que j’ai choisis d’ailleurs.
- — Disons juste que je voulais voir si je pouvais capter l’attention de la plus charmante cliente du monoprix.
- — Vous êtes un flatteur, il va me falloir me méfier.
- — En effet, vous devrez être très méfiante, dis-je un sourire dans la voix.
- — Bon, allez, je vous laisse, je dois préparer mon dîner pour quatre. J’espère qu’ils auront faim.
- — À bientôt.
- — Peut-être.
La communication est coupée. Je pose mon téléphone et continue à ranger mes courses, tout en réfléchissant à ce que je vais manger ce soir parmi mes victuailles.
***
J’ai une purée écrasée à la main en train de chauffer au micro-onde, et mon tournedos prêt à se jeter dans la poêle pour une cuisson minute, lorsque mon portable sonne à nouveau. Sur l’écran je vois apparaître « Lisa » (et oui, j’ai mémorisé son numéro, on ne sait jamais.)
- — Allo oui !
- — Bonsoir mon amour.
- — Humm, bonsoir Lisa, nous sommes donc déjà intimes.
- — Que fais-tu ? Nos invités sont arrivés et tu n’es toujours pas là, je commence à m’inquiéter.
- — Ah, je vois, vos amis n’ont pas été dupes de votre stratagème.
- — Oui, je sais que tu étais chez ta mère.
- — Et donc vous aimeriez finalement faire de moi votre fiancé pour ce soir.
- — Mais nous t’attendons avec impatience.
Cette conversation m’amuse car elle ne peut répondre directement à mes questions. Je décide d’en profiter un peu.
- — Le souvenir de votre silhouette de rêve me fait bien entendu accepter immédiatement.
- — Et tu penses être là dans combien de temps, mon chéri ?
- — J’ai hâte de poser mes lèvres sur les vôtres pour vous dire bonsoir, tout en posant mes mains sur votre taille étroite.
- — Eh bien, on va prendre l’apéritif en attendant, mais ne tarde pas trop.
- — Je vois que vous êtes pressée vous aussi. Cette soirée va être mémorable pour vos amis, et pour vous aussi bien sûr.
Je sens sa voix frémir lorsqu’elle me répond :
- — D’accord, à tout à l’heure mon amour, dépêche-toi.
- — Heu, Lisa ? Juste un petit détail, envoyez-moi votre adresse par sms, sinon je ne suis pas prêt d’arriver. À tout de suite.
Je range mon dîner dans le frigidaire (heureusement que je n’avais pas encore mis mon tournedos à cuire, j’aurais été obligé de le manger pour ne pas gâcher). Mon téléphone bipe, me délivrant un sms où figure le nom complet, l’adresse, le code de la porte et l’étage de Lisa.
Je prends le temps de m’habiller plus en correspondance avec la tenue de Lisa. Un pantalon à pinces gris anthracite, une chemise en soie bleue. J’attrape mon sac professionnel et je sors de chez moi. J’ai laissé passer une demi-heure environ depuis le dernier coup de fil. Il est temps : en route pour cette soirée de représentation où j’ai l’intention de redonner confiance à Lisa tout en brisant définitivement les élans inquisiteurs de son couple d’amis.
***
La route jusqu’à chez elle ne dure que cinq minutes, juste le temps de fumer une cigarette pour me donner du courage. J’entre le code de la porte, trouve l’escalier B et prends l’ascenseur pour ne pas arriver essoufflé au 5ème étage. Je vois que la porte de droite est entrouverte, je mets donc des clefs dans ma main et ouvre la porte tout en lançant un tonitruant : « Bonsoir ».
J’entre directement dans un salon-salle à manger et je vois Lisa se lever pour venir vers moi. Je profite de cet instant où elle me cache de ses convives pour jeter un œil sur les lieux, faire un peu de repérage.
Elle s’approche encore plus près de moi, visiblement tendue. Je lui souris, laisse tomber ma sacoche à nos pieds, pose mes mains sur ses hanches, les lui caressant et, l’attirant à moi, pose mes lèvres sur les siennes. Je les rends les plus douces et caressantes possibles, attirant son corps contre le mien. Ma langue sort entre mes lèvres et elle entre enfin dans mon jeu, mettant ses bras autour de mon coup. Nos bouches affamées se découvrent. C’est humide, soyeux, chaud. Un début d’érection naît dans mon pantalon et Lisa ne peut l’ignorer. Elle ondule une fois encore puis s’écarte de moi. Elle a les joues rouges. Trop craquante dans cette situation incongrue.
- — Bonsoir, dis-je en direction des invités, vous me laissez deux minutes pour me débarrasser, je reviens tout de suite.
Je saisis ma sacoche et file dans le couloir, partant à la découverte des pièces : une salle de bains, la cuisine, un petit bureau et la chambre dans laquelle je m’attarde afin d’accumuler un maximum d’indices sur ma nouvelle fiancée. Je laisse ma sacoche dans la chambre, et rejoins lentement le salon.
Je les entends parler à voix basse. Les deux amis ont l’air excité et Lisa s’amuse à ne pas vraiment répondre à leurs questions. J’entre et m’approche des convives :
- — Bonsoir.
Ils se lèvent tous deux et Lisa fait les présentations. Luc (un homme sec et mou, mal habillé) et Sylviane (une blonde décolorée, serrée dans un tailleur pantalon trop petit et passé de mode, un brin vulgaire). Je sens que le jeu va être facile. Je leur souris, m’excusant de mon retard, dû à une visite chez ma mère après mon travail.
Ils se rassoient et comme le salon est petit, je prends place dans un fauteuil en invitant Lisa dans un geste à venir s’asseoir sur mes genoux. J’en profite pour l’entourer de mon bras dans une position visiblement amoureuse. Je glisse ma bouche dans son cou, remonte en la parcourant de bisous légers et lui murmure à l’oreille :
- — Ça va être simple, se sont des ploucs.
Elle rit comme si je l’avais chatouillée par mes baisers légers.
Sylviane demande comment nous nous sommes rencontrés. Je jette un œil à Lisa et lui dis :
- — Raconte, ma chérie.
Elle se lance :
- — Ben, c’est tout bête. Nous nous sommes rencontrés au supermarché du coin. Nous faisions tous les deux nos courses et Vincent m’a dragué gentiment. Je me suis laissé faire, et puis nous avons partagé un dîner.
- — C’est tout ? dit Sylviane d’un air dégoûté, si banal que ça ?
Je décide de reprendre la main.
- — Lisa est un peu timide, vous le savez, et du coup elle a tendance à minimiser les choses. La scène est un peu plus complexe qu’elle ne l’a décrite. Nous étions, en effet, au supermarché en train de faire nos courses, lorsque je l’ai aperçue entre les rayons. À partir de ce moment-là j’étais plus concentré sur elle que sur mes achats. Sa silhouette élancée, ses petits seins si fermes, ses fesses magnifiques, surtout lorsqu’elle se penchait au-dessus des surgelés.
Tout en décrivant la scène je regarde régulièrement Lisa qui est de plus en plus rouge. Ma main caresse sa hanche lentement, s’insinuant maintenant sous son chemiser sage.
- — Je l’ai abordée, j’ai pris la température un moment. Je sentais la timidité et la froideur, mais surtout un tempérament bien plus fougueux, caché dessous.
- — Un tempérament fougueux, chez Lisa ! Ah ben ça m’étonnerait, lance Sylviane.
- — C’est que vous ne la connaissez pas comme je la connais. Vous savez, je suis photographe et j’ai l’habitude de regarder les gens vraiment, pas seulement les apparences, qui ne sont souvent que des déguisements, des barrières. En ce qui concerne Lisa, il est évident que sa timidité l’empêchait d’exprimer ses envies, sa vraie personnalité, qu’elle cache sous des habits stricts et classiques. Mais elle a la chance d’avoir un corps de rêve ce qui a permis qu’elle attire mon attention malgré ses choix vestimentaires.
Sylviane semble en fureur contenue. Elle veut s’attaquer à Lisa. Elle a du mal à admettre que celle-ci puisse avoir séduit un homme comme moi, qui lui semble tout à coup bien plus intéressant que son Luc, assis mollement à côté d’elle et ne captant pas grand-chose de nos échanges. C’est elle qui reprend :
- — Et vous qui êtes photographe, qui voyez des mannequins toute la journée, vous avez été séduit par Lisa, ben là il faudra m’expliquer !
- — Vous savez, Sylviane, dis-je en souriant franchement, il ne faut pas croire tout ce que vous voyez sur les photos de pub et dans les magazines. Les modèles ne sont que des objets et traités comme tels, d’ailleurs. Elles ne sont pas humaines, elles ne servent que de porte-manteau. C’est pour cela qu’on leur demande de faire la gueule quand elles défilent, pour ne pas attirer l’attention sur elles, mais sur les vêtements qu’elles portent. Je préfère mille fois avoir Lisa devant mon objectif qu’une de ces filles insipides qui prennent des poses toutes plus convenues les unes que les autres.
- — Vous voulez dire que vous préférez photographier des femmes normales ? Vous me prendriez en photo ?
Je sens Lisa se tendre sur mes genoux à cette question. La mise en concurrence proposée par Sylviane la met visiblement mal à l’aise.
- — Désolé de vous décevoir Sylviane, mais femme normale ne veut pas dire femme banale. Je cherche dans mes modèles, des femmes sophistiquées et ayant une distinction naturelle. Je ne suis pas intéressé par la banalité ni la vulgarité.
Je fais une pause, le temps que mes mots touchent. Sylviane a du mal à encaisser le coup. Elle fulmine et Lisa se détend à nouveau, son corps encore plus en contact avec le mien.
- — Voyez-vous, Sylviane, ce qui m’intéresse, c’est de découvrir, de voir émerger le côté secret et intime. Regardez Lisa : sous ses dehors sages et austères, elle cache une personnalité, un corps splendide fait pour aimer et aimant cela. C’est cela qui m’intéresse.
En même temps que ces derniers mots, j’ai remonté ma main pour faire sauter les deux boutons du haut du chemisier de Lisa, qui jusque-là était fermé jusqu’au cou.
- — Regardez ce cou gracile et fin, qu’elle vous cache jour après jour, la veine qui strie le haut de sa poitrine, en même temps que ces mots, la pulpe de mon index parcourt le cou, la veine, c’est infiniment plus délicat, sensible et frais que n’importe quelle photo de mode stéréotypée et désolé de le dire ainsi, mais vous ne semblez pas avoir ces qualités que je recherche. Je me vois donc forcé de refuser une séance photo qui ne m’amènerait absolument rien d’autre que de la perte de temps.
Je me tais et redescends lentement ma main, effleurant la poitrine de Lisa. Je la sens respirer plus fort, se détendre par rapport à la situation mais aussi se tendre d’une autre forme de tension, plus intime.
Sylviane reste coite devant ce spectacle. Elle semble abattue car cela ne se passe pas du tout comme elle l’aurait voulu.
- — C’est vrai que Lisa est très belle, dit soudain Luc, qui est comme hypnotisé par le cou de Lisa et le spectacle que nous lui offrons. J’ai souvent pensé qu’il ne lui manquait pas grand-chose pour être un vrai sex-symbol, certainement de la confiance en elle.
- — Ben merci, Luc, tu t’y mets aussi ! Dis tout de suite que je ne suis pas bandante !
Luc se tait, mouché par les mots de sa compagne.
- — Je vois que, comme beaucoup de femmes, vous confondez la séduction et le sexe, chère Sylviane. Faire bander un homme n’est pas forcément compliqué. Mais cela veut-il dire que vous le séduisez, que vous lui donnez envie d’être à vos côtés le lendemain matin pour le petit déjeuner, ou de partir en courant dès l’acte consommé ?
- — Luc est avec moi depuis 2 ans, je dois donc bien avoir des atouts !
- — Ce serait à Luc de s’exprimer, dis-je en le regardant. Mais j’ai l’impression qu’il préfère s’abstenir.
Sylviane se renfrogne un peu plus, mais elle est vraiment touchée, blessée de perdre la supériorité qu’elle avait sur sa collègue et qui lui permettait de se rassurer elle-même.
Lisa elle, semble s’être redressée. Ses épaules sont moins voûtées que tout à l’heure et elle se trémousse doucement sur mes genoux au rythme de mes doigts sur sa hanche.
Sylviane, qui ne veut s’avouer vaincue, reprend :
- — En tout cas, puisque vous l’évoquiez, sur le plan sexuel, je suis sûr qu’elle se montre si timide que cela doit être frustrant pour vous ! Luc, lui, n’a pas à se plaindre de ce coté-là.
- — Non, c’est sûr, c’est même avec ça que tu me retiens, souffle-t-il entre ses dents.
- — Avoir une oie blanche dans son lit, ça va un moment, continue Sylviane qui ne tient pas compte de la remarque de Luc, malgré le regard noir qu’il vient de lui lancer.
Je souris franchement lorsque je réponds :
- — Sur ce registre, je ne crois pas que Lisa ait grand-chose à apprendre, ni de moi, ni de vous, ni de quiconque.
- — Vous voulez dire qu’elle reste avec les jambes bien parallèles lorsque vous la prenez en missionnaire, lâche-t-elle entre ses dents d’un air méchant !
- — Je veux dire que sa sensualité, sa fougue dont je parlais tout à l’heure, sont des aphrodisiaques certains pour tout homme normalement constitué.
- — Tout ça ce sont des mots. Je connais Lisa depuis six ans, et je suis sûre de moi lorsque je dis que c’est une sainte nitouche effarouchée qui a peur des hommes et du sexe. Celle que vous me décrivez ne correspond pas à Lisa, c’est sûr ! Soit vous la voyez telle qu’elle n’est pas, soit vous enjolivez les choses pour vous rassurer vous-même !
Je sens que la situation m’échappe, mais je me tourne en riant vers Lisa, l’embrasse dans le cou et dit, en m’adressant à elle :
- — Tu entends comme ils te voient ? Ton déguisement de souris grise au travail fonctionne à merveille on dirait.
Lisa est à nouveau tendue, elle me regarde dans les yeux. Elle a peur que le stratagème soit démasqué. Ma description est loin de la réalité visible au quotidien dans le cadre du travail, mais peut-être pas si éloignée de ses envies intimes. Elle me sourit, apparemment l’air confiante, pose sa main sur ma joue, m’attire vers elle, nous nous embrassons fougueusement. Ma main sur sa hanche se crispe, froisse son chemisier, le remonte un peu laissant deviner la peau du ventre plat à ses invités. Nos bouches se séparent et la sienne glisse à mon oreille ou elle susurre :
- — Jusqu’ici c’est parfait, tu as plutôt bien deviné, montre-leur qui je suis.
Je me retourne vers Sylviane et ajoute :
- — Je suppose que toute description supplémentaire, même plus détaillée, serait inutile pour vous convaincre que notre vie amoureuse et sexuelle est parfaitement épanouissante.
- — Vous ne chasserez pas ces six dernières années par des mots, non c’est sûr. Elle qui rougit dès qu’on lui parle de sexe, je ne la vois pas débridée en la matière, et rien ne pourra changer cela.
- — C’est que vous n’avez encore rien compris à ce qu’est la timidité. Elle vous fait cacher bien des choses, cela ne veut pas dire qu’elles sont absentes, bien au contraire, mais qu’elles attendent l’occasion de s’épanouir.
- — Encore des mots.
Je me retourne vers Lisa et d’un ton doux mais sans appel lui dit :
- — Va dans la chambre, enfile la tenue de lingerie blanche dans laquelle je t’ai vu ce premier soir, et reviens vite.
Elle se lève, un peu hésitante, mais disparaît dans la chambre. Pendant ce temps je me contente de regarder nos invités. Sylviane est visiblement encore aigrie et énervée par la « transformation » que j’ai décrite et qui semble lui renvoyer quelque chose d’insupportable. Luc, lui, est attentif au couloir, guettant le retour de Lisa. Je ne dis mot. Sylviane a du mal avec le silence :
- — Ne me dites pas que vous avez réussi à lui faire aimer le sexe.
- — Elle l’aimait déjà lorsque nous nous sommes rencontrés. Il n’y a qu’à l’entendre quand elle jouit pour en être persuadé.
- — Prouvez-le-moi !
- — Attendez qu’elle revienne. L’attente a des vertus aphrodisiaques. Il ne faut pas toujours vouloir tout et tout de suite, chère Sylviane.
Le visage de Luc s’illumine d’un coup, je sais que Lisa reviens. Je me force à ne pas me retourner et tend la main sur le coté. Elle vient s’y accrocher. Je la regarde enfin, malgré sa timidité, elle semble plus sûre d’elle.
- — Regardez-la. Cette superbe guêpière était déjà à elle avant notre rencontre. Regardez la transparence de la dentelle, ses tétons visibles, déjà dressés.
Je la découvre en même temps que je la décris et je dois dire que le spectacle est encore au-delà de mes attentes.
- — Le ventre plat et musclé, gainé de dentelles, la taille fine, les hanches à peine plus larges mais si féminines. Les bas soulignent magnifiquement ses jambes, ne trouvez vous pas. Et ce petit string, minimaliste qui montre plus qu’il ne cache. Retourne-toi chérie et penche-toi en avant pour leur montrer ton cul parfait.
Lisa s’exécute après m’avoir lancé une œillade mi-amusée, mi-inquiète.
- — Regardez son cul rebondi, perché sur ses deux cuisses longilignes. Regardez l’espace sublime entre ses cuisses, ses lèvres charnues à peine couvert par le string léger. Après cela Sylviane, oserez-vous encore dire que Lisa n’aime pas le sexe ?
- — Ce n’est qu’une tenue ! Cela n’indique rien.
- — À voir la tête de Luc, je ne dirais pas ça. Luc ! houhou, je vous parle. Diriez-vous que Lisa est prude en la voyant ainsi ?
- — Non certainement pas, elle est magnifique et je sens qu’elle est chaude ainsi. Désolé ma chérie, mais c’est évident.
- — Merci Luc, pour cette réponse franche et sincère, dis-je dans un sourire. Sylviane, je crois qu’il vous faut admettre votre défaite. Lisa n’est pas celle que vous croyiez jusque-là et vous devriez la respecter davantage.
- — Je suis sûre qu’elle baise moins bien que moi, lâche-t-elle finalement en dernier espoir.
Je laisse passer un temps, puis dis :
- — Cela il n’y a aucun moyen de le savoir. Nous pouvons donc laisser ce point en suspens et passer à table, je meurs de faim.
Lisa se redresse, me sourit et dit :
- — Je vais le servir dans cette tenue, en me faisant un clin d’œil.
***
Nous dînons tranquillement. Lisa n’est plus le sujet de conversation, elle se détend, rayonnante dans son ensemble en dentelle. Je continue à jouer mon rôle d’amoureux en la caressant le plus souvent possible lorsqu’elle passe près de moi, mais aussi en lui disant régulièrement combien elle est belle et désirable.
Les sujets de conversation sont variés et Luc participe pleinement. Sylviane, elle, est sur la réserve, toujours renfrognée depuis l’apéritif. Lisa rit de plus en plus souvent, détendue. Elle semble apprécier les regards de Luc et moi-même sur elle, et n’en rougit plus.
Arrivés au dessert, je dois avouer que je n’ai plus qu’une hâte, c’est que les invités s’en aillent pour me retrouver en tête à tête avec Lisa.
C’était compter sans Sylviane qui ne s’avouait pas vaincue.
***
A la fin du repas nous sommes retournés nous asseoir dans le salon et Lisa a proposé des cafés qui ont été acceptés. Elle est partie vers la cuisine avec trois paires d’yeux plantés dans le dos et les fesses parfaitement coupées par son string.
Sylviane s’est alors tournée vers moi et a réattaqué :
- — J’ai bien réfléchi à la situation et je ne crois pas me tromper lorsque je dis que Lisa est une sainte-nitouche. Vous disiez tout à l’heure qu’il suffisait de l’entendre jouir pour être convaincu du contraire, et je vous crois sur parole, mais je demande à entendre !
Je me sentais un peu coincé et Lisa n’étant pas là, il m’était difficile de savoir si le jeu allait trop loin pour elle, ou non.
- — Chère Sylviane, même si Lisa est torride dans l’intimité, qu’il lui arrive de fantasmer sur des relations pluralistes, je ne suis pas certain qu’elle soit disposée à s’exhiber faisant l’amour devant vous et je ne crois pas que ce soit un signe de sainte-nitoucherie pour autant. Je suis sûr que vous-même, vous n’accepteriez pas !
Ouf, quelques secondes de gagnées par ce retournement de situation. Suffisantes pour que Sylviane réfléchisse et que Lisa revienne avec le café en demandant :
- — Alors de quoi discutiez-vous ?
- — Ma chérie, Sylviane me demandait de te faire jouir devant elle pour preuve que tu n’es pas une sainte nitouche ! Je lui ai répondu que je pensais que tu n’apprécierais pas une exhibition de cette nature.
Lisa a rougi. Je n’arrive pas à déterminer vraiment si c’est de timidité ou d’envie. Elle pose le café et vient naturellement s’asseoir sur mes genoux. Elle pose sa main dans mon cou et m’attire vers elle. J’ai la joue en contact avec le bonnet de sa guêpière. Je la sens plus chaude que je ne l’aurais cru et j’ai envie d’en profiter un peu.
- — Ma chérie, je crois que Sylviane sera dure à convaincre. Par ailleurs, étant donnée notre aventure en club la semaine dernière, peut-être me suis-je trompé et que tu es prête à t’exhiber pour lui prouver une fois pour toutes que tu aimes jouir.
- — Vous allez en club libertin ? s’exclame Luc. Sylviane n’a jamais voulu.
- — C’était un fantasme commun, nous l’avons réalisé ensemble, dis-je en me tournant vers les invités.
Cette fois c’est au tour de Sylviane d’être toute rouge, et Luc, qui a les yeux écarquillés, semble vouloir plus de détails.
- — Et comment ça s’est passé ? finit-il par demander.
- — Tu veux que je raconte ou c’est toi, dis-je à Lisa en me tournant vers elle et en lui faisant un clin d’œil. Peut être que si c’est toi, Sylviane n’aura pas besoin de plus pour être enfin convaincue.
- — Humm. Je crois que je préfère quand tu racontes et puis, en général, t’entendre me mets en condition.
Je sens Lisa s’installer mieux sur mes cuisses et je pose ma main directement sur le haut de sa jambe, commençant à la caresser doucement alors que je démarre mon récit :
- — Alors voilà. Je suis obligé de remonter un peu en arrière pour expliquer. Il y a une quinzaine de jours, alors que je léchais l’intimité ruisselante de Lisa, j’ai commencé à m’égarer sur son petit œillet. Elle a eu un soupir profond qui m’a tout de suite indiqué que cette caresse lui plaisait. Je l’ai donc préparée pendant un long moment, jouant sur son intimité, son périnée et son anus, détrempant tout sur le passage de ma langue. Ensuite j’ai commencé à masser son anneau avec mon doigt, faisant des ronds tout autour et dessus aussi. Je le sentais palpiter alors que je continuais à lécher l’orée de sa vulve et son clitoris gorgé de sang. Tu t’en souviens mon amour ?
- — Comment pourrais-je l’oublier, répondit Lisa, c’était délicieux.
- — Après de longues minutes dans cette position, Lisa m’a demandé, et là je la cite : « Je n’en peux plus, encule-moi, s’il te plaît. » Je lui ai dit qu’il fallait d’abord me mettre dans une forme olympique car plus mon sexe est gros et raide, plus la sodomie est profonde et jouissive. Elle m’a alors prodigué une fellation extraordinaire, comme rarement j’en avais reçue, alternant les mouvements lents et profonds et les mouvements rapides et superficiels. J’ai vite été en condition. Je lui ai alors demandé de se mettre à 4 pattes sur le bord du canapé, celui ou vous êtes assis. Elle s’est accoudée sur le dossier, le cul remonté devant moi. Je suis venu me placer derrière elle et j’ai posé mon gland luisant de sa salive sur son périnée. Je lui ai dit : « Choisis, c’est toi qui décide. » Je ne faisais qu’appuyer sur son périnée et selon ses mouvements elle me faisait approcher de sa vulve ou de son anus. Elle a d’abord creusé les reins et soulevé un peu les fesses et je l’ai pénétrée d’un coup tout au fond de son vagin lubrifié à souhait.
- — C’était divin, puissant, ajoute Lisa. Je l’ai senti entrer tout au fond et venir heurter mon col puissamment.
- — J’ai fait quelques mouvements lents et profonds en elle, puis je suis sorti et j’ai repositionné mon gland sur son périnée. Cette fois, elle s’est cambrée, descendant sa croupe. Mon gland s’est naturellement placé sur son anneau. Je l’ai senti pousser alors que je commençais à m’enfoncer en elle. Elle soufflait fort, je me suis immobilisé pour qu’elle s’habitue à la présence de mon gland ouvrant son sphincter, puis la sentant se détendre j’ai recommencé à m’introduire jusqu’à ce que mes couilles viennent heurter sa vulve.
- — C’était ma première sodomie, je dois l’avouer. Jusque-là, je n’avais fait qu’accepter un doigt ou un gode dans mon anus. Mais Vincent sait tellement bien me donner envie. Je voulais m’offrir entièrement à lui, qu’il me possède au plus profond et là j’étais servie !
- — Je l’ai besognée ainsi pendant un long moment, alternant des mouvements lents et rapides, profonds et moins profonds. Parfois je sortais pour mieux me réintroduire. À un moment j’ai investit son vagin pour quelques mouvements avant de revenir investir son anneau palpitant. C’est là que Lisa a commencé à me dire que ce devait être bon d’avoir une bite dans chaque orifice. Je dois avouer qu’après ces paroles je n’ai plus tenu très longtemps et j’ai longuement éjaculé au plus profond de son ventre.
- — Oui, j’ai senti ton éjaculation profonde, tes jets puissants en moi, pour la première fois dans mon cul. J’étais heureuse, même si je n’avais pas joui.
- — Seulement voilà, je n’aime pas laisser une femme sur sa faim. Je me suis donc appliqué avec ma bouche et mes doigts pour lui offrir ce que je n’avais réussi à lui donner avec ma queue.
- — J’ai joui très vite et très fort car j’étais excitée comme une folle par la sodomie que je venais de subir et Vincent avait remis ses doigts dans mon cul, il m’astiquait pendant qu’il léchait mon clitoris.
- — Nous avons rediscuté, après cette fois-là, de ce que Lisa avait dit. Vouloir être possédée par deux queues en même temps. Cela semblait lui faire très envie. Nous avons essayé une fois en utilisant un de ses godes pendant que je la sodomisais. Elle a joui pendant que j’étais en elle, mais a dit qu’elle aurait préféré une vraie queue, chaude et vibrante. Voilà le pourquoi de notre virée dans un club libertin : trouver un partenaire pour une double pénétration.
Luc est rouge pivoine et semble très excité au vu de la bosse dans son pantalon. Sylviane est plutôt verte de rage. Elle semble convaincue et maintenant envieuse et jalouse d’avoir été reléguée au second plan, aussi au niveau sexuel. Elle dit :
- — On va peut être y aller, Luc.
Mais celui-ci n’est pas de cet avis :
- — J’aimerais avoir la suite ! s’écrie-t-il.
- — La suite est simple Luc. Nous sommes allés en club assouvir son fantasme de double pénétration et Lisa a vraiment aimé ça.
- — J’aimerais plus de détail, renchérit-il.
- — Et moi je n’ai plus envie d’en donner. J’ai déjà usé beaucoup de salive et à voir la danse légère que Lisa fait sur ma cuisse, je pense qu’il est peut être temps que vous partiez, sinon je sens qu’elle va finir par accepter l’idée de se donner en spectacle, surtout avec l’intérêt que vous manifestez pour notre récit.
Malgré mes paroles, ni l’un ni l’autre ne bougent un cil.
***
Je me tourne alors vers Lisa, l’embrasse dans le cou puis déclare :
- — Au fait, vous n’aviez pas vu tout à l’heure, mais les bonnets de la guêpière se retirent pour faire un soutien sein nu. Lisa va vous montrer.
Elle me regarde en souriant, le rose aux joues et tire doucement sur la fermeture-éclair située sous le bonnet, au niveau de la baleine. Le bonnet se détache du corset et elle le jette au loin. Elle fait de même avec le deuxième, découvrant ses seins, petits mais fermes, les pointes dressées.
- — Tu as de la chance, Luc, dis-je, je crois que Lisa, à l’évocation de nos ébats, a très envie de renouveler notre dernière expérience et à en croire ce que je vois poindre dans ton pantalon, cette idée ne semble pas te contrarier.
- — Ha ben c’est ça ! Vous n’avez qu’à faire une partie à trois avec mon copain devant moi pendant que vous y êtes ! s’exclame Sylviane.
- — Tu voulais juste une preuve si ma mémoire est bonne, réplique Lisa. Si tu es sage je t’inviterai peut-être à participer, mais pour le moment, soit bonne joueuse et fais la simple spectatrice.
Je suis surpris de voir Lisa entrer si facilement dans notre jeu ; peut-être le sentiment d’avoir enfin vaincu la situation avec ses collègues. Je murmure à son oreille :
- — Prépare-toi à une double pénétration lente et profonde.
Elle me répond dans un souffle :
- — Ce sera la première fois dans mon cul, mais tu m’en as donné très envie.
Je suis ému de ses derniers mots et c’est lentement que je l’invite à se lever.
- — Peut-être pourrais-tu mettre un peu de musique et danser pour nous en te dévêtant.
Lisa, comme dans un rêve s’exécute. Elle lance un CD sur sa chaîne et commence à onduler sur la musique. Elle fait lentement rouler ses bas et les retire en les jetant à l’autre bout de la pièce. Puis elle me regarde dans les yeux, tandis qu’elle se débarrasse de son string. Je découvre son mont de venus, parfaitement bien entretenu pour une jeune femme à l’air si prude. Me serais-je trompé de bout en bout ?
- — Garde la guêpière chérie, elle te va si bien.
Lisa sourit maintenant et se retourne vers nos invités, me montrant ses fesses et l’entrée de son vagin visible entre le haut de ses cuisses naturellement écartées. Je l’invite à déboutonner le pantalon de Luc et à le lui enlever. Elle s’exécute et découvre une queue longiligne. Elle semble la trouver à son goût et commence à la sucer en suivant les rythmes que j’avais décrit un peu plus tôt dans mon récit. Je me lève et viens me placer derrière elle. Je commence à la préparer.
Lentement, la pointe de ma langue part à la découverte de ses chairs intimes, si longtemps délaissées. Je trouve l’entrée de sa grotte, humide d’un désir certain. Je joue un temps sur ses lèvres, son clitoris gonflé, puis monte titiller de la pointe de ma langue son périnée puis finalement son anneau. J’avais raison dans mon récit précédent, celui-ci palpite sous ma langue. Il s’entrouvre, je lèche les chairs intimes, Lisa soupire et Luc aussi, dont la verge est maintenant dressée fièrement.
- — Je crois que je suis prête, lance Lisa dans un souffle.
- — Viens t’empaler sur le pieu de Luc, je te rejoins dans un instant, par derrière.
Lisa se redresse, place ses jambes de part et d’autre de celles de Luc et pose ses genoux sur le canapé. Luc en profite pour venir lécher ses seins, titiller ses tétons avec ses dents et sa langue. Lisa saisit le vit de Luc et le place bien vertical. Elle s’empale dessus lentement. Je vois ses lèvres qui épousent la bite de Luc déjà tendue à l’extrême. Je sens Sylviane bouger, sur le côté, elle s’est dépoitraillée et joue avec ses seins volumineux, l’autre main posée sur sa chatte à travers son pantalon.
- — Si tu veux jouer avec nous, plus tard, il va te falloir nous en montrer un peu plus, lui dis-je.
À ces mots elle déboutonne son pantalon et le retire en même temps qu’un affreux string a paillettes. Son sexe est béant, rouge et gonflé. Il n’est pas épilé et elle a une pilosité abondante.
Je me retourne vers Lisa qui coulisse lascivement sur le pieu tendu de Luc. Elle a les yeux fermés et savoure cette intromission de chair dans son antre.
- — Je veux l’enculer, dit Luc. Je n’ai jamais pu avec Sylviane.
- — Ha non, s’écrit Lisa, mon cul est réservé exclusivement à Vincent. Il n’y a qu’à lui que je m’offre entièrement. Si tu veux enculer quelqu’un tu n’as qu’à faire ça avec Sylviane !
- — Mais elle ne veut pas, geint-il.
- — Attends un peu qu’elle soit encore plus excitée, c’est elle qui le demandera, tu verras.
En attendant, j’ai posé ma main sur les fesses de Lisa qui continue ses mouvements lents et profonds. Un doigt s’insinue dans sa raie et vient jouer sur son anneau. Cette fois je la pénètre. Elle gémit et se tend, reculant pour que mon doigt s’enfonce davantage en elle. Elle continue à coulisser, apparemment mon doigt lui fait de l’effet.
- — Je dois être préparé, dis-je, pour pouvoir t’enculer bien en profondeur.
- — Je ne peux pas m’en occuper moi-même, mon chéri, réponds Lisa. Tu n’as qu’à demander à Sylviane, je suis sûre qu’elle se fera un plaisir de te sucer.
Je m’approche donc de Sylviane qui écarte les cuisses et s’approche de ma bite pour l’engloutir. Elle se met à me pomper ardemment comme si elle voulait me voir éjaculer au plus vite dans sa bouche. Je la retiens par les cheveux, lui imprimant un rythme plus calme et plus sensuel :
- — Tu devrais apprendre à provoquer le désir plutôt qu’à faire jouir au plus vite. Je t’assure que tu en profiterais aussi. Regarde Luc, cela fait 10 minutes que Lisa le chevauche et il va encore pouvoir tenir très longtemps. A-t-il l’air malheureux ? Je crois que tu as beaucoup à apprendre de Lisa.
Sylviane s’applique maintenant à me faire gonfler, plutôt qu’a me faire jouir. Elle comprend à mes gestes sur sa tête et ses cheveux ce que j’attends d’elle. Pendant ce temps je continue à faire coulisser mes doigts dans l’anus de Lisa, de plus en plus ouvert.
- — Je crois que je suis prêt, si toi tu l’es, mon amour, lui dis-je.
- — Viens quand tu veux, je suis prête et t’attends, me répond-elle
Je me dégage de la bouche de Sylviane et viens poser mon gland imprégnée de salive sur le périnée de Lisa. Elle est surprise et dit :
- — La place dans mon vagin est déjà prise, encule-moi.
Elle creuse les reins et mon gland, gonflé par la fellation de Sylviane, se pose sur son anneau. Bien préparées, ses chairs s’écartent pendant que mon gland s’insinue en elle. Je la sens cependant tendue, et je lui caresse le creux des reins, les hanches et la taille. La douleur semble se calmer et elle recommence a pousser vers moi pour s’enfoncer mon pieu plus profondément. Me voici enfin tout entier en elle. Je commence à reculer lentement. Lisa ne bouge plus sur la bite de Luc, me laissant imprimer ma marque dans son conduit jusqu’à aujourd’hui inviolé.
Sylviane s’est redressée pour mieux voir cette double pénétration et je vois que sa main s’est égarée sur son anus et joue avec.
- — Luc, je crois que Sylviane commence à avoir des envies de sodomie. Si tu arrives à te retenir assez longtemps tu pourras peut-être en profiter ce soir !
Lisa est maintenant détendue et je commence à bouger en elle avec de grands mouvements, amples et profonds, très lents. Elle recommence a bouger pour venir au-devant de ma bite et sentir celle de Luc dans son vagin. Parfois nos mouvements sont concomitants parfois décalés, mais chaque mouvement fait soupirer Lisa qui gémit de plus en plus fort. Sentant que sa jouissance monte, j’accélère mes mouvements. Je la sens décoller et décide de me retirer, laissant son anus béant. Elle gémit de frustration m’intimant l’ordre de venir la combler. Je m’exécute de bonne grâce, retrouvant ma place, bien au chaud dans son conduit étroit. Cette intromission profonde et rapide lance le début d’un orgasme foudroyant. Lisa crie sa jouissance dans un feulement puis s’écroule entre nous, terrassée.
Sylviane, allongée de dos sur le canapé, a maintenant deux doigts plantés dans son anus et, voyant que le spectacle est fini, réclame elle aussi qu’une bite la remplisse. Luc demande à Lisa de se retirer et vient se placer entre les cuisses de sa copine. Il dirige sa bite luisante des sécrétions de Lisa sur l’anneau de Sylviane. Celle-ci rechigne et dit qu’elle ne veut pas. Luc place son pouce sur le clitoris de Sylviane et commence à jouer avec, la faisant gémir. Puis, sans ménagement, il introduit sa verge dans le conduit anal de sa copine qui crie de douleur et d’excitation mélangées.
- — Ne fais pas le bourrin, Luc, si tu veux que cela lui plaise il faut y aller doucement dit Lisa.
- — Ça t’a plu, ma chérie, lui dis-je, autant que la dernière fois ?
- — Oui, même plus, dit-elle dans un sourire, mais tu n’as pas joui, mon amour, ta queue est encore bandée.
- — Je dois avouer que j’ai encore envie de t’enculer, ma belle. Mais j’ai peur que tu n’en jouisses pas. Crois-tu qu’avec l’aide d’une langue sur ton clitoris cela serait plus agréable.
- — Une langue ? Mais celle de qui ?
- — De Sylviane. Mettez-vous en 69. Vous vous ferez du bien toutes les deux pendant que nous vous enculerons profondément.
Lisa ne réfléchit même pas et se précipite sur sa copine qu’elle se met à lécher. Sylviane est surprise mais bien vite elle pointe la langue et se met à jouer avec la vulve qui se présente au-dessus d’elle. Lisa essaye de modérer les ardeurs de Luc qui, ralentissant un peu le rythme, donne davantage de plaisir à Sylviane. Celle-ci en remercie Lisa en jouant de plus en plus tendrement avec son clitoris. Mon gland se présente devant les yeux de Sylviane qui est aux premières loges pour le voir se poser sur le périnée de Lisa. C’est elle qui de sa main vient guider mon vit vers l’anus encore ouvert de Lisa. Je pousse et m’introduit facilement en elle.
Je peux me concentrer sur mes sensations car je sais que Sylviane participe à la jouissance future de Lisa. Je varie donc les mouvements, appréciant le conduit serré sur ma verge. Je sens parfois une contraction plus forte lorsque les coups de langue de Sylviane se font plus précis. Je commence à accélérer lorsque Lisa se met à geindre et a crier :
- — Vas-y ! Plus fort. Bourre-moi à fond. Je veux que tu vides tes couilles dans mon cul.
Ah, ces mots crus dans sa bouche si tendre. J’accélère mes mouvements au diapason de Luc et c’est quasi simultanément que les deux belles partent dans un râle de bonheur. Luc prévient qu’il va gicler et se tétanise dans le conduit de Sylviane.
Les corps de mes trois nouveaux amis se relâchent. Leur bien être est visible.
Lisa bouge un peu et s’aperçoit que ma bite toujours raide est encore bien plantée dans son antre. Elle commence alors à onduler, à reculer et avancer.
- — Tu ne veux pas jouir en moi, me demande-t-elle ?
- — Maintenant que tu as eu ta dose de plaisir, je vais prendre le mien.
Je commence alors des mouvements amples et réguliers. Ils sont profonds, mon intromission est complète dans son anus. Lisa n’a plus d’autres sollicitations que ma verge dans son conduit, mais elle recommence à gémir, me demandant d’aller plus fort et plus vite. Je m’exécute, sentant le sperme monter dans ma verge. Elle feule maintenant et dit qu’elle sent ma bite tressauter en elle et qu’elle veut me sentir gicler. Je n’arrive plus à me retenir et dans un dernier mouvement j’éclate au fond de son ventre, me répandant en de nombreuses giclées. Lisa a crié en même temps que moi.
Je profite d’être encore un peu raide pour me retirer. Lisa se retourne et m’embrasse fougueusement. Je lui rends son baiser torride. Puis elle me déclare, dans un souffle à l’oreille :
- — Je crois que j’ai eu un orgasme anal, tu crois que c’est possible ?
Quelques temps plus tard, Sylviane et Luc, après s’être rhabillés, se retirent. Je me retrouve seul avec celle pour qui j’ai été le petit ami d’un soir, toujours nus… ses yeux plantés dans les miens, pleins de points d’interrogation.

