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Histoire Coquines - Entre quatre murs

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 9:21

Je suis souvent passé devant depuis, je n’y ai jamais revu jouer personne. Ce qui est normal pour un village du fin fond de la campagne audoise, où le tennis ne doit pas être l’activité préférée des vieillards qui y végètent, le genre de bled paumé que les jeunes s’empressent de fuir dès qu’ils atteignent leur majorité.
C’était au mois de juin, au début de l’été, à l’heure où les boîtes de nuit commencent à se remplir des petits culs que l’on s’efforce de suivre à travers les faisceaux lumineux et les corps assujettis au rythme. J’avais passé ma soirée à guetter les sourires et les clins d’œil discrets, mais pas suffisamment motivé pour m’approcher des pistes, j’étais resté aux abords avec une quille de vodka. L’absorption de son contenu ruina progressivement mes chances de rentrer accompagné mais permit aux heures de passer un peu plus vite. Trop ivre pour prendre le volant, je dormis sur le parking du « Shooting Star ».
Le klaxon d’un abruti me réveilla vers les huit heures. Bien que n’ayant pas retrouvé toute ma clarté d’esprit, je me déclarai apte à reprendre le volant. Le désir de retrouver mon lit était trop grand pour que je puisse me soucier de la route que j’avais à parcourir. Le démarrage fut laborieux mais une fois lancé à 30 km/h, je retrouvai une à une mes facultés.
Je passai une vingtaine de minutes à rouler ainsi le long de petites routes de campagnes avant de me rendre à l’évidence qu’à cette allure, le seuil bien-aimé de ma demeure ne m’apparaîtrait pas avant plusieurs heures. La fatigue, elle, ne tarda pas à ressurgir et je décidai de me trouver un coin tranquille où je pourrais finir ma nuit. C’est ainsi que je découvris ce village, dont le nom n’a jamais pu me rester en tête. Sa position, au haut d’un tertre, permettait d’avoir un point de vue surélevé sur les champs environnants. Constitué d’à peine plus d’une dizaine de maisons, il possédait un terrain de tennis parfaitement entretenu qui contrastait avec la vétusté des lieux.
Je me garai derrière ce qui semblait être un vestiaire, de manière à être invisible de la route. Le court était désert et personne ne se trouvait aux alentours. Je l’observai quelques instants puis mes yeux qui ne cessaient de cligner finirent par se fermer.
Quand je les rouvris, deux petites jupettes en socquettes blanches avaient pris place sur le court. Elles se renvoyaient une balle en expulsant de petits cris à chaque coup. La blonde au fond du terrain, s’évertuait à faire vibrer ses cordes en frappant toujours de plus en plus fort, si bien qu’elle finit par envoyer la balle au-dessus du grillage. La balle vint heurter la tôle de ma voiture. Encore dans un état de somnolence, le choc ne me fit pas sursauter de plus d’un millimètre.
La brune fut la première à se décider, après avoir échangé une série de regards avec sa copine, elle s’aventura hors du terrain, devançant la blonde de plusieurs mètres, et arrivée à hauteur de ma 206, elle se pencha à ma fenêtre pour y marmonner un timide « On est désolées… » qui fit frissonner mes membres appesantis. Elle se retourna ensuite vers le projectile qui venait de marquer ma carrosserie et se dirigea vers lui. Sa jupe se soulevait chaque fois qu’elle faisait un pas, mais pas suffisamment pour que je puisse voir la couleur de ce qu’il y avait dessous. Mon mal de tête évaporé, mes idées devenues beaucoup plus claires, j’attendais avec un sourire béat que la jeune fille se cambre pour ramasser la balle.

  • — Vous auriez pu la lui ramasser !

La blonde avait surgi dans le cadre de ma fenêtre.

  • — Je suis pas là pour ça !
  • — Pour quoi êtes-vous là, alors, Monsieur ? Pour épier de jeunes filles en jupes ?
  • — Pardon ? J’étais ici bien avant que vous n’arriviez.
  • — Oui, mais vous n’avez pas bougé.
  • — Pourquoi j’aurais…
  • — Vous auriez pu être gêné par le spectacle de nos jambes nues.
  • — J’en ai vu d’autre, des…
  • — Je n’en doute pas une seconde, vous devez avoir des journées bien occupées.

Une poitrine proéminente, les cheveux au ras des épaules, elle prononçait chaque syllabe en les articulant exagérément.

  • — J’ai d’autres choses à foutre qu’à passer mon temps à mater des pisseuses de 18 ans.
  • — Vous préféreriez peut-être le passer à leur faire autre chose.
  • — Autre chose ?! … Comme quoi ?
  • — Je ne sais pas, jouer au tennis, peut-être…

Sa voix qui fléchissait à la fin des phrases en accentuant les mots blessants finit par se tordre en un rire strident.

  • — Viens Malicia, Monsieur a sûrement des choses à faire dans sa voiture.

Prise de démangeaison, ma main eut à peine le temps de s’avancer vers la poignée, que la porte déjà ouverte me laissait, démuni, face au haut bombé d’un t-shirt « Nike ».

  • — Je m’appelle Felicia et voici ma cousine…

La brune se rapprocha lentement de la voiture, sans me quitter des yeux, elle s’accroupit près de l’autre et reposa sa tête contre sa jambe en l’entourant de son bras gauche.

  • — C’est une spécialiste de la pipe

Comme si les mots de sa cousine eussent déclenché quelque chose en elle, Malicia, au travers de mon jeans, commença à caresser ma bite. Circonspect, j’observais le fond de ses yeux noirs où deux petits points lumineux venaient de se manifester.

  • — C’est une obsession chez elle. Sucer, sucer, sucer, et de préférence les bites rabougries, celles qui n’ont pas l’habitude qu’on les sorte de leurs slips, qui sont remplis à bloc et qui sont prêtes à tout instant à vous gicler entre les dents.

Les gestes appliqués de Malicia firent très vite durcir mon sexe qu’elle s’empressa de sortir de son enclos. Des mèches rebelles tombaient sur ses joues, je les lui relevai en lui effleurant la joue.

  • — Moi, je préfère… que l’on m’encule, que l’on me plaque au sol… qu’on me la mette bien profond…

Tandis que la bouche de Felicia laissait échapper de plus en plus de phrases ordurières, Malicia de ses deux mains, me branlait avec délicatesse, d’un rythme régulier m’incitant à me laisser aller.

  • — … qui en aient une… et bien longue et bien dure… … … … …les rues…

Un peu hésitant, j’aventurai mes mains sous le t-shirt de Felicia, vérifier que ses seins possédaient bien la forme que je leur supposais, mais j’eus à peine le temps d’atteindre son soutien-gorge qu’elle les repoussa avec véhémence.

  • — Sur le volant, les mains ! Sur le volant ! Pas deux choses à la fois ! Concentrez-vous sur ce que l’on vous fait. Il serait bête que vous jouissiez trop vite. Malicia n’aime pas qu’on la salisse !

Malicia prit mon sexe dans sa bouche et commença à me sucer. Je gardais tant bien que mal les mains sur le volant alors que sa langue entortillée tentait de me faire venir en elle. Pendant que sa cousine œuvrait de la sorte, Felicia, qui avait passé une main sous sa jupe, commença à faire descendre sa culotte. Elle fléchit ses genoux et leva ses pieds l’un après l’autre pour s’en débarrasser. Elle se rapprocha ensuite de la voiture pour réduire la distance que cette opération lui avait demandait de prendre.

  • — Reniflez !

Elle me brandit sa culotte sous le nez. Je la rejetai aussitôt et collai mon front contre sa jupe pour sentir les poils de sa chatte mise à nu, frotter contre le tissu. J’aurais pu rester des heures dans cette position, mais ses mains appuyèrent derrière mon crâne pour me contraindre à me rapprocher encore plus près de son petit gouffre humidifié.

  • — Puisque vous êtes là, ne restez pas sans rien faire, servez-vous de votre langue !

Malicia laissa ma bite ressortir à l’air libre. Elle glissa ensuite entre les jambes de sa cousine qui s’était mise à caresser ma chevelure comme si j’avais été un chien malade.

  • — Monsieur n’est pas de ceux que l’on peut faire jouir facilement. Il est plutôt coriace, celui-là. À moins que ce soit un égoïste qui préfère tout garder pour lui. Éjaculer sur son tableau de bord, c’est peut-être à cette seule idée qu’il parvient à bander.

Je relevai les mains du volant et les posai sur ses jambes. Je la sentis frissonner au contact de ma peau moite. Mes mains remontèrent ensuite le long de la surface lisse en zigzaguant jusqu’à ce qu’elles disparaissent sous le voile blanc où ma tête les suivit.

  • — Doucement, mon petit monsieur, doucement, ou elle va y rester coincée.

Pendant que ma langue passait le long de ses lèvres, mes doigts discrètement firent le tour de sa taille, en vue d’atteindre l’autre face de son corps.

  • — Oui, c’est par-là qu’il faut aller, c’est par-là qu’il faut aller.

Mes doigts survolaient la fente sans oser s’y aventurer, puis mon index, comme s’il avait voulu indiquer la direction à prendre, vint s’insérer dans son anus. Le cri qu’elle poussa alors faillit faire expulser mon sperme, mais je réussis tant bien que mal à retenir le jet. D’autant que les mains de Malicia, qui s’étaient remises au travail, semblaient être devenues encore plus chaudes, encore plus douces, encore plus prêtes à recueillir mon sperme.

  • — Pas avec ça ! Malicia ! Il va les dégueulasser.

Je ressortis ma tête de sa jupe et mon doigt de son anus. Malicia s’était installée côté passager et me branlait avec une des chaussettes de Felicia. Je la lui retirai et me mis à lui caresser le dos, puis, après avoir suivi la longueur de sa colonne vertébrale, ma main, se posant sur sa nuque, l’invita par une légère pression à revenir prendre mon sexe dans sa bouche.
Felicia, pendant ce temps, s’était allongée par terre, et me tendait ses pieds dont je suçais un à un chacun de ses orteils. Elle les descendit ensuite jusqu’aux lèvres de Malicia pour détourner sa langue de son occupation. Ce que fit cette dernière, sans la moindre hésitation passant et repassant comme pour les rendre étincelants, avant que Malicia ne lui saisisse les chevilles et les amène vers mon sexe. Après m’avoir branlé un temps sous la conduite de sa cousine, Felicia se releva et enfila sur ma bite la chaussette que j’avais jetée à terre.

  • — Ça y est, tu as enfilé ta capote, tu peux enfiler Felicia, maintenant.

Elle prononça sa phrase comme on énonce une formule mathématique puis se mit à quatre pattes, la jupe relevée, tendant ses fesses vers moi. Je me débarrassai de l’accoutrement ridicule dont on m’avait paré puis je sortis de la voiture pour entrer dans Felicia. Malicia, positionnée en face de nous, s’était mise à crier aux oreilles de sa cousine, mais je parvenais pas à identifier les mots qui sortaient de sa bouche, et qui se confondaient aux gémissements de celle que je chevauchais.

  • — Hu… HU… ique… va… t’taire… t’taire… a… lé… A… ances… sal… ête… vances !

Les yeux de Malicia s’étaient de nouveau fixés sur moi, ils avaient atteint leur pleine intensité, tout son visage en rayonnait. Ma main sur les épaules de Felicia, ma bite confortablement installée dans son anus, je la prévins tant que je pus de la montée du sperme.

  • — Pas dans moi, pas dans moi, sur Malicia, sur Malicia !

C’était trop tard, mes assauts ralentissaient, et ma bite ramollissait à l’intérieur de Felicia. Je savais qu’il était inutile de m’excuser et me collai contre elle, l’entourant de mes bras et expirant dans sa chevelure. Elle me repoussa violemment d’un coup de coude dans les côtes, et se releva aussitôt.
Quelques gouttes s’étaient écoulées sur le sol en une petite flaque que Malicia contemplait ; ses yeux brillaient encore, mais plus que comme des étoiles mortes. Elles se rhabillèrent sans un mot, puis disparurent aussi subitement qu’elles m’étaient apparues. Je restais quelques minutes allongé, puis je remontais dans ma voiture.
Tout était redevenu désert. Je mis la clé dans le contact et redémarrai aussitôt. En m’éloignant, je jetai un rapide coup d’œil dans le rétroviseur et aperçus la balle tombée en dehors du court

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Histoire Coquines - Soir de retrouvailles

Ecrit par petitlapinou publié le 11/12/2007 à 14:28

Bernard fait de nouvelles vérifications des valises des enfants. Le reste de la famille arrive vers 10 heures. L’effervescence règne, pour finir les préparatifs du départ en colonie qui a lieu à 15 heures. Sans qu’ils aient eu besoin de se consulter, les parents ont remis leurs démêlés à plus tard. Une fois les enfants partis ils auront tout le temps de s’expliquer.
Le car les emmenant démarre presque à l’heure. Comme ils ramènent la mère d’une copine de leur fille en voiture, ils doivent attendre d’être rentrés chez eux pour se retrouver seul à seule.
La porte à peine fermée, Bernadette, les larmes aux yeux, lui refait le récit qu’elle lui avait déjà laissé sur le répondeur. Il veut l’arrêter, mais cela fait tellement longtemps qu’elle attend de pouvoir s’expliquer que rien ne peut l’interrompre. Elle lui jure qu’il ne s’est rien passé entre Pierre et elle, qu’elle l’aime et, sur sa lancée, comme pour se libérer d’un poids, lui avoue son infidélité vieille de sept ans, qu’elle a toujours regrettée, que le sort s’était chargé de rétablir les choses en la mettant dans cette situation. Elle espère qu’il lui pardonnera. Il la rassure et la prend dans ses bras. Elle lui demande :

  • — Pourquoi as-tu refusé de me laisser m’expliquer plus tôt ?
  • — Ce n’est pas tant ce que tu allais dire que je ne voulais pas entendre, mais c’est ce que j’allais dire que je redoutais. Je ne voulais pas réagir à chaud.

Il parlent encore quelque temps, serrés l’un contre l’autre, avant qu’il ne dise qu’Isabelle a passé la semaine à la maison, de son arrivée lundi à ce matin. Hier soir elle a répondu à Pierre au téléphone et lui-même lui a parlé. Il relate le contenu de cette conversation. Bernadette dit aussi que Pierre lui téléphoné pour s’excuser et qu’il allait essayer de le contacter lui aussi. Il a tenu parole.
Après avoir hésité, Bernard décide de se montrer un minimum honnête, lui aussi. Il lui raconte la soirée de l’avant-veille. Comment la conversation a dérapé, comment Isabelle lui a montré des sites pour adultes, puis la chute dans la salle de bain et l’engrenage jusqu’à passer la nuit ensemble. Il s’abstient quand même de préciser qu’ils ont récidivé cette nuit, et que pendant le coup de fil de Pierre il sodomisait Isabelle. En entendant les aveux de son époux, Bernadette s’est reculée d’un pas et le regarde incrédule :

  • — Isabelle et TOI, vous avez… ici…

Il acquiesce, sans chercher d’excuses, il n’a pas su résister à la tentation. Il est résigné à des explications orageuses, il faut bien assumer ses actes.
Que Bernard ait couché avec une autre lui paraît presque invraisemblable. Elle sent la colère bouillonner en elle. Elle pense partir, claquer la porte, mais elle se domine, Elle s’est rendue compte que ce n’est pas une bonne solution. Il lui faut reconnaître une chose, il a eu la probité de lui avouer. Il aurait pu se contenter de profiter de l’avantage de ses aveux à elle. Elle sent qu’il faut tourner la page, même si c’est difficile. C’est peut-être même l’occasion de rebondir sur de nouvelles bases avec son parfois trop sérieux mari. Il vient de montrer qu’il peut se laisser aller. Elle se suspend à son cou :

  • — Hé bien, nous aurons eu chacun notre nuit de faiblesse. Bon, et maintenant si tu me montrais ces fameux sites qu’Isabelle t’a fait découvrir. Je ne veux pas mourir idiote.

Bernard la regarde, sidéré. Il ne s’attendait pas à cette réaction.

  • — Allez, au lieu de me regarder avec des yeux de merlan frit, en avant !

Et de le pousser vers l’ordinateur. Il ouvre la bouche, mais elle enchaîne, sentant ce qu’il allait dire :

  • — Ne me raconte pas que tu as oublié les adresses, avec ta mémoire je ne croirais pas. Et puis, ça peut nous donner des idées. J’ai toujours autant de satisfaction à faire l’amour avec toi, mais varier un peu les plaisirs ne peut pas faire de mal.
  • — Tu trouves que l’on est un peu trop plan-plan…

Elle fait la moue en hochant de la tête.

  • — Un peu de fantaisie, ça ne te dirait pas ?
  • — Si, j’y pense parfois, mais je n’osais pas.
  • — Et moi c’était pareil.

Ils éclatent de rire et se retrouvent devant l’ordinateur. Pendant plus d’une heure, ils surfent, gloussant et s’esclaffant, avant qu’elle ne propose de faire un jeu. Cette fois, toutes les cartes gages sont imprimées, découpées et groupées en différents tas pour Madame et pour Monsieur, sans trop prêter attention au contenu. Après un début de partie équilibrée où chacun gagne quelques bisous ou caresses, le jeu bascule. Bernard, grâce à sa mémoire, retient l’ordre des cartes et prévoit largement le jeu de sa chère petite femme. Sur une série de coups particulièrement brillants, il oblige Bernadette à tirer des cartes gages de valeur élevée. Elle les lit et rosit, avant de les lui montrer. Il lui propose d’en tirer d’autres. Cela lui rappelle ce qui s’était passé avec Isabelle avant-hier, et tout comme cette dernière, elle refuse. Le jeu, c’est le jeu. Elle se lève en disant :

  • — Ce serait une bonne idée d’aller dîner au restaurant ce soir.
  • — Au restaurant ?
  • — Oui, et peut être un cinéma après.
  • — Pourquoi pas ? C’est une bonne idée.
  • — Je vais me préparer.

Resté seul, Bernard est perplexe. Il n’aurait jamais imaginé que Bernadette accepte comme ça… Il va de surprise en surprise.
Après avoir soigneusement choisi sa tenue pour la soirée, tandis qu’elle se change Bernadette se demande si elle n’est pas devenue folle. Elle est sur le point de renoncer. Non ! Elle ne va pas se dégonfler. Elle se regarde dans la glace. Elle porte une jupe bleu pastel, qui arrive à mi-cuisse, Ils l’aiment tous les deux. Pour le haut, un bustier assorti. Quand elle réapparaît, il émet un petit sifflement admiratif. Elle lui tend la sacoche.

  • — Je suis sûre que tu allais l’oublier.

Ils décident d’aller au restaurant l’Île Saint Louis. Comme il n’est pas tard Bernadette propose pour rejoindre le métro à Château-de-Vincennes, de prendre le chemin des écoliers et de passer par le bois. Au détour d’un chemin, elle lâche la main de Bernard et déboutonne prestement son bustier, libérant ses seins. Elle l’encourage :

  • — Aller ! Sors l’appareil, ça fait partie du premier gage.

Il obtempère et prend des photos. Elle soulève sa jupe, montrant le côté pile et le côté face en précisant :

  • — Le gage disait : « Sortir nue sous sa robe et se faire photographier pour le prouver ». Tu vois, c’est fait.

Elle va jusqu’à retirer complètement son haut, gambadant simplement vêtue de sa jupette virevoltante. En entendant des voix approcher, elle le remet rapidement, mais elle profite de toutes les occasions pour faire voler sa jupe. Elle pose un pied sur une barrière, pour rattacher son lacet qui d’ailleurs n’en avait nul besoin. Un peu plus loin, elle renouvelle l’opération pour l’autre chaussure. Elle se montre exceptionnellement maladroite, faisant tomber à plusieurs reprises ses clés. Jambes légèrement écartées, elle les ramasse sans plier les genoux, en prenant son temps, en s’arrangeant bien pour que sa jupe remonte suffisamment pour que Bernard profite de la vue et puisse prendre des photos. Il est ébahi par la prestation de sa chérie :

  • — Tu vois, lance-t-elle par-dessus son épaule, avec le stretching on garde toute sa souplesse.

Ils arrivent enfin au métro. Elle l’entraîne au milieu de la rame, le fait asseoir, face à elle et fait un festival de jupe troussée et de cuisses largement ouvertes, dévoilant tous ses trésors intimes, alors que des gens sont assis juste derrière elle. Elle fait signe à Bernard de prendre des photos.
Bernadette jubile de voir la tête de son mari. Elle s’étonne elle-même. Jamais elle ne se serait crue capable de ce genre d’exhibition, en plus elle se sent troublée. Quand elle passe, et même un peu plus, un doigt entre ses lèvres du bas, il en ressort humide. À Nation, elle doit cesser son petit jeu, le métro se peuplant. Ils descendent à Saint-Paul et par les petites rues rejoignent l’île. Bernard en profite pour explorer de la main ce qui était tout à l’heure offert à sa vue. Il constate que sa représentation a fort émoustillé sa chérie. Lui-même n’y est pas resté insensible, la grosseur déformant son pantalon en porte témoignage.
Commande passée, ils sirotent leur apéro. Il est en train de lui faire part de son ébahissement de ce qu’elle a fait depuis le départ de la maison, quand il sent un pied venir se poser sur sa braguette et le caresser. Un large sourire aux lèvres, elle lui dit :

  • — Hum ! Tu as l’air en forme. Ça t’étonne peut-être, mais ça te fait de l’effet.

Il se raidit un peu et regarde alentour. Toujours aussi souriante, elle enchaîne :

  • — Il n’y a pas foule. Ils sont tous dans la première salle et les nappes sont longues.

Il est vrai que dans leur salle il n’y a que trois autres couples, installés à des tables éloignées. Elle continue de le taquiner, jusqu’à l’arrivée des entrées. La dernière bouchée avalée, elle se lève de sa chaise et descend par l’escalier voisin vers les toilettes. Bernard la suit des yeux un instant, avant de revenir à son assiette encore à moitié pleine. Il pense même qu’il doit y avoir urgence pour qu’elle ait mangé aussi vite. Du coin de l’œil, il s’aperçoit que Bernadette s’est arrêtée à mi-escalier. Elle s’accroupit pour remonter les marches. Il s’apprête à lui demander si elle a perdu quelque chose, quand profitant de l’écran fait par leur table, vive comme un feu follet, elle se glisse dessous. Il sent les mains de sa femme déboutonner sa braguette, libérer son sexe et… non ! il n’a pas la berlue, elle le prend dans sa bouche et commence une pipe d’enfer !
Il avance sa chaise pour se coller à la table, et arrange la nappe pour essayer de rendre l’activité buccale de sa femme la plus discrète possible. Le plus dignement qu’il le peut il finit son entrée, non sans mal, car la coquine y met une belle ardeur. Pour comble, la serveuse arrive pour débarrasser. Non ! Elle hésite un instant, contourne la table et descend aux toilettes. À sa remontée, elle s’arrête devant la table et dessert.
Ces allées et venues n’ont pas perturbées Bernadette qui continue imperturbable à sucer son homme. Cela lui a même provoqué une poussée d’adrénaline et un délicieux frisson. Il faut dire qu’une fois la serveuse descendue, elle s’était trouvée coincée sous la table. Bernard n’en peu plus, il finit par tout lâcher. Sa chérie continue de pomper implacablement, elle qui avait toujours été un peu réticente pour avaler, avant de soigneusement nettoyer à coups de langue son service trois pièces, de le ranger et d’obligeamment refermer sa braguette. Elle ressort de sa cachette pour rejoindre l’escalier et revenir à sa place avec un sourire encore plus large qu’avant de la quitter.

  • — Et voilà, gage numéro deux : « Faire une fellation dans un lieu public ». Cela convient-il à Monsieur ? Le restaurant est-il un lieu suffisamment public et la pipe assez bien taillée ?

Il va répondre, mais la serveuse arrive avec une petite coupe contenant un sorbet, qu’elle dépose devant Bernard qui l’arrête et lui indique qu’elle a oublié sa femme. Elle prend un petit air d’en avoir deux avant de répondre :

  • — Comme Madame prenait déjà une friandise, tout à l’heure, j’ai pensé qu’elle n’en prendrait pas une deuxième, surtout que ça avait l’air copieux.

Bernadette ouvre des yeux inquiets. Devant son air confus la serveuse précise, la mine réjouie, en se penchant vers eux :

  • — Dans notre métier on doit toujours garder la salle à l’œil, si le client a besoin de nous. Quand j’ai vu Madame disparaître subrepticement sous la table, j’ai cru qu’elle cherchait quelque chose, mais comme Monsieur restait assis sans l’aider, ça m’a surprise, d’autant qu’elle ne réapparaissait pas. J’ai cru m’être trompée, mais en arrivant près de votre table, la nappe avait des frissons. Je suis descendue aux toilettes, mais il n’y avait personne et en remontant, comme la nappe était restée accrochée à la rampe et n’était pas entièrement retombée, j’ai vu à quoi Madame s’occupait.

Bernadette vire au rouge brique et Bernard s’agite mal à l’aise. La serveuse, enchantée de son petit effet, enchaîne :

  • — N’ayez crainte, je ne dirais rien.

Ils sont soulagés, mais elle continue :

  • — À la condition de m’en montrer un peu plus.
  • — Pardon ? répond Bernard interloqué.
  • — Pour une fois qu’il se passe un truc marrant ici, il faut en profiter.
  • — Vous plaisantez, il n’en est pas question.
  • — Après votre mise en bouche, vous n’allez pas me faire croire que vous allez en rester là.
  • — Hé bien si ! C’était déjà de la folie, avec les autres tables occupées.
  • — Si ce n’est que ça, ils en sont tous au dessert et ne vont pas tarder à partir. Plus personne ne viendra dans cette salle, ce sera tranquille
  • — Et les toilettes ?
  • — Il y en a dans l’autre salle.
  • — Quand même…
  • — Soyez sympa, parce que j’aurais pu être bavarde et le patron n’apprécierait pas ce genre de chose.

Bernard qui commence à s’agacer se prépare à répondre, mais Bernadette lui pose une main apaisante sur le bras et pour la première fois prend la parole :

  • — D’accord. On te fera une petite représentation.

Bernard va décidément de surprise en surprise. Il n’en croit pas ses oreilles et en reste bouche bée. La serveuse, l’œil luisant, sourit de toutes ses dents. Bernadette enchaîne :

  • — Je trouve qu’il y a un courant d’air ici et que ce serait une bonne idée de déployer le paravent près de notre table pour le couper.

La serveuse s’empresse :

  • — Je vais aller chercher de l’aide. Ça va être fait tout de suite.

Dès qu’elle a tourné les talons Bernard dit :

  • — Tu es folle, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui…
  • — Et refuser était plus risqué encore. Elle en avait tellement envie, de jouer les voyeuses qu’avec la déception, elle aurait pu nous mettre dans une situation bien pire encore.
  • — Mais te rends-tu compte que tu as accepté que nous jouions les acteurs pornos ?
  • — Tout de suite les grands mots ! De toute manière, elle en avait déjà beaucoup vu. Ne me dis pas que cette idée te laisse de marbre. Je suis sûre que c’est une expérience qui doit être intéressante. C’est un défi, un défi excitant à relever.

Bernard éclate de rire :

  • — C’est bon, je capitule, c’est vrai que l’idée peut être attrayante.

Ils s’interrompent, la serveuse revenant avec un comparse pour placer le paravent. Le garçon parti, Bernadette demande en se levant :

  • — Comment t’appelles-tu ?
  • — Ophélie.
  • — Nous, c’est Bernard et Bernadette, c’est facile pour se souvenir. Bon Ophélie, pour commencer on doit être à égalité.
  • — À égalité ?
  • — Oui. Pour être à égalité, tu dois comme moi, – elle se lève, déboutonne son bustier et relève sa jupe – ne rien porter sous ta robe.

C’est au tour de la serveuse de sembler hésiter. Bernadette se rassoit en se rajustant :

  • — Mais si tu préfères, on peut tout laisser tomber.

Comme on se jette à l’eau, Ophélie proteste :

  • — Non ! Non ! C’est d’accord !

Et elle s’en va. Bernadette fait un clin d’œil à son époux :

  • — Et voilà, en la faisant passer d’un rôle de simple spectatrice à un rôle actif, nous la neutralisons. En plus, elle est mignonne cette petite, le spectacle devrait te plaire.

C’est vrai que c’est un beau petit lot, Bernard ne peut qu’en convenir. Dans les vingt cinq ans, environ 1,75 m, avec des rondeurs là où il faut, de longs cheveux châtains tressés et un joli minois éclairé par des yeux bleus.
Elle revient un peu plus tard servir le plat principal. Et annoncer que bientôt il n’y aura plus d’autres clients qu’eux dans la salle. Avant de partir, en rougissant, elle déboutonne son corsage, dévoilant deux superbes seins, comme ceux de Bernadette, de la taille d’un beau pamplemousse, mais aux aréoles moins larges et moins foncées. Puis elle soulève sa jupe, montrant qu’aussi bien en haut qu’en bas, plus aucun sous-vêtement ne la couvre. Elle remet sa tenue en ordre et retourne s’occuper des derniers autres clients qui veulent régler leur addition.
Bernadette se lève, déboutonne son bustier, retire carrément sa jupe, contourne la table, pose un pied sur la chaise de son mari, lui prend la main et la pose sur sa chatte. Il lui fait remarquer que la situation lui fait de l’effet, car ses doigts sont déjà trempés et qu’en plus elle accomplit son dernier gage : « Se faire caresser dans un lieu public ». Il joue avec ses lèvres, agace son bouton, Elle a le souffle court. En annonçant le retour de la serveuse, qu’il aperçoit à travers une fente du paravent, sa main s’immobilise ; elle le conjure de ne pas s’arrêter.
Quand Ophélie découvre le spectacle, elle marque un temps d’arrêt et sa bouche s’arrondit de surprise. Puis les yeux rivés sur l’intimité triturée, elle se rapproche. Bernard lui tend l’appareil photo. Elle s’en empare avidement et se met à l’œuvre consciencieusement, alternant plan large et gros, et même très gros plan. Bernadette halète doucement et ferme les yeux.
La serveuse pose l’appareil et après une brève hésitation avance les mains pour s’emparer des seins de sa vis-à-vis. Cette dernière sursaute, mais à la surprise de son mari ne fait rien pour se dégager. Ce que voyant Ophélie accentue sa prise de possession, massant les doux globes, pinçant et étirant les pointes. La « victime » ainsi manipulée à tous les étages perd pied. Enfin, pas tout à fait car elle réussit à rester debout, mais en s’appuyant de plus en plus lourdement sur Bernard. Elle a oublié où elle se trouve, seules comptent ces mains qui la traitent en objet. Peu lui importe maintenant qu’elle soit dans un restaurant et qu’une donzelle, qu’une heure avant elle ne connaissait pas, lui cajole la poitrine pendant que son mari lui trifouille la chatte et même son petit trou. Peu lui importe de se conduire comme une bacchante. Peu lui importe que son mari se soit saisi de l’appareil photo de sa main libre, pourvu qu’ils n’arrêtent pas… et la fille qui porte la bouche à ses seins… C’est bon ! C’est trop bon !
Bernard est subjugué de voir sa femme perdre toute inhibition et s’offrir ainsi. Il réussit à prendre quelques photos de la si improbable scène, tout en continuant à s’occuper activement de ses trésors humides où il enfonce parfois jusqu’à trois doigts et aussi de sa porte étroite. Malgré les bruits de succion divers et variées, il distingue celui de la porte battante. Il avertit ces dames. Tandis que Bernadette remet prestement sa jupe, la serveuse lui reboutonne son chemisier avant de desservir.
C’est un autre membre du personnel qui vient d’entrer, il ne s’approche pas de leur table, n’a même pas un coup d’œil vers le paravent, il prépare la salle pour le service du lendemain. Cette présence les rend prudents et sages, mais plutôt frustrés, surtout Bernadette, ramenée brutalement sur terre alors qu’elle commençait à planer. Ophélie revient un peu plus tard avec les desserts. Mais c’est quelqu’un d’autre qui vient leur faire payer l’addition.
Ils quittent l’établissement et vont s’asseoir sur un banc au bout de l’île. Ils commencent à se bécoter, mais il y a décidément trop de passage. Ils regagnent le métro pour rentrer, il est trop tard pour le cinéma. Dans la rame, la trop grande affluence les oblige à être sages. À Château de Vincennes, ils vont s’installer au fond du bus, à contre-courant, les autres passagers étant restés à l’avant. Il l’enlace de son bras et elle pose la tête sur son épaule. Le bus démarre au bout d’une dizaine de minutes, pendant lesquelles ils commentent la soirée. Bernard avoue que vraiment ce soir elle l’a abasourdi, surtout au restaurant, mais ils conviennent tous deux que leurs retrouvailles méritent bien le grain de folie qu’ils y ont mis.
Au feu, le chauffeur fait monter quelqu’un qui, à leur regret, s’avance vers l’arrière du bus. Quand la personne se retourne pour s’installer de l’autre côté de l’allée dans le sens de la marche, ils se figent tous d’étonnement. C’est la serveuse ! Elle vient, la surprise passée, s’asseoir en face d’eux. L’air le plus innocent du monde, elle ouvre les cuisses, leur faisant constater de visu que l’accessoire qui normalement aurait dû se trouver dessous était toujours absent. Aimablement Bernadette lui rend sa politesse.
Chacun s’étonne de se retrouver céans. Ils découvrent qu’ils sont presque voisins, eux habitant Vincennes limite de Fontenay-sous-Bois et elle Fontenay-sous-Bois limite Vincennes. Au moment de descendre, Bernadette, poussée par le trouble plaisir de la séance du restaurant, lui propose de venir prendre un rafraîchissement chez eux. Comme elle fait cette proposition, elle se dit qu’elle est folle, mais il est trop tard pour rattraper ses paroles. Ophélie, hésite, se tâte, au figuré seulement, et poussée par le petit démon qui sommeille en elle et la douce chaleur qui irradie de l’endroit qu’elle vient de montrer à ses vis-à-vis, finit par accepter, en se disant, elle aussi, qu’elle est folle. Quand à Bernard, il partage totalement cette double opinion.
Arrivés à l’appartement, Bernard sert les rafraîchissements annoncés, enfin pour lui qui prend un jus de fruit, ces dames optant pour une Marie-Brizard. Il ne dit rien mais trouve qu’après un repas bien arrosé cette boisson forte ne s’imposait pas. C’est son côté raisonnable qui refait surface. En sirotant, ils discutent, parlent de leurs vies. Elle leur raconte ses études d’histoire à la Sorbonne, ses petits boulots pour les payer, son copain qu’elle vient de plaquer. Eux lui disent leur vie rangée avec les enfants.
Bernadette, en veine de confidence, raconte la crise qu’ils viennent de traverser – omettant toutefois l’épisode Isabelle – de leur retrouvailles ce soir, du jeu et des gages. Ophélie demande à voir, tout le monde se lève pour lui faire voir le jeu encore étalé sur la table. Bernard explique qu’il y a plusieurs versions plus ou moins hard, eux ayant fait quand même très fort. Elle dit que c’est une idée à retenir. Bernadette, un peu euphorique, propose de faire un petit tour de démonstration. Bernard la tempère, de mauvaise grâce elle renonce, jurant que ce n’est que partie remise.
En revenant s’asseoir, elle sert à la serveuse – un comble ! – ainsi qu’à elle-même une généreuse rasade de liqueur. Bernard fronce un peu les sourcils et prudemment fait disparaître la bouteille déjà bien écornée, avant de venir se poser sur le canapé. Il pense que la soirée touche à sa fin quand sa chérie se lève et se dirige vers leur invitée. Elle se penche et murmure à cette dernière quelques mots à l’oreille en gloussant. Il sait qu’il vient de se faire des idées.
En effet, elle se retourne vers lui et commence un strip-tease, sa complice s’emparant de l’appareil photo pour immortaliser la scène. Vu le peu de vêtements qu’elle porte, elle se retrouve rapidement nue. Elle s’approche alors de lui et entreprend de le déshabiller. Il reste passif, mais elle n’en a cure et insiste jusqu’à ce qu’il se retrouve dans la même tenue qu’elle. Il ne va quand même pas se battre. Ophélie, l’œil brillant, continue son reportage. Sa chérie s’installe sur ses genoux et l’embrasse à pleine bouche, tandis que de la main elle s’empare de sa tige dressée pour la branler doucement. Il n’est pas de bois et il lance aussi ses mains à l’assaut de sa partenaire, qui lâche prise et écarte largement les cuisses pour lui faciliter l’accès à ses trésors dévoilées. Voulant la pousser dans ses retranchements, après l’avoir largement chauffée, il s’arrête et lui dit que c’est une grande fille et qu’elle devrait se prendre en mains. Ni une ni deux, elle quitte ses genoux, s’assoit au bord du canapé qu’il a déplié en un tour de main, pose les pieds à côté de ses fesses, sa main sur sa motte et se masturbe sans retenue. Décidément, les retranchements sont plus profonds qu’il ne l’aurait cru.
Hé bien, il va continuer à pousser le bouchon de plus en plus loin. Il se tourne vers Ophélie, qui regarde fascinée Bernadette s’astiquer, et lui signale qu’il y a encore de la place sur le canapé et qu’elle peut en profiter. Elle saisit parfaitement et sans tergiverser se met nue et s’installe aux cotés de son hôtesse, prend la même position pour se livrer à la même activité avec le même allant. Il récupère l’appareil photo et met la scène en boîte.
Une nouvelle idée lui vient. Il prend la bougie qui avait servi à Isabelle, qu’il avait soigneusement nettoyée et remise en place, s’agenouille devant sa chérie et présente l’objet à l’entrée de sa chatte. Elle a les yeux fermés quand elle sent que quelque chose gêne les mouvements de sa main, elle les ouvre. Voyant ce qui lui est proposé, elle écarte ses lèvres. L’offrande est ingurgitée sans problème et disparaît dans le puits d’amour. Il lui fait faire quelques allers et retours. Le con envahi et ramoné par cet engin aux aspérités prononcées, la victime en a le souffle coupé. Mais il se lève pour aller chercher une autre bougie, sœur de celle qu’il vient lâcher. Abandonnée à son triste sort, elle attrape la chose et se met à se pistonner avec détermination.
Cette fois-ci, il s’installe devant le compas ouvert d’Ophélie, celle-ci regarde un peu inquiète la taille de l’objet, mais ne fait rien pour se soustraire à l’envahissement massif de son sexe, au contraire, elle essaye d’offrir le meilleur accès possible. Bernard n’a guère de mal à faire absorber l’instrument. Comme avec Bernadette, il amorce la pompe, avant de lui laisser prendre en main sa destinée, ce qu’elle fait avec la même résolution. Il ne lui reste plus qu’à reprendre l’appareil photo.
Brusquement il pense au caméscope. Voilà une bonne idée ! Il va chercher l’objet. Ce sera la preuve complémentaire des photos qu’il ne rêve pas, que sa femme et une inconnue il y a quelques heures à peine, se défoncent côte à côte la chatte avec une bougie de belle taille.
À propos de belle taille, il repense à des images vues sur la toile avant le dîner, il y a une éternité ! Il hésite à pousser jusque là, mais un diablotin qui se réveille en lui l’incite à continuer de repousser les limites. Il murmure quelques mots à l’oreille d’Ophélie, qui à regret cesse son activité et retire la bougie de son inhabituel bougeoir. Il lui explique le fonctionnement du caméscope et retourne vers sa femme. Il lui retire son gode improvisé, qu’elle tente de retenir et se met à lui sucer le bouton, ce qu’elle a toujours apprécié. Après un moment de flottement, elle repart et est bientôt secouée d’un orgasme. Il insiste pour ne pas laisser retomber la pression. Quand il voit qu’elle a repris une vitesse de croisière, il se redresse, dégoulinant de ses sucs intimes, et l’enfile d’un coup. Elle sursaute. Il la baise un long moment avant de se répandre en elle.
Son index et son majeur remplacent sa queue, tandis que son pouce titille le bouton. Le traitement plaît à sa dame, aussi introduit-il délicatement son annulaire en plus. Sa chérie continue d’onduler, et lui d’œuvrer quelque temps, avant d’envoyer son auriculaire rejoindre ses frères, en observant les réactions de sa chère et tendre. Elle tressaille à peine à ce qui est pourtant une première. Bon, il peut donc continuer, il ne pensait pas qu’il pourrait aller jusque là, mais il va essayer ce qui tout à l’heure les avait laissé perplexe quand ils avaient découvert les images. Il va tenter de lui mettre toute la main. Il cherche le mot… Fist, oui c’est ça fist. Bon, il ne faut pas brusquer les choses. Côté lubrification pas de problèmes, entre leurs deux liqueurs, il y a ce qu’il faut, surtout que sa chérie continue à produire. Bernadette est largement ouverte, ses quatre doigts sont gobés jusqu’à la paume. Il se rassure en pensant que les bébés sortis par là étaient largement plus volumineux que sa main. Mais ce n’est pas pareil et ce n’était quand même pas une partie de plaisir. La crainte de faire mal le reprend et le fait hésiter.
Il va renoncer, quand Bernadette lance son bassin en avant à la poursuite de sa main qui recule. Cette invite, indirecte, le décide. Il met sa main en cône et l’enfonce doucement par palier. Sous sa poussée, le con de sa femme se dilate encore plus. Il progresse, elle halète, la bouche ouverte. C’est quand même un sacré morceau à avaler. Ça y est ! C’est incroyable ! Toute sa main a disparue. Il la bouge un peu, en avant, en arrière, en rotation. Bernadette se redresse un peu s’appuyant sur le coude et regarde son entrejambe. Elle bégaye :

  • — C’est pas possible… Tu… tu… tu m’as mis… tu m’as mis ta main.

Elle avait bien senti que c’était gros, qu’elle était plus qu’envahie, mais de là à penser que Bernard allait… Fascinée elle regarde ce bras planté en elle. Il lui sourit :

  • — Tu vois, tu es plus gourmande que tu ne le croyais.

De sa main libre il dégage le clitoris et y pose ses lèvres. Elle chavire et retombe en arrière. Bernard insiste sur son bouton si sensible pendant qu’Ophélie s’empare de ses seins. Elle frissonne et ne contrôle plus son corps. Sa tête va de droite et de gauche, ses hanches tanguent. Les spasmes de jouissance la foudroient. Elle n’en peut plus, mais ses deux « tortionnaires » continuent de la travailler au corps et réussissent à la faire redémarrer. Elle prend son pied une deuxième fois ou plutôt une série de deuxième fois. Elle crie grâce, elle ne sait plus où elle en est. Bernard retire sa main, elle entend à peine le « sluurp » qu’elle fait en quittant son intimité. Elle a seulement une sensation de vacuité. Elle reste inerte, les bras en croix, les jambes écartées et l’esprit embrumé de jouissance. Elle sombre dans le sommeil. Elle n’entend pas Ophélie lancer à Bernard :

  • — Pfiou ! Quel pied ! Elle a un sacré tempérament.

Il ne peut être que de cet avis. Décidément il va de surprise en étonnement. Il savait que sa chérie avait toujours apprécié les jeux de l’amour, lui aussi d’ailleurs, mais ce soir… Il ne l’avait jamais vue aussi déchaînée. Ophélie reprend la parole :

  • — J’avais déjà vu sur Internet des fists, mais en voir, là, devant soi. Tu lui fais souvent ?

Il lui répond que c’est une première, que d’ailleurs ce soir est la soirée des premières, depuis la sortie sans culotte, la pipe sous la table au restaurant, se faire peloter la chatte devant la serveuse, se limer le con avec une bougie et baiser devant témoin, se faire caresser par une fille.

  • — On dirait qu’elle se lâche, conclut Ophélie, qui ajoute après un temps : La main, tu voudrais pas essayer avec moi ?

Il reste un moment interdit. Et puis, au point où ils en sont. Il hoche la tête en signe d’assentiment. Avec un air gourmand, elle s’installe pendant qu’il va chercher le lubrifiant. Ce n’est pas qu’elle n’ait pas mouillé, bien au contraire, mais elle n’a pas bénéficié du supplément masculin.
Il commence par s’intéresser à son bouton, avec les doigts, puis avec la langue, puis il met, un, puis deux, puis trois doigts sans difficultés, En voulant ajouter le quatrième, ça commence à coincer, la donzelle, malgré toute sa bonne volonté, a du mal à avaler. Il y met toute la douceur possible, mais seul le bout des doigts réussit à entrer. Si Ophélie grimace, ce n’est pas de plaisir. Il préfère mettre fin à l’expérience. Il revient gentiment à deux doigts, avant de reprendre la bougie pour les remplacer, sans cesser d’agacer son bouton, Le résultat ne se fait pas attendre, la demoiselle décolle.
Après qu’elle eut atterri, il dégage le vagin de son occupant, se lève et lui propose d’aller faire une petite toilette. Il la conduit à une salle de bain et se prépare à rejoindre l’autre, quand, fort cavalièrement, elle l’attrape par sa queue, qui a retrouvé toute sa fierté, pour le retenir. Elle s’agenouille et commence à lui tailler une pipe de belle facture. Elle y met du cœur, joignant la main à la bouche, mais ne précipitant pas les choses, faisant durer le plaisir. Elle sait s’y prendre. Mais les meilleures choses ont une fin et il finit par cracher son foutre au fond de sa gorge. Elle avale sans rechigner avant de nettoyer consciencieusement, comme Bernadette tout à l’heure sous la table, son sexe à petits coups de langue. Il pense par devers lui qu’elle aussi a un sacré tempérament. In fine chacun va faire ses ablutions.
Bernard revient dans le séjour. Sa chérie n’a pas bougé d’un pouce. Il prend quelques photos de sa femme affalée, les jambes ouvertes et le sexe encore baveux. Il n’a pas le cœur de la réveiller. Il la couvre et la laisse à son sommeil.
Quand Ophélie émerge de la salle de bain, encore en tenue d’Ève, à la vue de l’heure plus que tardive il lui propose de dormir dans la chambre d’ami. Elle accepte avec reconnaissance, car même si elle n’habite pas très loin, elle se sent les jambes un peu molles. Il l’emmène, elle se couche illico sans attendre la chemise de nuit qu’il lui propose et s’endort promptement. Lui non plus n’a pas besoin d’être poussé pour rejoindre sa chambre et les bras de Morphée. D’ailleurs, il n’y a plus personne pour le pousser.

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Histoires Coquines - Comme dans un labyrinthe

Ecrit par petitlapinou publié le 10/12/2007 à 4:33

L’aventure que je viens de vivre au château reste dans ma mémoire comme une sorte de rêve irréel. Julien a fait preuve de beaucoup de tendresse durant notre retour jusqu’à son appartement. Nous nous arrêtons même à plusieurs reprises pour admirer des sites pittoresques et, à chaque fois, nous flirtons comme deux amoureux à la veille de leur mariage.
En début de soirée, nous dînons dans une pizzeria bien sympathique. Julien me parle un peu de son futur emploi. Il est ravi d’aller travailler pour cette grande société et regrette juste de devoir quitter la région pour aller s’installer dans le Nord.
Je ne l’écoute que d’une oreille, car mon esprit est encore tourmenté par ce que nous venons de vivre au château. Je suis fière de lui avoir tenu tête et surtout d’être parvenue à ne pas lui avouer ma jalousie. Ainsi, au-delà de la victoire contre Julien, c’est aussi une grande bataille contre moi-même que je viens de remporter. En effet, j’ai l’impression d’avoir ainsi éradiqué à tout jamais l’insupportable sentiment de rivalité qui s’emparait insidieusement de moi. Julien connaîtra bien d’autres conquêtes et, puisque bientôt je repartirai en le laissant derrière moi, il est plus raisonnable d’éviter toute querelle pour que ne subsistent, au fond de mes souvenirs, que les délicieux moments passés ensemble.

xxx

En arrivant dans l’immense cité, je prends conscience que nous vivons vraiment dans deux mondes différents. Julien roule lentement. Ici tout est si différent des quartiers guindés dans lesquels je vis depuis ma plus tendre enfance. La nuit tombe doucement et une foule de personnages déambulent dans les ruelles. Les jeunes se regroupent autour d’un banc, des hordes de cyclomoteurs bruyants nous dépassent, des hommes jouent à la pétanque sur un espace en terre battue, des enfants se disputent un vieux ballon, des personnes se parlent par balcons interposés, un groupe de jeunes garçons chahute bruyamment pour attirer l’attention de deux jeunes filles, des visages se collent derrière les vitres, observant ce spectacle sans cesse répété de toute cette micro société. Je demande à Julien :

  • — Dis-moi, c’est toujours aussi animé ?
  • — Bien sûr ! Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg !
  • — Alors montre-moi l’autre partie…

Julien me fixe droit dans les yeux. Il réfléchit quelques secondes sans prononcer un seul mot et m’annonce enfin :

  • — D’accord ! Mais tu vas découvrir un monde très particulier…
  • — Je ne voudrais pas quitter cet endroit sans en découvrir tous les aspects, même les plus secrets !!!

Nous nous arrêtons devant un bloc d’immeubles gigantesques. Il ressemble à un immense mur surmonté d’une tour. Le tout est garni d’innombrables fenêtres qui tentent de redonner une connotation humaine à l’ensemble. Nous nous garons tout près. Julien descend de la voiture et m’indique un petit escalier situé sous l’un des trois porches d’entrée. Il m’abandonne juste un instant pour aller sonner à un interphone.
Nous descendons les marches en béton. Curieuse, je suis mon guide. Une porte grinçante donne accès à une pièce destinée à parquer les vélos et cyclomoteurs. Les murs sont couverts de graffitis obscènes et le sol est jonché de pièces mécaniques usagées, abandonnées là dans la poussière sur le ciment taché d’huile et de cambouis. Julien ouvre une seconde porte et nous débouchons sur une multitude de couloirs sinueux, sinistrement silencieux, qui s’entrecroisent. De nombreuses gaines de plomberie et colonnes de soutien se succèdent entre les innombrables portes de caves.
Une odeur de renfermé, de poussière et de ciment âpre m’emplit les narines. Ce lieu a quelque chose d’étrange et même à la limite d’angoissant. Je ferais demi-tour si la curiosité de savoir ce que Julien veut me montrer n’était pas là pour me doper. Nous descendons encore un étage. Seule ici, je pourrais facilement me perdre dans un tel labyrinthe. Pourtant Julien se dirige visiblement sans difficulté. Je remarque que certaines portes de cave ont été forcées, parfois cassées lorsque la serrure résistait. D’autres ont été tellement renforcées pour lutter contre le vandalisme qu’elles semblent être carrément blindées.
Finalement, nous arrivons devant une cave que rien ne différencie des autres, sinon le fait qu’elle est la dernière du couloir. Julien positionne les molettes du cadenas à combinaison sur les bons chiffres avant de me demander de fermer les yeux pour entrer. Me tenant par la main, il me guide à l’intérieur. J’entends le petit claquement d’un interrupteur. Il me faut lutter contre ma curiosité pour ne pas tricher. Il me fait faire encore quelques pas avant de m’autoriser enfin à ouvrir les yeux.

  • — Waouh ! fais-je éberluée par le décor peu banal que je découvre.

La cave a été complètement transformée en une sorte de palais des glaces miniature. De grands miroirs, semblables à ceux que l’on trouve sur les portes des armoires modernes, tapissent entièrement les murs, le sol et le plafond de cette pièce. Notre image nous est renvoyée sous plus d’une quinzaine d’angles différents. J’ai l’impression d’avoir atterri dans un décor de conte de fées, à la fois irréel, amusant et intriguant. Je m’amuse à faire quelques grimaces et je constate que les miroirs ont été savamment orientés pour me permettre de me voir simultanément de face, de profil, de dessus et de dessous.
Julien me regarde jouer, puis passe derrière moi, se fraye un chemin entre mes cheveux et dépose un baiser voluptueux contre ma nuque. Instantanément, mon corps se couvre de frissons. Je lève les yeux et j’observe amusée cette scène que reflètent les glaces. La bouche de Julien s’acharne dans mon cou, remonte pour mordiller le lobe de mon oreille droite et replonge jusqu’à ma nuque. Je me tortille sous l’effet du souffle chaud, des titillements de la langue et des succions de la bouche coquine, et je lutte pour ne pas fermer les yeux et me laisser ainsi emporter pleinement par ces délices de sensualité. Les mains chaudes et douces de mon amant parviennent rapidement à se glisser sous le tissu de mes vêtements pour entrer en contact direct avec ma peau. Elles caressent mes cuisses, mon ventre, mes hanches. Elles encanaillent mon corps demandeur. Je me délecte de l’émotion sexuelle qui vient d’éclore dans le nid douillet de mon ventre et qui se répand dans tout mon système nerveux. Je m’abandonne totalement à ces préliminaires, dégustant chaque once de volupté que m’apportent ces mains, cette bouche, ce corps qui se plaque contre moi, se frotte langoureusement contre mon dos et ne me dissimule rien de la vigoureuse envie de m’honorer qui le tourmente.
Je devine que Julien veut me faire l’amour avec une passion extrême. Je me languis de sentir ses premiers assauts, mais je ne brusque rien, bien au contraire. Il est si bon de se sentir ainsi désirée… Les miroirs m’alertent lorsque les doigts de Julien commencent à dégrafer les boutons de mon chemisier. Je les laisse faire sans toutefois leur venir en aide lorsque la boutonnière résiste. J’observe amusée, une lueur de malice dans le regard, cet effeuillage romanesque. Je suis spectatrice de mon propre déshabillage et mon excitation en est décuplée. Je regarde mon corps tel qu’il apparaît à Julien au fur et à mesure qu’il le met à nu.
Lorsque tous mes vêtements ne sont plus qu’un amas de tissu fripé posé contre mes pieds, je me retourne et à mon tour j’entreprends le déshabillage en règle de mon amant. Je surprends également son regard qui part à la découverte d’images insolites dans les reflets des miroirs. Le corps que je dévoile peu à peu me paraît encore plus beau ainsi dupliqué. Je goûte à la peau frémissante lisse et ferme, si harmonieusement dessinée par les muscles masculins. Je suis fascinée par les fesses de Julien. Je les pétris, mes doigts s’affolent, deviennent presque brutaux, s’acharnent sur les deux lobes tandis que je me régale de ce spectacle visuel aux multiples facettes, ce qui me permet de ne pas perdre une miette de la vue encore plus torride du membre de Julien, outrageusement tendu au bas de son abdomen.
Soudain, la gourmandise que m’inspire ce membre devient trop forte. Alors je m’agenouille juste devant et mes lèvres le couvrent de mille baisers. Mes yeux sont tout d’abord choqués par les images qu’ils découvrent sur les glaces puis, peu à peu, ils s’habituent tandis que ma bouche se dévergonde et que ma langue entre en action. Ce sexe chaud, dur et gorgé d’envies inavouables est à mon entière disposition, alors je compte bien en profiter et même en abuser. Cette fois, aucune autre fille ne va en profiter. Je veux lui prendre toute sa vitalité, toute sa virilité, sans trouble-fête. Julien va être à moi, en moi…
Je me relève, me laisse transporter par les bras de mon amant qui me plaque contre un miroir incliné. Le verre est froid et ma peau se couvre de frissons tandis que mon corps brûle de désir. Julien m’écarte les jambes et se place à leur intersection. J’observe avec curiosité, dans les miroirs, le gland qui se positionne entre les pétales de ma féminité. Je suis impatiente de le recevoir en moi. Il s’attarde, me fait languir. Pour chacune des images que je vois sur les murs, j’ai l’impression qu’il y a autant de sexes qui s’apprêtent à me pénétrer. Je suis tellement excitée que je pousse un soupir de plaisir violent lorsque Julien se décide enfin à m’investir. Mes muqueuses sont si sensibles qu’à chaque mouvement du phallus, j’ai peur de jouir prématurément. Julien va lentement, profondément, se dégage entièrement pour replonger jusqu’au fond de moi en forçant à chaque fois l’entrée trop serrée de ma vulve. Je suis subjuguée par l’image des fesses de Julien qui se contractent à chaque assaut, me révélant ainsi deux adorables petites fossettes. J’admire également les muscles de son dos qui se dessinent sous la peau déjà luisante de sueur. Mes yeux sont à la fête. Ils se régalent de découvrir tous les mouvements du corps de l’homme qui me besogne avec vigueur. Le relief des abdominaux et des pectoraux de mon amant prennent un relief fascinant lorsque je les observe dans les miroirs.
Je suis complètement sous le charme de tous ces muscles, unis dans un effort commun dont le but est de s’emparer de mon corps afin d’y puiser l’orgasme et de m’entraîner dans cette tourmente de la jouissance. Je ressens une excitation rarement atteinte. J’éprouve de plus en plus de difficultés à maîtriser la montée de mon plaisir. Ma vue se trouble face à toutes ces images torrides… Je perds mon souffle… Julien emballe le rythme… À mon tour, je contracte mes muscles pour qu’ils ne fassent plus qu’un autour du pieu qui m’ébranle. Les veines de Julien saillent sous sa peau ruisselante, son membre devient encore plus gros, plus dur… Je voudrais le vérifier de visu, mais je parviens difficilement à distinguer le pilon humain qui se déchaîne entre mes cuisses. Mes oreilles bourdonnent, mes entrailles se nouent, tous les miroirs m’offrent des images à peine soutenables qui me font tourner la tête… Je suis témoin de ma propre jouissance. Un plaisir d’une extrême puissance me ravage, je ne suis plus femme, mais femelle en rut, je mords, je râle, je griffe, je crie… Julien m’assène les coups de grâce, devenant délicieusement brutal en se répandant tout au fond de moi…

xxx

Malgré l’arrivée de mon oncle Gilbert et sa famille, l’ambiance de mes vacances à l’Ermitage a basculé dans la mélancolie. Il faut dire que Julien occupe tellement mes pensées que tout ce qui se passe autour de moi m’apparaît comme autant de petites agressions à ma tranquillité et d’obstacles à mes rêveries. Et puis Isabelle est repartie, si bien que j’ai perdu la seule personne à qui j’aurais pu me confier et partager un peu de ce qui me bouleverse intérieurement. Elle au moins pourrait me comprendre. Rien à voir avec mes cousins, tout juste sortis de l’adolescence et qui ont le don de m’exaspérer. Ces deux grands gringalets d’Antoine et Frédéric n’arrêtent pas de se chamailler et lorsqu’ils parviennent enfin à se réconcilier, c’est pour concocter des plaisanteries douteuses qui ne font rire qu’eux.
De son côté, leur sœur Sandrine passe son temps à se morfondre sur son sort, regrettant de ne pas encore être majeure et pouvoir ainsi aller s’éclater sur la Côte avec ses copines. Du coup, tout est pour elle prétexte à la mauvaise humeur. Elle trouve que l’eau de la piscine est trop froide, que les oiseaux chantent trop tôt le matin et la réveillent, que les moustiques s’acharnent sur elle… Quant à mon oncle, il passe ses journées au golf tandis que ma tante, ainsi délaissée, se plonge dans la lecture de toute une myriade de magazines féminins et se délecte des potins mondains de certaines revues à scandales.
Habituellement, je suis plutôt amusée par ce manège, mais aujourd’hui je ne parviens plus à le supporter. Les souvenirs des moments si intenses que j’ai vécus avec Julien me hantent. Je ne parviens pas à chasser de ma tête les évocations sulfureuses de nos aventures et je suis victime d’une excitation chronique incontrôlable qu’il m’est impossible de satisfaire.
Je tiens Julien pour responsable de mon état d’esprit. Je suis mélancolique à l’idée que le week-end prochain mettra un terme final à notre relation. Julien m’a consolé en m’expliquant que ce que nous avons vécu ensemble restera un merveilleux souvenir commun que nous partagerons, malgré tout, jusqu’à la fin de nos jours. En attendant, il m’a promis un véritable bouquet de feu d’artifice si je désirais le suivre le week-end prochain. J’ai bien essayé d’en savoir plus, mais il est resté muet sur ses projets. Il n’en fallait pas plus pour me perturber complètement. Ma curiosité ainsi mise à rude épreuve se venge sur ma libido et ne me laisse aucun répit depuis notre séparation. J’ai le sentiment qu’une bonne masturbation, au soleil, au bord de la piscine pourrait me permettre de retrouver un peu de quiétude, mais il m’est impossible de satisfaire à cette envie avec autant de parasites autour de moi. Impossible d’être tranquille plus de deux minutes sans voir débarquer quelqu’un. Je ne vais quand même pas passer la journée dans ma chambre !!! Je me rends compte que je deviens irascible. Il faut que je me calme alors je décide qu’une petite promenade équestre solitaire me fera le plus grand bien.

  • — Je viendrais bien avec toi, mais j’ai horreur de l’odeur des chevaux, ça s’imprègne partout et j’ai un mal de chien à m’en débarrasser, me lance Sandrine avec une moue de répulsion.

Je me contente de hausser les épaules en guise de désapprobation. Et puis, pour une fois, ses manières bégueules m’arrangent terriblement. Il n’aurait plus manqué qu’elle vienne avec moi, celle-là !!! Je claque nerveusement mes talons sur les flancs de Tarentelle, secouant également les rennes pour ordonner à l’animal d’adopter une allure soutenue. La jument est vive, nerveuse, différente, presque rebelle. Son instinct lui permet-il de comprendre ce qui me tourmente et me témoigne-t-elle ainsi sa désapprobation face à mon attitude impardonnable ?
Nous nous éloignons rapidement de l’Ermitage et de son ambiance décidément trop pesante pour moi. La campagne, pourtant surchauffée par un soleil de plomb, m’apparaît soudain comme une bouffée d’oxygène dont les bienfaits agissent directement sur ma raison. Je peux enfin tenter de mettre un peu d’ordre dans mon esprit. J’essaye tout d’abord d’exorciser le mal qui me ronge en portant toute la responsabilité de mon état sur les épaules de Julien. Je me dis qu’il faut que je cesse de voir ce garçon, car il me fait perdre la tête, et je réalise maintenant combien je suis idiote d’avoir fait une fixation sur les défauts des membres de ma famille plutôt que de profiter pleinement de leur présence et de mes derniers jours de vacances.
Après deux ou trois kilomètres de réflexion, je finis par comprendre que je suis la seule responsable de cette obsession sexuelle qui me ronge. Le désir qui couve au fond de mon ventre et que j’ai tant de mal à contenir, c’est moi seule qui le fais vivre. Le plaisir que Julien m’a offert a allumé ce feu. Depuis, j’ai peur qu’il ne s’éteigne et que je ne puisse plus me brûler aux flammes de cette sexualité passionnée issue de notre rencontre. Il est tellement surprenant et imprévisible que ses promesses n’ont fait qu’attiser les flammes qui brûlent mon âme.
Je lutte pour chasser les fantasmes sexuels qui hantent mes pensées, mais je suis impuissante face au désir physique qui a pris possession de mes sens. Les secousses du trot de Tarentelle irradient mon sexe, ma poitrine est gonflée dans mon soutien-gorge et semble vouloir se libérer en déchirant le tissu sous la pression des pointes durcies de mes tétons. Toutes mes zones érogènes sont en alerte, réceptives à la moindre sollicitation. À chaque secousse, chaque frottement du tissu sur ma peau, chaque contraction involontaire de mes muscles, je dois lutter pour ne pas succomber à l’emprise du désir sur ma raison. J’ai chaud.

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La silhouette majestueuse des grands chênes bicentenaires m’annonce que je vais bientôt pouvoir me réfugier à l’ombre de la forêt. Je pousse Tarentelle à accélérer encore l’allure afin d’échapper rapidement aux rayons du soleil qui me brûlent. Le sentier est étroit, son tracé résistant à peine à l’abondante végétation de fougères et de ronces qui cherchent à le submerger. Peu à peu, les châtaigniers et quelques acacias ont remplacé les chênes. J’arrive au ruisseau. Je mets pied à terre et m’agenouille sur une grosse pierre plate pour plonger mes mains dans l’eau, afin de m’asperger le visage et le torse de cette eau presque glacée qui clapote entre les cailloux. Tarentelle se désaltère dans un grand bruit de succion qui m’amuse. Brusquement, le rugissement strident d’un moteur de tronçonneuse vient perturber la quiétude des lieux. Tout d’abord agacée, je cède finalement à la curiosité d’aller voir qui se permet de venir couper du bois dans nos parcelles.
Tirant Tarentelle derrière moi, je n’ai que quelques dizaines de mètres à parcourir avant de découvrir le responsable de ce tintamarre. Le torse nu ruisselant de sueur, un casque antibruit sur les oreilles, je reconnais aussitôt Yoanne. Il se démène comme un beau diable pour couper des acacias, visiblement pour en faire des piquets. Le jeune homme ne m’a pas vu arriver, et avec le tintamarre de la tronçonneuse, il ne risque vraiment pas de m’entendre alors il continue son travail sans s’imaginer que des yeux intéressés l’observent attentivement. Ce petit rôle d’espionne pimente cette rencontre inattendue. Voyeuse, je me délecte de la vision du jeune homme dont les muscles, bandés sous la peau luisante de sueur, mettent en valeur toute la virilité de ce garçon. La lumière semble jouer à faire luire les reliefs de cette musculature qui s’anime dans l’effort. Le plaisir que je prends à observer ainsi ce corps d’homme n’est pas seulement intellectuel, mais bel et bien physique.
Les douces contractions du bas de mon ventre trahissent la résurgence du désir sexuel que j’étais parvenu, avec peine, à maîtriser quelques minutes plus tôt. Cette fois, le combat est complètement inégal. J’ai l’impression que tous mes sens se sont alliés contre ma raison. Combien de temps pourrai-je leur résister? En fait, cette question n’est déjà plus d’actualité. Non, celle qu’il faut que je me pose c’est : jusqu’où suis-je capable d’aller pour assouvir cette formidable et dévorante envie de sexe qui me tourmente ? Mes jambes se ramollissent et je suis secouée d’un tremblement incontrôlable lorsque la tronçonneuse s’arrête. Yoanne retire son casque puis se retourne dans ma direction pour poser son matériel sur le sol. Il est très surpris de me trouver ici. Il s’essuie le front et me lance:

  • — Vous étiez là !!!
  • — Je…, je viens d’arriver, fais-je en bafouillant.
  • — La clôture du champ aux trois chênes est en bien piteux état. Je taille quelques piquets pour la réparer.
  • — Ha ! Oui ! Heu ! Hé bien, c’est parfait !

Je suis complètement perturbée. Mon cerveau m’abandonne, et, tandis que Yoanne s’approche de moi, ma main serre le cuir des rennes de toutes ses forces, exactement comme elle le ferait si j’étais en face d’un danger imminent. Je tente de me ressaisir :

  • — Heu… Je voulais vous dire…
  • — Oui, quoi ?
  • — Hé bien, merci…
  • — Merci pour quoi ?
  • — Merci d’avoir gardé secret ce qui s’est passé l’autre jour…

Ha, bravo ! Parfaitement réussie comme diversion… Je cherche à détendre l’atmosphère et je m’enlise à lui parler de sexe. Suis-je en train de devenir folle ??? Yoanne n’a pas répondu et s’est contenté de s’approcher dangereusement de moi. Ses yeux plongent dans mon regard troublé. Je libère Tarentelle.

  • — D’ailleurs, je crois que je mérite une petite récompense, me fait remarquer Yoanne en tendant ses lèvres pour un baiser.

Cette attitude déclenche en moi une colère aussi spontanée que violente. Je me mets à lui crier dessus tout en le repoussant vigoureusement des deux mains :

  • — Non, mais, pour qui me prenez-vous ? Ce qui s’est passé…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Le garçon, déséquilibré par mon assaut, trébuche sur une pierre et tombe en arrière. Tentant d’éviter la chute, il s’agrippe à mon bras, mais ne parvient qu’à m’entraîner avec lui et nous heurtons sèchement le sol. Ma colère ne fait qu’empirer alors je me rue sur Yoanne, abasourdi, qui se laisse terrasser. Je bloque ses bras avec mes jambes et pèse de tout mon poids sur son torse tandis que mes mains lui saisissent fortement les épaules. Je continue immédiatement ma mise au point :

  • — Ce qui s’est passé l’autre jour ne vous donne aucun droit sur moi. Je n’étais pas dans mon état normal et je vous conseille de tout oublier…

Je prends soudain conscience que Yoanne pourrait aisément me renverser s’il le souhaitait ; or il ne présente qu’une résistance bien symbolique face à mon agression. Il se débat un peu et, dans la lutte, mes mains touchent sa peau. Je plaque mon buste contre son torse pour garder l’avantage. Dans ce drôle de combat, chaque contact provoque la révolte de mes sens contre ma volonté. Une contraction sans équivoque noue le bas de mon ventre, mes seins deviennent sensibles, mes forces m’abandonnent…
Piégée !!! Je suis piégée ! Je me rends compte à quel point je suis naïve d’avoir foncé tête baissée dans ce guet-apens. Yoanne m’a volontairement provoquée, car je suis certaine qu’il a deviné la nature du mal qui me ronge. Je suis sûre que son instinct de mâle lui a fait sentir mon tourment intérieur. Libido contre pudeur. Yoanne a choisi son camp, alors je sais que je suis perdue. Je signe ma reddition en me redressant pour laisser mes mains caresser les pectoraux fermes et bien dessinés du garçon. Maintenant assise sur le bas de son abdomen, je reçois le coup de grâce en percevant clairement, à travers le tissu, la rigidité impudique de son membre. Ma libido jubile et fête sa victoire par une décharge de cyprine qui inonde ma pauvre petite culotte. Je glisse mon bassin jusque sur les cuisses de Yoanne frottant au passage l’intérieur de mes jambes contre le renflement prometteur.
En quelques instants, la virilité palpitante de Yoanne se retrouve à l’air libre, assaillie par mes doigts frivoles et clairement déterminés dans leurs caresses. Ma bouche prend leur relais pendant que je me tortille comme un ver au bout d’une ligne en me libérant de mon pantalon et de mon slip. Je suis complètement possédée par l’envie sexuelle qui vient d’exploser en moi. J’éprouve un besoin vital de satisfaire aux rites du sexe, et ma pudeur est déjà sacrifiée à l’autel du désir. Seule une bonne jouissance pourra m’exorciser et me faire retrouver ma raison. Sans plus de préliminaires, je chevauche Yoanne et m’installe juste au-dessus du pieu, luisant de salive, qui se tient raide et tendu vers les cieux. En quelques mouvements du bassin, je positionne le gros gland rose entre les replis trempé de mon antre maléfique où brûlent déjà les flammes de la tentation souveraine. D’un coup, je m’empale jusqu’à écrasement de mes lèvres écartelées contre le pubis de Yoanne. La violence de cet acte nous fait pousser un gémissement de plaisir commun. Je reste quelques secondes inerte, savourant la présence virile plantée jusqu’au fond de ma matrice. Yoanne en profite pour tenter de me renverser, mais, comme dopée par une force surnaturelle, je lui interdis tout mouvement et me maintiens en position dominante. Je veux rester complètement maître de ce coït.
Yoanne renonce face à ma détermination, d’autant que je commence à onduler ma croupe et que je fais coulisser son sexe au gré de mes mouvements accompagnés des contractions de mes muscles internes. Mon ventre tout entier brûle comme l’enfer autour de cette colonne sacrée que je fais aller et venir, me délectant de chaque frottement contre les parois presque trop sensibles de mon intimité qui pleure de plaisir. Je me cambre en arrière tandis que les mains de Yoanne s’infiltrent sous mon chemisier et dégagent mes seins des bonnets du soutien-gorge pour s’en emparer. Il me les masse avec passion, pinçant légèrement les tétons déjà crispés par les effluves du bonheur qui, venant tout droit de l’intérieur de mes cuisses, se propagent en moi à une vitesse vertigineuse. J’adopte rapidement un rythme endiablé, car je veux un plaisir salvateur, sans fioritures, allant droit au but et qui soit suffisamment puissant pour me calmer. Ma croupe danse frénétiquement sur le sexe dopé par toute la virilité de celui que je considère dorénavant comme ma victime. Je pousse des gémissements à peine humains en réponse aux feulements de Yoanne qui semble lutter pour ne pas s’abandonner trop tôt. Moi aussi, j’ai l’impression d’arriver déjà au sommet du plaisir pourtant je continue à me démener sur le phallus congestionné, car je veux franchir encore d’autres étapes sur le chemin secret de l’orgasme suprême.
Yoanne gonfle. Non ! Pas encore ! Je ralentis les mouvements, pour retarder l’échéance. Je veux plus !!! Yoanne a compris, il se calme. Malheureusement, je ne peux pas attendre, alors je repars à l’assaut. Rapidement, la verge grossit à nouveau, prête à éclater. L’imaginer dans mon ventre, soumise à mon bon vouloir, pousse mon plaisir à l’apothéose. Je suis au bord de la jouissance. J’exorcise mon corps du démon de l’envie sexuelle qui me tourmente depuis plusieurs jours déjà. Mon vagin dévore goulûment la verge qui commence à se répandre. Mes derniers mouvements prennent une amplitude à peine supportable. Mes muscles se crispent à se rompre tandis que mon système nerveux explose.
À bout de souffle, j’impose les cris de ma jouissance face au chant des oiseaux de la forêt. Yoanne n’existe plus, il n’y a plus qu’une colonne de chair dilatée qui se liquéfie dans mes entrailles pour éteindre le feu qui a réduit ma pudeur et mon éducation en cendres. Je continue à monter et descendre doucement sur le phallus ruisselant jusqu’à ce qu’il perde de la vigueur et que je ne le sente plus s’imposer aux muscles écartelés de mon vagin. Une vague de panique me submerge brusquement. J’ai l’impression de revenir sur Terre et je me retrouve crûment face à la réalité et la gravité de mes actes. Je me dégage en un éclair, attrape mes vêtements et m’habille à la hâte en récupérant Tarentelle. Lorsque Yoanne se relève enfin, je suis déjà sur ma monture. Je ne parle pas, mais mes yeux et l’expression de mon visage doivent suffire, car Yoanne acquiesce et tente de me rassurer :

  • — O.K ! Inutile de paniquer, je serais muet comme une tombe…

Déjà je ne l’entends plus, quittant au galop la clairière, couchée contre l’encolure de Tarentelle pour éviter les branches épineuses de quelques acacias indisciplinés.

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À peine sortie des écuries où je viens de ranger ma selle, je tombe sur Marie-Rose.

  • — Tu as fait une bonne promenade ? me demande-t-elle.
  • — Très agréable ! Je vais prendre une douche et j’irai mettre Tarentelle au champ un peu plus tard.
  • — Ne l’emmène pas auprès des trois chênes, la clôture est cassée et Yoanne est en train de la réparer.
  • — Oui je…
  • — Ha ! Tu l’as rencontré ?
  • — Heu ! Non !!! Je suis juste passée par ce pré et j’ai vu la clôture…

J’abrège volontairement cette conversation qui me met très mal à l’aise, car je revois intérieurement la scène de la clairière. J’ai peur de me trahir en laissant apparaître mon trouble alors je file illico sous la douche.

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Ma petite aventure dans les bois m’a permis de passer sereinement le reste de la semaine. Bien sûr, tous les jours j’ai pensé à Julien et à ses promesses, mais ce n’était plus une obsession incontrôlable.
Cette fois, ça y est. Nous venons de déjeuner tous ensemble pour la dernière fois, car je pars tout à l’heure. Il n’a pas été facile de feindre la tristesse habituelle que j’affiche à la fin des vacances alors qu’au fond de moi, je suis excitée comme une puce à l’idée de retrouver bientôt Julien.

  • — Tu pourrais partir demain matin, m’a suggéré mon oncle.
  • — J’aimerais bien, mais ce ne serait pas raisonnable, ai-je répondu hypocritement en faisant une moue navrée. J’ai un dossier important à préparer pour mon travail. Je suis à ce poste depuis peu de temps et mon patron est très exigeant, il ne faudrait pas que je le déçoive…
  • — Tu as raison, intervient ma tante. Avec la route que tu as à faire, il vaut mieux partir aujourd’hui, comme cela, demain tu seras parfaitement reposée pour te plonger dans tes dossiers.

Un regard furtif de Marie-Rose me fait douter qu’elle croit en l’excuse que j’ai donnée pour quitter prématurément l’Ermitage.
Je charge rapidement mes valises dans le coffre de ma voiture tandis que mes cousins, toujours égaux à eux-mêmes, se chamaillent bruyamment au bord de la piscine. Je dis au revoir à tout le monde et profite de l’occasion pour bousculer insidieusement Antoine et Frédéric, les envoyant tous deux droit dans l’eau de la piscine. Ils tentent aussitôt de se venger en m’éclaboussant alors je me précipite dans ma voiture et dans un crissement de pneus sur le gravier, je démarre en trombe. En passant la grille d’entrée, je croise Yoanne sur sa moto. À travers la visière de son casque, je remarque une lueur de tristesse dans son regard. Le bougre aurait-il pris goût à mes frasques érotiques ? Je lui fais un petit signe de la main, un petit signe qui veut dire adieu, mais qui laisse quand même entrevoir l’espoir d’une prochaine rencontre. Ce n’est pas que je la souhaite, non, je veux seulement garantir le secret de nos aventures en lui laissant penser que son silence pourrait être récompensé…

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Plantée devant la porte de l’appartement de Julien, le cœur battant la chamade dans ma poitrine, j’hésite à sonner. Ce qui m’attend derrière cette porte m’effraye soudain. Une question résonne dorénavant dans ma tête, comme le gros bourdon d’une église. Pourquoi suis-je venue ? Ne suis-je pas déjà allée trop loin avec ce garçon ? J’ai l’impression de me réveiller au beau milieu d’un rêve où toute notion de morale était bannie mais où, contre toute attente, je me sentais bien, trop bien. Ma conscience de jeune fille de bonne famille, pudique et réservée, resurgit et me plonge dans un très désagréable malaise. Je songe brusquement à faire demi-tour pour m’enfuir en courant.
Trop tard ! Comme s’il avait deviné ma présence derrière sa porte, Julien ouvre brusquement et me surprend. Je suis complètement désemparée. Je n’ai pas le temps de prononcer le moindre mot. Ma bouche est assaillie par la sienne et le baiser langoureux qu’elle m’impose est aussi puissant que la seringue d’un anesthésiste. Je n’ai pas le temps de compter jusqu’à dix que je replonge totalement dans ce rêve à l’ambiance érotique sulfureuse, dans laquelle Julien me fait évoluer depuis les premières minutes de notre rencontre. Toutes les réticences que j’ai éprouvées quelques instants plus tôt volent en éclats. Julien m’a promis que la fin de notre aventure serait comme le bouquet final d’un feu d’artifice. Eh bien, je n’en ai plus peur. Bien au contraire, je suis impatiente de contempler les étincelles multicolores de ces fusées.

  • — J’ai vu ta voiture, en bas, sur le parking, m’explique Julien.

Je plaisante alors :

  • — Je croyais que tu voyais à travers les portes !
  • — Si tel était le cas, il faudrait te méfier car je pourrai également lire dans tes pensées et y puiser les plus secrètes, voire même découvrir l’intégralité de ta libido !!!
  • — Si j’en juge par notre relation, j’ai parfois la troublante impression que tu en connais déjà plus que moi sur ce sujet. D’ailleurs, ça me gêne un peu…
  • — Ta sexualité est une île déserte dont je n’ai découvert que certaines plages bercées par le rythme régulier des vagues du plaisir et balayées par le vent sucré de la tentation. Il reste encore bien d’autres merveilles à y découvrir, mais rassure-toi, le centre de cette île est protégé par une forêt si dense qu’il sera toujours impossible à quiconque de se vanter de l’avoir totalement explorée…

Cet élan de poésie m’amuse, tout en me poussant à une réflexion plus profonde. Julien m’abandonne quelques instants pour aller donner un coup de téléphone. Lorsqu’il revient enfin, c’est pour m’entraîner dans le salon où il m’offre un délicieux et très rafraîchissant cocktail de jus de fruits. Nous bavardons de longues minutes. La sonnette de la porte d’entrée nous interrompt soudain. Une jeune femme asiatique nous livre notre dîner. Son accent est à lui seul un agréable dépaysement. Julien écoute les quelques recommandations culinaires qu’elle lui donne.

  • — J’espère que tu aimes les plats exotiques ? me lance Julien après son départ.
  • — J’adore !

Nous ne résistons pas plus de cinq minutes aux odeurs alléchantes qui s’échappent des deux boîtes en carton. La maîtrise des baguettes donne lieu à une franche rigolade. Nous chahutons et nous amusons à nous donner mutuellement à manger avec les baguettes. C’était à prévoir, ma robe en fait les frais.

  • — J’espère que tu n’avais pas prévu de sortir ! dis-je en découvrant deux énormes taches de sauce.
  • — Aucune importance pour l’endroit où je souhaite t’amener.

Très intriguée, je le questionne sans relâche, mais il ne se décide pas à me dévoiler ses intentions. Je cherche à deviner, en vain. Julien accepte de me donner quelques indices. Il me parle du Yin et du Yang, du noir et du blanc, de la lumière et de l’obscurité. Je n’y comprends rien et j’en suis encore plus agacée. En même temps, un trouble naît en moi. Que me réserve-t-il ? Il pousse ma curiosité à bout et, insidieusement, cela m’excite. Je cherche à le faire parler en usant de mon charme. Je deviens provocante, caressante, vicieuse. Rien n’y fait. Julien tient bon. Ce manège dure quelques minutes avant que Julien ne se décide. Il m’attrape par le bras et m’entraîne avec lui jusqu’à la porte d’entrée :

  • — Tu es venue pour le bouquet final, alors, viens avec moi !!!
  • — Mais, il faut que je me change avant, fais-je en évoquant les taches sur ma robe.
  • — C’est tout à fait inutile pour là où nous allons…

Cette fois, il m’inquiète terriblement. Une bouffée d’anxiété me submerge et mon cerveau se brouille. Pourtant ma curiosité maladive et l’excitation sexuelle latente qui me ravage soumettent ma raison. J’accepte de suivre ce garçon, car je ne peux résister à l’envie de découvrir ce qu’il m’a préparé. Dans un même temps cette perspective m’effraie, car je suis consciente qu’il est capable de repousser très loin, peut-être même trop loin, les limites des interdits. Dans la rue, un souffle chaud caresse mon visage. C’est comme si le vent tentait de me rassurer et, malgré la douce chaleur estivale, un énorme frisson parcourt mon épiderme.

  • — Voilà ! Nous sommes arrivés ! me lance finalement Julien.

Nous entrons dans un immeuble comparable à celui de son appartement, à trois étages près. Une fois de plus, c’est vers le sous-sol qu’il m’entraîne. Une légère angoisse me submerge. Je retrouve ces odeurs maintenant familières de poussière et de ciment qui imprègnent ces lieux. Ici, je ne suis plus qu’une somnambule qui se laisse diriger, au mépris du danger et de la morale, jusqu’au plus profond des mystères inavouables de cette cité. Pourtant, dans ma poitrine, mon rythme cardiaque sonne l’alarme. Il tente de me ramener à la raison. Impossible, je suis déjà totalement soumise à l’influence de la curiosité de mes instincts sexuels les plus pervers. Nous arrivons rapidement devant une vieille porte métallique. La peinture à demi écaillée résiste avec difficulté aux assauts de la rouille. Malgré tout, il est encore possible de lire « CHAUFFERIE ACCES INTERDIT AU PUBLIC ». Julien frappe une série de trois puis de deux coups sur la ferraille qui résonne, vibre sous les chocs et me fait frémir. Un jeune homme, grand, brun, tout juste sorti de l’adolescence, nous ouvre.

  • — Ha ! Julien ! Entre, ça va bientôt commencer…

Julien ne s’attarde pas, il ne me présente même pas. En fait, la chaufferie est désaffectée. Ce n’est visiblement pas récent, car la pièce, très sombre, ne comporte plus grand-chose qui témoigne de cette activité passée, si ce n’est, une multitude de tuyaux sectionnés qui courent encore le long des murs. Julien m’entraîne jusqu’à une zone où des rideaux et des vieux draps, fixés au plafond, forment une étrange série de paravents. Le jeune homme ne nous suit pas. Julien écarte les draps et nous fraye un chemin à travers ce labyrinthe de voiles. Nous y découvrons plusieurs paquets de vêtements rangés soigneusement sur le sol à l’intérieur de ce qui pourrait être comparé à de petites cabines. Le tissu filtre le peu de lumière qu’il y a dans la pièce et nous avançons doucement. Je ne cherche pas à deviner quoi que ce soit, me contentant de me laisser guider jusqu’à l’emplacement libre recherché. Julien ne dit rien, entretenant ainsi le suspense. Il se retourne soudain vers moi et, dans un tourbillon de baisers gourmands et incendiaires, il me déshabille entièrement. Il me câline encore pendant qu’à son tour, il se met à nu.
Le garçon me prend alors par la main et me guide sous le tissu qui glisse avec une certaine sensualité sur ma peau nue, qui s’excite maintenant de ce contact. Nous rencontrons de plus en plus de difficultés à avancer, car la densité des draps devient telle que nous sommes obligés de nous mettre à quatre pattes pour nous infiltrer dessous. En fait, ce sont même des couvertures que nous soulevons maintenant. Enfin, nous terminons de franchir tous ces obstacles. J’en aurais été fortement soulagée si nous n’étions pas arrivés, finalement, dans un endroit entièrement plongé dans l’obscurité la plus totale. Julien me tient toujours la main. Le sol, moelleux, est certainement recouvert de tapis en mousse. Je me relève doucement et, toujours guidée par la main de Julien, je marche vers l’inconnu. Soudain, le garçon me lâche. Dans ce noir absolu, je cède instantanément à la panique. Mes mains cherchent désespérément mon guide.

  • — Julien, où es-tu ?
  • — Chut ! Ici il ne faut surtout pas parler ! Seuls les corps ont le droit de s’exprimer… me murmure-t-il.

Il ne fait pas froid pourtant ma peau se couvre de frissons. Je tremble. J’ai envie de sortir au plus vite de cet endroit. Je m’apprête à crier lorsque subitement une main se pose sur mon dos, remonte sur mon omoplate pour redescendre lentement le long de mes hanches.

  • — Julien ?
  • — Chut !!!

Je ne suis même pas capable de dire si c’est lui qui m’a répondu et l’idée que ce puisse être une autre personne me fait peur. Pourtant, la main est douce, très caressante, trop caressante… Minutieusement, comme le ferait un aveugle, cette paume chaude explore mes formes. Tétanisée, je n’ose plus faire le moindre geste. Privé de vue, je tente d’exploiter au mieux le reste de mes sens. Je perçois de légers bruits, je sens des odeurs de parfums différents qui se mêlent. Oui, aucun doute, nous ne sommes pas seuls dans cette pièce. Je brave l’interdiction de parler pour tenter de me rassurer :

  • — Julien ?

Pas de réponse. Une deuxième main vient de se poser sur mon corps dénudé. Je suis morte de peur. Je force sur ma vue, pourtant rien n’y fait. Mon esprit est tellement accaparé à scruter désespérément l’obscurité que je me rends à peine compte que ma peau fait toujours l’objet de palpations de plus en plus impudiques. Lorsque je réagis enfin, ces attouchements m’effrayent tellement que je reste sur place, paralysée par ces mains anonymes. Leurs passages provoquent de bien coupables voluptés, que mon corps transforme en de délicieux frissons qui irradient honteusement l’ensemble de mes zones érogènes. D’ailleurs, les doigts semblent parfaitement comprendre l’état d’excitation qui s’empare de moi. Ils profitent alors, sans état d’âme, de ma fragilité et ont même l’audace d’aller s’assurer de ma féminité là où aucun doute ne peut être permis. Après une petite excursion dans ma toison, les doigts écartent agilement le sillon gonflé de mon sexe pour atteindre et enflammer mes replis intimes. Les phalanges paraissent parfaitement à leur aise et elles jouent à agacer mon jardin secret, poussant l’audace jusque dans la moiteur coupable de mon sexe. Y ayant constaté leur efficacité, les doigts se livrent maintenant à un étrange rituel : par petites touches successives, ils semblent lire le moindre petit relief de ma vulve, tout comme le ferait un aveugle décryptant un texte en braille.
Je ne peux pas rester de marbre face à ça. Alors je me cambre et je facilite l’accès à ces phalanges déchaînées qui font voler en éclats les derniers restes des remparts de ma pudeur. Pendant ce temps, l’autre main ne reste pas inactive. Elle cherche une à une toutes mes zones érogènes et, chaque fois qu’elle en localise une, elle lui prodigue de délicates caresses. J’éprouve de grandes difficultés à retenir ma respiration pour guetter le moindre bruit autour de moi. Je ne parviens même pas à retenir un petit soupir lorsque les doigts parviennent à une maîtrise totale de mon plaisir.
On s’agite silencieusement tout autour de moi, toutefois je perçois des bruits de caresses, de succions, et même de légers gémissements de bien-être, semblables à ceux que l’on pousse à l’aube de l’union des corps. C’est maintenant une certitude, il y a plusieurs hommes et femmes dans cette salle. Je m’obstine à chercher à les distinguer ; pourtant, il faut bien que je me résigne, l’obscurité d’encre qui règne ici m’interdit catégoriquement de voir quoi que ce soit. J’ai l’impression que l’on rampe vers moi. Oui, pas de doute ! Une troisième main s’agrippe à ma jambe. Elle joue le rôle d’éclaireur pour une bouche affamée qui vient se poser sur mon mollet droit. Les lèvres glissent avec douceur tandis que les dents mordillent de temps à autre ma peau si fragile. Toujours immobilisée par les doigts qui s’agitent au cœur de mon intimité, je deviens maintenant la proie de cette bouche inconnue. Elle remonte, par derrière, le long de ma cuisse, se rassasiant au passage de la douceur de mon épiderme puis en débusque la partie la plus soyeuse là, en haut à l’intérieur de mes cuisses, juste en dessous de mon sexe. Deux mains pétrissent les lobes de mes fesses, les préparant ainsi à l’arrivée imminente de la bouche gourmande.
Déjà, elle est là ! Je suis caressée, mordue, écartelée… La langue glisse au fond de mon sillon et s’amuse là où je n’aurais jamais pensé qu’on puisse s’aventurer avec une telle audace et autant de vigueur. Une brise de plaisir souffle en moi et balaye toute réticence face à ce traitement totalement immoral. La langue mouille, chatouille, tantôt fine et ferme cherchant à s’insinuer plus profond entre mes lobes largement séparés, tantôt large et moelleuse pour couvrir le plus possible de mes recoins interdits. L’obscurité m’aide à accepter cet acte diabolique. Je me pâme, appréciant ce plaisir complètement nouveau pour moi, qui m’est généreusement offert par cet inconnu. J’en oublie presque les deux autres mains qui complètent si justement les besoins de mon excitation.
La main qui officie à la fourche de mes cuisses a parfaitement deviné l’origine du tourment qui ébranle tout mon corps. Elle s’échappe alors de mes chairs survoltées et part rejoindre sa sœur jumelle qui pétrit mes seins et pince mes tétons érigés provoquant des petites pointes de bonheur qui se répandent en moi comme une traînée de poudre. La bouche quitte mon anus pour plonger dans le puits ruisselant de mon sexe. On me force à me cambrer et à écarter les cuisses pour permettre au visage de se plaquer correctement contre mon intimité. La langue plonge, mes lèvres et le bouton sensible de mon clitoris sont aspirés, léchés, dévorés… On pince mes seins de plus en plus fort, à m’en faire mal alors, le cocktail de la douleur et du plaisir m’enivre. Ma tête tourne, mes nerfs se nouent tandis que mes muscles se contractent sous l’arrivée d’un orgasme bref, mais violent comme une tornade qui balaye tout sur son passage.
Je m’apaise, tandis qu’au bas de mon ventre la bouche fête sa victoire en se régalant de ma cyprine, avant de m’abandonner et de repartir dans l’obscurité à la recherche d’une autre proie. Les mains qui s’occupaient de mes seins redeviennent plus tendres, plus caressantes. Pourtant, d’un seul coup, elles me saisissent et m’entraînent sur le sol. Un visage se heurte maladroitement au mien et, sans me laisser le temps de réfléchir, ma bouche est soumise à un baiser torride. J’ai soudain un réflexe de rejet lorsque je m’aperçois que j’ai affaire à une femme. Je tente de me dégager, mais elle me retient fermement et s’applique à m’émouvoir par la fougue de son baiser. Sa langue fouille ma bouche tandis que ma main est autoritairement promenée sur son corps déjà étrangement tourmenté. La poitrine est douce et généreuse. Je touche la zone au relief mouvementé de ses aréoles avant de découvrir les tétons fièrement érigés. Ma partenaire guide ensuite mon exploration forcée vers son ventre. Il est chaud, soyeux et agité par une houle mystérieuse.
L’inconnue n’abandonne ni ma main, ni ma bouche, craignant que je m’enfuis. Elle dirige les caresses pendant de longs instants. Finalement elle lâche ma paume à la fourche de ses cuisses. Là, mes doigts découvrent la raison de l’excitation interne qui ébranle cette jeune femme. Une colonne de chair, dure et trempée, coulisse lentement au fond de son intimité. Brusquement, une sensation désagréable me submerge. L’idée que ce puisse être Julien me traverse l’esprit. Bien sûr, je ne ressens pas de la jalousie, non, mais plutôt une profonde frustration. Je suis tourmentée, il faut que je sache. La jeune femme cambre les reins pour mieux permettre à la virilité masculine d’atteindre le fond de sa matrice.
Je me dégage de la bouche haletante pour me rapprocher de l’homme. Mes mains partent fébrilement explorer son buste. Grand, les muscles fins et la poitrine légèrement velue, je me rassure, ce n’est pas Julien. Le garçon continue imperturbablement ses lents mouvements, profitant pleinement de l’accueil que lui offre celle que l’obscurité lui a désignée. Brusquement, il saisit ma tête et place mon visage contre le pubis de sa partenaire. Le parfum musqué de cet accouplement me saoule ; pourtant je reste là, inerte, pétrifiée par ce contact homosexuel. La jeune femme balance davantage sa croupe, semblant quémander les caresses intimes que je lui refuse. Certainement ameutées par les bruits de cette étreinte, d’autres personnes s’approchent. Je les entends ramper tout autour de moi et ça me fait peur. Plusieurs mains trouvent mon corps, mes hanches, mes cuisses, mes fesses.
Combien sont-elles ? Je n’en sais rien et je ne cherche même pas à le savoir. On me caresse, m’explore, me pelote les seins. On me suce le dos, les épaules, la nuque et, en même temps, les cuisses et les fesses. On s’insinue jusqu’au fond de mon sillon intime. Un doigt plonge dans la chaleur moite de mon ventre tandis que d’autres débusquent mon clitoris et y entament une ronde diabolique qui l’embrase. Je sombre… Oubliant toute réticence, ma bouche s’entrouvre et ma langue part s’encanailler entre les replis survoltés des petites lèvres de la jeune femme. Celle-ci pousse un gémissement sans équivoque en guise de remerciement. Je découvre, sous ma langue, combien les chairs intimes d’une femme sont douces, chaudes et délicates. Je m’imprègne de son odeur suave ainsi que de la saveur musquée de la lubrification que le phallus extrait du plus profond de son ventre. À mon tour, je localise le bouton sensible, déjà fortement tourmenté par les mouvements toujours réguliers et puissants de l’homme. Je me mets à sucer ce petit appendice de chair avec application et douceur. Je le fais d’autant mieux que je peux aisément comprendre ce que de tels attouchements engendrent, car le même petit bouton sensible palpite entre la fourche de mes cuisses. Je débusque le clitoris de ma partenaire de la pointe de la langue. Je m’attarde un peu sur toute la zone sensible qui le protège avant de l’aspirer, de le pincer du bout des lèvres, puis je le noie de salive et le titille fougueusement. La jeune femme s’agite en prenant quand même soin de ne pas s’échapper de ma bouche bienfaitrice. L’homme redouble maintenant de vigueur et la cadence de son assaut est désormais soutenue. Je les accompagne dans cette folle envolée.
Soudain, on m’empoigne vigoureusement les hanches. Je suis presque soulevée, manipulée comme un vulgaire mannequin en plastique. On me positionne à genoux, là, bien cambrée, la croupe outrageusement offerte et moi, docilement, je me laisse faire. Des mains continuent à prodiguer à mon corps de délicates caresses qui n’ont rien d’innocentes. Je n’éprouve pas la moindre surprise lorsqu’un membre se positionne à l’angle de mes cuisses, cherchant impatiemment à investir le fourreau de mon ventre chauffé à blanc par cette expérience nouvelle. L’homme m’écarte à me faire mal, puis il s’enfonce d’un seul coup et va heurter le col de mon utérus. Il m’est impossible de retenir un cri d’effroi et de plaisir face à cette violence. J’ai l’impression que le membre est énorme et qu’il m’a déchiré la vulve. La sensation est si vive que je suis incapable de dire si c’est le plaisir ou la douleur qui est le plus fort. Durant un instant, je me sens coupable de la pire des infamies, car ce que je ressens est tellement immoral. Pourtant ce mélange de violence, de volupté et d’anonymat est si délicieusement pervers… Je m’applique toujours à donner des coups de langues saphiques, cherchant à émouvoir ce sexe, si comparable au mien.
J’imagine combien ma bouche peut offrir un petit plus au plaisir que le phallus distille déjà par ses mouvements ravageurs. Je me sens totalement solidaire de cette fille, d’autant qu’à mon tour, je subis les va-et-vient vigoureux d’un homme. Je suis presque déçue de ne pas avoir, moi aussi, une bouche complice collée à mes grandes lèvres écartelées. Légèrement frustrée, je me console en imaginant toutes les sensations ressenties par ma partenaire. Cela m’excite terriblement. Je me liquéfie et en même temps, je m’abreuve de la liqueur musquée, au parfum sans doute identique à celle, trop abondante, qui coule le long de ma fente. Des doigts viennent s’y divertir. J’adore ça, surtout quand ils écartent encore plus ma vulve pour que les bourses de l’homme qui me besogne viennent frapper contre mon clitoris électrisé. J’ai l’impression que toute une foule de personnes, attirée par nos gémissements, s’est agglutinée autour de nous. Des mains viennent caresser, des bouches goûtent et mordent. Il y a même des verges qui viennent se frotter contre mon corps. Là, à la commissure de mes lèvres gourmandes, je perçois qu’une étape de plus vient d’être franchie dans la course à l’orgasme. La cadence devient infernale. Le ventre de l’homme bouscule mon visage.
Soudain, le petit bouton complètement décalotté s’anime étrangement sous ma langue. Il est secoué par de violentes contractions qui révèlent la force de la jouissance déferlant dans la jeune femme. Le phallus lui aussi se révolte. Il prend tellement d’amplitude dans ses mouvements qu’il finit par s’échapper accidentellement du fourreau en fusion et se ruer contre mes dents, en forçant le passage pour venir percuter mon palais. Il y déverse quelques gouttes épicées avant de repartir vers les profondeurs sacrées de la vulve où il termine de se répandre. Le goût de cet accouplement torride emplit ma bouche. Je m’apprête à tout recracher, mais on ne m’en laisse pas le temps. Un homme vient de localiser mon visage et, sans autre forme de formalités, il plonge sa verge entre ma langue et mon palais.
Mon intimité est toujours en proie aux assauts de l’énorme virilité. J’y prends d’ailleurs de plus en plus de plaisir et ma croupe a trahi depuis longtemps cet état de fait en ondulant à la rencontre des mouvements de ce partenaire peu ordinaire. La fille qui vient de jouir me remercie, de l’avoir accompagnée dans ses ébats en se lovant contre mon corps nu, déjà fortement pris à partie. La jeune inconnue, décidée à me donner à son tour un petit plus, se distingue par sa perversité en écartant les lobes de mes fesses, déjà surchauffés par les rencontres avec le ventre de celui qui me chevauche. Elle promène ses phalanges jusqu’au plus profond de mon sillon écartelé. Un doigt s’appuie maintenant contre mon anus. Il ne cache nullement ses intentions et parvient vite à ses fins, s’enfonçant jusqu’à la garde dans mon fondement. Les phalanges mutines exercent une pression sur la mince paroi qui les sépare de ma vulve. L’effet est immédiat, j’atteins des sommets d’excitation. C’est tellement bon que je suis obligé de réfréner mon plaisir pour ne pas exploser sur le champ. Je perds toute retenue, et les derniers remparts de mes tabous tombent vite en ruines.
Des mains sur mon corps, une verge dans la bouche et une autre au fond de mon ventre, et ce doigt planté dans l’anus, je suis transcendée par cette débauche la plus totale. Je ne pensais pas qu’on puisse aller plus loin dans la perversité pourtant la fille fait preuve d’une imagination sans limites. Un orgasme d’une puissance inouïe s’apprête à me terrasser. La jeune perverse profite des mouvements du sexe qui dilate mes chairs ruisselantes, pour glisser un second doigt directement dans mon vagin, le lovant entre ma paroi survoltée et le pieu qui me besogne. Cette présence d’une indiscrétion insupportable a un effet détonateur sur l’énorme verge. Elle libère toute sa puissance, me forçant avec une amplitude maximale et semblant prendre encore plus de volume. Je voudrai hurler de plaisir, mais l’autre verge me bâillonne alors des larmes d’extase coulent sur mes joues. Tout cela est trop puissant, trop fort, trop bon… Mon vagin va se déchirer… Je vais mourir de plaisir… Ma tête explose, mes doigts se crispent… Je jouis !!! Je suis secouée de convulsions qui m’anéantissent tandis que mon sexe est noyé de semence pendant que le fond de ma gorge reçoit les puissants jets de mon second chevalier servant. Ce dernier pousse un gémissement que j’entends à peine. Sortant péniblement de mon état de transe, je libère ma bouche, déglutis sans dégoût et brise la loi du silence pour prononcer un nom :

  • — Julien !!!

Devant moi, le garçon s’écarte un peu. Il ne répond pas, mais je sais que c’est lui. Finalement, après quelques instants il accepte d’avoir été démasqué alors il attrape ma main et l’embrasse tendrement.

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