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Histoire Coquines - Dîner chez Virginie

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 22:13

Mon Phil. Mon Philou. Mon doudou. Mon amour. Mon mari, mon ami, mon amant. Merci à toi d’être un homme merveilleux, tellement hors du commun. Merci de partager ma vie. Je t’aime à la folie. Merci pour ce message que tu m’envoies sur mon portable : « Ce soir, je préfèrerais ne pas sortir. Restons à la maison. On réalisera ton fantasme. Ne t’occupe de rien, j’arrange tout. Essaye de ne pas rentrer trop tard. Je t’a… »
Ainsi il y consent. J’avais plutôt le sentiment qu’il n’était pas emballé. J’avais même ajouté que c’était juste un fantasme, et que ça pouvait très bien le rester. Je veux bien jouer, mais pas avec le feu. Le libertinage d’accord, c’est lui qui m’y a amenée et j’adore ça, mais pour rien au monde je ne voudrais que notre couple en soit mis en péril. On s’est fixé des règles et on s’y tient. On se dit tout, on s’avoue tous nos fantasmes, toutes nos envies, mais si l’un de nous deux est réticent, pas question de passer à l’acte, on zappe. Et là… il vient de me souffler !
Purée, je suis déjà toute excitée. Comment va-t-il arranger ça ? Je n’en ai aucune idée, et ça m’excite d’autant plus. Pas en club en tout cas, je n’aimerais pas, pas pour ça. Il me faut un minimum de dialogue, un minimum d’affinités. Mais il le sait. Parfois j’ai le sentiment qu’il lit en moi. Il sait tellement tout ce que j’aime, tout ce qui me plaît. Est-ce que ses dix ans de plus que moi lui confèrent ce pouvoir ? Quand j’aurai trente-cinq ans comme lui, serai-je aussi capable de lire en lui comme dans un livre ouvert ?
Bon dieu, j’ai cru que cette journée ne se terminerait jamais ! Enfin l’heure. Allez hop, mes clefs, où sont mes clefs que je file ?

oooOOOooo

Mais où est Phil ? Pas dans le salon, pas dans la cuisine. Mmm, ça sent bon. Poulet paprika, il nous a préparé sa spécialité, mon bonhomme. Ainsi, nous allons dîner. Il a mis les petits plats dans les grands ! Et cette table ! Waw ! Des bougies, des fleurs… belle soirée en perspective. Mais où se cache-t-il ?

  • — Ah te voilà enfin ! j’ai cru que tu n’arriverais jamais.

Voilà mon Philou qui sort de notre chambre, torse nu, rasé de frais. Il me prend dans ses bras et m’embrasse à pleine bouche. Et le voilà qui glisse sa main sous ma jupe et la pose sur ma petite chatte.

  • — Mmm, mais tu mouilles déjà bien dis donc. Et déjà plus de culotte ! Eh ben toi alors !
  • — Ça n’a pas arrêté depuis ton message. J’ai dû virer mon string dans la voiture. Il était trop mouillé, ça m’irritait. Continue s’il te plaît, caresse-moi…

Mmm, oui, oui, glisse tes doigts entre mes lèvres pendant que je suce ta langue. Si tu pousses un doigt à l’intérieur, je crois que je viens direct, sur le coup !

  • — Branle-moi s’il te plaît, branle-moi. Ne t’arrête pas !

Ça l’excite mon Phil que je lui dise des choses pareilles. Je sens son sexe dur contre ma cuisse.

  • — Il faudra que tu patientes. Ils vont arriver bientôt. Apprête-toi. Je t’ai préparé des affaires sur le lit. Fais-toi vraiment belle. Très classe. Je sais que tu n’auras aucun mal pour ça, tu l’es naturellement, mais je veux que tu leur en mettes plein la vue. Et que tu te sentes la reine de cette soirée. Ne te dépêche pas trop. J’aimerais qu’ils soient déjà là quand tu descendras. Ce sera très certainement le cas, ils devraient arriver dans une dizaine de minutes.

Il m’entraîne vers la salle de bain.

  • — Comme je t’ai dit, tu es la reine de cette soirée, mais puisque j’ai consenti à réaliser ton fantasme, je voudrais juste que tu fasses une petite chose pour moi.

Ah mais oui, petit coquin. Ce que tu me glisses à l’oreille, je le ferai volontiers ! Mais pas que pour toi, ça me fait mouiller de plus belle !

oooOOOooo

Des affaires sur le lit, qu’il a dit. Je vois juste une robe. Mais où diable a-t-il dégotté cette robe ? C’est une splendeur ! Il a dû faire une vraie folie ! Elle est indécente à souhait sans être vulgaire. Je l’adore. Le dos nu est tellement profond que le tissu noir ne couvre que mes fesses. Et devant, le décolleté se referme juste sous mes seins. Le bas me semble par contre un peu sobre, elle aurait pu être un poil plus courte, elle tombe juste au-dessus du genou.
Je comprends que Phil ne m’ait pas préparé de sous-vêtements. Un soutien n’aurait aucun sens avec une telle robe. Et pour ce qui est de l’étage au-dessous, pas la peine que je ruine un deuxième string dans la même journée.
J’aime le résultat dans le miroir. Mes cheveux blonds qui tombent sur mes omoplates, mes escarpins à talons, le tout sur ma peau bronzée. Pas de fausse modestie, je me sens belle à damner. Pourvu qu’il n’y ait pas de cardiaque dans l’assemblée sans quoi nous risquons de finir la soirée aux urgences. Allez ma petite Virginie, ils sont là, j’entends des voix, descends dans la fosse aux lions.

oooOOOooo

Pourquoi Phil est-il seul à m’accueillir en bas de l’escalier ? Je n’ai pas rêvé, j’ai entendu des voix. J’ai beau regarder de tous côtés, je ne vois personne.

  • — Tu es splendide ! dit Phil en me donnant un baiser au coin des lèvres.

Merci pour ce regard admiratif. Là, je sais que je suis vraiment parée. Si même mon chéri est estomaqué, lui qui connaît la marchandise pourtant… Mais il n’est pas mal non plus dans son smoking, dites donc !

  • — Je les ai tous rassemblés au salon, on prendra l’apéro là. Viens, je vais te présenter. À moins que tu ne veuilles reculer, il est encore temps, tu sais…
  • — NON !

Ouh là ! Je viens pratiquement de crier. Contrôle-toi ma petite Virginie. Tu en as envie, d’accord, mais un peu de tenue que diable. Et bien sûr, Phil sourit de toutes ses dents, le salaud !

  • — Non, veux-je dire. Moi, tu le sais que j’en ai envie. Mais toi ? Si tu ne veux pas, on arrête tout. Je ne veux rien faire qui pourrait te blesser mon amour. Ne le fais pas pour me faire plaisir.

Pourquoi faut-il toujours qu’il me déstabilise à ce point quand il me prend dans ses bras et plante ses yeux dans les miens comme ça ?

  • — N’aie aucune crainte. C’est aussi un de mes fantasmes, j’aurais fini par te le proposer. Tu m’as devancé, voilà tout. On y va ?

Ouh que je suis nerveuse ! Il n’y a que quelques mètres jusqu’à la porte du salon, mais ça me paraît tellement loin tout à coup ! Et puis, jusqu’à présent j’étais excitée, mais là maintenant, j’ai comme un nœud dans l’estomac. Derrière cette porte, dans un tout petit instant, je vais les découvrir. Découvrir ces hommes que Phil a choisis pour moi. Et s’ils ne me plaisaient pas ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et s’ils ne me trouvaient pas à leur goût ? Et si ? Et si ? D’accord, j’ai dit que je rêvais de pluralité masculine, mais c’était un fantasme. Là, tu vas entrer dans l’arène ma petite Virginie, alors, tu fais quoi ? Hein ? T’as les chocottes ? Tu recules ? Vite ! Décide-toi !
Trop tard.
Phil a mis de la musique douce. Ça va me détendre, c’est parfait. Bon, je n’aurais pas reculé de toute façon, mais ça me fait du bien. Il faut que je fasse retomber la tension.

  • — Messieurs, voici ma femme, Virginie.

Ils sont trois. À ce que je vois, ils ne s’attendaient pas à ça. Il n’y en a pas un qui a bronché, ils ont l’air tétanisés. Connaissant Phil, il n’a pas dû me décrire. Ça lui ressemble bien ça. Il aura dû leur souffler un truc du genre « vous jugerez par vous-même, elle est blonde, mince, assez jolie mais bien sûr, c’est moi qui le dis, c’est ma femme, c’est subjectif ». Ou même leur dire que j’étais quelconque. Bon, ils n’ont pas la bouche ouverte, ils ne sont pas prêts à gober une mouche, mais tout de même, un escadron d’anges passe. Phil, fais quelque chose bon sang ! Dis un truc, je ne sais pas moi. Arrête de les observer en te délectant, brise la glace par pitié !

  • — Vous êtes resplendissante !

Ah ben te voilà coiffé au poteau mon beau Philou. Mmm, cette jolie pointe d’accent. Je parie que ce bel homme s’appelle Carlos.

  • — Ma chérie, notre beau latino que voici s’appelle Manuel.

Raté.

  • — C’est un homme charmant. Manuel est espagnol et vend des bateaux.
  • — Bonsoir Manuel, je suis enchantée.

Perds pas de temps lui. Direct la main sur mes fesses pour m’attirer et m’embrasser. Cela dit, il n’a fait que la poser et ne m’embrasse que sur la joue.
J’aime les hommes grands comme toi Manuel. Grands, élégants. Très jolis cette chemise et ce pantalon noirs. Et tu sens bon…
Cet homme doit être à la fois fougueux et tendre, je le sens. Et quel contact avec sa peau mate… elle est comme tiède… douce…

  • — Et voici Frédéric. Fred est à l’unif, il étudie le droit. Il entame sa deuxième année, d’où son jeune âge.

Probablement ce qui fait que tu as l’air bien timide Fred n’est-ce pas.
Doux également le contact de sa main sur mon épaule pendant qu’il m’embrasse.
Et ce joli sourire… Et cette carrure impressionnante… Fred, si tout à l’heure je t’arrache des poignées de tes cheveux blonds, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi, tu n’avais qu’à pas les laisser pousser jusqu’à tes épaules. J’adore. Pourquoi baisses-tu les yeux ? Je ne vais pas te mordre. Quoique… parfois… mais alors par jeu.

  • — Ravie de faire ta connaissance Fred.
  • — Fred a une… particularité, disons… mais je t’en laisse la surprise, tu découvriras ça tout à l’heure.

En voilà un mystère. Et pourquoi rougis-tu Fred ?
Phil, j’ai les jambes qui flageolent ! Je n’ose pas approcher le troisième ! Ne t’avance pas si vite bon sang !

  • — Et enfin, je te présente Claude. Claude est prof de Français, écrivain à ses heures, peintre amateur, grand voyageur et que sais-je encore… Il est bourré de talents, mais il est trop modeste et ne s’étale pas sur sa vie. Tu ne lui trouves pas un physique de sage ?
  • — Phil, voyons, vous faites de moi un portrait trop flatteur, je suis juste un homme comme un autre. Un simple cinquantenaire débutant, rien de plus ordinaire.
  • — Tu vois… je te le disais…

Il faut que je me force à lever les yeux et regarder cet homme. Ça va me coûter un effort surhumain, mais il faut que j’y arrive.
Quelle intensité dans ces yeux bleus ! Paul Newman peut bien aller se rhabiller. Cet homme va me faire me liquéfier sur place.
Pourtant son regard est si doux, si bienveillant.

  • — Bonsoir Claude. Je suis… heu… très touchée… enfin… enchantée.

Et voilà. Bel emmêlement de pinceaux, Bridget Jones n’aurait pas fait mieux. Merci de me sourire sans moquerie Claude. Ça me touche sincèrement. Quelle force tranquille émane de cet homme, c’est fou ! Sans doute est-ce pour cela que j’ai un faible pour les hommes mûrs, cette sérénité qu’ils dégagent.

  • — J’espère les avoir bien choisis, j’espère qu’ils te plaisent.

Bien sûr tu les as bien choisis. Aussi bien Manuel pour son élégance et sa touche d’exotisme, que Frédéric pour son physique. Et Claude. Claude et son charisme. Cet homme mûr dont je rêvais depuis si longtemps. Ma cerise sur le gâteau.
À cet instant tu pourrais aussi bien mettre un terme à cette soirée, je t’en aimerais tout autant. Parce qu’encore une fois tu me prouves que personne au monde ne me connaît mieux que toi. Que tu es attentif, attentionné, que chaque parole que je dis, tu l’écoutes, que chaque geste que je fais, chaque regard que je porte, tu peux les interpréter. Cet instant de la soirée, quoiqu’il puisse se passer d’intense, de puissant par la suite, cet instant est pour moi le plus merveilleux, le plus inestimable. Celui où je me sens vraiment femme, ta femme. Plus que jamais je t’admire. Plus que jamais je t’appartiens. Même si je sais que ce terme-là ne te plaît pas.
Tout à l’heure, ces trois hommes me feront l’amour. Ils caresseront mon corps, y glisseront leur langue, me posséderont. Nous nous donnerons du plaisir. Un plaisir dont je sais déjà qu’il sera décuplé, fort, violent, enivrant. Tout cela sous tes yeux. Et tu n’en éprouves aucune jalousie, pas la moindre crainte. Ce n’est que raison. Ces actes ne seront que physiques. À travers ces hommes, c’est toi que j’aimerai. Pour la confiance que tu me portes, pour ce que tu me permets de vivre qui me permet de m’épanouir. Pendant que d’autres s’échinent à vouloir posséder l’être aimé, toi tu t’évertues à m’aimer. Tu m’apprends à me libérer, à reculer mes frontières, à bousculer nos carcans imbéciles.

  • — Ils seront parfaits, j’en suis certaine.
  • — Alors, dans ce cas, champagne !

Du champagne. Phil a vraiment mis le paquet. J’aime le champagne.
Je sens qu’ils se détendent. Les voilà déjà à papillonner autour de moi. Merci Manuel pour ce joli compliment sur mes yeux. Ils sont bleu gris, mais oui. Ce que j’aimerais déjà ouvrir cette chemise et caresser ce torse… Un peu de patience ma petite Virginie. Fais-les languir encore. Détends-toi aussi. Vas-y, joue de tes sourires, use et abuse de tes regards voluptueux, rends les fous de désir. Qu’ils te respectent en tant que femme. Qu’ils fondent sous ton charme. Sois beaucoup plus pour eux qu’un simple cul à baiser. D’ici peu, ils seront prêts à te manger dans la main, à se rouler sur la moquette, à hululer sous le lustre.
Fred, pourquoi restes-tu tellement en retrait ? Et puis, regarde-moi franchement, pas à la dérobée. Tu as le droit de me trouver belle et d’avoir envie de moi. C’est même pour ça que tu es là. Ah, ces jeunes hommes. Tellement peu sûrs d’eux et pourtant tellement orgueilleux… Hum, je m’occuperai de t’affranchir tout à l’heure.
Ce champagne est délicieux.
Phil, de quoi discutes-tu avec Claude, j’aimerais bien savoir…
Bien sûr Manuel, je suis bronzée partout. L’amour en mer ? Non, pas encore, mais qui sait, ça viendra peut-être, un jour.

  • — Messieurs, avant que nous glissions vers les divins délices de cette belle soirée, j’aimerais vous en rappeler la seule règle : Virginie en est la reine. Oeuvrez pour son plaisir, acceptez ses limites si elle en pose et, la connaissant, je suis convaincu qu’elle vous le rendra. Vous ne le regretterez pas ! Et à présent, à table.

oooOOOooo

Mon petit Fred, oui, je crois que je vais t’appeler comme ça. Mon instinct maternel qui se manifeste sans doute. Je te sentais un peu perdu, j’ai bien fait de t’installer à mon côté. Je vois que ça t’a rassuré. Ma main sur ta cuisse te déroute un peu par contre, mais ne t’inquiète pas, je reste sage, je ne vais pas m’aventurer plus haut. Pas encore…
Ce poulet est un délice, ça vous la coupe n’est-ce pas messieurs ? Phil est un vrai cordon bleu.

  • — À cette époque, ma femme et moi vivions en Thaïlande…

Mon dieu Claude, mais vous avez fait le tour du monde ! Dois-je le tutoyer ? Je n’ose pas. Il m’impressionne trop. Quel homme intéressant, cultivé ! Il nous raconte sa vie, ses voyages, ses passions et nous l’écoutons, fascinés.
Mais maintenant que le dîner est terminé, je sens que je vais décrocher de la conversation, j’ai de plus en plus de mal à me concentrer. Le vin me grise légèrement. Ma libido s’éveille de plus belle. L’envie se diffuse dans mes veines, poison délectable qui s’infiltre dans tout mon corps.
Je sens leurs regards sur moi, leurs regards qui me déshabillent. Manuel plonge ostensiblement ses yeux dans mon décolleté. Mes seins pointent sous ma robe. J’aime qu’ils me regardent. J’aime la caresse de leurs yeux. J’aime sentir leur désir, je peux presque le palper. J’aime savoir qu’ils imaginent la rondeur de mes seins, la couleur de mes pointes. J’aime les imaginer en train de bander. Est-ce que leurs queues se dressent ? Garde-à-vous pour Virginie messieurs ! Peut-être pas encore. Il leur en faudra un peu plus sans doute, reste modeste ma petite.
Embrasse-moi Fred. Ouvre-moi ta bouche. J’aime le goût de ta langue, de ta salive. Ça te gêne que je me sois assise sur tes genoux ? Ça te met mal à l’aise de m’embrasser devant mon mari ? Ou bien est-ce d’être le premier ? Les autres suivront, leur tour viendra. Ta candeur, ta timidité m’émoustillent. Je vais te guider, tu m’aimeras, tu oseras, comme les autres. Donne-moi ta main, voilà, glisse-la sur mon sein. Je sens mon épiderme qui s’électrise. J’ai envie de caresses, envie qu’on me caresse, que tu me caresses. Mmm oui, comme ça, tu t’y prends bien. Touche ma peau, presse mon sein. Oui, ton pouce sur mon mamelon… Merci Fred. Mon sourire te déroute ? Tu rougis. Trop franc mon regard ? Trop proche ? Ça bouscule une femme comme moi, n’est-ce pas ? Il en existe plus que tu ne crois. Continue ton chemin de libertin, beau et respectueux comme tu l’es, tu en croiseras, tu ne sauras plus où donner de la… tête.
À ton tour Manuel. Je peux enfin ouvrir cette chemise. Mmm, ce torse que je rêvais de caresser. Cette peau chaude. Tout à l’heure je la voudrai contre mon dos, contre mes seins. Ma langue sur tes tétons, ça te plaît ? Oui, glisse tes mains sous ma robe, sur mes cuisses. Ah non, pas là. Pas encore Manuel. Fougueux, je le savais. Ça me plaît, mais je dois te dompter un peu, te freiner. Chaque chose en son temps. Donne-moi aussi ta bouche, ta langue, embrasse-moi.

  • — Donnez-moi votre main Claude s’il vous plaît…

Aucune hésitation, aucun trouble dans votre regard. Mais ça, je m’en doutais. Même alors que je la glisse sous ma robe vous ne cillez pas. Vous êtes un homme d’expérience. Posez-la sur mon pubis Claude.

  • — Dites-moi ce que vous touchez Claude.
  • — Ta… votre douce toison, Virginie.
  • — Aimeriez-vous me regarder la raser ?

Un sourcil qui se lève. Un léger étonnement ? Une très légère perte de contrôle Claude ? Je suis pleine de ressources, vous savez. Ainsi vous aimeriez assister à cette toilette intime particulière ? Phil adore. N’est-ce pas mon Philou ? Je te vois tout sourire. Le voilà ton petit caprice. Cette petite chose que tu voulais que je fasse pour toi. Et pour eux. Cette petite chose que je ferai aussi pour moi.

  • — J’en serais très ému Virginie. Vraiment.

Mon beau Claude. Votre baiser. Dieu que j’en avais envie, votre langue dans ma bouche…

  • — Dans ce cas, je serai ravie de vous faire ce plaisir, à tous.

Phil, voudras-tu ramasser cette robe que je viens de faire tomber ? Me voilà nue face à eux. Adorable sensation. Mélange de liberté, de domination, de suprématie. Leur trouble flatte mon orgueil, me fait sentir déesse de beauté.

  • — Alors, retournons au salon, suivez-moi messieurs.

Même de dos, je sens leurs regards me brûler. Leurs yeux sur mes fesses, sur mes jambes. Je sais très bien pourquoi j’ai gardé mes hauts talons. Maintenant, je sais qu’ils bandent.

oooOOOooo

Merci mon Phil de m’avoir tout préparé. Ce grand fauteuil face à eux. Ma petite table avec mon rasoir, mon savon, mon blaireau, de l’eau. J’ai posé une jambe sur chaque bras du fauteuil, ce n’est pas trop confortable mais je suis tellement excitée que je m’en contrefous. Je supporterai.
Mmm, j’adore le contact du blaireau sur mon pubis, sur ma chatte, ces poils chauds et humides qui me piquent, me chatouillent, m’électrisent. Pour rien au monde, je ne voudrais les sacrifier à une technique plus moderne, quand bien même elle serait plus efficace.
Croyez-vous qu’il y ait assez de savon messieurs ? Aucun de vous ne me regarde dans les yeux, mais ça je l’aurais parié. Ce jeu d’exhibition exacerbe mes sensations. Mes seins pointent, je les sens durs, presque douloureux. Mais vous ne les voyez pas, votre attention est ailleurs n’est-ce pas ? Pouvez-vous voir, mêlés au savon, les filets de jus qui s’écoulent de mon sexe ? Dieu que c’est bon.
Gare ma petite Virginie en maniant ton rasoir ! Sois prudente avec tes doigts. Veille à ne pas trop toucher tes lèvres en tendant ta peau sans quoi tu vas rapidement connaître ton premier orgasme ! Regarde-les, ils sont subjugués. Non, non, non ne pars pas ! Pas maintenant ! Respire doucement, rince le rasoir, prends ton temps.

  • — Et si vous vous déshabilliez messieurs ? Mettez-vous à l’aise. Mais gardez vos slips s’il vous plaît.

Oui, c’est comme ça que je les veux à présent. Que je puisse voir leurs sexes tendus déformer leurs boxers, leurs slips.
Joli sous-vêtement Manu. Joli boxer noir. Belles fesses musclées que je devine. Allez, tourne-toi que je voie. Mmm, je savais que tu bandais.
Et mon petit Fred ? Un string. Hum, je n’en suis pas fan pour un homme mais il a des fesses splendides mon futur jeune amant ! Et puis, de toute façon, il ne le gardera pas longt… Mon dieu Fred ! J’ai failli me couper avec le rasoir ! Je n’ai jamais vu ça. En tout cas pas à deux mètres de moi. Mon dieu, le pauvre Fred n’a même pas pu empêcher qu’elle jaillisse du string. Je n’ai pas la berlue, il doit bien en dépasser six ou sept centimètres ! C’était donc ça, sa particularité, un sexe surdimensionné. Phil l’aurait-il choisi pour ça ? Je ne crois pas. Je n’ai jamais émis ce souhait. Mais voilà qui devrait ajouter du piment à nos jeux…
Claude, même presque nu vous êtes élégant. Mais c’est vous qui bandez le moins. Ça m’attriste un peu. Dites-moi Claude ce que je peux y faire à l’instant ? Regardez, Claude, continuez à regarder ma petite chatte. Un dernier passage du rasoir. Il ne me reste plus rien. Me voilà toute lisse. Ça vous plaît ? Dites-moi, montrez-moi que ça vous excite. Un petit coup de serviette et la place est nette. Ma peau est douce sous mes doigts, une joue de bébé.

  • — Approche, Claude s’il te plaît.

Plus de barrières, maintenant je te tutoie. Embrasse-moi. Caresse mes seins. Sens comme ils sont durs. Mmm oui, presse mes pointes. Suce-les maintenant, quitte ma bouche. Je veux ta langue sur tout mon corps.

  • — Ma chatte, Claude. Lèche-moi.

Quelle volupté ! Cette langue qui me fouille, flatte mon bouton, ces lèvres qui le sucent. Manu, Fred, approchez-vous. Venez ici, un de chaque côté. Oh oui Manu, caresse-moi un sein ! Toi aussi Fred, imite-le.
Mmm, vos queues sont bien dures sous le tissu. Regarde Claude, profite du spectacle, regarde-moi les caresser.
Approchez-vous. Un peu. À portée de bouche. Que c’est sensuel de faire glisser vos slips. Toi d’abord Manuel. Savoir ton gland à quelques millimètres de mes lèvres me donne envie de jouer, envie de te rendre fou d’impatience. J’ai tout mon temps avant de le lécher, avant de goûter sa peau. Mais tiendrai-je longtemps ? Tes fesses sont douces et fermes, délicieuse caresse, délice du toucher.
Oh Claude, regarde-nous, oui, regarde mes lèvres sur son gland, mais je t’en prie, surtout, ne t’arrête pas. Glisse encore ta langue au plus profond de moi. Aide-toi de tes doigts. Oui, là aussi, pousses-en un là aussi, j’aime.
Fred. Manu. Je n’ose pas. Pas ça. Pas vous demander ça. Mon jardin secret à moi, mon petit rêve inavoué. Celui que même Phil ne connaît pas. Pas encore. Et pourtant Manu, d’imaginer ta bouche là sur la queue de Fred, avec la mienne, nos langues qui se rejoignent sur son gland, sur ses bourses, oh oui ça va me faire partir ! Mmm, Fred, reste bien en moi, reste dans ma bouche que je ne crie pas. Pas trop fort. Oui Claude ! Ta langue, là ! Juste là ! Tourne ton doigt, fais-moi jouir !

oooOOOooo

Allonge-toi bien sur le dos, touche mes seins Claude, excite mes mamelons. Laisse-moi m’occuper des mouvements, des va-et-vient de cette sodomie délicieuse. Dis-moi juste si mon dos ne t’irrite pas le torse.
Oui Fred, couvre-toi et prends-moi. Prends ma chatte, accorde tes mouvements sur les miens. Oh oui, comme ça. Tu aimes, Manu ? Tu aimes les voir me prendre ? Je le sens, ton sexe est dur comme un roc dans ma bouche.

oooOOOooo

  • — En levrette. Prenez-moi en levrette ! Chacun à votre tour.

Exquise pénétration mon petit Fred. Et dire que j’avais craint le pire. Dire que ta taille m’effrayait. Continue, doucement.
Claude, j’aime la texture soyeuse de ton sexe, le plaisir de le sentir dans ma bouche, l’inonder de salive. Je le sens tressauter sous les mouvements de Fred.
Manu, je ne peux que te branler, caresser tes bourses, je n’ai plus qu’une main de libre. Mais tu sembles aimer ça. Ah mais tu écartes les fesses. Serais-tu de ces hommes qui aiment un doigt dans l’anus ? Ma fois, oui, tu apprécies dis-moi.

  • — À ton tour Claude, prends-moi. Fred, viens devant s’il te plaît.

oooOOOooo

Plus rien, je ne veux plus rien contrôler. Je les laisse faire à présent. Je les sens me toucher partout, investir mon sexe, mon cul. Je les vois me tendre leurs queues, demander ma bouche, ma langue. Ils m’embrassent, me pénètrent, me fouillent de leurs doigts, de leurs langues… Mon corps subit avec délectation ces outrages consentis. Je les encourage, les guide de mes cris, de mes caresses, de mes orgasmes.

oooOOOooo

Je me sens divinement bien. La tête vide, appuyée sur la cuisse de Fred, le corps au repos. Mes seins sont poisseux. Tous les trois y ont déchargé leur semence. C’est là que j’ai voulu qu’ils viennent. Du moins pour leur dernier orgasme. Puis j’ai mélangé leurs spermes. Je les ai étalés sur mes seins. C’est la fin de nos jeux.
Combien de fois ai-je joui ? Je n’en ai aucune idée. Ça n’a aucune importance. Je me sens plus que détendue, euphorique, heureuse. Manu a posé sa tête sur mon ventre, je crois qu’il dort. Phil et Claude discutent à nouveau. Le champagne me rafraîchit. Les violons me bercent, Massenet, sublime.

oooOOOooo

Mes jeunes amants ne semblent plus être là. J’ai dû m’assoupir je crois. Je ne sens plus de tête ni sur moi, ni sous moi. Phil me regarde et me sourit.

  • — Les autres sont partis. Seul Claude est encore là. Si tu le souhaites, il peut passer la nuit avec nous. Si tu t’en sens encore la force bien entendu.
  • — Merci mon amour. J’en serai vraiment comblée, je vous veux tous les deux. La douche me remettra d’aplomb. Embrasse-moi.

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Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 4:54

Le lendemain matin, c’est la douceur des rayons de soleil sur notre toile de tente qui me réveillèrent. Nathalie n’avait pas bougé et je pouvais admirer son dos et sa délicieuse cambrure de reins. J’eus une terrible envie de la caresser, le contact avec sa peau satinée est si doux et délicieux ! Mais je me l’interdis, elle est si belle quand elle dort. Doucement, je me levai sans faire de bruit, en prenant bien soin de ne pas la réveiller. Le glissement de la fermeture éclair fut une épreuve pour ne pas troubler la pureté du sommeil de cette femme avec qui j’avais tant de chance de faire cette randonnée.
Une fois dehors, je m’étirai et pus profiter de la nature à son état brut. Nous étions à deux mille neuf cents mètres d’altitude et malgré cela, la température extérieure était bonne. L’été canadien nous réservait décidément de bien agréables surprises ! Le panorama qui s’étalait devant moi était époustouflant. Nous l’avions découvert hier soir au coucher du soleil, maintenant la lumière du matin venait caresser les cimes environnantes éternellement enneigées, et la vallée était recouverte d’une épaisse brume matinale. J’avais l’impression de voler au-dessus des nuages entre les sommets qui culminaient à trois mille cinq cents mètres pour les moins hauts. Pas un bruit ne venait troubler cette quiétude matinale.
Toujours en tenue d’Adam depuis notre étreinte de la veille, je décidai de prendre mon courage à deux mains et de tenter une baignade dans le lac. Mon corps portait encore les traces de notre nuit d’amour et je me persuadais qu’un tel bain serait tout à fait indispensable à ma survie en montagne… Une fois au bord de l’eau, je tentai timidement un orteil, que je retirai très vite… À cette altitude, l’eau ne devait pas dépasser les 5°C ! Un véritable supplice ! Je décidai donc de renoncer au bain et de simplement me laver le corps en plongeant mes mains dans l’eau. Cette toilette fut la plus difficile depuis mon service militaire, mais bon, il faut ce qu’il faut… C’est alors que je sentis une présence derrière moi. Nathalie s’était levée et vint se coller à mon dos en m’enlaçant de ses bras. Le contact de son corps chaud avec le mien froid la fit frissonner. Mais elle m’enserrait et ses mains parcouraient mon corps.

  • — Tu allais te baigner ? Tu en as du courage ! Cette eau doit être glaciale.

En disant cela, Nathalie ne cessait de parcourir mon corps de ses mains fines et sensuelles. Je sentais la chaleur de son être coller à mon dos, c’était une sensation divine ! Je ne pouvais honnêtement pas lui avouer que j’allais simplement faire trempette, trouvant moi aussi ce foutu lac bien trop froid ! Non, ce n’était pas possible, ma virilité devait rester intacte ! Je pris mon courage à deux mains, me retournai tout contre elle et l’embrassai langoureusement. Le corps de Nathalie frissonna au contact de ma peau froide et humide.
Je puisai dans ses lèvres le courage de ne pas la décevoir. Les hommes sont capables de grandes choses, quand ils se sentent admirés et aimés, je suis de ces hommes capables de déplacer des montagnes pour l’amour d’une femme.
Rassemblant toutes mes forces et mon courage, et surtout avec un air de ne pas en avoir l’air, je commençai ma lente descente vers les flots gelés de ce maudit lac. On ne m’y reprendra pas deux fois et je prendrai bien soin, lors de nos prochains bivouacs, de trouver un endroit sans lac ! Quoique, parfois, on n’y fait d’agréables rencontres ! Et je me remémorai l’épisode du lac, avec Mike et Paul, et surtout la fameuse pipe aquatique ! Cela me paraissait lointain maintenant. (11601 - Rencontres très intimes).
J’en étais au passage le plus délicat : l’immersion de mes attributs virils dans cette eau glaciale. C’est certain : mes toilettes, au service militaire, en plein hiver, dans de l’eau gelée, n’étaient rien comparées à ce matin d’été canadien ! Je tournai la tête pour savoir si mon calvaire était au moins digne d’intérêt de la part de la femme que j’avais tant aimée cette nuit, et que je tentai d’impressionner. Elle semblait m’encourager du regard, se tenant les bras croisés. Le froid mordait mes jambes et commençait à se faire sentir le long de mes cuisses. Dans un dernier élan de courage, puisé auprès de ma supportrice, je plongeai tête la première dans le lac. Tentant de ne pas me frigorifier sur place, je nageai le plus rapidement possible pour tenter de me réchauffer. Et l’effet se fit sentir, mes muscles et ma peau, après s’être tétanisés sous le choc de la température, commençaient à se réchauffer sous l’effet de mes mouvements rapides. Décidément, les hommes sont stupides : un regard, une caresse de femme et les voilà en train de faire des folies !
Je sentis, après quelques minutes de ce traitement, que mes testicules me rentraient véritablement dans le ventre à cause du froid. Les messieurs comprendront l’effet pour le moins désagréable et douloureux de la chose, et je jugeai que j’en avais assez fait pour « éblouir » ma belle. Lentement, toujours sans avoir l’air de souffrir du froid, je quittai ce lac pour me diriger vers Nathalie. Je ne souhaitai qu’une chose : me précipiter dans la tente et prendre la première serviette venue pour me sécher et me réchauffer, mais je croyais plus valeureux de tenter de cacher mon claquement de dents et de me diriger lentement vers cette femme pour qui j’acceptais de me faire souffrir. Quand je fus près d’elle, elle éclata de rire.

  • — Tu es fou ! Tu as les lèvres bleues, les doigts et les orteils bleus ! Tu es gelé, mon pauvre ! Pourquoi t’es-tu baigné ? C’est stupide ! Elle est beaucoup trop froide !

Et voilà comment toute la volonté du monde est réduite à néant devant la faiblesse du corps ! Mes efforts avaient donc été vains et l’estocade fut portée quand elle me dit :

  • — On ne voit même plus ton sexe, tellement tu es gelé ! Ce n’est d’ailleurs plus un sexe mais un vermicelle !

Et Nathalie, fière de sa remarque, éclata de rire. Désorienté, je jetai un coup d’œil rapide sur l’objet de l’hilarité féminine et je m’aperçus avec stupeur que ce qui me pendait habituellement fièrement entre les cuisses, n’était plus que l’ombre de lui-même, ma virilité elle aussi avait capitulé, me laissant ainsi dans un grand moment de solitude. Ayant pitié de mon état, Nathalie vint me rejoindre avec une serviette et me frictionna avec vigueur afin que je retrouve des couleurs. Vexé, je ne disais rien. Comment lui avouer la véritable raison de ma baignade forcée ? Nathalie commença à préparer le petit-déjeuner pendant que je terminais de me frictionner et d’enfiler un caleçon.
Elle s’était mise en sous-vêtements comme elle seule en a le secret : c’est bien la seule femme qui part en randonnée avec des sous-vêtements de dentelle ! Mais c’était pour mon plus grand bonheur et pendant que j’enfilais mon caleçon, je l’admirais dans sa petite tenue rouge vif, penchée sur le réchaud à gaz. C’est dans cette tenue et toujours aussi envoûtés par le panorama, que nous avons pris notre premier repas de la journée. Assis l’un à côté de l’autre, je me concentrais sur mon bol de lait chaud pour tenter de poursuivre mon réchauffement. Nathalie, sans rien dire, me caressait le dos et les épaules. Mais j’étais trop absorbé par mon repas pour pouvoir vraiment en profiter.
Deux heures plus tard, le campement n’était plus qu’un souvenir, et nous reprenions la route en direction d’une ville de taille moyenne que nous espérions atteindre dans la soirée. Pour cela, il nous fallait passer un col situé à environ vingt kilomètres et la ville serait quinze kilomètres plus loin. Nathalie était derrière moi et ne cessait de me parler de sa vie d’avocate, de ses amies qui l’avaient pourtant mise en garde sur cette expédition avec un homme qu’elle ne connaissait pas (moi, en l’occurrence).

  • — Ah ! elles vont en faire, une tête, quand je leur raconterai nos vacances ! Attends-toi à avoir une meute de jeunes femmes à tes trousses pour tes prochaines randos ! Et quand je leur aurai montré ta photo, là, ce sera le siège devant ta garçonnière à Paris ! J’ai plein de copines célibataires en mal de beaux mâles comme toi, tu sais !

Nathalie était intarissable ; elle enchaîna sur l’énumération du pedigree de tous ses amoureux depuis l’âge de douze ans (eh oui : elle était précoce !!!) Cette séance de confidence me rappela une scène de 4 mariages et un enterrement où, dans un bar, les héros se prêtent au même type de confidences. Sauf que je restais muet et me contentais de marcher à un bon rythme. Nous quittions les alpages pour redescendre dans la forêt de conifères. L’odeur était envoûtante, bien plus que les récits de Nathalie, qui devait en être à son copain numéro 7, à seize ans…
Voyant mon absence de réaction, Nathalie se fit plus précise sur les goûts sexuels et les pratiques sexuelles de ses amants. J’appris ainsi que le numéro 9 était bi et qu’il rêvait de parties fines avec Nathalie et son meilleur ami. Je me demandai où elle voulait en venir, avec ces confidences. Elle n’avait jamais fait l’amour avec plusieurs hommes, sauf depuis notre périple américain, mais m’avouait avoir pris beaucoup de plaisir à sucer deux hommes après leur entraînement de rugby. Ce devaient être les numéros 14 et 15, me précisa-t-elle, leurs camarades avaient laissé la porte des vestiaires grande ouverte en quittant les lieux, alors que les deux chanceux étaient encore sous la douche. Je me demandai bien ce qu’elle faisait à traîner dans les couloirs des vestiaires. Ma curiosité l’emporta et je rompis mon silence.

  • — Tu avais quel âge ?
  • — Dix-neuf ans, je crois
  • — Et qu’est-ce qu’une jeune fille de dix-neuf ans fait dans les couloirs des vestiaires après les matches de rugby ?
  • — Des pipes !

Nathalie était vraiment incroyable, son ton assuré me troublait, elle s’assumait comme rarement les femmes le font.

  • — Tu les connaissais ?
  • — Oui, si l’on peut dire… depuis quatre-vingts minutes… J’avais flashé sur leur corps, ils étaient bâtis comme les dieux du stade et durant tout le match je n’avais cessé de les imaginer jouant torse nu.
  • — Tu ne recules devant rien ! Tu en as d’autres comme cela ?

Je me rendis compte qu’elle savait tout de moi, de ma vie et de mes expériences sexuelles, alors que je croyais bien la connaître mais, au final, elle ne m’avait dévoilé qu’une partie de sa vie. Nathalie était, malgré les apparences, très pudique et je compris que son apparente facilité à rencontrer les gens n’était en fait qu’une carapace pour se protéger elle-même. Ses confidences intimes, que j’avais d’abord prises pour du pipelettage, étaient en fait une marque de confiance, car enfin elle levait le voile sur une partie d’elle-même. Nathalie avait besoin de se confier, elle continuait le récit de ses frasques, amoureuses ou purement sexuelles. Elle semblait avoir besoin de se confier à quelqu’un en qui elle avait confiance.

  • — Ma meilleure expérience a été avec des militaires ! me confia-t-elle.

Très étonné, je la questionnai.

  • — Des militaires ! Mais tu auras fait tous les corps de métiers ! Il ne te manque plus que le ramoneur ! osai-je, un peu honteux…

Nathalie ne releva pas, et commença son histoire.

* * * * * *

C’était en Afrique, j’étais au Tchad, à N’Djamena, pour une semaine de négociations sur un dossier juridique dans le cadre d’un stage dans un cabinet d’avocats parisien. Le soir, j’aimais sentir l’ambiance brute de la ville, sous la moiteur du mois de mars. Après une longue marche, je rentrais vers mon hôtel. Sur la route, trois légionnaires français en poste au Tchad m’ont dépassée. Ils devaient être en permission et parlaient fort. Une fois devant moi, ils se sont retournés pour me déshabiller du regard. Ils n’avaient certainement pas vu de femme blanche depuis longtemps, car leurs regards se faisaient insistants. Ils semblaient vouloir profiter de ce moment que je leur offrais. Ces quelques instants volés me troublèrent et je les regardai s’éloigner, reprenant leur conversation qui, cette fois, concernait mon anatomie. D’après leurs commentaires maladroits et peu discrets, ils semblaient me trouver à leur goût. Je profitais également du spectacle qu’ils m’offraient, en s’éloignant. J’admirais leurs larges épaules et leurs petits culs de militaires serrés dans leur pantalon kaki. Ils étaient beaux gosses, et je me sentais troublée par cette rencontre furtive mais intense. Leur sourire carnassier évoquait toutes les pensées lubriques qui leur passaient par la tête. Je n’oublierai jamais cette image.

Qu’as-tu fait ? Tu ne les as tout de même pas violés, les pauvres ! Ils auraient été trop contents !
J’ai décidé de les suivre… Je savais où ils allaient car, près de mon hôtel, se trouvait un bar à légionnaires. Tous les soirs, ce bar était envahi par ces hommes à la recherche d’un moment d’évasion. J’étais certaine que je les retrouverais dans ce bar. Ils marchaient trop vite pour moi et je les ai perdus de vue. Mais une fois arrivée devant le bar, je pris mon courage à deux mains et poussai les portes d’entrée dont la peinture avait disparu depuis longtemps au fil des bagarres. L’atmosphère était encore plus moite que dans la rue, une musique des années 50 criait dans la pièce principale où des couples s’étaient formés et dansaient sensuellement. Toutes les femmes étaient tchadiennes. Elles ne cherchaient qu’une chose : satisfaire un de ces hommes en mal de sexe moyennant finance. Mon entrée fut remarquée, car j’étais la seule femme blanche, des centaines de paires d’yeux me scrutaient, me jaugeaient, et je me sentais nue devant ces hommes en uniforme, tous plus beaux les uns que les autres. Ils dégageaient une virilité sensuelle qui me troublait.

Tu ne t’es pas enfuie ?
Non. Bizarrement, je me sentais protégée par eux, je sentais que j’exerçais sur eux un pouvoir d’attraction qui leur interdisait tout geste déplacé. Je pense que je bénéficiais de l’effet de surprise… Je me mis donc rapidement en quête de mes trois mâles, et je les trouvai attablés au bar, une bière à la main. Ce devait être les seuls qui ne m’avaient toujours pas remarquée, car ils me tournaient le dos et étaient en pleine discussion. J’ai alors pris mon air de rien et je me suis installée à côté d’eux. Ils m’ont tout de suite reconnue et se sont tournés vers moi, je retrouvai leur sourire qui m’avait tant émue. Je faisais toutefois mine de ne pas les voir et attendais que l’on me serve mon jus de tomate. Une fois servie, l’un d’eux régla la note à ma place. Sans un regard pour lui, j’entamai la conversation sur leur comportement inacceptable dans la rue quelques minutes plus tôt. Ils ne répondirent pas et m’entourèrent en me proposant de trinquer avec eux. Ma tentative d’intimidation avait manifestement échoué…
Leurs voix étaient calmes, posées, rassurantes et terriblement viriles. Je ressentais au plus profond de ma chair l’appel du sexe. Un sentiment lubrique m’envahissait. Leur côté bestial me rendait folle, et ils en jouaient. Ils se rapprochèrent, et leurs mains frôlèrent mes cuisses. Celui qui se tenait derrière moi se rapprocha encore un peu plus, et je commençai à sentir son souffle dans mon cou et la chaleur de son corps sur mon dos. N’y tenant plus, je décidai de me lever et les invitai à me suivre d’un regard qui en disait long sur ce que j’attendais d’eux. Ils me suivirent en dehors du bar, leurs sourires ne laissaient plus aucun doute sur la teneur des heures à venir…

Tu m’avais dit que tu n’avais jamais fait l’amour avec plusieurs hommes en même temps !
C’est vrai. Laisse-moi continuer…
Nous nous sommes dirigés vers mon hôtel, je les ai fait rentrer dans ma chambre, moyennant un bon pourboire au portier pour qu’il ferme les yeux. Trois légionnaires avec une femme seule dans une chambre d’hôtel, ça peut en effet être considéré comme une entorse au règlement intérieur de cette vénérable maison. Mais mes trois militaires eurent tôt fait de régler ce détail avec le portier. La suite s’est passée dans une ambiance surnaturelle. J’avais à ma disposition trois forces de la nature dans ma vaste chambre, dont je m’apprêtais à abuser selon mes attentes. Tous leurs gestes étaient empreints de douceur et de respect, ils étaient très attentifs au moindre de mes gestes, au moindre de mes désirs, j’étais le centre de toutes leurs attentions. Ils m’entourèrent et, très délicatement, leurs mains parcouraient mon corps. Je les embrassais chacun leur tour, pour goûter leur bouche, mêler nos langues. Mes mains parcouraient leurs corps prometteurs, alors que leurs caresses se faisaient plus précises. Je me collais alternativement sur l’un puis l’autre et enfin le troisième pour me sentir désirée, et prisonnière de leurs caresses.
Les mots étaient inutiles mais je voulais tout de même fixer une règle : je voulais m’offrir à chacun d’entre eux alternativement, je voulais profiter de chacun de ces hommes entièrement, totalement et exclusivement offerte. Ma proposition leur convenait manifestement car deux d’entre eux se reculèrent et vinrent s’asseoir chacun d’un côté du lit.
Je commençai donc par ce grand gaillard, resté debout devant moi. Il était brun et portait une barbe de trois jours. Sa chemise kaki à manches courtes laissait entrevoir des bras de bûcheron. Ses mains énormes caressaient mes seins. Je me collai contre son corps pour ressentir tout le désir qui déformait son pantalon. J’ai toujours aimé ce moment où l’homme, emprisonné dans ses vêtements qui entravent son membre, se frotte contre mon corps avec impudeur, fier de faire sentir le résultat de mes caresses. C’est donc en me retournant vers la glace de ma chambre que je frottais mes fesses rebondies sur son entrejambe. Comme ses deux collègues, je ne manquais rien du spectacle, il me caressa tout le corps, remonta ma robe, me caressa les cuisses et se fit plus précis. Ses baisers dans mon cou et sa manière de rouler des hanches contre mon cul vinrent à bout de ma raison, de ma résistance. Je me retournai et, après l’avoir sauvagement embrassé en lui maintenant la tête, je m’agenouillai et commençai à lui ouvrir sa ceinture. Il en profita pour me dégrafer la robe et la faire coulisser par le haut. Un sifflement d’admiration retentit dans la pièce, quand les deux autres légionnaires me découvrirent en lingerie fine.
J’avais ce matin opté pour un ensemble string-wonderbra blanc qui faisait ressortir mon teint halé par le soleil africain. Leur surprise et leur admiration pour moi décuplèrent mon envie de les satisfaire, ce serait ce beau brun mal rasé qui allait goûter le premier mes caresses expertes. Son sexe était tendu et dur. Il était doux et délicat, ce qui contrastait avec l’image de cet athlète au visage sévère, cela renforçait mon désir. Je le léchais tendrement, sensuellement, en glissant mes mains sous sa chemise. Son membre s’allongeait encore dans ma bouche. Je me régalai de cette sensation de douceur et de virilité. Mon désir n’en finissait pas de grandir quand mes mains parcouraient ses abdos tendus sous sa peau. Je n’aurais décidément pas trop de trois hommes pour me satisfaire. Je jetais un coup d’œil aux deux autres de temps en temps. Leur détresse se lisait dans leur regard, ils étaient impatients que ce soit leur tour et leur pantalon était sur le point d’exploser. Ils tentaient de se faire patienter en se caressant au travers de la toile épaisse et rugueuse de leur uniforme.
Mon premier militaire se tenait devant moi, avec simplement sa ceinture ouverte et la braguette défaite pour laisser libre accès à ma bouche sur son membre court, mais épais et nerveux. Il semblait trouver un certain plaisir de se voir ainsi dans la glace, le sexe planté dans ma bouche en train de le gratifier. Ses mains imprimaient un rythme plus rapide sur ma tête et j’entendais son souffle fort. Il se cambrait en arrière pour s’offrir entièrement à ma bouche, sa virilité gonflait encore, il était au bord de l’explosion. Par respect pour ses camarades, je ne voulais pas qu’il explose en moi ou sur moi. Je me dégageai juste à temps pour pouvoir admirer la violence de son jet de sperme qui s’écrasait sur la moquette. Son éjaculation avait été aussi violente que brève. Il avait poussé un long râle de jouissance qui m’excitait au plus haut point : j’adore entendre ces messieurs céder au plaisir et ne plus se contrôler pendant ces quelques secondes au paradis Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau qu’un homme qui se laisse aller à sa jouissance.
Un long trait de sperme de légionnaire maculait maintenant la moquette sombre de ma chambre. Épuisé par la rapidité et la violence de sa jouissance, mon beau légionnaire brun s’écroula sur le lit alors que je couvrais de baisers son torse imberbe, son ventre, terminant par un délicieux baiser sur ses bourses douces et légèrement velues.
De retour devant la glace, le second s’était déjà levé et m’attendait en massant délicatement la bosse qui déformait scandaleusement son pantalon d’uniforme. Nous nous embrassâmes fougueusement devant la glace, sous le regard de ma première victime (toujours allongé sur le lit en train de reprendre ses esprits) et de ma future troisième victime. Nos langues se mélangeaient pendant que ses doigts frôlaient ma peau. Il était blond et, comme son ami, bâti dans le roc. Je voulais cette fois profiter de ce corps et pendant qu’il me couvrait de baisers debout devant la glace, je le déshabillai et découvris ce physique, semblable à ces fameux calendriers, qui m’avaient tant fait fantasmer durant mes années d’études.
Agenouillé devant moi, il me titillait l’entrejambe, léchait mon intimité, me masturbait avec douceur et force. Il me caressait à la manière d’une main de fer dans un gant de velours, c’était la première fois que je ressentais cela. La force brute de ses muscles contre mon corps et l’agilité, la souplesse et la précision de ses mouvements félins me transportaient de bonheur. Je m’abandonnais à ses caresses en m’appuyant sur ses larges épaules pour ne pas tressaillir. Sa bouche sur mon sexe me transportait de plaisir, je ne touchais plus terre. Je lui imprimai le rythme avec mon bassin qui me menait tout droit vers l’extase de la jouissance. J’étais comme tétanisée par la violente vague qui me submergeait. Mon orgasme avait été si soudain et si violent que j’en étais moi-même surprise. La bouche de mon deuxième légionnaire était recouverte de ma substance vaginale et ses yeux pétillaient de plaisir, il me souriait avec un air de vainqueur. Agenouillé à mes pieds, nu et le sexe tendu, il poursuivait ses assauts en me dévorant de la bouche, des mains, son corps entier me possédait.
Je voulais maintenant que cet homme qui avait si bien su s’occuper de moi avec sa bouche et ses mains, me montre de quoi il était capable avec ce beau sexe décalotté gorgé de sang et de plaisirs prometteurs. Je voulais m’offrir exclusivement à lui, et le sentir me posséder devant ses copains. Je me plaçai à quatre pattes face à la glace, sur la moquette, à l’endroit où la trace de sperme de son ami était encore fraîche. La glace reflétait nos images et j’admirai cet homme à la musculature saillante, se positionner derrière moi. Son corps reflétait la vigueur, la virilité et la douceur. Ses mains saisirent mes hanches fermement et je sentais son membre glisser entre mes grandes lèvres, sans toutefois me pénétrer. Sa colonne de chair coulissait le long de mon intimité lubrifiée, me permettant de prendre la mesure de l’objet phallique qui s’apprêtait à me posséder. Ce contact dur et doux, me faisait perdre la tête, la glace me renvoyait l’image d’un dieu du stade au corps luisant de sa transpiration dans la pénombre de ma chambre.
Les rideaux tirés, un rayon de soleil éclairait notre étreinte et mettait en valeur son corps souple et solide ainsi que mes formes avantageuses. C’est moi qui, par un mouvement de hanche, m’empalai sur son pieu. Mon vagin emprisonnait ce sexe et j’imprimai mon propre rythme. Ses mains sur mes hanches, il accompagnait ma danse vaginale autour de son phallus, qui me pénétrait profondément. Ses couilles butaient en moi, et j’admirais dans la glace les muscles de cet homme se contracter sous le plaisir. J’augmentais ma cadence en resserrant du mieux que je pus mes muscles vaginaux, ce qui lui arracha des soupirs de plaisir. Ses yeux me fixaient dans la glace, il était à l’écoute de mon plaisir, tous ces sens étaient à mon service pour me procurer le maximum de plaisir. Mes mouvements de hanches se faisaient tantôt plus rapides, tantôt plus lents, j’aimais parfois m’arrêter pour prendre la mesure de ce sexe figé au plus profond de moi. Ma main gauche partait à la découverte de ses testicules qui butaient lourdement contre mon clitoris. Les soupirs s’étaient transformés en gémissements. J’aimais entendre cette voix rauque dure et virile céder au plaisir de ma chair.
Son ami brun, toujours en tenue d’Adam (pour mon plus grand plaisir…) s’était remis de la violence de sa jouissance et vint s’asseoir à côté de moi. Sa présence aussi proche m’excitait beaucoup, car il ne cachait rien de son nouvel état d’excitation et semblait espérer que je revienne sur les règles du jeu que j’avais édictées. Malheureusement pour lui, je ne revins pas sur ma décision, j’aimais la proximité de sa présence, mais je m’abandonnais totalement à l’homme qui me chevauchait. Comprenant que je ne reviendrais pas sur mes règles, il commença à se masturber en me caressant le corps de ses yeux. C’était divin de sentir ces forces de la nature me désirer si fort, et en même temps totalement dociles. J’avais le sentiment d’avoir dompté trois dieux grecs. Derrière moi, mon bel athlète blond transpirant de plaisir m’offrait un délice charnel et visuel que je n’avais jamais connu. D’une main il se caressait le torse et les abdos ruisselants de sueur, et de l’autre il me titillait alternativement l’anus et le clitoris.
C’était lui maintenant qui imprimait le mouvement. Sa résistance semblait inébranlable. Cet homme était un véritable roc. Je sentais à chaque contact avec son corps ses muscles bandés me heurter dans la violence de l’étreinte et la douceur virile de l’amour. Je voulais le sentir tout contre moi, et pour cela je me dégageai et quittai le miroir à regret, pour m’installer sur le lit. Il vint me rejoindre et se positionna naturellement au-dessus de moi. Je m’offrais à cet homme, me permettant ainsi de le caresser à loisir. Son large dos puis la cambrure de ses reins et ses fesses dures et légèrement velues qui, dans l’effort de la pénétration se contractaient. C’était un régal permanent que mes mains tâtaient, flattaient, caressaient, griffaient même. J’étalais sa sueur sur nos corps. J’avais le loisir de jouer avec son corps alors que lui, les bras tendus au-dessus de mes épaules, ne pouvaient me caresser que du regard.
Et son regard était inouï, j’étais littéralement happée par ce regard intense bleu profond de l’homme entièrement dévoué au plaisir de sa maîtresse. Il me possédait mais je le possédais également entre mes cuisses, entre mes mains, entre mes seins qu’il embrassait comme un fou. Son pieu me transperçait de plaisir, j’étais à sa merci, je ressentais son corps ferme et puissant sur mon corps, m’abandonnant à lui, à son être et à ses reins. Une deuxième vague de jouissance me submergea, criant mon orgasme qui venait du plus profond de mon intimité. Ses coups de boutoir ne faiblirent pas, bien au contraire, son regard était devenu plus bestial, il m’avait honoré de deux orgasmes intenses et je savais qu’il voulait me donner encore le plus de plaisir possible. Une de mes mains plongea entre ses cuisses pour ressentir encore plus la rigidité du membre qui me labourait. J’enserrai la base de ce pieu qui glissait dans ma fente et entre mes doigts, tant il était lubrifié par mon liquide d’amour. Parfois je remontais ma main et lui faisais goûter mes doigts le liquide qu’il avait déjà découvert lors de mon premier orgasme.
Je découvris que le contact de mes doigts sur son bas-ventre, ses poils et son sexe, lui faisait peu à peu perdre le contrôle de lui-même. Son regard devenait plus vague et ses gémissements plus appuyés et rauques. Il était au bord de l’explosion, mais tentait, dans un incroyable effort, de se maîtriser. J’eus raison de sa résistance quand, sans la moindre pitié devant son regard implorant, j’enfonçai une deuxième fois ma main aux confins de nos corps. C’est avec mes doigts au contact de sa colonne chaude et visqueuse de ma jouissance que mon deuxième légionnaire se redressa et, sur mon bas-ventre, expulsa de longs jets de foutre. Sa jouissance était si intense qu’il macula mon corps de son plaisir. Ses râles de jouissance étaient profonds et rauques, mon deuxième homme s’abandonnait devant trop de plaisirs et devant ses deux amis qui n’en perdaient rien.
Vaincu, il s’écroula sur le côté, le sexe encore raide de trop de plaisirs charnels. Du sperme s’en écoulait encore doucement. C’est la tête dans un nuage que je me relevai et, assise à côté de lui, j’entrepris de masser le corps de cet homme vidé. Ce corps qui m’avait tant fait vibrer était maintenant là, allongé, incapable du moindre mouvement et entièrement abandonné à mes massages. Mes mains parcouraient ce corps superbe, arrachant à mon légionnaire des soupirs de plaisir.
Après un long moment de ce traitement, je décidai de partir à la découverte de mon troisième colosse ! J’étais toujours très excitée et je ne voulais qu’une chose : découvrir ce légionnaire toujours habillé qui, depuis bientôt une heure, admirait le spectacle que nous lui offrions, en se caressant langoureusement au travers de son uniforme. Le premier légionnaire (le brun) était assis sur une chaise, nu, le sexe dressé et ne perdait rien de mes moindres gestes. Décidément, leurs corps étaient parfaits et je ne voulais qu’une chose : découvrir ma troisième prise de guerre. Il était également brun, un peu plus petit que ses deux amis mais aussi carré, ce qui lui donnait un air plus trapu. Il me semblait du genre légèrement poilu, d’après ce que je pouvais voir de ses biceps, et de la chemise entrouverte sur un poitrail prometteur dont des poils dépassaient. Il était toujours assis sur la moquette le long d’un côté du lit et n’avait pas bougé depuis le début de nos ébats. Son pantalon d’uniforme laissait deviner la forme d’un sexe tendu de dimension plus qu’impressionnante.
Je m’approchai de lui mais je fus surprise en le voyant se reculer. Sans un mot, il pointa mon ventre et mes seins d’où le sperme de son collègue dégoulinait en grosses gouttes le long de mon corps. L’excitation du moment m’avait fait oublier ce petit détail sans importance pour moi, mais qui, pour les hommes peut se révéler un véritable facteur de blocage. Je le pris par la main et l’emmenai avec moi dans la salle de bain où je fis rapidement couler un bain. En attendant que la baignoire soit prête, je pris une douche sous les yeux enchantés de mes trois hommes. La vapeur d’eau brouillait la vision de mon corps et ils ne pouvaient maintenant que voir mes formes harmonieuses onduler sous la caresse de la douche tiède. Je me positionnai de manière à faire ressortir mes formes et me caressai sans retenue les seins, le ventre, les cuisses et le sexe. De mon côté, je n’apercevais que trois masses dont deux nues semblaient se masturber.
Mon troisième guerrier restait incorruptiblement debout et ne me quittait pas des yeux en se massant l’entrejambe. Je mis un terme à mon manège, voyant que ce dernier ne se déshabillait pas. J’avais espéré qu’il vienne me rejoindre sous la douche, et nous aurions poursuivi dans le jacuzzi. J’imputai ce manque de réactivité non pas à de la timidité (ç’aurait été le comble chez un légionnaire !) mais au blocage dû au sperme de son ami sur mon corps. J’espérais en sortant de la douche que l’incident serait oublié. Je fus agréablement surprise de voir en quittant la cabine de douche, que mes deux amants nus m’attendaient avec une grande serviette blanche. Leurs sourires et leurs regards en disaient long sur ce qu’ils avaient pensé de ma prestation sous la douche. C’est avec leurs verges pointant fièrement vers le ciel qu’ils m’enveloppèrent dans cette serviette douce et chaude.
Je profitai de ce moment de calme (avant une nouvelle tempête…) pour détailler les sexes de mes deux anciens amants. Ils étaient vraiment très différents, mais chacun de ces membres dégageait une sensualité, une virilité, une douce puissance qui m’enflamma le creux des reins. J’aurais voulu les masturber, un dans chaque main, pendant que leurs propriétaires me couvriraient de baisers et de caresses érotiques, mais je ne voulais pas moi-même contrevenir à mes propres règles : ç’eut été la perte totale de la maîtrise de la situation !
Mon troisième légionnaire semblait toujours interdit. Je décidai d’employer les grands moyens. Mon entrée dans la baignoire serait bandante à damner un saint. Je laissai donc glisser nonchalamment la serviette au sol et, du coin de l’œil, j’invitai cet homme toujours en uniforme à venir me rejoindre. Je m’amusai de l’effet que j’exerçais sur lui quand, en débutant ma toilette intime, debout dans la baignoire, je vis qu’il accentuait ses mouvements sur son pantalon, décidément très résistant (vu la taille de l’engin qui se dissimulait encore dessous).
Il s’approcha de moi, La baignoire étant légèrement surélevée, sa bouche était à hauteur de mes seins. Pendant que je continuais à me savonner, il commença à titiller mes tétons du bout de sa langue. Ce contact tant attendu avec cet homme énigmatique m’électrisa. Je fermai les yeux pour mieux ressentir sa caresse. Sa langue descendit le long de mon ventre pour contourner mes grandes lèvres et poursuivre sa route sur mes cuisses. Je compris qu’il avait décidé de se venger de tant de frustration d’être le dernier. Je n’eus donc d’autres choix que de me laisser aller à ses caresses expertes sur mon corps. Ce petit contact doux, humide et chaud de cette langue sur ma chair me rendait folle. De mon sexe, je sentais un flot de désir m’envahir. Je n’attendais secrètement qu’une chose : qu’il m’embrasse le sexe à pleine bouche, mais ce petit bout de langue me parcourait le corps en évitant soigneusement mon entrecuisse. Mon corps roulait sous le plaisir, je me retenais à ses épaules et la chair de poule m’envahissait. Je le suppliai de me rejoindre dans le bain, mais pour seule réponse, il commença à caresser mes seins de ses mains fermes et douces.
Je rouvris les yeux et vis mes deux premiers militaires devant moi, droits comme des I, en train de se délecter du spectacle que nous leur offrions. Leurs sexes toujours fièrement dressés, ils se caressaient en ne perdant rien du spectacle. Cette vision eut raison de mon endurance ! Je pris la tête de mon trapu de légionnaire et la plaquai sur mon minou. Il s’en empara et me brouta comme je l’attendais, c’est-à-dire vigoureusement. J’avais donné le signal des hostilités, que je voulais viriles, intenses et presque bestiales. J’entrepris de déboutonner le haut de sa chemise d’une main, alors que l’autre plaquait sa tête sur mon intimité en feu. Mes mouvements de bassin accentuaient ses intrusions dans mon vagin, dilaté par le désir et la précédente pénétration de son ami. Quand enfin j’eus dégagé sa chemise, mes mains plongèrent sur son torse dont les muscles étaient saillants et je le caressai en sentant ses muscles rouler sous mes doigts.
Cette sensation me fit perdre ma lucidité, et je l’encourageai pour qu’il accélère ses mouvements de langue. J’étais au bord de l’orgasme et je dus m’asseoir sur le rebord de la baignoire pour ne pas flancher. Ma nouvelle position l’obligea à rentrer dans le bain. Il arracha presque son pantalon d’uniforme et se précipita dans le bain, la tête entre mes cuisses largement ouvertes pour lui. Enfin je pouvais le contempler, le toucher, le caresser à ma guise. Il était effectivement poilu, mais juste sur le torse et les avant-bras. J’adorais caresser son torse, sentir ses poils sous mes mains, il y avait une certaine bestialité chez cet homme qui me fit chavirer. Cette vague de jouissance s’empara de moi et je me délectai de ce plaisir intense et bestial qu’il me donnait. Dans mes cris de jouissance, j’enserrai la tête de cet homme entre mes cuisses, tant la violence de mon orgasme fut forte. Tentant de reprendre mes esprits je le relevai et le caressai sur tout le corps. Je pouvais ainsi l’admirer et le contempler.
Je m’aperçus que mes pressentiments sur la taille de son sexe se révélaient exacts. Ce pieu qui jaillissait de son slip blanc était beaucoup plus large et plus long que ceux de ses amis. Mon troisième militaire était donc incroyablement membré. Il exhibait son engin sous mon visage alors que je restais assise. J’ai saisi ses fesses à pleines mains et me suis approché de cette queue qui m’impressionnait. C’était à mon tour de jouer avec le bout de ma langue autour de la commissure de son gland, le long de sa grosse veine, sur le trou du gland, je faisais ainsi des allers-retours du bout de la langue sur son engin, laissant augurer des prochaines réjouissances.
Mes deux autres légionnaires, toujours en tenue d’Adam et toujours aussi craquants (non, décidément, je ne pouvais pas me décider lequel des trois était le plus beau) s’étaient assis sur l’autre extrémité de la baignoire, chacun d’un côté et poursuivaient chacun à son rythme et à sa manière la masturbation de leur membre, les yeux toujours rivés sur ce que j’infligeais à leur compagnon. J’aimais les observer se masturber, aucun homme ne se masturbe de la même manière, le brun était plus sauvage dans ses mouvements verticaux, plus saccadé, alors que le blond était plus lent, plus posé et donnait l’impression de vouloir que cette masturbation ne termine jamais. Il se caressait le torse et le ventre comme lorsqu’il me prenait en levrette, alors que le brun gardait sa deuxième main sur sa cuisse, parfois il se caressait les couilles ou les poils du bas-ventre.
Je ne me lassais pas d’admirer ce spectacle tout en me délectant du supplice que j’infligeais à mon troisième légionnaire. Il râlait de plaisir et de frustration, je sentais qu’il se maîtrisait pour ne pas me violer sur place. Moi je mouillais encore, je sentais que j’avais besoin de ce sexe en moi, me sentir possédée, à la merci de cet homme à la carrure de déménageur, et armé d’un manche dont bien des femmes devaient se souvenir… Je me sentais parfaitement bien, ces trois hommes savaient me respecter et savaient déchiffrer mes fantasmes les plus intimes. Pour ajouter au supplice de ce sexe insolemment gros, j’enfonçai le bout de ma langue dans son petit trou à l’extrémité de son membre. Mon légionnaire semblait moyennement apprécier mais je ne lui laissais pas le choix en plaquant mes mains sur ses fesses. Quand je ne sentis plus de résistance de sa part, je décidai de déclencher une nouvelle fois les hostilités, en lui présentant mes doigts préalablement recouverts de mon liquide intime.
Il me leva et me souleva dans ses bras puissants. Il voulait me prendre contre le mur en reposant mon dos contre le mur. Les jambes relevées sur ses hanches, il me présentait son engin. Je ne touchais plus le sol et j’étais livrée à cet homme qui s’apprêtait à me transpercer. Je ne voyais plus que lui, son torse velu et ses épaules larges. Son visage était carré et ses yeux en amande reflétaient mon propre besoin de coït sauvage sous le regard de ses deux compagnons. Je m’abandonnai donc à cet homme, dont le sexe se pressait sur ma vulve. J’espérais qu’il me prenne vigoureusement, mais conscient de la taille de son membre, il m’investit en douceur. Ma chair était écartelée par cette intrusion qui m’arracha un cri de douleur mélangé à la surprise qu’un tel manche put me pénétrer. Je lui étais reconnaissante d’avoir su se retenir de m’assaillir à la hussarde.
Ses premiers mouvements furent lents et je pus m’habituer à sa présence en moi. Après quelques mouvements de reins lents, je l’encourageai à accélérer. Je le voulais en moi, au plus profond, moi sa proie grande offerte pour lui. Je m’abandonnais totalement entre les bras de cet homme qui me labourait en me maintenant fermement contre le mur. J’étais si vulnérable entre ses bras ! Dans cette position, mes mains pouvaient le parcourir, et je lui caressais le bas-ventre tendu par une musculature abdominale impressionnante. Ses mouvements se faisaient plus saccadés et je ressentais pleinement en moi l’augmentation de volume de son membre. Cet homme continuait à me labourer en se maîtrisant pour ne pas exploser, il voulait me donner le plus de plaisir possible.
Tant de sensations eurent raison de mon corps, et je m’abandonnai dans ses bras dans un quatrième orgasme en l’embrassant langoureusement à pleine bouche, ce qui contrastait avec la bestialité de notre étreinte. Pendant que je savourais ma jouissance et sa bouche, mon légionnaire resta figé en moi pour me permettre, en roulant des reins, de prolonger plus longtemps cette onde de jouissance. Cette rencontre était allée au-delà de toutes mes espérances ! Je ne pouvais pas laisser mon dernier amant dans l’état d’excitation où il était. Ce n’étais pas le seul, d’ailleurs, les deux autres n’avaient pas bougés et se masturbaient toujours. J’avais joui quatre fois et je voulais leur rendre un peu du plaisir qu’ils m’avaient offert.
Mon troisième légionnaire relâcha son étreinte et je pus redescendre sur « terre », les pieds dans la baignoire. Alors je le pris par les épaules et le dirigeai vers l’autre extrémité de la baignoire, faisant face à ces deux collègues. Il s’assit, le sexe toujours aussi dur et imposant, dressé par le désir. Faisant face à ses deux amis et tournant le dos à mon amant du moment, je me présentais au-dessus du pieu tendu de tant de plaisirs inassouvis. Il n’avait qu’à se laisser guider sur la route de la jouissance, c’est alors que je m’enfonçai centimètre par centimètre sur sa colonne de chair qui me remplissait si bien. J’en avais des frissons le long du corps, ce militaire était décidément divinement membré ! Mon traitement était un véritable supplice pour lui, qui me suppliait d’en finir avec cette introduction millimétrée. Chaque lent va-et-vient de ma part lui arrachait un râle profond et je sentais qu’il s’abandonnait pour la première fois à mon étreinte. Mes lents mouvements verticaux faisaient alternativement disparaître et réapparaître ce sexe doux, dur et chaud. Son propriétaire me flattait les seins et, ne perdait pas une occasion pour aller flatter mon clitoris pour le plus grand bonheur de ses deux autres amis qui, face à nous, se régalaient du spectacle.
Leurs glands étaient violacés de tant de désir et d’envie de jouir. Le brun se masturbait ou plutôt se branlait à un rythme effréné, sa main libre ne quittait plus ses couilles qu’il malaxait consciencieusement. Pour la première fois, je le surpris à jeter un coup d’œil discret au sexe de son collègue blond, qui lui aussi se régalait de mon exhibition. L’énorme manche planté en moi, je regardais fixement mon amant blond. Mon regard allait de son visage à ses épaules et descendait vers l’objet qu’il masturbait toujours aussi langoureusement. Il empoignait son sexe à pleine main et le mouvement m’apparaissait comme viril, doux et dur en même temps. Je ne crois pas qu’une femme puisse un jour arriver à imiter parfaitement le mouvement idéal de son homme. Le sien était beau et majestueux et je me régalais de le voir près de moi se masturber de la sorte. Je tentais de calquer mes mouvements sur les siens ce qui impliquait que j’accélère légèrement ma cadence pour le plus grand bonheur de mon amant derrière moi qui haletait de plus en plus fort. Ses jambes se tendaient et il bandait ses muscles pour tenter de contrôler le flux de sève qui ne demandait qu’à jaillir.
En face de moi ce fut mon amant blond qui décida de l’explosion finale, il avait compris que je suivais son rythme, et que le légionnaire que je chevauchais était au bord de l’explosion. C’est le regard complice qu’il accéléra son propre mouvement masturbatoire. Je répercutai immédiatement ce nouveau rythme sur le membre que je chevauchais. En quelques mouvements de ce traitement, ma caverne qui enserrait son pieu à merveille eut raison de toute la volonté de mon légionnaire. J’eus juste le temps de me retirer et je vis le spectacle incroyable de ces trois légionnaires jouissant à l’unisson.
Le manche que je venais de posséder expulsa des salves de sperme chaud et épais qui s’écrasèrent sur mon ventre. Alors, en face de moi, le brun libéra (comme sur la moquette) un long jet qui vint mourir dans l’eau à quelques centimètres de ma cuisse, pendant que le blond éjaculait abondamment sur son ventre qu’il caressait de sa main libre, et ainsi étalait sa semence sur l’ensemble de son torse. Je n’oublierai jamais la vision de ces trois hommes tendus à l’extrême, libérant chacun leur semence dans un râle commun, viril et profond.

* * * * * *

Nathalie me regardait intensément. Elle venait de me raconter son expérience la plus intime, et je restai paralysé par ce qu’elle venait de me dire. Son récit m’avait bouleversé et je dois dire que je ne l’aurai jamais imaginée capable d’un tel comportement ! Elle me fixait, attendant une réaction de ma part, mais je restais sans voix, estomaqué par l’intensité de sa confidence. Moi qui la prenais pour une gentille demoiselle attendant son prince charmant pour lui faire découvrir les choses de la vie… Il était urgent de réviser mon jugement !
Son récit, alors que nous continuions notre marche, m’avait follement excité et je découvrais tout ce dont ce petit bout de femme était capable. Elle savait tout des hommes, et surtout comment les dominer, elle pouvait obtenir ce qu’elle voulait d’eux.
Nathalie me tira de mes intenses réflexions.

  • — Alors ? Ça te laisse de glace, mes confessions intimes ! Ça alors !
  • — De glace ? Tu m’as excité comme un fou ! Tu n’as qu’à vérifier par toi-même ! Je suis encore tout retourné de ce que tu viens de me raconter, c’était très risqué !

En observant mon entrejambe pour vérifier mon état, elle ajouta :

  • — Risqué, oui et non : les hommes sont tous les mêmes, et c’est avec des hommes bâtis comme des athlètes que je me sens le mieux, je ne suis pas avec toi par hasard, je me sens protégée, et j’apprécie ta présence, c’était tout aussi dangereux de te suivre dans ce voyage !
  • — Et tu ne leur a jamais demandé leurs prénoms ?
  • — Si, en partant. Je les ai embrassés très fort tous les trois et nous nous sommes promis de nous retrouver quand ils seraient de retour à Paris. Mais je n’ai jamais eu de nouvelles d’eux depuis…

Nous continuions notre itinéraire et arrivions à ce col d’où nous pouvions apercevoir notre ville étape. Le temps était agréable et les minutes qui suivirent furent entièrement consacrées à repasser le fil de son récit que je trouvais totalement fou, pour une jeune stagiaire fraîchement débarquée de Paris. Mon sexe tendait mon pantalon. Nathalie marchait devant moi et je ne pouvais m’empêcher d’imaginer que ce cul magnifique, qui se dandinait devant mes yeux, avait été la proie de trois légionnaires en mal de pulsions lubriques. Mon état d’excitation était tel que mon sexe tendu se lubrifiait de mon excitation, provoquant ainsi un délicieux massage sur mon gland à chaque pas. Mon érection n’en était que renforcée. Nathalie n’avait probablement pas conscience l’effet qu’avait eu sur moi son récit. Me rapprochant d’elle lentement, je hasardai une main sur sa cuisse, et lentement la remontai sur ses fesses. Nathalie se laissait faire.

Continuant notre chemin, je pris sa main et l’embrassai, la léchai, la mordillait et suçai ses doigts alternativement. À ce rythme, Nathalie ne résista pas bien longtemps.
Mais comme pour ses légionnaires, elle prit les choses en main.

  • — Mon aventure africaine t’a vraiment plu, on dirait…
  • — Oui, je suis comme un fou ! J’aurais aimé être une souris pour jouir de ce spectacle !
  • — Je me masturbe souvent en y repensant…

Nathalie, consciente de l’effet de cette annonce sur moi, me regarda fixement dans les yeux et poursuivit :

  • — Je crois que j’aurais aimé être prise par ces trois hommes en même temps.
  • — Tu le regrettes, maintenant ?
  • — Non, j’espère simplement les retrouver un jour, à Paris, cela entretient le mythe.

Mon excitation était à son comble, ma main entama une attaque en règle de ses seins, que je titillais au travers du tissu de son tee-shirt. Comme à son habitude, en marchant elle ne portait pas de soutien-gorge… Nathalie appréciait beaucoup ce traitement et commençait, avec sa main, que j’avais tant embrassée, à me caresser le torse puis les abdominaux et me dit :

  • — Tu me fais penser à Marc, le légionnaire blond. Ton corps est assez proche du sien, sauf que tu es brun. Mais quand tu jouis, tu aimes aussi te caresser, sans parler de ta manière de te masturber, on croirait que vous êtes frères.

Mon pantalon allait céder sous les assauts de mon sexe tendu. Je sentais le massage sur mon membre de plus en plus excitant et des frissons me parcouraient à chaque pas. Alors n’y tenant plus, j’attrapai Nathalie par le bras et l’embrassai langoureusement en plaquant nos deux corps l’un contre l’autre. Je ressentai la chaleur de son être alors que je ne lui cachai rien du délicieux supplice que subissait mon membre, trop à l’étroit dans ce pantalon.
Jamais à cours d’idées, Nathalie se libéra brusquement et se mit à courir, en regardant derrière elle pour s’assurer que je la poursuivais. Ainsi avait-elle décidé de se faire désirer. Je me lançai donc à sa poursuite. Notre course prit une autre tournure quand Nathalie, en éclatant de rire, hurla dans la forêt que quelqu’un la poursuivait. Elle voulait donc mettre en place un scénario de ce genre… pourquoi pas, j’aimais m’imaginer chasseur ayant repéré sa proie. J’accélérai lentement pour faire durer cette délicieuse poursuite, tel un félin jouant avec sa proie. Nathalie s’époumonait toujours, en rires et en appels à l’aide, ce qui faussait un peu la véracité de notre jeu, mais au fond je n’en avais que faire : ces forêts étaient désertes, et nous nous sentions libres.
Notre course déboucha sur une clairière, un arbre se trouvait non loin du centre, et je résolus de rattraper ma proie à hauteur de l’arbre afin de la posséder contre le tronc. Nathalie, en nage, me souriait et tentait vainement de me résister. Je bloquai ses mains contre l’arbre, et, debout, je l’écrasai de tout mon corps pour l’empêcher de bouger. Le contact délicieux entre nos corps avait repris où il s’était arrêté, et j’imprimai à ma victime consentante mes mouvements de reins, pendant que ma main libre dégageait ses seins. Nathalie répondait à mon ardeur par son propre mouvement de reins qui amplifiait le contact de nos sexes. Elle me mordillait le lobe de l’oreille en m’encourageant à la posséder sans ménagement contre cet arbre. Ma bouche se perdait dans ses seins pendant que ma main libre s’attaquait à son pantalon. Pendant que le dernier obstacle à sa nudité volait dans la clairière, je libérai enfin ma virilité endolorie par une trop longue séquestration.

  • — Je vais te baiser par-derrière !

D’un geste rapide, je retournai Nathalie. Je la pris ainsi sans ménagement, la besognant gaillardement contre cet arbre. Mon membre glissait dans son sexe chaud et hyper lubrifié par tant de souvenirs érotiques. Mon corps butait sèchement contre sa chair, et le bruit de notre coït fut rapidement couvert par les cris de jouissance de Nathalie. Elle m’emprisonna les fesses de ses mains pour arrêter mon assaut en me gardant figé au plus profond d’elle afin de savourer l’orgasme qui la ravageait. Mes mains maltraitaient ses seins alors que son corps se raidissait de plaisir. Ainsi figé en elle, son bassin ondulait, sous l’effet de l’orgasme, autour de l’axe de mon sexe, plus bandé que jamais. J’étais au bord de l’explosion mais tentai de me maîtriser pour rester bien long, afin de ne rien gâcher de cet instant merveilleux. Tout mon être n’était plus que cette colonne de chair virile, solidement plantée dans la chaleur de cette femme.
Puis la pression de ses mains sur mes fesses se fit moins forte et son corps se relâcha, je me dégageai pour laisser Nathalie disposer de ma jouissance à sa guise. Immédiatement elle s’agenouilla et me gratifia d’une de ses pipes dont elle avait le secret. Je n’eus pas vraiment le temps de la savourer, car à mon tour, des râles rauques et puissants vinrent troubler la quiétude déjà malmenée de la forêt. Mes jets de sperme vinrent s’écraser sur le tronc de l’arbre, sur le visage de Nathalie, sur ses seins.
C’est en se relevant que Nathalie poussa un cri de stupéfaction
Une vingtaine de mètres derrière nous se trouvait un couple debout, estomaqué par le spectacle que nous venions de lui offrir. C’est le sexe encore vaillant mais dégoulinant de ma semence que je me retournai pour évaluer les dégâts. Nathalie était maculée de mon sperme et je n’eus pas de suite le réflexe de me rajuster, tant la surprise fut grande. C’est donc ainsi, le temps que chacun reprenne ses esprits, que nous apparaissions à la vue de ce couple.
Je décidai de prendre les devants en m’avançant vers l’homme pour tenter une explication d’homme à homme. Me voyant aller à sa rencontre, il fit de même, et c’est à mi-chemin qu’il me dit :

  • — Très belle prestation ! Un homme des cavernes n’aurait pas fait mieux ! Mes félicitations à madame ! Je m’appelle Luc, et je te propose de ranger ton matériel…

Il me regardait, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Très gêné, je renfermai mon membre mi-bandé dans mon pantalon. Visiblement, nos inconnus avaient apprécié. Hésitant, j’évitai de lui tendre la main, encore pleine de ma jouissance, mais me présentai tout de même. Son humour m’avait conforté sur le caractère amical et jovial de cet homme. Sa femme vint nous rejoindre pendant que Nathalie tentait de se rendre présentable. La tâche n’était pas facile, car mon sperme avait coulé sur son tee-shirt, et elle n’en avait plus de propre. Nous avions prévu dans notre itinéraire d’arriver ce soir à la ville afin de pouvoir refaire nos stocks de vivres et également faire nos lessives, car c’était plus que nécessaire. Mais là, Nathalie n’avait plus rien et après mes appels répétés pour qu’elle vienne faire la rencontre de ce charmant couple, elle prit son courage à deux mains et vint nous rejoindre, le tee-shirt maculé de mon propre sperme.
Cette situation ne semblait pas les gêner. Je ressentais même une certaine attirance de la part de Marion (c’était le nom de la femme de Luc) à l’encontre du tee-shirt de Nathalie.
Luc félicita directement Nathalie pour sa ravissante poitrine qui se découvrait sous son tee-shirt humide. Il me surprit quand, sans hésiter, Nathalie et Luc se firent la bise. Deux minutes plus tôt, le visage que Luc embrassait était couvert de foutre qui n’était pas le sien, mais visiblement la beauté de Nathalie l’avait motivé.
La glace était pour le moins rompue, comment ne pas l’être avec une telle entrée en matière ! Luc et Marion étaient suisses, de Nyon, et faisaient comme nous une randonnée dans le grand ouest canadien. Ils étaient partis d’un village plus au nord et se rendaient comme nous dans cette ville pour se ravitailler.
C’est en parcourant les derniers kilomètres que nous fîmes plus ample connaissance.

À suivre.

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Histoires Coquines - Comme dans un labyrinthe

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 4:33

L’aventure que je viens de vivre au château reste dans ma mémoire comme une sorte de rêve irréel. Julien a fait preuve de beaucoup de tendresse durant notre retour jusqu’à son appartement. Nous nous arrêtons même à plusieurs reprises pour admirer des sites pittoresques et, à chaque fois, nous flirtons comme deux amoureux à la veille de leur mariage.
En début de soirée, nous dînons dans une pizzeria bien sympathique. Julien me parle un peu de son futur emploi. Il est ravi d’aller travailler pour cette grande société et regrette juste de devoir quitter la région pour aller s’installer dans le Nord.
Je ne l’écoute que d’une oreille, car mon esprit est encore tourmenté par ce que nous venons de vivre au château. Je suis fière de lui avoir tenu tête et surtout d’être parvenue à ne pas lui avouer ma jalousie. Ainsi, au-delà de la victoire contre Julien, c’est aussi une grande bataille contre moi-même que je viens de remporter. En effet, j’ai l’impression d’avoir ainsi éradiqué à tout jamais l’insupportable sentiment de rivalité qui s’emparait insidieusement de moi. Julien connaîtra bien d’autres conquêtes et, puisque bientôt je repartirai en le laissant derrière moi, il est plus raisonnable d’éviter toute querelle pour que ne subsistent, au fond de mes souvenirs, que les délicieux moments passés ensemble.

xxx

En arrivant dans l’immense cité, je prends conscience que nous vivons vraiment dans deux mondes différents. Julien roule lentement. Ici tout est si différent des quartiers guindés dans lesquels je vis depuis ma plus tendre enfance. La nuit tombe doucement et une foule de personnages déambulent dans les ruelles. Les jeunes se regroupent autour d’un banc, des hordes de cyclomoteurs bruyants nous dépassent, des hommes jouent à la pétanque sur un espace en terre battue, des enfants se disputent un vieux ballon, des personnes se parlent par balcons interposés, un groupe de jeunes garçons chahute bruyamment pour attirer l’attention de deux jeunes filles, des visages se collent derrière les vitres, observant ce spectacle sans cesse répété de toute cette micro société. Je demande à Julien :

  • — Dis-moi, c’est toujours aussi animé ?
  • — Bien sûr ! Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg !
  • — Alors montre-moi l’autre partie…

Julien me fixe droit dans les yeux. Il réfléchit quelques secondes sans prononcer un seul mot et m’annonce enfin :

  • — D’accord ! Mais tu vas découvrir un monde très particulier…
  • — Je ne voudrais pas quitter cet endroit sans en découvrir tous les aspects, même les plus secrets !!!

Nous nous arrêtons devant un bloc d’immeubles gigantesques. Il ressemble à un immense mur surmonté d’une tour. Le tout est garni d’innombrables fenêtres qui tentent de redonner une connotation humaine à l’ensemble. Nous nous garons tout près. Julien descend de la voiture et m’indique un petit escalier situé sous l’un des trois porches d’entrée. Il m’abandonne juste un instant pour aller sonner à un interphone.
Nous descendons les marches en béton. Curieuse, je suis mon guide. Une porte grinçante donne accès à une pièce destinée à parquer les vélos et cyclomoteurs. Les murs sont couverts de graffitis obscènes et le sol est jonché de pièces mécaniques usagées, abandonnées là dans la poussière sur le ciment taché d’huile et de cambouis. Julien ouvre une seconde porte et nous débouchons sur une multitude de couloirs sinueux, sinistrement silencieux, qui s’entrecroisent. De nombreuses gaines de plomberie et colonnes de soutien se succèdent entre les innombrables portes de caves.
Une odeur de renfermé, de poussière et de ciment âpre m’emplit les narines. Ce lieu a quelque chose d’étrange et même à la limite d’angoissant. Je ferais demi-tour si la curiosité de savoir ce que Julien veut me montrer n’était pas là pour me doper. Nous descendons encore un étage. Seule ici, je pourrais facilement me perdre dans un tel labyrinthe. Pourtant Julien se dirige visiblement sans difficulté. Je remarque que certaines portes de cave ont été forcées, parfois cassées lorsque la serrure résistait. D’autres ont été tellement renforcées pour lutter contre le vandalisme qu’elles semblent être carrément blindées.
Finalement, nous arrivons devant une cave que rien ne différencie des autres, sinon le fait qu’elle est la dernière du couloir. Julien positionne les molettes du cadenas à combinaison sur les bons chiffres avant de me demander de fermer les yeux pour entrer. Me tenant par la main, il me guide à l’intérieur. J’entends le petit claquement d’un interrupteur. Il me faut lutter contre ma curiosité pour ne pas tricher. Il me fait faire encore quelques pas avant de m’autoriser enfin à ouvrir les yeux.

  • — Waouh ! fais-je éberluée par le décor peu banal que je découvre.

La cave a été complètement transformée en une sorte de palais des glaces miniature. De grands miroirs, semblables à ceux que l’on trouve sur les portes des armoires modernes, tapissent entièrement les murs, le sol et le plafond de cette pièce. Notre image nous est renvoyée sous plus d’une quinzaine d’angles différents. J’ai l’impression d’avoir atterri dans un décor de conte de fées, à la fois irréel, amusant et intriguant. Je m’amuse à faire quelques grimaces et je constate que les miroirs ont été savamment orientés pour me permettre de me voir simultanément de face, de profil, de dessus et de dessous.
Julien me regarde jouer, puis passe derrière moi, se fraye un chemin entre mes cheveux et dépose un baiser voluptueux contre ma nuque. Instantanément, mon corps se couvre de frissons. Je lève les yeux et j’observe amusée cette scène que reflètent les glaces. La bouche de Julien s’acharne dans mon cou, remonte pour mordiller le lobe de mon oreille droite et replonge jusqu’à ma nuque. Je me tortille sous l’effet du souffle chaud, des titillements de la langue et des succions de la bouche coquine, et je lutte pour ne pas fermer les yeux et me laisser ainsi emporter pleinement par ces délices de sensualité. Les mains chaudes et douces de mon amant parviennent rapidement à se glisser sous le tissu de mes vêtements pour entrer en contact direct avec ma peau. Elles caressent mes cuisses, mon ventre, mes hanches. Elles encanaillent mon corps demandeur. Je me délecte de l’émotion sexuelle qui vient d’éclore dans le nid douillet de mon ventre et qui se répand dans tout mon système nerveux. Je m’abandonne totalement à ces préliminaires, dégustant chaque once de volupté que m’apportent ces mains, cette bouche, ce corps qui se plaque contre moi, se frotte langoureusement contre mon dos et ne me dissimule rien de la vigoureuse envie de m’honorer qui le tourmente.
Je devine que Julien veut me faire l’amour avec une passion extrême. Je me languis de sentir ses premiers assauts, mais je ne brusque rien, bien au contraire. Il est si bon de se sentir ainsi désirée… Les miroirs m’alertent lorsque les doigts de Julien commencent à dégrafer les boutons de mon chemisier. Je les laisse faire sans toutefois leur venir en aide lorsque la boutonnière résiste. J’observe amusée, une lueur de malice dans le regard, cet effeuillage romanesque. Je suis spectatrice de mon propre déshabillage et mon excitation en est décuplée. Je regarde mon corps tel qu’il apparaît à Julien au fur et à mesure qu’il le met à nu.
Lorsque tous mes vêtements ne sont plus qu’un amas de tissu fripé posé contre mes pieds, je me retourne et à mon tour j’entreprends le déshabillage en règle de mon amant. Je surprends également son regard qui part à la découverte d’images insolites dans les reflets des miroirs. Le corps que je dévoile peu à peu me paraît encore plus beau ainsi dupliqué. Je goûte à la peau frémissante lisse et ferme, si harmonieusement dessinée par les muscles masculins. Je suis fascinée par les fesses de Julien. Je les pétris, mes doigts s’affolent, deviennent presque brutaux, s’acharnent sur les deux lobes tandis que je me régale de ce spectacle visuel aux multiples facettes, ce qui me permet de ne pas perdre une miette de la vue encore plus torride du membre de Julien, outrageusement tendu au bas de son abdomen.
Soudain, la gourmandise que m’inspire ce membre devient trop forte. Alors je m’agenouille juste devant et mes lèvres le couvrent de mille baisers. Mes yeux sont tout d’abord choqués par les images qu’ils découvrent sur les glaces puis, peu à peu, ils s’habituent tandis que ma bouche se dévergonde et que ma langue entre en action. Ce sexe chaud, dur et gorgé d’envies inavouables est à mon entière disposition, alors je compte bien en profiter et même en abuser. Cette fois, aucune autre fille ne va en profiter. Je veux lui prendre toute sa vitalité, toute sa virilité, sans trouble-fête. Julien va être à moi, en moi…
Je me relève, me laisse transporter par les bras de mon amant qui me plaque contre un miroir incliné. Le verre est froid et ma peau se couvre de frissons tandis que mon corps brûle de désir. Julien m’écarte les jambes et se place à leur intersection. J’observe avec curiosité, dans les miroirs, le gland qui se positionne entre les pétales de ma féminité. Je suis impatiente de le recevoir en moi. Il s’attarde, me fait languir. Pour chacune des images que je vois sur les murs, j’ai l’impression qu’il y a autant de sexes qui s’apprêtent à me pénétrer. Je suis tellement excitée que je pousse un soupir de plaisir violent lorsque Julien se décide enfin à m’investir. Mes muqueuses sont si sensibles qu’à chaque mouvement du phallus, j’ai peur de jouir prématurément. Julien va lentement, profondément, se dégage entièrement pour replonger jusqu’au fond de moi en forçant à chaque fois l’entrée trop serrée de ma vulve. Je suis subjuguée par l’image des fesses de Julien qui se contractent à chaque assaut, me révélant ainsi deux adorables petites fossettes. J’admire également les muscles de son dos qui se dessinent sous la peau déjà luisante de sueur. Mes yeux sont à la fête. Ils se régalent de découvrir tous les mouvements du corps de l’homme qui me besogne avec vigueur. Le relief des abdominaux et des pectoraux de mon amant prennent un relief fascinant lorsque je les observe dans les miroirs.
Je suis complètement sous le charme de tous ces muscles, unis dans un effort commun dont le but est de s’emparer de mon corps afin d’y puiser l’orgasme et de m’entraîner dans cette tourmente de la jouissance. Je ressens une excitation rarement atteinte. J’éprouve de plus en plus de difficultés à maîtriser la montée de mon plaisir. Ma vue se trouble face à toutes ces images torrides… Je perds mon souffle… Julien emballe le rythme… À mon tour, je contracte mes muscles pour qu’ils ne fassent plus qu’un autour du pieu qui m’ébranle. Les veines de Julien saillent sous sa peau ruisselante, son membre devient encore plus gros, plus dur… Je voudrais le vérifier de visu, mais je parviens difficilement à distinguer le pilon humain qui se déchaîne entre mes cuisses. Mes oreilles bourdonnent, mes entrailles se nouent, tous les miroirs m’offrent des images à peine soutenables qui me font tourner la tête… Je suis témoin de ma propre jouissance. Un plaisir d’une extrême puissance me ravage, je ne suis plus femme, mais femelle en rut, je mords, je râle, je griffe, je crie… Julien m’assène les coups de grâce, devenant délicieusement brutal en se répandant tout au fond de moi…

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Malgré l’arrivée de mon oncle Gilbert et sa famille, l’ambiance de mes vacances à l’Ermitage a basculé dans la mélancolie. Il faut dire que Julien occupe tellement mes pensées que tout ce qui se passe autour de moi m’apparaît comme autant de petites agressions à ma tranquillité et d’obstacles à mes rêveries. Et puis Isabelle est repartie, si bien que j’ai perdu la seule personne à qui j’aurais pu me confier et partager un peu de ce qui me bouleverse intérieurement. Elle au moins pourrait me comprendre. Rien à voir avec mes cousins, tout juste sortis de l’adolescence et qui ont le don de m’exaspérer. Ces deux grands gringalets d’Antoine et Frédéric n’arrêtent pas de se chamailler et lorsqu’ils parviennent enfin à se réconcilier, c’est pour concocter des plaisanteries douteuses qui ne font rire qu’eux.
De son côté, leur sœur Sandrine passe son temps à se morfondre sur son sort, regrettant de ne pas encore être majeure et pouvoir ainsi aller s’éclater sur la Côte avec ses copines. Du coup, tout est pour elle prétexte à la mauvaise humeur. Elle trouve que l’eau de la piscine est trop froide, que les oiseaux chantent trop tôt le matin et la réveillent, que les moustiques s’acharnent sur elle… Quant à mon oncle, il passe ses journées au golf tandis que ma tante, ainsi délaissée, se plonge dans la lecture de toute une myriade de magazines féminins et se délecte des potins mondains de certaines revues à scandales.
Habituellement, je suis plutôt amusée par ce manège, mais aujourd’hui je ne parviens plus à le supporter. Les souvenirs des moments si intenses que j’ai vécus avec Julien me hantent. Je ne parviens pas à chasser de ma tête les évocations sulfureuses de nos aventures et je suis victime d’une excitation chronique incontrôlable qu’il m’est impossible de satisfaire.
Je tiens Julien pour responsable de mon état d’esprit. Je suis mélancolique à l’idée que le week-end prochain mettra un terme final à notre relation. Julien m’a consolé en m’expliquant que ce que nous avons vécu ensemble restera un merveilleux souvenir commun que nous partagerons, malgré tout, jusqu’à la fin de nos jours. En attendant, il m’a promis un véritable bouquet de feu d’artifice si je désirais le suivre le week-end prochain. J’ai bien essayé d’en savoir plus, mais il est resté muet sur ses projets. Il n’en fallait pas plus pour me perturber complètement. Ma curiosité ainsi mise à rude épreuve se venge sur ma libido et ne me laisse aucun répit depuis notre séparation. J’ai le sentiment qu’une bonne masturbation, au soleil, au bord de la piscine pourrait me permettre de retrouver un peu de quiétude, mais il m’est impossible de satisfaire à cette envie avec autant de parasites autour de moi. Impossible d’être tranquille plus de deux minutes sans voir débarquer quelqu’un. Je ne vais quand même pas passer la journée dans ma chambre !!! Je me rends compte que je deviens irascible. Il faut que je me calme alors je décide qu’une petite promenade équestre solitaire me fera le plus grand bien.

  • — Je viendrais bien avec toi, mais j’ai horreur de l’odeur des chevaux, ça s’imprègne partout et j’ai un mal de chien à m’en débarrasser, me lance Sandrine avec une moue de répulsion.

Je me contente de hausser les épaules en guise de désapprobation. Et puis, pour une fois, ses manières bégueules m’arrangent terriblement. Il n’aurait plus manqué qu’elle vienne avec moi, celle-là !!! Je claque nerveusement mes talons sur les flancs de Tarentelle, secouant également les rennes pour ordonner à l’animal d’adopter une allure soutenue. La jument est vive, nerveuse, différente, presque rebelle. Son instinct lui permet-il de comprendre ce qui me tourmente et me témoigne-t-elle ainsi sa désapprobation face à mon attitude impardonnable ?
Nous nous éloignons rapidement de l’Ermitage et de son ambiance décidément trop pesante pour moi. La campagne, pourtant surchauffée par un soleil de plomb, m’apparaît soudain comme une bouffée d’oxygène dont les bienfaits agissent directement sur ma raison. Je peux enfin tenter de mettre un peu d’ordre dans mon esprit. J’essaye tout d’abord d’exorciser le mal qui me ronge en portant toute la responsabilité de mon état sur les épaules de Julien. Je me dis qu’il faut que je cesse de voir ce garçon, car il me fait perdre la tête, et je réalise maintenant combien je suis idiote d’avoir fait une fixation sur les défauts des membres de ma famille plutôt que de profiter pleinement de leur présence et de mes derniers jours de vacances.
Après deux ou trois kilomètres de réflexion, je finis par comprendre que je suis la seule responsable de cette obsession sexuelle qui me ronge. Le désir qui couve au fond de mon ventre et que j’ai tant de mal à contenir, c’est moi seule qui le fais vivre. Le plaisir que Julien m’a offert a allumé ce feu. Depuis, j’ai peur qu’il ne s’éteigne et que je ne puisse plus me brûler aux flammes de cette sexualité passionnée issue de notre rencontre. Il est tellement surprenant et imprévisible que ses promesses n’ont fait qu’attiser les flammes qui brûlent mon âme.
Je lutte pour chasser les fantasmes sexuels qui hantent mes pensées, mais je suis impuissante face au désir physique qui a pris possession de mes sens. Les secousses du trot de Tarentelle irradient mon sexe, ma poitrine est gonflée dans mon soutien-gorge et semble vouloir se libérer en déchirant le tissu sous la pression des pointes durcies de mes tétons. Toutes mes zones érogènes sont en alerte, réceptives à la moindre sollicitation. À chaque secousse, chaque frottement du tissu sur ma peau, chaque contraction involontaire de mes muscles, je dois lutter pour ne pas succomber à l’emprise du désir sur ma raison. J’ai chaud.

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La silhouette majestueuse des grands chênes bicentenaires m’annonce que je vais bientôt pouvoir me réfugier à l’ombre de la forêt. Je pousse Tarentelle à accélérer encore l’allure afin d’échapper rapidement aux rayons du soleil qui me brûlent. Le sentier est étroit, son tracé résistant à peine à l’abondante végétation de fougères et de ronces qui cherchent à le submerger. Peu à peu, les châtaigniers et quelques acacias ont remplacé les chênes. J’arrive au ruisseau. Je mets pied à terre et m’agenouille sur une grosse pierre plate pour plonger mes mains dans l’eau, afin de m’asperger le visage et le torse de cette eau presque glacée qui clapote entre les cailloux. Tarentelle se désaltère dans un grand bruit de succion qui m’amuse. Brusquement, le rugissement strident d’un moteur de tronçonneuse vient perturber la quiétude des lieux. Tout d’abord agacée, je cède finalement à la curiosité d’aller voir qui se permet de venir couper du bois dans nos parcelles.
Tirant Tarentelle derrière moi, je n’ai que quelques dizaines de mètres à parcourir avant de découvrir le responsable de ce tintamarre. Le torse nu ruisselant de sueur, un casque antibruit sur les oreilles, je reconnais aussitôt Yoanne. Il se démène comme un beau diable pour couper des acacias, visiblement pour en faire des piquets. Le jeune homme ne m’a pas vu arriver, et avec le tintamarre de la tronçonneuse, il ne risque vraiment pas de m’entendre alors il continue son travail sans s’imaginer que des yeux intéressés l’observent attentivement. Ce petit rôle d’espionne pimente cette rencontre inattendue. Voyeuse, je me délecte de la vision du jeune homme dont les muscles, bandés sous la peau luisante de sueur, mettent en valeur toute la virilité de ce garçon. La lumière semble jouer à faire luire les reliefs de cette musculature qui s’anime dans l’effort. Le plaisir que je prends à observer ainsi ce corps d’homme n’est pas seulement intellectuel, mais bel et bien physique.
Les douces contractions du bas de mon ventre trahissent la résurgence du désir sexuel que j’étais parvenu, avec peine, à maîtriser quelques minutes plus tôt. Cette fois, le combat est complètement inégal. J’ai l’impression que tous mes sens se sont alliés contre ma raison. Combien de temps pourrai-je leur résister? En fait, cette question n’est déjà plus d’actualité. Non, celle qu’il faut que je me pose c’est : jusqu’où suis-je capable d’aller pour assouvir cette formidable et dévorante envie de sexe qui me tourmente ? Mes jambes se ramollissent et je suis secouée d’un tremblement incontrôlable lorsque la tronçonneuse s’arrête. Yoanne retire son casque puis se retourne dans ma direction pour poser son matériel sur le sol. Il est très surpris de me trouver ici. Il s’essuie le front et me lance:

  • — Vous étiez là !!!
  • — Je…, je viens d’arriver, fais-je en bafouillant.
  • — La clôture du champ aux trois chênes est en bien piteux état. Je taille quelques piquets pour la réparer.
  • — Ha ! Oui ! Heu ! Hé bien, c’est parfait !

Je suis complètement perturbée. Mon cerveau m’abandonne, et, tandis que Yoanne s’approche de moi, ma main serre le cuir des rennes de toutes ses forces, exactement comme elle le ferait si j’étais en face d’un danger imminent. Je tente de me ressaisir :

  • — Heu… Je voulais vous dire…
  • — Oui, quoi ?
  • — Hé bien, merci…
  • — Merci pour quoi ?
  • — Merci d’avoir gardé secret ce qui s’est passé l’autre jour…

Ha, bravo ! Parfaitement réussie comme diversion… Je cherche à détendre l’atmosphère et je m’enlise à lui parler de sexe. Suis-je en train de devenir folle ??? Yoanne n’a pas répondu et s’est contenté de s’approcher dangereusement de moi. Ses yeux plongent dans mon regard troublé. Je libère Tarentelle.

  • — D’ailleurs, je crois que je mérite une petite récompense, me fait remarquer Yoanne en tendant ses lèvres pour un baiser.

Cette attitude déclenche en moi une colère aussi spontanée que violente. Je me mets à lui crier dessus tout en le repoussant vigoureusement des deux mains :

  • — Non, mais, pour qui me prenez-vous ? Ce qui s’est passé…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Le garçon, déséquilibré par mon assaut, trébuche sur une pierre et tombe en arrière. Tentant d’éviter la chute, il s’agrippe à mon bras, mais ne parvient qu’à m’entraîner avec lui et nous heurtons sèchement le sol. Ma colère ne fait qu’empirer alors je me rue sur Yoanne, abasourdi, qui se laisse terrasser. Je bloque ses bras avec mes jambes et pèse de tout mon poids sur son torse tandis que mes mains lui saisissent fortement les épaules. Je continue immédiatement ma mise au point :

  • — Ce qui s’est passé l’autre jour ne vous donne aucun droit sur moi. Je n’étais pas dans mon état normal et je vous conseille de tout oublier…

Je prends soudain conscience que Yoanne pourrait aisément me renverser s’il le souhaitait ; or il ne présente qu’une résistance bien symbolique face à mon agression. Il se débat un peu et, dans la lutte, mes mains touchent sa peau. Je plaque mon buste contre son torse pour garder l’avantage. Dans ce drôle de combat, chaque contact provoque la révolte de mes sens contre ma volonté. Une contraction sans équivoque noue le bas de mon ventre, mes seins deviennent sensibles, mes forces m’abandonnent…
Piégée !!! Je suis piégée ! Je me rends compte à quel point je suis naïve d’avoir foncé tête baissée dans ce guet-apens. Yoanne m’a volontairement provoquée, car je suis certaine qu’il a deviné la nature du mal qui me ronge. Je suis sûre que son instinct de mâle lui a fait sentir mon tourment intérieur. Libido contre pudeur. Yoanne a choisi son camp, alors je sais que je suis perdue. Je signe ma reddition en me redressant pour laisser mes mains caresser les pectoraux fermes et bien dessinés du garçon. Maintenant assise sur le bas de son abdomen, je reçois le coup de grâce en percevant clairement, à travers le tissu, la rigidité impudique de son membre. Ma libido jubile et fête sa victoire par une décharge de cyprine qui inonde ma pauvre petite culotte. Je glisse mon bassin jusque sur les cuisses de Yoanne frottant au passage l’intérieur de mes jambes contre le renflement prometteur.
En quelques instants, la virilité palpitante de Yoanne se retrouve à l’air libre, assaillie par mes doigts frivoles et clairement déterminés dans leurs caresses. Ma bouche prend leur relais pendant que je me tortille comme un ver au bout d’une ligne en me libérant de mon pantalon et de mon slip. Je suis complètement possédée par l’envie sexuelle qui vient d’exploser en moi. J’éprouve un besoin vital de satisfaire aux rites du sexe, et ma pudeur est déjà sacrifiée à l’autel du désir. Seule une bonne jouissance pourra m’exorciser et me faire retrouver ma raison. Sans plus de préliminaires, je chevauche Yoanne et m’installe juste au-dessus du pieu, luisant de salive, qui se tient raide et tendu vers les cieux. En quelques mouvements du bassin, je positionne le gros gland rose entre les replis trempé de mon antre maléfique où brûlent déjà les flammes de la tentation souveraine. D’un coup, je m’empale jusqu’à écrasement de mes lèvres écartelées contre le pubis de Yoanne. La violence de cet acte nous fait pousser un gémissement de plaisir commun. Je reste quelques secondes inerte, savourant la présence virile plantée jusqu’au fond de ma matrice. Yoanne en profite pour tenter de me renverser, mais, comme dopée par une force surnaturelle, je lui interdis tout mouvement et me maintiens en position dominante. Je veux rester complètement maître de ce coït.
Yoanne renonce face à ma détermination, d’autant que je commence à onduler ma croupe et que je fais coulisser son sexe au gré de mes mouvements accompagnés des contractions de mes muscles internes. Mon ventre tout entier brûle comme l’enfer autour de cette colonne sacrée que je fais aller et venir, me délectant de chaque frottement contre les parois presque trop sensibles de mon intimité qui pleure de plaisir. Je me cambre en arrière tandis que les mains de Yoanne s’infiltrent sous mon chemisier et dégagent mes seins des bonnets du soutien-gorge pour s’en emparer. Il me les masse avec passion, pinçant légèrement les tétons déjà crispés par les effluves du bonheur qui, venant tout droit de l’intérieur de mes cuisses, se propagent en moi à une vitesse vertigineuse. J’adopte rapidement un rythme endiablé, car je veux un plaisir salvateur, sans fioritures, allant droit au but et qui soit suffisamment puissant pour me calmer. Ma croupe danse frénétiquement sur le sexe dopé par toute la virilité de celui que je considère dorénavant comme ma victime. Je pousse des gémissements à peine humains en réponse aux feulements de Yoanne qui semble lutter pour ne pas s’abandonner trop tôt. Moi aussi, j’ai l’impression d’arriver déjà au sommet du plaisir pourtant je continue à me démener sur le phallus congestionné, car je veux franchir encore d’autres étapes sur le chemin secret de l’orgasme suprême.
Yoanne gonfle. Non ! Pas encore ! Je ralentis les mouvements, pour retarder l’échéance. Je veux plus !!! Yoanne a compris, il se calme. Malheureusement, je ne peux pas attendre, alors je repars à l’assaut. Rapidement, la verge grossit à nouveau, prête à éclater. L’imaginer dans mon ventre, soumise à mon bon vouloir, pousse mon plaisir à l’apothéose. Je suis au bord de la jouissance. J’exorcise mon corps du démon de l’envie sexuelle qui me tourmente depuis plusieurs jours déjà. Mon vagin dévore goulûment la verge qui commence à se répandre. Mes derniers mouvements prennent une amplitude à peine supportable. Mes muscles se crispent à se rompre tandis que mon système nerveux explose.
À bout de souffle, j’impose les cris de ma jouissance face au chant des oiseaux de la forêt. Yoanne n’existe plus, il n’y a plus qu’une colonne de chair dilatée qui se liquéfie dans mes entrailles pour éteindre le feu qui a réduit ma pudeur et mon éducation en cendres. Je continue à monter et descendre doucement sur le phallus ruisselant jusqu’à ce qu’il perde de la vigueur et que je ne le sente plus s’imposer aux muscles écartelés de mon vagin. Une vague de panique me submerge brusquement. J’ai l’impression de revenir sur Terre et je me retrouve crûment face à la réalité et la gravité de mes actes. Je me dégage en un éclair, attrape mes vêtements et m’habille à la hâte en récupérant Tarentelle. Lorsque Yoanne se relève enfin, je suis déjà sur ma monture. Je ne parle pas, mais mes yeux et l’expression de mon visage doivent suffire, car Yoanne acquiesce et tente de me rassurer :

  • — O.K ! Inutile de paniquer, je serais muet comme une tombe…

Déjà je ne l’entends plus, quittant au galop la clairière, couchée contre l’encolure de Tarentelle pour éviter les branches épineuses de quelques acacias indisciplinés.

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À peine sortie des écuries où je viens de ranger ma selle, je tombe sur Marie-Rose.

  • — Tu as fait une bonne promenade ? me demande-t-elle.
  • — Très agréable ! Je vais prendre une douche et j’irai mettre Tarentelle au champ un peu plus tard.
  • — Ne l’emmène pas auprès des trois chênes, la clôture est cassée et Yoanne est en train de la réparer.
  • — Oui je…
  • — Ha ! Tu l’as rencontré ?
  • — Heu ! Non !!! Je suis juste passée par ce pré et j’ai vu la clôture…

J’abrège volontairement cette conversation qui me met très mal à l’aise, car je revois intérieurement la scène de la clairière. J’ai peur de me trahir en laissant apparaître mon trouble alors je file illico sous la douche.

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Ma petite aventure dans les bois m’a permis de passer sereinement le reste de la semaine. Bien sûr, tous les jours j’ai pensé à Julien et à ses promesses, mais ce n’était plus une obsession incontrôlable.
Cette fois, ça y est. Nous venons de déjeuner tous ensemble pour la dernière fois, car je pars tout à l’heure. Il n’a pas été facile de feindre la tristesse habituelle que j’affiche à la fin des vacances alors qu’au fond de moi, je suis excitée comme une puce à l’idée de retrouver bientôt Julien.

  • — Tu pourrais partir demain matin, m’a suggéré mon oncle.
  • — J’aimerais bien, mais ce ne serait pas raisonnable, ai-je répondu hypocritement en faisant une moue navrée. J’ai un dossier important à préparer pour mon travail. Je suis à ce poste depuis peu de temps et mon patron est très exigeant, il ne faudrait pas que je le déçoive…
  • — Tu as raison, intervient ma tante. Avec la route que tu as à faire, il vaut mieux partir aujourd’hui, comme cela, demain tu seras parfaitement reposée pour te plonger dans tes dossiers.

Un regard furtif de Marie-Rose me fait douter qu’elle croit en l’excuse que j’