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Histoire Coquines - Initiée par mes collègues de bureau (2)

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 7:57

Résumé de l’épisode précédent

Une jeune femme de 40 ans, chef de service dans un bureau, découvre au contact de ses collègues, plus jeunes ou plus âgées, qu’il existe une sexualité plus intense et sauvage que les rapports de couple.


Le fait d’avoir épié Mathilde en train de faire l’amour (baiser serait un terme plus exact) ne m’avait pas fait honte très longtemps. L’intéressée était très fière de son coup et Céline, qui m’accompagnait, n’arrêtait pas d’en parler comme d’une expérience exceptionnelle. À tel point d’ailleurs que mes deux collègues avaient décidé d’inverser les rôles. Cette fois, ce serait Céline qui amènerait un homme dans les archives et Mathilde qui m’accompagnerait dans l’armoire.

  • — Ta formation n’est pas suffisante, il faut que tu en vois davantage, assuraient-elles de concert.

J’appris à cette occasion (on en apprend tous les jours !) que Céline avait un amant occasionnel dans la boîte. Un type de son âge, la cinquantaine, avec lequel elle passait de temps en temps un cinq à sept à l’hôtel ou en pleine nature, avant de rentrer au foyer conjugal. « Belle mentalité ! » pensai-je. L’homme était un cadre haut placé qui venait de temps en temps nous voir au bureau, je comprenais enfin pourquoi…
Je ne sais trop comment elle lui expliqua la chose, sans doute comme une expérience à vivre ou une envie pressante. Toujours est-il qu’à l’heure du déjeuner, Mathilde et moi, nous étions encore dans l’armoire, la porte légèrement entrouverte, attendant le couple infernal. À l’heure dite, avec son deuxième jeu de clés, Céline ouvrit le local, l’homme sur ses talons.

  • — Mais qu’est-ce qu’on vient foutre ici, on serait mieux à l’hôtel, non ? interrogea-t-il.
  • — Pas possible aujourd’hui et j’ai trop envie. Ce lieu m’excite. Déshabille-moi, souffla Céline.

En deux minutes, le couple fut entièrement nu. Malgré une légère brioche l’homme était bien conservé, avec des jambes musclées et un petit fessier bien rond. Céline le fit asseoir sur la table, de profil, afin que nous puissions voir. Elle entreprit de sucer son pénis qui prit rapidement une belle taille, si bien qu’elle le logea entre ses seins lourds et le masturba tout en lui léchant le gland. Je n’avais jamais vu ça !
Puis elle le fit allonger de tout son long sur la table, sur laquelle elle monta à son tour en se positionnant tête-bêche au-dessus de son amant. À ma grande stupéfaction, elle écrasa son bassin sur le visage de l’homme tout en happant son pénis. La pièce se remplit de bruits de succion, d’aspiration, de clapotis et surtout de grognements de plaisir. Céline ondulait sur le mufle de l’homme, lequel remuait les hanches, la verge entièrement dans la bouche de ma collègue qui paraissait savourer le morceau de chair rigide comme une friandise rare. Elle poussait le raffinement jusqu’à relever ses cheveux blonds de notre côté afin que nous puissions admirer sa technique et ses joues pleines. Je recommençai à fondre.
À mes côtés, Mathilde me prit la main et la dirigea vers son entrejambe. Elle avait enlevé son slip ! Elle était trempée ! Puis sa main tâtonna vers ma culotte. Je sursautai et faillis nous trahir. Mais Mathilde, très maîtresse d’elle-même, me prit encore la main et m’incita fortement à me masturber comme elle le faisait. Je m’exécutai, fascinée par le spectacle qui passait à travers l’interstice des portes.
Céline s’était mise accroupie sur le bureau. L’équilibre assuré par l’homme qui la tenait par les poignets, les jambes fléchies au-dessus du pénis (recouvert d’un latex) de son amant, elle s’empala lentement en gémissant, puis la pénétration devint de plus en plus profonde, de plus en plus rapide et ses cris de plaisir remplirent la pièce. Les muscles de ses jambes étaient tendus par l’effort mais, bien positionnée, elle devait recevoir le pénis au plus profond de son vagin. Moi qui n’avais expérimenté que la position du missionnaire et, parfois, la levrette, j’étais estomaquée par cette figure très physique, surtout pour une femme de cinquante ans, il est vrai bien conservée.
Céline était en nage et demanda la grâce de se coucher à son tour. Dos à nous, l’homme positionna sa partenaire au ras du bureau, le bassin bien à l’extérieur et, la tenant solidement par les cuisses, entreprit de la forer, de la fouiller, de la fouailler pendant que Mathilde et moi nous caressions frénétiquement dans notre réduit. Je n’avais d’yeux que pour cette belle paire de fesses d’homme qui martelait le plaisir en se contractant. Je vis les talons de ma collègue frapper les reins de son partenaire comme pour lui signifier que le moment de l’orgasme était arrivé et de fait, le couple monta de plusieurs octaves en se ruant l’un dans l’autre. Une fois détachés, ils s’embrassèrent un bon moment en se disant des mots doux, pendant qu’à grand-peine je me détendais dans mon armoire. Puis ils se rhabillèrent en rigolant et chacun partit de son côté.
Quelques minutes plus tard, au bureau, Céline arborait la petite moue satisfaite de la femelle bien baisée, ce qui eut le don de m’énerver un peu.

  • — Tu vois, j’ai dix ans de plus que toi et je baise comme une folle, ça te laisse encore beaucoup de marge, mais ça ne tient qu’à toi, me dit-elle.
  • — Pas la peine de te vanter, tu m’as convaincue de tes talents, mais je ne me vois pas pour autant prendre un amant.
  • — Alors, c’est que tu n’as rien compris, riposta Mathilde ; tu peux très bien continuer à aimer ton mari et prendre ton pied avec un type dont tu as envie. Et moi, je sais que tu as envie de Victor, je l’ai vu dans tes yeux, mais tu ne veux pas te l’avouer.
  • — Laisse-nous faire, fais-nous confiance, on va t’arranger le coup et tu ne le regretteras pas, ajouta Céline.

Cette fois, je ne répondis rien. Mes collègues avaient deviné mon état d’esprit. Trop émue pour le double spectacle des archives, trop frustrée par mon inexpérience sexuelle, j’étais mûre pour une expérience extra-conjugale.
Deux jours plus tard, comme par hasard, je recevais une invitation à déjeuner de Victor. J’acceptai, non sans appréhension, mais ce fut plus fort que moi. À table, nous parlions de choses et d’autres quand il m’attira peu à peu vers la conversation qui l’intéressait le plus : le sexe.

  • — Dis-moi, comment ça va avec ton mari ?
  • — On s’entend bien, on s’aime, il n’y a rien à dire.
  • — Même sur le plan sexuel ?
  • — Que veux-tu dire ? Et ça te regarde, d’abord ?
  • — Non, mais ça m’intéresse. Quelque chose me dit que tu n’es pas si satisfaite que tu le dis. Je parie que vous faites l’amour dans le noir.
  • — Et alors, c’est interdit ?
  • — Est-ce que tu sais seulement ce qu’est une queue, une paire de couilles ? Est-ce que tu connais le goût du sperme ? Est-ce que tu t’es déjà fait enculer une fois dans ta vie ? Bref, est-ce que tu sais seulement baiser ? Viens avec moi, je te jure que je vais t’apprendre. Tu es belle, mais tu ne sais pas te servir de ton corps.

J’étais sans voix, trop choquée pour répondre. Je me refermai sur moi-même et notre repas tourna court. Mais le soir, au fond de mon lit, je me masturbai en pensant à ce qu’il m’avait dit. Ma résolution fut prise : j’irai voir Victor dès le lendemain et accepterai un rendez-vous.

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Histoire Coquines - Jusqu’au couchant

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 7:54

Et puis, il ne s’intéressait plus à elle, la négligeant de plus en plus, allant jusqu’à l’ignorer complètement, devenant très désagréable et, pour finir, ne voyant plus en elle que la maman de ses enfants. Seule, abandonnée, elle s’était finalement réfugiée sur le Net pour y chercher d’abord un moyen de s’évader de son univers monotone et malheureux, puis pour y trouver quelques conseils et réconfort…
Joli bout de femme n’ayant pas encore atteint la trentaine, sa gentillesse et sa douceur attirèrent très vite l’attention de Thomas qui partageait avec elle de nombreux points communs. Lui, c’est son épouse qui le délaissait et qui s’était transformée au fil du temps en mère de famille, sacrifiant presque entièrement son rôle d’épouse. Il s’était alors aussi retranché petit à petit derrière son écran, mais sans grande conviction, ne sachant pas ce qu’il allait y chercher.
Mais la providence fit qu’il croisa Marianne presque par hasard et qu’à partir de quelques phrases insignifiantes échangées, allait naître un amour qui les emporterait là où leurs rêves les plus fous n’avaient jamais osé les conduire. Très rapidement, ils se mirent à dialoguer sur MSN et tout aussi vite, ils durent faire l’apprentissage de la prudence pour ne pas éveiller les soupçons de leur légitime ; car telle une drogue, l’accoutumance qu’ils eurent bientôt l’un pour l’autre n’allait plus jamais leur laisser un instant de répit.
Ils en vinrent très vite à se charmer et ne mirent pas longtemps pour connaître la vie et les secrets de l’autre aussi bien que les leurs. Il était clair qu’ils s’attiraient énormément et ils tombèrent amoureux sitôt les premières photos échangées. Ensuite, ce furent les premiers balbutiements quand chacun découvrit enfin le son mélodieux de la voix de l’autre. Puis les webcams, avec parcimonie puisqu’ils ne pouvaient s’y adonner que dans leur foyer. Et enfin, comme ils avaient la chance inouïe d’habiter très près, ce fut le tant attendu premier rendez-vous.
Ce jour-là, ils ne purent se dire que quelques mots, tellement l’émotion était forte. Marianne n’y croyait pas, Thomas à peine plus, mais c’est bien main dans la main qu’ils étaient, et le goût des douces lèvres de la jeune femme, il allait l’emporter au fond de lui et il ne le quitterait plus.
Ils devaient, bien entendu, demeurer prudents et n’avaient qu’une liberté d’action limitée quant à leurs rendez-vous. Mais quand Thomas déclara sa flamme à Marianne, lui disant en tremblant qu’il l’aimait, elle s’exhorta et desserra un peu le nœud de la prudence au profit du plaisir. Et c’est alors qu’un événement inespéré se produisit : ils allaient avoir toute une après-midi tranquille, rien qu’à eux…

~~oOo~~

Marianne ne tient plus en place. Cet instant magique, ça fait des semaines qu’elle l’attend, et le grand moment est enfin arrivé. Aujourd’hui, elle va se donner entièrement à son amant, à l’homme qu’elle aime, à celui qui la fait tant chavirer. D’accord, il va falloir être discret et faire attention ; d’accord, faire pour la première fois l’amour dans une voiture n’est pas ce qu’il y a de plus romantique, mais avec Thomas, ça ne peut être que merveilleux, inoubliable.
Natif de la région, il leur a rapidement trouvé un petit coin tranquille où il a garé sa voiture sitôt qu’il est allé chercher sa belle. Et Marianne l’est particulièrement aujourd’hui, belle ! Mais n’est-ce pas le lot de toutes les femmes amoureuses ?
L’orée du sous-bois est tièdement illuminée par les rayons de soleil de l’été naissant. On n’entend plus que le chant des oiseaux et les murmures d’une légère brise qui vient caresser les deux amants. Ils se fixent amoureusement, d’un regard grave, prêts à succomber l’un à l’autre. Thomas se rapproche doucement de Marianne pour lui donner un timide baiser. Mais leur désir est trop fort, l’envie qu’ils ont de se découvrir trop intense pour être remise à plus tard.
D’une main un peu hésitante, Thomas se met à caresser les seins de son aimée qui s’affale le plus confortablement possible sur son siège. Il déboutonne rapidement son chemisier pour les toucher, les cajoler, avant de les croquer, une fois son soutien-gorge dégrafé. Marianne frissonne de bien-être et sa respiration prend déjà de l’allure. Thomas, poussé par un élan d’excitation, l’embrasse aussitôt à pleine bouche en dirigeant sa main entre ses genoux, par-dessous sa jupe. Elle les écarte sitôt qu’elle sent ses doigts lui effleurer l’intérieur de la cuisse et le serre très fort contre elle.
Il ne tarde pas à atteindre son petit triangle de tissu et y faufile un doigt pour lui flatter l’abricot. Subitement, Marianne se crispe et l’embrasse goulûment dans le cou en gémissant, signe qu’il a trouvé son point sensible. Sa main est encore tremblante, mais il s’enhardit à lui pénétrer le majeur dans le terrier pour la doigter de longues et savoureuses minutes.
Elle respire maintenant beaucoup plus fort, gémit très expressivement et commence à transpirer. Pour la mettre tout à fait à l’aise, Thomas ôte son chemisier et son soutien-gorge avant de lui croquer les mamelons tout en continuant à la triturer jusqu’à ce qu’elle en jouisse.

  • — Oh mon chéri, comme c’était bon !
  • — C’est parce que je t’aime, Marianne…

Après ces préliminaires, ses mots d’amour prennent une consonance d’un genre nouveau qui la rendent folle de désir. Sans hésitation, le sourire coquin, elle plaque sa main sur la boucle du ceinturon de Thomas pour lui défaire et fait descendre la fermeture éclair. À son tour, il se met à l’aise et se laisse faire par sa belle qui enfile l’autre main dans son boxer.

  • — Oh ! s’écrie-t-elle avec étonnement et ravissement.

C’est que Thomas est particulièrement bien monté ; il avait beau le lui avoir confié, elle ne s’attendait pas à une pareille surprise ! Tout aussi curieuse qu’excitée, elle tente à la hâte et maladroitement de lui baisser son pantalon, mais elle est vite freinée par ce maudit volant. Thomas lui sourit, ouvre la portière, sort de la voiture et va s’installer sur la banquette arrière où elle le rejoint bien sûr dans la seconde. Cette fois-ci, aucun obstacle ne se dresse plus entre eux et le pantalon de son chéri se retrouve vite à ses chevilles.
Elle est émerveillée par sa pine, majestueusement érigée et elle se met aussitôt à la masturber doucement, mais avec entrain. Elle l’a bien en main mais malgré tout, ses doigts ont du mal à se toucher tellement il est gros. Thomas se laisse aller, il pose sa nuque contre le haut du dossier et jubile de bien-être. Marianne en profite pour plonger entre ses jambes afin de lui donner ses premiers coups de langue sur le gland.
Elle se croyait jusqu’à présent plutôt réservée, mais la grosse bite de Thomas la rend très entreprenante. Elle se met à le sucer et voudrait bien happer son gland, mais elle a bien du mal à le prendre entièrement en bouche. Thomas remue et soupire d’aise ; il lui caresse le dos et les cheveux, tandis qu’elle fait glisser sa main bien entre ses cuisses pour lui peloter les couilles. Elle le branle alors plus fort pour faire monter le plaisir, avec tout de même un peu d’appréhension ; un engin de ce calibre, va-t-il facilement rentrer en elle ?
Ne tenant plus, elle finit de se déshabiller entièrement et fait comprendre à son chéri qu’elle a une folle envie de grimper sur lui. Son pieu est parfaitement lubrifié de sa salive qu’elle a étalée en abondance et sa moule est trempée ; elle est prête pour l’escalade.
Thomas se bouge un peu pour venir au milieu de la banquette et Marianne l’enjambe dans la foulée. Elle l’embrasse et plaque son visage dans son cou sitôt sa vulve collée sur son gland. Il lui saisit les fesses pour la maintenir.

  • — Vas-y mon amour, laisse-toi descendre ; on a tout notre temps…

Sa voix est apaisante, mais elle n’en mène pas large pour autant. Elle l’aime à la folie, elle est super excitée, mais elle ne sera pleinement satisfaite que quand elle sentira ses fesses posées sur le haut des cuisses de son chéri.
La descente va durer d’interminables minutes, pendant lesquelles se mélangeront jubilation, plaisir et légères afflictions. Mais elle a confiance, elle fait tout pour se détendre et elle veut aller jusqu’au bout. Thomas est très doux et il ne cesse de lui chuchoter des mots tendres jusqu’à ce qu’il sente enfin le petit cul de sa belle lui effleurer le haut des jambes.

  • — J’y suis mon chéri ! Hum, c’est bon…

Il ne répond pas et la regarde juste, totalement émerveillé. Marianne s’agrippe alors fermement à ses épaules, arrime ses genoux contre ses cuisses et commence à remonter, presque aussi lentement qu’elle s’est laissée glisser. Mais la deuxième descente est plus rapide que la première ; et la suivante davantage ! Son rythme s’accroît proportionnellement à l’amplitude de ses gémissements qui se muent bientôt en cris tellement elle prend de plaisir, cris qui viennent altérer la sérénité qui régnait dans le sous-bois.
Et Thomas s’y met aussi ! Ses râles sourds fusionnent admirablement avec les exaltations de Marianne qui le chevauche à s’en cogner la tête contre le plafonnier à chaque point mort haut. Sa belle queue, elle l’a finalement très bien apprivoisée, même si elle sent que son intimité commence sérieusement à lui cuire. Mais Thomas est à bout, il ne va pas tarder à l’arroser pour la soulager. Marianne est trempée de partout et dégouline sur le poitrail de son chéri. Et dans un ultime effort, elle accélère encore et lui donne sa dernière once de vitalité pour le faire éjaculer violemment au fond de sa moule, hurlant tous les deux de plaisir.
La plus que généreuse salve de sirop d’amour favorise d’un seul coup le coulissement ; et dans son élan, Marianne extrait involontairement son chibre de sa chatte et lâche sur les cuisses de Thomas le trop-plein de son foutre qui n’épargne pas la banquette ! Comme cela faisait plus de deux mois que Madame n’avait pas jugé utile de lui ouvrir ses cuisses, il y avait forcément une belle réserve de sperme sous pression qui ne demandait qu’à honorer Marianne.
Le calme est revenu dans l’habitacle, mais leur respiration demeure soutenue. Bien installée sur les cuisses de son chéri, Marianne est comblée, heureuse de tout ce bonheur et de ce plaisir qui l’avaient quittée depuis longtemps. Ils se font de gros mamours, soudés l’un à l’autre, et c’est dommage qu’ils aient omis d’emporter un rafraîchissement pour se désaltérer car leur bouche est asséchée de toute cette passion amoureuse… ce qui ne les empêche nullement de se dévorer la langue !

  • — Tu m’aimes mon chéri ?
  • — Oui, je t’aime.
  • — Tu ne me quitteras jamais ?
  • — Oh non ! Je veux vivre avec toi Marianne…

Le soleil commence à basculer vers le couchant et c’est très amers qu’ils vont se préparer à rentrer. La joie fait place à la tristesse, mais qu’importe ; ils se sont donnés l’un à l’autre et plus rien maintenant ne les séparera…

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Histoire Coquines - Dernier recrutement et espionnage

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 7:52

Élections municipales 2008

Seconde époque : Ultime recrutement et espionnage

Ce samedi de mai 2007 avait été annoncé caniculaire. J’avais pris la précaution de balader mon berger belge aux aurores, pour lui éviter la grosse chaleur. La chemisette ouverte, je venais de quitter un chemin de terre en essayant de maîtriser l’ardeur de mon fauve, qui sentait la maison proche. Il devait être neuf heures et quelques.
Une camionnette Conforama se garait devant chez Adolphe et Sonia, un couple sans histoire de jeunes retraités. Cela me sembla subitement une très bonne idée de proposer Sonia sur la liste municipale ; d’autant qu’une dame de notre liste s’était désistée et que notre tête de liste désirait que chaque quartier du village soit représenté. Adolphe sortit de la camionnette et exprima la joie de me voir car, d’abord il avait besoin d’aide pour sortir le canapé neuf que son épouse avait commandé la semaine dernière, et ensuite il voulait m’entretenir d’une proposition qui lui tenait à cœur ! Je ne pouvais rien refuser à Adolphe, c’était mon jardinier-conseil, il venait même vérifier, dans mon potager, que j’avais bien respecté ses consignes.
C’était un mec charmant, marié à une femme plus effacée, assez coquette, qui marchait toujours derrière son époux quand je les voyais passer ensemble devant ma maison. Allez savoir pourquoi des parents avaient osé affubler leur rejeton d’un prénom de si triste mémoire ? C’était d’autant plus tragique que notre Adolphe ne devait pas dépasser le mètre cinquante-cinq et qu’en plus son épouse le dépassait d’une bonne tête ! J’avais parlé un jour de ce destin tragicomique avec le grand philosophe du village, le patron du café des Sports. Certainement inspiré par l’ombre de B.H. Lévy, il m’avait rétorqué, en activant son unique neurone : « chacun sa merde ».
Adolphe, en ouvrant le portillon, appela à très haute voix son épouse à la rescousse. Il ne voulait pas qu’on traîne le canapé sur le plancher métallique du véhicule, au risque d’abîmer les pieds du meuble. La pauvre dame, obéissante, se présenta très vite. Le seul problème c’est que, comme elle ignorait ma présence, elle apparut dans une tenue qui ne la mettait pas vraiment à son avantage : les cheveux hérissés de bigoudis multicolores, un vieux tablier de travail boutonné en partie sur le devant, à la va-vite, des pantoufles rose bonbon qui avaient connu des jours meilleurs. Visiblement, elle avait été prise au dépourvu dans la salle de bains, car son visage était quand même soigneusement maquillé. Sonia était humiliée de se présenter ainsi à moi. Elle était furieuse contre son mari de ne pas l’avoir prévenue de ma présence et elle le lui fit savoir vertement. Complètement indifférent au désarroi de son épouse, avant de rentrer en marche arrière la camionnette dans la cour, Adolphe eut la goujaterie de répliquer :

  • — Quand on a soixante-trois ans, on ne passe pas une heure dans la salle de bains à se pomponner comme une midinette… Les rides, elles vont pas disparaître par l’opération du Saint-Esprit !

Sonia encaissa le coup très difficilement. Elle restait clouée sur place, tant l’agression de son mari l’avait choquée. C’était le moment idéal pour jouer le rôle de flatteur, un tantinet hypocrite, désireux de récupérer une candidate pour les municipales. J’en mis une bonne louche, et que je trouvais qu’elle faisait pas du tout son âge, et que son dernier ensemble vert amande lui allait très bien, et que sa nouvelle coiffure avec les cheveux en petites boucles frisées rousses cadrait parfaitement avec son visage, et que ses rides étaient quasiment invisibles… Sonia me répliqua en souriant, qu’elle ne croyait pas un traître mot de mes fadaises mais que j’étais l’homme le plus galant qu’elle connaisse et qu’en plus, j’avais un petit postérieur très mignon. Le grincement d’une boîte de vitesse qu’on martyrisait interrompit des confidences qui me laissèrent songeur.
Adolphe commandait la manœuvre : il m’avait placé, vu que j’étais grand et costaud, au cul de l’utilitaire, à l’extérieur. Au commandement du chef, je tirais le divan de trente centimètres pendant que le couple, à l’intérieur, soulevait les pieds du meuble. Je posais ensuite l’engin sur un tréteau trois secondes, pour souffler un peu et on reprenait le processus. Adolphe était placé à l’intérieur du camion, à la droite du divan. Sa taille lui permettait de rester pratiquement debout pour soulever. Il n’en était pas du tout de même pour Sonia qui, de l’autre côté, accroupie, progressait difficilement en canard. Moi, je ne regrettais pas du tout cette organisation car, comme le bas du tablier n’était pas boutonné, Sonia me dévoilait entre ses jambes ouvertes son petit minou. Visiblement, dans la précipitation, elle n’avait pas eu le temps de passer une culotte. Inconsciente de sa position impudique, elle m’offrit donc, pendant cinq bonnes minutes, le spectacle sympathique de sa foufoune. La fente courte, hérissée de crêtes roses, était surmontée d’une toison clairsemée, d’un roux clair. Sonia ne remarqua mon regard lubrique qu’à la fin de l’opération, alors que son mari s’apprêtait à sortir de la camionnette pour récupérer le divan. Confuse, elle replia les bords de son tablier et referma les cuisses rapidement. Pour lui signifier que ce petit secret resterait entre nous, je lui fis un clin d’œil, exprimant ainsi ma complicité. Je ne pouvais deviner que ce clin d’œil serait interprété tout à fait différemment par la suite !
Le divan, d’une étrange couleur abricot, trônait maintenant dans le salon. Sonia avait disparu pour enlever ses affreux bigoudis et retrouver sa coiffure bouclée. Je buvais un café dans la cuisine, avec Adolphe qui avait sorti un cahier d’écolier. Il y avait noté des dizaines d’ idées censées améliorer l’urbanisme de la commune, la gestion du cercle du troisième âge et la réorganisation du travail des ouvriers municipaux. En fait, Adolphe me proposait sa candidature, motivée, sur notre liste. Il fut excessivement déçu quand je lui appris qu’il avait peu de chance, vu que les candidatures masculines étaient surabondantes, mais… j’avais une bonne nouvelle quand même. On serait très flatté en haut lieu que Sonia nous fasse l’honneur de faire partie du prochain conseil municipal. Je crus bon d’ajouter :

  • — Après tout, cela resterait dans la famille !
  • — Sonia ! Mais elle est incapable de gérer un projet, elle a rien dans la tête… à part le nom de ses produits de beauté. Hier, elle n’a même pas été capable de changer les piles du transistor dans le bon sens !

Une voix féminine, calme mais remplie de haine, lui répondit de l’encadrement de la porte :

  • — En fait, pour toi, je ne suis qu’une vieille conne tout juste capable de te faire la bouffe, la vaisselle, le ménage et à ouvrir les cuisses de temps en temps, quand Monseigneur est disposé ?

Silence assourdissant, comme les journalistes disent à la télé.
Adolphe sentit qu’il avait fait la grosse gaffe. Dans la série « Courage, fuyons », monsieur s’éclipsa en prenant pour excuse d’aller chercher des plants de tomates dans sa serre pour me remercier de mon aide. Sonia, dont les lèvres tremblaient encore de colère, fixa mon regard et m’interpella :

  • — Si vous ne pensez pas comme lui, que je ne suis qu’une vieille peau analphabète… Prouvez-le-moi et je signe tous les papiers que vous voulez pour les municipales.

Le devoir, mais surtout l’opportunité de m’envoyer en l’air avec une partenaire authentiquement rousse et super-motivée, ne me fit pas hésiter une seconde. Je plaquai Sonia contre le mur, saisis le sein droit à pleine main et j’enfouis l’autre main sous le tablier pour empoigner sauvagement son minou et en masser les crêtes charnues. Sonia ferma les yeux et s’empara immédiatement de mon pénis à travers le tissu du jean. La sensualité du moment était si intense que l’idée m’effleura de lui enfoncer, bien profond, mon index dans le cul ! Comme cette brave dame me semblait tout à fait respectable, simplement déboussolée par l’attitude de son époux, je ne le fis point. Sonia se montra vite excitée mais je dus interrompre prématurément l’exploration de son corps car, par la fenêtre, je vis le jardinier se radiner.
Adolphe n’osa pas rentrer avec ses sabots crottés et ses plants de tomates dégoulinant d’eau. Le brave homme n’en menait pas large quand il remonta dans la camionnette. Il me demanda d’avoir la gentillesse de refermer le portique métallique de la cour intérieure. Il passa difficilement la première vitesse et, par la vitre ouverte, têtu, réitéra son offre de candidature en m’invitant à consulter ses notes sur le cahier d’écolier.
Quand je regagnai le salon, la pièce était vide et une couverture plaid recouvrait le canapé abricot. Par la porte de la salle de bains entrouverte, j’aperçus Sonia de dos. Elle était nue, légèrement courbée vers l’avant, les jambes écartées, elle se vaporisait du parfum entre les cuisses. Pas du tout troublée par ma présence, elle se retourna, me laissa détailler son corps un peu flétri et me demanda si je n’avais pas changé d’avis.
À genoux sur le carrelage, intégralement déshabillé par ma partenaire impatiente, je soutenais dans les airs une jambe de Sonia. Assise confortablement dans le divan, ses fluettes cuisses béantes, madame se laissa brouter longuement le minou en maintenant ma tête sur son entrejambe, de peur que je ne m’interrompe, peut-être ? Je commençai à trouver le temps long, et je fus soulagé quand elle m’annonça enfin qu’elle était prête à me recevoir. Je lui répondis en escaladant le divan que moi, par contre, je ne l’étais pas encore tout à fait. Un pied posé de chaque côté des fesses de Madame, les jambes fléchies, le pénis bien en face de son visage inquiet, j’entrepris de le promener sur ses lèvres closes.

  • — C’est vraiment nécessaire ? me dit-elle en saisissant mon phallus d’une petite main potelée.
  • — C’est obligatoire et inscrit dans les conventions de Genève, lui répondis-je, outré.

Elle rigola et goûta le gland, timidement, par quelques coups de langue. Sonia s’enhardit et lapa méticuleusement la longueur du membre. Finalement, quand je l’invitais à prendre ma queue dans la bouche, il n’y eut aucune réticence. Comme je n’avais pas de préservatif, un échange d’informations médicales réciproques nous rassura complètement. Les jambes ouvertes posées sur mes épaules, vautrée dans le divan, Sonia apprécia, sans retenue aucune, ma pénétration lente et profonde. Après la libération de milliers de spermatozoïdes, elle insista pour que je reste encore en elle, contractant les muscles vaginaux pour me garder plus longtemps. C’est à ce moment-là que le téléphone sonna plusieurs fois. Sonia n’ayant pas la moindre envie de décrocher, je me permis un bon mot, que j’estimais digne de Guitry :

  • — Madame est occupée… au sens propre et au sens figuré.

Le bide complet ! Sonia, non seulement n’avait pas compris, mais elle osa me répliquer, façon Michel Audiard :

  • — Quand on baise, on cause pas… ça perturbe les organes !

Dans la salle de bains, alors qu’on faisait tous les deux un brin de toilette, Sonia avoua que ces galipettes l’avaient vraiment soulagée et gommé en partie les récentes humiliations de son mari, maintenant cocu à part entière. Elle continua son discours, après s’être brossé les dents, en m’exprimant son désir de ne pas prolonger nos relations. On était mariés tous les deux, on avait des petits enfants, pas la peine de foutre en l’air deux vies de couple pour forniquer, de temps en temps, au risque d’être repérés et dénoncés à la vindicte populaire. Message reçu cinq sur cinq ; en plus, j’étais d’accord sur son analyse.
Notre brève rencontre se termina, par hasard, dans un mélange étonnant de bonne humeur et de pornographie torride. La consommation abusive de café aidant, Sonia, encore nue, assise sur la baignoire, eut une envie pressante. Elle allait refermer la porte des WC, quand elle me vit dans l’encadrement, ne portant que mon caleçon à fleurs. Elle comprit de suite que j’étais aussi un pervers voyeur. Sonia refusa de faire pipi debout, au-dessus de la cuvette, car elle allait en foutre partout et qu’elle avait pas du tout envie de nettoyer après ! On se retrouva donc dans la petite cour, pavée d’autobloquants. Sonia me murmura un drôle de truc à l’oreille, les joues rosies par la honte.
Bien campée sur ses jambes écartées, la toison rousse encore humide, les bras ballants le long du corps, les reins légèrement cambrés, elle laissa d’abord échapper un minuscule filet. Sonia m’invita ensuite du regard à exécuter son idée folle… Je me plaçai donc à ses côtés et, obéissant à sa requête, j’introduisis mon gros index poilu… bien au fond de son minuscule trou du cul. Dès que mon doigt commença à voyager vigoureusement dans son ventre, un jet puissant émergea de son minou. Il s’écrasait sur les pavés, en un splendide arc de cercle irisé par le soleil. Visiblement, la nouvelle candidate prenait un super pied !

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Ce samedi-là se présentait sous les meilleurs hospices, mais il se termina en peau de chagrin : mon épouse, radieuse, m’annonça qu’un super week-end prolongé à Istanbul était programmé par une association culturelle. Non seulement elle voulait que je l’accompagne mais en plus je devais payer la totalité exorbitante des deux participations car ma chère épouse avait dilapidé tout son compte épargne. Quand je lui fis savoir que, pour le même prix, je pouvais passer dix jours, all included, les pieds dans l’eau, dans n’importe quelle île grecque des Cyclades, que je partirais seul si elle n’avait pas le sou… ce fut l’orage, la tornade, le cyclone tourbillonnant. Bref, la super grosse scène de ménage qui ne se termina pas du tout, mais alors pas du tout du tout, sur l’oreiller.

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Juin, un vendredi. Je venais de déposer mon épouse et sa copine à l’aéroport de Lille-Lesquin, destination Istanbul. Le garçon de café me sert un demi pression en terrasse. La vie est belle, le temps est splendide, c’est la foule des grands jours qui circule dans les rues piétonnes, tout autour de la grand place pavée de la métropole nordiste.
La grande sauterelle de Brigitte, les bras encombrés, jouait des coudes pour me rejoindre, car elle m’avait aperçu. Avec ses talons hauts et son chignon, Brigitte flirte avec mon mètre quatre-vingt-trois, alors les gens s’écartaient en faisant la gueule pour la laisser passer. Brigitte est la tête pensante et le fer de lance de la liste de nos adversaires. C’est d’ailleurs la seule fréquentable car je sais qu’elle est intègre et généreuse. Brigitte visite les malades qui n’ont plus de famille dans les hôpitaux, elle est bénévole aux Restos du Cœur, elle fait du soutien aux enfants en difficulté scolaire car c’est une ancienne institutrice du village.
C’est d’ailleurs dans son école qu’on a fait connaissance, il y a une quinzaine d’années : je lui offrais quatre ordinateurs que ma boîte larguait pour cause de renouvellement de matériel. Brigitte avouait que j’étais son Bolchevik préféré mais qu’elle ne voterait jamais pour mes amis. Quand on a été mariée dix ans à un militaire de carrière, qu’on a eu un papa qui pensait que Jean XXIII était un espion communiste, on est un peu conditionné sur les bords…
Brigitte fendait la foule, à grandes enjambées, sans se soucier du regard des mâles, obnubilés par la danse lente et voluptueuse de sa poitrine lourde. Certainement mal soutenus par un soutien-gorge mal serré ou inadapté, ses seins pesants, jouant les balanciers d’une horloge comtoise, faisaient aussi mon admiration. Brigitte me fit la bise, éclusa la moitié de mon demi et me demanda d’arrêter de baver devant ses nichons car ça lui donnait des complexes. Elle a toujours été aussi directe Brigitte, droit au but et pas de langue de bois. Ma copine posa ses achats et un porte-document au pied de la table, elle s’inclina pour nettoyer la chaise avec un mouchoir car elle ne voulait pas salir son pantalon blanc. Sa croupe est assez plate, je ne l’avais pas encore noté. Le périmètre de sa petite culotte se découpait sous le lin fin et immaculé ; des dizaines de petits cœurs rouges enveloppaient les fesses menues mais l’affreux fond de culotte renforcé gâchait toute la poésie du spectacle.

  • — Justement j’allais te téléphoner Pierre, j’ai un service important pour moi à te demander et une proposition très honnête à te faire.

Elle posa le porte-document sur la table et me montra la robe qu’elle venait d’acheter.

  • — La robe, c’est parce que ma petite fille fête ses vingt ans à Senlis, ce dimanche. Dans la sacoche, il y a la maquette du premier tract que nous allons ventiler dans le village, juste avant que les gens partent en vacances. Non seulement vous n’aurez pas le temps de répondre mais en plus vous ne pourrez pas prétendre qu’on vous a piqué vos idées…On a même une botte secrète, un candidat surprise, très connu dans la région, dont le nom figure sur le tract. Il va vous laminer votre électorat.

Comme ce n’était pas du tout le genre de Brigitte de bluffer et que notre liste n’était toujours pas complète, j’acceptais son marché qui, d’ailleurs ne me contraignait pas énormément.
Son ex-mari viendrait aussi à la fête de sa petite fille, mais, accompagné de sa nouvelle épouse, une splendide métisse martiniquaise. Le militaire l’avait connue lors de sa dernière garnison et ramenée en métropole, pour passer une retraite de rêve dans le Sud. Brigitte ne voulait pas passer pour une gourde et se présenter seule, ça ferait trop plaisir à son ex ! Mon épouse lui avait parlé de son escapade à Istanbul, alors elle avait orchestré son stratagème comme une opération militaire. Son fils était prévenu que j’étais un compagnon bidon, il avait même retenu pour sa mère et moi, une seule chambre – mais à deux lits séparés – au Novotel, pour que son papa,méfiant, soit convaincu de la véracité des faits.
Pendant les deux heures de l’autoroute qui nous menait à Senlis, Brigitte me parla des études de sa petite fille, du métier de son fils unique puis, de fil en aiguille, elle me raconta ses premières années de mariage, à Addis Abeba, premier poste de son pilote d’hélico de mari.

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  • — La vie y était facile, en 66, avec une villa au bord de la mer et deux jeunes servantes heureuses de quitter leur tribu nomade pour gagner quelques dollars américains. Je me levais tard et puis, avec les femmes de militaires, on allait à la plage privée jusqu’au retour de nos époux. Il n’y avait pas de télévision satellite, aucun lieu de distraction correct et sûr… alors, on s’invitait le soir, entre couples. On buvait, on dansait, on flirtait et puis, les mains du copain s’égaraient sous votre jupe pendant que sa femme offrait une fellation à votre mari… Le cercle échangiste s’agrandissait, avec bains de minuit et fornication en groupe le samedi. Les épouses, pompettes, alignées à quatre pattes sur la plage, la croupe en l’air, tournée vers la lune, attendaient fébrilement le défilé des pénis qui s’enfilaient dans chacune d’entre elles, avant d’aller visiter le vagin voisin.

Partouzes non stop chaque semaine, dans des flots de whisky. Et puis, quand les maris partent quelques jours en opération super secrète, on a peur, la copine vous fait essayer un pétard, un deuxième et c’est l’escalade irréversible. Mon argent de poche ne suffisait plus à payer l’herbe magique. Le dealer vous prend rendez-vous avec son patron, pour un arrangement financier mais on essaie de résister au manque.
Un après-midi, alors que mon mari me croyait à la plage, complètement privée de crack depuis trois jours, j’ai accepté de monter dans la Mercedes. La pièce est sombre, une musique lancinante et répétitive envahit l’espace. Le propriétaire de la villa ne me présente pas les deux sexagénaires obèses qui fument le narguilé en sirotant du thé. Il m’invite à aspirer une bouffée de la pipe à eau, c’est du crack, du pur, je ferme les yeux, c’est le paradis.
Au lieu de payer, pour avoir la permission de profiter encore du narguilé, le commerçant me propose de danser pour ses invités, mais en me débarrassant de mes vêtements. Les notables éthiopiens aiment beaucoup les femmes blondes surtout quand elles sont jeunes et pourvues de gros seins. Alors je danse, complètement nue, au son doux d’un chant égrené par une voix féminine aigüe. Les notables sont mécontents de ma prestation, ils se plaignent de mon manque de sensualité. Le propriétaire des lieux me fait l’aumône d’une mini bouffée et me relance sur la piste, en exigeant que je suive ses instructions. Mes ondulations deviennent obscènes, il me fait ouvrir les cuisses et exhiber ma chatte, de face, de dos. Je fais semblant d’être humiliée, ils sont contents.
Pendant que je m’incline pour me saisir du tuyau de la pipe à eau, je sens des mains m’ouvrir les fesses et des doigts pénétrer dans mon anus mais je m’en fous, je fume. Le maître des lieux m’agite devant les yeux un petit sachet d’herbe. Il m’informe que ses deux invités seraient très heureux de me les offrir. Je lui fais savoir que j’ai très bien compris la transaction et que je suis d’accord. Les salauds se sont fait sucer abondamment pendant que leurs doigts me visitaient de partout. Le premier, obèse, le corps dégoulinant de sueur, a éjaculé complètement dans ma bouche, en maintenant ma tête vissée sur sa bite pour que je ne perde pas une goutte. J’ai vomi un peu sur le tapis avant que l’autre ne m’aplatisse sur un couffin en cuir. J’ai senti mon ventre envahi par un pieu. Il n’avait pris aucune précaution pour m’enculer mais, je ne ressentais aucune douleur, les effets du crack étaient puissants. Sa grosse queue s’agitait dans mon cul, j’ai senti une énorme vague me submerger et, j’ai crié ma jouissance, sans aucune honte. Je venais d’avoir un orgasme, un vrai. Je ne cachais rien à mon mari mais ce coup-là, je le garderai pour moi, d’autant que je lui avais toujours refusé cette pratique que je trouvais répugnante !
Souvent je me demande jusqu’où je serais allé pour continuer à m’approvisionner, sans le sou ? Cette semaine-là, tous les civils de la base furent rapatriés d’urgence, par mesure de précaution, des émeutes prenaient de l’ampleur. Après une cure de désintoxication, ignorée de mon mari, il demanda sa mutation sur une base de la métropole pour ne pas me laisser seule. Cela dura deux ans, le temps de faire un bébé. Puis l’appel de l’aventure, des amitiés militaires viriles, des primes de combat aussi, et le nouveau papa s’éclipse… Le Tchad, le Liban, la Côte d’Ivoire. Il revient, en coup de vent, pour cajoler son fils. Pour ne pas me morfondre au foyer et rencontrer du monde, je passe le concours des institutrices et mon premier poste m’amène dans votre petit village.

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La sonnerie de son portable et le péage de Senlis interrompirent les confidences de Brigitte. Elle me signifia quand même, très sérieusement, que si j’en parlais à qui que ce soit, elle m’émasculerait avec le poignard Touareg qu’elle avait ramené d’Éthiopie.
Pour donner le change à son ex-mari, Brigitte m’entraîna, pendant toute la fête, dans un simulacre de tourtereaux amoureux. Quand à la tombée de la nuit, les spots s’allumèrent et que le DJ lança la sono, je n’échappais pas à la série de slows baveux. Ma copine colla son pubis contre le mien, empoigna mes cuisses et m’embrassa tellement goulûment que son mari s’en montra choqué. Je profitais de l’opportunité pour vérifier que son sein droit était bien aussi moelleux et abondant que je l’avais imaginé. Brigitte ne quittait pas la piste de danse. Elle rivalisait, avec la splendide martiniquaise, dans les chorégraphies sophistiquées des dernières danses en groupe de l’été précédent. J’étais bluffé. Les explications de Brigitte furent d’une simplicité biblique et conformes à son franc-parler habituel :

  • — Comme je suis sage comme une image pendant toute l’année, j’ai besoin de me défouler pendant les vacances, loin des commérages des vieilles pies du village. Dix jours, jamais plus, mon salaire ne me le permettrait pas ! Ibiza, Mykonos, Izmir…Tous les villages-clubs où on fait la fête et où on trouve sans peine un étalon sensible aux femmes esseulées qui ont une grosse poitrine… Juste le temps d’un été !

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Au Novotel, Brigitte m’avait fait prendre la salle de bains en premier car elle voulait occuper les lieux en prenant tout son temps. J’eus droit à un beau fou rire de sa part quand elle me vit sortir en caleçon à fleurs.

  • — Je t’ai laissé de la lecture sur ton lit, mon bolchevik adoré. Ne me fais pas un accident cérébral en le lisant !

Les salauds, bien que leur tract soit d’une indigence extrême et que la plupart de leurs candidats ne soient vraiment pas des foudres de guerre, ils avaient une véritable botte secrète. Enfin, n’exagérons rien, c’était une carte majeure pour un petit village où le pourcentage d’électeurs demeurés était important. Bref, un ancien footballeur professionnel, connu sur le plan national, s’installait dans le village pour devenir joueur-entraîneur de l’équipe locale et pour créer une école de foot.
Allongé sur mon lit, l’esprit accaparé par cette grosse tuile, je n’avais pas entendu Brigitte sortir de la salle d’eau. Appuyée contre le mur,elle m’observait. Son chignon avait laissé la place à une longue chevelure qui atteignait presque les deux seins opulents et dénudés. Une petite culotte en satin rose, échancrée, aux bords flottants, laissait échapper quelques poils frisés, épris de liberté.

  • — Je suis vraiment une conne de te gâcher une si belle journée, je m’en veux énormément. Est-ce que je peux me faire pardonner ? Un écrivain a écrit que faire l’amour à une dame d’un certain âge était la quintessence du plaisir car on avait l’impression que Madame faisait l’amour pour la dernière fois… Tu as envie de vérifier ?

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