Histoires Coquines - Songes d’un voyage en bus
La nuit est fraîche. Déjà l’automne s’annonce. Il est à peine dix-neuf heures et le ciel est d’un noir d’encre. Seule une quinzaine de passagers occupe l’autobus. On peut distinguer les silhouettes, mais à quoi bon puisque toutes sont d’un ennui mortel… Le calme qui y règne est en totale contradiction avec mon état intérieur. Depuis quelque temps, je me sens insatiable. Je ne pense qu’au sexe, je ne vis que de sexe et je ne rêve que de sexe. Comme s’il me manquait quelque chose. Je me sens incomplète. Mes pensées errent. Mon intimité a encore l’impression d’avoir en elle le sexe qui y était présent il y a une heure. Une douche rapide avant de partir pour Québec.
L’eau ruisselait sur nos corps entremêlés, d’une sensualité sans pareille. Le contact de mes mains savonnées sur son cou glissait doucement vers son torse, sentant chacun de ses muscles sous ma caresse. Puis est venu le moment où mes mains se sont dirigées vers son pubis. Je voyais déjà son sexe se distendre doucement, anticipant où cela nous mènerait. Encouragée, j’ai alors glissé la paume de ma main le long de son sexe, enduisant de savon chaque parcelle.
L’excitation était alors à son comble. Lui qui appréciait sentir le va-et-vient de plus en plus explicite, moi qui étais vraiment allumée par la vue d’un si beau membre gorgé de mousse. Le rose de son sexe contrastait délicieusement avec la blancheur du savon. Son sexe décalotté laissait entrevoir son gland bien proportionné. Malgré le plaisir que je retirais de cette magnifique vue, je l’ai fait se retourner face au jet de douche et me suis placée derrière lui. J’ai plaqué alors ma poitrine contre son dos musclé et j’ai continué ma lente masturbation.
Tout en le mordant dans le cou, j’ai glissé mon autre main le long de son échine, malaxé son cul si joliment rebondi. Le savon m’aidait à glisser un premier doigt vers son petit trou. Je sais comment cette caresse le fait grimper, mais j’aime le préparer doucement, glissant le long de sa raie et appuyant avec de plus en plus d’insistance. C’est seulement au moment où j’ai senti ses spasmes que j’ai enfin fait pénétrer mon doigt. Quelques centimètres à peine ont suffi à faire encore durcir une queue déjà si ferme l’instant d’avant. Ses ondulations de bassin m’ont signifié son désir que j’accélère la cadence. Ce que j’ai fait, tout en augmentant l’amplitude de mes mouvements contre sa verge.
Il a tourné alors sa tête, cherchant mes lèvres, que je lui ai données avec plaisir. Je me suis faite intense en mordant gentiment sa lèvre inférieure et en ajoutant un deuxième doigt dans son trou. Je l’ai entendu alors gémir et j’ai appuyé fortement vers le bas, tout en serrant très fermement son sexe alors qu’il s’est mis à éjaculer contre la céramique blanche de la douche.
C’est alors qu’il s’est retourné pour m’embrasser avec fougue. Après s’être rincé vint mon tour. Il m’a lavée avec une telle attention, m’aidant même à me rincer sous le jet d’eau qui se faisait plus froid. Rapidement mes tétons ont pointé, lui déclenchant ainsi une nouvelle érection. Je ne pouvais plus attendre. Je voulais sentir sa queue. Je me suis donc retournée, me suis penchée en avant en lui tendant mes fesses. Je l’ai regardé, le suppliant silencieusement de ne plus me faire attendre.
Ça y est, de nouveaux arrivants dans l’autobus. Deux ados. Ils m’ont remarquée car ils parlent de portable. Ils se sont assis juste derrière moi. Ils semblent un peu trop intéressés par mon cas. Fichtre, moi qui suis si allumée de vous partager ce moment. Je suis si allumée que je mouille dans un autobus ! Tant pis, j’ai trop envie de continuer. Je me dis que la noirceur et le type d’écran rendra impossible pour eux de lire ces lignes. Et pis je prends le risque. Je m’en fous.
Comme il tardait trop à mon goût, j’ai tendu ma main vers son sexe et l’ai attiré à moi tout en glissant deux de mes doigts le long de ma fente afin de préparer le passage. Le premier contact de son gland contre mon intimité a été électrisant. Rapidement, il m’a agrippée par les hanches et est venu me pénétrer d’un seul coup, jusqu’aux couilles. Sans tarder, il s’est mis à faire son va-et-vient, sans tendresse. Que du sexe, comme j’en avais envie. L’eau coulait le long de mon dos, dans mes longs cheveux, sur mon visage. Je me concentrais sur la sensation que me procuraient ses coups de bassin en moi. Je m’accrochais aux rebords du bain, mais j’avais peine à tenir sous cette force. Après avoir joui à nouveau, il m’a prise dans ses bras, me remerciant ainsi de ce court moment partagé. Comme nous devions partir, nous nous sommes préparés rapidement par la suite.
Seulement là, moi je suis dans l’autobus, allumée et laissée seule avec mes rêveries. Toute cette tension en moi doit trouver un moyen d’être libérée. J’ai envie de me caresser, mais c’est impensable dans ce bus.
- II -
Lorsque nous arrivons enfin à destination, je décide de sortir en boîte. J’adore danser, et cela me permettra de sublimer toute cette énergie. Je me prépare donc comme à l’habitude. Une nouvelle douche rapide, comme j’ai eu très chaud dans l’autobus. Toutefois, la douche téléphone au pommeau large présente à l’hôtel m’incite à m’attarder lorsque j’en suis à rincer ma chatte. Rapidement, le jet d’eau se fait délice contre mon clitoris. Pourtant, Dieu sait pourquoi, je veux garder cette énergie en moi encore un moment et j’éteins le jet d’eau.
Je m’habille avec soin. Je ne veux pas avoir l’air salope, mais je veux me sentir désirable. Je choisis donc une brésilienne courte et le soutif assorti couleur saumon, une jupe cigarette en jean, soulignant des courbes féminines, une camisole dentelée et moulante couleur corail mettant en valeur ma poitrine. Je termine par mes nouvelles bottes talons aiguilles. Maquillée, parfumée et satisfaite du coup d’œil, je me rends fébrilement à la voiture. Je ne suis jamais sortie seule, trop habituée à aller danser entre filles.
Arrivée à la boîte suggérée, je fais une reconnaissance des lieux. Immense boîte très branchée, bien que la clientèle soit à première vue un peu jeune. La piste de danse est immense, possède une mezzanine de même que plusieurs passerelles au-dessus pour les observateurs. Comme la boîte est bondée de monde, plusieurs dansent même sur les passerelles. Je remarque tout de suite les immenses cages humaines en fer forgé tout autour de la piste de danse, la surplombant. Des gens sont à l’intérieur et y dansent.
Encore fébrile et intimidée, je n’ose aller danser tout de suite. Je me commande une bière, que je bois très rapidement d’ailleurs. La fatigue aidant, je ressens rapidement cet effet grisant si agréable. Je me détends donc et commence à ressentir la musique vibrer en moi. Plutôt que de danser au milieu de la foule seule, je me dis que le plus simple serait d’entrer tout de suite dans une cage. Ce que je fais. Un jeune homme y est déjà. Il m’aborde au bout de quelques minutes et me dit que j’ai sûrement dû aller à Cuba dans ma vie pour danser ainsi sur la musique latine. Bien que je le trouve sympa, il n’est pas trop mon type. Alors je reste gentille, mais je tente d’être claire au bout d’une heure, car il ne semble pas comprendre et multiplie ses avances. Je profite de ma position surélevée pour regarder les mecs aux alentours.
Je croise le regard d’un homme dans la jeune vingtaine. Il me tend un baiser. Un peu perplexe, je crois qu’il me nargue, ou encore les dirige à quelqu’un d’autre, aussi, je me retourne et me concentre sur la musique. Deux minutes plus tard, le gars en question monte avec deux de ses potes et une fille. L’espace exigu fait en sorte que nous sommes plus restreints dans nos mouvements. Le gars, très mignon, 1,80 m, châtain, les traits fins et un regard confiant, me fait un sourire et cesse de danser avec sa gang. Il me lance un regard de défi. Je lui réponds par un clin d’œil, et me retourne dos à lui, m’accroche aux barreaux de la cage, descends en ondulant des hanches, puis remonte en caressant les barreaux avec mon corps. Je l’entends signifier son appréciation. Je me retourne, il glisse une main sur ma taille, puis dans mon dos, se rapproche de moi tout en dansant. Son regard est suggestif, son sourire moqueur. J’adore ça. Je me donne à fond. Nous dansons ainsi sur « Please don’t stop the music » de Rihanna. La chanson terminée, ses potes décident de quitter la cage, alors il me glisse à l’oreille avec un accent français un « ce fut un réel plaisir » sans équivoque et suit ses amis. Allumée et déçue, je décide de le laisser partir et me mets à danser de plus belle. La soirée avance, l’alcool également. Je m’amuse et discute gentiment avec quelques gars qui m’abordent.
Puis je le vois. Un gars qui danse comme un dieu. C’est fou comme il bouge. Il danse près du DJ, il semble faire partie de la gang. Il est à l’autre bout de la piste de danse. Je m’en fous, je veux danser près de lui et je n’ai plus aucune gêne. Je traverse dons la piste et me rends dans une cage monoplace déjà occupée par le mec du début qui ne me lâchait pas. Je sais qu’il sera content de me voir.
Rapidement, il tente de se coller à moi. Mais moi, je n’ai qu’une idée en tête, me faire remarquer du métis que je trouve encore plus sexy de près. Son teint basané, ses cheveux et ses yeux noirs, ses lèvres pulpeuses. Mais surtout, son intensité quand il danse… J’ondule des hanches, je m’accroche comme une déchaînée aux barreaux, comme si je m’y débattais, dérobant mes jambes au sol. Puis, j’attrape le barreau le plus près de la sortie, et me laisse aller à tourner à l’extérieur de la cage comme on tourne autour d’un poteau. Il crie alors pour m’encourager à continuer. J’adore ça. J’attrape un autre barreau à l’extérieur, et je me retrouve dos à mon super mec. Je tourne la tête et je vois qu’il me regarde et aime bien ma façon de danser. Je continue alors à flirter avec la cage. Comme ma jupe cigarette est étroite et me gêne dans mes mouvements, je la relève un peu d’une main, m’accroupis presque, me retrouvant un barreau entre les jambes, et ondule tout contre la cage tout en me relevant. Je quitte ensuite la cage et me retrouve face à lui. On danse un peu l’un en face de l’autre, puis il m’aborde timidement. Nous sommes tous les deux en sueur, alors il me dit qu’il fait chaud, qu’il est épuisé. Je le complimente sur sa façon de danser. Très sympa, on se met à se relancer comme ça pendant un moment.
Il est effectivement un pote du DJ, et quand la serveuse vient les voir, ils m’offrent un verre et nous trinquons à la soirée. Je le nargue par la suite en lui disant qu’il ne peut plus se plaindre de la chaleur à boire autant de verres forts. Il me dit alors que ça lui fait un bien fou. Je rétorque que j’aime bien sentir la chaleur de l’alcool descendre dans ma gorge. Il rit, se touche et me montre où l’alcool est rendu dans son estomac. Je fais de même, glissant un doigt entre mes seins jusque sous le sternum.
On se remet à danser sur « The Way I Are » de Timbaland. C’est alors que son regard se fait plus intense et que nos mains se touchent. La danse devient sensuelle et nos corps en sueur se mêlent et s’entremêlent. On se regarde, nos regards se font complices.
Après la chanson, je mens et lui dis que je n’en peux plus, que j’ai besoin d’air. Galant, il me propose de me suivre. On se retrouve dehors, le long de la bâtisse. Il pleut, une pluie d’octobre très fraîche mais très agréable. On entend sans peine la musique. On sourit, on se remet à danser, mais c’est plutôt un prétexte pour se rapprocher. Ses yeux ne lâchent plus les miens, et alors que je me sens trembler, il m’embrasse enfin.
Trop sexy le baiser, ses lèvres effleurent les miennes, puis appuient davantage. Langoureusement, sa langue cherche la mienne. Je me colle à son corps. Il glisse une main sur mon visage et de l’autre agrippe mon bassin, me maintient contre lui. L’électricité est dans l’air. Il descend sa main et tente de la glisser sous ma jupe étroite. Bien qu’il réussisse à remonter légèrement le long de ma cuisse, deux gars passent non loin de nous et nous lancent des commentaires. Un seul regard et on quitte pour se rendre à ma chambre d’hôtel. Le temps semble une éternité, mon cœur bat la chamade. Dès qu’on referme la porte, nos baisers reprennent de plus belle. On trébuche sur le lit, son rire me fait craquer encore plus, comme si c’était possible.
Il est intense. Il glisse à nouveau sa main sous ma jupe, remonte à l’intérieur de mes cuisses. Je sens la chaleur de ses mains, lorsqu’il rencontre mon slip. Il s’amuse à me caresser au travers. Moi qui adore cette caresse, je me sens comme s’il me connaissait déjà. Notre linge est trempé, et la chaleur de nos ébats contraste avec la fraîcheur de nos corps lorsque nous nous retrouvons en sous-vêtements. Je grimpe alors à quatre pattes au-dessus de lui, l’embrasse fougueusement alors qu’il en profite pour glisser un doigt sous mon slip. Un sourire de satisfaction éclaire son visage lorsqu’il réalise que je suis déjà trempée. L’humidité qu’il y trouve n’a rien à voir avec la pluie. Je suis si excitée que le contact d’un simple doigt cherchant mon intimité déclenche en moi une vague que je n’arrive pas à décrire.
Comme je ne peux plus tenir, je glisse le long de son corps, embrassant son torse au passage. Je glisse enfin ma main contre son sexe en érection. Lorsque mon visage arrive au-dessus, je mets ma bouche autour de son sexe, à travers son boxer. Mon souffle chaud en transperce le tissu et lui vole un soupir. Impatiente, je glisse ma langue sous le slip, réussis à atteindre son gland, et lui retire son slip. J’humidifie mes lèvres, le regarde dans les yeux lorsque je glisse sa queue dans ma bouche, tranquillement, le plus loin possible. Il geint doucement, j’adore entendre sa voix grave exprimer son plaisir. Sa verge est superbe, droite et fière, j’arrive à peine à en faire le tour avec ma main. Ma langue s’amuse le long de sa hampe, et tourne autour de son gland au rythme de mes va-et-vient. Je caresse ses bourses d’une main tout en me soutenant au-dessus de lui de l’autre. Je retire sa queue de ma bouche, le regarde à nouveau et la réinsère en appuyant avec le plat de ma langue. Je répète à plusieurs reprises en le masturbant dès que sa queue est à l’extérieur de ma bouche.
Comme son souffle s’accélère et que je sens qu’il va bientôt jouir, je ralentis légèrement et change le rythme afin de faire durer le plaisir. Je renverse ma tête un peu plus vers l’arrière et entame un dernier va-et-vient profond et lent. Il jouit à l’intérieur de ma bouche en râlant, déclenchant en moi une vague de chaleur de mon sexe à mon cou.
Ses mains m’agrippent alors et me remontent à la hauteur de son visage. Sentir sa force manque de me faire défaillir et c’est sans peine qu’il me renverse sur le lit. Il m’embrasse à nouveau, glissant une main le long de mon corps, commençant par mon cou, s’attardant sur ma poitrine, glissant sous ma brésilienne. Il m’agrippe de la paume de sa main, glissant vers mon intimité, caressant mon périnée, taquinant l’entrée de mon vagin de ses doigts. Puis il me doigte enfin, toujours en appuyant le haut de sa main de telle sorte que mon clitoris reçoive les contrecoups du mouvement de ses doigts. Je glisse ma main derrière sa tête, la dirige vers mes mamelons pointés, qu’il se met à suçoter doucement.
Sa langue est habile. Je n’ai qu’une seule envie, le sentir en moi. À nouveau, comme s’il me connaissait déjà, il grimpe sur moi, s’étendant de tout son poids. Je glisse mes jambes autour de son bassin sans plus attendre. Il me pénètre en me regardant intensément, nous arrachant tous deux un soupir. Le sentir enfin en moi est exquis, sa queue est faite pour donner et prendre du plaisir. Nous baisons comme nous dansions. Je me cambre afin de m’offrir encore plus à lui. Ses mouvements sont langoureux, tendres et intenses à la fois. Nous sommes en sueur, encore. Je glisse mes mains sur son torse, les dirige lentement vers son cul, auquel j’imprime un rythme plus accéléré. Je le serre en moi afin de sentir davantage sa virilité. L’excitation de cette folle soirée, de nos ébats, a raison de moi. Je sens une chaleur monter en moi, signifiant l’arrivée d’un orgasme délicieux. Je gémis doucement à son oreille, renverse ma tête vers l’arrière, prise de spasmes. Ma propre jouissance exacerbe les sensations de mon amant, qui vient peu de temps après dans un halètement.
Épuisés, nous avons un regard complice. Il me sourit et me dit :
- — Si on allait prendre une douche ?
Déjà je sens en moi une nouvelle quiétude. J’ai de nouveau envie de mordre dans la vie à pleines dents. Était-ce le début de mes aventures ?
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Le lendemain matin, c’est la douceur des rayons de soleil sur notre toile de tente qui me réveillèrent. Nathalie n’avait pas bougé et je pouvais admirer son dos et sa délicieuse cambrure de reins. J’eus une terrible envie de la caresser, le contact avec sa peau satinée est si doux et délicieux ! Mais je me l’interdis, elle est si belle quand elle dort. Doucement, je me levai sans faire de bruit, en prenant bien soin de ne pas la réveiller. Le glissement de la fermeture éclair fut une épreuve pour ne pas troubler la pureté du sommeil de cette femme avec qui j’avais tant de chance de faire cette randonnée.
Une fois dehors, je m’étirai et pus profiter de la nature à son état brut. Nous étions à deux mille neuf cents mètres d’altitude et malgré cela, la température extérieure était bonne. L’été canadien nous réservait décidément de bien agréables surprises ! Le panorama qui s’étalait devant moi était époustouflant. Nous l’avions découvert hier soir au coucher du soleil, maintenant la lumière du matin venait caresser les cimes environnantes éternellement enneigées, et la vallée était recouverte d’une épaisse brume matinale. J’avais l’impression de voler au-dessus des nuages entre les sommets qui culminaient à trois mille cinq cents mètres pour les moins hauts. Pas un bruit ne venait troubler cette quiétude matinale.
Toujours en tenue d’Adam depuis notre étreinte de la veille, je décidai de prendre mon courage à deux mains et de tenter une baignade dans le lac. Mon corps portait encore les traces de notre nuit d’amour et je me persuadais qu’un tel bain serait tout à fait indispensable à ma survie en montagne… Une fois au bord de l’eau, je tentai timidement un orteil, que je retirai très vite… À cette altitude, l’eau ne devait pas dépasser les 5°C ! Un véritable supplice ! Je décidai donc de renoncer au bain et de simplement me laver le corps en plongeant mes mains dans l’eau. Cette toilette fut la plus difficile depuis mon service militaire, mais bon, il faut ce qu’il faut… C’est alors que je sentis une présence derrière moi. Nathalie s’était levée et vint se coller à mon dos en m’enlaçant de ses bras. Le contact de son corps chaud avec le mien froid la fit frissonner. Mais elle m’enserrait et ses mains parcouraient mon corps.
- — Tu allais te baigner ? Tu en as du courage ! Cette eau doit être glaciale.
En disant cela, Nathalie ne cessait de parcourir mon corps de ses mains fines et sensuelles. Je sentais la chaleur de son être coller à mon dos, c’était une sensation divine ! Je ne pouvais honnêtement pas lui avouer que j’allais simplement faire trempette, trouvant moi aussi ce foutu lac bien trop froid ! Non, ce n’était pas possible, ma virilité devait rester intacte ! Je pris mon courage à deux mains, me retournai tout contre elle et l’embrassai langoureusement. Le corps de Nathalie frissonna au contact de ma peau froide et humide.
Je puisai dans ses lèvres le courage de ne pas la décevoir. Les hommes sont capables de grandes choses, quand ils se sentent admirés et aimés, je suis de ces hommes capables de déplacer des montagnes pour l’amour d’une femme.
Rassemblant toutes mes forces et mon courage, et surtout avec un air de ne pas en avoir l’air, je commençai ma lente descente vers les flots gelés de ce maudit lac. On ne m’y reprendra pas deux fois et je prendrai bien soin, lors de nos prochains bivouacs, de trouver un endroit sans lac ! Quoique, parfois, on n’y fait d’agréables rencontres ! Et je me remémorai l’épisode du lac, avec Mike et Paul, et surtout la fameuse pipe aquatique ! Cela me paraissait lointain maintenant. (11601 - Rencontres très intimes).
J’en étais au passage le plus délicat : l’immersion de mes attributs virils dans cette eau glaciale. C’est certain : mes toilettes, au service militaire, en plein hiver, dans de l’eau gelée, n’étaient rien comparées à ce matin d’été canadien ! Je tournai la tête pour savoir si mon calvaire était au moins digne d’intérêt de la part de la femme que j’avais tant aimée cette nuit, et que je tentai d’impressionner. Elle semblait m’encourager du regard, se tenant les bras croisés. Le froid mordait mes jambes et commençait à se faire sentir le long de mes cuisses. Dans un dernier élan de courage, puisé auprès de ma supportrice, je plongeai tête la première dans le lac. Tentant de ne pas me frigorifier sur place, je nageai le plus rapidement possible pour tenter de me réchauffer. Et l’effet se fit sentir, mes muscles et ma peau, après s’être tétanisés sous le choc de la température, commençaient à se réchauffer sous l’effet de mes mouvements rapides. Décidément, les hommes sont stupides : un regard, une caresse de femme et les voilà en train de faire des folies !
Je sentis, après quelques minutes de ce traitement, que mes testicules me rentraient véritablement dans le ventre à cause du froid. Les messieurs comprendront l’effet pour le moins désagréable et douloureux de la chose, et je jugeai que j’en avais assez fait pour « éblouir » ma belle. Lentement, toujours sans avoir l’air de souffrir du froid, je quittai ce lac pour me diriger vers Nathalie. Je ne souhaitai qu’une chose : me précipiter dans la tente et prendre la première serviette venue pour me sécher et me réchauffer, mais je croyais plus valeureux de tenter de cacher mon claquement de dents et de me diriger lentement vers cette femme pour qui j’acceptais de me faire souffrir. Quand je fus près d’elle, elle éclata de rire.
- — Tu es fou ! Tu as les lèvres bleues, les doigts et les orteils bleus ! Tu es gelé, mon pauvre ! Pourquoi t’es-tu baigné ? C’est stupide ! Elle est beaucoup trop froide !
Et voilà comment toute la volonté du monde est réduite à néant devant la faiblesse du corps ! Mes efforts avaient donc été vains et l’estocade fut portée quand elle me dit :
- — On ne voit même plus ton sexe, tellement tu es gelé ! Ce n’est d’ailleurs plus un sexe mais un vermicelle !
Et Nathalie, fière de sa remarque, éclata de rire. Désorienté, je jetai un coup d’œil rapide sur l’objet de l’hilarité féminine et je m’aperçus avec stupeur que ce qui me pendait habituellement fièrement entre les cuisses, n’était plus que l’ombre de lui-même, ma virilité elle aussi avait capitulé, me laissant ainsi dans un grand moment de solitude. Ayant pitié de mon état, Nathalie vint me rejoindre avec une serviette et me frictionna avec vigueur afin que je retrouve des couleurs. Vexé, je ne disais rien. Comment lui avouer la véritable raison de ma baignade forcée ? Nathalie commença à préparer le petit-déjeuner pendant que je terminais de me frictionner et d’enfiler un caleçon.
Elle s’était mise en sous-vêtements comme elle seule en a le secret : c’est bien la seule femme qui part en randonnée avec des sous-vêtements de dentelle ! Mais c’était pour mon plus grand bonheur et pendant que j’enfilais mon caleçon, je l’admirais dans sa petite tenue rouge vif, penchée sur le réchaud à gaz. C’est dans cette tenue et toujours aussi envoûtés par le panorama, que nous avons pris notre premier repas de la journée. Assis l’un à côté de l’autre, je me concentrais sur mon bol de lait chaud pour tenter de poursuivre mon réchauffement. Nathalie, sans rien dire, me caressait le dos et les épaules. Mais j’étais trop absorbé par mon repas pour pouvoir vraiment en profiter.
Deux heures plus tard, le campement n’était plus qu’un souvenir, et nous reprenions la route en direction d’une ville de taille moyenne que nous espérions atteindre dans la soirée. Pour cela, il nous fallait passer un col situé à environ vingt kilomètres et la ville serait quinze kilomètres plus loin. Nathalie était derrière moi et ne cessait de me parler de sa vie d’avocate, de ses amies qui l’avaient pourtant mise en garde sur cette expédition avec un homme qu’elle ne connaissait pas (moi, en l’occurrence).
- — Ah ! elles vont en faire, une tête, quand je leur raconterai nos vacances ! Attends-toi à avoir une meute de jeunes femmes à tes trousses pour tes prochaines randos ! Et quand je leur aurai montré ta photo, là, ce sera le siège devant ta garçonnière à Paris ! J’ai plein de copines célibataires en mal de beaux mâles comme toi, tu sais !
Nathalie était intarissable ; elle enchaîna sur l’énumération du pedigree de tous ses amoureux depuis l’âge de douze ans (eh oui : elle était précoce !!!) Cette séance de confidence me rappela une scène de 4 mariages et un enterrement où, dans un bar, les héros se prêtent au même type de confidences. Sauf que je restais muet et me contentais de marcher à un bon rythme. Nous quittions les alpages pour redescendre dans la forêt de conifères. L’odeur était envoûtante, bien plus que les récits de Nathalie, qui devait en être à son copain numéro 7, à seize ans…
Voyant mon absence de réaction, Nathalie se fit plus précise sur les goûts sexuels et les pratiques sexuelles de ses amants. J’appris ainsi que le numéro 9 était bi et qu’il rêvait de parties fines avec Nathalie et son meilleur ami. Je me demandai où elle voulait en venir, avec ces confidences. Elle n’avait jamais fait l’amour avec plusieurs hommes, sauf depuis notre périple américain, mais m’avouait avoir pris beaucoup de plaisir à sucer deux hommes après leur entraînement de rugby. Ce devaient être les numéros 14 et 15, me précisa-t-elle, leurs camarades avaient laissé la porte des vestiaires grande ouverte en quittant les lieux, alors que les deux chanceux étaient encore sous la douche. Je me demandai bien ce qu’elle faisait à traîner dans les couloirs des vestiaires. Ma curiosité l’emporta et je rompis mon silence.
- — Tu avais quel âge ?
- — Dix-neuf ans, je crois
- — Et qu’est-ce qu’une jeune fille de dix-neuf ans fait dans les couloirs des vestiaires après les matches de rugby ?
- — Des pipes !
Nathalie était vraiment incroyable, son ton assuré me troublait, elle s’assumait comme rarement les femmes le font.
- — Tu les connaissais ?
- — Oui, si l’on peut dire… depuis quatre-vingts minutes… J’avais flashé sur leur corps, ils étaient bâtis comme les dieux du stade et durant tout le match je n’avais cessé de les imaginer jouant torse nu.
- — Tu ne recules devant rien ! Tu en as d’autres comme cela ?
Je me rendis compte qu’elle savait tout de moi, de ma vie et de mes expériences sexuelles, alors que je croyais bien la connaître mais, au final, elle ne m’avait dévoilé qu’une partie de sa vie. Nathalie était, malgré les apparences, très pudique et je compris que son apparente facilité à rencontrer les gens n’était en fait qu’une carapace pour se protéger elle-même. Ses confidences intimes, que j’avais d’abord prises pour du pipelettage, étaient en fait une marque de confiance, car enfin elle levait le voile sur une partie d’elle-même. Nathalie avait besoin de se confier, elle continuait le récit de ses frasques, amoureuses ou purement sexuelles. Elle semblait avoir besoin de se confier à quelqu’un en qui elle avait confiance.
- — Ma meilleure expérience a été avec des militaires ! me confia-t-elle.
Très étonné, je la questionnai.
- — Des militaires ! Mais tu auras fait tous les corps de métiers ! Il ne te manque plus que le ramoneur ! osai-je, un peu honteux…
Nathalie ne releva pas, et commença son histoire.
* * * * * *
C’était en Afrique, j’étais au Tchad, à N’Djamena, pour une semaine de négociations sur un dossier juridique dans le cadre d’un stage dans un cabinet d’avocats parisien. Le soir, j’aimais sentir l’ambiance brute de la ville, sous la moiteur du mois de mars. Après une longue marche, je rentrais vers mon hôtel. Sur la route, trois légionnaires français en poste au Tchad m’ont dépassée. Ils devaient être en permission et parlaient fort. Une fois devant moi, ils se sont retournés pour me déshabiller du regard. Ils n’avaient certainement pas vu de femme blanche depuis longtemps, car leurs regards se faisaient insistants. Ils semblaient vouloir profiter de ce moment que je leur offrais. Ces quelques instants volés me troublèrent et je les regardai s’éloigner, reprenant leur conversation qui, cette fois, concernait mon anatomie. D’après leurs commentaires maladroits et peu discrets, ils semblaient me trouver à leur goût. Je profitais également du spectacle qu’ils m’offraient, en s’éloignant. J’admirais leurs larges épaules et leurs petits culs de militaires serrés dans leur pantalon kaki. Ils étaient beaux gosses, et je me sentais troublée par cette rencontre furtive mais intense. Leur sourire carnassier évoquait toutes les pensées lubriques qui leur passaient par la tête. Je n’oublierai jamais cette image.
Qu’as-tu fait ? Tu ne les as tout de même pas violés, les pauvres ! Ils auraient été trop contents !
J’ai décidé de les suivre… Je savais où ils allaient car, près de mon hôtel, se trouvait un bar à légionnaires. Tous les soirs, ce bar était envahi par ces hommes à la recherche d’un moment d’évasion. J’étais certaine que je les retrouverais dans ce bar. Ils marchaient trop vite pour moi et je les ai perdus de vue. Mais une fois arrivée devant le bar, je pris mon courage à deux mains et poussai les portes d’entrée dont la peinture avait disparu depuis longtemps au fil des bagarres. L’atmosphère était encore plus moite que dans la rue, une musique des années 50 criait dans la pièce principale où des couples s’étaient formés et dansaient sensuellement. Toutes les femmes étaient tchadiennes. Elles ne cherchaient qu’une chose : satisfaire un de ces hommes en mal de sexe moyennant finance. Mon entrée fut remarquée, car j’étais la seule femme blanche, des centaines de paires d’yeux me scrutaient, me jaugeaient, et je me sentais nue devant ces hommes en uniforme, tous plus beaux les uns que les autres. Ils dégageaient une virilité sensuelle qui me troublait.
Tu ne t’es pas enfuie ?
Non. Bizarrement, je me sentais protégée par eux, je sentais que j’exerçais sur eux un pouvoir d’attraction qui leur interdisait tout geste déplacé. Je pense que je bénéficiais de l’effet de surprise… Je me mis donc rapidement en quête de mes trois mâles, et je les trouvai attablés au bar, une bière à la main. Ce devait être les seuls qui ne m’avaient toujours pas remarquée, car ils me tournaient le dos et étaient en pleine discussion. J’ai alors pris mon air de rien et je me suis installée à côté d’eux. Ils m’ont tout de suite reconnue et se sont tournés vers moi, je retrouvai leur sourire qui m’avait tant émue. Je faisais toutefois mine de ne pas les voir et attendais que l’on me serve mon jus de tomate. Une fois servie, l’un d’eux régla la note à ma place. Sans un regard pour lui, j’entamai la conversation sur leur comportement inacceptable dans la rue quelques minutes plus tôt. Ils ne répondirent pas et m’entourèrent en me proposant de trinquer avec eux. Ma tentative d’intimidation avait manifestement échoué…
Leurs voix étaient calmes, posées, rassurantes et terriblement viriles. Je ressentais au plus profond de ma chair l’appel du sexe. Un sentiment lubrique m’envahissait. Leur côté bestial me rendait folle, et ils en jouaient. Ils se rapprochèrent, et leurs mains frôlèrent mes cuisses. Celui qui se tenait derrière moi se rapprocha encore un peu plus, et je commençai à sentir son souffle dans mon cou et la chaleur de son corps sur mon dos. N’y tenant plus, je décidai de me lever et les invitai à me suivre d’un regard qui en disait long sur ce que j’attendais d’eux. Ils me suivirent en dehors du bar, leurs sourires ne laissaient plus aucun doute sur la teneur des heures à venir…
Tu m’avais dit que tu n’avais jamais fait l’amour avec plusieurs hommes en même temps !
C’est vrai. Laisse-moi continuer…
Nous nous sommes dirigés vers mon hôtel, je les ai fait rentrer dans ma chambre, moyennant un bon pourboire au portier pour qu’il ferme les yeux. Trois légionnaires avec une femme seule dans une chambre d’hôtel, ça peut en effet être considéré comme une entorse au règlement intérieur de cette vénérable maison. Mais mes trois militaires eurent tôt fait de régler ce détail avec le portier. La suite s’est passée dans une ambiance surnaturelle. J’avais à ma disposition trois forces de la nature dans ma vaste chambre, dont je m’apprêtais à abuser selon mes attentes. Tous leurs gestes étaient empreints de douceur et de respect, ils étaient très attentifs au moindre de mes gestes, au moindre de mes désirs, j’étais le centre de toutes leurs attentions. Ils m’entourèrent et, très délicatement, leurs mains parcouraient mon corps. Je les embrassais chacun leur tour, pour goûter leur bouche, mêler nos langues. Mes mains parcouraient leurs corps prometteurs, alors que leurs caresses se faisaient plus précises. Je me collais alternativement sur l’un puis l’autre et enfin le troisième pour me sentir désirée, et prisonnière de leurs caresses.
Les mots étaient inutiles mais je voulais tout de même fixer une règle : je voulais m’offrir à chacun d’entre eux alternativement, je voulais profiter de chacun de ces hommes entièrement, totalement et exclusivement offerte. Ma proposition leur convenait manifestement car deux d’entre eux se reculèrent et vinrent s’asseoir chacun d’un côté du lit.
Je commençai donc par ce grand gaillard, resté debout devant moi. Il était brun et portait une barbe de trois jours. Sa chemise kaki à manches courtes laissait entrevoir des bras de bûcheron. Ses mains énormes caressaient mes seins. Je me collai contre son corps pour ressentir tout le désir qui déformait son pantalon. J’ai toujours aimé ce moment où l’homme, emprisonné dans ses vêtements qui entravent son membre, se frotte contre mon corps avec impudeur, fier de faire sentir le résultat de mes caresses. C’est donc en me retournant vers la glace de ma chambre que je frottais mes fesses rebondies sur son entrejambe. Comme ses deux collègues, je ne manquais rien du spectacle, il me caressa tout le corps, remonta ma robe, me caressa les cuisses et se fit plus précis. Ses baisers dans mon cou et sa manière de rouler des hanches contre mon cul vinrent à bout de ma raison, de ma résistance. Je me retournai et, après l’avoir sauvagement embrassé en lui maintenant la tête, je m’agenouillai et commençai à lui ouvrir sa ceinture. Il en profita pour me dégrafer la robe et la faire coulisser par le haut. Un sifflement d’admiration retentit dans la pièce, quand les deux autres légionnaires me découvrirent en lingerie fine.
J’avais ce matin opté pour un ensemble string-wonderbra blanc qui faisait ressortir mon teint halé par le soleil africain. Leur surprise et leur admiration pour moi décuplèrent mon envie de les satisfaire, ce serait ce beau brun mal rasé qui allait goûter le premier mes caresses expertes. Son sexe était tendu et dur. Il était doux et délicat, ce qui contrastait avec l’image de cet athlète au visage sévère, cela renforçait mon désir. Je le léchais tendrement, sensuellement, en glissant mes mains sous sa chemise. Son membre s’allongeait encore dans ma bouche. Je me régalai de cette sensation de douceur et de virilité. Mon désir n’en finissait pas de grandir quand mes mains parcouraient ses abdos tendus sous sa peau. Je n’aurais décidément pas trop de trois hommes pour me satisfaire. Je jetais un coup d’œil aux deux autres de temps en temps. Leur détresse se lisait dans leur regard, ils étaient impatients que ce soit leur tour et leur pantalon était sur le point d’exploser. Ils tentaient de se faire patienter en se caressant au travers de la toile épaisse et rugueuse de leur uniforme.
Mon premier militaire se tenait devant moi, avec simplement sa ceinture ouverte et la braguette défaite pour laisser libre accès à ma bouche sur son membre court, mais épais et nerveux. Il semblait trouver un certain plaisir de se voir ainsi dans la glace, le sexe planté dans ma bouche en train de le gratifier. Ses mains imprimaient un rythme plus rapide sur ma tête et j’entendais son souffle fort. Il se cambrait en arrière pour s’offrir entièrement à ma bouche, sa virilité gonflait encore, il était au bord de l’explosion. Par respect pour ses camarades, je ne voulais pas qu’il explose en moi ou sur moi. Je me dégageai juste à temps pour pouvoir admirer la violence de son jet de sperme qui s’écrasait sur la moquette. Son éjaculation avait été aussi violente que brève. Il avait poussé un long râle de jouissance qui m’excitait au plus haut point : j’adore entendre ces messieurs céder au plaisir et ne plus se contrôler pendant ces quelques secondes au paradis Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau qu’un homme qui se laisse aller à sa jouissance.
Un long trait de sperme de légionnaire maculait maintenant la moquette sombre de ma chambre. Épuisé par la rapidité et la violence de sa jouissance, mon beau légionnaire brun s’écroula sur le lit alors que je couvrais de baisers son torse imberbe, son ventre, terminant par un délicieux baiser sur ses bourses douces et légèrement velues.
De retour devant la glace, le second s’était déjà levé et m’attendait en massant délicatement la bosse qui déformait scandaleusement son pantalon d’uniforme. Nous nous embrassâmes fougueusement devant la glace, sous le regard de ma première victime (toujours allongé sur le lit en train de reprendre ses esprits) et de ma future troisième victime. Nos langues se mélangeaient pendant que ses doigts frôlaient ma peau. Il était blond et, comme son ami, bâti dans le roc. Je voulais cette fois profiter de ce corps et pendant qu’il me couvrait de baisers debout devant la glace, je le déshabillai et découvris ce physique, semblable à ces fameux calendriers, qui m’avaient tant fait fantasmer durant mes années d’études.
Agenouillé devant moi, il me titillait l’entrejambe, léchait mon intimité, me masturbait avec douceur et force. Il me caressait à la manière d’une main de fer dans un gant de velours, c’était la première fois que je ressentais cela. La force brute de ses muscles contre mon corps et l’agilité, la souplesse et la précision de ses mouvements félins me transportaient de bonheur. Je m’abandonnais à ses caresses en m’appuyant sur ses larges épaules pour ne pas tressaillir. Sa bouche sur mon sexe me transportait de plaisir, je ne touchais plus terre. Je lui imprimai le rythme avec mon bassin qui me menait tout droit vers l’extase de la jouissance. J’étais comme tétanisée par la violente vague qui me submergeait. Mon orgasme avait été si soudain et si violent que j’en étais moi-même surprise. La bouche de mon deuxième légionnaire était recouverte de ma substance vaginale et ses yeux pétillaient de plaisir, il me souriait avec un air de vainqueur. Agenouillé à mes pieds, nu et le sexe tendu, il poursuivait ses assauts en me dévorant de la bouche, des mains, son corps entier me possédait.
Je voulais maintenant que cet homme qui avait si bien su s’occuper de moi avec sa bouche et ses mains, me montre de quoi il était capable avec ce beau sexe décalotté gorgé de sang et de plaisirs prometteurs. Je voulais m’offrir exclusivement à lui, et le sentir me posséder devant ses copains. Je me plaçai à quatre pattes face à la glace, sur la moquette, à l’endroit où la trace de sperme de son ami était encore fraîche. La glace reflétait nos images et j’admirai cet homme à la musculature saillante, se positionner derrière moi. Son corps reflétait la vigueur, la virilité et la douceur. Ses mains saisirent mes hanches fermement et je sentais son membre glisser entre mes grandes lèvres, sans toutefois me pénétrer. Sa colonne de chair coulissait le long de mon intimité lubrifiée, me permettant de prendre la mesure de l’objet phallique qui s’apprêtait à me posséder. Ce contact dur et doux, me faisait perdre la tête, la glace me renvoyait l’image d’un dieu du stade au corps luisant de sa transpiration dans la pénombre de ma chambre.
Les rideaux tirés, un rayon de soleil éclairait notre étreinte et mettait en valeur son corps souple et solide ainsi que mes formes avantageuses. C’est moi qui, par un mouvement de hanche, m’empalai sur son pieu. Mon vagin emprisonnait ce sexe et j’imprimai mon propre rythme. Ses mains sur mes hanches, il accompagnait ma danse vaginale autour de son phallus, qui me pénétrait profondément. Ses couilles butaient en moi, et j’admirais dans la glace les muscles de cet homme se contracter sous le plaisir. J’augmentais ma cadence en resserrant du mieux que je pus mes muscles vaginaux, ce qui lui arracha des soupirs de plaisir. Ses yeux me fixaient dans la glace, il était à l’écoute de mon plaisir, tous ces sens étaient à mon service pour me procurer le maximum de plaisir. Mes mouvements de hanches se faisaient tantôt plus rapides, tantôt plus lents, j’aimais parfois m’arrêter pour prendre la mesure de ce sexe figé au plus profond de moi. Ma main gauche partait à la découverte de ses testicules qui butaient lourdement contre mon clitoris. Les soupirs s’étaient transformés en gémissements. J’aimais entendre cette voix rauque dure et virile céder au plaisir de ma chair.
Son ami brun, toujours en tenue d’Adam (pour mon plus grand plaisir…) s’était remis de la violence de sa jouissance et vint s’asseoir à côté de moi. Sa présence aussi proche m’excitait beaucoup, car il ne cachait rien de son nouvel état d’excitation et semblait espérer que je revienne sur les règles du jeu que j’avais édictées. Malheureusement pour lui, je ne revins pas sur ma décision, j’aimais la proximité de sa présence, mais je m’abandonnais totalement à l’homme qui me chevauchait. Comprenant que je ne reviendrais pas sur mes règles, il commença à se masturber en me caressant le corps de ses yeux. C’était divin de sentir ces forces de la nature me désirer si fort, et en même temps totalement dociles. J’avais le sentiment d’avoir dompté trois dieux grecs. Derrière moi, mon bel athlète blond transpirant de plaisir m’offrait un délice charnel et visuel que je n’avais jamais connu. D’une main il se caressait le torse et les abdos ruisselants de sueur, et de l’autre il me titillait alternativement l’anus et le clitoris.
C’était lui maintenant qui imprimait le mouvement. Sa résistance semblait inébranlable. Cet homme était un véritable roc. Je sentais à chaque contact avec son corps ses muscles bandés me heurter dans la violence de l’étreinte et la douceur virile de l’amour. Je voulais le sentir tout contre moi, et pour cela je me dégageai et quittai le miroir à regret, pour m’installer sur le lit. Il vint me rejoindre et se positionna naturellement au-dessus de moi. Je m’offrais à cet homme, me permettant ainsi de le caresser à loisir. Son large dos puis la cambrure de ses reins et ses fesses dures et légèrement velues qui, dans l’effort de la pénétration se contractaient. C’était un régal permanent que mes mains tâtaient, flattaient, caressaient, griffaient même. J’étalais sa sueur sur nos corps. J’avais le loisir de jouer avec son corps alors que lui, les bras tendus au-dessus de mes épaules, ne pouvaient me caresser que du regard.
Et son regard était inouï, j’étais littéralement happée par ce regard intense bleu profond de l’homme entièrement dévoué au plaisir de sa maîtresse. Il me possédait mais je le possédais également entre mes cuisses, entre mes mains, entre mes seins qu’il embrassait comme un fou. Son pieu me transperçait de plaisir, j’étais à sa merci, je ressentais son corps ferme et puissant sur mon corps, m’abandonnant à lui, à son être et à ses reins. Une deuxième vague de jouissance me submergea, criant mon orgasme qui venait du plus profond de mon intimité. Ses coups de boutoir ne faiblirent pas, bien au contraire, son regard était devenu plus bestial, il m’avait honoré de deux orgasmes intenses et je savais qu’il voulait me donner encore le plus de plaisir possible. Une de mes mains plongea entre ses cuisses pour ressentir encore plus la rigidité du membre qui me labourait. J’enserrai la base de ce pieu qui glissait dans ma fente et entre mes doigts, tant il était lubrifié par mon liquide d’amour. Parfois je remontais ma main et lui faisais goûter mes doigts le liquide qu’il avait déjà découvert lors de mon premier orgasme.
Je découvris que le contact de mes doigts sur son bas-ventre, ses poils et son sexe, lui faisait peu à peu perdre le contrôle de lui-même. Son regard devenait plus vague et ses gémissements plus appuyés et rauques. Il était au bord de l’explosion, mais tentait, dans un incroyable effort, de se maîtriser. J’eus raison de sa résistance quand, sans la moindre pitié devant son regard implorant, j’enfonçai une deuxième fois ma main aux confins de nos corps. C’est avec mes doigts au contact de sa colonne chaude et visqueuse de ma jouissance que mon deuxième légionnaire se redressa et, sur mon bas-ventre, expulsa de longs jets de foutre. Sa jouissance était si intense qu’il macula mon corps de son plaisir. Ses râles de jouissance étaient profonds et rauques, mon deuxième homme s’abandonnait devant trop de plaisirs et devant ses deux amis qui n’en perdaient rien.
Vaincu, il s’écroula sur le côté, le sexe encore raide de trop de plaisirs charnels. Du sperme s’en écoulait encore doucement. C’est la tête dans un nuage que je me relevai et, assise à côté de lui, j’entrepris de masser le corps de cet homme vidé. Ce corps qui m’avait tant fait vibrer était maintenant là, allongé, incapable du moindre mouvement et entièrement abandonné à mes massages. Mes mains parcouraient ce corps superbe, arrachant à mon légionnaire des soupirs de plaisir.
Après un long moment de ce traitement, je décidai de partir à la découverte de mon troisième colosse ! J’étais toujours très excitée et je ne voulais qu’une chose : découvrir ce légionnaire toujours habillé qui, depuis bientôt une heure, admirait le spectacle que nous lui offrions, en se caressant langoureusement au travers de son uniforme. Le premier légionnaire (le brun) était assis sur une chaise, nu, le sexe dressé et ne perdait rien de mes moindres gestes. Décidément, leurs corps étaient parfaits et je ne voulais qu’une chose : découvrir ma troisième prise de guerre. Il était également brun, un peu plus petit que ses deux amis mais aussi carré, ce qui lui donnait un air plus trapu. Il me semblait du genre légèrement poilu, d’après ce que je pouvais voir de ses biceps, et de la chemise entrouverte sur un poitrail prometteur dont des poils dépassaient. Il était toujours assis sur la moquette le long d’un côté du lit et n’avait pas bougé depuis le début de nos ébats. Son pantalon d’uniforme laissait deviner la forme d’un sexe tendu de dimension plus qu’impressionnante.
Je m’approchai de lui mais je fus surprise en le voyant se reculer. Sans un mot, il pointa mon ventre et mes seins d’où le sperme de son collègue dégoulinait en grosses gouttes le long de mon corps. L’excitation du moment m’avait fait oublier ce petit détail sans importance pour moi, mais qui, pour les hommes peut se révéler un véritable facteur de blocage. Je le pris par la main et l’emmenai avec moi dans la salle de bain où je fis rapidement couler un bain. En attendant que la baignoire soit prête, je pris une douche sous les yeux enchantés de mes trois hommes. La vapeur d’eau brouillait la vision de mon corps et ils ne pouvaient maintenant que voir mes formes harmonieuses onduler sous la caresse de la douche tiède. Je me positionnai de manière à faire ressortir mes formes et me caressai sans retenue les seins, le ventre, les cuisses et le sexe. De mon côté, je n’apercevais que trois masses dont deux nues semblaient se masturber.
Mon troisième guerrier restait incorruptiblement debout et ne me quittait pas des yeux en se massant l’entrejambe. Je mis un terme à mon manège, voyant que ce dernier ne se déshabillait pas. J’avais espéré qu’il vienne me rejoindre sous la douche, et nous aurions poursuivi dans le jacuzzi. J’imputai ce manque de réactivité non pas à de la timidité (ç’aurait été le comble chez un légionnaire !) mais au blocage dû au sperme de son ami sur mon corps. J’espérais en sortant de la douche que l’incident serait oublié. Je fus agréablement surprise de voir en quittant la cabine de douche, que mes deux amants nus m’attendaient avec une grande serviette blanche. Leurs sourires et leurs regards en disaient long sur ce qu’ils avaient pensé de ma prestation sous la douche. C’est avec leurs verges pointant fièrement vers le ciel qu’ils m’enveloppèrent dans cette serviette douce et chaude.
Je profitai de ce moment de calme (avant une nouvelle tempête…) pour détailler les sexes de mes deux anciens amants. Ils étaient vraiment très différents, mais chacun de ces membres dégageait une sensualité, une virilité, une douce puissance qui m’enflamma le creux des reins. J’aurais voulu les masturber, un dans chaque main, pendant que leurs propriétaires me couvriraient de baisers et de caresses érotiques, mais je ne voulais pas moi-même contrevenir à mes propres règles : ç’eut été la perte totale de la maîtrise de la situation !
Mon troisième légionnaire semblait toujours interdit. Je décidai d’employer les grands moyens. Mon entrée dans la baignoire serait bandante à damner un saint. Je laissai donc glisser nonchalamment la serviette au sol et, du coin de l’œil, j’invitai cet homme toujours en uniforme à venir me rejoindre. Je m’amusai de l’effet que j’exerçais sur lui quand, en débutant ma toilette intime, debout dans la baignoire, je vis qu’il accentuait ses mouvements sur son pantalon, décidément très résistant (vu la taille de l’engin qui se dissimulait encore dessous).
Il s’approcha de moi, La baignoire étant légèrement surélevée, sa bouche était à hauteur de mes seins. Pendant que je continuais à me savonner, il commença à titiller mes tétons du bout de sa langue. Ce contact tant attendu avec cet homme énigmatique m’électrisa. Je fermai les yeux pour mieux ressentir sa caresse. Sa langue descendit le long de mon ventre pour contourner mes grandes lèvres et poursuivre sa route sur mes cuisses. Je compris qu’il avait décidé de se venger de tant de frustration d’être le dernier. Je n’eus donc d’autres choix que de me laisser aller à ses caresses expertes sur mon corps. Ce petit contact doux, humide et chaud de cette langue sur ma chair me rendait folle. De mon sexe, je sentais un flot de désir m’envahir. Je n’attendais secrètement qu’une chose : qu’il m’embrasse le sexe à pleine bouche, mais ce petit bout de langue me parcourait le corps en évitant soigneusement mon entrecuisse. Mon corps roulait sous le plaisir, je me retenais à ses épaules et la chair de poule m’envahissait. Je le suppliai de me rejoindre dans le bain, mais pour seule réponse, il commença à caresser mes seins de ses mains fermes et douces.
Je rouvris les yeux et vis mes deux premiers militaires devant moi, droits comme des I, en train de se délecter du spectacle que nous leur offrions. Leurs sexes toujours fièrement dressés, ils se caressaient en ne perdant rien du spectacle. Cette vision eut raison de mon endurance ! Je pris la tête de mon trapu de légionnaire et la plaquai sur mon minou. Il s’en empara et me brouta comme je l’attendais, c’est-à-dire vigoureusement. J’avais donné le signal des hostilités, que je voulais viriles, intenses et presque bestiales. J’entrepris de déboutonner le haut de sa chemise d’une main, alors que l’autre plaquait sa tête sur mon intimité en feu. Mes mouvements de bassin accentuaient ses intrusions dans mon vagin, dilaté par le désir et la précédente pénétration de son ami. Quand enfin j’eus dégagé sa chemise, mes mains plongèrent sur son torse dont les muscles étaient saillants et je le caressai en sentant ses muscles rouler sous mes doigts.
Cette sensation me fit perdre ma lucidité, et je l’encourageai pour qu’il accélère ses mouvements de langue. J’étais au bord de l’orgasme et je dus m’asseoir sur le rebord de la baignoire pour ne pas flancher. Ma nouvelle position l’obligea à rentrer dans le bain. Il arracha presque son pantalon d’uniforme et se précipita dans le bain, la tête entre mes cuisses largement ouvertes pour lui. Enfin je pouvais le contempler, le toucher, le caresser à ma guise. Il était effectivement poilu, mais juste sur le torse et les avant-bras. J’adorais caresser son torse, sentir ses poils sous mes mains, il y avait une certaine bestialité chez cet homme qui me fit chavirer. Cette vague de jouissance s’empara de moi et je me délectai de ce plaisir intense et bestial qu’il me donnait. Dans mes cris de jouissance, j’enserrai la tête de cet homme entre mes cuisses, tant la violence de mon orgasme fut forte. Tentant de reprendre mes esprits je le relevai et le caressai sur tout le corps. Je pouvais ainsi l’admirer et le contempler.
Je m’aperçus que mes pressentiments sur la taille de son sexe se révélaient exacts. Ce pieu qui jaillissait de son slip blanc était beaucoup plus large et plus long que ceux de ses amis. Mon troisième militaire était donc incroyablement membré. Il exhibait son engin sous mon visage alors que je restais assise. J’ai saisi ses fesses à pleines mains et me suis approché de cette queue qui m’impressionnait. C’était à mon tour de jouer avec le bout de ma langue autour de la commissure de son gland, le long de sa grosse veine, sur le trou du gland, je faisais ainsi des allers-retours du bout de la langue sur son engin, laissant augurer des prochaines réjouissances.
Mes deux autres légionnaires, toujours en tenue d’Adam et toujours aussi craquants (non, décidément, je ne pouvais pas me décider lequel des trois était le plus beau) s’étaient assis sur l’autre extrémité de la baignoire, chacun d’un côté et poursuivaient chacun à son rythme et à sa manière la masturbation de leur membre, les yeux toujours rivés sur ce que j’infligeais à leur compagnon. J’aimais les observer se masturber, aucun homme ne se masturbe de la même manière, le brun était plus sauvage dans ses mouvements verticaux, plus saccadé, alors que le blond était plus lent, plus posé et donnait l’impression de vouloir que cette masturbation ne termine jamais. Il se caressait le torse et le ventre comme lorsqu’il me prenait en levrette, alors que le brun gardait sa deuxième main sur sa cuisse, parfois il se caressait les couilles ou les poils du bas-ventre.
Je ne me lassais pas d’admirer ce spectacle tout en me délectant du supplice que j’infligeais à mon troisième légionnaire. Il râlait de plaisir et de frustration, je sentais qu’il se maîtrisait pour ne pas me violer sur place. Moi je mouillais encore, je sentais que j’avais besoin de ce sexe en moi, me sentir possédée, à la merci de cet homme à la carrure de déménageur, et armé d’un manche dont bien des femmes devaient se souvenir… Je me sentais parfaitement bien, ces trois hommes savaient me respecter et savaient déchiffrer mes fantasmes les plus intimes. Pour ajouter au supplice de ce sexe insolemment gros, j’enfonçai le bout de ma langue dans son petit trou à l’extrémité de son membre. Mon légionnaire semblait moyennement apprécier mais je ne lui laissais pas le choix en plaquant mes mains sur ses fesses. Quand je ne sentis plus de résistance de sa part, je décidai de déclencher une nouvelle fois les hostilités, en lui présentant mes doigts préalablement recouverts de mon liquide intime.
Il me leva et me souleva dans ses bras puissants. Il voulait me prendre contre le mur en reposant mon dos contre le mur. Les jambes relevées sur ses hanches, il me présentait son engin. Je ne touchais plus le sol et j’étais livrée à cet homme qui s’apprêtait à me transpercer. Je ne voyais plus que lui, son torse velu et ses épaules larges. Son visage était carré et ses yeux en amande reflétaient mon propre besoin de coït sauvage sous le regard de ses deux compagnons. Je m’abandonnai donc à cet homme, dont le sexe se pressait sur ma vulve. J’espérais qu’il me prenne vigoureusement, mais conscient de la taille de son membre, il m’investit en douceur. Ma chair était écartelée par cette intrusion qui m’arracha un cri de douleur mélangé à la surprise qu’un tel manche put me pénétrer. Je lui étais reconnaissante d’avoir su se retenir de m’assaillir à la hussarde.
Ses premiers mouvements furent lents et je pus m’habituer à sa présence en moi. Après quelques mouvements de reins lents, je l’encourageai à accélérer. Je le voulais en moi, au plus profond, moi sa proie grande offerte pour lui. Je m’abandonnais totalement entre les bras de cet homme qui me labourait en me maintenant fermement contre le mur. J’étais si vulnérable entre ses bras ! Dans cette position, mes mains pouvaient le parcourir, et je lui caressais le bas-ventre tendu par une musculature abdominale impressionnante. Ses mouvements se faisaient plus saccadés et je ressentais pleinement en moi l’augmentation de volume de son membre. Cet homme continuait à me labourer en se maîtrisant pour ne pas exploser, il voulait me donner le plus de plaisir possible.
Tant de sensations eurent raison de mon corps, et je m’abandonnai dans ses bras dans un quatrième orgasme en l’embrassant langoureusement à pleine bouche, ce qui contrastait avec la bestialité de notre étreinte. Pendant que je savourais ma jouissance et sa bouche, mon légionnaire resta figé en moi pour me permettre, en roulant des reins, de prolonger plus longtemps cette onde de jouissance. Cette rencontre était allée au-delà de toutes mes espérances ! Je ne pouvais pas laisser mon dernier amant dans l’état d’excitation où il était. Ce n’étais pas le seul, d’ailleurs, les deux autres n’avaient pas bougés et se masturbaient toujours. J’avais joui quatre fois et je voulais leur rendre un peu du plaisir qu’ils m’avaient offert.
Mon troisième légionnaire relâcha son étreinte et je pus redescendre sur « terre », les pieds dans la baignoire. Alors je le pris par les épaules et le dirigeai vers l’autre extrémité de la baignoire, faisant face à ces deux collègues. Il s’assit, le sexe toujours aussi dur et imposant, dressé par le désir. Faisant face à ses deux amis et tournant le dos à mon amant du moment, je me présentais au-dessus du pieu tendu de tant de plaisirs inassouvis. Il n’avait qu’à se laisser guider sur la route de la jouissance, c’est alors que je m’enfonçai centimètre par centimètre sur sa colonne de chair qui me remplissait si bien. J’en avais des frissons le long du corps, ce militaire était décidément divinement membré ! Mon traitement était un véritable supplice pour lui, qui me suppliait d’en finir avec cette introduction millimétrée. Chaque lent va-et-vient de ma part lui arrachait un râle profond et je sentais qu’il s’abandonnait pour la première fois à mon étreinte. Mes lents mouvements verticaux faisaient alternativement disparaître et réapparaître ce sexe doux, dur et chaud. Son propriétaire me flattait les seins et, ne perdait pas une occasion pour aller flatter mon clitoris pour le plus grand bonheur de ses deux autres amis qui, face à nous, se régalaient du spectacle.
Leurs glands étaient violacés de tant de désir et d’envie de jouir. Le brun se masturbait ou plutôt se branlait à un rythme effréné, sa main libre ne quittait plus ses couilles qu’il malaxait consciencieusement. Pour la première fois, je le surpris à jeter un coup d’œil discret au sexe de son collègue blond, qui lui aussi se régalait de mon exhibition. L’énorme manche planté en moi, je regardais fixement mon amant blond. Mon regard allait de son visage à ses épaules et descendait vers l’objet qu’il masturbait toujours aussi langoureusement. Il empoignait son sexe à pleine main et le mouvement m’apparaissait comme viril, doux et dur en même temps. Je ne crois pas qu’une femme puisse un jour arriver à imiter parfaitement le mouvement idéal de son homme. Le sien était beau et majestueux et je me régalais de le voir près de moi se masturber de la sorte. Je tentais de calquer mes mouvements sur les siens ce qui impliquait que j’accélère légèrement ma cadence pour le plus grand bonheur de mon amant derrière moi qui haletait de plus en plus fort. Ses jambes se tendaient et il bandait ses muscles pour tenter de contrôler le flux de sève qui ne demandait qu’à jaillir.
En face de moi ce fut mon amant blond qui décida de l’explosion finale, il avait compris que je suivais son rythme, et que le légionnaire que je chevauchais était au bord de l’explosion. C’est le regard complice qu’il accéléra son propre mouvement masturbatoire. Je répercutai immédiatement ce nouveau rythme sur le membre que je chevauchais. En quelques mouvements de ce traitement, ma caverne qui enserrait son pieu à merveille eut raison de toute la volonté de mon légionnaire. J’eus juste le temps de me retirer et je vis le spectacle incroyable de ces trois légionnaires jouissant à l’unisson.
Le manche que je venais de posséder expulsa des salves de sperme chaud et épais qui s’écrasèrent sur mon ventre. Alors, en face de moi, le brun libéra (comme sur la moquette) un long jet qui vint mourir dans l’eau à quelques centimètres de ma cuisse, pendant que le blond éjaculait abondamment sur son ventre qu’il caressait de sa main libre, et ainsi étalait sa semence sur l’ensemble de son torse. Je n’oublierai jamais la vision de ces trois hommes tendus à l’extrême, libérant chacun leur semence dans un râle commun, viril et profond.
* * * * * *
Nathalie me regardait intensément. Elle venait de me raconter son expérience la plus intime, et je restai paralysé par ce qu’elle venait de me dire. Son récit m’avait bouleversé et je dois dire que je ne l’aurai jamais imaginée capable d’un tel comportement ! Elle me fixait, attendant une réaction de ma part, mais je restais sans voix, estomaqué par l’intensité de sa confidence. Moi qui la prenais pour une gentille demoiselle attendant son prince charmant pour lui faire découvrir les choses de la vie… Il était urgent de réviser mon jugement !
Son récit, alors que nous continuions notre marche, m’avait follement excité et je découvrais tout ce dont ce petit bout de femme était capable. Elle savait tout des hommes, et surtout comment les dominer, elle pouvait obtenir ce qu’elle voulait d’eux.
Nathalie me tira de mes intenses réflexions.
- — Alors ? Ça te laisse de glace, mes confessions intimes ! Ça alors !
- — De glace ? Tu m’as excité comme un fou ! Tu n’as qu’à vérifier par toi-même ! Je suis encore tout retourné de ce que tu viens de me raconter, c’était très risqué !
En observant mon entrejambe pour vérifier mon état, elle ajouta :
- — Risqué, oui et non : les hommes sont tous les mêmes, et c’est avec des hommes bâtis comme des athlètes que je me sens le mieux, je ne suis pas avec toi par hasard, je me sens protégée, et j’apprécie ta présence, c’était tout aussi dangereux de te suivre dans ce voyage !
- — Et tu ne leur a jamais demandé leurs prénoms ?
- — Si, en partant. Je les ai embrassés très fort tous les trois et nous nous sommes promis de nous retrouver quand ils seraient de retour à Paris. Mais je n’ai jamais eu de nouvelles d’eux depuis…
Nous continuions notre itinéraire et arrivions à ce col d’où nous pouvions apercevoir notre ville étape. Le temps était agréable et les minutes qui suivirent furent entièrement consacrées à repasser le fil de son récit que je trouvais totalement fou, pour une jeune stagiaire fraîchement débarquée de Paris. Mon sexe tendait mon pantalon. Nathalie marchait devant moi et je ne pouvais m’empêcher d’imaginer que ce cul magnifique, qui se dandinait devant mes yeux, avait été la proie de trois légionnaires en mal de pulsions lubriques. Mon état d’excitation était tel que mon sexe tendu se lubrifiait de mon excitation, provoquant ainsi un délicieux massage sur mon gland à chaque pas. Mon érection n’en était que renforcée. Nathalie n’avait probablement pas conscience l’effet qu’avait eu sur moi son récit. Me rapprochant d’elle lentement, je hasardai une main sur sa cuisse, et lentement la remontai sur ses fesses. Nathalie se laissait faire.
Continuant notre chemin, je pris sa main et l’embrassai, la léchai, la mordillait et suçai ses doigts alternativement. À ce rythme, Nathalie ne résista pas bien longtemps.
Mais comme pour ses légionnaires, elle prit les choses en main.
- — Mon aventure africaine t’a vraiment plu, on dirait…
- — Oui, je suis comme un fou ! J’aurais aimé être une souris pour jouir de ce spectacle !
- — Je me masturbe souvent en y repensant…
Nathalie, consciente de l’effet de cette annonce sur moi, me regarda fixement dans les yeux et poursuivit :
- — Je crois que j’aurais aimé être prise par ces trois hommes en même temps.
- — Tu le regrettes, maintenant ?
- — Non, j’espère simplement les retrouver un jour, à Paris, cela entretient le mythe.
Mon excitation était à son comble, ma main entama une attaque en règle de ses seins, que je titillais au travers du tissu de son tee-shirt. Comme à son habitude, en marchant elle ne portait pas de soutien-gorge… Nathalie appréciait beaucoup ce traitement et commençait, avec sa main, que j’avais tant embrassée, à me caresser le torse puis les abdominaux et me dit :
- — Tu me fais penser à Marc, le légionnaire blond. Ton corps est assez proche du sien, sauf que tu es brun. Mais quand tu jouis, tu aimes aussi te caresser, sans parler de ta manière de te masturber, on croirait que vous êtes frères.
Mon pantalon allait céder sous les assauts de mon sexe tendu. Je sentais le massage sur mon membre de plus en plus excitant et des frissons me parcouraient à chaque pas. Alors n’y tenant plus, j’attrapai Nathalie par le bras et l’embrassai langoureusement en plaquant nos deux corps l’un contre l’autre. Je ressentai la chaleur de son être alors que je ne lui cachai rien du délicieux supplice que subissait mon membre, trop à l’étroit dans ce pantalon.
Jamais à cours d’idées, Nathalie se libéra brusquement et se mit à courir, en regardant derrière elle pour s’assurer que je la poursuivais. Ainsi avait-elle décidé de se faire désirer. Je me lançai donc à sa poursuite. Notre course prit une autre tournure quand Nathalie, en éclatant de rire, hurla dans la forêt que quelqu’un la poursuivait. Elle voulait donc mettre en place un scénario de ce genre… pourquoi pas, j’aimais m’imaginer chasseur ayant repéré sa proie. J’accélérai lentement pour faire durer cette délicieuse poursuite, tel un félin jouant avec sa proie. Nathalie s’époumonait toujours, en rires et en appels à l’aide, ce qui faussait un peu la véracité de notre jeu, mais au fond je n’en avais que faire : ces forêts étaient désertes, et nous nous sentions libres.
Notre course déboucha sur une clairière, un arbre se trouvait non loin du centre, et je résolus de rattraper ma proie à hauteur de l’arbre afin de la posséder contre le tronc. Nathalie, en nage, me souriait et tentait vainement de me résister. Je bloquai ses mains contre l’arbre, et, debout, je l’écrasai de tout mon corps pour l’empêcher de bouger. Le contact délicieux entre nos corps avait repris où il s’était arrêté, et j’imprimai à ma victime consentante mes mouvements de reins, pendant que ma main libre dégageait ses seins. Nathalie répondait à mon ardeur par son propre mouvement de reins qui amplifiait le contact de nos sexes. Elle me mordillait le lobe de l’oreille en m’encourageant à la posséder sans ménagement contre cet arbre. Ma bouche se perdait dans ses seins pendant que ma main libre s’attaquait à son pantalon. Pendant que le dernier obstacle à sa nudité volait dans la clairière, je libérai enfin ma virilité endolorie par une trop longue séquestration.
- — Je vais te baiser par-derrière !
D’un geste rapide, je retournai Nathalie. Je la pris ainsi sans ménagement, la besognant gaillardement contre cet arbre. Mon membre glissait dans son sexe chaud et hyper lubrifié par tant de souvenirs érotiques. Mon corps butait sèchement contre sa chair, et le bruit de notre coït fut rapidement couvert par les cris de jouissance de Nathalie. Elle m’emprisonna les fesses de ses mains pour arrêter mon assaut en me gardant figé au plus profond d’elle afin de savourer l’orgasme qui la ravageait. Mes mains maltraitaient ses seins alors que son corps se raidissait de plaisir. Ainsi figé en elle, son bassin ondulait, sous l’effet de l’orgasme, autour de l’axe de mon sexe, plus bandé que jamais. J’étais au bord de l’explosion mais tentai de me maîtriser pour rester bien long, afin de ne rien gâcher de cet instant merveilleux. Tout mon être n’était plus que cette colonne de chair virile, solidement plantée dans la chaleur de cette femme.
Puis la pression de ses mains sur mes fesses se fit moins forte et son corps se relâcha, je me dégageai pour laisser Nathalie disposer de ma jouissance à sa guise. Immédiatement elle s’agenouilla et me gratifia d’une de ses pipes dont elle avait le secret. Je n’eus pas vraiment le temps de la savourer, car à mon tour, des râles rauques et puissants vinrent troubler la quiétude déjà malmenée de la forêt. Mes jets de sperme vinrent s’écraser sur le tronc de l’arbre, sur le visage de Nathalie, sur ses seins.
C’est en se relevant que Nathalie poussa un cri de stupéfaction
Une vingtaine de mètres derrière nous se trouvait un couple debout, estomaqué par le spectacle que nous venions de lui offrir. C’est le sexe encore vaillant mais dégoulinant de ma semence que je me retournai pour évaluer les dégâts. Nathalie était maculée de mon sperme et je n’eus pas de suite le réflexe de me rajuster, tant la surprise fut grande. C’est donc ainsi, le temps que chacun reprenne ses esprits, que nous apparaissions à la vue de ce couple.
Je décidai de prendre les devants en m’avançant vers l’homme pour tenter une explication d’homme à homme. Me voyant aller à sa rencontre, il fit de même, et c’est à mi-chemin qu’il me dit :
- — Très belle prestation ! Un homme des cavernes n’aurait pas fait mieux ! Mes félicitations à madame ! Je m’appelle Luc, et je te propose de ranger ton matériel…
Il me regardait, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Très gêné, je renfermai mon membre mi-bandé dans mon pantalon. Visiblement, nos inconnus avaient apprécié. Hésitant, j’évitai de lui tendre la main, encore pleine de ma jouissance, mais me présentai tout de même. Son humour m’avait conforté sur le caractère amical et jovial de cet homme. Sa femme vint nous rejoindre pendant que Nathalie tentait de se rendre présentable. La tâche n’était pas facile, car mon sperme avait coulé sur son tee-shirt, et elle n’en avait plus de propre. Nous avions prévu dans notre itinéraire d’arriver ce soir à la ville afin de pouvoir refaire nos stocks de vivres et également faire nos lessives, car c’était plus que nécessaire. Mais là, Nathalie n’avait plus rien et après mes appels répétés pour qu’elle vienne faire la rencontre de ce charmant couple, elle prit son courage à deux mains et vint nous rejoindre, le tee-shirt maculé de mon propre sperme.
Cette situation ne semblait pas les gêner. Je ressentais même une certaine attirance de la part de Marion (c’était le nom de la femme de Luc) à l’encontre du tee-shirt de Nathalie.
Luc félicita directement Nathalie pour sa ravissante poitrine qui se découvrait sous son tee-shirt humide. Il me surprit quand, sans hésiter, Nathalie et Luc se firent la bise. Deux minutes plus tôt, le visage que Luc embrassait était couvert de foutre qui n’était pas le sien, mais visiblement la beauté de Nathalie l’avait motivé.
La glace était pour le moins rompue, comment ne pas l’être avec une telle entrée en matière ! Luc et Marion étaient suisses, de Nyon, et faisaient comme nous une randonnée dans le grand ouest canadien. Ils étaient partis d’un village plus au nord et se rendaient comme nous dans cette ville pour se ravitailler.
C’est en parcourant les derniers kilomètres que nous fîmes plus ample connaissance.
À suivre.
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Histoires Coquines - Comme dans un labyrinthe
L’aventure que je viens de vivre au château reste dans ma mémoire comme une sorte de rêve irréel. Julien a fait preuve de beaucoup de tendresse durant notre retour jusqu’à son appartement. Nous nous arrêtons même à plusieurs reprises pour admirer des sites pittoresques et, à chaque fois, nous flirtons comme deux amoureux à la veille de leur mariage.
En début de soirée, nous dînons dans une pizzeria bien sympathique. Julien me parle un peu de son futur emploi. Il est ravi d’aller travailler pour cette grande société et regrette juste de devoir quitter la région pour aller s’installer dans le Nord.
Je ne l’écoute que d’une oreille, car mon esprit est encore tourmenté par ce que nous venons de vivre au château. Je suis fière de lui avoir tenu tête et surtout d’être parvenue à ne pas lui avouer ma jalousie. Ainsi, au-delà de la victoire contre Julien, c’est aussi une grande bataille contre moi-même que je viens de remporter. En effet, j’ai l’impression d’avoir ainsi éradiqué à tout jamais l’insupportable sentiment de rivalité qui s’emparait insidieusement de moi. Julien connaîtra bien d’autres conquêtes et, puisque bientôt je repartirai en le laissant derrière moi, il est plus raisonnable d’éviter toute querelle pour que ne subsistent, au fond de mes souvenirs, que les délicieux moments passés ensemble.
xxx
En arrivant dans l’immense cité, je prends conscience que nous vivons vraiment dans deux mondes différents. Julien roule lentement. Ici tout est si différent des quartiers guindés dans lesquels je vis depuis ma plus tendre enfance. La nuit tombe doucement et une foule de personnages déambulent dans les ruelles. Les jeunes se regroupent autour d’un banc, des hordes de cyclomoteurs bruyants nous dépassent, des hommes jouent à la pétanque sur un espace en terre battue, des enfants se disputent un vieux ballon, des personnes se parlent par balcons interposés, un groupe de jeunes garçons chahute bruyamment pour attirer l’attention de deux jeunes filles, des visages se collent derrière les vitres, observant ce spectacle sans cesse répété de toute cette micro société. Je demande à Julien :
- — Dis-moi, c’est toujours aussi animé ?
- — Bien sûr ! Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg !
- — Alors montre-moi l’autre partie…
Julien me fixe droit dans les yeux. Il réfléchit quelques secondes sans prononcer un seul mot et m’annonce enfin :
- — D’accord ! Mais tu vas découvrir un monde très particulier…
- — Je ne voudrais pas quitter cet endroit sans en découvrir tous les aspects, même les plus secrets !!!
Nous nous arrêtons devant un bloc d’immeubles gigantesques. Il ressemble à un immense mur surmonté d’une tour. Le tout est garni d’innombrables fenêtres qui tentent de redonner une connotation humaine à l’ensemble. Nous nous garons tout près. Julien descend de la voiture et m’indique un petit escalier situé sous l’un des trois porches d’entrée. Il m’abandonne juste un instant pour aller sonner à un interphone.
Nous descendons les marches en béton. Curieuse, je suis mon guide. Une porte grinçante donne accès à une pièce destinée à parquer les vélos et cyclomoteurs. Les murs sont couverts de graffitis obscènes et le sol est jonché de pièces mécaniques usagées, abandonnées là dans la poussière sur le ciment taché d’huile et de cambouis. Julien ouvre une seconde porte et nous débouchons sur une multitude de couloirs sinueux, sinistrement silencieux, qui s’entrecroisent. De nombreuses gaines de plomberie et colonnes de soutien se succèdent entre les innombrables portes de caves.
Une odeur de renfermé, de poussière et de ciment âpre m’emplit les narines. Ce lieu a quelque chose d’étrange et même à la limite d’angoissant. Je ferais demi-tour si la curiosité de savoir ce que Julien veut me montrer n’était pas là pour me doper. Nous descendons encore un étage. Seule ici, je pourrais facilement me perdre dans un tel labyrinthe. Pourtant Julien se dirige visiblement sans difficulté. Je remarque que certaines portes de cave ont été forcées, parfois cassées lorsque la serrure résistait. D’autres ont été tellement renforcées pour lutter contre le vandalisme qu’elles semblent être carrément blindées.
Finalement, nous arrivons devant une cave que rien ne différencie des autres, sinon le fait qu’elle est la dernière du couloir. Julien positionne les molettes du cadenas à combinaison sur les bons chiffres avant de me demander de fermer les yeux pour entrer. Me tenant par la main, il me guide à l’intérieur. J’entends le petit claquement d’un interrupteur. Il me faut lutter contre ma curiosité pour ne pas tricher. Il me fait faire encore quelques pas avant de m’autoriser enfin à ouvrir les yeux.
- — Waouh ! fais-je éberluée par le décor peu banal que je découvre.
La cave a été complètement transformée en une sorte de palais des glaces miniature. De grands miroirs, semblables à ceux que l’on trouve sur les portes des armoires modernes, tapissent entièrement les murs, le sol et le plafond de cette pièce. Notre image nous est renvoyée sous plus d’une quinzaine d’angles différents. J’ai l’impression d’avoir atterri dans un décor de conte de fées, à la fois irréel, amusant et intriguant. Je m’amuse à faire quelques grimaces et je constate que les miroirs ont été savamment orientés pour me permettre de me voir simultanément de face, de profil, de dessus et de dessous.
Julien me regarde jouer, puis passe derrière moi, se fraye un chemin entre mes cheveux et dépose un baiser voluptueux contre ma nuque. Instantanément, mon corps se couvre de frissons. Je lève les yeux et j’observe amusée cette scène que reflètent les glaces. La bouche de Julien s’acharne dans mon cou, remonte pour mordiller le lobe de mon oreille droite et replonge jusqu’à ma nuque. Je me tortille sous l’effet du souffle chaud, des titillements de la langue et des succions de la bouche coquine, et je lutte pour ne pas fermer les yeux et me laisser ainsi emporter pleinement par ces délices de sensualité. Les mains chaudes et douces de mon amant parviennent rapidement à se glisser sous le tissu de mes vêtements pour entrer en contact direct avec ma peau. Elles caressent mes cuisses, mon ventre, mes hanches. Elles encanaillent mon corps demandeur. Je me délecte de l’émotion sexuelle qui vient d’éclore dans le nid douillet de mon ventre et qui se répand dans tout mon système nerveux. Je m’abandonne totalement à ces préliminaires, dégustant chaque once de volupté que m’apportent ces mains, cette bouche, ce corps qui se plaque contre moi, se frotte langoureusement contre mon dos et ne me dissimule rien de la vigoureuse envie de m’honorer qui le tourmente.
Je devine que Julien veut me faire l’amour avec une passion extrême. Je me languis de sentir ses premiers assauts, mais je ne brusque rien, bien au contraire. Il est si bon de se sentir ainsi désirée… Les miroirs m’alertent lorsque les doigts de Julien commencent à dégrafer les boutons de mon chemisier. Je les laisse faire sans toutefois leur venir en aide lorsque la boutonnière résiste. J’observe amusée, une lueur de malice dans le regard, cet effeuillage romanesque. Je suis spectatrice de mon propre déshabillage et mon excitation en est décuplée. Je regarde mon corps tel qu’il apparaît à Julien au fur et à mesure qu’il le met à nu.
Lorsque tous mes vêtements ne sont plus qu’un amas de tissu fripé posé contre mes pieds, je me retourne et à mon tour j’entreprends le déshabillage en règle de mon amant. Je surprends également son regard qui part à la découverte d’images insolites dans les reflets des miroirs. Le corps que je dévoile peu à peu me paraît encore plus beau ainsi dupliqué. Je goûte à la peau frémissante lisse et ferme, si harmonieusement dessinée par les muscles masculins. Je suis fascinée par les fesses de Julien. Je les pétris, mes doigts s’affolent, deviennent presque brutaux, s’acharnent sur les deux lobes tandis que je me régale de ce spectacle visuel aux multiples facettes, ce qui me permet de ne pas perdre une miette de la vue encore plus torride du membre de Julien, outrageusement tendu au bas de son abdomen.
Soudain, la gourmandise que m’inspire ce membre devient trop forte. Alors je m’agenouille juste devant et mes lèvres le couvrent de mille baisers. Mes yeux sont tout d’abord choqués par les images qu’ils découvrent sur les glaces puis, peu à peu, ils s’habituent tandis que ma bouche se dévergonde et que ma langue entre en action. Ce sexe chaud, dur et gorgé d’envies inavouables est à mon entière disposition, alors je compte bien en profiter et même en abuser. Cette fois, aucune autre fille ne va en profiter. Je veux lui prendre toute sa vitalité, toute sa virilité, sans trouble-fête. Julien va être à moi, en moi…
Je me relève, me laisse transporter par les bras de mon amant qui me plaque contre un miroir incliné. Le verre est froid et ma peau se couvre de frissons tandis que mon corps brûle de désir. Julien m’écarte les jambes et se place à leur intersection. J’observe avec curiosité, dans les miroirs, le gland qui se positionne entre les pétales de ma féminité. Je suis impatiente de le recevoir en moi. Il s’attarde, me fait languir. Pour chacune des images que je vois sur les murs, j’ai l’impression qu’il y a autant de sexes qui s’apprêtent à me pénétrer. Je suis tellement excitée que je pousse un soupir de plaisir violent lorsque Julien se décide enfin à m’investir. Mes muqueuses sont si sensibles qu’à chaque mouvement du phallus, j’ai peur de jouir prématurément. Julien va lentement, profondément, se dégage entièrement pour replonger jusqu’au fond de moi en forçant à chaque fois l’entrée trop serrée de ma vulve. Je suis subjuguée par l’image des fesses de Julien qui se contractent à chaque assaut, me révélant ainsi deux adorables petites fossettes. J’admire également les muscles de son dos qui se dessinent sous la peau déjà luisante de sueur. Mes yeux sont à la fête. Ils se régalent de découvrir tous les mouvements du corps de l’homme qui me besogne avec vigueur. Le relief des abdominaux et des pectoraux de mon amant prennent un relief fascinant lorsque je les observe dans les miroirs.
Je suis complètement sous le charme de tous ces muscles, unis dans un effort commun dont le but est de s’emparer de mon corps afin d’y puiser l’orgasme et de m’entraîner dans cette tourmente de la jouissance. Je ressens une excitation rarement atteinte. J’éprouve de plus en plus de difficultés à maîtriser la montée de mon plaisir. Ma vue se trouble face à toutes ces images torrides… Je perds mon souffle… Julien emballe le rythme… À mon tour, je contracte mes muscles pour qu’ils ne fassent plus qu’un autour du pieu qui m’ébranle. Les veines de Julien saillent sous sa peau ruisselante, son membre devient encore plus gros, plus dur… Je voudrais le vérifier de visu, mais je parviens difficilement à distinguer le pilon humain qui se déchaîne entre mes cuisses. Mes oreilles bourdonnent, mes entrailles se nouent, tous les miroirs m’offrent des images à peine soutenables qui me font tourner la tête… Je suis témoin de ma propre jouissance. Un plaisir d’une extrême puissance me ravage, je ne suis plus femme, mais femelle en rut, je mords, je râle, je griffe, je crie… Julien m’assène les coups de grâce, devenant délicieusement brutal en se répandant tout au fond de moi…
xxx
Malgré l’arrivée de mon oncle Gilbert et sa famille, l’ambiance de mes vacances à l’Ermitage a basculé dans la mélancolie. Il faut dire que Julien occupe tellement mes pensées que tout ce qui se passe autour de moi m’apparaît comme autant de petites agressions à ma tranquillité et d’obstacles à mes rêveries. Et puis Isabelle est repartie, si bien que j’ai perdu la seule personne à qui j’aurais pu me confier et partager un peu de ce qui me bouleverse intérieurement. Elle au moins pourrait me comprendre. Rien à voir avec mes cousins, tout juste sortis de l’adolescence et qui ont le don de m’exaspérer. Ces deux grands gringalets d’Antoine et Frédéric n’arrêtent pas de se chamailler et lorsqu’ils parviennent enfin à se réconcilier, c’est pour concocter des plaisanteries douteuses qui ne font rire qu’eux.
De son côté, leur sœur Sandrine passe son temps à se morfondre sur son sort, regrettant de ne pas encore être majeure et pouvoir ainsi aller s’éclater sur la Côte avec ses copines. Du coup, tout est pour elle prétexte à la mauvaise humeur. Elle trouve que l’eau de la piscine est trop froide, que les oiseaux chantent trop tôt le matin et la réveillent, que les moustiques s’acharnent sur elle… Quant à mon oncle, il passe ses journées au golf tandis que ma tante, ainsi délaissée, se plonge dans la lecture de toute une myriade de magazines féminins et se délecte des potins mondains de certaines revues à scandales.
Habituellement, je suis plutôt amusée par ce manège, mais aujourd’hui je ne parviens plus à le supporter. Les souvenirs des moments si intenses que j’ai vécus avec Julien me hantent. Je ne parviens pas à chasser de ma tête les évocations sulfureuses de nos aventures et je suis victime d’une excitation chronique incontrôlable qu’il m’est impossible de satisfaire.
Je tiens Julien pour responsable de mon état d’esprit. Je suis mélancolique à l’idée que le week-end prochain mettra un terme final à notre relation. Julien m’a consolé en m’expliquant que ce que nous avons vécu ensemble restera un merveilleux souvenir commun que nous partagerons, malgré tout, jusqu’à la fin de nos jours. En attendant, il m’a promis un véritable bouquet de feu d’artifice si je désirais le suivre le week-end prochain. J’ai bien essayé d’en savoir plus, mais il est resté muet sur ses projets. Il n’en fallait pas plus pour me perturber complètement. Ma curiosité ainsi mise à rude épreuve se venge sur ma libido et ne me laisse aucun répit depuis notre séparation. J’ai le sentiment qu’une bonne masturbation, au soleil, au bord de la piscine pourrait me permettre de retrouver un peu de quiétude, mais il m’est impossible de satisfaire à cette envie avec autant de parasites autour de moi. Impossible d’être tranquille plus de deux minutes sans voir débarquer quelqu’un. Je ne vais quand même pas passer la journée dans ma chambre !!! Je me rends compte que je deviens irascible. Il faut que je me calme alors je décide qu’une petite promenade équestre solitaire me fera le plus grand bien.
- — Je viendrais bien avec toi, mais j’ai horreur de l’odeur des chevaux, ça s’imprègne partout et j’ai un mal de chien à m’en débarrasser, me lance Sandrine avec une moue de répulsion.
Je me contente de hausser les épaules en guise de désapprobation. Et puis, pour une fois, ses manières bégueules m’arrangent terriblement. Il n’aurait plus manqué qu’elle vienne avec moi, celle-là !!! Je claque nerveusement mes talons sur les flancs de Tarentelle, secouant également les rennes pour ordonner à l’animal d’adopter une allure soutenue. La jument est vive, nerveuse, différente, presque rebelle. Son instinct lui permet-il de comprendre ce qui me tourmente et me témoigne-t-elle ainsi sa désapprobation face à mon attitude impardonnable ?
Nous nous éloignons rapidement de l’Ermitage et de son ambiance décidément trop pesante pour moi. La campagne, pourtant surchauffée par un soleil de plomb, m’apparaît soudain comme une bouffée d’oxygène dont les bienfaits agissent directement sur ma raison. Je peux enfin tenter de mettre un peu d’ordre dans mon esprit. J’essaye tout d’abord d’exorciser le mal qui me ronge en portant toute la responsabilité de mon état sur les épaules de Julien. Je me dis qu’il faut que je cesse de voir ce garçon, car il me fait perdre la tête, et je réalise maintenant combien je suis idiote d’avoir fait une fixation sur les défauts des membres de ma famille plutôt que de profiter pleinement de leur présence et de mes derniers jours de vacances.
Après deux ou trois kilomètres de réflexion, je finis par comprendre que je suis la seule responsable de cette obsession sexuelle qui me ronge. Le désir qui couve au fond de mon ventre et que j’ai tant de mal à contenir, c’est moi seule qui le fais vivre. Le plaisir que Julien m’a offert a allumé ce feu. Depuis, j’ai peur qu’il ne s’éteigne et que je ne puisse plus me brûler aux flammes de cette sexualité passionnée issue de notre rencontre. Il est tellement surprenant et imprévisible que ses promesses n’ont fait qu’attiser les flammes qui brûlent mon âme.
Je lutte pour chasser les fantasmes sexuels qui hantent mes pensées, mais je suis impuissante face au désir physique qui a pris possession de mes sens. Les secousses du trot de Tarentelle irradient mon sexe, ma poitrine est gonflée dans mon soutien-gorge et semble vouloir se libérer en déchirant le tissu sous la pression des pointes durcies de mes tétons. Toutes mes zones érogènes sont en alerte, réceptives à la moindre sollicitation. À chaque secousse, chaque frottement du tissu sur ma peau, chaque contraction involontaire de mes muscles, je dois lutter pour ne pas succomber à l’emprise du désir sur ma raison. J’ai chaud.
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La silhouette majestueuse des grands chênes bicentenaires m’annonce que je vais bientôt pouvoir me réfugier à l’ombre de la forêt. Je pousse Tarentelle à accélérer encore l’allure afin d’échapper rapidement aux rayons du soleil qui me brûlent. Le sentier est étroit, son tracé résistant à peine à l’abondante végétation de fougères et de ronces qui cherchent à le submerger. Peu à peu, les châtaigniers et quelques acacias ont remplacé les chênes. J’arrive au ruisseau. Je mets pied à terre et m’agenouille sur une grosse pierre plate pour plonger mes mains dans l’eau, afin de m’asperger le visage et le torse de cette eau presque glacée qui clapote entre les cailloux. Tarentelle se désaltère dans un grand bruit de succion qui m’amuse. Brusquement, le rugissement strident d’un moteur de tronçonneuse vient perturber la quiétude des lieux. Tout d’abord agacée, je cède finalement à la curiosité d’aller voir qui se permet de venir couper du bois dans nos parcelles.
Tirant Tarentelle derrière moi, je n’ai que quelques dizaines de mètres à parcourir avant de découvrir le responsable de ce tintamarre. Le torse nu ruisselant de sueur, un casque antibruit sur les oreilles, je reconnais aussitôt Yoanne. Il se démène comme un beau diable pour couper des acacias, visiblement pour en faire des piquets. Le jeune homme ne m’a pas vu arriver, et avec le tintamarre de la tronçonneuse, il ne risque vraiment pas de m’entendre alors il continue son travail sans s’imaginer que des yeux intéressés l’observent attentivement. Ce petit rôle d’espionne pimente cette rencontre inattendue. Voyeuse, je me délecte de la vision du jeune homme dont les muscles, bandés sous la peau luisante de sueur, mettent en valeur toute la virilité de ce garçon. La lumière semble jouer à faire luire les reliefs de cette musculature qui s’anime dans l’effort. Le plaisir que je prends à observer ainsi ce corps d’homme n’est pas seulement intellectuel, mais bel et bien physique.
Les douces contractions du bas de mon ventre trahissent la résurgence du désir sexuel que j’étais parvenu, avec peine, à maîtriser quelques minutes plus tôt. Cette fois, le combat est complètement inégal. J’ai l’impression que tous mes sens se sont alliés contre ma raison. Combien de temps pourrai-je leur résister? En fait, cette question n’est déjà plus d’actualité. Non, celle qu’il faut que je me pose c’est : jusqu’où suis-je capable d’aller pour assouvir cette formidable et dévorante envie de sexe qui me tourmente ? Mes jambes se ramollissent et je suis secouée d’un tremblement incontrôlable lorsque la tronçonneuse s’arrête. Yoanne retire son casque puis se retourne dans ma direction pour poser son matériel sur le sol. Il est très surpris de me trouver ici. Il s’essuie le front et me lance:
- — Vous étiez là !!!
- — Je…, je viens d’arriver, fais-je en bafouillant.
- — La clôture du champ aux trois chênes est en bien piteux état. Je taille quelques piquets pour la réparer.
- — Ha ! Oui ! Heu ! Hé bien, c’est parfait !
Je suis complètement perturbée. Mon cerveau m’abandonne, et, tandis que Yoanne s’approche de moi, ma main serre le cuir des rennes de toutes ses forces, exactement comme elle le ferait si j’étais en face d’un danger imminent. Je tente de me ressaisir :
- — Heu… Je voulais vous dire…
- — Oui, quoi ?
- — Hé bien, merci…
- — Merci pour quoi ?
- — Merci d’avoir gardé secret ce qui s’est passé l’autre jour…
Ha, bravo ! Parfaitement réussie comme diversion… Je cherche à détendre l’atmosphère et je m’enlise à lui parler de sexe. Suis-je en train de devenir folle ??? Yoanne n’a pas répondu et s’est contenté de s’approcher dangereusement de moi. Ses yeux plongent dans mon regard troublé. Je libère Tarentelle.
- — D’ailleurs, je crois que je mérite une petite récompense, me fait remarquer Yoanne en tendant ses lèvres pour un baiser.
Cette attitude déclenche en moi une colère aussi spontanée que violente. Je me mets à lui crier dessus tout en le repoussant vigoureusement des deux mains :
- — Non, mais, pour qui me prenez-vous ? Ce qui s’est passé…
Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Le garçon, déséquilibré par mon assaut, trébuche sur une pierre et tombe en arrière. Tentant d’éviter la chute, il s’agrippe à mon bras, mais ne parvient qu’à m’entraîner avec lui et nous heurtons sèchement le sol. Ma colère ne fait qu’empirer alors je me rue sur Yoanne, abasourdi, qui se laisse terrasser. Je bloque ses bras avec mes jambes et pèse de tout mon poids sur son torse tandis que mes mains lui saisissent fortement les épaules. Je continue immédiatement ma mise au point :
- — Ce qui s’est passé l’autre jour ne vous donne aucun droit sur moi. Je n’étais pas dans mon état normal et je vous conseille de tout oublier…
Je prends soudain conscience que Yoanne pourrait aisément me renverser s’il le souhaitait ; or il ne présente qu’une résistance bien symbolique face à mon agression. Il se débat un peu et, dans la lutte, mes mains touchent sa peau. Je plaque mon buste contre son torse pour garder l’avantage. Dans ce drôle de combat, chaque contact provoque la révolte de mes sens contre ma volonté. Une contraction sans équivoque noue le bas de mon ventre, mes seins deviennent sensibles, mes forces m’abandonnent…
Piégée !!! Je suis piégée ! Je me rends compte à quel point je suis naïve d’avoir foncé tête baissée dans ce guet-apens. Yoanne m’a volontairement provoquée, car je suis certaine qu’il a deviné la nature du mal qui me ronge. Je suis sûre que son instinct de mâle lui a fait sentir mon tourment intérieur. Libido contre pudeur. Yoanne a choisi son camp, alors je sais que je suis perdue. Je signe ma reddition en me redressant pour laisser mes mains caresser les pectoraux fermes et bien dessinés du garçon. Maintenant assise sur le bas de son abdomen, je reçois le coup de grâce en percevant clairement, à travers le tissu, la rigidité impudique de son membre. Ma libido jubile et fête sa victoire par une décharge de cyprine qui inonde ma pauvre petite culotte. Je glisse mon bassin jusque sur les cuisses de Yoanne frottant au passage l’intérieur de mes jambes contre le renflement prometteur.
En quelques instants, la virilité palpitante de Yoanne se retrouve à l’air libre, assaillie par mes doigts frivoles et clairement déterminés dans leurs caresses. Ma bouche prend leur relais pendant que je me tortille comme un ver au bout d’une ligne en me libérant de mon pantalon et de mon slip. Je suis complètement possédée par l’envie sexuelle qui vient d’exploser en moi. J’éprouve un besoin vital de satisfaire aux rites du sexe, et ma pudeur est déjà sacrifiée à l’autel du désir. Seule une bonne jouissance pourra m’exorciser et me faire retrouver ma raison. Sans plus de préliminaires, je chevauche Yoanne et m’installe juste au-dessus du pieu, luisant de salive, qui se tient raide et tendu vers les cieux. En quelques mouvements du bassin, je positionne le gros gland rose entre les replis trempé de mon antre maléfique où brûlent déjà les flammes de la tentation souveraine. D’un coup, je m’empale jusqu’à écrasement de mes lèvres écartelées contre le pubis de Yoanne. La violence de cet acte nous fait pousser un gémissement de plaisir commun. Je reste quelques secondes inerte, savourant la présence virile plantée jusqu’au fond de ma matrice. Yoanne en profite pour tenter de me renverser, mais, comme dopée par une force surnaturelle, je lui interdis tout mouvement et me maintiens en position dominante. Je veux rester complètement maître de ce coït.
Yoanne renonce face à ma détermination, d’autant que je commence à onduler ma croupe et que je fais coulisser son sexe au gré de mes mouvements accompagnés des contractions de mes muscles internes. Mon ventre tout entier brûle comme l’enfer autour de cette colonne sacrée que je fais aller et venir, me délectant de chaque frottement contre les parois presque trop sensibles de mon intimité qui pleure de plaisir. Je me cambre en arrière tandis que les mains de Yoanne s’infiltrent sous mon chemisier et dégagent mes seins des bonnets du soutien-gorge pour s’en emparer. Il me les masse avec passion, pinçant légèrement les tétons déjà crispés par les effluves du bonheur qui, venant tout droit de l’intérieur de mes cuisses, se propagent en moi à une vitesse vertigineuse. J’adopte rapidement un rythme endiablé, car je veux un plaisir salvateur, sans fioritures, allant droit au but et qui soit suffisamment puissant pour me calmer. Ma croupe danse frénétiquement sur le sexe dopé par toute la virilité de celui que je considère dorénavant comme ma victime. Je pousse des gémissements à peine humains en réponse aux feulements de Yoanne qui semble lutter pour ne pas s’abandonner trop tôt. Moi aussi, j’ai l’impression d’arriver déjà au sommet du plaisir pourtant je continue à me démener sur le phallus congestionné, car je veux franchir encore d’autres étapes sur le chemin secret de l’orgasme suprême.
Yoanne gonfle. Non ! Pas encore ! Je ralentis les mouvements, pour retarder l’échéance. Je veux plus !!! Yoanne a compris, il se calme. Malheureusement, je ne peux pas attendre, alors je repars à l’assaut. Rapidement, la verge grossit à nouveau, prête à éclater. L’imaginer dans mon ventre, soumise à mon bon vouloir, pousse mon plaisir à l’apothéose. Je suis au bord de la jouissance. J’exorcise mon corps du démon de l’envie sexuelle qui me tourmente depuis plusieurs jours déjà. Mon vagin dévore goulûment la verge qui commence à se répandre. Mes derniers mouvements prennent une amplitude à peine supportable. Mes muscles se crispent à se rompre tandis que mon système nerveux explose.
À bout de souffle, j’impose les cris de ma jouissance face au chant des oiseaux de la forêt. Yoanne n’existe plus, il n’y a plus qu’une colonne de chair dilatée qui se liquéfie dans mes entrailles pour éteindre le feu qui a réduit ma pudeur et mon éducation en cendres. Je continue à monter et descendre doucement sur le phallus ruisselant jusqu’à ce qu’il perde de la vigueur et que je ne le sente plus s’imposer aux muscles écartelés de mon vagin. Une vague de panique me submerge brusquement. J’ai l’impression de revenir sur Terre et je me retrouve crûment face à la réalité et la gravité de mes actes. Je me dégage en un éclair, attrape mes vêtements et m’habille à la hâte en récupérant Tarentelle. Lorsque Yoanne se relève enfin, je suis déjà sur ma monture. Je ne parle pas, mais mes yeux et l’expression de mon visage doivent suffire, car Yoanne acquiesce et tente de me rassurer :
- — O.K ! Inutile de paniquer, je serais muet comme une tombe…
Déjà je ne l’entends plus, quittant au galop la clairière, couchée contre l’encolure de Tarentelle pour éviter les branches épineuses de quelques acacias indisciplinés.
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À peine sortie des écuries où je viens de ranger ma selle, je tombe sur Marie-Rose.
- — Tu as fait une bonne promenade ? me demande-t-elle.
- — Très agréable ! Je vais prendre une douche et j’irai mettre Tarentelle au champ un peu plus tard.
- — Ne l’emmène pas auprès des trois chênes, la clôture est cassée et Yoanne est en train de la réparer.
- — Oui je…
- — Ha ! Tu l’as rencontré ?
- — Heu ! Non !!! Je suis juste passée par ce pré et j’ai vu la clôture…
J’abrège volontairement cette conversation qui me met très mal à l’aise, car je revois intérieurement la scène de la clairière. J’ai peur de me trahir en laissant apparaître mon trouble alors je file illico sous la douche.
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Ma petite aventure dans les bois m’a permis de passer sereinement le reste de la semaine. Bien sûr, tous les jours j’ai pensé à Julien et à ses promesses, mais ce n’était plus une obsession incontrôlable.
Cette fois, ça y est. Nous venons de déjeuner tous ensemble pour la dernière fois, car je pars tout à l’heure. Il n’a pas été facile de feindre la tristesse habituelle que j’affiche à la fin des vacances alors qu’au fond de moi, je suis excitée comme une puce à l’idée de retrouver bientôt Julien.
- — Tu pourrais partir demain matin, m’a suggéré mon oncle.
- — J’aimerais bien, mais ce ne serait pas raisonnable, ai-je répondu hypocritement en faisant une moue navrée. J’ai un dossier important à préparer pour mon travail. Je suis à ce poste depuis peu de temps et mon patron est très exigeant, il ne faudrait pas que je le déçoive…
- — Tu as raison, intervient ma tante. Avec la route que tu as à faire, il vaut mieux partir aujourd’hui, comme cela, demain tu seras parfaitement reposée pour te plonger dans tes dossiers.
Un regard furtif de Marie-Rose me fait douter qu’elle croit en l’excuse que j’ai donnée pour quitter prématurément l’Ermitage.
Je charge rapidement mes valises dans le coffre de ma voiture tandis que mes cousins, toujours égaux à eux-mêmes, se chamaillent bruyamment au bord de la piscine. Je dis au revoir à tout le monde et profite de l’occasion pour bousculer insidieusement Antoine et Frédéric, les envoyant tous deux droit dans l’eau de la piscine. Ils tentent aussitôt de se venger en m’éclaboussant alors je me précipite dans ma voiture et dans un crissement de pneus sur le gravier, je démarre en trombe. En passant la grille d’entrée, je croise Yoanne sur sa moto. À travers la visière de son casque, je remarque une lueur de tristesse dans son regard. Le bougre aurait-il pris goût à mes frasques érotiques ? Je lui fais un petit signe de la main, un petit signe qui veut dire adieu, mais qui laisse quand même entrevoir l’espoir d’une prochaine rencontre. Ce n’est pas que je la souhaite, non, je veux seulement garantir le secret de nos aventures en lui laissant penser que son silence pourrait être récompensé…
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Plantée devant la porte de l’appartement de Julien, le cœur battant la chamade dans ma poitrine, j’hésite à sonner. Ce qui m’attend derrière cette porte m’effraye soudain. Une question résonne dorénavant dans ma tête, comme le gros bourdon d’une église. Pourquoi suis-je venue ? Ne suis-je pas déjà allée trop loin avec ce garçon ? J’ai l’impression de me réveiller au beau milieu d’un rêve où toute notion de morale était bannie mais où, contre toute attente, je me sentais bien, trop bien. Ma conscience de jeune fille de bonne famille, pudique et réservée, resurgit et me plonge dans un très désagréable malaise. Je songe brusquement à faire demi-tour pour m’enfuir en courant.
Trop tard ! Comme s’il avait deviné ma présence derrière sa porte, Julien ouvre brusquement et me surprend. Je suis complètement désemparée. Je n’ai pas le temps de prononcer le moindre mot. Ma bouche est assaillie par la sienne et le baiser langoureux qu’elle m’impose est aussi puissant que la seringue d’un anesthésiste. Je n’ai pas le temps de compter jusqu’à dix que je replonge totalement dans ce rêve à l’ambiance érotique sulfureuse, dans laquelle Julien me fait évoluer depuis les premières minutes de notre rencontre. Toutes les réticences que j’ai éprouvées quelques instants plus tôt volent en éclats. Julien m’a promis que la fin de notre aventure serait comme le bouquet final d’un feu d’artifice. Eh bien, je n’en ai plus peur. Bien au contraire, je suis impatiente de contempler les étincelles multicolores de ces fusées.
- — J’ai vu ta voiture, en bas, sur le parking, m’explique Julien.
Je plaisante alors :
- — Je croyais que tu voyais à travers les portes !
- — Si tel était le cas, il faudrait te méfier car je pourrai également lire dans tes pensées et y puiser les plus secrètes, voire même découvrir l’intégralité de ta libido !!!
- — Si j’en juge par notre relation, j’ai parfois la troublante impression que tu en connais déjà plus que moi sur ce sujet. D’ailleurs, ça me gêne un peu…
- — Ta sexualité est une île déserte dont je n’ai découvert que certaines plages bercées par le rythme régulier des vagues du plaisir et balayées par le vent sucré de la tentation. Il reste encore bien d’autres merveilles à y découvrir, mais rassure-toi, le centre de cette île est protégé par une forêt si dense qu’il sera toujours impossible à quiconque de se vanter de l’avoir totalement explorée…
Cet élan de poésie m’amuse, tout en me poussant à une réflexion plus profonde. Julien m’abandonne quelques instants pour aller donner un coup de téléphone. Lorsqu’il revient enfin, c’est pour m’entraîner dans le salon où il m’offre un délicieux et très rafraîchissant cocktail de jus de fruits. Nous bavardons de longues minutes. La sonnette de la porte d’entrée nous interrompt soudain. Une jeune femme asiatique nous livre notre dîner. Son accent est à lui seul un agréable dépaysement. Julien écoute les quelques recommandations culinaires qu’elle lui donne.
- — J’espère que tu aimes les plats exotiques ? me lance Julien après son départ.
- — J’adore !
Nous ne résistons pas plus de cinq minutes aux odeurs alléchantes qui s’échappent des deux boîtes en carton. La maîtrise des baguettes donne lieu à une franche rigolade. Nous chahutons et nous amusons à nous donner mutuellement à manger avec les baguettes. C’était à prévoir, ma robe en fait les frais.
- — J’espère que tu n’avais pas prévu de sortir ! dis-je en découvrant deux énormes taches de sauce.
- — Aucune importance pour l’endroit où je souhaite t’amener.
Très intriguée, je le questionne sans relâche, mais il ne se décide pas à me dévoiler ses intentions. Je cherche à deviner, en vain. Julien accepte de me donner quelques indices. Il me parle du Yin et du Yang, du noir et du blanc, de la lumière et de l’obscurité. Je n’y comprends rien et j’en suis encore plus agacée. En même temps, un trouble naît en moi. Que me réserve-t-il ? Il pousse ma curiosité à bout et, insidieusement, cela m’excite. Je cherche à le faire parler en usant de mon charme. Je deviens provocante, caressante, vicieuse. Rien n’y fait. Julien tient bon. Ce manège dure quelques minutes avant que Julien ne se décide. Il m’attrape par le bras et m’entraîne avec lui jusqu’à la porte d’entrée :
- — Tu es venue pour le bouquet final, alors, viens avec moi !!!
- — Mais, il faut que je me change avant, fais-je en évoquant les taches sur ma robe.
- — C’est tout à fait inutile pour là où nous allons…
Cette fois, il m’inquiète terriblement. Une bouffée d’anxiété me submerge et mon cerveau se brouille. Pourtant ma curiosité maladive et l’excitation sexuelle latente qui me ravage soumettent ma raison. J’accepte de suivre ce garçon, car je ne peux résister à l’envie de découvrir ce qu’il m’a préparé. Dans un même temps cette perspective m’effraie, car je suis consciente qu’il est capable de repousser très loin, peut-être même trop loin, les limites des interdits. Dans la rue, un souffle chaud caresse mon visage. C’est comme si le vent tentait de me rassurer et, malgré la douce chaleur estivale, un énorme frisson parcourt mon épiderme.
- — Voilà ! Nous sommes arrivés ! me lance finalement Julien.
Nous entrons dans un immeuble comparable à celui de son appartement, à trois étages près. Une fois de plus, c’est vers le sous-sol qu’il m’entraîne. Une légère angoisse me submerge. Je retrouve ces odeurs maintenant familières de poussière et de ciment qui imprègnent ces lieux. Ici, je ne suis plus qu’une somnambule qui se laisse diriger, au mépris du danger et de la morale, jusqu’au plus profond des mystères inavouables de cette cité. Pourtant, dans ma poitrine, mon rythme cardiaque sonne l’alarme. Il tente de me ramener à la raison. Impossible, je suis déjà totalement soumise à l’influence de la curiosité de mes instincts sexuels les plus pervers. Nous arrivons rapidement devant une vieille porte métallique. La peinture à demi écaillée résiste avec difficulté aux assauts de la rouille. Malgré tout, il est encore possible de lire « CHAUFFERIE ACCES INTERDIT AU PUBLIC ». Julien frappe une série de trois puis de deux coups sur la ferraille qui résonne, vibre sous les chocs et me fait frémir. Un jeune homme, grand, brun, tout juste sorti de l’adolescence, nous ouvre.
- — Ha ! Julien ! Entre, ça va bientôt commencer…
Julien ne s’attarde pas, il ne me présente même pas. En fait, la chaufferie est désaffectée. Ce n’est visiblement pas récent, car la pièce, très sombre, ne comporte plus grand-chose qui témoigne de cette activité passée, si ce n’est, une multitude de tuyaux sectionnés qui courent encore le long des murs. Julien m’entraîne jusqu’à une zone où des rideaux et des vieux draps, fixés au plafond, forment une étrange série de paravents. Le jeune homme ne nous suit pas. Julien écarte les draps et nous fraye un chemin à travers ce labyrinthe de voiles. Nous y découvrons plusieurs paquets de vêtements rangés soigneusement sur le sol à l’intérieur de ce qui pourrait être comparé à de petites cabines. Le tissu filtre le peu de lumière qu’il y a dans la pièce et nous avançons doucement. Je ne cherche pas à deviner quoi que ce soit, me contentant de me laisser guider jusqu’à l’emplacement libre recherché. Julien ne dit rien, entretenant ainsi le suspense. Il se retourne soudain vers moi et, dans un tourbillon de baisers gourmands et incendiaires, il me déshabille entièrement. Il me câline encore pendant qu’à son tour, il se met à nu.
Le garçon me prend alors par la main et me guide sous le tissu qui glisse avec une certaine sensualité sur ma peau nue, qui s’excite maintenant de ce contact. Nous rencontrons de plus en plus de difficultés à avancer, car la densité des draps devient telle que nous sommes obligés de nous mettre à quatre pattes pour nous infiltrer dessous. En fait, ce sont même des couvertures que nous soulevons maintenant. Enfin, nous terminons de franchir tous ces obstacles. J’en aurais été fortement soulagée si nous n’étions pas arrivés, finalement, dans un endroit entièrement plongé dans l’obscurité la plus totale. Julien me tient toujours la main. Le sol, moelleux, est certainement recouvert de tapis en mousse. Je me relève doucement et, toujours guidée par la main de Julien, je marche vers l’inconnu. Soudain, le garçon me lâche. Dans ce noir absolu, je cède instantanément à la panique. Mes mains cherchent désespérément mon guide.
- — Julien, où es-tu ?
- — Chut ! Ici il ne faut surtout pas parler ! Seuls les corps ont le droit de s’exprimer… me murmure-t-il.
Il ne fait pas froid pourtant ma peau se couvre de frissons. Je tremble. J’ai envie de sortir au plus vite de cet endroit. Je m’apprête à crier lorsque subitement une main se pose sur mon dos, remonte sur mon omoplate pour redescendre lentement le long de mes hanches.
- — Julien ?
- — Chut !!!
Je ne suis même pas capable de dire si c’est lui qui m’a répondu et l’idée que ce puisse être une autre personne me fait peur. Pourtant, la main est douce, très caressante, trop caressante… Minutieusement, comme le ferait un aveugle, cette paume chaude explore mes formes. Tétanisée, je n’ose plus faire le moindre geste. Privé de vue, je tente d’exploiter au mieux le reste de mes sens. Je perçois de légers bruits, je sens des odeurs de parfums différents qui se mêlent. Oui, aucun doute, nous ne sommes pas seuls dans cette pièce. Je brave l’interdiction de parler pour tenter de me rassurer :
- — Julien ?
Pas de réponse. Une deuxième main vient de se poser sur mon corps dénudé. Je suis morte de peur. Je force sur ma vue, pourtant rien n’y fait. Mon esprit est tellement accaparé à scruter désespérément l’obscurité que je me rends à peine compte que ma peau fait toujours l’objet de palpations de plus en plus impudiques. Lorsque je réagis enfin, ces attouchements m’effrayent tellement que je reste sur place, paralysée par ces mains anonymes. Leurs passages provoquent de bien coupables voluptés, que mon corps transforme en de délicieux frissons qui irradient honteusement l’ensemble de mes zones érogènes. D’ailleurs, les doigts semblent parfaitement comprendre l’état d’excitation qui s’empare de moi. Ils profitent alors, sans état d’âme, de ma fragilité et ont même l’audace d’aller s’assurer de ma féminité là où aucun doute ne peut être permis. Après une petite excursion dans ma toison, les doigts écartent agilement le sillon gonflé de mon sexe pour atteindre et enflammer mes replis intimes. Les phalanges paraissent parfaitement à leur aise et elles jouent à agacer mon jardin secret, poussant l’audace jusque dans la moiteur coupable de mon sexe. Y ayant constaté leur efficacité, les doigts se livrent maintenant à un étrange rituel : par petites touches successives, ils semblent lire le moindre petit relief de ma vulve, tout comme le ferait un aveugle décryptant un texte en braille.
Je ne peux pas rester de marbre face à ça. Alors je me cambre et je facilite l’accès à ces phalanges déchaînées qui font voler en éclats les derniers restes des remparts de ma pudeur. Pendant ce temps, l’autre main ne reste pas inactive. Elle cherche une à une toutes mes zones érogènes et, chaque fois qu’elle en localise une, elle lui prodigue de délicates caresses. J’éprouve de grandes difficultés à retenir ma respiration pour guetter le moindre bruit autour de moi. Je ne parviens même pas à retenir un petit soupir lorsque les doigts parviennent à une maîtrise totale de mon plaisir.
On s’agite silencieusement tout autour de moi, toutefois je perçois des bruits de caresses, de succions, et même de légers gémissements de bien-être, semblables à ceux que l’on pousse à l’aube de l’union des corps. C’est maintenant une certitude, il y a plusieurs hommes et femmes dans cette salle. Je m’obstine à chercher à les distinguer ; pourtant, il faut bien que je me résigne, l’obscurité d’encre qui règne ici m’interdit catégoriquement de voir quoi que ce soit. J’ai l’impression que l’on rampe vers moi. Oui, pas de doute ! Une troisième main s’agrippe à ma jambe. Elle joue le rôle d’éclaireur pour une bouche affamée qui vient se poser sur mon mollet droit. Les lèvres glissent avec douceur tandis que les dents mordillent de temps à autre ma peau si fragile. Toujours immobilisée par les doigts qui s’agitent au cœur de mon intimité, je deviens maintenant la proie de cette bouche inconnue. Elle remonte, par derrière, le long de ma cuisse, se rassasiant au passage de la douceur de mon épiderme puis en débusque la partie la plus soyeuse là, en haut à l’intérieur de mes cuisses, juste en dessous de mon sexe. Deux mains pétrissent les lobes de mes fesses, les préparant ainsi à l’arrivée imminente de la bouche gourmande.
Déjà, elle est là ! Je suis caressée, mordue, écartelée… La langue glisse au fond de mon sillon et s’amuse là où je n’aurais jamais pensé qu’on puisse s’aventurer avec une telle audace et autant de vigueur. Une brise de plaisir souffle en moi et balaye toute réticence face à ce traitement totalement immoral. La langue mouille, chatouille, tantôt fine et ferme cherchant à s’insinuer plus profond entre mes lobes largement séparés, tantôt large et moelleuse pour couvrir le plus possible de mes recoins interdits. L’obscurité m’aide à accepter cet acte diabolique. Je me pâme, appréciant ce plaisir complètement nouveau pour moi, qui m’est généreusement offert par cet inconnu. J’en oublie presque les deux autres mains qui complètent si justement les besoins de mon excitation.
La main qui officie à la fourche de mes cuisses a parfaitement deviné l’origine du tourment qui ébranle tout mon corps. Elle s’échappe alors de mes chairs survoltées et part rejoindre sa sœur jumelle qui pétrit mes seins et pince mes tétons érigés provoquant des petites pointes de bonheur qui se répandent en moi comme une traînée de poudre. La bouche quitte mon anus pour plonger dans le puits ruisselant de mon sexe. On me force à me cambrer et à écarter les cuisses pour permettre au visage de se plaquer correctement contre mon intimité. La langue plonge, mes lèvres et le bouton sensible de mon clitoris sont aspirés, léchés, dévorés… On pince mes seins de plus en plus fort, à m’en faire mal alors, le cocktail de la douleur et du plaisir m’enivre. Ma tête tourne, mes nerfs se nouent tandis que mes muscles se contractent sous l’arrivée d’un orgasme bref, mais violent comme une tornade qui balaye tout sur son passage.
Je m’apaise, tandis qu’au bas de mon ventre la bouche fête sa victoire en se régalant de ma cyprine, avant de m’abandonner et de repartir dans l’obscurité à la recherche d’une autre proie. Les mains qui s’occupaient de mes seins redeviennent plus tendres, plus caressantes. Pourtant, d’un seul coup, elles me saisissent et m’entraînent sur le sol. Un visage se heurte maladroitement au mien et, sans me laisser le temps de réfléchir, ma bouche est soumise à un baiser torride. J’ai soudain un réflexe de rejet lorsque je m’aperçois que j’ai affaire à une femme. Je tente de me dégager, mais elle me retient fermement et s’applique à m’émouvoir par la fougue de son baiser. Sa langue fouille ma bouche tandis que ma main est autoritairement promenée sur son corps déjà étrangement tourmenté. La poitrine est douce et généreuse. Je touche la zone au relief mouvementé de ses aréoles avant de découvrir les tétons fièrement érigés. Ma partenaire guide ensuite mon exploration forcée vers son ventre. Il est chaud, soyeux et agité par une houle mystérieuse.
L’inconnue n’abandonne ni ma main, ni ma bouche, craignant que je m’enfuis. Elle dirige les caresses pendant de longs instants. Finalement elle lâche ma paume à la fourche de ses cuisses. Là, mes doigts découvrent la raison de l’excitation interne qui ébranle cette jeune femme. Une colonne de chair, dure et trempée, coulisse lentement au fond de son intimité. Brusquement, une sensation désagréable me submerge. L’idée que ce puisse être Julien me traverse l’esprit. Bien sûr, je ne ressens pas de la jalousie, non, mais plutôt une profonde frustration. Je suis tourmentée, il faut que je sache. La jeune femme cambre les reins pour mieux permettre à la virilité masculine d’atteindre le fond de sa matrice.
Je me dégage de la bouche haletante pour me rapprocher de l’homme. Mes mains partent fébrilement explorer son buste. Grand, les muscles fins et la poitrine légèrement velue, je me rassure, ce n’est pas Julien. Le garçon continue imperturbablement ses lents mouvements, profitant pleinement de l’accueil que lui offre celle que l’obscurité lui a désignée. Brusquement, il saisit ma tête et place mon visage contre le pubis de sa partenaire. Le parfum musqué de cet accouplement me saoule ; pourtant je reste là, inerte, pétrifiée par ce contact homosexuel. La jeune femme balance davantage sa croupe, semblant quémander les caresses intimes que je lui refuse. Certainement ameutées par les bruits de cette étreinte, d’autres personnes s’approchent. Je les entends ramper tout autour de moi et ça me fait peur. Plusieurs mains trouvent mon corps, mes hanches, mes cuisses, mes fesses.
Combien sont-elles ? Je n’en sais rien et je ne cherche même pas à le savoir. On me caresse, m’explore, me pelote les seins. On me suce le dos, les épaules, la nuque et, en même temps, les cuisses et les fesses. On s’insinue jusqu’au fond de mon sillon intime. Un doigt plonge dans la chaleur moite de mon ventre tandis que d’autres débusquent mon clitoris et y entament une ronde diabolique qui l’embrase. Je sombre… Oubliant toute réticence, ma bouche s’entrouvre et ma langue part s’encanailler entre les replis survoltés des petites lèvres de la jeune femme. Celle-ci pousse un gémissement sans équivoque en guise de remerciement. Je découvre, sous ma langue, combien les chairs intimes d’une femme sont douces, chaudes et délicates. Je m’imprègne de son odeur suave ainsi que de la saveur musquée de la lubrification que le phallus extrait du plus profond de son ventre. À mon tour, je localise le bouton sensible, déjà fortement tourmenté par les mouvements toujours réguliers et puissants de l’homme. Je me mets à sucer ce petit appendice de chair avec application et douceur. Je le fais d’autant mieux que je peux aisément comprendre ce que de tels attouchements engendrent, car le même petit bouton sensible palpite entre la fourche de mes cuisses. Je débusque le clitoris de ma partenaire de la pointe de la langue. Je m’attarde un peu sur toute la zone sensible qui le protège avant de l’aspirer, de le pincer du bout des lèvres, puis je le noie de salive et le titille fougueusement. La jeune femme s’agite en prenant quand même soin de ne pas s’échapper de ma bouche bienfaitrice. L’homme redouble maintenant de vigueur et la cadence de son assaut est désormais soutenue. Je les accompagne dans cette folle envolée.
Soudain, on m’empoigne vigoureusement les hanches. Je suis presque soulevée, manipulée comme un vulgaire mannequin en plastique. On me positionne à genoux, là, bien cambrée, la croupe outrageusement offerte et moi, docilement, je me laisse faire. Des mains continuent à prodiguer à mon corps de délicates caresses qui n’ont rien d’innocentes. Je n’éprouve pas la moindre surprise lorsqu’un membre se positionne à l’angle de mes cuisses, cherchant impatiemment à investir le fourreau de mon ventre chauffé à blanc par cette expérience nouvelle. L’homme m’écarte à me faire mal, puis il s’enfonce d’un seul coup et va heurter le col de mon utérus. Il m’est impossible de retenir un cri d’effroi et de plaisir face à cette violence. J’ai l’impression que le membre est énorme et qu’il m’a déchiré la vulve. La sensation est si vive que je suis incapable de dire si c’est le plaisir ou la douleur qui est le plus fort. Durant un instant, je me sens coupable de la pire des infamies, car ce que je ressens est tellement immoral. Pourtant ce mélange de violence, de volupté et d’anonymat est si délicieusement pervers… Je m’applique toujours à donner des coups de langues saphiques, cherchant à émouvoir ce sexe, si comparable au mien.
J’imagine combien ma bouche peut offrir un petit plus au plaisir que le phallus distille déjà par ses mouvements ravageurs. Je me sens totalement solidaire de cette fille, d’autant qu’à mon tour, je subis les va-et-vient vigoureux d’un homme. Je suis presque déçue de ne pas avoir, moi aussi, une bouche complice collée à mes grandes lèvres écartelées. Légèrement frustrée, je me console en imaginant toutes les sensations ressenties par ma partenaire. Cela m’excite terriblement. Je me liquéfie et en même temps, je m’abreuve de la liqueur musquée, au parfum sans doute identique à celle, trop abondante, qui coule le long de ma fente. Des doigts viennent s’y divertir. J’adore ça, surtout quand ils écartent encore plus ma vulve pour que les bourses de l’homme qui me besogne viennent frapper contre mon clitoris électrisé. J’ai l’impression que toute une foule de personnes, attirée par nos gémissements, s’est agglutinée autour de nous. Des mains viennent caresser, des bouches goûtent et mordent. Il y a même des verges qui viennent se frotter contre mon corps. Là, à la commissure de mes lèvres gourmandes, je perçois qu’une étape de plus vient d’être franchie dans la course à l’orgasme. La cadence devient infernale. Le ventre de l’homme bouscule mon visage.
Soudain, le petit bouton complètement décalotté s’anime étrangement sous ma langue. Il est secoué par de violentes contractions qui révèlent la force de la jouissance déferlant dans la jeune femme. Le phallus lui aussi se révolte. Il prend tellement d’amplitude dans ses mouvements qu’il finit par s’échapper accidentellement du fourreau en fusion et se ruer contre mes dents, en forçant le passage pour venir percuter mon palais. Il y déverse quelques gouttes épicées avant de repartir vers les profondeurs sacrées de la vulve où il termine de se répandre. Le goût de cet accouplement torride emplit ma bouche. Je m’apprête à tout recracher, mais on ne m’en laisse pas le temps. Un homme vient de localiser mon visage et, sans autre forme de formalités, il plonge sa verge entre ma langue et mon palais.
Mon intimité est toujours en proie aux assauts de l’énorme virilité. J’y prends d’ailleurs de plus en plus de plaisir et ma croupe a trahi depuis longtemps cet état de fait en ondulant à la rencontre des mouvements de ce partenaire peu ordinaire. La fille qui vient de jouir me remercie, de l’avoir accompagnée dans ses ébats en se lovant contre mon corps nu, déjà fortement pris à partie. La jeune inconnue, décidée à me donner à son tour un petit plus, se distingue par sa perversité en écartant les lobes de mes fesses, déjà surchauffés par les rencontres avec le ventre de celui qui me chevauche. Elle promène ses phalanges jusqu’au plus profond de mon sillon écartelé. Un doigt s’appuie maintenant contre mon anus. Il ne cache nullement ses intentions et parvient vite à ses fins, s’enfonçant jusqu’à la garde dans mon fondement. Les phalanges mutines exercent une pression sur la mince paroi qui les sépare de ma vulve. L’effet est immédiat, j’atteins des sommets d’excitation. C’est tellement bon que je suis obligé de réfréner mon plaisir pour ne pas exploser sur le champ. Je perds toute retenue, et les derniers remparts de mes tabous tombent vite en ruines.
Des mains sur mon corps, une verge dans la bouche et une autre au fond de mon ventre, et ce doigt planté dans l’anus, je suis transcendée par cette débauche la plus totale. Je ne pensais pas qu’on puisse aller plus loin dans la perversité pourtant la fille fait preuve d’une imagination sans limites. Un orgasme d’une puissance inouïe s’apprête à me terrasser. La jeune perverse profite des mouvements du sexe qui dilate mes chairs ruisselantes, pour glisser un second doigt directement dans mon vagin, le lovant entre ma paroi survoltée et le pieu qui me besogne. Cette présence d’une indiscrétion insupportable a un effet détonateur sur l’énorme verge. Elle libère toute sa puissance, me forçant avec une amplitude maximale et semblant prendre encore plus de volume. Je voudrai hurler de plaisir, mais l’autre verge me bâillonne alors des larmes d’extase coulent sur mes joues. Tout cela est trop puissant, trop fort, trop bon… Mon vagin va se déchirer… Je vais mourir de plaisir… Ma tête explose, mes doigts se crispent… Je jouis !!! Je suis secouée de convulsions qui m’anéantissent tandis que mon sexe est noyé de semence pendant que le fond de ma gorge reçoit les puissants jets de mon second chevalier servant. Ce dernier pousse un gémissement que j’entends à peine. Sortant péniblement de mon état de transe, je libère ma bouche, déglutis sans dégoût et brise la loi du silence pour prononcer un nom :
- — Julien !!!
Devant moi, le garçon s’écarte un peu. Il ne répond pas, mais je sais que c’est lui. Finalement, après quelques instants il accepte d’avoir été démasqué alors il attrape ma main et l’embrasse tendrement.

