Histoire Coquines - Campus (3)
Gaëlle est près de moi, si proche, enfermée dans les toilettes. Et pourtant un peu plus lointaine depuis que je sais qu’elle m’a dissimulé la vérité. Elle m’a avoué montrer ses seins rituellement à son prof d’histoire à la fin du cours du lundi. Ce qu’elle ne m’a pas expliqué, c’est pourquoi depuis deux semaines elle revient le soir entièrement nue sous sa jupe !
- — Je t’en supplie Gaëlle, ouvre-moi !…
- — Laisse-moi tranquille !
Bientôt, je l’entendis sangloter… Elle me suppliait :
- — Pardonne-moi ! Je ne voulais pas !
Après un instant, j’entendis le bruit du loquet de la porte. Je m’avançai pour l’entrouvrir doucement… Elle était prostrée sur le tapis du bain, couverte de son seul corsage. Elle releva la tête et m’offrit son regard implorant noyé de larmes. Je la serrai très fort dans mes bras et frémis au contact tiède et humide de son corps abandonné. Le contour de son décolleté était trempé, sous l’effet de la douche et de ses sanglots… Je sentais son cœur battre fortement contre ma poitrine. Elle murmurait d’une façon presque irréelle :
- — C’est toi que j’aime… Je ne voulais pas… Au début, c’est comme je te l’ai dit… Il n’y avait presque pas d’échange de mots entre nous, à partir du moment où il rangeait ses documents, je déboutonnais mon corsage, je lui offrais la vue de mes seins et cela semblait lui suffire… Et puis, il y a plus d’un mois maintenant, il m’a demandé de soulever ma jupe. C’est curieux parce que j’avais un peu honte et en même temps au fond de moi, c’est comme si j’attendais cet instant, comme pour le remercier, je voulais lui offrir quelque chose de nouveau.
Il y eut un long silence. Je ne sais pas si c’est le contact de son corps où la nature trouble de ses propos, mais je me mis à bander…
- — J’étais contente de lui montrer ma culotte et je pensais le satisfaire ainsi… Il a commencé comme d’habitude à se masturber, il se penchait en avant, assez proche pour sentir mon odeur intime. Il m’a dit qu’il adorait le parfum de ma chatte… J’avais honte de ce que je faisais et en même temps c’était comme si j’étais fière.
Après une nouvelle pose.
- — Notre relation a pris un tour nouveau, j’en avais conscience et c’est cela que je n’ai pas pu te révéler malgré mes promesses. Au début, j’étais prête à tout te dire, et puis le secret que je partageais avec ce prof est devenu trop lourd. En plus, je lui ai parlé de toi, que je t’aimais et que j’avais honte par rapport à toi… Quand il me regardait et sentait ma culotte, il me disait que tu avais de la chance de pouvoir me toucher, où de fourrer ta langue dans mon sexe chaud… Mais je peux t’assurer, si tu peux encore me croire, qu’il ne m’a pas même effleurée !
J’avais peur de déceler comme un regret de la part de Gaëlle, mais en même temps, elle relatait cela sans laisser transparaître la moindre émotion, comme si ce n’était pas elle. Et je me mettais moi-même à douter que tout cela soit vrai. Et puis je repensais à ses fesses nues sous sa jupe…
- — Après, il me parlait souvent de toi, que tu avais de la chance de pouvoir caresser de si jolis seins, et de pouvoir les prendre dans ta bouche. Je restais très discrète lorsqu’il voulait en savoir plus sur ton compte, je lui disais seulement que je t’aimais très fort et je crois que ça l’excitait encore plus. Il m’a d’ailleurs avoué que lorsqu’il se caressait et que je n’étais pas là, il pensait souvent à nous deux en train de faire l’amour…
Il y eut un moment de calme. Bizarrement, il y avait quelque chose qui m’apaisait dans ses propos, comme si j’étais rassuré et confiant en son amour.
- — Et puis, il y a trois semaines, il m’a demandé de retirer ma culotte. Je n’ai pas réfléchi, et je l’ai fait glisser le long de mes cuisses. Avant même que j’ai eu le temps de réagir, et sans même me toucher, il me l’avait prise des mains. Et alors qu’il regardait sous ma jupe comme s’il était envoûté, il a glissé ma culotte dans son pantalon et il a commencé à se caresser, comme cela à travers le tissu… et il a joui ! Évidemment, après cela ma culotte était maculée de son sperme et il était hors de question que je la porte. Il m’a proposé de la garder, de me la laver pour me la rendre la semaine suivante. C’est comme cela que cela se passe chaque semaine. Il y a la partie cours, où nous travaillons studieusement à mon projet de mémoire, et puis le moment où il range ses affaires et où je me mets torse nu. Alors qu’il commence à s’astiquer, je retire alors ma culotte et lui tend. Il continue à se branler dans ma lingerie tout en regardant mon sexe une fois que j’ai relevé ma jupe, jusqu’à souiller ma petite culotte de son foutre.
Ce qui me choquait maintenant, c’était à la fois la crudité de ses propos, comme si elle se laissait emporter par ses révélations, et en même temps le naturel avec lequel elle me racontait sa relation perverse avec cet homme d’âge mûr.
- — Voilà pourquoi je n’avais pas de culotte. Il me demandait de remettre celle qui était lavée de la semaine précédente seulement une fois rentrée à la maison parce qu’il aimait me regarder par la fenêtre, partir en m’imaginant le cul nu sous ma jupe…
Elle se serrait plus fort contre moi.
- — Je t’aime, je t’en supplie crois-moi ! Mais… j’aime aussi cette relation, qui n’existe que…
Elle n’avait pas terminé sa phrase qu’elle glissait sa fine main dans mon pantalon, pour prodiguer de tendres caresses à mon sexe qui n’en pouvait plus ! Elle plaqua ses lèvres contre mes lèvres et prit ma main pour que je lui caresse les seins. J’étais incapable de lui en vouloir, comme j’étais incapable d’en vouloir à cet homme qui désirait la même fille que moi. Et alors qu’elle s’approchait pour me lécher le bout du sexe, je repensais à notre prof et au privilège que j’avais, seul à cet instant, de pouvoir caresser le joli petit cul de Gaëlle.
Les semaines s’écoulèrent ainsi. Tous les lundis, je savais ce qui devait se passer. Et à son retour, au lieu que cela provoque ma jalousie, mon désir en était décuplé. Je la prenais dès qu’elle avait fermé la porte, dans la première position venue. Ces soirs-là, elle était elle-même excitée comme jamais. À la différence des autres jours de la semaine, où lorsque nous faisions l’amour, nous prenions le temps de la tendresse, ce jour-là il n’était question que de désir sauvage et de baise. Nous nous jetions l’un sur l’autre et souvent, il me suffisait de lui soulever sa jupe et de l’attraper par la taille pour plonger mon sexe dans son con humide et chaud. Je la plaquai contre la porte d’entrée debout, lui soulevai une jambe et m’enfonçai en elle.
D’autres fois, c’était elle qui se retournait, qui relevait sa jupe et me montrait son postérieur qu’elle venait d’exhiber à un autre regard, pour que je la prenne en levrette. Une autre fois encore, elle me sautait littéralement dessus pour s’empaler sur mon sexe, ses jambes serrées autour de ma taille. Sa chatte trempée coulissait le long de ma verge sans que ses pieds touchent le sol, mes mains s’agrippant à ses fesses pour accompagner les mouvements de son bassin.
Un autre soir, sans me laisser le temps de réagir, alors que j’avais juste ouvert ma braguette, elle se précipitait sur mon sexe pour l’emboucher. Elle me pompait de façon saccadée tout en me caressant les bourses et en me griffant d’un de ses ongles jusqu’à la raie du cul, et elle ne me lâchait plus jusqu’à ce que j’ai juté dans sa gorge exquise…
Il y avait toujours cette volonté alors, chez elle comme chez moi, de s’adonner immédiatement à nos pulsions comme pour se libérer d’un désir pervers et inavouable. C’était aussi le moment où une légère souffrance, sadique ou masochiste, pouvait trouver sa place. Ainsi régulièrement, elle me griffait le dos, les fesses ou les jambes. Ou bien c’est elle qui me demandait de mordiller ses tétons, de la griffer ou bien de lui donner la fessée.
Elle m’a avoué ensuite que c’était un fantasme qu’elle avait avec le professeur, mais qui bien sûr ne s’était jamais réalisé, (cela je pouvais le vérifier en observant sa ravissante croupe à la pâleur immaculée, excepté par quelques tâches de rousseur). Elle imaginait qu’il la grondait sur son travail, l’allongeant sur ses cuisses pour lui administrer une somptueuse fessée aux claquements bien sonores. Alors que je ne lui aurais jamais fait de mal les autres jours, j’éprouvais un réel plaisir à « jouer au professeur » quand elle me le demandait ces soirs-là, et alors que je sentais ses petits seins frotter contre ma cuisse, j’étais excité de pouvoir la corriger bruyamment et de voir ses lobes fessiers rougir à chaque claque, et garder l’empreinte de mes doigts. Ce dont je la corrigeais, c’était de ses désirs coupables pour un autre homme…
Je me rendis compte qu’avec le temps, cette relation avec le professeur, avait pris une place essentielle dans notre propre couple. Pour rien au monde je n’aurais voulu que cela s’arrête, tant cette situation contribuait à nourrir le désir que nous avions, Gaëlle et moi. Les cours en amphi avec lui avaient quelque chose de surréaliste. Je savais maintenant ce qui se passait réellement. Les échanges du regard entre elle et lui ne m’échappaient pas. Par instant, je croyais voir que le prof m’observait. Il savait alors parfaitement qui j’étais…
Un jour par hasard, nous nous sommes croisés tous les trois dans un couloir. Gaëlle a fait les présentations. Je scrutai son regard clair et franc, ce même regard régulièrement posé sur la nudité de mon amie. En lui serrant la main, j’imaginai que c’était avec celle-ci qu’il caressait son sexe en s’excitant auprès d’elle… Et puis un soir, après que nous ayons fait l’amour, Gaëlle m’a dit d’un air détaché :
- — Il m’a dit qu’il voulait que je vienne chez lui.
Je ressentis comme un frémissement, suivi d’une anxiété que je n’avais pas connue depuis longtemps.
- — Il veut me voir dans un autre contexte que celui de l’université, il a envie que je vienne dîner un soir chez lui…
Il y eut un long silence…
- — Et qu’est-ce que tu lui as répondu ?
Alors avec un grand sourire qui sans doute se voulait rassurant :
- — J’ai dit que je ne voulais pas me séparer de mon petit chéri, que s’il voulait que je vienne, je t’en parlerai et que de toute façon, je ne viendrais pas sans toi !
- — Et qu’est-ce qu’il t’a dit ?
- — Il ne s’est pas démonté, comme s’il attendait cette réponse. Il m’a dit que c’était OK, et qu’il aimerait même faire plus ample connaissance avec toi. Qu’est-ce que tu en penses ?
Je n’aimais pas trop ce ton neutre avec lequel elle me parlait, car j’avais l’impression qu’elle ne me disait pas tout. En même temps, malgré mes réticences, accepter cette invitation, c’était accepter d’en savoir plus sur cette relation. C’est peut-être aussi cela qui me faisait peur. Je ne savais ce qui était le plus lâche, d’accepter ou de refuser.
- — Si tu veux…
Je vis qu’il était difficile pour elle de dissimuler sa joie, elle détourna la tête et partit se changer dans la salle de bain.
Les jours qui suivirent, je la trouvai de plus en plus belle. Sans doute était-ce pour elle stimulant de se savoir désirée par des êtres si différents, probablement complémentaires, dans la réalisation de ses fantasmes. Elle paraissait plus épanouie, comme libérée, de se savoir acceptée telle qu’elle était. Nous avions à nous trois comme un secret en commun, car elle me disait que maintenant elle parlait souvent de moi à son prof et qu’il lui arrivait de donner des détails sur notre vie sexuelle, pour l’exciter encore davantage.
Elle m’avouait aussi que cela lui faisait quelque chose à elle aussi, d’évoquer devant lui de façon impudique, la part la plus intime de notre relation. En le voyant jouir ainsi dans sa petite culotte, elle n’avait plus qu’un désir, c’était de me retrouver pour me faire jouir, mais cette fois charnellement. Sa sensualité était comme exaltée par cette situation et de façon étrange, elle semblait soudain avoir mûri, tout en gardant entière la grâce de sa jeunesse.
Le jour fatidique de l’invitation, nous nous présentions devant la grille imposante d’une villa bourgeoise, comme un jeune couple intimidé que nous formions alors. Gaëlle portait une robe satinée de couleur crème sans autre sous-vêtement qu’une culotte très classique, comme celles qu’affectionnaient le professeur, et des chaussettes hautes assez fines assorties à sa robe. Elle portait de petites sandales claires à talons hauts et aux attaches fines. Son maquillage était discret, tout en soulignant les qualités naturelles de son charmant visage.
Nous étions impressionnés par l’élégance de la propriété. Mais bientôt un homme, à peine plus âgé que nous, grand et mince, qui était visiblement un domestique, vint nous ouvrir pour nous conduire à l’entrée de ce qui était un véritable petit château de style XIXème. Il nous fit entrer dans un vaste hall orné de deux superbes escaliers de marbre, puis dans un grand salon où nous attendaient le professeur et sa femme. Ce dernier m’adressa une poignée de main ferme et se contenta d’un « bonsoir » à l’adresse de Gaëlle…
À côté de lui s’approchait une ravissante femme d’une cinquantaine d’années, très « classe » à la peau hâlée et au regard sombre et profond. Elle portait un chignon, et ses cheveux très sombres si soigneusement arrangés coiffaient un visage vraiment superbe. Ses lèvres étaient particulièrement sensuelles, parées d’un grenat un peu mat, et son petit nez bronzé était vraiment charmant. Mais c’est sa stature qui impressionnait. À côté, mon amie paraissait plus menue qu’elle ne l’était.
Notre hôtesse était une grande et belle femme qui, du haut de ses talons, avait presque ma taille. Son apparence laissait paraître des formes généreuses, mais aussi une silhouette élancée semblable à celle de ces femmes athlétiques que l’on voit dans certaines compétitions sportives. Sa robe noire satinée et moulante, fendue sur le côté jusqu’à mi-cuisse et son ample décolleté, soutenu par deux fines bretelles, laissaient deviner un corps superbe. Je découvrais dans l’échancrure de sa robe, une magnifique poitrine qui paraissait naturelle de par ses légers ballottements, dont il m’était difficile de détacher mon regard. Ses jambes étaient longues et musclées, fermement campées sur ses hautes chaussures. Elles étaient gainées d’un tissu diaphane qui assombrissait à peine sa peau ambrée.
Elle me serra simplement la main ; la sienne était douce et tiède. L’alliance de son regard sombre planté dans le mien et de son sourire accueillant finirent de me déstabiliser. J’avais perdu toute assurance et c’est ce moment que choisirent nos hôtes pour nous inviter à nous asseoir sur deux confortables canapés. Gaëlle était assise à mes côtés en face du professeur, j’étais face à son épouse.
Durant cette première conversation, dont je dois avouer ne pas me souvenir de grand-chose, j’étais surtout très attentif aux regards insistants du professeur en direction de ma copine. Il reluquait ses cuisses, maintenant que sa robe était légèrement relevée, ainsi que le dessin de sa petite poitrine en partie découverte par son décolleté. Ses tétines, quoique évidemment couvertes par le satin tendu de sa robe, offraient leur relief impudique, ce que je n’avais pas remarqué tout à l’heure. Je n’osais imaginer que c’était l’excitation qui leur donnait maintenant cette allure, cette même excitation qui donnait du relief à mon pantalon !
Pour ma part, je ne sais pas ce qui en était la cause principale, si c’était le désir que j’avais pour ma sculpturale hôtesse, qui me dévoilait un peu plus de sa beauté, maintenant qu’elle était lovée dans cette profonde banquette, ou l’excitation de voir Gaëlle si puissamment désirée dans le regard concupiscent de cet homme.
Au bout d’un certain temps nous avions tous un peu bu, sans excès, mais cela dut contribuer à ce rapprochement insensible qui s’opérait… Il se produisit alors un “évènement” qui me stupéfia. Le professeur se leva et il toucha Gaëlle ! Plus exactement, il prit sa main ! Ma réaction peut paraître ridicule, mais ce devait être la première fois… Comme une barrière nouvelle qui était franchie entre eux. C’était pour moi, comme faire céder toutes celles qu’elle avait placées entre elle et lui ! C’était presque à mes yeux comme s’il la violait !
Mon inquiétude était palpable, d’autant plus quand je vis qu’elle ne se dérobait pas à la pression de sa main sur la sienne, et qu’elle l’écoutait attentivement lui chuchoter quelques mots à l’oreille. Mon amie s’en aperçut, car alors que j’étais sidéré de la voir se lever avec l’aide de notre hôte qui la prit par le bras, elle se tourna vers moi et me dit d’une voix posée :
- — Ne t’inquiète pas ! Nous avons juste besoin de parler en tête-à-tête.
J’étais littéralement vissé dans ce canapé décidément d’une profondeur atroce. Et je la vis accompagner cet homme dans une pièce adjacente dans sa robe moulante qui la rendait plus désirable que jamais. Ils entrèrent dans ce qui semblait être un bureau. Derrière eux, ils tirèrent la porte sans la fermer complètement, ce qui est le seul point qui me rassura en partie.
Sans que je ne m’en aperçoive autrement que par le parfum capiteux qui parvint à mes narines, sa femme s’était assise à mes côtés. Elle me prit la main, réveillant cette sensation électrique de notre présentation. La différence étant que j’étais enveloppé de son odeur captivante et qu’elle était si proche, sans me toucher, pour que je ressente la chaleur de son corps auprès du mien. C’est la chaleur de sa voix qui m’apporta alors un doux réconfort.
- — Ne vous inquiétez pas, ils ont juste besoin de se parler. Je sais moi-même beaucoup de choses sur la relation particulière de votre amie et de mon mari. Si tout cela peut vous paraître étrange, je sais que je peux lui faire confiance. Je sais ce dont il est capable, tout comme il connaît et respecte mes propres désirs.
Après un court silence :
- — Je m’occupe de quelques préparatifs avant le dîner, restez là, vous n’avez rien à craindre, dans quelques instants, je suis à vous.
Sa silhouette se dirigea vers la cuisine, et comme à l’instant avec ma compagne, je pus admirer ses superbes formes, pareillement moulées dans sa robe. Elle avait des fesses superbes ! Elle referma la porte et je me retrouvai brusquement seul et en plein désarroi.
Le temps me parut très vite interminable et je ne pus m’empêcher de me lever à mon tour. Dans cette ambiance feutrée qui avait quelque chose d’angoissant, je m’approchai doucement de la porte du bureau. J’entendais de petits bruits que je ne pouvais pas définir. Dans l’entrebâillement de la porte, et je les vis alors assis sagement à discuter, lui à son bureau, elle face à lui sur une chaise, comme s’il s’agissait d’un entretien d’embauche ! Ce sont alors des chuchotements, un peu plus prononcés qui attirèrent mon attention dans la pièce à côté. Poussé par la curiosité, je m’approchai de la seconde porte, je reconnus la voix de la femme tout doucement :
- — D’accord, mais fais vite !
Je me penchai et vis, par le trou de la serrure, la femme du professeur retrousser sa robe jusqu’à la taille, plaquer son torse contre la table de la cuisine les jambes ouvertes et tendues… Le garçon après avoir déboutonné son pantalon et extrait son sexe, trempa ses doigts dans ce qui paraissait être un pot de crème. Et après avoir dégagé la ficelle du string de sa patronne pour lui tartiner la raie des fesses, la pénétra par derrière sans autre cérémonie. Très vite, je pris peur d’être surpris à espionner une telle scène, et je m’installai à nouveau seul sur le canapé.
Ma charmante hôtesse ne tarda pas à me rejoindre. Il ne s’était écoulé que quelques minutes depuis qu’elle avait quitté la pièce, et j’aurais pu croire que j’avais entièrement rêvé ce que je venais de voir, tant elle s’était appliquée à rajuster sa robe avec soin. Si ce n’était la présence de ces quelques miettes de pain à l’orée de son décolleté qu’elle n’avait pas pu voir, masquées par sa généreuse poitrine… Elle vint s’asseoir dans la même position que tout à l’heure, et sans surprise, je ressentis la chaleur de son corps plus fortement encore…
- — Vous n’avez pas trouvé le temps trop long ?
Je ne pouvais pas lui dire combien cela avait été court…
- — Je sens que vous êtes inquiet. De quoi avez-vous peur ? C’est pour votre petite amie ? Elle est très mignonne et ici, elle ne risque rien…
Et elle posa sa main sur la mienne, puis approcha sa bouche de mon oreille. Un léger souffle tiède et le doux son de sa voix :
- — Laisse-toi faire…
Elle me prit dans ses bras, et je sentis s’écraser contre mon torse sa poitrine encore perlée de sueur sous l’effet des assauts qu’elle venait de subir. Le tissu de sa robe tiède et légèrement humide par endroits adhérait à sa peau, et j’avais presque l’impression de la sentir nue contre moi. Avant même de pouvoir réagir, elle gobait mes lèvres de sa bouche sensuelle et glissait sa langue entre mes dents. Elle m’agrippa alors le poignet fermement, pour diriger ma main vers sa poitrine. Et m’encourager à aller plus loin…
- — Tes mains sont douces… C’est bon de les sentir entre mes seins. Regarde comme ils sont durs, comme ils ont envie de toi.
Elle s’était légèrement dégagée pour découvrir totalement sa poitrine. Ses boutons de seins, sombres et dressés aux larges aréoles, contrastaient avec la blancheur de sa poitrine qui épousait la forme de maillots qu’elle devait porter durant l’été. Cette deuxième nudité, celle d’une poitrine qui n’a pas subi les assauts du soleil et ne s’est pas offerte au regard des hommes de la plage, paraissait plus impudique encore parce qu’elle ne se dévoilait que dans l’intimité…
- — Prends-les dans ta bouche !
Un instant, j’eus honte… Je pensais à Gaëlle qui pouvait nous surprendre. Et puis, je me jetai sur ses seins et me mis à téter ses mamelons goulûment, à les sucer, à les lécher… Elle fit glisser son autre main sur ma nuque et me la caressa, comme un encouragement à poursuivre les caresses de ma bouche. Puis, elle glissa ses doigts dans mes cheveux pour comprimer plus fermement mon visage contre ses seins.
- — Comme c’est bon ! Ne t’arrête pas…
J’adorais caresser sa peau nue, soyeuse mais aussi délicieusement marquée par le temps, avec ses exquises ridules que je frôlais du bout de mes doigts, dans le creux de ses seins, en remontant vers son cou, à la commissure de ses lèvres… Elle dirigea ma main pour engloutir mes doigts dans sa bouche, les lécher et bientôt les sucer comme seule sait le faire une femme gourmande… Mon autre main s’aventurait sous le bas de sa robe entre ses cuisses, où le contact de la soie bientôt, laissa la place à celui de sa peau nue à proximité de son sexe. Quand à elle, elle abandonnait bientôt mes doigts pour approcher ses lèvres à nouveau de mon visage et, avec une attention délicate, me donnait de petits baisers, sur le front, sur les joues, sur le nez…
À l’instant où le plat de ma main entra au contact de la chaleur humide de sa culotte et adhéra au relief exquis de sa chatte, elle fit un mouvement brusque pour s’emparer à nouveau de ma bouche et la sucer avec ardeur comme si elle voulait la dévorer. J’étais enivré par le contact si « chaleureux » de ma surprenante hôtesse, cette femme si « classe », à la si noble allure et qui bientôt m’offrit la vision de son dos nu et de son divin postérieur. Elle avait littéralement plongé son visage vers mon entrejambe, et en un instant avait engloutit mon sexe pour la plus sublime des caresses…
Je ne savais plus où j’étais… Il y eut la vision fugitive à nouveau de Gaëlle… mes inquiétudes bientôt apaisées à son égard… la vision de cette conversation bien sage dans le bureau, et finalement c’était moi, affalé sur le canapé, qui était en train de me faire sucer par la femme du professeur, cette inconnue il y a moins d’une heure qui me laissait maintenant lui caresser le cul ! Je fourrais mes doigts dans le sillon de ses fesses, y frottait ma main de plus en plus fort, de son trou que j’avais vu comblé tout à l’heure, à sa chatte poisseuse et brûlante, parée d’un mince duvet délicatement taillé.
Elle cessa sa caresse buccale. Elle commençait à respirer fortement et on pouvait facilement l’entendre de la pièce d’à-côté… Elle me poussa fermement pour que je m’allonge tout à fait, et se mit à califourchon sur moi. Ma divine cavalière à nouveau m’offrait le spectacle superbe de sa poitrine un peu lourde mais digne. Elle enfila ma verge, bientôt avalée par son con littéralement bouillant, et commença à se trémousser tout doucement au-dessus de moi. Ses superbes mamelles ballottaient avec souplesse au-dessus de mon visage et mon regard était absorbé par leur fascinant mouvement. Comme j’aimais par ailleurs le contact de ses cuisses chaudes contre mes cuisses !
Pendant ce temps, je caressais sa taille, ou plutôt c’est elle qui faisait coulisser son corps exquis entre mes mains… C’est à cet instant que je la vis ! Gaëlle était là, assise au coin de la table, en face de moi. Elle avait quitté le bureau sans que je m’en aperçoive et se retrouvait là, seule à nous observer… Depuis combien de temps ?
Je voyais son regard qui me semblait si triste et j’avais terriblement honte. En même temps, j’étais totalement enveloppé par la jouissance que m’offrait ma divine hôtesse. J’étais entièrement en son pouvoir et je ne pouvais plus lutter. C’était comme si la vision du visage de mon amie, dans le regard de laquelle je crus déceler quelques larmes, quoique si proche, était devenu lointain, presque irréel… J’étais en train de baiser la femme de son professeur, et je la voyais là comme démunie, abandonnée… Toujours absorbé par son regard aimé, je la vis alors tourner de l’œil, et je crus un instant qu’elle allait s’évanouir…
C’est à ce moment là que je vis ses chaussettes… Les chaussettes grises du professeur… sous la table ! Il était à quatre pattes, habillé de ses seules chaussettes et de sa chemise ouverte. Il y eut quelque chose qui me révulsa avant même que je ne réalise vraiment, dans cette vision grotesque, ces chaussettes grises, les poils de son cul, son sexe qui pendouillait flasque, comme celui d’un animal… C’est alors seulement que je réalisai qu’il était en train de laper son sexe, comme l’aurait fait un petit chien trop gourmand… Gaëlle, dont je voyais la tête basculer, était en train de jouir sous l’effet des coups de langue de son professeur !
Tout cela ressemblait à un cauchemar et en même temps, j’étais englouti dans un rêve, submergé par le plaisir ! Je fermai les yeux, à la fois pour effacer cette vision douloureuse, la refuser, et m’engloutir plus profondément encore dans les délices de jouissance que ma cavalière me prodiguait.
Je perdis presque connaissance. Je ne sais pas le temps exact qui s’écoula. Quand j’ouvris à nouveau les yeux, ma partenaire était de tout son long allongée contre moi. Je regardai au niveau de la table et je ne voyais plus Gaëlle ! À ce moment-là, je vis sa superbe croupe. Elle était dans la position de son partenaire tout à l’heure, mais celui-ci était maintenant allongé sur le dos sous elle. Les mouvements de la tête de ma copine ne laissaient aucun doute. Elle était en train de le sucer. Mais ce qui attira très vite mon attention, c’est tout autre chose. Je remarquai tout d’abord que la pâleur habituelle de son joli cul était maculée de traces rouges de doigts. Elle avait reçu la fessée de son maître !
Mais plus encore, ce qui me fascina et m’effraya en même temps, c’est lorsque je vis son anus, dans la position impudique dans laquelle elle était. La rougeur timide qui décorait son pourtour me laissa imaginer le pire. J’aurais juré, sans en avoir la certitude, que son trou du cul avait été forcé. Un doigt, deux peut-être… Un objet qui se trouvait dans le bureau… Et puis, je vis distinctement cette larme blanche qui s’écoula de sa rosette. Un long filet de sperme glissait le long de sa cuisse !
~~~~~~~~
Plus tard, je devais apprendre que j’avais été pris au piège. Que tout avait été préparé et mûrement réfléchi pour satisfaire les désirs pervers de chacun des convives, et jusqu’au mien, même si cela s’était fait à mon insu. J’avais réalisé ce soir-là combien la souffrance peut se mêler au désir, au plaisir et les décupler !
Depuis lors, régulièrement, nous nous retrouvons tous les quatre, et je ne me lasse pas de baiser régulièrement la femme du professeur, pendant que celui-ci, devant mes yeux, sodomise ma petite Gaëlle ! Et souvent quand j’embrasse ma chérie, ou que je la prends par derrière, je revois cette première fois où une larme de sperme glissa délicatement contre sa peau.
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- — T’en es bien sûre ?
Je tournais l’emballage dans tous les sens entre mes doigts, comme si j’allais y trouver une réponse, ou encore une mention genre INDOLORE ou SANS RISQUES, ou peut-être même une marche à suivre. Ben oui quoi, pour moi aussi c’était nouveau.
- — Ouiiiiiii je te dis !
Ses yeux pétillaient ! Ça faisait un bon bout de temps que je n’y avais plus lu une telle excitation.
- — Bouchra me l’a encore confirmé ce midi, c’est géant !
- — Quoi ? Tu veux dire que t’en as parlé à Bouchra ?
- — Ben oui. Et Marie était là aussi, et Sandrine, et Nadia.
- — Et tu leur as dit que tu voulais essayer ?
- — Évidemment, je leur ai dit, c’est de ça qu’on parlait.
- — Ben ça alors ! Mais c’est… enfin, c’est…
Je ne trouvais plus mes mots, j’étais abasourdi !
- — Mais, c’est personnel, tout de même, ce genre de trucs !
- — Oh là là ! Quelle affaire ! Non mais, tu t’entends ? Alors ça, tu vois, ça me sidère. Pour commenter une paire de fesses ou de nichons qui passent, vous les mecs, vous êtes forts. Là, ça y va bon train, hein. Mais quand ça devient plus vrai, plus intime, vous ramassez vite vos billes !
- — Mouais…
Je ne pouvais pas lui donner tort. Il n’est pas rare dans un groupe de machos croisant une femme qui dépasse leur critère « comestible », d’entendre fuser un « putain, quel cul ! » ou autre considération hautement respectueuse, mais, d’aussi loin que je me souvienne, jamais au grand jamais je n’ai entendu l’un d’entre eux demander des conseils éclairés pour une sodomie sans douleur, ou bien encore : « Vous utilisez quel produit, vous, pour vous épiler l’entrejambe ? »
Vraisemblablement, nos compagnes, elles, s’en donnent à cœur joie. Bien sûr, je le savais – si elles vont « aux toilettes à deux », comme dit le chanteur, c’est pas simplement pour que l’une tienne la porte pendant que l’autre fait sa petite affaire – mais là, je recevais confirmation, en pleine poire pour être précis, que ma Claire à moi étalait sur la place publique des détails de nos ébats. Ou du moins de ceux auxquels elle avait l’intention de nous livrer. Je me sentais tout à coup comme si on venait de braquer une caméra vers notre lit conjugal : prochaine diffusion de notre émission « sex-reality show » animée par Claire en personne, demain à 12 h 30 précises. À ne manquer sous aucun prétexte !
- — Tu sais ce qui les a le plus intéressées ? C’est quand je leur ai dit que tu as un sexe courbé. J’ai bien vu qu’elles en bavaient quand je leur décrivais les sensations.
Je l’ai regardée avec des yeux ronds. J’allais sortir une connerie genre « t’es malade », mais j’ai vu cette petite lueur de malice, que je ne connais que trop bien, danser dans ses yeux.
- — Fous-toi de moi en plus…
Claire a toujours eu le chic pour me faire mousser, puis faire tomber la pression. Plus de dix ans de vie conjugale, mais à chaque fois, je tombe dans le panneau. Je fis la moue d’un gosse qui vient de se faire avoir à la blague de pince-mi et pince-moi.
- — C’est Marie, reprit-elle, qui a mis le sujet sur le tapis, lundi. Elle en a parlé sur un site de chat – tu vois qu’on devrait se mettre à Internet, soit dit en passant – elle disait que le mari de la fille qui lui en avait parlé voulait tenter le truc, mais que la fille savait pas trop… Elle a demandé ce qu’on en pensait. Moi j’ai juste dit qu’on y avait jamais songé. C’est vrai, de toutes façons, tu ne m’as jamais suggéré ça.
- — Ben non, je sais, je manque d’imagination, désolé.
- — Non, c’est pas ça, je ne te reproche rien, à moi non plus ce truc ne m’est jamais venu à l’esprit. Je crois que j’ai vu une photo dans un bouquin, il y a deux cents ans, et pour tout dire, je me suis demandé qui pouvait bien pratiquer ça. Je ne crois pas que ce soit classique, Sandrine ne savait même pas de quoi on parlait, et Nadia pensait que c’était un terme économico-financier. Je ne sais même pas si c’est à classer dans les fantasmes féminins ou masculins.
Elle replia une jambe sur le sofa pour se tourner face à moi, visiblement animée, toute à son affaire.
- — Celle qui nous a laissées sur le cul, poursuivit-elle, c’est Bouchra. Tu la connais, elle est plutôt timide, réservée. Et quand on parle de sexe, crois-moi, d’habitude, elle se tait. Alors, je t’assure que ça nous a sciées quand elle a dit : « Moi, je pratique. » Non mais, tu te rends compte ! Sandrine a failli renverser son café ! Vraiment, on l’imaginait pas dans ce rôle-là !
Je tentai une représentation mentale de Bouchra et son mari à la manœuvre, et le concept m’apparut en effet surréaliste.
- — Le moment de surprise passé, reprit Claire, on lui a posé plein de questions. Tu verrais avec quel naturel elle nous a répondu… j’en reviens pas encore. Heu… si jamais tu croises Abdel, va pas lui raconter qu’elle a étalé l’affaire, hein. On a donné notre parole que rien ne sortirait de notre bouche, je compte sur toi !
- — Je serai une tombe, promis ! fis-je, la main sur le cœur.
- — C’est ça… de toutes façons, si tu caftes, je te les coupe et on baise plus pendant une semaine au moins !
- — Pas ça ! Non ! Pitié ! T’es dure tout de même ! Je le savais que sous tes apparences angéliques, tu cachais un esprit démoniaque !
J’affichais mon air le plus mortifié…
- — Bref, pour en revenir à notre affaire, Bouchra, elle trouve ça géant ! Tu aurais vu son sourire… il en disait long. Marie lui a demandé si ça faisait mal, je dois te dire que la question me brûlait les lèvres, sans mauvais jeu de mot, mais elle m’a devancée. « Pas en y allant doucement », a dit Bouchra, « et puis faut bien préparer la chose, mais Abdel est patient et, ouh là là, je vous assure que je prends un plaisir dingue comme ça ! Une fois, j’ai même failli perdre connaissance ! », elle a ajouté. Et c’est là que j’ai répondu : « Ok, faut que j’essaye ça, je vous ferai un compte-rendu ».
Elle gigotait de plus en plus sur le sofa. Toutes les trente secondes, elle pliait sa jambe, puis l’allongeait, la repliait, glissait son pied sous ses fesses…
- — Allez, dis-moi oui s’te plaît… fit-elle, implorante comme une enfant qui scie pour avoir des bonbons.
- — Mais j’ai pas dit non, m’écriai-je.
- — Non, mais tu pourrais y mettre un peu d’enthousiasme tout de même ! Tu verrais ta tête, j’te jure… on dirait que je t’ai demandé de manger un cafard grillé…
- — M’enfin, c’est pas ça, lui répondis-je, un tantinet vexé, c’est juste que… enfin… comment dire… je ne vois même pas comment je dois m’y prendre, où je dois me placer… tout ça quoi…
Se rendait-elle seulement bien compte ? Tout à coup, je me sentais comme un adolescent face à sa première expérience sexuelle. Je n’étais pas manchot au lit, mais ce truc-là… J’y voyais comme une épreuve de haute technicité et je doutais d’avoir les capacités nécessaires pour m’y atteler.
- — Tu crois que la première fois que j’ai taillé une pipe j’avais le manuel ouvert à côté de moi ? Et pour ton premier cunni, t’avais suivi des cours du soir ?
- — Pff, c’est malin ça…
- — Ben non, c’est pareil. Puis, on est deux dans l’affaire, on est quand même suffisamment complices au lit pour que j’ose te dire si ça va ou pas. C’est juste pour notre plaisir. Ça fait dix ans qu’on baise ensemble, t’as plus rien à prouver hein.
« Ah ! Pardon, ma chérie ! T’imagines-tu, seulement l’espace d’un instant, l’angoisse qui chaque fois nous saisit, nous, pauvres hères, lorsque vient ce moment, où, vous, femmes désirantes, ronronnantes, lascives, vous nous sollicitez pour de folles étreintes, voyages homériques, transports mirifiques, dans lesquels nous vous embarquons à nos côtés, pilotes attentionnés que nous sommes de ces chevauchées fantastiques ? Pilotes, oui bien sûr, n’est-ce pas nous les hommes qui nous sommes vus confier le manche ? T’imagines-tu l’angoisse qui sourd alors au fin fond de nos êtres, lorsqu’il s’agit de mettre en branle la machine ? Cette crainte de la défaillance, d’un problème technique dont aucun de nous n’est à l’abri ! Peux-tu seulement te représenter ce que serait notre désarroi, notre frustration, ô combien notre orgueil en serait en son sein ébranlé si venait à se présenter une sinistre débandade ? Rien à prouver ? Es-tu bien consciente, naïve enfant, de l’incongruité de ta remarque ? »
La tirade lui serait apparue pour le moins démesurée. Aussi m’abstins-je de la formuler.
D’un coup, elle se mit à quatre pattes dans le divan, les mains sur mes cuisses, et approcha sa bouche de mon oreille.
- — Tu vois… (premier coup de langue dans mon oreille)… j’ai vraiment envie d’essayer… (deuxième coup de langue dans mon oreille)… si jamais ça réussit pas, on remisera ça au placard… (sa langue glissa le long de ma nuque…) faut qu’on se renouvelle un peu, on s’encroûte…
« On s’encroûte ? »
Comment ça, « on s’encroûte ? »
Voilà qu’elle en lâchait une bonne ! Décidément, j’allais de découvertes en découvertes ! De surprises en surprises ! « On s’encroûte » qu’elle disait comme ça, subrepticement, au détour d’un coup de langue, insidieusement, perfidement ! En résumé, cela voulait-il dire que je n’avais plus rien à prouver, c’était entendu, mais qu’il serait bien temps de me manier l’arrière-train, et les méninges, pour quitter la routine de la baise à la papa ? Nos transports n’avaient-ils plus que la saveur d’un plat de nouilles au beurre ? Ça nourrit, on peut s’en contenter, mais la patronne voudrait varier le menu. Grouille-toi avant qu’elle ne dégotte un nouveau maître queux ! Étais-je à deux doigts de m’entendre dire : « Finis à l’aise, moi je dors déjà ? »
J’eus un mouvement de recul et, les yeux ronds, je cherchai son regard.
- — Oh ! fais pas la gueule ! fit-elle, d’un air un tant soit peu exaspéré.
Pour l’heure, je dus bien me résigner et remiser mes interrogations au placard, pour la simple raison qu’elle avait plaqué sa main sur mon pyjama et commençait à m’asticoter le service trois pièces.
- — J’en ai vraiment envie, me dit-elle, les lèvres pratiquement collées à mon oreille. J’te jure, c’est fou, je mouille déjà comme une folle.
À voir les étincelles lubriques pétiller dans son regard, je n’eus aucun doute sur cette dernière affirmation. Elle se mit à genoux et ôta le long t-shirt qui lui servait de chemise de nuit.
- — Regarde-moi…
C’est ce qu’elle fit ensuite qui me fit comprendre que son excitation était à son zénith. Ce soir, je pouvais attacher ma ceinture, m’accrocher à la main courante, ce soir elle lâchait tous les chevaux-vapeur. Ce soir, elle ouvrait la cage de la tigresse en elle et elle était déchaînée ! Je le compris en effet, quand, nue, à genoux sur le divan, elle prit en main ses seins, les pressa l’un contre l’autre, les leva au maximum, puis, la tête penchée, se mit à les lécher. Sa langue passait de l’un à l’autre, s’insinuait entre la raie formée, telle celle partageant les fesses, par ces deux melons compressés. Partout elle laissait derrière elle la trace luisante de sa salive, dans laquelle je voyais briller un instant le reflet de la lumière du salon, avant qu’elle ne s’évapore.
A chaque fois que, par le passé, elle m’avait offert ce spectacle, s’en étaient suivis des ébats d’où j’étais ressorti lessivé, tel un boxeur qui vient de s’enfiler douze rounds. Mais bon Dieu, j’aimais ça ! Et d’ailleurs, la réaction ne se fit pas attendre : un piquet de tente se dressa dans mon pyjama.
Quand elle passa la vitesse supérieure et prit en bouche un de ses tétons, tenant son sein à deux mains, galvanisé par cette vision extatique (qu’est-ce que je cause bien tout de même), je glissai un pied entre ses jambes. Je me frayai un passage entre ses cuisses pour que mon gros orteil puisse effleurer son sexe.
C’était pas du pipeau, elle mouillait abondamment ! Il devait à coup sûr faire moins humide sous les tropiques. Rien qu’en caressant ses grandes lèvres, je sentais le liquide chaud couler le long mon orteil. Quand je vins toucher son clitoris, elle poussa un petit cri, puis profita de l’occasion pour changer de sein. Elle se le massa un instant, puis le releva et sa langue vint en enrouler son petit bout dressé. Au même moment, sans crier gare, elle plia un peu les genoux et s’empala sur mon orteil.
Ça démarrait sur les chapeaux de roue. Je faisais tourner mon gros orteil à l’intérieur de son intimité, Claire s’ « auto-tétait »… force m’est de dire que tout cela m’excitait passablement. Qui a dit terriblement ? Bon d’accord, je le concède, force m’est de reconnaître que j’avais une trique d’enfer, comme dirait l’autre.
C’est alors que j’eus un geste inhabituel. Après une courte hésitation, très courte, toute courte parce que de toutes façons, ce soir n’était pas propice aux élans de tendresse, aux étreintes douces, langoureuses ; ce soir, on ne faisait pas dans la dentelle, les bisous dans le cou et les « je t’aime » susurrés ; ce soir, les « hardeurs » entraient en piste, attention, classé X ! Bref, donc bref, je n’hésitai qu’un très court instant, et je glissai la main dans mon pyjama pour empoigner mon engin. Je me mis à lui imprimer un mouvement de haut en bas, ou de bas en haut, c’est selon, communément appelé masturbation.
- — Sors-moi ça de là !
Rêvais-je ou venait-elle bien de me demander cela ?
- — Quoi ? tu voudrais que je… balbutiai-je.
- — Oui, je veux que tu. T’as très bien compris, je veux te voir t’astiquer.
Et hop ! Elle passait un cran au-dessus : elle se mettait à parler crûment, autre signe de son embrasement. Encore un jeu qu’elle avait instigué. Un autre soir, elle s’était approchée de moi en me disant :
- — J’ai toujours rêvé de faire quelque chose, tu me laisserais essayer ?
Ce à quoi je lui répondis :
- — Mais bien entendu, pas de tabous entre nous .
Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre alors :
- — Je voudrais te dire des choses salaces…
- — Comme quoi ? fis-je.
- — Genre : je veux sucer ta queue bien à fond !
Dans la bouche de Claire, si je puis m’exprimer ainsi, plutôt de nature prude, du moins le pensais-je jusqu’à ce soir-là, ça me fit un choc mais je me prêtai au jeu. De fait, elle me suça la queue bien à fond, entre autres choses, et je finis sur les rotules. Et depuis cet autre soir, ce langage accompagnait toutes nos baises sauvages, elle y prenait un plaisir certain.
N’écoutant que ma prudence, mieux vaut ne pas contrarier un félidé en période de rut, j’obtempérai et, me tortillant, je baissai ma culotte de pyjama, révélant à la vue de Claire ma besogne solitaire. Elle émit un « hmmm » de contentement, glissa une main vers son sexe et commença à s’exciter le clitoris du majeur. Son bassin se mit à osciller. Elle s’enfonçait tant qu’elle pouvait sur mon orteil, puis remontait, et recommençait. Et ce qui devait arriver arriva : au bout d’une minute à peine, elle fut prise de secousses, s’allongea sur ma jambe et eut un premier orgasme.
Bien sot eût été celui qui eût pensé qu’à ce stade elle pût être rompue. Que nenni. Dans le chef de Claire, ceci pouvait s’apparenter à une mise en jambe, un petit échauffement, juste de quoi libérer le trop plein d’énergie, de quoi se dégourdir les fesses.
- — J’aime bien te regarder te branler.
Elle posa sa main sur la mienne, celle que j’avais précédemment mise en action et commença à accompagner mon mouvement.
- — Je suis sérieuse hein, j’aime bien ça.
- — Je ne mets pas ta parole en doute, lui répondis-je d’un air convaincu. Moi, ça me gène un peu, tu vois…
- — Nan, y’a pas de raison, moi ça me plaît, ça m’excite.
Sur quoi, elle descendit sa main et me caressa les testicules. La pointe de sa langue vint agacer mon gland. Elle en faisait le tour, titillait mon frein, se glissait sous le rebord…
- — N’oublie pas qu’on a quelque chose sur le feu, me glissa-t-elle entre deux léchages.
Comment aurais-je pu oublier ça ? D’autant que je me sentais déjà dans de nettement meilleures dispositions. Avoir vu Claire rayonnante se tripatouiller les seins, l’avoir fait jouir rien qu’avec un orteil – je n’étais pas peu fier de moi, quel pied ! – m’avait franchement mis en appétit itou ! Aussi, au diable mon appréhension, je glissai un bras dans son dos, l’autre sous ses jambes et j’embarquai ma Claire illico vers notre chambre à coucher.
Fier comme un paon, tous muscles bandés, j’emmenais ma femelle admirante et conquise vers mon antre secret, moi le mâle viril et conquérant, et c’est à mi-course, dans l’escalier, qu’elle me dit :
- — T’as oublié la boîte !
Putain de m… de saloperie de boîte ! À ce stade, suffoquant par le trajet et la déclivité de l’escalier, ployant sous le poids de ma bien-aimée, je réalisai qu’en fait de mâle viril et conquérant, j’étais plutôt à classer dans le registre des employés sédentaires du secteur tertiaire plus adeptes de l’apéro que de la salle de sport, et qu’en prime, j’étais mûr pour me farcir le trajet en sens inverse pour aller récupérer cette fichue boîte !
Quasi à l’agonie, je déposai Claire sur le lit, et l’écume aux lèvres, j’entrepris l’épopée de la boîte. Bravant tous les écueils, échappant à tous les dangers – aucun pied de meuble n’eut le plaisir malsain de me meurtrir le petit orteil, la table de salon ne put pas plus se délecter de m’estropier sournoisement le genou d’un coup de coin – véritable chevalier des temps modernes, j’eus tôt fait de m’acquitter de ma mission, et quelques instants plus tard, j’apparaissais sur le seuil de la porte brandissant mon trophée.
En un éclair et deux enjambées, je fus allongé près de Claire. La belle se tourna vers moi et m’attrapa au cou. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, sa langue se frayant un passage dans ma bouche. Elle prit mon sexe dans sa main libre et commença à me branler doucement.
- — Hum, faut que ça durcisse là en bas.
D’accord, le transport de ma dulcinée et la course effrénée m’avaient un chouïa infléchi. Mais à la façon qu’avait Claire de prendre les choses en main, je ne doutais pas le moins du monde que j’allais rapidement redresser la barre. Et de fait, quelques tripatouillages plus tard, mon fidèle serviteur relevait la tête !
Je poussai Claire légèrement pour qu’elle s’allonge sur le dos, ce qui me semblait la position la plus appropriée pour ce que nous avions à faire.
Chaque fois que je vois son corps nu, ses seins ronds, son ventre plat, sa fine toison, ses longues jambes, je ressens en moi une émotion forte qui m’attendrit, me submerge. Et cette fois ne dérogea pas à la règle. Comme un enfant émerveillé, à genoux à son côté, je pris le temps de la contempler, le cœur gonflé, remerciant la nature de nous offrir un tel miracle, tant de beauté. Je passai mes mains lentement sur les rondeurs de ses seins, sur son ventre, puis j’en glissai une sur son pubis, faisant jouer mes doigts entre ses poils fins, poussant un doigt jusqu’à la commissure de son sexe, et ma main finit sa course sur sa cuisse. Claire continuait à me caresser. L’instant était magique, le bonheur à l’état pur ! J’étais dans un état second, toutes armes déposées, humble et respectueux, contemplatif. Peu s’en fallut que je ne pleurasse. Si j’avais cru en Dieu, je me serais mis à prier ! Et Claire dit :
- — T’attends quoi ? Le retour du messie ?
Et voilà, voilà comment on plombe un élan de mysticisme sincère et véritable. N’empêche : « le messie »… où diable était-elle allée pécher ça ? Télépathie ou coïncidence ? Troublant, n’était-il pas ?
Une fois revenu de mon escapade céleste, je me remis à notre affaire. Je remontai l’intérieur de la cuisse de Claire. Mon index vint effleurer son sexe, je sentis ses lèvres humides, chaudes. Elle ferma les yeux, écarta un peu plus les jambes. Sa main continuait à me branler, lentement, délicatement. Je plaçai la paume de la mienne sur son pubis et je fis aller et venir mon majeur entre ses lèvres. À nouveau, je pus vérifier que Claire était dans un état d’excitation avancé, elle mouillait à grandes eaux. Je posai ma main libre sur son sein, son téton pointait, dur comme un roc. Tandis que je le faisais rouler sous mes caresses, je poussai le majeur de mon autre main dans sa fente. Elle eut un petit soubresaut, poussa un faible gémissement. Mon index et mon annulaire suivirent sans peine, son vagin se dilatait avec une aisance incroyable. Je commençais à entrer et sortir mes doigts, doucement, et mon pouce vint se poser sur son clitoris. Chaque fois j’enfonçais mes doigts un peu plus profondément, Claire passait à présent sa langue sur ses lèvres, sa tête roulant lentement de droite à gauche. Son bassin se tortillait légèrement, relevant ses fesses à chacune de mes poussées, comme pour faciliter l’accès de son antre.
Bien entendu ce n’était pas la première fois que je doigtais ma femme ; souvent nous débutions nos ébats de la sorte, mais à l’accoutumée, à ce stade, je la sentais suffisamment réceptive et nous passions à la suite des opérations. Or, cette fois, la finalité était toute autre. Aussi n’abandonnai-je pas le navire. J’entrepris même de m’amuser un peu avant d’entrer dans le vif du sujet.
Mais ce qui s’ensuivit, j’étais à mille lieues de me l’imaginer. Non que je fusse complètement inculte des réactions biologiques sexuelles, ce phénomène pouvait se produire et je le savais, mais bien parce qu’en dix ans de transports communs, jamais au grand jamais Claire ne l’avait manifesté. Et là où se plaçait mon ignorance, c’était que je croyais qu’une dame était ainsi depuis toujours, ou pas.
Je m’amusais donc à fouiller son intimité : je faisais courir mes doigts sur toute la paroi de son vagin, tournant et retournant ma main, pliant mes doigts, les étendant. À un moment, Claire eut un soubresaut plus violent et poussa un petit cri aigu. Je devais avoir touché un endroit plus sensible. Se pouvait-il que… Intrigué, je me remis à titiller la zone, aux aguets. Rien ne se produisit dans l’immédiat, et je commençais à croire à un hasard quand tout à coup elle se cambra. Je stoppai net mon mouvement, l’observant avec une attention scientifique. Puis, j’imprimai à mon majeur un mouvement tellement léger qu’il en était pratiquement imperceptible. Elle réagit au quart de tour : sa respiration s’accéléra, les muscles de sa vulve se contractèrent. Fort de ces réactions, j’accentuai un tout petit peu le mouvement. Sa main se crispa sur le drap, et de sa bouche sortirent de petits « ouuuuh » appuyés. Ainsi il ne s’agissait pas d’une légende… du moins je commençais à le croire. Et j’y allai plus franchement : je me mis à caresser cette zone plus intensément, mon doigt la pressant, la taquinant, la frottant. La tête de Claire se mit à ballotter plus violemment, ses « ouuuuh » résonnant de plus en plus fort. À un moment, elle poussa un grognement profond et puissant, sa main me serra la bite tellement fort que je crus qu’elle allait m’amputer ! Fort heureusement, elle me la lâcha subitement, pour venir de ses deux mains m’enserrer le poignet. Enfin elle émit un cri qui sur le moment me sembla avoir des allures préhistoriques tant il était guttural et sauvage, et c’est alors qu’elle inonda, et ma main, et le pieu ! Un jet qui me parut contenir des litres de liquide ! Je sortis ma main à la vitesse V prime, lâchant un « ah merde ! » très à propos. Claire tenait l’intérieur de ses cuisses, toujours haletante. Deux ou trois autres jets moins puissants jaillirent encore de son intimité, puis le calme revint.
Je regardais la scène, à la fois interloqué et fasciné. Ma première réaction fut idiotement de croire que Claire n’avait pu contenir sa vessie. Mais quelque chose clochait dans ce raisonnement : le premier jet, je l’avais bien ressenti sur mes doigts alors qu’ils étaient encore à l’intérieur de son vagin. Il ne pouvait donc s’agir d’urine. Je trempai mes doigts dans la mare qui imbibait les draps et les portai à mes narines. Je n’y décelai aucune odeur particulière. La texture n’en était pas poisseuse. Avec une légère appréhension, je posai le bout de mon doigt sur ma langue. Aucun goût particulier non plus, on eût dit de l’eau.
Lorsque Claire recouvra ses esprits, elle dit très élégamment « oh putain ! » et ajouta :
- — Bordel, mais qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
- — Deux choses ma chérie, lui répondis-je. D’une, je crois bien pouvoir confirmer que le point G n’est pas une légende – et dans la foulée ajouter que je ne suis pas peu fier d’avoir découvert le tien – et de deux, te voilà devenue une femme fontaine !
- — Oh putain c’était puissant en tout cas ! J’ai cru que j’allais tourner de l’œil. Mais, t’aurais pas pu laisser ta main non ?
- — Ben, excuse mais je savais pas moi. Je te promets que la prochaine fois…
Ensuite, je m’allongeai près d’elle et la pris dans mes bras. Il me sembla sentir encore des vibrations sous sa peau, reliques de son orgasme intense. Nos langues se mêlèrent. Je lui caressai les cheveux. S’accorda-t-elle une minute de répit ? Je ne saurais le dire. Difficile de juger du temps écoulé lors des étreintes, toujours il me semble distordu, à la fois une éternité et à la fois trop bref. Mais après ce qui me sembla n’être qu’un très court instant, elle glissa une jambe entre les miennes et son sexe vint s’appuyer sur ma cuisse. Doucement, elle se frotta, basculant ses hanches. Sa respiration devint plus profonde à nouveau. Le désir reprenait possession de son corps. Elle planta ses yeux emplis d’excitation dans les miens et me dit :
- — Faut qu’on continue, j’en ai encore plus envie maintenant, tu penses bien. Faut pas s’arrêter en si bon chemin.
- — Tes désirs sont des ordres ma chérie, lui répondis-je tandis qu’à l’étage au-dessous mon sexe retrouvait également toute sa vigueur.
Claire s’étendit de nouveau sur le dos, écartant ses cuisses, les genoux fléchis et je repartis en exploration spéléologique. Rapidement, les caresses et l’excitation aidant, je pus réintroduire trois doigts. Par curiosité, juste pour voir et pour définitivement repérer le bon endroit, je promenai mes doigts sur la zone de son point G. Claire poussa un petit cri quand je touchai au but mais me lança un regard assassin. Elle ne dit pas un mot mais à l’évidence, il n’était pas dans l’intérêt de mon bien-être à venir que je la fasse jouir de suite.
Délicatement, j’amenai mon auriculaire à l’entrée de sa vulve. Avec la douceur d’un dentiste, je poussai mes doigts, lentement, progressivement. Je les serrai fort l’un contre l’autre pour faciliter la pénétration mais lorsque j’arrivai presque au bout de la dernière phalange, Claire plissa les yeux et posa sa main sur mon poignet, vraisemblablement en proie à une légère douleur. Un tant soit peu décontenancé, j’arrêtai la progression. J’approchai ma tête de son entrejambe et glissai ma langue sur son clitoris. Je l’enroulais, le titillais, l’aspirais… en bref, je gagnais du temps, ne sachant plus trop quoi faire de mes doigts. Un moment, j’envisageai même d’abandonner l’affaire mais Claire m’aurait occis. Et c’est alors que la boîte me revint en mémoire ! Cette fameuse boîte de gel qu’elle m’avait demandé d’acheter.
Claire m’observait en se caressant le clito tandis que je m’enduisais les doigts. J’en mis une couche qui me parut astronomique, cette saloperie ne voulant pas s’arrêter de couler du tube. Le contact était froid de prime abord, mais devenait agréablement chaud après un court instant. Je me félicitai d’avoir douillé une somme colossale pour un produit de marque et de ne pas m’être contenté de vulgaire vaseline. Ces gars fabriquaient les préservatifs les plus connus au monde, ils étaient dans la branche, j’avais donc estimé, à raison ça se vérifiait, que l’on pouvait leur faire confiance.
Quand je glissai à nouveau mes doigts en son intimité, Claire eut un frisson et serra légèrement les cuisses sous l’effet de la fraîcheur, mais elle se détendit rapidement. Le lubrifiant remplit tous ses devoirs et mes quatre premiers doigts s’introduisirent sans peine. Claire haletait, ses mains poignant dans les draps. Avec une infinie patience et une infinie douceur, je glissai petit à petit mon pouce. Millimètre par millimètre, il pénétrait à son tour. Claire gémissait, criait, gloussait.
Je guettais sur son visage le moindre signe de douleur mais je ne pouvais plus rien distinguer : ses yeux roulaient dans tous les sens, de la sueur lui perlait au front et elle se mordait les lèvres. Je n’eus plus qu’à me dire que si elle devait souffrir, elle-même se chargerait de retirer ma main. Je sentais se dilater son vagin au fur et à mesure que mon pouce s’enfonçait. Quand il fut tout entier dans son intimité, je pliai mes doigts et dans une dernière poussée, j’entrai ma main jusqu’au poignet. À ce moment, Claire poussa sur ses pieds décollant ses fesses du lit, et tout son corps se mit à vibrer ; elle poussa un cri tellement fort que j’en fus effrayé puis tout son corps retomba, inerte, sur le lit.
Au bout d’une éternité, elle émergea. Ses yeux s’ouvrirent avec peine, elle se tourna vers moi.
- — J’ai soif, souffla-t-elle, la bouche pâteuse.
Je cavalai lui chercher un verre d’eau et constatai qu’à mon retour, elle n’avait pas bougé d’un iota. Une légère inquiétude s’empara de moi. À vrai dire, je craignais de lui avoir fait mal, d’avoir bousillé un truc à l’intérieur, ou alors distordu une paroi, que sais-je. Je la fixais d’un air anxieux. Elle me prit le verre des mains et en avala la moitié d’un trait.
- — Tu sais…
Elle reprit son souffle et s’enfila l’autre moitié du verre. J’attendais la suite avec appréhension.
- — Tu sais, demain, quand je verrai Bouchra, je demanderai à cette foutue salope pourquoi elle ne m’a pas parlé de ça plus tôt !
Et elle partit d’un fou rire salvateur. Pour ma part, je poussai un soupir de soulagement. Se jetant à mon cou, elle ajouta :
- — Oh punaise, elle avait raison, c’était géant, j’ai pris un pied d’enfer. J’te jure qu’il faudra pas mettre ça au placard. Garde le lubrifiant bien précautionneusement, ça servira encore.
Je ne la pénétrai pas ce soir-là. Non qu’elle me le refusa, mais je pense qu’aucun de nous deux n’y songea. Nous jouâmes d’autres jeux de langues et de mains. Quand j’eus lâché ma dernière goutte sur ses seins, tout en continuant à me branler, elle me lécha le gland, nettoya tout ce qui pouvait encore en couler en me fixant dans les yeux. Ensuite, elle me sourit, frotta ma queue sur sa joue et me dit :
- — En fait, tu sais, Bouchra, elle m’a pas parlé que du fisting…
- — Ah bon ?
- — Ben non, tu crois que tu pourrais me trouver des boules de geisha ? Elle dit que c’est mmm…
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Le lendemain de ma nuit chez Ayaan, je téléphone (vive Skype !) à Pierre, mon cher époux, mon guerrier partit gagner des tunes au fin fond de la Chine. Je n’ai pas la conscience tranquille, il va me questionner, c’est normal. Aïe… Aïe…
- — Alors, chérie, avec Ayaan ? Raconte-moi en détails.
- — Chéri, pardonne-moi, je n’aurais jamais dû faire ça.
- — Ne culpabilise pas, j’étais d’accord, dis-moi plutôt si c’était bien.
- — Oui, super bien même, embrayais-je soulagée. On a parlé et on s’est fait des choses jusqu’à deux heures du matin.
- — Eh ben… Tu as aimé alors, constate-t-il d’un ton un peu inquiet.
- — Oui. C’était très différent d’avec toi, c’était tchatche et sexe non stop. Vous, les hommes, vous ne tenez pas la distance.
Pierre reste silencieux au bout du fil.
Zut, je suis maladroite, il faut que je le rassure.
- — Chéri, elle m’a fait jouir à n’en plus finir mais tu n’as pas à t’inquiéter, il manquait le sel et les épices, l’amour avec un grand A… C’était comme un décollage avec une fusée dont le dernier étage ne s’allume pas. Tu captes ?
- — Vaguement…
- — Avec toi je fusionne, je vibre corps et âme. Avec elle, c’était juste mécanique.
- — Je savais que ce n’était pas ton truc, réplique-t-il soulagé.
- — C’est vrai, par contre, je sais maintenant qu’entre deux lesbiennes amoureuses et sensuelles, le sexe est quelque chose d’extraordinaire. Au point de vue caresses, tu as des leçons à prendre, mon loulou.
- — Explique.
Punaise, pourquoi j’ai ajouté ça ? Il va falloir que je donne des détails.
- — Euh… Juste un exemple. Quand tu me lèches le minou, tu te concentres sur mon clito comme si c’était un bouton d’ascenseur qu’il suffit de titiller un certain temps pour me faire grimper en l’air. Tu ne t’occupes pas d’autre chose, tu essayes d’être le plus efficace possible, d’arriver à tes fins le plus vite possible pour ensuite pouvoir m’enfiler avec la satisfaction d’avoir gagné le premier round.
- — Eh bien, ça ne te va pas ?
- — C’est bien, mais tu fais ça en homme.
- — Et elle, alors ?
- — Rien à voir. Elle me lèche partout, me caresse partout avec une douceur infinie, elle ne pique pas à cause d’une barbe ou d’une moustache mal rasée. Mais la grosse différence, c’est qu’elle ne cherche pas à me faire jouir le plus vite possible. Ayaan n’a pas d’érection à maintenir et n’a pas un nombre d’orgasmes limités. Alors, elle prend son temps. Quand elle me sent sur le point de jouir, elle change le rythme, réattaque ailleurs…
Il faut que j’arrive à détourner la conversation.
- — Tu sais, continuai-je, j’ai fait une rencontre extraordinaire. Je ne parle pas de sexe, chéri, comment t’expliquer ?
- — Raconte-moi d’abord si tu as su lui rendre la pareille.
- — La faire jouir ? Au début, pas moyen. J’étais un peu paralysée, je découvrais une autre chatte que la mienne, un clitoris beaucoup plus gros, une odeur différente, j’étais trop appliquée, pas assez attentive à ses réactions. Puis avec ses conseils, je me suis améliorée, je suis devenue une bonne élève. Moi aussi, je l’ai épuisée, concluais-je fièrement.
- — Tu as appris un tas de choses à ce que je vois.
- — Plus que tu le crois. Ayaan est une fille étrange et fascinante.
Je raconte en détail ma visite dans sa petite chambre sous les toits, son cadeau qui m’est allé droit au cœur, son histoire hallucinante.
- — Elle m’a parlé de son pays, de la guerre, de sa haine des hommes depuis qu’elle a vu sa mère se faire violer et tuer sous ses yeux, de l’amour entre femmes, de religion, de sa vie depuis qu’elle est à Paris, de tout. Chéri, je voudrais aider cette fille. Dans son hammam, elle se fait exploiter, elle est surbookée et elle ne gagne pas un radis de plus que les autres qui se tournent les pouces. Ce n’est pas normal.
- — Comment tu comptes faire ?
- — J’ai ma petite idée. Je t’en parlerai si cela marche. Quand rentres-tu ?
- — Mon vol atterrit à Roissy samedi matin à 6 h 30 en provenance de Hong Kong. Ne viens pas me chercher, je me débrouillerai. Attends-moi à poil sous la couette.
Trois jours à attendre mon chéri, cela va me permettre de récupérer. J’en ai besoin, Ayaan m’a vidée, libido à zéro.
Le lendemain à la banque, poursuivant ma petite idée, je décroche mon téléphone et j’appelle un de mes clients qui possède un salon de beauté très branché, soins d’esthétique, massage, épilation, bronzage et tout le tintouin dans le quartier chic des Champs-Élysées. Avec le super financement, que je lui ai obtenu pour l’achat de sa machine anticellulite (un engin horriblement cher capable de dissoudre les bourrelets sans liposuccion, il paraît que ça marche), il ne va pas m’envoyer péter. Les relations, il faut que ça serve.
Il y a des fois où tout s’enchaîne merveilleusement, songeais-je, en raccrochant. J’appelle Ayaan aussitôt.
- — Karine, ce serait génial, mais je n’y connais rien en épilation et en soins esthétiques, me répond-elle.
- — Ce n’est pas un problème, sa machine a un tel succès que la fille qui faisait les massages s’en occupe à plein temps. Il en cherche une autre pour la remplacer, il veut te voir d’urgence, demain en fin de journée.
- — Demain ? réplique-t-elle affolée. Ce n’est pas possible, je suis prise tout le temps.
- — Ayaan, quand le train passe, il faut savoir le prendre, tu ne risques rien à aller te présenter. Il est à son salon jusqu’à 20 heures. N’y va pas en Jean et T-shirt, il a une clientèle super-chic, il ne faut pas que tu dénotes. Passe chez moi ce soir, nous avons la même taille, je vais te faire essayer ma garde robe.
Le lendemain, vendredi soir, pas de nouvelles d’Ayaan. C’est ma dernière soirée en célibataire. J’en profite pour mettre en forme le troisième épisode de mon journal et pour lire mes mails. Je remercie d’ailleurs tous ceux et celles qui m’écrivent pour me dire qu’ils aiment ma prose.
- — —Message d’origine—–
De : Patrice. XXXX@wanadoo.fr
Envoyé : mercredi 21 février 2007 21 : 06
À : karine2x@yahoo. Fr
Objet : Ton journal érotique
Bonsoir Karine,J’ai été passionné par la lecture les deux premiers épisodes de ton histoire.
Si tu décris réellement ton parcours et non des situations issues de ton imagination, malgré des débuts difficiles, tu es une fille qui aime beaucoup le sexe. Remercie les dieux et Aphrodite en particulier de t’avoir donné une forte libido associée à un corps ravissant. Il est seulement dommage de constater que tu découvres tardivement et presque par hasard ton immense potentiel sexuel et que tu ne le réserves qu’à un seul homme, ton mari.
Ah ? Ou veut-il en venir ? Il veut me proposer ses services ? Il veut me sauter ?
À mon avis, il te freine dans le développement de ta sexualité. Un homme qui, pendant trois ans, n’est pas capable d’emmener au plaisir son épouse n’est pas à la hauteur de tes capacités.
Il est gonflé, ce mec, mais il n’a pas tout à fait tort. Mon loulou, trop gentil, n’osait pas me brusquer. Bon, lisons la suite…
Il est temps pour toi, tu n’as que 26 ans, d’avoir une sexualité totalement épanouie. Peu de femmes y arrivent, bridées par la société, leur famille, leur éducation rigide ou des interdits religieux d’un autre âge. Toi, Karine, je sais que tu peux y arriver, tu es comme une jument fougueuse qui a juste besoin d’être entraînée et domptée.
N’importe quoi ! Merci pour la jument.
Il te faut quelqu’un d’expérience, quelqu’un capable de te libérer complètement et qui puisse te guider dans la découverte du plaisir sous toutes ses formes. C’est mon domaine, je suis un coach spécialisé dans l’épanouissement sexuel. J’accompagne, en ce moment, plusieurs jeunes femmes dans cette voie, je fais sauter leurs tabous, je réveille leur libido, je leur fais vivre leurs fantasmes et je les emmène petit à petit à faire des choses qu’elles n’auraient jamais osé faire. À la fin du programme elles auront vécu des moments inoubliables et seront au top de leur vie sexuelle. Karine, comme pour elles, je te propose un accompagnement personnalisé.
Qu’est-ce que c’est que ce mec ? Sous prétexte d’épanouissement sexuel, il veut me baiser et en plus me tirer du pognon, je ne suis pas idiote, je le vois venir.
Je t’aiderai tout au long de ce chemin que tu feras sans risque et sans mettre ton couple en péril car ton mari, si tu le souhaites, ne saura rien.
Encore un qui n’a pas compris comment je fonctionne. Pourquoi tant de lecteurs me proposent de cocufier mon mari ?
Si tu le souhaites, à sa prochaine absence, je te donnerai un aperçu des moments de pur érotisme que je te ferai vivre. Au lieu de te caresser stupidement toute seule en attendant son retour, je viendrai te chercher et je te conduirai dans un lieu où tu le feras dans ma voiture à l’abri des portières closes. De nombreux voyeurs viendront t’admirer et banderont devant ta beauté. Ils couvriront les vitres de sperme devant le spectacle que tu leur donneras. Tu verras que ton propre plaisir en sera décuplé.
Punaise, ça c’est kiffant ! Je n’ai jamais eu de fantasmes dans le genre. Il est en train de me mettre la chatte en émoi, ce coach à la noix.
Après cette expérience, je ne doute pas que tu seras partante pour la suite de ton initiation. Dans les sorties suivantes, je te présenterai à chaque fois un homme différent et séduisant, sélectionné pour son savoir-faire dans les joutes amoureuses. Tu te donneras à eux. Tu verras que tous les hommes ne font pas ça de la même façon et qu’il y a des vrais virtuoses capables de te conduire vers des orgasmes extraordinaires. Tu comprendras vite qu’amour et sexe sont deux choses totalement différentes en jouissant dans leurs bras tout autant et même beaucoup plus qu’avec ton mari.
Pauvre pomme, gourou de mes fesses, tu as tout faux. Ça ne me branche pas du tout. Malgré mes fantasmes débiles, je suis une femme normale, je ne rêve qu’à l’amour absolu et éternel. Pas de me faire mettre par des inconnus. Quelle horreur… Bon, continuons la lecture… Ce mail est hallucinant.
Ils te feront aussi découvrir avec douceur le plaisir anal. Tu réaliseras comme toute femme sensuelle que tu n’as pas un mais deux sexes qui peuvent te procurer chacun des orgasmes très différents.
Punaise… Il faudra quand même que je laisse Pierre me faire ça de temps en temps, il a peut-être raison, je finirai peut-être par jouir de ce côté-là aussi.
Ensuite, je te mettrai dans les mains de mon ami Djibril dont le sexe colossal fait rêver toutes les femmes qui l’ont essayé. Tu connaîtras le plaisir inouï de tester les mille et une possibilités du Kama Sutra en étant remplie comme jamais tu ne l’as été.
Faux ! La grosse bite, c’est un fantasme masculin. Aucune femme ne désire réellement se faire enfiler par un truc du calibre d’un salami à moins d’avoir un vagin complètement distendu. Pour une femme, la taille est loin d’être le critère primordial. Révise tes dossiers, Monsieur l’expert.
La fois suivante, je te ferai connaître un grand maître du tantra qui mettra son énergie sexuelle uniquement à ton service. Il t’apprendra à dominer tes sens, à maîtriser ta jouissance, à la prolonger autant que tu le désires. Ce virtuose de l’amour te fera vibrer toute la nuit avec son sexe infatigable, il n’éjaculera que quand tu lui en donneras l’autorisation.
Mais il est con, ce mec ! Le summum, pauvre ignare, c’est de jouir ensemble, de partir soudés l’un à l’autre au nirvana des amants, ce n’est pas d’y aller seul. Tu parles d’une joie, d’un mec qui ne débande jamais et n’éjacule jamais ! Autant utiliser un manche à balai.
Quand tu jouiras aussi facilement d’un côté que de l’autre, tu seras apte à découvrir et à apprécier la double pénétration. Les deux hommes que tu auras préférés dans leur façon de te faire l’amour te prendront ensemble. Tu connaîtras le plaisir indescriptible d’être pénétrée des deux côtés à la fois, de sentir deux sexes vigoureux se frayer avec force un passage dans chacun de tes orifices. Tu seras doublement remplie et comblée, tu sentiras ces membres puissants juste séparés par une fine membrane coulisser l’un à côté de l’autre, alternant des mouvements décalés ou synchrones suivant ce qui te fera le plus d’effet. Celles qui ont vécu cela parlent de sensations extraordinaires, d’orgasmes d’une intensité doublée venant d’un côté puis de l’autre.
Oh, la vache, ça je kiffe ! Punaise, il me fait mouiller grave, ce con, constatais-je en glissant ma main dans ma petite culotte.
Je te montrerai ensuite que tes capacités sexuelles sont fabuleuses et sans limite par rapport à celles d’un homme et même de plusieurs…
Ça, c’est vrai ! Pas la peine de me le dire, je l’ai vu avec Ayaan…
… pour te le prouver, je te conduirai un soir dans une magnifique propriété en Normandie où plusieurs hommes t’attendront. J’en fixerai moi-même le nombre par rapport à ce que m’auront dit tes amants. Toute la soirée, voire toute la nuit, ils se succéderont en toi ou te prendront ensemble suivant leur bon plaisir. Tu ne seras que jouissance. Tu seras fière de venir à bout de tous ces sexes dressés en ton honneur.
Ça, c’est un truc pour Maud, elle adorerait. Moi, servir de poupée gonflable à une bande de partouzeurs, cela me déprime rien que d’y penser.
Dans un deuxième stade, je te ferai découvrir le monde des plaisirs saphiques.
Ça, c’est fait. Il est vrai qu’il ne peut pas le savoir. Je n’ai pas encore écrit l’épisode de ma nuit chez Ayaan.
Une femme est un être sexuellement parfait, son corps n’est que beauté, son sexe est source inépuisable de plaisir. Plusieurs filles ravissantes seront à ta disposition pour t’initier. Tu choisiras suivant ton goût celle qui te fera découvrir que deux femmes entre elles se comprennent sexuellement forcément parfaitement, sont beaucoup plus douces, attentives et sensuelles que les hommes et surtout qu’elles n’ont pas de limite dans la durée de leur plaisir. Tu réaliseras que tu es bisexuelle, comme la majorité des femmes.
Ma nuit chez Ayaan, c’était top, je l’avoue, une super expérience, mais désolée, je ne suis pas attirée par les femmes. Être bisexuelle, ce n’est pas un virus qu’on attrape.
Je t’initierai ensuite au plaisir de la soumission, au plaisir d’être attachée…
Attachée ? Il a raison, ça c’est un truc à tester ! Pierre n’en a jamais eu l’idée ! Il faudra que je le pousse un peu à bout pour qu’il accepte de me faire subir quelques petits sévices sexuels pas bien méchants, voir si ça booste mon décollage ou si ça me crashe au sol.
… et d’être livrée les yeux bandés à des hommes et des femmes inconnues qui se serviront de ton corps comme un objet sexuel.
Punaise, l’horreur ! Il veut me transformer en paillasson ! Même Maud qui est complètement tordue n’accepterait pas.
Enfin, si tu le désires, je te ferai connaître les plaisirs infinis des paradis artificiels. Une piqûre te mettra dans une sorte de transe orgasmique perpétuelle. Livrée à ta propre imagination, tu n’auras plus de limite dans l’intensité et la durée de ton plaisir.
Ça, je flippe. Je ne tiens pas à mourir jeune d’une overdose de jouissance. Ma vie sexuelle ne fait que commencer.
Tu seras alors au bout de ton parcours, proche de ta plénitude sexuelle. Il te restera alors à atteindre l’excellence.
Ah ? C’est quoi ?
Avec des exercices que je te ferai effectuer, tu apprendras à muscler ton vagin. À l’égal des plus grandes amoureuses, tu sauras, au bout de ton entraînement, amener les hommes au plaisir uniquement en faisant jouer tes muscles intimes.
Ça, c’est génial ! Mais je peux le faire toute seule, je n’ai pas besoin de toi, Monsieur le coach.
Tu apprendras toutes les caresses qui rendent les hommes dingues et les différentes techniques de fellation. Tu crois te débrouiller, mais tous les hommes ne sont pas sensibles aux mêmes choses. Certains aiment, d’autres détestent, certaines variations. Avec de l’expérience, tu détecteras vite ce que tu dois faire, tu sauras comment les accueillir entièrement au fond de ta gorge, tu sauras comment les maintenir au bord du gouffre ou les faire jouir en quelques secondes. Comme toutes celles qui aiment pratiquer ce genre de caresse, tu adoreras avaler leurs semences et tu constateras qu’elles ont toutes des goûts différents.
Comment le sais-tu, Monsieur le gourou ? Tu es à voile et à vapeur ?
Je t’apprendrai, pour finir, à te transformer en Maîtresse cruelle pour infliger des divins supplices à ceux ou celles qui aiment la soumission.
Vachement utile pour ma vie de couple…
Alors, belle, libérée, experte aux jeux de l’amour, je te ferai connaître des hommes ou des femmes qui seront prêts à te donner une fortune pour passer la nuit avec toi. Tu aimeras ça.
Ah, voila… Le loup sort du bois, nous y sommes, c’est un mac de la pire espèce… Un mac qui doit être à la tête d’un réseau de call-girls et qui cherche à me recruter. Il peut toujours courir… En tout cas, il a réveillé ma libido. Mon cher mari ne va pas peiner à m’envoyer en l’air demain matin.
Je file à la salle de bain pour me démaquiller et prendre une petite douche pour essayer de me changer les idées. Peine perdue, mon imagination travaille, je ressasse le mail, ses propositions dingues et la vérité me saute enfin aux yeux. Ce Patrice X n’est ni un coach sexuel, ni un mac, c’est juste un de mes lecteurs qui me renvoie à mes propres fantasmes. Il a gagné. J’ai la chatte en feu. Je ne vais pas pouvoir arriver à dormir sans me caresser. J’allume mon Ipod pour l’ambiance, je…
Et si je laissais travailler votre imagination, Messieurs. Imaginez que vous êtes une femme sensuelle, abandonnée par son mari en voyage. Comment allez-vous vous envoyer en l’air ? Un doigt ? Deux doigts ? Une main ? Deux mains ? Un vibro ? Un gode ? Deux godes ? Un cocktail de tout ça ? Fantasmez un peu sur toutes les combinaisons et toutes les possibilités que nous avons, nous les femmes.
Moi, ce soir, pour ne pas vous raconter de salades, je m’étale sur le lit à plat ventre juste avec ma main glissée sous mon ventre. Pas de pénétration au programme. Je caresse du bout des doigts mon petit clito au son de Madona tout en ondulant du croupion, une sorte d’apéritif en attendant les choses sérieuses à l’aube avec mon homme.
Oh punaise, je ne vais pas être longue… J’ai fait des progrès en masturbation.
Un petit orgasme aigu me secoue telle une décharge électrique, un spasme intense, deux,… trois…
Continuons encore un peu, il m’en faut plus pour me calmer… Zut, le téléphone !
- — Ayaan ? Il t’a invitée au restau avec sa femme qui travaille avec lui… Et alors ? Ça colle. Génial.
* * * * *
Samedi, 8 heures du matin
Je suis encore au pays des rêves, nue sous la couette suivant le souhait de mon homme quand la porte d’entrée claque. Il est enfin de retour. Il se déshabille, que dis-je, il arrache ses vêtements pour rejoindre au lit sa (magnifique) épouse et en prendre possession.
Paroles inutiles, je le serre dans mes bras, je l’embrasse avec passion, un sexe dur comme du bois se glisse entre mes cuisses… Nul besoin de préliminaires, je suis en phase, j’écarte les jambes en grand, il n’a pas à tâtonner, je suis ouverte et ruisselante de désir. Il m’embroche d’un coup de rein… Oh punaise, que c’est bon…
Je relève mes cuisses contre mes épaules pour l’accueillir le plus loin possible. À peine trois ou quatre vigoureux va-et-vient qui me poussent vers le haut du lit de quelques centimètres à chaque fois, et mon valeureux guerrier est pris d’une série de spasmes impressionnants, une éjaculation précoce pour appeler les choses par leur nom.
- — Eh bien, tu es un vrai lapin, constatais-je en riant.
Mon époux un peu penaud bafouille une excuse en se retirant.
- — Je dégouline de sperme, tu n’as pas dû te masturber souvent, remarquai-je en riant. Je vais aller m’essuyer sinon on va devoir changer le drap une fois de plus, rajoutai-je en filant dans la salle de bain.
- — Alors, quoi de neuf depuis ta folle nuit chez Ayaan ?
- — Je suis contente, j’ai réussi à la faire embaucher par l’un de mes clients. Tu sais ce qu’il a fait avant de la voir ?
- — Tu vas me le dire.
- — Il a téléphoné au hammam pour se faire masser par elle incognito, histoire de voir ce qu’elle valait.
- — Pas con. Et alors ?
- — Il n’a pas pu. On lui a répondu qu’elle était prise toute la journée, que c’était la plus demandée. Du coup, alors qu’il la recevait pour me faire plaisir, il a été très intéressé. Quand il l’a vue le soir, habillée avec ma petite robe marron, il a été sous le charme.
- — Ta petite robe décolletée, tu lui as donné ?
- — Elle lui va à ravir car elle a deux fois plus de poitrine que moi. J’ai été heureuse de lui en faire cadeau, je lui aurais donné toute ma garde-robe si elle avait voulu. Elle était effarée de voir que j’avais tant de fringues.
- — Elle n’est pas la seule. Elle va gagner beaucoup plus qu’au hammam ?
- — Quand mon client lui a dit combien se faisait la fille qu’elle allait remplacer, avec les primes et les pourboires, elle n’en croyait pas ses oreilles.
- — Tu me la présenteras, ta nouvelle copine ?
- — Bien sûr, surtout qu’elle ne risque pas de finir dans ton lit.
- — Karine, tu ne penses vraiment qu’à ça.
- — Oui, je l’avoue, j’ai même fait un rêve… Vous deux ensemble… Ton scoubidou guilleret dans ma foufoune pendant qu’elle s’occuperait de me lécher… Ça serait le top du top… Non, c’est idiot, dis-je en riant, tu aurais trop envie de te la faire. Ne rêve pas.
- — Mais c’est toi qui fantasmes, Karine.
- — C’est vrai, tu m’as laissée sur ma faim tout à l’heure. Caresse-moi.
- — La pince chinoise ou un petit 69 ?
Oh, punaise, la pince chinoise ! C’est lui qui a nommé ainsi ce truc de folie qu’il me fait de temps en temps. Il m’introduit un pouce coquin dans mon petit trou, deux gros doigts du côté principal et il s’applique à pincer en cadence la fine membrane qui sépare mes deux orifices. Cela me rend folle, orgasme garantit à brève échéance.
- — Plutôt un 69, répliquais-je en prenant position tête-bêche au-dessus de lui, c’est interactif, je vais pouvoir ranimer tes ardeurs en même temps.
Je me retrouve avec la grosse queue de mon mari sous le nez.
- — Chéri, je t’ai encore rien fait et tu rebandes déjà comme un malade, constatai-je.
- — Normal, j’ai ta chatte en chaleur sous les yeux. Elle est entrouverte, bien colorée, toute gonflée, toute juteuse, avec une odeur qui me rend fou.
- — Merci pour cette description poétique. Je te signale quand même qu’il doit rester un peu de ton sperme dans les recoins.
- — Pas grave, cela va lui donner un goût étrange venu d’ailleurs.
- — Tu es un vrai cochon, mon chéri, mais je t’adore. Tu sais avec Ayaan, cela me faisait drôle, je n’avais rien à prendre en mains, ajoutai-je en riant.
Ouhhhhhhhh ! Pas moyen de rester zen, mon cher époux a entrepris de me déguster la chatte en long en large et en travers, jouant à aspirer mes petites lèvres, s’attardant aux endroits les plus sensibles pour finir par me pénétrer avec sa langue, léchant les parois roses et pulpeuses de mon vagin aussi loin que possible. Ce n’est pas tout… Grande nouveauté, il écarte mes fesses des deux mains pour s’attaquer à mon petit trou comme s’il voulait y faire la même chose. Sensation inédite très… intime.
- — Eh ? Qu’est-ce que tu me fais ?
- — T’occupe. Dis-moi juste si tu apprécies cette nouvelle petite caresse subtile.
- — Bah… Euh… C’est loin d’être désagréable, avouai-je.
Punaise, il me fait un truc ultra-cochon, et je reste cool… Je me suis quand même vachement libérée, ne vous en déplaise, Monsieur le pseudo-coach.
Encouragé, mon cher époux après avoir enduit mon petit anneau tout mignon de salive m’enfonce son gros pouce. « C’est parti pour la fourchette chinoise, pensais-je. Pas du tout ! Monsieur se met à jouer avec mes sphincters rentrant, sortant, tournant, élargissant petit a petit l’étroit passage tout en buvant délicatement à la source chaque goutte de cyprine qui s’échappe de mon vagin. Pas mal du tout ce qu’il me fait, très coquin, mais insuffisant pour m’envoyer en l’air. Cela va me permettre de lui sucer sa grosse queue comme il aime…
Ouhhh… Qu’est ce qu’il me fait ? Punaise, il essaye de rentrer un deuxième doigt ! Comment veut-il que je m’occupe de lui s’il me fait des trucs pareils ?
Je me laisse faire, résignée et ça rentre… difficilement… mais ça rentre… Le vache, il m’a mis deux gros doigts dans le… J’aime… Oui, j’aime… C’est la bonne taille finalement pour bien sentir quelque chose de ce côté-là. Juste pour voir l’effet, je serre mes muscles intimes pour comprimer les deux doigts. La sensation devient extrêmement intense, mais impossible de tenir plus que quelques secondes.
Cela vaut peut être la peine que je me muscle sérieusement, songeai-je, perdue dans mes pensées au moment où mon cher époux laisse tomber la dégustation de mon vagin pour s’attaquer à mon bouton.
Oh, le vache… Mon clito… Oh, oui… Qu’est-ce qu’il est devenu sensible…
Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps, pensais-je en réprimant des petits spasmes de jouissance qui reviennent de suite avec une intensité accrue.
C’en est trop. J’abandonne toute résistance, je ferme les yeux, je renonce à ma pipe, impossible de faire ça tant qu’il me fait un truc pareil, je me laisse aller, je m’abandonne au tremblement de terre qui s’annonce, un truc de ouf qui va dépasser de deux crans sur l’échelle de Richter ma petite jouissance solitaire d’hier soir. Je me cramponne au pénis de mon mari, j’aime le toucher quelque part quand je jouis, je me laisse porter par la vague.
Je pousse un long feulement de plaisir quand elle déferle… Un orgasme inhabituel… Je sens mon anus participer activement à la fête, se contracter avec force sur les doigts qui l’envahissent.
Punaise… C’est vrai, ce doit être top d’arriver à jouir uniquement par sodomie.
Sur cette considération, je reprends mes esprits. Il est temps de rendre la politesse à mon cher époux. Je l’enfourne dans ma bouche. Vu ma position en 69, il est à l’envers, je n’ai pas son frein si sensible sous la langue. Cela va être plus compliqué et plus long. C’est vrai, je n’ai pas trop d’expérience, Monsieur le coach, alors je vais lui turlutter goulûment son engin, comme je peux. Faute de technique bien rodée, je vais me montrer inventive, attentionnée, agaçante, douce, sûrement maladroite par moment, mais je vais y arriver.
- — Chéri ?
- — Oui ?
- — Tu aimerais que je me muscle le vagin ?
- — Génial, tu commences quand ?
- — Dès que j’aurai fini de te vider les couilles.
- — Chéri ?
- — Oui ?
- — Quand je te vois bander aussi dur, cela me fait couler la chatte. C’est un réflexe pavlovien. Tu vas pouvoir encore te régaler…
- — Pourquoi tu parles tout le temps, au lieu d’agir ?
Il a raison, si je parle, je ne peux pas le sucer. Allons-y franchement. Je presse, je pompe à toute vitesse, j’aspire entre mes lèvres, je lèche… Quand je ne pourrai plus retarder l’explosion, je le sortirai de ma bouche pour contempler mon œuvre, puis je le serrerai dans ma main avec force en tirant la peau vers le bas, la tendant jusqu’à la rupture pour dégager à fond son champignon violacé gonflé de sang. J’obtiendrai alors un geyser blanc que je recevrai sur le visage ou sur ma poitrine.

