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Histoire Coquines - Initiée par mes collègues de bureau (fin)

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 12:38

Résumé des deux épisodes précédents :

Chef de service dans une entreprise privée, la narratrice a été transformée en voyeuse et initiée au sexe cru par deux collègues. Après avoir résisté à la tentation, elle est sur le point de céder aux avances d’un homme mûr de son entourage professionnel.


Plus que les avances de Victor, la double démonstration de Mathilde et Céline de leur liberté sexuelle dans notre cagibi m’avaient laissé penser que je retardais de plusieurs métros. Concernant Céline, plus âgée que moi de dix ans, c’était particulièrement agaçant. Je me sentais ringardisée, d’autant que cette collègue avait été en compétition avec moi pour le poste de chef de service. Depuis, nos relations s’étaient normalisées mais de la voir aussi épanouie sexuellement avait excité ma jalousie.
Après une abstinence prolongée due à mes règles, j’avais éprouvé, comme toujours après cette période, une envie prononcée de faire l’amour. Mais force m’était de reconnaître que mon mari n’avait pas satisfait mon nouvel imaginaire stimulé par mes collègues de bureau.
Alors que je continuais de tergiverser pour savoir si, oui ou non, j’allais répondre à la demande de Victor d’un rendez-vous, Céline organisa une soirée d’anniversaire pour ses 51 ans, chez elle. Mariée à un entrepreneur de maçonnerie, elle habitait une grande maison avec piscine et parc, propice à organiser des fêtes tardives. Les couples amis étaient tous invités mais mon mari, toujours peu sociable, déclina la proposition.
Comme on était en juin, j’avais acheté pour l’occasion une robe-bustier courte qui mettait en valeur mes jambes et mes seins. Car, vous l’avez deviné, Victor était de la soirée. Sans compagne, car divorcé. L’occasion rêvée, tellement même que j’en avais le trac en partant. J’en oubliai complètement le regard inquiet de mon mari, me voyant dans une tenue pour le moins inhabituelle.
À ma grande surprise, j’étais la plus sexy de la soirée, les collègues ayant revêtu des tenues plus classiques. Je voyais Mathilde, Céline et Francine se pousser du coude en me regardant. Ah, elles avaient bien réussi leur coup ! Victor me dévorait des yeux et ne me lâchait pas d’une semelle, remplissant sans arrêt mon verre. À la fin du buffet campagnard organisé dans le jardin, au bord de la piscine, j’étais légèrement pompette et je riais tout le temps.
La température montait parmi les convives (nous étions une vingtaine, pas seulement des gens de la boîte) si bien qu’à force de chahuter, Francine bascula tout habillée dans la piscine au milieu des éclats de rire et en sortit ruisselante, sa mince robe collée à son corps, révélant à travers le tissu les aréoles de ses gros seins totalement libres. Sans aucune gêne, elle se débarrassa de son vêtement et apparut en toute petite culotte sous les applaudissements. Puis elle disparut se changer.
L’incident avait quelque peu échauffé l’atmosphère et Victor devint de plus en plus pressant. Il me prit par le bras et m’entraîna à l’écart, sous les arbres du parc. Je me sentais incapable de lui opposer la moindre résistance et écoutai son baratin sans réagir.

  • — Alors, toujours aussi prude ? Tu sais, j’ai très envie de toi. Mais n’aie pas peur, je ne veux pas démolir ton couple. Le cul, c’est autre chose que l’amour. Ce sera une aventure, rien de plus. Mais je te promets que tu vas prendre ton pied, ça te changera de tes amours conjugales. Je veux t’apprendre à baiser car je suis sûr que tu ne sais pas. Je veux t’apprendre le cul. Qu’est-ce que tu risques ? Juste d’être déçue mais je vais mettre le paquet, fais-moi confiance.

Son langage d’une extrême crudité ne me choquait plus, comme si je m’y étais habituée. Je me sentais mollir. Mais je ne voulais pas faire ça là, à la sauvette, sous un arbre. Je voulais un lit, un vrai. Un peu de décorum, de confort et, j’ose le dire, un minimum de romantisme, même si ce n’était pas le genre du bonhomme. Mais lui ne voyait que le côté pratique.

  • — S’il n’y a que ça, je vais voir Céline tout de suite et lui demander une chambre, ce n’est pas ce qui manque dans cette baraque.

J’assistai de loin à leur conciliabule. Notre hôtesse nous conduisit au premier étage et s’arrêta devant une porte, non sans me lancer un clin d’œil complice et coquin.
Malgré les effluves de l’alcool, je pétais de trouille mais une force irrésistible m’entraînait dans cette chambre. Victor ouvrit et me poussa presque à l’intérieur où, première surprise, la lumière était allumée. Mais ce n’était rien à côté du spectacle qui s’offrit à nos yeux. À quatre pattes en travers d’un des deux lits jumeaux, la grosse Francine, entièrement nue, nous faisait face, besognée en levrette par un des invités qui s’interrompit un quart de seconde à notre entrée avant de relancer ses coups de boutoir qui faisaient trembloter les lourdes mamelles de ma collègue, laquelle me lança une grimace où je reconnus à la fois l’amusement de la circonstance et le plaisir du coït.
Je voulus fuir. Mais déjà, Victor me barrait le passage et me poussait vers le lit libre en cherchant mes lèvres. Avec mes 50 kilos, je ne faisais pas le poids face à ce grand gaillard au corps d’ancien sportif. Je me retrouvai vite allongée sur la couche, la robe retroussée et les bras bloqués par ses mains. Je me débattais de plus en plus mollement. Et quand sa bouche trouva la mienne, je succombai totalement. Il me libéra et mes bras entourèrent son cou. Sa langue était chaude et puissante, comme un avant-goût de pénis. Je sentis que Victor faisait glisser mon mini-slip et son doigt trouva ma vulve en fusion pour une longue caresse qui me fit onduler des hanches malgré moi. Puis il se releva et se mit entièrement nu. Dans un état second, je fis passer ma robe par-dessus ma tête, dégrafai mon soutien-gorge et, les coudes dans le couvre-lit, les cuisses légèrement ouvertes, j’attendis le mâle dont la verge longue et fine pointait déjà vers le plafond.
Mais Victor se laissa un court moment distraire par les ébats du couple voisin. Toujours en travers du lit, couchée cette fois, Francine subissait les assauts de son partenaire debout, en appui sur le matelas. Ses puissants coups de reins étaient ponctués par ma collègue de cris rauques – aw ! aw ! aw ! – qui me firent penser à l’aboiement d’une chienne en chaleur. Malgré moi, je souris, mais pas longtemps. Victor me tendait ostensiblement sa queue.

  • — Allez, maintenant faut y aller, mignonne, suce-moi, montre que tu sais donner du plaisir à un homme.

Je n’avais jamais pratiqué de fellation. Mon mari m’avait dit un jour qu’il trouvait ça « sans intérêt ». Je n’y étais jamais revenue. Mais au fond de moi, j’avais envie d’essayer. J’y allai d’abord avec précaution, comme si je voulais éviter de faire mal. Le gland avait un goût de fruit sauvage qui me plut d’emblée. Je me laissai guider par les mains de Victor posées sur ma nuque qui imprimait le rythme de la succion.

  • — Pompe-moi, engloutis-moi, joue avec ta langue, va plus loin, marmonnait-il entre ses dents.

Il semblait déjà marqué par le plaisir, et je me sentis flattée. Il me prit la main pour que je lui masse les bourses et le contact de ces belles glandes m’électrisa au point qu’il cria de douleur.

  • — Hou là, doucement, c’est précieux ces choses-là. Bon, à moi de te faire du bien maintenant.

Non sans étonnement, mais avec une impatience fébrile, je le vis écarter mes cuisses et plonger son mufle dans mon bas-ventre. Ô la merveilleuse sensation ! Sa langue prit littéralement possession de ma vulve, la fouilla dans ses replis les plus secrets, joua avec mon clitoris incandescent et déclencha d’abondantes sécrétions. Victor me releva un peu les jambes de manière à pouvoir laper d’un même mouvement de langue ma vulve et mon anus en s’attardant longuement sur celui-ci. J’écarquillais les yeux. Enfin, ça y était, je baisais, je baisais vraiment. Ni Céline, ni Mathilde ne pourraient plus m’impressionner.
Quant à Francine, elle pouvait encore m’en remontrer pendant quelques minutes, mais je me faisais fort de me hisser à son niveau. Il est vrai qu’elle avait encore beaucoup d’avance. Toujours couchée en travers du lit, elle jubilait des prouesses de son amant, dont je voyais la grosse matraque (bien plus grosse que celle de Victor) entrer et sortir de son cratère à une cadence de plus en plus rapide. À l’évidence, ces deux-là n’allaient pas tarder à jouir. Francine lançait des « ahou ! ahou ! ahou ! » et des « plus ! plus ! plus ! » qui me vrillaient les tympans, mais m’excitaient en même temps au plus haut point. J’avais follement envie d’être pénétrée maintenant, tout de suite, sans attendre. Victor avait deviné mon attente et enfilait tranquillement une capote. Puis il se positionna entre mes cuisses que j’écartai comme une danseuse étoile.

  • — Tu en as envie, hein ? Tu la veux, hein ? Dis-le que tu la veux, ma queue !
  • — Oui, oui !
  • — Mieux que ça ! Tu la veux, ma bite ? Dis-le !
  • — Oui, je veux ta bite !
  • — Eh bien, la voilà ! Prends ! Prends !

Ce fut comme si j’avais été transpercée de part en part, jusqu’à la gorge, par un barreau brûlant. Moi qui étais plutôt passive en amour, je me mis à ruer des quatre fers, à aller au-devant de ce pénis qui me comblait. Je griffais les épaules de Victor, ses flancs, ses fesses, pliée en deux, écartelée, les talons sur ses clavicules pendant que son membre creusait mon bas-ventre comme un marteau-piqueur.

  • — Tu baises, hein ? Dis-le que tu baises !
  • — Oui, je baise, chéri, je baise !
  • — Tu l’aimes le cul, hein, dis-le que tu l’aimes !
  • — Oh oui j’aime ça, je t’en supplie, ne t’arrête pas !
  • — Dis-le, bon Dieu, que tu aimes le cul !
  • — Oui oui j’aime le cul !

Je ne me reconnaissais plus, je perdais la tête, je n’étais plus moi-même. En m’obligeant à verbaliser, Victor déclenchait chez moi une véritable tempête des sens dont je ne me serais jamais crue capable. C’était comme si ses mots crus, ses admonestations que j’aurais moi-même jugées abominablement vulgaires la veille, sans oublier les ébats bruyants et salaces du couple voisin, avaient été l’allumette lancée dans un tas d’herbe sèche. J’étais devenue une autre femme. Une autre femelle plutôt. Tellement possédée par le sexe de mon amant que je ne m’étais même pas aperçue qu’à côté, Francine et son partenaire avaient déjà joui et nous regardaient baiser en se caressant mutuellement.
Soudain, Victor se détacha brutalement de moi et comprima fortement son membre de sa main, un rictus de douleur sur le visage.

  • — Tu remues tellement ton cul que j’ai failli jouir, me lança-t-il. Calme-toi un peu sinon je vais tout lâcher trop vite et ce serait dommage.

J’avais oublié qu’il avait 50 ans et qu’à cet âge, on ne recharge pas aussi rapidement le fusil qu’un jeune homme. Victor s’allongea, le sexe toujours fièrement dressé, heureusement, et m’invita à venir le chevaucher. Je pensai à Céline aux archives qui s’était mise accroupie pour s’empaler profondément sur le dard de son amant, et je tendis les mains.

  • — Tu veux comme ça ? Tu vas te fatiguer.

Tu parles ! Je m’en fichais bien, d’être fatiguée, j’avais trop envie de ce pal. Quand je fus bien remplie, je compris pourquoi Céline avait fait « hou ! hou ! hou ! » aux archives. Qu’est-ce, que c’était bon ! Mes jambes jouaient les amortisseurs et j’en prenais plein le vagin.

  • — Montre-moi ton cul, maintenant, je veux le voir remuer, ordonna Victor.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais alors que je m’imposais une nouvelle séance de grand huit, l’homme qui avait sauté Francine, sans doute stimulé par le spectacle, me présenta sa queue pour la sucer. Je fis non de la tête. Je voulais me consacrer uniquement à l’homme qui me donnait tant de plaisir.

  • — Bien fait, ricana Francine, si tu as encore envie, je suis toujours dispo, lança-t-elle à l’homme.

Sur ce, Céline passa la tête à la porte et embrassa la scène du regard : moi à cheval sur Victor, fesses tournées vers lui et agitant mon croupion, le mec rengainant sa queue et Francine à poil.

  • — Eh bien, vous n’avez pas l’air de vous ennuyer, tous les trois.
  • — Tu ne crois pas si bien dire, lança Francine. Notre chef est déchaînée. Si tu voyais le dos de Victor, tu croirais qu’il sort d’une cage de chats sauvages.
  • — Eh oh, c’est pas un peu fini les parlotes ? riposta mon amant. On ne peut pas être un peu tranquilles ?

De fait, ça mollissait un peu entre mes jambes. L’homme était déconcentré et je voyais le moment où notre partie de jambes en l’air initiatrice, si bien commencée, allait se terminer en jus de figues. Je compris qu’il fallait faire preuve d’autorité avec mes subordonnées, malgré l’incongruité du lieu et des circonstances.

  • — Bon allez, foutez tous le camp maintenant et laissez-nous seuls !
  • — C’est ça, on va à la piscine, ça nous fera du bien, répondit Francine en ramassant ses fringues et elle quitta la pièce toujours à poil en même temps que son partenaire.

Une fois la porte fermée sur notre intimité, Victor retrouva son allant et son verbe. Il me bascula à nouveau sur le dos et entreprit de lents va-et-vient.

  • — Tu sais, je commence à être un peu fatigué et je crois que je ne vais pas tarder à jouir. On va y aller tranquillement, sans se presser. Tu me sens bien ?
  • — Oui, je te sens bien, continue, c’est bon.

Il augmenta peu à peu la cadence dans un crescendo puissant qui m’atteignait de plus en plus profondément. Le plaisir était en train de m’envahir comme une onde puissante, des orteils à la racine des cheveux. J’attrapai les barreaux du lit derrière moi pour riposter plus vigoureusement à ses coups de boutoir. Il s’emballa, je décollai et ce fut l’orgasme, un orgasme ravageur et bruyant comme je n’en avais jamais éprouvé en vingt ans de vie sexuelle. Nous étions exténués et je crois bien que nous nous sommes endormis quelques minutes.
Un peu plus tard, nous descendîmes à notre tour à la piscine. Quelques couples étaient partis. D’autres se baignaient nus comme Francine et son amant. Dans une semi-pénombre, Céline faisait l’amour avec son mari, le chevauchant sur une chaise longue sans la moindre gêne. Je plongeai et après cette frénésie sexuelle qui était pour moi une profonde révélation, ce bain tiède agit comme un baume. Une heure plus tard, je rentrai chez moi et rejoignis mon mari endormi dans notre lit conjugal. Je m’effondrai et roupillai jusqu’à midi.
À mon réveil, mon mari déjeunait avec ma fille de 14 ans, et l’accueil fut plutôt froid.

  • — Alors, tu t’es bien amusée ?
  • — Oui oui, c’était sympa, une bonne soirée entre collègues.

Pour la première fois, je venais de mentir à mon mari et j’en étais mal à l’aise. Devais-je mettre cartes sur table ou occulter mes découvertes ? Je choisis un moyen terme. Dans l’après-midi, alors qu’il était en train de bricoler, je m’approchai de mon mari, l’enlaçai par derrière et lui mit directement la main sur son bas-ventre.

  • — Chéri, j’ai envie de baiser. Je veux ta queue.

Il sursauta comme si je l’avais mordu.

  • — Qu’est-ce qui te prend d’employer un langage pareil ? Tu deviens vulgaire, tout d’un coup.
  • — Je sais. Mais je dois te faire un aveu. Mes collègues m’ont fait découvrir le sexe sur Internet et ça m’a donné des idées. Je veux expérimenter ça avec toi.

Ma caresse de plus en plus insistante eut raison de ses hésitations. Je le sentais grossir. Je lui ouvris sa braguette, m’agenouillai, sortis son pénis et l’engloutis d’un coup. Je craignais sa réaction, lui qui m’avait dit un jour trouver « sans intérêt » la fellation.

  • — Oh mon Dieu, gémit-il, je ne t’aurais jamais cru capable de ça.

Après une longue succion, je l’entraînai dans notre chambre, le déshabillai entièrement, me mis à poil, m’allongeai et l’attirai entre mes jambes.

  • — Viens, baise-moi, tout de suite, j’en ai trop envie.

Dès qu’il me pénétra, je me mis à onduler, à gémir, à le griffer, à le serrer entre mes cuisses et surtout à l’apostropher avec toute la verdeur dont j’étais désormais capable. Mon mari me pilonnait avec un enthousiasme inédit. Je l’encourageai à la manière de Céline, Mathilde et Francine :

  • — Allez, vas-y, à fond, plus, plus, plus, mets-la-moi jusqu’aux couilles !

Cette dernière apostrophe agit immédiatement sur son cerveau. Il éjacula dans un grand râle après trois sauvages ruades. Je hurlai littéralement de plaisir au terme d’un coït court mais violent. Nous nous regardâmes, un peu sidérés mais comblés comme jamais.
Depuis, notre couple fonctionne mieux. Nous nous inventons des situations extravagantes pour faire l’amour. Nous jouons à l’adultère dans les hôtels. Nous baisons en rase campagne ou dans la voiture. Nous louons des cassettes pornos le samedi soir, pendant que notre fille est sortie et nous nous accouplons devant l’écran. Et tout ça à mon initiative.
Victor me sollicite parfois :

  • — On n’a pas encore fait le tour de la question. Je veux t’enculer, me murmura-t-il un jour à l’oreille, me faisant rougir jusqu’aux orteils.

Mais jusqu’à présent, j’ai ignoré ses invites. Mon mari suffit à mon imaginaire et je crois avoir développé le sien. Quant à mes collègues, je ne leur ai rien caché de mon évolution et elles s’en montrent ravies. Il paraît que je suis devenue moins chiante au boulot depuis que j’ai appris à baiser.

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Histoire Coquines - Crise

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 2:28

C’est du Feydeau !
Après quelques instants de stupeur, c’est la pensée un peu saugrenue qui vient à Bernard. Pour un peu, ça le ferait presque sourire.
Pourtant, trouver sa femme le peignoir ouvert, le slip aux genoux, la bouche collée à celle de Pierre et le sexe dissimulé par la main très active de ce dernier, n’a rien qui devrait l’amuser.
Mais c’est vrai que c’est du Feydeau : le mari qui rentre plus tôt – il a eu une réunion de travail qui a été annulée au dernier moment – et qui trouve sa femme en galante compagnie avec un ami de la famille, c’est un grand classique. Dire que la semaine prochaine ils allaient fêter leurs quinze ans de mariage… Quinze ans sans nuages, bien sûr quelques disputes, des points de vue parfois différents. Quinze ans de fidélité… Enfin, de sa part tout au moins.
Il commence par être abasourdi, Bernadette, sa Bernadette, là, comme ça. Il sent poindre de la colère. Il la chasse et se calme. De toute manière, larmes ou cris, ça ne changera rien. Brusquement, il se sent détaché, au-dessus de tout ça. Il va prendre un peu de distance.
Justement, sa collègue Andrée devait aller au congrès la semaine prochaine. Elle a un empêchement et cherche désespérément quelqu’un pour la remplacer. Il aurait dû y participer, mais il avait décliné à cause de son anniversaire de mariage. Eh bien ! Il va retirer une épine du pied d’Andrée. Bon, en attendant le départ pour Prague, il ne va pas rester ici.
Toutes ces pensées n’ont pris que quelques instants.
Ils ne se sont pas encore aperçus de sa présence. Il ramasse sa serviette, qu’il avait lâchée. Ils cessent de s’embrasser. Bernadette commence à dire :

  • — Arrête…

À ce moment elle le voit, ses yeux s’écarquillent.
Elle réussit enfin repousser vigoureusement cet animal de Pierre, dont la prise s’est brusquement relâchée. Elle se demande ce qui lui a pris. Elle aurait dû le faire depuis longtemps. Depuis qu’il s’était montré entreprenant. C’est un ami, il était venu rendre, en passant, des livres qu’il avait empruntés à Bernard. Elle sortait de la douche quand il avait sonné, et c’est en peignoir qu’elle lui avait ouvert. Il s’était rapidement montré empressé. Au début, elle avait pris ça comme une plaisanterie, même lorsqu’il l’avait coincée contre le mur. Quand il lui avait ouvert le peignoir et baissé le slip, elle avait encore tenté de le raisonner, mais il lui avait fermé la bouche d’un baiser. Au moment où elle allait lui donner la paire de claques qu’il méritait, elle avait vu Bernard.
Cet imbécile de Pierre n’a encore rien remarqué, il reste les bras ballants. Ça y est, il a fini par s’apercevoir de l’arrivée de Bernard. Il s’éloigne enfin d’elle. Elle reprend son souffle. Elle va tout expliquer à Bernard, mais il tourne les talons. Elle veut le rattraper, mais elle a oublié le slip qui lui entrave les jambes. Elle trébuche et ne trouve rien de mieux à faire que de se raccrocher à Pierre en poussant un cri.
Bernard se retourne, lève les sourcils et sort. Elle se rajuste et se précipite pour le rejoindre, mais en partant il a donné un tour de clé. Le temps qu’elle trouve la sienne et ouvre la porte, il n’est plus dans l’escalier. Elle le dévale à toute vitesse pour déboucher sur le trottoir. Elle regarde autour d’elle et ne l’aperçoit pas. Elle court jusqu’au coin de la rue, personne. Il a disparu, il a dû partir de l’autre côté. De toute manière, maintenant elle ne le rattrapera plus. Elle retourne chez elle sans voir les passants qui la regardent.
À son retour, l’appartement est vide ; Pierre a pris la poudre d’escampette. Elle essaye de téléphoner, mais ne peut que laisser des messages. Elle s’écroule dans un fauteuil pour pleurer devant tout ce gâchis. Tout s’est enchaîné de la pire manière possible. D’abord, elle aurait dû être au bureau, mais elle venait de finir un travail fastidieux et n’avait pas voulu se remettre sur un autre ; elle était donc rentrée plus tôt. Pierre qui l’avait surprise au sortir de la douche et qui avait perdu les pédales. Ensuite elle avait trop tardé à le repousser et enfin Bernard qui était arrivé au plus mauvais moment. Une minute plus tôt, il n’y avait pas de problème et une plus tard, elle aurait remis l’autre débile à sa place. Elle imagine parfaitement le spectacle qu’elle devait offrir.
En quittant l’appartement, Bernard, après un dernier regard à sa femme accrochée à Pierre, est descendu au garage prendre la voiture. Mais avant il décide de téléphoner à Isabelle, la femme de Pierre. Il n’y a pas de raison qu’il s’en tire à bon compte. Qu’il en bave un peu aussi chez lui ! Il regrette un peu, pour Isabelle, de venir casser la baraque, mais il ne faut pas la laisser mourir idiote et lui ouvrir les yeux sur son cher et tendre.
Isabelle croit d’abord à une mauvaise plaisanterie puis, incrédule, se rend à l’évidence, ce n’est pas un gag. Quand Bernard raccroche, elle est aussi abattue que furieuse. Il téléphone ensuite à sa collègue pour lui dire qu’il la remplacera au congrès de Prague et que demain et vendredi il ne viendra pas, mais ira vérifier comment se passe le stockage des documents dans les nouveaux entrepôts qui ont été loués pendant les travaux.
Bernadette essaie plusieurs fois de l’appeler, mais il ne décroche pas et efface les messages sans les écouter. Il réfléchit : se retirer sur l’Aventin n’est pas une solution, mais prendre un recul de quelques jours est nécessaire. Il décide de téléphoner à Julien, leur fils aîné qui a quinze ans. Il doit être dans le train, il rentre de chez sa grand-mère pour partir vendredi soir, les parents d’un copain l’ayant invité à passer une semaine en Bretagne. Il s’arrête à une cabine. Il lui dit que son téléphone fonctionne mal, qu’il n’a pas réussit à joindre Maman. Qu’il la prévienne en rentrant qu’il est en mission dans les nouveaux entrepôts de l’Oise et que, pour éviter des allées et venues, il logera à proximité. Et qu’ensuite il ira à un congrès à Prague, à la place de sa collègue Andrée qui a eu un empêchement majeur. Il n’en rentrera qu’en fin de semaine prochaine.
Quand son fils rentre et lui délivre le message de Papa, Bernadette sent son cœur se serrer, mais s’efforce de ne rien laisser paraître devant Julien. Elle ferme à peine l’œil de la nuit.
Tandis qu’il roule, Bernard ne sait quel parti il doit adopter. Aucune option ne lui paraît satisfaisante. Partir ou rester. D’un côté les enfants en pâtiront. Que leur dire pour justifier ce départ, sans donner de leur mère une image négative ? Et rester, avec ce fossé qui vient de s’ouvrir… Une fois dans sa chambre d’hôtel, il doit faire appel à toutes ses techniques de contrôle de soi pour faire le vide dans son esprit et s’endormir.
La journée du lendemain, elle tente vainement de contacter son mari. Son portable est éteint ou il ne répond pas, il n’est pas à son bureau, où sa collègue se confond en remerciements et s’excuse de leur avoir gâché leur anniversaire de mariage, mais son grand-père vient de décéder hier et l’enterrement doit avoir lieu à Pau mardi, elle prend le train ce soir.
Elle demande le numéro de téléphone des entrepôts. Quand elle appelle, comme par hasard Bernard n’est pas trouvable. Elle doit donc continuer à ronger son frein en essayant de faire bonne figure au bureau, à cause de ses collègues, et à la maison pour Julien. Sophie et Sylvie les deux plus jeunes, sont heureusement restées en Touraine, chez sa belle-mère qui doit les ramener samedi en huit, le 21 juillet.
Elle s’expliquera, il comprendra. Enfin elle l’espère. Sous ses dehors affables, c’est un misanthrope, pessimiste sur la nature humaine, fataliste, et malgré tout compatissant, toujours prêt à rendre service et à aider, réprimant le plus souvent son ironie et son humour froid pour des choses plus aimables et légères.
Elle doit lui parler avant que les enfants reviennent, car elle doit ensuite partir avec eux à la maison de campagne. Elle doit lui parler, car plus le temps passera, plus ce sera difficile. C’est trop bête, quinze ans de bonheur ne peuvent pas s’évaporer comme ça. Surtout qu’elle l’aime, son Bernard. C’est trop injuste. Mais une faiblesse qu’elle avait enfouie au fond d’elle ressurgit. Il y a sept ans, à la fin d’un stage, elle avait, sur un coup de folie, eu une aventure avec un autre participant. Dès le réveil, elle avait immédiatement regretté cette nuit. C’est peut-être le destin qui lui présente l’addition en différé.
Bernard se plonge dans le travail. Il a coupé son téléphone. Depuis qu’il est tout petit, il s’est contraint à une autodiscipline sans faille, parce qu’il s’était juré de ne pas tomber dans le même travers que son père, qui était colérique et perdait dans certains cas tout sens de la mesure, alors qu’il était la crème des hommes. Aujourd’hui c’est une bénédiction, sinon il y aurait de quoi devenir fou. Il réussit à chasser de son esprit toute préoccupation personnelle. Demain il réfléchira plus calmement.
Le lendemain, Bernard a décidé de repasser à la maison. Il verra Julien et prendra sa valise, mais rien de plus. Quelques jours de réflexion apaisée lui semblent nécessaires. Quand il arrive, le fiston est seul. Il prépare ses bagages. Bernadette arrive. Quand elle le voit, elle se précipite vers lui ; il la prend par les épaules et l’embrasse sur la joue.
Quand elle a vu son mari souriant, discutant avec Julien, Bernadette s’est sentie rassurée. Il est là, il est revenu, il a écouté ses messages, il a compris. Elle se jette dans ses bras. Mais c’est la douche froide. Il la prend par les épaules, non pas pour la serrer, mais pour la tenir à distance. Il évite ses lèvres pour lui effleurer à peine la joue et se recule avant qu’elle ne puisse l’embrasser. Elle est abasourdie. L’air toujours affable, il dit :

  • — J’avais peur de devoir partir avant que tu ne rentres. Mon train part dans une heure dix gare du Nord. J’ai bien failli ne pas pouvoir te dire au revoir. Vous pouvez m’accompagner en allant chez le copain de Julien.

La tête vide, elle acquiesce. Quand elle reprend pied, il est déjà sorti de la pièce pour aider Julien à chercher ses bagages. Elle essaie de positiver. Il est revenu, il n’a pas fait d’esclandre, à vrai dire ce n’est pas ce qu’elle redoutait, elle le sait trop maître de lui. Mais cette distance souriante, sans rien demander, sans rien dire, ça la désarçonne. Ce doit être parce que Julien est là, ou qu’il veut réfléchir posément. Il ne fait rien de manière impulsive.
Elle le dépose à la gare. Sur le quai, son « au revoir » est aussi distant que son bonjour. Elle en ravale difficilement ses larmes. Elle conduit son fils chez son copain. Les parents de ce dernier la gardent à dîner. Elle a du mal à fixer son attention sur la conversation. Son esprit inquiet revient toujours vers Bernard.
Dans son train, il se demande s’il a choisi la bonne solution. Julien ne s’est douté de rien. Bernadette avait eu l’air un peu désemparée quand il l’avait tenue éloignée. Mais que diantre, elle ne devait quand même pas s’attendre à ce qu’il lui saute au cou comme si de rien n’était ! Il préfère chasser tout ça de son esprit et se concentrer sur son séjour à Prague, sur le congrès et l’intervention qu’il doit présenter à la place de sa collègue – heureusement qu’ils l’avaient préparée ensemble. Et sur la ville, qu’il avait envie de visiter depuis longtemps.
La semaine passe, laissant Bernadette sans aucune nouvelle de son mari. Même le 18 juillet, le jour anniversaire de leur mariage, c’est le silence. Ce jour-là Bernard n’a pu s’empêcher de penser à elle. Il a failli lui envoyer un courriel, mais avait renoncé, ne sachant pas quoi dire.
Durant cette nuit, Bernard ne verrouille pas son esprit. Il pense à sa Bernadette et à leur histoire, et à 1 000 km de là, elle aussi y pense.
Elle le connaît depuis qu’elle a quatre ans, lui en avait treize. Il était en seconde avec son frère qui en avait quinze. Curieusement, Antoine s’était lié d’amitié avec ce gamin trop sérieux. Quand il venait, c’était beaucoup pour travailler, contrairement aux autres copains qui venaient plutôt pour discuter et rigoler. Elle aussi le trouvait trop sérieux, mais elle avait tout de suite été attirée par lui car, contrairement aux autres, il ne l’ignorait pas, lui parlait, jouait même avec elle. Lui était étonné par cette petite fille rieuse, qui lui montrait l’enfance qu’il n’avait pas vraiment connue. Jusqu’au Bac, il avait été un habitué de la maison. Après qu’il l’ait obtenu à quinze ans avec les félicitations du jury, il s’était fait plus rare, n’ayant pas pris la même orientation que son frère. Puis, à dix-sept ans, il avait disparu. Son frère lui avait appris qu’il avait devancé l’appel.
Elle ne l’avait pas oublié quand, cinq ans plus tard, elle visitait les archives nationales avec sa classe. Elle était dans un atelier de restauration quand elle le reconnut, parmi les gens au chevet d’un vénérable document. Elle alla lui taper sur l’épaule. Il s’était retourné interrogateur :

  • — Que puis-je pour vous, Mademoiselle ?
  • — Je suis Bernadette… La sœur d’Antoine Charon.

Il avait souri.

  • — Eh bien, tu as bigrement changé ! Tu es une jeune fille, maintenant.

Elle l’avait convaincu de retrouver le chemin de la maison, le surlendemain, un samedi. En partant elle lui avait sauté au cou. Elle s’était fait charrier par les copines, mais cela l’avait laissée indifférente, elle était trop contente. Il avait tenu parole et était venu. Son frère était content de le revoir. Ils avaient beaucoup parlé tous les deux, elle était restée avec eux toute la soirée. Lui aussi avait été content de revoir son copain.
Après ces retrouvailles, Antoine et lui se voyaient de nouveau régulièrement. Quand Bernadette le savait, elle s’arrangeait pour venir s’incruster. Lui ne s’était pas rendu compte tout de suite de l’attrait qu’il exerçait sur la jeune fille. C’est le frangin qui lui avait ouvert les yeux, il en avait été étonné. Elle avait quatorze ans et lui vingt-trois.
Il n’avait rien fait pour l’encourager, bien au contraire. Il lui avait même présentée Sophie, sa petite amie. Elle se rappelait encore ce moment, elle venait d’avoir quinze ans. Elle avait serré les dents pour ne pas éclater en larmes devant lui. Elle avait malgré tout continué à le voir le plus souvent possible. Elle allait en avoir dix-sept quand Bernard et Sophie s’étaient séparés. Ils avaient une conception trop éloignée de la vie en commun. Il était tombé de haut quand il s’était rendu compte que sa chérie trouvait normal d’essayer tous les mâles et parfois même les femelles qui lui plaisaient. Elle trouvait presque bizarre qu’il n’en fasse pas autant. Il revoyait encore la scène qui avait tout déclenché : elle était au lit avec une de ses copines et l’avait invité à se joindre à elles.
Bernadette n’avait jamais su avec précision les causes de cette rupture, elle s’en fichait, la voie était libre. Elle avait harcelé son frère et toutes les personnes qui connaissaient Bernard pour qu’ils l’invitent, officiellement « pour lui remonter le moral », mais en réalité pour le rencontrer. Au début, Bernard avait trouvé quand même étrange d’être convié si souvent. La présence constante de Bernadette en ces occasions lui avait mis la puce à l’oreille. Il avait dans un premier temps été amusé, car il voyait malgré tout en elle la petite fille qu’il avait connue. Mais il s’était rapidement rendu compte que ce n’était plus une petite fille, mais une femme, jolie, décidée et amoureuse. Échaudé par sa précédente expérience et craignant de s’attacher à elle comme à une bouée de sauvetage, il avait joué les anguilles, refusant beaucoup d’invitations.
Il lui avait fallu peu de temps pour comprendre le jeu de Bernard. Elle avait failli en crier de frustration. Elle savait qu’il n’y avait pas d’autre fille. Bien décidée à ne pas se laisser rebuter, elle avait pris un soir son courage à deux mains et était allée sonner à sa porte. Elle l’avait regardé dans les yeux pour lui demander pourquoi il l’évitait. La question l’avait embarrassé. Il réfléchit un moment avant de répliquer. Elle avait le cœur qui cognait, se demandant ce qu’il attendait pour répondre.

  • — Je ne t’évite pas. Je sors moins, nous avons donc moins l’occasion de nous rencontrer.
  • — Si tu sors moins, c’est pour ne pas me voir. Je suis si désagréable à regarder ?
  • — Que non ! Tu es même sacrément jolie.
  • — Alors ! Pourquoi me fuis-tu ?
  • — Je te connais depuis que tu es toute petite.
  • — Ça change quoi ?

Il n’avait rien de logique à répondre. Forçant son avantage, elle enchaîne :

  • — J’ai peut-être des tares dont je ne me rends pas compte ?
  • — Pas que je sache. Mais tu es comme une sœur pour moi.
  • — Comme une sœur. Pas une sœur.
  • — Et puis j’ai presque dix ans de plus que toi.
  • — Oui, et alors, la belle affaire !
  • — Je ne suis pas un grand comique, je manque un peu de fantaisie.
  • — Ça m’est égal. Je t’aime. Je t’aime comme tu es. Parfois un peu trop sérieux, mais si gentil, si attentionné, si…

Il lui posa la main sur la bouche en riant.

  • — Arrête ! Je vais avoir les chevilles qui vont enfler, ou je ne vais plus savoir où me mettre. Venant de toi c’est…

Elle aussi l’avait fait taire, mais d’un baiser. Il s’était laissé aller. Il se rendait compte qu’il y tenait, à cette foutue gamine. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’ils se retrouvent nus sur le lit. La nuit tombait et ils ne pensèrent pas à allumer la lumière.
Il l’avait longuement caressée et embrassée. Elle était sur un nuage. Elle avait fermé les yeux. Sentir des mains, les mains de Bernard parcourir son corps c’était merveilleux. Il avait commencé par le cou, les épaules, les hanches, le creux des genoux. Puis était venu aux cuisses et au ventre, avant de lui effleurer une première fois ses seins aux pointes déjà dressées. Elle eut un gémissement. Les mains ne s’attardèrent pas, mais revinrent peu après, plus insistantes, en même temps qu’un baiser venait chercher sa langue. Puis il l’embrassa, dans le cou, sur les épaules, avant que sa bouche ne s’occupe de sa poitrine. En même temps que sa tête descendait, sa main aussi descendait pour venir jouer dans son petit buisson. Elle écarta les cuisses et bascula le bassin pour qu’il poursuive jusqu’à son sexe humide. Il la fit languir encore un peu. Elle sentit la main qui approchait lentement, qui lui caressa la fente avant d’écarter les lèvres et de dégager son petit bouton. C’était bon, encore meilleur que lorsqu’elle le faisait. L’embrasement ne tarda pas à venir. Quand elle se caressait, après avoir pris son plaisir la tension retombait et elle s’arrêtait, mais là Bernard, bien qu’il n’ait pas pu ignorer qu’elle avait pris son pied, avait continué. Après un bref moment où une heureuse lassitude s’était abattue, elle avait « redémarré », et lorsque les lèvres de Bernard avaient pris possession de sa chatte, elle avait cru défaillir. Il l’avait amenée une deuxième fois à la jouissance, et il continua, et elle repartit.
Malgré le feu qui l’embrasait, elle le repoussa et lui demanda de la prendre. Il vint sur elle. Elle noua ses bras autour de son cou. Elle hésita, mais préféra l’avertir d’un murmure à l’oreille qu’il était le premier. Puis elle l’embrassa, goûtant sur ses lèvres le saveur de sa liqueur. Il ne s’en était pas encore rendu compte, cela l’avait un peu surpris, car lorsqu’ils s’étaient retrouvés sur son lit, il était loin de penser que c’était une première pour elle. Il allait redoubler d’attention.
Elle sentit la colonne de chair osciller entre ses cuisses, parcourir sa fente avant qu’elle ne se fraie un chemin dans son intimité. Il fit des allers et retours lents, elle se contracta légèrement quand il heurta l’obstacle. Il prit un peu plus de recul et s’enfonça en elle d’un coup. Quelque chose céda. La douleur la fit tressaillir, mais elle noua plus fermement encore ses bras et jambes autour de son amant. Car son amour était maintenant son amant. Ça lui faisait une drôle d’impression de sentir ce pieu planté au plus profond d’elle, de le sentir aller et venir. Il s’était répandu sur son ventre. Ça la brûlait un peu mais elle était restée accrochée à lui pour le sentir contre elle. Il avait fini par basculer sur le côté, mais ils étaient restés enlacés. Quand ils s’étaient levés, ils s’étaient aperçus qu’elle avait saigné. Le temps de se préparer, il était presque une heure du matin quand il la déposa chez elle. Et en rentrant il s’en rappelle, il avait dû changer toute sa literie.
Deux jours plus tard, quand il l’avait rencontré, Antoine lui avait donné une grande claque sur l’épaule :

  • — Alors, tu as fini par te rendre compte que ma petite sœur avait grandi ?

Bernard fut interloqué, l’autre enchaîna :

  • — Ho ! Elle n’a rien dit, mais ce n’était pas la peine, c’est évident. Un, dans la famille c’est un secret de polichinelle, tout le monde sait depuis longtemps qu’elle en pince pour toi. Beaucoup pensait que ça passerait, surtout quand tu as présenté Sophie, mais il n’en n’a rien été.

Deux, ce n’est plus une gamine.

Trois, tu l’as raccompagnée à la maison tard dans la nuit, c’est vrai que ce n’est pas la première fois, mais quand elle s’est levée, elle était rayonnante. Rayonnante comme une femme, peut l’être quand elle est amoureuse et comblée.

Quatre, et si tu te voyais, tu irradies la joie de vivre, ce qui depuis quelque temps n’était pas forcément le cas.
Il n’avait pas nié. Quelques mois plus tard ils se marièrent. Elle venait tout juste d’avoir ses dix-huit ans, et peu avant ses dix-neuf ans naissait Julien.
Repenser à ces instants de bonheur le rendit plus mélancolique et indécis qu’autre chose.

–––ooOoo–––

Le congrès se finit le jeudi, il décide alors de prolonger son séjour. Il téléphone à la maison en milieu de journée, pour laisser un message sur le répondeur, Bernadette étant à cette heure à son travail. Il annonce que Prague est une ville magnifique et qu’il y reste pour pouvoir la visiter jusqu’à samedi. Il rentrera par le train de nuit et sera là dimanche.
Quand elle en prend connaissance, Bernadette se sent frustrée. Elle espérait avoir une explication avec lui avant d’avoir les enfants à la maison. Elle est certaine qu’il a calculé son retour, justement, pour l’éviter. Mais bon Dieu, il faudra bien qu’un jour ils parlent ensemble, qu’il y ait un dialogue. Ce n’est pas possible, il ne pouvait pas croire qu’il arriverait à faire l’impasse là-dessus.
Il rentre à la maison le dimanche en début d’après-midi, souriant, paraissant gai, mais aussi distant avec elle qu’à son départ. Il raconte son séjour, décrit les merveilles qu’il a vues. Il donne aux enfants le petit souvenir qu’il a ramené pour eux. Il lui tend ensuite un paquet. Elle est surprise, cela n’est pas logique. Elle l’ouvre. C’est un splendide vase en cristal de Bohême.
Avant qu’elle ne puisse dire ou faire quoique ce soit, il se lève en disant que si les enfants veulent voir leur copains et copines et si l’on veut avoir un peu d’eau chaude à la maison de campagne ce soir, ils ne doivent pas tarder à partir, pour que le chauffe-eau fasse son office. Les enfants manifestent leur approbation, et les bagages sont rapidement descendus. Bernadette pense que ce soir elle tient enfin sa conversation. Mais un nouveau coup l’attend. D’habitude, Bernard les accompagne, la maison de campagne étant distante d’à peine cent kilomètres de Paris, et il repart travailler le lundi matin en train. Mais alors que les enfants sont déjà en voiture, il annonce qu’aujourd’hui il restera à Paris pour finir le compte-rendu du Congrès. Il l’a roulée, elle ne peut plus reculer, elle doit partir. La mort dans l’âme, elle démarre. Elle le voit dans le rétro faire de grands gestes de la main.
Bernadette est découragée. Elle ne se fait pas d’illusions, elle ne pourra pas avoir son mari au téléphone. Elle a tort, c’est même lui qui téléphone, mais cela ne change rien, car il s’arrange pour le faire du travail et toujours au milieu de ses collègues, jamais d’un poste isolé. Et comme par hasard, il a « oublié » son portable dans la voiture et la ligne de la maison est « inexplicablement » inaudible, il doit s’en occuper.
Bernard sait qu’il ne pourra éviter l’explication avec Bernadette. Après le départ des enfants pour la colo, ils auront tout le temps pour ça. D’ici là…
Le lundi soir une surprise l’attend à son retour du bureau. Alors qu’il s’approche de la maison, on l’interpelle : Isabelle. Tout de go, elle lance :

  • — Après s’être engueulés avec Pierre, j’étais retournée chez mes parents. Il est venu pleurnicher près de Maman, elle s’est laissée attendrir et tout à l’heure je l’ai retrouvé dans leur salon. Je suis partie en claquant la porte. Je me suis rappelée que tu devais être seul cette semaine, et ici c’est le dernier endroit où il pensera à venir me chercher. Alors j’ai guetté ton retour pour savoir si tu veux bien m’héberger quelques jours ? J’ai besoin d’un peu plus de temps pour réfléchir sereinement, sans l’avoir ni lui ni mes parents sur le dos.

Il va dire non, mais elle a l’air tellement désemparée qu’il finit par accepter. Il pourrait presque être son père. Voyons, elle a juste dix ans de moins que Bernadette, elle a donc vingt-quatre ans et lui quarante-trois. Mais il l’avertit qu’il ne pourra l’héberger que jusqu’à jeudi, Bernadette et les enfants rentrant le lendemain.
Ils parlent toute la soirée. Elle pensait que sa femme et lui s’étaient expliqués. Il lui raconte que ne voulant prendre aucune décision impulsive, il préférait prendre le temps de réfléchir. Il avait donc évité toute discussion avec elle. Il s’était arrangé pour qu’ils n’aient pas de tête-à-tête, mais avait fait en sorte que les enfants ne se doutent de rien. Il sait qu’il ne doit pas trop repousser l’échéance, mais il est encore indécis. On ne tire pas un trait sur plus de quinze ans de sa vie comme ça.
Elle aussi est incertaine de sa conduite, mais ça ne fait que deux ans qu’ils sont mariés. Elle l’aime encore, ils parlaient d’avoir un enfant. De toute manière, même s’ils restent ensemble, elle est bien décidée à lui faire payer. Comme elle est partie sans prendre de bagages, il lui passe une chemise de nuit de Bernadette et l’aide à faire le lit dans la chambre d’ami.
Isabelle est restée à la maison, elle a pris quelques jours de congés, craignant que Pierre ne la poursuive jusqu’à son travail. Elle a été faire quelques courses et a préparé le repas du soir. Après le dîner, ne désirant pas ressasser la discussion de la veille, Bernard se plante devant son ordinateur pour peaufiner son compte-rendu du congrès.
Le lendemain, après le repas, ils discutent, de tout et de rien, de cinéma, d’exposition, de leur métier, de leur vie. À un moment, Isabelle demande comment ils occupent leur soirée. Bernard explique qu’avec des enfants, les soirées s’occupent toutes seules. Ce n’est qu’une fois tout ce petit monde au lit qu’ils ont parfois un peu de temps pour eux, et que pour sortir, ça doit se prévoir à l’avance. Il lui retourne la question. Eux n’ayant pas encore d’enfants, pour les sorties, c’est évidemment plus pratique et elles peuvent se faire sur un coup de tête. À la maison, de temps en temps, ils vont regarder des sites coquins sur Internet. C’est aussi sur Internet qu’ils ont trouvé l’idée de jeux, avec des gages libertins. Bernadette et lui n’ont jamais été sur ce genre de site, et avec le contrôle parental activé ils risquaient peu de tomber dessus par hasard.
Isabelle lui dit qu’avec Bernadette ils devraient aller y voir de temps en temps, ça peut pimenter certaines soirées. Avant de répondre, il note au passage qu’elle parle comme si Bernadette et lui allaient se retrouver. Il lui que dans ce genre de site, il y a tout et le contraire de tout, le bon comme le pire. Elle l’entraîne vers l’ordinateur en lui disant qu’elle va lui en montrer quelques-uns qu’ils aiment bien avec Pierre. Ils surfèrent pendant deux bonnes heures, riant beaucoup. Puis chacun va faire ses ablutions dans sa salle de bain.
Bernard finit de se rincer quand il entend un bruit sourd suivit d’un cri. Il enfile un peignoir et se précipite dans l’autre salle de bain. Il y trouve son invitée assise par terre. Il s’inquiète. Elle a glissé et est tombée sur les fesses. Il l’aide à se relever. Il y a heureusement plus de peur que de mal. Il la soutient et brusquement il réalise : elle est nue. Il la regarde, elle a la tête penchée, il suit son regard. Elle fixe son peignoir ouvert. Il ne risquait pas de le fermer, car il n’a plus de ceinture. Quand il s’en aperçoit, il ne réussit pas à maîtriser une érection. Ils se regardent, ils rougissent, mais leurs yeux restent accrochés. Tout bascule, leurs corps se rapprochent, leurs lèvres s’unissent. Il faut bien avouer que les deux grandes heures d’Internet ne les ont pas mis dans les meilleures dispositions pour résister à la tentation et ce n’est jamais en même temps qu’ils pensent à se montrer raisonnable. Aussi ne le sont-ils pas.
Chacun entraînant et se faisant entraîner, ils se retrouvent dans la chambre d’amis, sur le lit pour être plus précis. C’est quand même plus confortable que le carrelage de la salle de bain. On peut être perturbé, mais il y des limites. Ils inaugurent leur infidélité par un 69. Brusquement il s’arrête. Elle a un grognement de protestation. C’est difficile de faire plus quand on a bouche pleine. Elle craint que son côté raisonnable ne reprenne le dessus.

  • — Et si nous faisions un jeu ?

Point n’est besoin de préciser à quel genre de jeu il fait allusion. Son appréhension remise au placard, elle acquiesce, marquant son enthousiasme d’un baiser. Ils se précipitent vers l’ordinateur. Les cartes gages sont imprimées et fébrilement découpées. Toutes celles ayant trait à un strip-tease sont écartées : étant déjà nus, elles sont inutiles et ils redoutent s’ils se rhabillent, pour avoir le plaisir de l’effeuillage, que l’un d’entre eux se retrouvant vêtu ne soit pris de mauvaises idées.
La grille de marque est étalée et les cartes distribuées. Comme elle le pensait, il perd. Elle se sait bonne joueuse. Souvent, elle laisse discrètement gagner Pierre, sinon cela ne lui arriverait pas souvent. Elle a choisi ce jeu pour avoir le plaisir de battre Bernard et le mettre à sa merci. Il commence par un gage où il doit lui embrasser les mains, un autre où il doit lui caresser la poitrine puis lui embrasser. Après quoi c’est sa fente qu’il lèche. Au coup suivant, elle espère qu’il devra se caresser le sexe. Elle jubile déjà en pensant à sa gêne. Pas de chance, ça rate. C’est elle qui doit venir lui caresser la poitrine et l’embrasser dans le cou. Le tour suivant lui échappe encore, elle doit lui embrasser la poitrine.
La partie se rééquilibre. Elle doit lui lécher les boules. La chance tourne de nouveau et elle gagne un délicieux cunnilingus. Elle est passée à côté de le voir se branler. Mais cette fois-ci ça doit marcher. Hélas, pour elle, elle déchante. Elle se met à perdre avec régularité. Pourtant elle n’a pas un mauvais jeu. Elle doit successivement lui embrasser les fesses, lui sucer le sexe. En plus il a réussi à avoir le bonus photo, il doit photographier ou filmer tous ses prochains gages. Il n’avait pas l’air d’aller chercher son matériel, mais elle lui rappelle que ça fait partie du jeu. La suite des évènements sera donc immortalisée.
Elle doit se caresser, d’abord les seins, puis la chatte. Elle ne comprend pas, sur ce dernier coup elle devait gagner, mais il a réussi à mettre par terre sa combinaison. Bernard, la voyant un peu songeuse, remarque innocemment qu’il pensait que les jeunes filles mettaient plus d’enthousiasme quand elles s’astiquaient. Qu’elles ne faisaient pas ça d’un doigt distrait en pensant à autre chose. Elle se remet à l’ouvrage avec conviction, avec tellement de conviction qu’elle prend son pied. Il lui fait un sourire :

  • — Là, rien à redire.

C’est avec les jambes un peu molles qu’elle reprend la partie. Mais elle ne gagne pas davantage. Elle doit se faire prendre en missionnaire. Le tour d’après, c’est en levrette qu’elle se fait baiser. C’est à ce moment que Bernard, ne pouvant se contenir, se répand en elle. De le sentir gicler déclenche un nouvel orgasme.
Nouvelle partie perdue ! Cette fois-ci elle doit se masturber avec un gode. Comme il n’y pas ce genre d’article céans, Bernard, galant, après quelques secondes de réflexion lui propose une bougie en nid d’abeille. Il ne voudrait surtout pas qu’elle se sente lésée. Le diamètre d’au moins sept ou huit centimètres est respectable, mais elle se met bravement à l’œuvre, elle fait disparaître doucement le cylindre dans ses entrailles. La surface irrégulière lui procure des sensations. Elle lui fait faire des allers-retours, d’abord lentement, puis de plus en plus vite. Le gage se finit, mais elle doit conserver l’engin au fond de son intimité durant tout le tour suivant, qu’elle perd également. Quand elle tire le nouveau gage, elle se trouble et fait tourner le bout de papier entre ses mains. Il s’en aperçoit et se demande ce qui se passe et ce qu’il y a d’écrit.

  • — Avec Pierre, on l’avait retiré.
  • — Il n’y a qu’à faire la même chose et tu en tires un autre.

Elle reste silencieuse, puis brusquement elle se décide, comme on se jette à l’eau :

  • — Ça ne serait pas du jeu. Les règles sont fixées en début de partie, on ne les change pas au milieu.
  • — Si nous sommes d’accord, il n’y a pas de problèmes, tu peux en tirer un autre.
  • — Non ! C’est tiré, c’est tiré.

Et elle lui tend le bout de papier. Il lit : « Se faire enculer ». Elle précise d’une petite voix :

  • — Ce sera la première fois, j’ai toujours refusé à Pierre de… de passer par là.

Il propose de nouveau de passer à un autre gage, elle s’y refuse catégoriquement. Bernard va donc chercher dans l’armoire à pharmacie un lubrifiant qui sert habituellement aux thermomètres. Elle est un peu nerveuse, lui aussi d’ailleurs. Avec Sophie, ils avaient fait ça quelques fois et jamais avec Bernadette. Il sait qu’il faut être beaucoup plus doux et bien préparer l’endroit.
Pour la détendre il commence par lui manger la chatte, lançant quelques incursions un peu plus bas. Elle se met à quatre pattes. Après avoir appliqué un peu de gel à l’endroit idoine, il lui masse doucement la rosette. Il fait rentrer un doigt. Le mouvement circulaire de son index assouplit le muscle, son majeur le rejoint. Ne ressentant pas de douleur, elle se tranquillise et ne se détend que mieux, d’autant que de l’autre main il lui taquine son petit bouton. Il retire ses doigts, remet un peu de gel, et sur la lancée s’en enduit aussi. Il pointe son gland vers l’orifice offert. La place s’est déjà rendue, il ne reste plus qu’à l’occuper, en espérant qu’il n’y ait pas de résistance imprévue, malgré les reconnaissances qui augurent au mieux de l’opération. La colonne franchit avec circonspection les portes de cette forteresse jusque-là inviolée. Elle fait une pause avant de s’enfoncer plus avant en territoire inconnu. De fréquents arrêts entrecoupent sa progression. L’envahisseur est bien accueilli, il n’y a pas de rejet. Ça y est, toute la colonne a disparu. Elle parcourt l’ensemble de la passe à de nombreuses reprises, pour bien marquer sa conquête des lieux. À chaque fois qu’elle retourne au plus profond, l’avance est plus aisée. L’accueil de l’occupant est chaleureux, il est obligeamment serré de toute part.
Isabelle, qui appréhendait cette conquête de sa rosette, est rassurée. Il y a eu une petite gêne au début, qui s’est rapidement estompée. Elle trouve délicieuses les petites tapes des couilles de Bernard sur son sexe. Bernard aussi est rassuré, Isabelle ne souffre pas. Ils y ont tous deux mis du leur, elle en se détendant le plus possible, et lui en faisant les choses posément. Il change de position. Il s’allonge sur le dos et elle vient s’empaler. Face-à-face, ils se regardent. Il s’empare de ses seins et l’encourage à se caresser la chatte, si tant est qu’elle ait besoin d’encouragement. Elle arrive à prendre du plaisir et alors qu’elle se laisse aller, Bernard laboure encore un peu le terrain avant d’arroser ses intestins.
Ils mettent un certains temps à atterrir. Ils retournent dans cette salle de bain responsable de la tournure de la soirée.

  • — Fais attention à ne pas encore glisser. Les conséquences d’une chute sont imprévisibles.
  • — Ça va. Cette chute s’est très bien terminée. J’ai été merveilleusement réconfortée et je n’ai même pas mal aux fesses.

Cette nuit-là Bernard délaisse la chambre conjugale pour celle d’ami.
Le lendemain, en se levant – avec difficulté, la nuit a été courte – il fait attention à ne pas réveiller Isabelle. Durant la journée, il se plonge dans le travail pour éviter de trop penser, car la nuit dernière l’a perturbé. De son côté, Isabelle y repense aussi. Après avoir un peu culpabilisé, elle jette ses remords aux orties, Pierre n’a que ce qu’il mérite, les voilà quitte. Elle songe à s’en aller, mais finit par rester. Elle veut passer une deuxième nuit avec Bernard. Assez cyniquement elle pense que maintenant que le pas a été franchi, ça ne change plus grand-chose. Quand il rentre, elle l’accueille d’un langoureux baiser. Il allait se lancer dans un discours où, tout en lui disant qu’elle était merveilleuse, il voulait s’excuser pour la veille, tout en la remerciant, bref, lui dire tout et son contraire, mais elle lui ferme la bouche et lui dit :

  • — Demain, Bernadette et les enfants reviennent. Mais c’est demain, demain seulement, ce soir est à nous.

Après un moment de silence, il sourit.

  • — Carpe diem.

Ils s’embrassent de nouveau. Sous la douche après le dîner, pensant prendre sa revanche au jeu – on ne peut pas avoir une déveine pareille deux fois de suite – elle lui propose une nouvelle partie.

  • — Si tu veux, mais a-t-on vraiment besoin du jeu ?
  • — Non, tu as raison.

Ils se retrouvent rapidement au lit et laissent libre cours à leur fantaisie. Elle lui demande ce qu’elle avait espéré obtenir par les cartes : de se caresser, et elle fait de même. Ils se caressent mutuellement, s’embrassent partout. Il lui fait un cunnilingus d’enfer qui l’emmène au septième ciel. Elle se laisse aller sur le côté, il se place derrière elle et la pénètre en lui caressant le dos, la nuque, les fesses, un sein. Il la baise avec d’amples mouvements. La belle réagit de nouveau. Il se retire, elle se met sur le dos, il s’allonge sur elle et la saute en missionnaire, elle referme ses bras et ses jambes autour de ses épaules et de ses hanches. Ses reins s’animent et ondoient. Elle sent le plaisir monter de nouveau en elle, son corps s’arc-boute, elle ne retient pas le cri qui lui monte aux lèvres du plus profond de son corps. Sa fébrilité ne retombe pas, Bernard continue de la ramoner encore quelques minutes avant qu’elle ne sente son sexe tressauter et lâcher sa semence au fond de son puits d’amour. Il se retire doucement.
Elle n’est pas complètement rassasiée. Elle veut qu’il honore une nouvelle fois son autre passage. Comme Bernard a perdu de sa superbe, elle prend dans sa bouche son sexe gluant de leurs sécrétions intimes, et s’applique à le ranimer. Elle y met tant de flamme que fort rapidement Bernard reprend de plus qu’honnêtes proportions. Vu de près et même de très près, elle constate que ses proportions sont un peu plus importantes que celles de son mari. Une fois l’objet de sa convoitise au garde-à-vous, elle murmure à l’oreille de Bernard :

  • — Prends-moi par mon autre trou.

Il est bien décidé à obtempérer, mais veut faire un peu de provoc.

  • — Tu veux te faire défoncer ton joli petit cul ?
  • — Oui.
  • — Est-ce bien raisonnable ? Toi qui hier encore…
  • — Allez, arrête de discutailler, ne me fais pas languir et encule-moi.
  • — Eh bien, on dirait que tu y as pris goût.

Elle le fait taire d’un baiser. Il s’attaque à l’opération. Elle s’allonge, les fesses au ras du bord du lit, ramène ses genoux sur ses épaules et les agrippe solidement. Il récupère le gel et procède comme la veille, avec un doigt, puis deux. Quand il juge le muscle bien relâché, il présente son sexe dressé à la place de ses doigts. Il rentre sans problème. Isabelle relâche ses jambes et les pose sur ses épaules. Une de ses mains maintenant libérée se dirige vers sa chatte pour la caresser et titiller le petit bouton qui pointe hors de son abri.
Cette nouvelle visite est encore plus aisée que la précédente. Il est accueilli sans réserves, ce que voyant, il décide de passer à la vitesse supérieure. Le rythme et la puissance de sa pénétration augmentent en même temps que les gémissements d’Isabelle. Il est visible qu’ils ne sont pas de douleur. Elle l’encourage dans son initiative et l’incite à l’enculer « plus fort », « à fond », « comme une chienne », à lui « labourer le cul » « ramoner les boyaux »… À chaque coup de queue, il s’enfonce jusqu’à la garde dans le fourreau si accueillant. Il ne pensait pas aller si fort, mais sa partenaire ne proteste pas, au contraire elle prend son pied. Son cul se contracte alors spasmodiquement, serrant sa bite. Il a plus de mal à aller et venir. Quand elle prend son plaisir, elle ne peut empêcher ses contractions. Elle sent bien que Bernard a plus de mal à bouger, alors elle s’efforce de se relâcher, tout en continuant à se polir le bouton sans discontinuer. Il lui est à nouveau plus aisé d’aller au fond des choses, aussi reprend-il avec ardeur son labourage profond. Par deux fois, la manifestation de sa jouissance se reproduit.
Ils repartent pour une nouvelle chevauchée, elle noue ses jambes autour de sa taille. À ce moment son téléphone sonne. Par réflexe, d’une main, elle s’en empare et prend la ligne. C’est Pierre. Il l’implore de ne pas raccrocher. Le petit démon qui est en elle la pousse à accepter. La pensée de parler à son mari en se faisant sodomiser par Bernard l’émoustille, d’autant qu’elle lui a toujours refusé cet accès. Elle branche même le haut-parleur.
Il s’arrête pour se retirer, mais elle se cramponne fermement à lui et ondule du bassin, le suppliant par mimique de continuer. Après un moment d’hésitation, jetant au vent ses principes, il se remet à l’œuvre, trouvant même la situation excitante. Et puis enculer Isabelle, tandis qu’elle parle à Pierre – lui qui s’était permis des privautés avec sa Bernadette – lui met du baume au cœur.
Tout en s’astiquant le bouton, elle réussit à maîtriser sa voix pour lui dire qu’elle l’écoute. Il jure qu’il ne s’est rien passé, qu’il n’a pas été plus loin qu’un baiser et quelques caresses, qu’il avait probablement un peu trop bu au pot du bureau, qu’il ne savait pas ce qui lui avait pris de se jeter sur Bernadette, que cette dernière avait tenté de le raisonner. Il commençait à réaliser son inconduite quand Bernard était arrivé. Il a téléphoné aujourd’hui à Bernadette pour s’excuser, il est navré, car Bernard refuse de lui parler et elle se désespère, il ne répond à aucun message qu’elle laisse sur les messageries. Demain il téléphonera à Bernard pour lui expliquer et s’excuser. Il la supplie de lui pardonner. Elle lui répond le timbre quand même un peu altéré (il pense que c’est son discours qui l’a émue), qu’elle va y réfléchir et qu’en attendant elle lui passe Bernard, car elle est venue se réfugier chez lui après être partie chez sa mère. Elle pensait bien que jamais il ne songerait à venir la chercher là, et elle tend le téléphone.
Tandis qu’il est entrain de besogner sa femme, il entend Pierre s’excuser et s’excuser encore de son inconduite, lui répétant ce qu’il vient de dire à sa femme et l’encourageant à écouter les messages de Bernadette. Bernard est troublé, Isabelle le sent et l’implore de continuer, de ne pas la laisser. De toute manière, s’arrêter maintenant ne changera rien à la situation, ils n’en n’ont envie ni l’un, ni l’autre. Bernard réussit à discuter avec Pierre sans rien laisser paraître. Quand il affirme qu’il lui pardonne, il ramone le cul sa femme. Quand il l’assure qu’il comprend que l’on ait un moment d’égarement, sa queue sillonne la porte étroite de sa moitié. Quand il lui promet d’écouter Bernadette, sa chère et tendre a son pieu enfoncé dans le fondement. Quand l’autre se confond en remerciements après qu’il lui ait dit qu’il va parler à Isabelle pour l’amadouer, cette dernière s’astique le bouton, au sixième ciel (le septième ne saurait tarder), son dard planté dans son croupion ondulant. Quand il prend congé, la dulcinée de Pierre a bien du mal à étouffer ses gémissements.
Le téléphone posé, ils repartent de plus belle, ce coup de fil ayant en quelque sorte rechargé leurs batteries. Isabelle connaît un nouvel orgasme, suivis de trois autres encore. Au cours du dernier, il ne peut se retenir et asperge l’étui brûlant, avant d’en être chassé. Il se dégage et la rejoint sur le lit où elle reste, inerte, les jambes pendantes.
Il l’accompagne à la salle de bain où elle se rend d’une démarche hésitante. À la voir marcher ainsi, il s’enquiert si tout va bien. Elle répond que ça va, mais que ça chauffe du côté de sa rosette. Il s’inquiète de lui avoir fait mal. Elle l’embrasse et le rassure. Ça la chauffe, mais elle ne regrette rien, c’était « trop bon » et puis c’est elle qui lui avait demandé d’y aller de bon cœur.
En sortant, il va écouter ses messages. Bernadette lui dit à peu de chose près la même chose que Pierre. L’idée lui effleure l’esprit qu’ils se sont concertés. À chaque communication, Bernadette semble un peu plus désespérée. Isabelle, qui l’a rejoint, lui dit qu’elle les pense sincères, avant de lui demander s’il a des regrets. Il lui sourit :

  • — Des regrets, non. Comment pourrait-on avoir des regrets de t’avoir tenue dans ses bras ?

Il l’embrasse :

  • — Mais des remords, vis-à-vis de Bernadette, sûrement. Que vas-tu faire avec Pierre ?
  • — Je retournerai demain à la maison, nous discuterons, je me ferai un peu prier et je lui pardonnerai, la chair peut être faible.
  • — Nous pouvons tous en témoigner.

Sur ces paroles empreintes de sagesse, ils vont se coucher.
Le lendemain matin, Bernard essaie de se lever discrètement, mais Isabelle le sent ; elle le retient et l’embrasse. Il lui demande comment ça va. Elle répond que ça va très bien, mais que c’est un peu sensible, elle n’a pas besoin de préciser où. Ils vont prendre le petit déjeuner, avant qu’elle ne parte vers son domicile.

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Histoire Coquines - Au camping d’Oléron, Gigi pousse des cris sous la tente

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 23:02

Ça fait plusieurs jours maintenant, et je ne rêve pas : elle est seule. Comment une fille aussi jolie peut-elle être seule ? Dans la journée elle bouquine, se fait de petites balades à vélo. Sa tente est en face de la nôtre, de l’autre côté du chemin de ce camping d’Oléron dont j’ai oublié le nom.
Je la regarde assez souvent cette fille, pas trop quand même, je suis avec ma copine. Dans les moments propices, elle accroche furtivement mon regard. Il faudra quatre jours pour que s’esquisse un sourire et un petit bonjour timide. Son sourire m’a fait fondre. Ce que j’adore, c’est au soleil couchant, quand elle passe par le chemin, entre le soleil et moi, ses cheveux brun roux mi-longs et bouclés s’enflamment. Ses bouclettes rouges viennent mourir dans sa nuque et moi je meurs surtout d’avoir remarqué ses seins si mignons sous son tee-shirt. Elle ne porte pas de soutien-gorge, c’est certain, et ses tétons pointent haut, presque vers le ciel, coiffant une poitrine ni grosse ni petite, mais aux courbes que j’adore. Fermes, pointés vers le haut. De voir ça et de savoir qu’elle est seule, je me dis que ce n’est pas possible. Comme Super-Dupont au camping, j’ai une mission : sauver la France ! Pour ses petites fesses, je ne sais pas, elle porte un bas de survêtement bouffant. Elle pourrait porter n’importe quoi, je la trouverais jolie.
La semaine file à toute vitesse, c’est déjà vendredi. Je suis trop timide. Comment faire ? Je profite d’un petit moment pour rédiger un billet, où je lui dis que j’adore voir sa chevelure rousse s’enflammer au couchant, que si elle voulait de moi, qu’elle laisse ce soir une chaise en dehors de sa tente. C’est une grande tente blanche fixe appartenant au camping, où on se tient debout, avec une entrée, une chambre. Je calcule bien mon coup : c’est le soir, ma copine ne voit rien, ma voisine n’y est pas, hop ! Je traverse le chemin à toute vitesse, je fixe le mot à la fermeture éclair de la tente, j’ai le cœur qui bat à 200 à l’heure, je me dis que je suis taré, qu’elle va m’envoyer bouler. Et j’attends. En parlant à ma copine, j’ai l’impression d’avoir une voix toute bizarre. De temps en temps je regarde, mais ma belle inconnue n’est pas rentrée, la nuit tombe. Et puis après, ça y est, elle est rentrée. Mais elle a fermé sa tente. Pas de chaise dehors. Je veille un peu. Rien. Et merde.
Le lendemain au petit matin, on décolle de là pour aller à 150 km au mariage d’un collègue. C’est samedi, le jour des mouvements. Je me dis que je ne reverrai pas la belle, qu’elle sera partie. Dommage. Retour au camping le dimanche soir, mais cette fois on abandonne la tente et on prend un mobile-home à l’autre bout du camping. On s’était enrhumé dans la tente, car les nuits sont fraîches en septembre à Oléron et on n’avait rien pour se couvrir.
Le lundi matin, je retourne à notre ancienne tente pour y récupérer la seule chose qu’on y avait laissée : nos deux vélos. Et là, vers 11 heures, sur qui je tombe ? Ma voisine, sur une chaise, en train de bouquiner, elle était toujours en vacances. Glup ! J’ai la gorge hyper nouée, je me sens comme un con. Elle m’a dit « non », et maintenant je l’ai en face de moi, il faut que j’aille la voir. Je m’approche, elle me sourit. On se dit « bonjour ». C’est la première fois que je suis si près d’elle. Je vois bien son visage maintenant, elle est canon cette petite. Elle me dit avec un petit sourire :

  • — Tu es poète toi ! C’est joli ce que tu as écrit.

Je reste bredouille, et elle me dit ne pas avoir vu le mot le soir même, mais l’avoir seulement trouvé le samedi matin. Alors je me souviens de lui avoir dit :

  • — Ah bon, je pensais que tu disais non en ne sortant pas de ta chaise

Et là elle me répond :

  • — Non, au contraire !

Mon sang ne fait qu’un tour ! Je ne dis plus rien, le temps s’est arrêté, je me penche doucement vers elle, elle s’est un peu redressée, elle me donne un baiser. Ah ! Que c’était bon de plonger mes lèvres contre les siennes, poser ma main doucement dans sa nuque, sentir ses bouclettes légères. Et, après ce smack tendre, l’entendre dire :

  • — Oh ! C’est cool ça ! Je ne pensais pas que ça m’arriverait.

Tu parles que c’est cool !

  • — C’est comment ton prénom ?
  • — Gigi.
  • — Et moi c’est Phil.

Je lui dis que je vais revenir après manger. Elle me dit « oui ». Je lui demande si elle a déjà fait l’amour avec un couple, parce que je veux faire l’amour à tous les trois. Elle fait la moue, répond “Non”, puis se reprend d’un « Oui, peut-être » par peur de me perdre. Je file avec mes vélos.
Il est midi, on mange au mobile-home avec ma copine. Après manger, on s’assied sur le canapé. Il fait chaud, elle adore l’heure de la sieste. On s’embrasse, je suis chaud comme une belette. Je passe une main sous son tee-shirt, j’attrape un de ses jolis seins, ses tétons durcissent en deux secondes. Comme une furieuse, elle ne résiste pas à descendre mon short. Elle me regarde en souriant en sortant ma queue gonflée à bloc par toutes ces émotions, elle la décalotte et, comme d’habitude, l’engouffre en salivant à merveille sur mon gland bien doux. Je vois ma longue queue disparaître dans sa bouche, ses mains caresser mes bourses d’amour. Elle suce, elle suce, elle aime et moi aussi, elle adore me sucer et moi j’adore voir ses lèvres, toutes écartées par la largeur de mon sexe, s’appliquer à me donner de la douceur. J’enlève son short, je caresse l’intérieur de ses cuisses, elle est complètement trempée. Quelle gourmande ! Des fois je la compare à un diesel. Elle a parfois du mal à démarrer, par contre, quand c’est parti, c’est parti ! Je n’en peux plus, il faut que je vienne en elle. On file dans la chambre à l’abri des regards, on baise dans plein de positions et on finit moi derrière et elle devant, sur les genoux, cambrée, avec sa chatte qui regarde le ciel. Je ne peux pas résister à lui donner des coups de langue sur toute la hauteur de sa fente, à titiller du bout de ma langue son petit œillet. Je ne l’ai encore jamais prise par là, mais je la lèche pour lui en donner envie… un jour, j’espère. Ma langue continue à explorer son petit trou, je pousse de plus en plus loin, elle gémit, elle adore, je branle ses seins qui pendent, elle est hyper excitante comme ça. Je finis par craquer et venir poser mon gland à la porte du paradis dont les parois sont chaudes et glissantes. Ce n’est pas moi qui pousse, c’est elle qui m’aspire. Je plonge ma queue jusqu’au fond de son vagin, je serre ses cuisses de mes mains. Levrette de l’apocalypse, mon corps suant, glissant, collé au sien, elle qui râle, moi qui me cogne partout dans ce putain de mobile-home de nains (je mesure 1,93 m), mais on s’en fout. Ces va-et-vient de mon sexe dans son sexe ne mettent pas longtemps à nous faire partir dans le pays de la tête qui tourne. Orgasme. Saccades. Violente envie de dormir. Elle s’écroule de sommeil.
Il est plus de 14 heures, déjà ! Je suis attendu par la belle Gigi. Je prends une douche et je file la voir mais je n’ai pas encore fini de suer. J’attends un peu sous les arbres. J’avance vers sa tente. Elle me voit arriver et me sourit. Me donne un autre baiser. Je fonds. Ma queue redurcit instantanément. Elle me dit :

  • — Je reviens.

Et elle file aux sanitaires. Je l’observe partir. Sa silhouette m’enchante. Je rentre dans sa tente. Sur la table, des CD, quelques bouquins, les affaires d’une petite nana rangée. Elle revient. Elle ferme le zip de la tente. Je suis sur un nuage. Comme dans un rêve. Elle s’approche. On se regarde, on se sourit, comme deux mômes qui vont s’enfiler une énorme sucette en cachette, on va avoir notre petit moment de folie et de baise. Elle vient tout contre moi, sa tête bascule en arrière, elle m’abandonne sa bouche humide et passant ses bras autour de mon cou. Je la serre, mes mains sur ses hanches. Elle est un peu petite pour moi, un petit mètre soixante, peut-être soixante-cinq. J’essaye de retarder le plus possible le moment où je vais découvrir son trésor de poitrine. Sous son polo, je passe mes mains dans son dos. Sa peau est une soie ! En contact avec sa peau, je prends une pure décharge. Je suis timide, ça doit être ça, j’ai toujours du mal à draguer, mais quand je réussis à mettre un doigt sur une fille, j’ai une arme secrète : des doigts magnétiques ! Je ressens tout ce qu’elle ressent. Je la caresse juste là où elle attend des caresses. Je la fais frissonner. Elle se plaque contre moi, elle embrasse comme une diva. Mes mains sont hautes sous son polo, dans son dos. Ça y est ! Le moment est venu de découvrir ce qui pointait si joliment vers le ciel quand elle passait devant moi. Je soulève lentement son tee-shirt et je tombe nez à nez avec ses nénés, les plus beaux qu’il m’ait jamais été donné de mordiller. Je reste là une fraction de seconde, halluciné par ce spectacle. Qu’ils sont beaux ! On se sourit. Je les lape doucement, les tétons durcissent et se dressent. Quelle beauté ! Je passe mes mains sous ses fesses encore vêtues. Je la soulève comme une plume. Elle passe ses jambes autour de mes hanches et s’agrippe. Mes mains se libèrent et partent caresser son dos, remontent dans sa nuque passent sous ses cheveux. Ça marche à tous les coups, elle frissonne et me donne un baiser qui dure un siècle. Elle se frotte contre la bosse de mon short. C’est une gourmande. Ses seins sont juste à ma hauteur, et je les salue de mille baisers et coups de langue qui les contournent, les asservissent au plaisir. Gigi ! Ouh là là !
Je la repose au sol, me mets à genoux devant elle pour lui ôter son pantalon de survêt. Je libère ses chevilles et récupère deux pieds fins que plus tard je sucerai. Et là, en remontant les yeux vers elle, je n’y crois pas, je tombe sur des jambes de mannequin. Fines, belles, épilées, toutes bronzées, douces, mais douces ! Je les caresse et lui fais comprendre d’un regard tout ce que je ressens, elle passe ses mains sur ma tête. Mes mains filent en haut de ses cuisses, plutôt vers l’arrière, tout doucement, et là, deuxième électrochoc, qui me fait durcir comme rarement, un string me laisse libre de toucher une paire de fesses encore dix fois plus belle que ses seins. Petite cachottière sous tes pantalons bouffants ! Des fesses qui tiennent dans mes grandes mains comme deux grandes pêches bien douces. Pourtant, je n’ai fait l’amour dans ma vie qu’avec des jolies filles, mais cette Gigi survole les débats, sans frimer, sans se prendre pour une princesse, elle surclasse un sacré paquet de petites péteuses. Elle aurait mesuré 1,80 m, ce serait une déesse vivante. Je lui laisse comme seul vêtement la petite ficelle verte qui délimite les deux pêches au verso qu’il me tarde vraiment de mieux connaître. Je me redresse, ôte mon haut, elle se baisse, enlève mon bas, elle descend mon slip et ma queue sort comme un diable de sa boîte. Je pense que pour ne pas bander face à Gigi, il faudrait être entre quatre planches, dix pieds sous les cyprès.
Elle prend ma queue entre ses mains douces, se relève en me caressant tout doucement. Il commence à faire vraiment chaud sous cette tente. Je ne sais pas pourquoi, ce sont peut-être les rayons du soleil qui passent entre les arbres ? Gigi m’embrasse puis je la soulève à nouveau, mais cette fois plus haut, très haut, pour lui faire une petite surprise. Mes mains sous ses fesses, je la soulève jusqu’à avoir sa petite chatte devant les yeux. Sa tête touche presque le toit de la tente. Elle pose ses cuisses sur mes épaules, je mets une main au milieu de son dos, elle bascule son corps en arrière, comme s’abandonnant et sachant par avance ce qui va lui arriver. Ah bon ? Vous aussi ? Euh, je vous raconte quand même ? Son basculement met son ventre presque à plat devant moi.
J’écarte d’une main ce qui lui reste de tissu, et découvre un petit triangle de pelouse bien entretenu, et une foune toute lisse. Je sens que Popol au premier étage commence à s’impatienter, mais pour une fois que je tiens une Gigi entre mes mains, je bois chaque seconde. Alors je fais à Gigi la plus belle caresse que je sache faire en laissant glisser ma langue sur toute la longueur de sa chatte. Je la sens s’abandonner quand je vais de son œillet à son clit. Ma langue coquine furète partout. Je bande comme tout. Elle agrippe ses mains à mes cheveux et pousse ma bouche contre sa chatte. Elle se met à rugir, à pousser des cris. C’est en plein dans l’après-midi, le camping est aux trois-quarts vide mais quand même, je me dis que ça craint, mais elle ne peut pas se retenir. Alors ma langue commence à entrer et sortir doucement de l’orifice de chacun des deux palais qu’elle m’offre avec tant de gentillesse. J’aime ce moment où l’on découvre un nouveau minou, de nouvelles lèvres, une nouvelle odeur, un nouveau clit, une nouvelle fille qui ne jouira pas comme la précédente ni comme la prochaine. C’est excitant !
Pour essayer de la faire un peu arrêter de crier, je la soulève à nouveau, la fait pivoter à 180 degrés pour qu’elle se retrouve la tête en bas, à hauteur de mon sexe, et moi je n’ai plus qu’à déguster sa chatte complètement ouverte devant moi. Ses cuisses sont complètement écartées, j’y enfouis la bouche et le nez. Avec mon nez je pousse pour entrer dans son petit trou, avec ma langue je pénètre entre ses grandes lèvres, avec ma lèvre inférieure bien charnue je caresse son clito. Elle ne crie plus car elle est trop occupée à sucer l’occupant du premier qui attendait son tour et qui est servi comme un roi. C’est la première fois que je prends une petite dans ce sens là, en 69 aérien, et c’est carrément le pied. Mais par peur de voir ma Gigi devenir toute rouge, je ne fais pas trop durer et je la porte jusqu’à la chambre, posant ses fesses au bord du lit. Je suis alors par terre sur les genoux, si bien que mon sexe est juste devant le sien. Elle salive sur ses mains et les pose sur mon gland qu’elle mouille abondamment. Gigi me sourit et me branle. Je me laisse faire, je m’abandonne. Elle ne se débrouille pas si mal. Je vous raconterai peut-être un jour comment une fille, dans un train couchette, m’a si bien branlé, et pendant plusieurs heures, que je n’ai moi-même jamais réussi depuis à me branler aussi bien. Ça c’est fou. Vous les filles, vous pouvez en être fières, mais nous les mecs ça nous fait bizarre car on se croit les plus forts, quand même.
Gigi me sourit et me branle. Je la regarde s’appliquer et lui caresse ses seins mignons. Je l’adore cette Gigi, qu’est-ce qu’elle me plaît ! Ensuite, elle me fait un énorme plaisir : elle guide mon gland vers l’entrée de son minou, elle est à point, elle a envie, moi aussi, un peu, c’est vrai, genre Yaaaouhhhhhh !!! Son minou est serré, ou petit, je ne sais pas, ou mon sexe un peu gros (ouais, ça doit être ça ! hihi !). Aussitôt en elle, elle reprend ses rugissements. Je ressors pour la calmer. Je me sers de mon gland pour me frotter contre son minou, du haut en bas, c’est trop bon, elle en redemande, s’agrippe à moi pour laisser fondre sa bouche dans la mienne. Je reviens en elle, elle est ouverte, j’entre presque en totalité, et nous voilà partis en missionnaire dans une baise torride dont tous les détails m’échappent à partir de ce moment-là. Je me souviens que j’essaye alors de passer par son plus petit trou et que ça ne marche pas, non pas qu’elle n’en ait pas envie, mais je l’ai mal préparée, mal lubrifiée. Je me souviens de plusieurs orgasmes. Je me souviens qu’elle a pris mon gland dans sa bouche et m’a sucé doucement et voluptueusement. Et après quelques heures à nous vautrer intégralement dans ces délices charnels, ne résistant pas, je l’ai mise sur les genoux pour voir sa corolle s’ouvrir au beau milieu de son derrière fabuleux. Après l’avoir savoureusement léchée, de haut en bas, je suis venu en levrette, en découvrant un joli tatouage de féline sur le haut de sa cuisse droite. Et là je me suis abandonné, j’ai pilonné son minou comme un sauvage, elle a poussé des cris, et je me suis dit “Et merde, au moins, si certains ne baisent pas, on baise pour eux, déjà qu’ils soient contents : s’ils n’ont pas l’image, ils ont le son, et puis on ne fait de mal à personne”. Gigi a crié comme une folle. Je me suis demandé comment il était possible de crier comme ça, mais je crois qu’elle prenait son pied. Il me semble avoir passé une heure à profiter de la perfection de son cul. Je m’en suis régalé, elle avait un cul de rêve. Je n’en ai jamais retrouvé de comme ça. Grâce à mes grands bras, j’ai passé mes mains sous sa poitrine, l’ai relevée pour la sentir cambrée, la voir incliner sa tête pour chercher ma bouche, laisser mes doigts fureter sa fente et son clito en feu dans ses rugissements de lionne.
Gigi, je pense à toi, ça fait des années. Tu avais 39 ans, moi 33, et ta peau était celle d’une fille de seize ans, pas l’ombre d’une vergeture, lisse, douce, tu étais sublime. J’aurais tant aimé réussir à te faire jouir car tu as su me faire exploser trente-six fois. Comme un tatoo, tu es un immense souvenir gravé dans ma peau. Et dans mon cœur car j’ai dû te laisser filer. J’aurais pu faire ma vie avec toi. Mais souviens-toi, ce jour-là, vers 23 heures, je suis revenu et on s’est aimé encore.

À suivre

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