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Histoire Coquines - Confluence

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 9:50

Heureusement, une fois passés les premiers instants de remise en condition, la marche m’accapare en entier. Rien n’est plus naturel que de marcher, rien n’est plus éprouvant non plus lorsqu’on se lance sur de longues distances. On ne s’improvise pas marcheur au long cours, il faut se soumettre à un apprentissage sans concession, qui commence par une âpre lutte contre la terre. Une confrontation très inégale, car personne ne résiste longtemps à la terre qui s’ingénie à maltraiter celui qui la piétine sans respect.
C’est à cause d’elle que la fatigue gagne les muscles, monte à la tête, envahit l’esprit, paralyse les pensées, que les jambes et les pieds se meuvent de plus en plus difficilement, de plus en plus douloureusement. Il y a bien quelques sursauts, l’impression fugitive d’arriver à reprendre de dessus, d’ajouter sans trop d’effort quelques kilomètres supplémentaires à son palmarès. Mais c’est peine perdue, l’effondrement final est programmé, la terre aura raison du marcheur débutant.
Alors, infiniment seul au bord du chemin, dolent des pieds à la tête, il est temps de faire la paix avec elle, voire, comme les Celtes, de la vénérer. Il est temps d’accepter d’apprendre d’elle, condition indispensable pour qu’au-delà de la fatigue, des courbatures, des écorchures, au-delà de la réalité du corps malmené, l’esprit arrive peu à peu à se détacher.
Dès cet instant, l’attitude du marcheur change, son corps devient plus léger, son pas devient plus sûr. Et à chaque fois que son pied va embrasser la terre, un échange inexplicable se produit qui lui permet d’appréhender la forme du terrain, comme on découvre à tâtons le corps d’une nouvelle maîtresse. Petit à petit, le pied ne foule plus le sol, il en épouse la forme, puis y imprime sa trace, légèrement, respectueusement, amoureusement presque, tant cette intimité s’avère troublante à la longue.
Le corps devenu plus léger, son point d’équilibre se déplace progressivement, jusqu’à se nicher à l’endroit qui convient le mieux à des mouvements harmonieux, tout en évitant d’inutiles fatigues. Le poids du sac ne courbe plus le dos, le marcheur se redresse et recommence à regarder droit devant lui. C’est le moment que choisit la terre pour s’abandonner complètement au frôlement du pied. Dès cet instant, le voyage devient libération, l’esprit se dégage de toute contingence.
Commence alors un long dialogue avec soi-même, un bouillonnement de pensées hétéroclites, mélange de souvenirs, de projets, de clairvoyances. On se voit à la fois dans le passé et dans le futur, comme si on était extérieur à soi-même. On se retrouve, on se découvre, on se pardonne, on s’aime un petit peu plus. Et surtout, on accepte ce foisonnement d’idées plus folles les unes que les autres, on en envisage les conséquences en toute liberté.
La majorité de ces pensées iront rejoindre des rêves et des souvenirs perdus dans quelque coin obscur du subconscient. Quelques-unes pourtant arriveront à profiter du balancement régulier du corps en marche, sorte de bercement primitif et régénérateur, pour s’imprimer en lettres majuscules dans la tête et provoquer la prise de quelque décision ou l’acceptation de quelque choix, qu’on aurait cru impossible peu de temps auparavant.
Même si ce n’est pas le but premier d’un pèlerinage, les jours et les semaines de marche ne laissent personne indemne. On ne peut se soustraire à la dureté de l’effort physique qu’en se recentrant dans son corps et dans son esprit, en apprenant à se simplifier. Nul ne pouvant prédire au moment du départ, jusqu’où cette démarche va le mener.

oooOOOooo

C’est pour garder cette liberté que j’ai décidé de ne pas m’imposer de chemin particulier. Je me suis contenté de prendre la direction que je pensais être celle de Marine à son départ de Saint-Guilhem, et depuis, je me laisse guider par les signes que je découvre.
C’est ainsi que je m’enfonce maintenant progressivement dans les Cévennes, paysage époustouflant et particulièrement stimulant. Au cours de cette journée, toutes les rencontres que j’ai faites ces derniers temps, en rêve ou en réalité, me reviennent en mémoire et se mélangent dans un lumineux kaléidoscope. Je laisse ce film se dérouler des heures durant, au rythme de la marche. Jusqu’à ce que de manière très ténue, des connexions me semblent enfin apparaître entre tous ces évènements qui m’ont bousculé.
C’est dans cet état d’esprit que je m’engage le long d’une rivière en fin d’après-midi. Il fait encore très chaud, et je me dis que c’est un endroit idéal pour m’accorder une pause et refroidir mes pieds. Il ne me reste plus qu’une dizaine de kilomètres à parcourir avant d’arriver à un bourg où je devrais pouvoir trouver où dormir.
Bien décidé à profiter encore un peu de ma solitude, et de la lumière particulière qui éclaire cet endroit, je me libère de mes souliers et de mes vêtements. Au moment où je m’enfonce dans l’eau agréablement fraîche après l’effort de la marche, je réalise que je ne suis pas seul dans le coin. Un homme et une femme semblent avoir eu la même idée que moi, juste de l’autre côté d’un bosquet d’arbres. Il doit y avoir de nombreuses petites plages le long de cette rivière, discrètement isolées par une végétation touffue.
Je suis intrigué par leurs rires et l’envie me prend de m’approcher d’eux. Je me dis aussi que suivant à qui j’ai affaire, je pourrai leur demander des renseignements sur une possibilité de logement dans les environs. Après avoir enfilé mon pantalon à la hâte, je remonte le cours de la rivière en sautant de rocher en rocher, jusqu’au détour d’un méandre, où je découvre une scène incroyable.
Au milieu de la rivière, sur une microscopique plage de gravier et de rochers plats, un homme jeune, superbement bien bâti, est allongé, nu. Son corps musclé est parfaitement mis en valeur par la lumière douce de cette fin d’après-midi. À quelques mètres de lui, sur l’autre bord, une femme d’âge moyen, à peine vêtue d’une robe transparente, est en train de le peindre. Elle a posé son attirail sur une pierre, et utilise un tronc d’arbre dont les branches sont placées à bonne hauteur, comme support à son tableau.
Le bruit de l’eau et la distance forcent la femme à parler fort. En tendant l’oreille, je m’aperçois qu’elle ne se contente pas de préciser ce qu’elle attend du jeune homme, mais s’ingénie à décrire en détail ce que la nouvelle position de son corps évoque pour elle. Le fait de devoir déclamer à voix haute ce qu’elle réserve habituellement aux chuchotements d’alcôve semble la troubler particulièrement. Son désir de l’homme est perceptible dans ses gestes comme dans sa voix. La distance qu’elle a mise entre elle et le corps nu, cette barrière naturelle qui les sépare, exacerbe visiblement son envie de lui. Incapable de s’exprimer par des caresses ou des gémissements, elle en est réduite à transcrire son désir sur la toile. C’est probablement exactement ce qu’elle recherche par cette mise en scène.
Ce mode de création artistique particulier porte visiblement ses fruits, tant l’atmosphère qui entoure ces deux êtres est incroyablement excitante. Même à distance, l’envie de la femme est perceptible. Elle baigne littéralement dans son désir, volontairement retenu. D’ailleurs sa voix change progressivement lorsqu’elle s’adresse à son partenaire. Ce qui semblait être au début un dialogue badin, se transforme peu à peu en échange plus intime. Le ton est plus doux, la musique de la phrase est plus sensuelle. Il y a comme un appel, une demande de plus en plus pressante.
De son côté, l’homme semble très réceptif à ce genre de stimulation. Une fois qu’il a trouvé une position agréable, qui semble aussi convenir à l’artiste, il se laisse aller, offrant lascivement son corps aux regards de la femme. Ils sont si captivés par leur manège amoureux, que je peux m’approcher un peu plus sans qu’ils me remarquent.

  • — Comment me veux-tu maintenant, beauté sensuelle ?
  • — Je te veux… émouvant, le velouté de ta peau effleuré par les rayons du soleil comme j’aimerais pouvoir le faire du bout des doigts, un sourire naissant sur tes lèvres gourmandes que je voudrais frôler de mes mamelons gonflés, les bras allongés le long de ton corps comme lorsque tu dors après une nuit d’amour, le regard envieux comme celui que tu poses sur moi au moment où je te rejoins et m’offre à toi.

Pendant qu’elle parle, elle pose doucement sa main libre sur son sein et, à travers le tissu qui révèle plus son corps épanoui qu’il ne le cache, caresse ses pointes dressées, tout en traçant des traits harmonieux sur le tableau de l’autre main, à l’image de ce qu’elle ressent au-dedans d’elle. Puis elle regarde à nouveau l’homme, remplit ses yeux de ses formes, des détails de son corps offert, avant de poursuivre sa peinture, et ses caresses.
Le temps passe lentement, jusqu’à que son désir et ses gestes sensuels fassent effet sur l’homme. Progressivement, peut-être parce qu’une de ses caresses a évoqué plus précisément un de leurs jeux amoureux, le membre long et fin de l’athlète se dresse. Gardant patiemment la pose, il se contente de manifester son bien-être en fermant les yeux et en basculant la tête en arrière. Cela suffit probablement à faire surgir en lui quelque souvenir érotique, qui achève le développement d’une majestueuse érection.
Il semble néanmoins éprouver rapidement une crispation qui interfère avec la montée de son plaisir, et en avertit tendrement sa maîtresse.

  • — Et maintenant, mon aimée, comment me veux-tu ?
  • — Je te veux… fascinant, la queue dressée, avide de plaisir, offert à mes regards, cherchant perfidement à me séduire et à me détourner de mon œuvre, défiant le ciel de toute l’arrogance de ta jeune virilité, que je puisse me repaître de cette tige gonflée, m’émouvoir de sa vigueur, me mettre en désir de sa présence au fond de moi, bientôt, quand il sera temps, lorsque l’attente sera devenue si insupportable que le moindre souffle de vent suffira à nous faire jouir.

Alors il s’allonge différemment, dévoile une autre partie de sa troublante anatomie, fait mieux saillir ses muscles, écarte un peu ses jambes pour faire apparaître en pleine lumière ce qu’elle provoque en lui. Elle répond à cet hommage en glissant sa main le long de son ventre, jusqu’à la naissance de ses cuisses. L’envie de caresses plus précises exacerbe son énergie créatrice. Plus elle est taraudée par son désir du mâle, mieux elle s’applique à le faire transparaître sur la toile.
En retour, ce qu’elle peint fait remonter de délicieux souvenirs en elle. Le goût de la sueur sur le torse de l’homme excité, dont elle aime se régaler du bout de la langue, la douce pression de ses cuisses qui l’écartèlent pendant qu’il la pénètre avec toute la vigueur de ses reins infatigables, l’odeur de sa semence qu’il vient de répandre sur son ventre, ses seins lourds écrasés contre la poitrine de l’homme, son ventre frissonnant juste avant la jouissance, sa vulve trempée d’excitation, sa bouche entrouverte, son souffle court sous la violence des assauts virils. Qui mieux qu’elle saurait transcrire ces instants d’éternité, où son corps prend la mesure de celui de l’homme, s’imprègne de lui ?
Chavirée par tout ce que cela réveille en elle, elle se met à peindre avec frénésie, pour arriver à tout exprimer sur la toile, et surtout pour détourner ses pensées du corps fascinant de l’amant-modèle. Son pinceau virevolte, elle mélange les couleurs avec impatience, le temps presse, son désir augmente de manière presque incontrôlable, il faut qu’elle arrive à s’en libérer d’une manière ou d’une autre, par la peinture ou les joutes amoureuses, peu importe, tant en elle les deux actes se confondent, maintenant plus que jamais.
Lui n’a plus bougé depuis de longues minutes. Il la regarde, raide bandé, ses bourses gonflées bien en vue, les tétons durcis. Mais finalement, peut-être parce qu’elle lui a confié ce rôle dès le début, il ne la laisse pas s’approcher plus du plaisir et interrompt son envol en l’interpellant à nouveau.

  • — Et maintenant, voluptueuse amante, comment me veux-tu ?
  • — Je te veux… triomphant, le sceptre bien en main, imitant le va-et-vient de mes doigts sur toi, approchant progressivement du point de non-retour. Je veux les crispations de tes cuisses juste avant que tu craques, je veux ton regard de fauve quand tu t’enfonces dans ma chatte dégoulinante, je veux les secousses de tes reins éperdus d’envie, je veux t’admirer à la recherche du plaisir ultime, je veux entendre d’ici ton souffle rauque comme lorsque tu me couvres de ton corps, je te veux triomphant de me sentir à ta merci, béante, offerte à ton bon vouloir.

Il n’a pas attendu la fin de la phrase pour commencer à se caresser, après s’être quelque peu redressé pour mieux lui montrer le détail de son corps excité. La main de la femme, glissée fébrilement entre ses cuisses, accompagne à distance celle de l’homme sur sa hampe. Tout son corps s’est enflammé maintenant. Pourtant, malgré la violence de son envie, elle arrive encore à poursuivre sa peinture. À grands traits, elle s’applique à remplir les espaces vides, donnant un superbe relief au corps esquissé. Chaque couleur doit correspondre dans son esprit à une caresse, un délice amoureux partagé avec celui qui tend vainement ses hanches dans sa direction. Impatient d’en finir, il se branle d’ailleurs de plus en plus fort, les sens en pagaille, prêt à se vider.
Dans un dernier sursaut de lucidité, il réalise pourtant que l’œuvre n’est pas tout à fait terminée. Faisant alors preuve d’une superbe maîtrise, il ralentit la cadence, se redresse pour s’accroupir en équilibre sur ses talons, jambes écartées, et interpelle l’artiste une dernière fois.

  • — Et maintenant, mon amour, comment me veux-tu ?
  • — Je te voudrais… jaillissant, inondant mon ventre de ton jus bouillant, le corps arqué, les yeux grands ouverts pour mieux m’offrir ta fragilité d’homme terrassé par le désir que je t’inspire, la peau si sensible que la plus délicate caresse te fasse tressaillir et cracher ta première giclée, les boules meurtries d’être restées trop longtemps si pleines.

Il a fermé les yeux maintenant. Sa main n’a pas cessé de bouger, entretenant une excitation qui altère les beaux traits de son visage. Tombé à genoux, il ne peut empêcher ses hanches de s’agiter d’avant en arrière. La montée de son désir est impressionnante de beauté, tout son corps irradie l’envie qu’il a d’elle. Se sentant maintenant prêt, il veut la regarder encore une fois, admirer ses formes généreuses avant de succomber. Elle s’en aperçoit. Incapable de poursuivre ce jeu plus longtemps, elle enlève sa robe d’un geste vif, et s’offre nue en pleine lumière.
Après avoir jeté son pinceau au loin, elle s’élance vers lui au travers de la rivière. Cessant d’un coup sa masturbation, l’homme enserre fortement la base de sa queue pour retenir la montée de l’orgasme. Il s’allonge ensuite dos au sol, sans lâcher son membre palpitant. Arrivée près de lui, la femme s’empare fébrilement de sa tige à pleine main, et, s’asseyant sur ses cuisses, l’introduit vivement en elle. D’emblée, elle se met à onduler des hanches sur le sexe qui dilate ses chairs. Il n’en faut pas plus pour que le jeune homme se lâche dans un long râle de plaisir. Tout son corps sursaute, son ventre semble expulser avec force une incroyable quantité de sperme, il n’en finit plus de jouir. Elle le regarde avec tendresse, heureuse de l’avoir mené jusque là par le seul sortilège de ses paroles et des mouvements de son corps possédé par le désir qu’elle avait de lui.
Quand il commence enfin à s’apaiser, elle se redresse, et après un dernier regard, se lève et le laisse pantelant sur son rocher. Les cuisses luisantes du sperme déversé en elle, elle traverse la rivière pour revenir vers son tableau. Alors, avec moins d’impatience, mais toujours animée d’une intense fièvre créatrice, elle se met à retoucher quelques détails. Une ombre sur le sexe dressé de l’homme, une touche de couleur sur son téton, un trait légèrement plus marqué sur le pourtour de ses lèvres. Lorsqu’elle est arrivée à ce qu’elle cherchait, elle recule pour mieux admirer son travail. Il se dégage une incroyable sensualité de son œuvre, qui fait parfaitement transparaître le désir de l’un exacerbé par les gestes amoureux de l’autre.
S’asseyant sur une pierre, elle observe une dernière fois son tableau, avant de se tourner vers son amant, qui la regarde avec admiration. À l’instar de ce qu’il avait fait pour elle tout à l’heure, elle ouvre ses cuisses et lui laisse impudiquement admirer sa béance, avant de poser ses doigts sur sa vulve. Ne voulant pas la laisser seule en un instant si intense, il se précipite vers la berge et vient se glisser derrière elle, l’enlaçant tendrement, avant de s’emparer de ses seins et de les malaxer de ses larges mains.
Souriante, elle accélère le rythme de ses caresses, et atteint elle aussi rapidement le point de non-retour. Elle s’appuie d’abord contre l’homme, comme si elle voulait le faire participer à son bonheur, mais au moment où les premières vagues déferlent, une violente contraction la plie en deux. Elle laisse échapper une émouvante plainte de plaisir et de libération. L’homme l’entoure de ses bras, caresse son dos, tente de prolonger le déferlement par tous les moyens. Puis il approche sa bouche de son oreille et murmure quelque chose qui semble ajouter encore à son bien-être.
Lorsque l’orage sensuel est passé, elle se redresse pour mieux profiter d’une dernière caresse sous ses seins, puis, par-dessus son épaule, glisse le bout de ses doigts gluants de mouille dans la bouche de son amant. Il les suce les uns après les autres avec délectation. Peu à peu, sa queue se dresse à nouveau contre le dos de la femme. Elle rit joyeusement de son envie insatiable, tout en se dégageant vivement de son étreinte.

  • — Garde tes forces pour ce soir, je suis loin d’être rassasiée mais j’ai trop faim pour continuer ici, dit-elle en commençant à réunir ses affaires.
  • — Si tu continues à te baisser de la sorte devant moi et à me tourner autour en me frôlant sans arrêt, je ne suis pas sûr d’arriver à attendre jusqu’à ce soir !

Mutine, et assez expérimentée pour savoir comment garder un homme excité, elle s’approche en lui tendant sa robe.

  • — Je te veux… endurant, me regardant de tes yeux fiévreux, guettant le moindre entrebâillement de ma robe, tendant ton cou dans l’espoir d’apercevoir un peu de mon intimité, glissant ta main à la conquête de mes charmes, fouillant avec force entre mes cuisses pour me donner envie encore et encore, posant tes doigts partout où je suis humide, béante, étroite, fermée, et peut-être même encore vierge des nouveaux plaisirs que tu ne cesses d’imaginer.
  • — Sans tes lèvres je n’y arriverai pas…

Compréhensive, elle s’empare de sa bouche, et lui offre un long baiser.

  • — Je te veux conquérant, t’emparant de mes derniers retranchements, mettant le feu à ma citadelle, violant et pillant ce que j’ai de plus secret, jusqu’à ce que je rende l’âme sous tes coups de bélier.
  • — Sans tes mains je n’y arriverai pas…

Elle prend sa tige à nouveau bien dressée dans une main, et se met à le caresser, alors que de l’autre elle part à la découverte d’autres territoires amoureux, glissant un doigt puis un autre entre ses fesses. L’homme se raidit. Puis il laisse échapper un soupir de contentement et se laisse à nouveau faire en écartant les jambes.

  • — Je te veux, caressant, les doigts tremblants du désir retenu, me laissant le temps de te rejoindre avant que tu ne te lâches une nouvelle fois, m’enveloppant de toute ta tendresse, faisant monter en moi l’envie de m’offrir mieux encore à ton incandescence.
  • — Sans tes seins je n’y arriverai pas…

Son ton implorant la convainc de le combler une fois encore. Elle s’agenouille face à lui, et dépose délicatement le membre impatient entre ses seins. Instinctivement, il commence à coulisser dans le sillon chaud et doux. Déjà un peu de jus coule de son méat dilaté. D’où il est, il voit ses seins aux bouts rigides qu’elle excite avec ses pouces, il voit ses hanches larges et voluptueuses, il voit son cou et ses épaules finement dessinés, les ondulations de son corps qui s’anime progressivement pour lui, il sent son odeur de femelle.
Il n’en faut pas plus pour que déjà de délicieux spasmes crispent ses reins. Elle sent contre sa peau la tension si particulière qui annonce l’explosion. Délicatement, elle recouvre le membre de son amant de sa main, et lui donne le coup de grâce en l’effleurant juste sous la pointe. D’un mouvement des hanches, l’homme s’enfonce plus profondément encore dans le manchon de chair. Et déjà son jus s’écoule en saccades, inonde le sillon mammaire, dégouline sur le ventre de la femme, jusqu’entre ses cuisses.
Levant son visage vers lui, elle lui offre longuement ses lèvres pour sceller leur pacte amoureux. Puis elle se redresse, s’essuie le ventre et les cuisses avec sa robe, et l’enfile maculée de sperme, pendant qu’il se rhabille à son tour. Elle griffonne ensuite quelques mots sur un morceau de papier qu’elle pose au coin du tableau. N’emportant que les couleurs et le matériel de peinture, les deux amants partent en direction du village. Je les entends rire et commenter leurs prouesses, avant de disparaître définitivement.
Je peux enfin quitter ma cachette et m’approcher du tableau pour lire le message qui m’est certainement destiné.
« Dommage que vous n’ayez pas préféré vous joindre à nous. Merci de faire parvenir ce clin d’œil amical à Marine. Je vous ai placé dans le coin supérieur gauche du tableau, en souvenir. Bon pèlerinage… »

oooOOOooo

Ça, c’est le genre de truc qui m’agace par-dessus tout. Non seulement ils m’ont découvert, mais en plus ils se moquent de moi. J’imagine même que leur deuxième série d’ébats m’était destinée. Et à nouveau Marine est évoquée par des étrangers. Qu’a-t-elle bien pu partager avec ces deux-là, quels jeux érotiques a-t-elle découvert en leur compagnie ? Ou leur a-t-elle fait découvrir ? Que sais-je d’elle pour répondre à une telle question ?
En regardant l’œuvre plus attentivement, je vois effectivement dans un coin une ombre à moitié cachée dans une tache verte, évoquant les taillis dans lesquels j’étais allongé. Je décide d’en avoir le cœur net, et de partir à la recherche de cette femme mystérieuse et fascinante. Il doit bien y avoir quelqu’un dans le village capable de me renseigner sur une artiste de cette trempe. Je fixe tant bien que mal le petit cadre sur mon sac de manière à ce qu’il puisse finir de sécher, et me remets en marche.
Arrivé au village voisin, après deux ou trois tentatives infructueuses, je déniche quelqu’un qui connaît ce style pictural. Et sa créatrice. Une sacrée femme, à ce qu’on dit, avec un appétit gargantuesque, mais pas pour la bonne chère, plutôt la chair fraîche, si vous voyez ce que je veux dire… Je vois surtout que dans une telle contrée, la dame doit déranger, bousculer les convenances, et s’attirer les foudres des épouses jalouses. Même si elle semble préférer les jeunes corps musclés et vigoureux aux bedaines d’apollons à la retraite.
Une demi-heure plus tard, j’arrive en vue de sa maison, un peu à l’écart du village. Me voilà face à une nouvelle rencontre, et j’avoue que j’hésite un peu. Cette femme si libre, si avide de plaisir m’intrigue et m’inquiète tout à la fois. Qui suis-je pour venir la débusquer dans son repaire, lui demander des explications sur un jeu dont je ne connais pas vraiment les règles ? Le ton de son billet laisse penser qu’elle n’était pas fâchée d’avoir été épiée. Mais cette manière sournoise d’observer les gens n’est absolument pas mon style. J’ai été pris dans un engrenage. Que va-t-elle penser de moi ? Avec quelles idées préconçues va-t-elle me découvrir ? Tant pis, il est trop tard pour reculer, et j’ai trop envie d’avoir des nouvelles de Marine. Je frappe à la porte.

  • — Bonsoir, c’est la recherche d’un gîte ou la curiosité qui vous amène ? dit-elle sur un ton enjoué, sitôt après m’avoir reconnu.
  • — L’envie de vous remercier pour votre cadeau, et de m’expliquer un peu, je…
  • — Entrez, je sais que vous n’êtes pas un voyeur comme les autres. D’ailleurs nous ne vous aurions pas laissé nous observer si nous n’avions pas su qui vous étiez.
  • — Sait-on jamais qui est l’autre ?
  • — Votre pèlerinage semble porter ses fruits, c’est Marine qui vous a rendu si sentencieux ?
  • — Plutôt votre manière de prendre les choses de la vie, pour autant que je puisse en juger. Mais maintenant que je vous vois dans votre intérieur, je vous imagine plutôt prof ou juriste ou quelque chose de très honorable dans le genre. À cent lieues de ce que j’ai aperçu de vous au bord de la rivière.
  • — Bien vu, je suis prof de littérature, pour assurer ma survie financière.
  • — Et pour vos autres types de survie ?
  • — Tout à tour peintre, écrivain, amante, amie, horticultrice, membre d’associations tout ce qu’il y a de plus convenables, libertine, hédoniste, philosophe, cuisinière. Rien qu’une femme très banale, en somme. Sauf qu’après avoir traversé deux mariages et un veuvage, cette femme se dit qu’il ne faut jamais se soumettre, de peur de passer à côté de l’intense (1).
  • — Une femme si libre de ses choix et de ses désirs qu’elle en devient intimidante !
  • — Avant que vous vous prosterniez à mes pieds de femme-divinité, puis-je vous servir quelque chose à boire ? Compte tenu de ce que vous avez vécu cet après-midi, vous devez être épuisé et assoiffé… notamment.
  • — Notamment ?

Elle a un regard amusé. Sans répondre, elle s’éloigne pour préparer un mélange de son cru.

  • — Champagne rosé avec une pointe de vodka, ça vous va ?
  • — Si je ne dois pas porter mon sac trop longtemps ce soir, volontiers.
  • — J’ai une chambre d’ami, vous êtes mon invité pour la nuit.
  • — Ami ? Quel honneur…
  • — Ami et surtout objet d’étude captivante. De quoi est fait l’homme qui a conquis Marine ? Vaste sujet, non ?
  • — Marine ? Vous l’avez rencontrée dans quelles circonstances ?
  • — Il y a quelques semaines, dans une chapelle non loin d’ici. Un lieu de culte un peu particulier, à vrai dire.
  • — Vous l’avez revue depuis ?
  • — Avant-hier. Elle avait besoin de reparler de ce qui nous était arrivé. Ça m’a fait du bien à moi aussi. Mais je suis loin d’avoir la même qualité de foi qu’elle. Vous êtes d’un naturel mystique ?
  • — Jusqu’à ce que je la rencontre, absolument pas. Mais j’avoue que ma vie est en train de changer radicalement. Même si je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui chez elle met si fortement en résonance le corps et la spiritualité.
  • Le sujet de la jouissance des femmes, c’est Dieu ! disait Monsieur Lacan, qui faisait comme s’il en savait un bon bout en la matière (2).

Nous passons le reste de la soirée à deviser de la sorte. Cette femme intense, au regard perçant et à la bouche voluptueuse est attirante et fascinante. C’est un régal de passer ces instants à ses côtés, sans aucune ambiguïté.
L’heure tourne malheureusement et sa journée du lendemain sera chargée. C’est en tout cas ainsi qu’Évelyne présente son désir de se retirer, en me laissant libre de vagabonder dans sa maison. Je suis touché par cette marque de confiance, et me lance à la découverte de sa bibliothèque.
Lorsque le sommeil me gagne, je préfère ne pas utiliser le lit qu’elle m’a proposé et me couche simplement sur le tapis du salon, persuadé de me réveiller et de quitter la maison bien avant elle. Une position qui est en outre chez moi propice aux meilleurs rêves.

oooOOOooo

Au milieu de la nuit, je suis tiré du sommeil par le bruit de sa porte. Dans la pénombre, je la vois sortir de sa chambre et s’approcher sur la pointe des pieds, pour venir s’allonger contre moi, nue. Sa peau est chaude. L’odeur qui émane d’elle est envoûtante, faite d’un mélange de parfums intimes que son corps a certainement distillé au cours d’un rêve sensuel.

  • — Le parfum du désir vous habille à merveille ! Vous n’arrivez pas à dormir ?
  • — J’ai rêvé d’un homme, qui me regardait longuement avant de se mettre à me caresser avec une infinie lenteur. Un homme à qui je m’offrais plus nue que nue, dans une confiance totale. Un homme dont le regard me rendait belle, gommait tous mes défauts, un homme envahi du même désir que moi. Exactement du même désir. J’ai joui si vite et si fort sous ses caresses, que je m’en suis réveillée. Vous savoir si près de moi, sans pouvoir vous toucher, m’a semblé ridicule.
  • — Comment savoir si je suis pareil à cet homme ? Et qu’allez-vous faire de votre modèle ?
  • — Manuel ? C’est juste un jouet bien musclé pour calmer des envies trop envahissantes, un plaiseur en quelque sorte. Vous, c’est différent. Depuis que je vous ai rencontré, vous êtes très haut sur ma liste des priorités. Le reste n’a pas d’importance, murmure-t-elle en s’allongeant sur le côté, une main sur mon ventre.
  • — Vous ne me laisserez pas vous admirer ?
  • — À mon âge, sous une lumière trop vive, je ne me trouve belle qu’au corps à corps ou d’un bord à l’autre d’une rivière. Venez maintenant, parcourez-moi…

Dès cet instant, elle s’offre à mes mains, et à tout ce qui de moi peut caresser son corps. Immédiatement, les images que j’ai d’elle et les sensations que j’ai au bout de mes doigts se superposent. Je la reconstruis en esprit.
Il n’en faut pas plus pour que tous les petits personnages salaces qui ont pris vie en moi au détour d’un sein dévoilé ou d’une fesse entraperçue, se manifestent en même temps, quelque part entre mon cervelet et mes nerfs honteux. Le voyeur, l’enfant étonné, l’amant expérimenté, le mâle excité, le compagnon délaissé, l’adolescent enamouré, tous ces petits agités que je suis, se déchaînent de concert pour célébrer une formidable bacchanale.
Mes sens sont comblés par ses caresses et ses baisers brûlants, elle s’introduit en moi par tous les pores de ma peau, les papilles de ma bouche, mes moindres récepteurs olfactifs. Aucun de mes neurones sensoriels ne reste étranger à cette découverte inusitée. Je flotte dans un état second, me laissant emporter par son désir et sa confiance.
Au moment où nos corps commencent à se chercher plus précisément, où ses cuisses s’ouvrent pour me laisser m’approcher de son intimité, au moment où nos soufflent s’agitent, où nous avons de plus en plus envie de nous imbriquer, Évelyne caresse tendrement ma joue, puis se lève et m’invite à la suivre en me prenant par la main.

  • — J’aimerais encore vous montrer quelque chose avant de vous enfouir en moi.

Bigre, comme elle y va, c’est le genre de phrases qui en d’autres temps me ferait plutôt paniquer. M’enfouir en elle, disparaître dans son giron, me liquéfier dans ses humeurs, me perdre dans les méandres de sa rivière souterraine pour ne plus jamais retrouver la lumière du jour. Est-ce bien ce que je cherche ?
Sans me laisser cogiter plus longuement, elle m’entraîne au jardin, prenant soin de rester d’abord dans l’ombre avec moi, le temps de m’habiller d’un préservatif sorti je ne sais d’où, mais parfaitement bienvenu. Devant nous, une lampe éclaire le centre de la pelouse d’une lumière blafarde. Après avoir laissé à nos yeux le temps de s’habituer, elle se dirige vers la source lumineuse et s’allonge à même la pelouse humide de rosée.

  • — Venez, reprenons nos jeux sans nous cacher, je veux vous voir jouir quand le moment sera venu, je veux votre visage chamboulé de plaisir, je veux les plus infimes détails de votre corps gravés en moi à jamais.
  • — Vous n’avez plus peur d’être en pleine lumière ?
  • — Il y a tant de respect dans ce que vous m’offrez, que je crois pouvoir sortir de mon cocon de lassitude et me métamorphoser en un attirant papillon. Regardez-moi, fouillez-moi, ne laissez aucune friche, je vous désire si fort !

Je viens à elle et, renouvelant une à une toutes les caresses que nous nous sommes offertes dans l’obscurité, nous nous découvrons passionnément, sans que nos imperfections viennent interférer dans nos ébats. Chaque parcelle d’Évelyne que je contemple en pleine lumière m’émeut profondément et fait monter un irrépressible désir en moi. Un désir de tout son être, qui s’offre plus nu que nu, comme elle en avait rêvé.
Cette femme si absolue me fait enfin comprendre ce que Marine voulait dire par partage divin de l’être aimé. Et je me découvre bandant comme un cerf pour ce que me révèle son corps, pourtant marqué par de nombreuses cicatrices de la vie, mais aussi, peut-être même surtout embelli par l’inépuisable jeunesse de ses élans et de son besoin d’amour. Qu’elle prenne de moi ce qu’elle veut, mais qu’elle me guide enfin jusqu’à la jouissance partagée !
Progressivement, nos rythmes intimes s’harmonisent, nos cœurs battent à l’unisson. Alors elle s’ouvre comme la plus capiteuse des fleurs, devient marée qui monte du fond de ses abysses de femme, s’empare de moi comme d’un jouet de plaisir, s’enivre de mon souffle. Plus rien ne nous retient, nous nous emboîtons sauvagement, primitivement. Submergés par ce déchaînement des sens, nous glissons vers l’ultime partage de nos êtres. Elle me serre de toutes ses forces contre sa poitrine, colle son ventre au mien pour que j’en sente les moindres soubresauts, et s’abandonne.
Ce que nous vivons étroitement enlacés est indescriptible. Nos corps sont ballotés comme des fétus de paille sur une déferlante de plaisir, nos ventres sont secoués d’intenses contractions, nous mélangeons nos sueurs, nous éjaculons l’un et l’autre tous les sucs que nous avons trop longtemps retenus. Pendant tout ce temps, je me sens effleuré de l’intérieur par une aile légère, embrassé par un souffle infime, rassuré par une voix aimante. Même conscient qu’Évelyne est en train de voyager en moi comme bon lui semble, je n’en finis plus de jouir, attiré de plus en plus profondément au fond de son ventre à chaque saccade.
Lorsque nous arrivons enfin à reprendre nos esprits, nous trouvons juste la force de nous embrasser une dernière fois avant d’échouer dans son lit, et de sombrer l’un et l’autre dans un profond sommeil.
C’est la dernière chose que je partage avec elle. Elle n’est plus là lorsque j’émerge du coma le lendemain matin. Mon premier mouvement me pousse à chercher une trace d’elle, quelque chose qui puisse m’accompagner sur mon chemin. Mais elle n’a rien laissé. Une manière comme une autre de manifester à quel point ce que nous venons de vivre ne peut être traduit de quelconque manière.
Comment expliquer qu’avec des gestes si simples, communs à tous les amants, immuablement répétés par chaque couple qui s’étreint, un échange d’une telle intensité puisse se produire ? Comment exprimer l’alchimie sublime qui rapproche ainsi deux inconnus au point qu’ils se mélangent un instant aussi étroitement que les eaux de deux rivières ? Comment décrire ce qu’il faut de confiance pour arriver à s’offrir à l’autre dans un tel état de dépouillement ? Comment nommer l’antidote qui a annihilé le temps d’une nuit ma peur viscérale de la féminité, qui m’a fait renoncer à conquérir et à dominer pour oublier mon angoisse devant ce mystère insondable de la vie ?
La seule réminiscence de nos discussions se présente sous la forme d’une carte de la région. La chapelle dont elle avait parlé, et où elle a rencontré Marine la première fois y est marquée d’une croix. C’est à deux bons jours de marche. Il est temps de me mettre en route, après avoir simplement laissé un pétale de rose sur l’oreiller d’Évelyne. Tant pis si cette nuit elle choisit d’oublier notre éphémère rencontre entre les bras du séduisant Manuel.
C’est au moment de refermer mon sac que je découvre un petit clin d’œil de sa part. Le tableau est maintenant signé et intitulé au dos « vous ». C’est vrai que nous n’avons à aucun moment abandonné le voussoiement. Quelle classe après ce que nous avons échangé ! Je reprends ma route dans un grand éclat de rire.

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Histoire Coquines - Béryl : safari sensuel au Kénya

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 8:12

Préambule

Ce titre est un brin ringard mais il m’évoque certains romans policiers de gare des années soixante-dix (type Coplan ou même SAS au début de la série) dont l’érotisme, bien que léger, berça mon adolescence et me donna goût à ce type de récit. Les années quatre-vingts avec les « Brigades mondaines » et autres « Police de mœurs » furent plus trash.
Concernant Béryl, ce texte est la suite d’une série qui n’est plus présente sur ce site (j’étais un peu limite versus la charte et je respecte le choix de Revebebe), mais il peut se lire seul en tant que tel avec les quelques précisions ci-après : Béryl est (ou était…) une jeune femme sage, de bonne famille, et mariée. Grande brune aux courbes somptueuses et au visage innocent, son superbe physique a souvent attiré l’attention des hommes. Sa naïveté (ou sa perversité ?) et sa passivité l’ont entraînée dans diverses aventures érotiques, en particulier avec le patron de son mari qui, profitant d’un après midi commun à la plage, a su transformer un étalement de crème solaire en massage très sensuel, Béryl lui faisant même l’offrande de sa bouche…

XXX

Le mari de Béryl avait gagné dans sa société un safari au Kenya, grâce aux bons résultats de son département. Deux autres couples plus âgés étaient également du voyage, le patron de son mari, qui les invitait, étant déjà sur place. Arrivés à l’aéroport, ils furent accueillis par Koné, jeune Kenyan responsable de l’équipe locale, tenant un panneau au nom de la société. Dès la descente des passagers, il avait repéré la silhouette élégante de Béryl, mise en valeur par une robe sans manche beige assez ajustée, boutonnée sur tout le devant et cintrée d’une large ceinture. Son beau visage classique avec ses cheveux noirs réunis en queue de cheval, ses grands yeux innocents et sa bouche pulpeuse avaient également attiré l’attention des douaniers qui la déshabillèrent des yeux à son passage, louchant sur sa belle poitrine mise en valeur par la robe ajustée et sur ses fesses qui roulaient harmonieusement sous le tissu léger, marquant légèrement le triangle plutôt étroit de sa culotte. Aussi Koné fut-il ravi de la compter parmi le groupe qu’il devait accueillir.
Il se présenta comme leur chauffeur et leur souhaita la bienvenue dans un français hésitant, avant de les faire monter dans un minibus pour les conduire au camp de base, se débrouillant pour faire monter la jeune femme à ses cotés. Compte tenu du tarif du séjour, il était plus habitué à véhiculer des couples plus âgés et l’idée de côtoyer cette brune superbe pendant quelques jours l’émoustillait déjà. Pendant le trajet, profitant de ses lunettes noires, il jetait des coups d’œil en coin sur le corps prometteur de sa voisine. Tendue par ses seins pleins, sa boutonnière s’entrouvrait, laissant apercevoir de profil la base d’un sein bien galbé moulé de dentelle blanche. La fente de sa robe dévoilait également haut ses jambes superbes.
Elle se tourna de côté pour mieux parler à son mari assis à l’arrière du minibus, glissa une cuisse sur le côté, la dévoilant ainsi au ras de l’aine. Mais, à la grande déception du chauffeur, elle posa une main entre ses cuisses pour empêcher sa robe de trop s’ouvrir. Tout à la découverte du pays, Béryl ne se rendait pas compte des coups d’œil furtifs mais de plus en plus fréquents de son voisin sur ses jambes. La patience de ce dernier fut récompensée quand elle retira machinalement sa main pour montrer un monument à l’architecture typiquement africaine. Le tissu de sa robe se tendit alors sur ses cuisses, dévoilant le délicat triangle de dentelle blanche de sa culotte, gonflée par la toison brune de son pubis qui se devinait par transparence. Elle laissa la main sur le dossier, inconsciente de son impudeur.
Koné avait du mal à regarder la route, quasi hypnotisé par le spectacle de cette superbe fille qui s’exhibait sans le savoir, à portée de sa main. Il devait se retenir de ne pas glisser sa paume sur la peau dénudée, surtout quand, au gré des cahots, les cuisses s’écartaient sur le contrefort de satin de la culotte qui moulait une vulve bombée. Mais il espérait bien avoir l’occasion d’en profiter un peu plus au cours du safari.
Ils arrivèrent bientôt au camp de base composé de grandes tentes beiges. Ce fut Jeff, le patron de son mari qui les accueillit, accompagné de sa femme, une grande blonde, maigre et un peu fade. Béryl ne put s’empêcher de rougir en le saluant, se remémorant la scène de la plage. Le souvenir des mains qui s’étaient insinuées entre ses cuisses la fit frissonner et elle sentit les pointes de ses seins s’ériger légèrement mais suffisamment pour marquer le tissu de sa robe. À voir les yeux brillants du patron du mari fixés sur sa poitrine, elle n’était manifestement pas la seule à s’en souvenir…
Le soir, au cours du dîner, Jeff, assis en face d’elle, la dévora des yeux, la troublant malgré elle quand, sans gêne, il s’attardait du regard sur les belles rondeurs de son corps. La discussion était plutôt gaie et animée, et le vin aidant, elle se décontracta, fuyant moins le regard de Jeff qui faisait assaut de séduction. Elle avait oublié combien il pouvait être attirant et se sentait de nouveau sensible à son magnétisme. Elle fut à peine surprise quand le pied de Jeff, qu’il avait déchaussé, vint caresser doucement son mollet sous la table, mais elle ne put s’empêcher de frémir quand, après un moment, il remonta entre ses jambes nues. Le contact était loin d’être désagréable et elle ne se déroba pas, malgré la présence des invités qui ne faisait qu’ajouter à son trouble.

Mais, quand il se glissa plus haut sous sa robe, elle s’empourpra et resserra les genoux pour bloquer sa progression, un peu affolée, jetant un regard en coin sur les autres convives qui, en pleine discussion, ne remarquaient rien. Elle desserra alors inconsciemment l’étau qui emprisonnait le pied et le sentit avec délices se nicher au creux de ses cuisses. Ses mains se crispèrent sur ses couverts quand, de la plante du pied, Jeff commença doucement à lui masser le pubis à travers sa culotte, lui irradiant les sens. Elle se redressa sur sa chaise, avançant son bassin au ras du siège. Ainsi elle était mieux cachée par la nappe, mais elle permettait surtout au pied indiscret de pouvoir descendre jusqu’à sa vulve offerte qu’il écrasait doucement, faisant se gorger de sang ses lèvres intimes. Malgré le rempart de sa culotte, la chaleur de ce pied nu et son massage tournoyant contre son sexe eurent tôt fait de tremper le fin tissu, ce qui n’échappa pas à Jeff qui la regardait, les yeux fixes. La docilité et la sensualité de cette femme le rendaient fou.
Aucun des deux ne s’était rendu compte que leur manège n’avait pas échappé au chauffeur noir, mangeant par terre à côté du feu, le regard rivé sous la table sur ce pied qui disparaissait sous la robe entre les cuisses de Béryl, surpris par sa passivité et le trouble de son regard. Koné n’en revenait pas de voir cette fille, de prime abord plutôt sage, accepter cette caresse perverse à quelques mètres de son mari. Cela promettait pour la suite du séjour…
Béryl ne put retenir un petit jappement quand, de l’orteil, Jeff vint agacer son clitoris. Les convives se tournèrent vers elle, un peu surpris et, rougissant comme une pivoine, elle balbutia qu’elle avait mordu dans un piment, reculant prestement son bassin pour échapper à la caresse, les sens en feu. Elle prétexta alors le décalage horaire pour se retirer prématurément dans sa chambre, honteuse d’avoir de nouveau cédé aux caresses perverses de cet homme, mais le corps parcouru de douces vagues de chaleur. Elle était surtout surprise de l’art de Jeff de la mettre dans tous ses états et de la facilité avec laquelle il l’entraînait sur le terrain de ses jeux pervers.
Le lendemain, ils partirent dans plusieurs Land-Rover pour la première journée du safari. Elle n’osait regarder Jeff dans les yeux mais elle sentait son regard sur son corps comme une brûlure. Le patron manœuvra subtilement pour que Béryl monte avec lui dans le premier véhicule et les invités dans les autres. Bricolée à l’africaine, chacune des voitures était équipée d’une sorte de guérite circulaire qui permettait aux touristes, en grimpant sur une plate-forme, de bien découvrir le paysage tout en les protégeant d’éventuels animaux sauvages.
Koné, en tant que chef du camp, s’était désigné d’office pour conduire leur véhicule, au grand désappointement des autres chauffeurs. En effet, quand Béryl était apparue, vêtue d’une robe short courte, aux échancrures assez larges, ils avaient tous imaginé le spectacle qu’elle offrirait à l’heureux élu resté au volant, une fois juchée sur la plateforme. De fait, avant que le convoi se mette en route, le chauffeur, à l’abri du toit, se pencha rapidement en arrière pour profiter du spectacle que lui offrait la position surélevée de sa passagère. Le couple était installé de profil et l’échancrure des jambes de la tenue de Béryl était suffisamment large pour que Koné puisse admirer par dessous l’intégralité de ses cuisses fuselées jusqu’au pli sensuel de ses fesses rondes. Mais Jeff donna le signal du départ et Koné dut abandonner sa position pour se remettre au volant.
Béryl n’avait rien remarqué, plus concernée par la proximité du patron qui profitait du moindre cahot pour se laisser aller contre elle. Ce n’était au début que des frôlements furtifs mais bientôt les contacts se firent de plus en plus appuyés. La plate-forme était trop étroite pour que, même si elle en avait eu envie, elle puisse l’éviter. À chaque frottement avec ses rondeurs élastiques, le sexe de Jeff se gonflait un peu plus dans son pantalon.
Ils s’arrêtèrent devant un troupeau d’éléphants. La guérite surélevée les cachait jusqu’à mi-buste et les vitres fumées dissimulaient le reste aux yeux des autres invités. Jeff en profita pour glisser ses mains sur les hanches de Béryl, les caressant doucement avant d’attirer sa croupe contre son bas ventre. Le tissu léger de sa tenue ne pouvait cacher à Béryl l’excitation de Jeff et elle frémit quand elle sentit la bosse dure de son sexe gonfler contre ses fesses. Elle se contenta de crisper ses mains sur ses jumelles, sachant qu’il serait vain de se soustraire, tant son corps réagissait positivement au mâle contact. Ce consentement muet rendait Jeff fou, et la chaleur de la croupe de Béryl finit de le raidir. Du pied, il lui desserra les jambes et, descendant les mains sur ses fesses, il les écarta à travers le tissu de son short. Il plia alors les genoux légèrement, lui permettant ainsi de mieux se frotter contre son intimité, gland calé contre la vulve ainsi offerte, irradiant les sens de Béryl.
Son mari les héla pour leur montrer un éléphant particulièrement imposant et Jeff dut s’écarter prestement, laissant quand même une main traîner sur ses fesses, les palpant doucement à travers la robe short. Trop excités, ils avaient complètement oublié la présence du Noir, caché à leur vue par le toit mais qui ne perdait pas une miette du spectacle. À travers l’échancrure de la jupe culotte, il vit la main se faufiler sur les fesses couvertes d’un triangle étroit de satin noir. L’entrejambe était suffisamment lâche pour qu’il puisse même distinguer le renflement bombé du bas-ventre sur lequel les doigts de Jeff vinrent se blottir pour une caresse très intime.
Béryl se tourna d’un quart de tour pour masquer le trouble provoqué par les doigts fureteurs, mais en se cambrant malgré tout pour mieux s’offrir. Le tissu de la jupe s’ouvrit sur le devant et Koné découvrit l’intégralité de la culotte plaquée sur la douce déclivité du bas-ventre de Béryl, dessinant l’épaisseur discrète de sa toison avant de disparaître en une pointe étroite de satin entre ses cuisses, masquée en partie par le ballet des doigts de Jeff sur son intimité.
Ce dernier retira malgré tout sa main pour faire semblant de prendre des photos, afin de ne pas éveiller les soupçons du mari. Trop excité par cette croupe quasi offerte à moins d’un mètre de lui, le Noir prit sa chance et posa sa main à l’intérieur de la cuisse de Béryl, savourant la douceur et la chaleur de sa peau. Croyant que c’était Jeff qui reprenait sa caresse, Béryl ne réagit pas et laissa remonter la main entre ses jambes jusqu’à leur jointure, et Koné fut surpris de la trouver si brûlante, si trempée, prouvant le plaisir de la jeune femme de se faire caresser ainsi à la sauvette. Surveillant les mouvements de Jeff, il palpa avec délices la vulve moelleuse, suivant les replis de sa féminité à travers le satin mouillé, puis il remonta sur les fesses, les pétrit doucement, faisant glisser la culotte entre le sillon profond de la croupe. Béryl frémit sous le contact de cette paume sur ses fesses ainsi dénudées, que Koné admirait sous la jupe. La sensualité de cette Blanche et le fait de pouvoir contempler sa quasi nudité et de la toucher en profitant de sa méprise le rendait fou. Il finit malgré tout, lui aussi, par retirer sa main, la tête en feu, de peur de se faire prendre, mais ravi d’avoir pu déjà en profiter.
Le convoi se remettant en marche, le couple reprit une attitude raisonnable et ils finirent par rentrer au camp pour le déjeuner. Le safari reprit dans l’après-midi, mais Jeff monta cette fois-ci avec une des autres femmes pour ne pas susciter la méfiance du mari et Béryl se retrouva avec un charmant monsieur de plus de 60 ans qui resta très convenable. Au moins put-elle ainsi mieux profiter du spectacle des animaux sauvages.
Ils rentrèrent au camp en fin d’après-midi et Koné entendit Béryl annoncer à son mari qu’elle allait prendre une douche dans la cabine dressée sous un arbre, un peu à l’écart du camp. Le Noir, qui n’attendait que cette occasion, se précipita pour grimper dans l’arbre situé au-dessus de la douche, se dissimulant derrière le feuillage. Il avait ainsi une vue plongeante sur les quatre pans de toile qui constituaient la cabine sommaire. Il vit Béryl entrer et fermer soigneusement le panneau de toile. Se croyant ainsi à l’abri des regards, elle dénoua son peignoir et le fit glisser gracieusement sur ses épaules, dévoilant sa poitrine somptueuse. Malgré leur poids, ses globes ronds et pleins se dressaient orgueilleusement sur son buste. Koné distinguait même entre ses seins la touffe sombre de son pubis et, au delà de ses épaules, le haut de sa croupe fendue. Elle commença à se savonner la poitrine d’une main, l’autre se glissant entre ses cuisses pour une toilette intime. Sous l’agréable sensation de l’eau fraîche sur son corps, ses pensées se mirent à divaguer et revinrent au safari du matin et aux frissons de plaisir que lui avaient procurés les mains de Jeff.
Excité par ce spectacle très érotique, le noir se libéra et commença à se masturber. Ce fut à ce moment que Béryl le repéra entre ses yeux mi-clos et elle se figea. Le climat tropical, la nourriture épicée mais aussi la frustration provenant de ces caresses inachevées la maintenaient dans un état de semi excitation permanent et, de se savoir matée à la sauvette dans sa nudité intégrale, firent naître une boule de chaleur au creux de son ventre qui irradia tout son corps, gonflant ses seins et trempant son sexe. Même le contact de ses propres mains sur sa peau nue la brûlait délicieusement. Le Noir, qui avait cru être découvert, se rassura quand il vit de nouveau les mains de Béryl bouger sur son corps. Mais, à voir les doigts s’attarder sur les pointes de ses seins dardés et au creux de sa toison, il était clair que le savonnage se transformait en caresse.
En effet Béryl, le corps enflammé par le regard du Noir posé comme un aimant sur ses courbes sensuelles, commençait à se caresser, glissant un doigt entre ses lèvres humides et pinçant ses tétons dressés. Entre ses cils mi-clos elle devinait à travers le feuillage le sexe du Noir dressé, épais et noueux, et le ballet de la main qui le branlait. En plein fantasme, elle se surprit à imaginer la tige épaisse glisser au creux de ses fesses et un orgasme soudain la saisit, la laissant haletante, bouche ouverte sur un râle silencieux, déclenchant également la jouissance du Noir. Leurs regards se croisèrent à ce moment et le chauffeur comprit qu’il avait été dupé et découvert depuis le début. Se cachant le sexe d’une main il dégringola plus qu’il ne descendit de l’arbre et s’éclipsa prestement. Un peu hagarde, Béryl finit de s’essuyer, surprise du plaisir qu’elle avait pris à s’être ainsi exhibée devant le jeune Noir sans en ressentir plus de culpabilité que cela.
Le repas du soir fut expédié rapidement, les convives étant fatigués par leur première journée. Une fois couchée dans sa tente, Béryl eut un sommeil agité, parsemé de rêves érotiques qui la firent se réveiller plusieurs fois, haletante, le corps trempé de sueur. Le matin la trouva alanguie, le corps frissonnant encore de désirs. Au moment de choisir ses vêtements, une pulsion subite l’incita à revêtir une jupe plissée blanche s’arrêtant au-dessus des genoux alors que l’expérience de la veille aurait dû l’inciter à choisir raisonnablement un pantalon pour éviter toute tentation… Mais elle savait déjà que son corps aspirait à de nouvelles caresses…
Effectivement, Jeff prit cela comme un message et s’arrangea encore une fois pour la faire monter seule avec lui. Koné évita son regard quand il reprit le volant, heureux malgré tout qu’elle n’ait rien dit de l’épisode de la douche. Pendant le trajet jusqu’aux animaux, Jeff reprit son manège de la veille, se collant contre elle. Le chauffeur, en arrivant à l’emplacement des animaux, se débrouilla pour s’arrêter à bonne distance des autres véhicules, à moitié caché derrière un gigantesque baobab. En préservant ainsi l’intimité de ses passagers, il espérait que leurs attouchements iraient plus loin.
Une fois la voiture à l’arrêt, Béryl se pencha pour prendre les jumelles qu’elle avait laissées sur le siège et surprit le regard du Noir rivé sous sa jupe plissée qui s’écartait en corolle autour de ses hanches rondes, découvrant sa culotte jusqu’à la taille, dévoilant parfaitement le triangle de satin blanc qui moulait le haut de ses fesses avant de disparaître entre ses cuisses. Elle se releva brusquement, la gorge nouée, rouge de confusion, se rendant compte que les caresses appuyées de la veille n’avaient pas dû lui échapper. Elle hésita sur l’attitude à adopter mais elle ne se voyait pas crier au scandale alors qu’elle s’était caressée devant lui la veille… Les pensées confuses, elle ne réagit pourtant pas quand Jeff, qui ne s’était aperçu de rien, posa ses deux mains sur sa croupe, palpant à travers la jupe les fesses pleines, avant de se faufiler dessous pour remonter directement contre sa culotte. Après tout, le Noir avait déjà profité du spectacle et Béryl ne lui découvrait rien de nouveau…
Pourtant elle frémit quand d’un geste brusque Jeff rabattit sa culotte a mi-cuisses, dénudant ainsi ses fesses superbes. Le contact des paumes chaudes sur sa croupe nue ôtait à Béryl toute velléité de résistance et elle le laissa également trousser la jupe sur sa taille. Le noir put ainsi admirer la belle cambrure de ses reins. Les mains de Jeff pétrissaient les fesses rondes, ouvrant parfois leur sillon profond, dévoilant le départ des lèvres à travers la toison sombre. Elle laissa les doigts se glisser entre la fourche de ses cuisses pour se lover contre sa vulve déjà trempée.
Fou de désir devant le contraste entre son attitude passive et son sexe brûlant et humide, Jeff voulut aller plus loin et dégagea son sexe déjà tendu. Elle sursauta quand la tige durcie vint frôler ses fesses nues. Paniquée, elle glissa les mains dans le dos pour tenter de calmer les ardeurs de son amant. C’était moins la proximité de son mari qui la gênait que le regard brûlant du Noir qu’elle sentait posé sur sa croupe offerte. Dévoiler son corps était une chose, mais se laisser regarder en train de se faire pénétrer en était une autre.
Jeff, lui, se moquait bien de la présence du Noir tant l’excitait l’idée d’enfin posséder Béryl. Mais, sentant ses réticences, il temporisa et se recula un peu. Il glissa une main sur le ventre plat avant de descendre le long de la douce déclivité du mont de Vénus pour mourir sur la pointe des lèvres. Il trouva vite le chemin du clitoris, qu’il vint agacer de l’ongle. Béryl creusa le ventre sous la douce caresse. Mais en se cambrant ainsi elle venait elle-même au contact du sexe bandé et si elle avançait pour s’échapper elle s’offrait mieux encore aux doigts fureteurs, déclenchant des ondes de plaisir qui lui faisaient de nouveau reculer les hanches.
Le cycle pervers de ces ondulations eût bientôt raison de ses réticences et elle ne fuit plus le contact. Elle vint finalement d’elle-même plaquer sa croupe contre le bas-ventre de Jeff. Le sexe du patron, dressé à la verticale, palpitait entre le sillon profond de ses fesses rondes. Elle se mit alors à tournoyer doucement des hanches en gémissant de plaisir, finissant de le durcir. Ils ondulèrent ainsi quelques minutes. Béryl se sentait décoller sous la douce sensation de la tige de chair qui se frottait contre son intimité. Jeff lui attrapa les poignets et les lui remonta dans le dos, l’obligeant à se cambrer, s’offrant encore plus. Pliant les jambes, il vint caler son gland au creux de ses lèvres. Cette fois-ci, les sens affolés, elle ne tenta pas d’échapper à la pénétration promise. Qu’importait le regard du Noir, seul comptait ce sexe qui vibrait entre ses cuisses. Jeff la pénétra d’un coup de reins puissant, glissant facilement dans le fourreau détrempé, arrachant à Béryl un cri étouffé. Mais il ne s’en souciait pas, trop heureux de jouir enfin de la femme de son collègue, de s’enfoncer dans le sexe brûlant qu’il n’avait pu que caresser jusqu’alors. Lui crochant les hanches, il s’abuta contre ses fesses, le sexe enfoncé de toute sa longueur dans son ventre.
Le chauffeur n’en revenait pas de voir cette Blanche à l’air sage se faire ainsi baiser à moins d’un mètre de lui, hypnotisé par la verge luisante qui allait et venait entre ses cuisses, disparaissant dans un fouillis de mèches brunes. Imaginer le spectacle qu’elle offrait ainsi au Noir troublait Béryl et ajoutait au plaisir que lui procurait le membre qui la fouillait profondément. Elle sentait l’orgasme monter inexorablement et écarta les pieds, autant que lui permettait sa culotte baissée à mi-cuisses, pour mieux l’accueillir. Elle se mordit la lèvre quand son ventre s’inonda de plaisir, déclenchant l’orgasme de Jeff qui l’emplit de sperme brûlant. Il resta encore quelques instants fiché en elle avant de se retirer, de remonter sa culotte sur ses hanches et de rabattre sa jupe, la rendant à nouveau décente.
Assis tous les deux pour le retour, Béryl fuyait le regard brillant du chauffeur qui la fixait dans le rétro, rougissant malgré elle, consciente que son anatomie n’avait plus beaucoup de secrets pour lui. Mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine excitation à s’être ainsi exhibée. Une fois rentrés, ils préparèrent leurs valises, le safari se terminant par quelques journées sur les plages de Mombasa, sur la côte. Le dîner passa assez vite, Jeff s’étant fait accaparer par sa femme, et Béryl se retira dans sa chambre avec son mari.
Ce dernier, repu de vin de palme, sombra vite dans un profond sommeil, à la différence de Béryl qui s’agita à nouveau sur sa couche, en proie à des pensées non recommandables. Ne trouvant pas le sommeil, elle finit par se lever, un peu hagarde, le corps légèrement étourdi de montées de plaisirs fugaces. Pensant qu’une tisane lui ferait du bien, elle sortit de sa tente pour se diriger vers celle qui faisait office de cuisine. Le campement endormi était calme, juste illuminé par un grand feu de bois. Elle s’en approchait quand elle remarqua le chauffeur qui surveillait le feu, assis torse nu contre un arbre. Elle hésita à aller plus loin, car elle était sortie telle qu’elle s’était couchée, uniquement vêtue de sa chemise de nuit à même la peau. Mais après tout, le vêtement en voile blanc assez lâche et lui descendant aux chevilles restait suffisamment sage pour qu’elle puisse se montrer ainsi, et elle s’avança dans la lumière dansante du feu.
À sa vue, Koné se mit brusquement debout, la regardant s’approcher comme une apparition. Une brise légère et indiscrète plaquait le voile contre son corps, dessinant joliment le galbe parfait de sa poitrine jusqu’à marquer le contour de ses aréoles, moulant son ventre légèrement bombé, le relief du triangle régulier de son pubis et ses cuisses fuselées. L’absence de marque de sous-vêtement lui fit se demander si elle n’était pas nue en dessous. Ses doutes furent levés quand elle s’arrêta face à lui, juste devant le feu, révélant ainsi, grâce au contre-jour indiscret créé par les flammes dansantes, le V de la fourche de ses cuisses et laissant même deviner en leur creux le fouillis des mèches de sa toison brune. Un peu fébrile, Il bredouilla dans son français hésitant :

  • — Euh, bonsoir madame, vous cherchez quelque chose ?

Inconsciente de son impudeur, elle répondit en souriant :

  • — Ah, bonsoir Koné, je voulais juste me faire une tisane…
  • — Moi vous la préparer si vous voulez. Asseyez-vous près du feu.

Mais il ne pouvait détacher son regard du corps ainsi révélé, ce qui n’échappa pas à Béryl qui frissonna sous ce regard qui la déshabillait.

  • — Et bien Koné, allez-y, dit-elle un peu brusquement. Il s’échappa prestement vers la cuisine, comme un adolescent pris en faute. Dans le mouvement, le regard de Béryl accrocha la bosse impressionnante qui déformait le short du jeune Noir. Cette démonstration virile de l’effet qu’elle lui faisait électrisa malgré elle son corps déjà tourmenté. Troublée, elle le regarda s’éloigner, se surprenant à admirer la silhouette musclée du chauffeur.

Tu divagues ma fille, songea-t-elle, reprends toi ! Mais, la gorge un peu sèche, elle ne put s’empêcher d’imaginer le sexe noir dressé sous le short, ce qui attisa son désir et tendit ses seins. Une partie d’elle-même lui disait de fuir sous sa tente pendant qu’il en était encore temps, mais l’autre l’incitait plutôt à jouer un peu plus le jeu de la sensualité. L’idée un peu perverse d’exercer son pouvoir de séduction la faisait frissonner par avance. Elle pourrait toujours s’arrêter dès qu’il aurait une attitude déplacée, tenta-t-elle de se rassurer. Elle s’assit alors sur un tronc auprès du feu, remontant le tissu de sa chemise de nuit au-dessus de ses genoux.
Quand Koné revint avec la tasse fumante, il loucha sur le départ de ses cuisses ainsi dévoilées. Un sourire aux lèvres, elle engagea la conversation sur la beauté du paysage, s’amusant des efforts que faisait le jeune Noir pour s’empêcher de détailler trop visiblement son corps, surtout quand elle croisait et décroisait les jambes, ou se penchait pour attraper sa tasse posée à terre, dévoilant les flancs généreux de ses seins. Ce petit jeu commençait à l’exciter au plus haut point, dardant ses tétons qui marquaient maintenant clairement le fin tissu de sa chemise de nuit. Et elle-même ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil sur le short du Noir, malgré les efforts comiques qu’il faisait pour masquer son érection monumentale.
Le fin voile était maintenant remonté très haut sur ses jambes et elle desserra légèrement les cuisses. Les yeux du chauffeur s’exorbitèrent quand il découvrit sa vulve ainsi exposée, devinant même le fin dessin de ses lèvres à travers les mèches bouclées de sa toison noire. Une des bretelles de sa nuisette glissa sur son épaule, révélant une partie de son sein, le tissu n’étant plus retenu que par sa pointe maintenant bien dressée, dévoilant le départ de son aréole un peu grumeleuse.
C’était la première fois qu’elle s’exhibait ainsi, sciemment, devant un homme et sa respiration se fit haletante. L’ambiance devint électrique et Béryl, prise à son propre jeu, se rendit compte qu’elle n’attendait plus qu’une chose, qu’il glisse sa main sur ses cuisses. Mais une sorte d’atavisme semblait empêcher le Noir de prendre l’initiative, de porter la main sur le corps de cette femme blanche pourtant offert sans retenue.
Béryl, jusqu’à présent, avait toujours laissé les hommes prendre l’initiative, lui permettant ainsi de masquer ses pulsions sexuelles derrière une passivité qui l’exonérait d’assumer complètement ses adultères. Mais là elle sentit qu’elle devait prendre les devants si elle voulait que le jeu aille plus loin. Et c’est bien ce que son corps réclamait, pour calmer le feu qui lui faisait tremper son sexe.

  • — Je prendrais bien une autre tisane, murmura-t-elle d’une voix rauque.
  • — Euh, oui madame, fit le Noir, levant avec peine les yeux toujours fichés sous sa chemise de nuit, et il se dirigea vers la cuisine.

Comme une automate, Béryl se leva également pour le rejoindre dans la tente. Koné, affairé devant l’évier, sentit sa présence derrière lui et se retourna. Béryl, les yeux brillants, fit alors glisser les deux bretelles de sa nuisette qui tomba à ses pieds, révélant ses courbes sensuelles. Le Noir, affolé par la proximité de ce corps dénudé, les yeux rivés sur la poitrine épanouie, balbutia :

  • — Ah non madame, il ne faut pas…
  • — Chut, laisse-toi faire ! souffla Béryl.

Lui posant une main sur la bouche comme pour le faire taire, elle plaqua l’autre sur son short, manquant de défaillir quand elle sentit la masse prometteuse se gonfler encore plus. D’une main experte, elle libéra le membre imposant qui bondit, palpitant contre sa paume. Le Noir, les bras toujours ballants, gémit quand elle entoura son sexe des ses doigts fins, qu’elle commença à branler la tige sombre, décalottant le gland turgescent. Elle lui prit la main et la guida vers son sein. Il resta quelques instants immobile, hébété, paume plaquée sur le globe plein, semblant ne pas croire à ce qui lui arrivait. Mais bientôt sa main s’anima et se mit à pétrir la masse ferme, arrachant à Béryl un gémissement de plaisir. Il sembla alors sortir de son rêve et prit enfin l’initiative.
Glissant ses mains sur les hanches de la jeune femme, il l’attira brusquement contre lui, appréciant le chaud contact de la poitrine ferme s’écrasant contre son torse. Béryl se laissa aller contre le corps musclé, enfouissant son visage dans le cou de l’homme, comme pour masquer son trouble. Pendant que les mains du chauffeur s’aventuraient sur ses fesses, elle frottait son ventre contre le membre dressé à la verticale, coincé entre leur deux corps. Ils titubèrent ainsi quelques minutes, chacun explorant le corps de l’autre en grognant de plaisir. Koné avait maintenant glissé ses mains entre le sillon profond de sa croupe, jusqu’à sa vulve trempée qu’il palpait fiévreusement. Le contact des doigts calleux contre ses chairs délicates électrisa Béryl, et elle eut un petit cri quand une phalange fureteuse se glissa au creux de ses lèvres, investissant son vagin brûlant.
Mais Koné, qui en voulait plus, s’écarta et tenta de l’allonger sur la table pour la pénétrer. Elle s’échappa avec un sourire :

  • — Doucement, nous avons le temps, laisse-toi faire.

Puisqu’elle avait décidé de conduire les ébats, elle ne voulait pas précipiter les choses mais profiter du corps du chauffeur, en particulier de cette tige sombre qui battait contre son ventre. Pliant lentement les jambes, elle embrassa d’abord le torse du jeune Noir, laissant ses seins venir baller contre le sexe tendu, avant de le glisser en leur sillon, le branlant doucement dans la gaine ainsi créée. Fasciné, le sexe délicieusement compressé par les globes fermes, Koné regardait son gland apparaître et disparaître au creux de la poitrine généreuse de Béryl. Les pointes dardées trahissaient le plaisir qu’elle prenait à cette caresse perverse.
Le libérant d’entre ses seins, elle se mit à genoux. Elle admira un moment le sexe maintenant bien tendu. Courbant la nuque et faisant grogner de plaisir le jeune chauffeur, elle vint titiller le gland de petits coups de langue. Entrouvrant les lèvres, elle le laissa glisser dans sa bouche brûlante, l’avalant à moitié, le sentant palpiter avec délice contre son palais. Koné, les bras ballants, se laissait faire, les yeux fixés sur la bouche pulpeuse qui gobait son sexe. Béryl, tout à son plaisir de dominer cet homme, lui sortit le grand jeu. Encerclant la base de son sexe d’une main, elle vint palper de l’autre les bourses gonflées, tout en le suçant avec application. Il se mit à grogner des mots dans sa langue natale. Quand elle le sentit au bord de la jouissance, elle le relâcha, au grand désespoir du Noir :

  • — Ah non, madame, faut pas s’arrêter, tu es trop bonne suceuse…

Elle sourit sous le compliment un peu cru, mais elle ne comptait pas laisser le jeune homme jouir tout de suite.

  • — Allonge-toi, lui ordonna-t-elle.

Obéissant, il s’allongea sur le dos à même le sol. Béryl se remit debout, les jambes de part et d’autre du bassin de l’homme étendu. Le regard du Noir remonta sur le haut de ses cuisses, savourant à travers la forêt des mèches noires du pubis la vue de ses lèvres maintenant luisantes de son plaisir. Elle-même fixait avec avidité le mat vibrant qui pointait entre ses mollets. Pliant lentement les genoux, elle descendit son bassin jusqu’à que son intimité vienne frôler le gland. Le Noir, instinctivement, lui attrapa les hanches pour finir de la faire descendre, mais elle lui écarta sèchement les bras :

  • — Laisse-toi faire, j’ai dit !

Penaud, il laissa retomber ses mains, la laissant à nouveau saisir son sexe. Elle le frotta lentement d’avant en arrière contre sa vulve, savourant l’exquise sensation du gland qui écrasait ses lèvres délicates et irradiait son clitoris gonflé. Enfin elle le cala à l’orée de son vagin et le fit s’enfoncer dans le puits détrempé. Dur comme du bois, le membre se fraya sans souci un chemin au creux de son ventre jusqu’à disparaître à moitié entre ses cuisses, lui arrachant un long gémissement de plaisir. Elle s’arrêta un moment, se sentant déjà complètement envahie par la colonne de chair brûlante. Le Noir, haletant, fixait les lèvres bien écartées par son sexe fiché dans le ventre de la jeune femme. Mais elle voulait le sentir complètement en elle, et posant ses deux mains sur le buste du Noir pour maintenir son équilibre, elle donna de petits coups de bassin et finit ainsi de s’empaler, centimètre par centimètre, ses fesses s’écrasant à la fin contre les cuisses du Noir. Elle demeura immobile un instant, le souffle à moitié coupé par la masse imposante qui détendait ses parois vaginales et irradiait son ventre d’un intense plaisir.
Posant les genoux à terre pour être plus confortable, Béryl commença alors à bouger lentement les hanches d’avant en arrière, coulissant sur le membre viril. Koné, délicieusement serré dans le fourreau étroit, admirait le souple balancement des masses lourdes de ses seins. Il n’en revenait pas de posséder ainsi cette femme blanche qui avait tant alimenté ses fantasmes, et qui lui semblait si inaccessible.

  • — Va, maintenant tu peux me caresser, lui dit-elle d’une voix rauque.

N’attendant que ce signal, les mains avides du Noir remontèrent sur la poitrine ballante, pétrissant sans douceur les globes élastiques, se repaissant de leur fermeté, tiraillant et pinçant les pointes turgescentes, finissant de les dresser. La rudesse de ces caresses la remua plus qu’elle n’aurait pensé et la fit se cambrer, s’offrant encore plus. Les mains du chauffeur glissèrent alors sur ses hanches puis agrippèrent ses fesses, les malaxant sans vergogne, écartant leur sillon. La croupe maintenue ainsi fermement ouverte facilitait la pénétration et Béryl accéléra fiévreusement les mouvements de ses hanches, frottant son pubis contre le bas-ventre de l’homme, électrisant son clitoris. La cyprine coulait sans interruption de son ventre labouré, rythmant de bruits mouillés les assauts virils de son amant.
La bouche entrouverte, la tête relevée, elle sentait les vagues du plaisir affluer au sein de son ventre, marée délicieuse qu’elle contrôlait en ralentissant parfois le roulement de son bassin. Elle profitait ainsi de la résistance du Noir qui semblait inépuisable et elle le chevaucha longuement, savourant d’imposer son rythme. La jouissance qu’elle emmagasinait ainsi la fit bientôt suffoquer, et, comme un barrage qui céderait, l’orgasme déferla brusquement. Elle l’accompagna d’un long cri étouffé, le buste arqué en arrière, les ongles plantés dans la poitrine musclée du jeune chauffeur. La vague brûlante qui envahit son vagin fit jouir également ce dernier qui avec un rugissement, explosa au fond d’elle, noyant son ventre de puissants jets de sperme. Achevée, Béryl s’écroula sur Koné, le buste écrasé sur sa poitrine, sanglotant de plaisir au creux de son cou, le bassin agité de soubresauts.

  • — Madame, tu es trop bonne baiseuse !

Les jambes flageolantes, Béryl se releva. Le jeune Noir avait pour le moins le sens de la formule mais elle devait reconnaître qu’elle avait pris un vrai plaisir à mener les ébats. Elle regrettait presque de partir le lendemain…

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Histoire Coquines - Initiée par mes collègues de bureau (2)

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 7:57

Résumé de l’épisode précédent

Une jeune femme de 40 ans, chef de service dans un bureau, découvre au contact de ses collègues, plus jeunes ou plus âgées, qu’il existe une sexualité plus intense et sauvage que les rapports de couple.


Le fait d’avoir épié Mathilde en train de faire l’amour (baiser serait un terme plus exact) ne m’avait pas fait honte très longtemps. L’intéressée était très fière de son coup et Céline, qui m’accompagnait, n’arrêtait pas d’en parler comme d’une expérience exceptionnelle. À tel point d’ailleurs que mes deux collègues avaient décidé d’inverser les rôles. Cette fois, ce serait Céline qui amènerait un homme dans les archives et Mathilde qui m’accompagnerait dans l’armoire.

  • — Ta formation n’est pas suffisante, il faut que tu en vois davantage, assuraient-elles de concert.

J’appris à cette occasion (on en apprend tous les jours !) que Céline avait un amant occasionnel dans la boîte. Un type de son âge, la cinquantaine, avec lequel elle passait de temps en temps un cinq à sept à l’hôtel ou en pleine nature, avant de rentrer au foyer conjugal. « Belle mentalité ! » pensai-je. L’homme était un cadre haut placé qui venait de temps en temps nous voir au bureau, je comprenais enfin pourquoi…
Je ne sais trop comment elle lui expliqua la chose, sans doute comme une expérience à vivre ou une envie pressante. Toujours est-il qu’à l’heure du déjeuner, Mathilde et moi, nous étions encore dans l’armoire, la porte légèrement entrouverte, attendant le couple infernal. À l’heure dite, avec son deuxième jeu de clés, Céline ouvrit le local, l’homme sur ses talons.

  • — Mais qu’est-ce qu’on vient foutre ici, on serait mieux à l’hôtel, non ? interrogea-t-il.
  • — Pas possible aujourd’hui et j’ai trop envie. Ce lieu m’excite. Déshabille-moi, souffla Céline.

En deux minutes, le couple fut entièrement nu. Malgré une légère brioche l’homme était bien conservé, avec des jambes musclées et un petit fessier bien rond. Céline le fit asseoir sur la table, de profil, afin que nous puissions voir. Elle entreprit de sucer son pénis qui prit rapidement une belle taille, si bien qu’elle le logea entre ses seins lourds et le masturba tout en lui léchant le gland. Je n’avais jamais vu ça !
Puis elle le fit allonger de tout son long sur la table, sur laquelle elle monta à son tour en se positionnant tête-bêche au-dessus de son amant. À ma grande stupéfaction, elle écrasa son bassin sur le visage de l’homme tout en happant son pénis. La pièce se remplit de bruits de succion, d’aspiration, de clapotis et surtout de grognements de plaisir. Céline ondulait sur le mufle de l’homme, lequel remuait les hanches, la verge entièrement dans la bouche de ma collègue qui paraissait savourer le morceau de chair rigide comme une friandise rare. Elle poussait le raffinement jusqu’à relever ses cheveux blonds de notre côté afin que nous puissions admirer sa technique et ses joues pleines. Je recommençai à fondre.
À mes côtés, Mathilde me prit la main et la dirigea vers son entrejambe. Elle avait enlevé son slip ! Elle était trempée ! Puis sa main tâtonna vers ma culotte. Je sursautai et faillis nous trahir. Mais Mathilde, très maîtresse d’elle-même, me prit encore la main et m’incita fortement à me masturber comme elle le faisait. Je m’exécutai, fascinée par le spectacle qui passait à travers l’interstice des portes.
Céline s’était mise accroupie sur le bureau. L’équilibre assuré par l’homme qui la tenait par les poignets, les jambes fléchies au-dessus du pénis (recouvert d’un latex) de son amant, elle s’empala lentement en gémissant, puis la pénétration devint de plus en plus profonde, de plus en plus rapide et ses cris de plaisir remplirent la pièce. Les muscles de ses jambes étaient tendus par l’effort mais, bien positionnée, elle devait recevoir le pénis au plus profond de son vagin. Moi qui n’avais expérimenté que la position du missionnaire et, parfois, la levrette, j’étais estomaquée par cette figure très physique, surtout pour une femme de cinquante ans, il est vrai bien conservée.
Céline était en nage et demanda la grâce de se coucher à son tour. Dos à nous, l’homme positionna sa partenaire au ras du bureau, le bassin bien à l’extérieur et, la tenant solidement par les cuisses, entreprit de la forer, de la fouiller, de la fouailler pendant que Mathilde et moi nous caressions frénétiquement dans notre réduit. Je n’avais d’yeux que pour cette belle paire de fesses d’homme qui martelait le plaisir en se contractant. Je vis les talons de ma collègue frapper les reins de son partenaire comme pour lui signifier que le moment de l’orgasme était arrivé et de fait, le couple monta de plusieurs octaves en se ruant l’un dans l’autre. Une fois détachés, ils s’embrassèrent un bon moment en se disant des mots doux, pendant qu’à grand-peine je me détendais dans mon armoire. Puis ils se rhabillèrent en rigolant et chacun partit de son côté.
Quelques minutes plus tard, au bureau, Céline arborait la petite moue satisfaite de la femelle bien baisée, ce qui eut le don de m’énerver un peu.

  • — Tu vois, j’ai dix ans de plus que toi et je baise comme une folle, ça te laisse encore beaucoup de marge, mais ça ne tient qu’à toi, me dit-elle.
  • — Pas la peine de te vanter, tu m’as convaincue de tes talents, mais je ne me vois pas pour autant prendre un amant.
  • — Alors, c’est que tu n’as rien compris, riposta Mathilde ; tu peux très bien continuer à aimer ton mari et prendre ton pied avec un type dont tu as envie. Et moi, je sais que tu as envie de Victor, je l’ai vu dans tes yeux, mais tu ne veux pas te l’avouer.
  • — Laisse-nous faire, fais-nous confiance, on va t’arranger le coup et tu ne le regretteras pas, ajouta Céline.

Cette fois, je ne répondis rien. Mes collègues avaient deviné mon état d’esprit. Trop émue pour le double spectacle des archives, trop frustrée par mon inexpérience sexuelle, j’étais mûre pour une expérience extra-conjugale.
Deux jours plus tard, comme par hasard, je recevais une invitation à déjeuner de Victor. J’acceptai, non sans appréhension, mais ce fut plus fort que moi. À table, nous parlions de choses et d’autres quand il m’attira peu à peu vers la conversation qui l’intéressait le plus : le sexe.

  • — Dis-moi, comment ça va avec ton mari ?
  • — On s’entend bien, on s’aime, il n’y a rien à dire.
  • — Même sur le plan sexuel ?
  • — Que veux-tu dire ? Et ça te regarde, d’abord ?
  • — Non, mais ça m’intéresse. Quelque chose me dit que tu n’es pas si satisfaite que tu le dis. Je parie que vous faites l’amour dans le noir.
  • — Et alors, c’est interdit ?
  • — Est-ce que tu sais seulement ce qu’est une queue, une paire de couilles ? Est-ce que tu connais le goût du sperme ? Est-ce que tu t’es déjà fait enculer une fois dans ta vie ? Bref, est-ce que tu sais seulement baiser ? Viens avec moi, je te jure que je vais t’apprendre. Tu es belle, mais tu ne sais pas te servir de ton corps.

J’étais sans voix, trop choquée pour répondre. Je me refermai sur moi-même et notre repas tourna court. Mais le soir, au fond de mon lit, je me masturbai en pensant à ce qu’il m’avait dit. Ma résolution fut prise : j’irai voir Victor dès le lendemain et accepterai un rendez-vous.

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