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Histoire Coquines - Catherine rencontre Julien

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 8:02

e m’ennuyais tellement, en ce début de juillet complètement pourri ! Antoine revenait les vendredis soirs, parce qu’il le fallait bien et que Cécile était avec son mari. Il se croyait obligé de me faire l’amour mais c’était en pensant à elle. Moi je ne pensais à personne, j’attendais que ça finisse. J’accélérais les choses en poussant de petits gémissements, de légers cris, comme avant. Il repartait les lundis à sept heures.
J’allais au marché le matin avec les gosses, pour voir du monde. Les rares jours où il faisait beau, je les emmenais à la plage l’après-midi. J’y retrouvais Nathalie, les enfants jouaient entre eux, Nathalie me chuchotait les prouesses sexuelles de son maître-nageur et me conseillait de prendre un amant, et en vitesse.

  • — Tiens, je te le prête, Frédéric, si tu veux !
  • — Tu es gentille, mais…

Je ne voulais pas de ce bellâtre aux cheveux ras. Il avait pourtant de belles cuisses mais je suis sentimentale. On ne se refait pas, mais il arrive qu’on soit refait par la vie.
J’ai retrouvé Nathalie au marché un vendredi matin. Elle était devant le stand du bouquiniste à la barbichette. Elle feuilletait une compil d’extraits de bandes dessinées, L’enfer des bulles.

  • — Regarde ce dessin qui montre une femme attachée, comme il est excitant.

Moi, je regardais un jeune homme immobile, le torse nu, les avant-bras croisés sur sa poitrine, un bâton crochu et un petit martinet dans les mains.

  • — Ah, tu regardes le jeune pharaon, tu aimerais qu’il te fouette un peu les fesses, hein ?
  • — Je suis moins maso que toi. Il a de belles épaules.
  • — Il manque un peu de patine, si tu comprends ce que je veux dire. Il n’a pas vingt ans ! Tu les prends au berceau, maintenant ? Bientôt tu dragueras tes élèves. Il pourrait être ton fils.
  • — Toujours aimable, toi ! J’ai été réglée à treize ans mais quand même !
  • — Si tu avais accouché à quinze ou seize… C’est vrai qu’il est mignon. Il est peut-être puceau. Je me demande ce qu’il a sous son pagne.
  • — Comme tout le monde, je présume. Enfin, tous les garçons.
  • — Chez les jeunes, ça crache trop vite et ça nous laisse en rade. Mais il est temps que tu te dévergondes, alors pourquoi pas celui-là ? Tu verras bien à l’usage. Même les femmes trop rangées comme toi ont parfois envie de chair fraîche, pas vrai, ogresse ?
  • — Une ogresse de cinquante kilos toute mouillée ! Tu exagères !
  • — Déjà ?
  • — Hein ?
  • — Déjà mouillée ? Eh bien, ça démarre en trombe. En trombe d’Eustache ! Il est sûrement libre l’après midi. File-lui cinquante euros et convoque-le, je garderai les gosses.

J’étais épouvantablement vexée qu’elle puisse penser que j’étais disposée à payer un godelureau pour me faire baiser comme une mémère en vison. Je l’ai quittée avant qu’elle me dise de le lui refiler quand je l’aurai dégrossi. Je la connais.
Pour le voir de plus près, comme il y avait un vendeur de sacs à côté de lui, j’en ai acheté un. Bouche bée, Élodie et Lucas admiraient la statue de cuivre. Moi, en douce, je regardais la statue de chair. Nos regards se sont croisés. J’ai dit très fort aux enfants que je les emmènerais à la plage dans l’après-midi, devant l’avenue de Gaulle. Une pulsion irrésistible, Votre Honneur, je sollicite la clémence du jury. Il m’a semblé que ses yeux me montraient qu’il avait compris.
De loin, je l’ai observé, un peu plus tard. Il m’a semblé vivement intéressé par trois gamines qui cherchaient visiblement à l’allumer. J’en ai souffert. Déjà !
J’ai bousculé les enfants pour être à la plage le plus tôt possible. Et j’ai attendu, le coeur battant. J’avais tellement peur qu’il ne vienne pas, qu’il me trouve trop vieille pour lui ! Lucas m’a demandé pourquoi nous n’étions pas installés à la même place que d’habitude. Je lui ai répondu qu’il fallait bien changer un peu, de temps en temps. Il m’a regardée, pensif. Exactement les yeux de son père, le petit bonhomme !
Le garçon, je l’ai vu venir de loin. Il nous cherchait du regard. Nous ayant vus, il a trouvé bon de s’installer à quelques mètres de nous. Il doit être timide, ai-je pensé.

  • Approche donc, idiot, je ne vais pas te manger, lui ai-je dit mentalement. Et je pensais que l’ogresse que je suis, comme avait dit Nathalie, mangerait peut-être en effet ce jeune homme, et que le plus tôt serait le mieux.

Il s’est enfin décidé et s’est approché. Je me suis vue, vingt ans auparavant sur cette même plage, fille aux seins nus qu’entouraient six garçons, mes cousins et leurs copains, tous couchés sur le ventre en face de moi, et tous très rouges, les yeux fixés sur ma jeune poitrine. Antoine était l’un d’eux. Il devait frétiller d’aise, à la même heure, avec Cécile, dans son bureau à la moquette verte.
Je me suis soulevée sur les coudes pour que ce garçon puisse voir que j’ai gardé mes seins de jeune fille, avec leurs pointes agacées par le frottement sur la serviette de plage. Puis il m’a semblé tellement timide que j’ai pensé que le mieux était de rester pudique en bavardant avec lui.
Il a su me faire comprendre qu’il bandait ferme, et que c’était à cause de moi. Flattée, je me suis un peu dandinée en allant remplir le seau des gosses, car mes fesses aussi méritent le coup d’oeil. Quand je l’ai quitté, parce que les enfants devaient goûter, il a voulu savoir si je reviendrais lundi.
La parenthèse Antoine vite refermée, j’avais la migraine les trois nuits et il a finalement préféré ça, je mourrais d’envie d’aller au marché le lundi matin. Ah, j’oubliais, j’y étais allée avec Antoine et les enfants le dimanche, comme d’ordinaire. Il faisait froid pour la saison. Le garçon y était, avec un drap de lit en guise de toge. Il ne montrait qu’une épaule. Je ne savais même pas son prénom.
Comme tous les dimanches, Antoine s’est attardé devant les livres du bouquiniste à la barbichette. Lucas a remarqué que je regardais le garçon. Il l’a reconnu. Il en a parlé à son père, qui a voulu le voir de plus près et qui m’a dit plus tard qu’il était tout à fait potable, ce jeune homme. J’avais sa bénédiction, en somme. Nous sommes un couple moderne ! Enfin, surtout lui. Pas vraiment cocu content, Antoine, mais débarrassé. Quand même, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi, Cécile ? D’accord, je sauterai le pas, et vite. Je sauterai au paf.

XXX

  • — Nathalie, tu veux bien garder les gosses, cet après-midi ?
  • — Ah, enfin ! Mais bien sûr ! Tu me raconteras ? Et n’hésite pas si tu as besoin d’un coup de main, si tu vois ce que je veux dire.

Ses tics de langage me fatiguent. J’avais pourtant résisté à l’envie d’aller au marché, lundi matin. Pas compris pourquoi, et pas envie de le savoir. Décidé de ne pas confier les gosses à Nathalie et de rester sage. Fade, ma vie ? Oui, mais c’est la mienne. Comédie que cela, je savais que j’irais, et ventre à terre. Ventre brûlant, coeur brûlé. Voilà que je devenais midinette !
Naturellement, il pleuvait. Enfin, un peu. Me faire belle ? Quel ridicule ! Quand même mis de jolis sous-vêtements, en pensant que ce ne serait pas moi qui les ôterais, si tout allait bien.
Ascenseur. Il y a quinze ans, fille en bikini et gros monsieur tout rouge. Et le sous-sol, couloir des caves, mes cousins et leurs copains, dont Antoine. Et la fille toujours en bikini, une bouteille à la main.
Il arpentait la plage. Pantalon de toile beige, chemisette bleue. Ma proie. Mon prédateur. Mais que tu es conne, ma pauvre fille ! Quelques paroles bénignes. Il fallait bien que je finisse par l’inviter. Ascenseur. Avec lui. Avec lui !

  • — L’appartement est à mes parents, je passe mes vacances ici depuis toujours.

Sourire poli. Premier baiser. Le dos contre la porte refermée, je confisque sa chemisette. Ce grand benêt est puceau, c’est bien ma chance ! Oui, c’est ma chance. Jamais, jamais on ne l’oubliera, la première fille qu’on a pris dans ses bras… Pris ou prise ? Une seule syllabe dans la chanson de Brassens, il me semble. Licence poétique. Licence !

  • — Tu as de belles épaules. Je l’ai tout de suite vu, quand tu faisais le pharaon. Quand tu es dans ton drap de lit, on n’en voit qu’une. Déboutonne mon chemisier. Non, commence par les boutons du bas. Attention, c’est fragile, dessous. Il ne s’agit pas de pétrir mais de caresser doucement. Dégrafe mon soutien-gorge. Passe tes mains derrière mon dos.

Il me semble que j’ai joué ce rôle d’initiatrice tout ma vie. Non, car follement bat mon coeur. Je lance chemisier et soutien-gorge sur sa chemisette. Mes seins lui plaisent. Ils le méritent, j’en prends soin. Oui, tète, mon garçon. Je me sens déjà si proche de lui que j’ai l’impression d’être incestueuse.
Mais il se dégage, tout à coup. Ses yeux sont verts, avec des paillettes dorées.

  • — Monique, il faut que je vous dise. D’abord j’ignore si votre prénom c’est vraiment Monique, je vous ai donné celui-là dès que je vous ai vue pour la première fois. Bon, vous me direz le vrai plus tard, si vous voulez bien. Je vous ai menti, c’est pas du tout la première fois. Voilà.

Je suis cette femme aux seins nus devant ce jeune homme qui n’est pas ce qu’elle croyait, cette femme qui hésite, qui a peur de se trouver ridicule, peur de ce que ce jeune homme peut penser d’elle : une nymphomane qui se jette sur tout ce qu’elle trouve. Alors une gifle, une porte rouverte et refermée, bon vent, grand dadais pas même puceau ? Ou les bras quand même ouverts, les bras et les cuisses tout à l’heure ?

  • — …Catherine. Mon prénom, c’est Catherine. Et toi ?
  • — Olivier. Mais aussi Julien. C’est mon deuxième prénom. Je le préfère.
  • — Eh bien, Julien, au point où nous en sommes, tu vas me montrer ce que tu sais faire. Tu veux boire quelque chose, avant ?

Ce cynisme ne me ressemble pas. Mais me ressemble-t-elle, cette femme qui ne veut pas que ce garçon s’en aille, bien qu’il se soit moqué d’elle ? Oui, mais c’est parce qu’il l’estime qu’il vient de lui dire la vérité. Ma réponse l’a fait rire. Par contagion, je ris aussi. Mes seins tressautent, il les regarde, en frôle les pointes du bout des doigts.

  • — Vous… Tu es très belle, Catherine.
  • — Tu n’es pas mal non plus, Julien.

Nos lèvres se rencontrent et se plaisent. Sa langue est tiède et agile. Et la mienne, donc ! Elles se palpent, font connaissance. La sienne entre dans mon palais comme si elle y était chez elle. Mais elle y est chez elle ! Je la mordille un peu. Comme c’est bon, d’avoir sa poitrine nue contre la poitrine nue d’un homme ! Mais il s’écarte, sa main délaisse mon dos pour s’aventurer sur mes seins, en triturer les pointes. Je ne veux pas que sa bouche abandonne la mienne, mes mains pèsent sur na nuque, je veux boire sa salive.
Son autre main descend sur mes fesses. Veut-il en éprouver la fermeté ? Comme les siennes sont dures ! C’est moi qui mets fin à notre baiser.

  • — Viens !

Canapé du salon, tapis ? Chambre ! Les draps sont propres. Moi aussi. Pas le moindre parfum. Lui non plus. Il s’est lavé les dents avant de venir, les dents et le reste sans aucun doute. Moi aussi. Oui, il y a donc, Votre Honneur, préméditation d’adultère dans le lit conjugal.
Il fait tomber ma jupe et tombe à genoux. Qu’il est gentil ! Son souffle chaud ajoute à la touffeur de ma touffe. Ses mains sur mes hanches font doucement glisser mon petit slip de coton. Sa langue se glisse aussitôt entre mes lèvres, à la recherche du clito déjà tout gonflé, qu’elle palpe, qu’elle lèche, qu’elle secoue avec vigueur. Mais c’est que je vais jouir, moi, immédiatement ! Il ne le faut pas. Je le repousse gentiment, je l’invite à se relever en tirant sur ses avant-bras, je déboucle la ceinture de son pantalon de toile, j’ouvre sa braguette. Mes doigts frôlent une lourde tige de chair.
Ses pieds se dégagent du pantalon tombé sur la moquette. Il s’est débarrassé de ses mocassins. Il avait eu la sagesse de ne pas mettre de chaussettes. Il ne m’aurait pas menti longtemps.
Tomber à ses genoux ? Plus tard, quand je le connaîtrai mieux, dans deux ou trois jours peut-être. Je lui laisse l’initiative : je me couche sur le lit, et j’attends, confiante. Il est le mâle. Il enlève son boxer. Il est calme, pas fébrile. Sûr de lui. Ah, non, il ne m’aurait pas menti longtemps ! Son sexe est normal. Pas énorme, pas petit non plus, bien érigé, surmontant deux boules qu’ornent de noirs poils bouclés. Quant il sera bien à moi, fière de lui je le ferai poser nu au marché, David de Michel-Ange que j’aurai bien épuisé avant pour qu’il ne bande pas en public.
Il peut faire ce qu’il veut. Ah, il s’intéresse à mes seins. Très bien ! Il tète, malmène avec sa langue, aspire. Je m’empare de sa verge qui palpite. Non, qu’il ne jouisse pas tout de suite, lui non plus ! Heureusement il fignole, descend, je le lâche, c’est sûrement ce qu’il voulait, et ses lèvres sont à nouveau sur son sexe trempé, pourtant assoiffé comme jamais.

  • — Viens, viens !

Mes mains ont agrippé ses tempes, ma bouche veut la sienne, j’y retrouve le goût de ma cyprine. Mes cuisses sont ouvertes, je l’attends. Ah, c’est un poignard qui me transperce d’un seul coup ! Mais non, c’est une douce colonne de chair qui se trouve bien dans mon ventre qui se referme sur elle. Qu’il ne bouge pas, surtout ! Pas encore…
Il le comprend. Quel garçon merveilleux ! Il attend que je remue un peu les hanches et que mes mains cessent de palper ses fesses pour enfoncer leurs ongles dans son dos. Mais je dois faire attention : dos de pharaon, alors je me contente de le caresser. Dommage, quand même !
Puissant va-et-vient. Une machine calme. Mon bassin se soulève, vient heurter le sien. Ses dents de petit fauve mordillent ma lèvre inférieure. Et soudain, la cavalerie ! Il est déchaîné, farouche, il me pilonne avec une telle vigueur pendant ces quelques secondes que je hurle mon plaisir. Le jaillissement du sien me comble de bonheur.
Il a balbutié des mots d’amour ! Catherine, Catherine… Catherine ma chérie. Et le voilà tout essoufflé, son corps pesant sur le mien, ses lèvres sur mes paupières. Je n’ai jamais été aussi bien ! Qu’il reste en moi, qu’il reste ! Ne peut-il bander encore ? Mais je contracte mon vagin en pure perte.
Ses lèvres courent sur mon visage, paupières, front, bouche, paupières, bouche avide de la sienne. Il s’est soulevé sur les coudes et les genoux, il repose à peine sur moi. Il quitte mes lèvres pour mordiller mes seins. Soudain je le bouscule et le voilà sur le dos, moi sur lui, mes dents sur ses petits tétons, ses mains dans mes cheveux. Je descends, je descends, il rentre son petit ventre pourtant si plat ! Son nombril est comme je les aime. Comme on est bête quand on commence à devenir amoureuse !
Sa verge désormais entre mes lèvres est humide de nos sucs mélangés. Mes doigts agiles caressent ses couilles de jeune mâle, je veux qu’il soit plein de vigueur, je le veux en moi de nouveau, je ne suis pas repue de lui, je ne le serai jamais.

  • — Je veux te faire pareil, tourne-toi… Tourne-toi, s’il te plait, Catherine.

Chaque fois qu’il dira mon prénom, en détachant si bien les syllabes : Ca-the-ri-ne, je ne pourrai que lui obéir. Je me suis un peu essuyée sur le drap, de peur qu’il me trouve trop poisseuse. Il s’en moque bien : de nouveau sa langue, ses lèvres, et entre les miennes cette douce colonne de chair redevenue rigide.

  • — Reviens en moi, maintenant.

Comme il va profond ! Comme il s’enfonce avec violence ! Il va déplacer mon stérilet… Il me laboure, il me bourre comme dirait Nathalie. C’est bien le moment de penser à elle ! Je suis folle, je suis folle… Le plaisir monte, le plaisir monte, je suis folle, je vais exploser, je vais crier. Il a abandonné mes lèvres pour soulever un peu sa tête, et voir la mienne basculer de droite à gauche, de gauche à droite, mes lèvres mordues pour ne pas hurler.

  • — Tu es encore plus belle quand tu jouis, Ca-the-ri-ne.

Ce garçon fera décidément de moi tout ce qu’il voudra. Il est encore gros et dur dans mon ventre, il n’a pas joui, lui. Il attend. Il sait que pour le moment je supporterais mal des va-et-vient forcenés, comme ceux de tout à l’heure. Dans quels bras a-t-il acquis cette expérience, ce gamin ? J’aurais pourtant tellement aimé être la première…
Au bout de quelques minutes, il comprend qu’il peut reprendre de doux et amples mouvements, ses mains dans mes cheveux, sa bouche dans mon cou. Il balbutie quelque chose, il me semble que c’est mon prénom, rythmé : Cathe-rine, Cathe-rine ; à rine, il s’enfonce, et se soulève à Cathe. Il s’amuse, il me fera souffrir, ce sera atroce et délicieux, je vivrai.
Il se répand en moi comme la mer dans la grotte des Korrigans, à marée montante. Il ne doit pas la connaître.
Et le voici calme, souriant, qui joue à être inquiet :

  • — J’aurais peut-être dû faire attention ?
  • — C’est très bien comme ça. Tu connais la grotte des Korrigans ? Je t’y emmènerai.
  • — Tu ne m’en veux pas ?
  • — Pas du tout, Julien.

Je lui fais entièrement confiance. Je suis absolument certaine qu’avec les autres il se couvre, comme dit la publicité. Aurait-il peur pour lui ? Ce serait ignoble !

  • — Tu sais, c’est la première fois sans capote… Sans mensonge, cette fois !
  • — Je sais. Tu n’as rien à craindre non plus.

La tête sur sa poitrine, les doigts jouant avec les poils de son pubis, je me sens divinement bien. Nous parlons à mi-voix. Il couche dans le camping, soit dans son fourgon, soit sous sa petite tente. À faire la statue sur le marché, il gagne juste de quoi survivre pendant les vacances. C’est à Lyon qu’il vit, il est étudiant. Il ne me demande rien. Il sait que nous serons bientôt séparés, bien trop tôt séparés mais il semble en prendre allègrement son parti. Oui, il me fera souffrir. Il souffrira peut-être.

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Histoire Coquines - Initiée par mes collègues de bureau (2)

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 7:57

Résumé de l’épisode précédent

Une jeune femme de 40 ans, chef de service dans un bureau, découvre au contact de ses collègues, plus jeunes ou plus âgées, qu’il existe une sexualité plus intense et sauvage que les rapports de couple.


Le fait d’avoir épié Mathilde en train de faire l’amour (baiser serait un terme plus exact) ne m’avait pas fait honte très longtemps. L’intéressée était très fière de son coup et Céline, qui m’accompagnait, n’arrêtait pas d’en parler comme d’une expérience exceptionnelle. À tel point d’ailleurs que mes deux collègues avaient décidé d’inverser les rôles. Cette fois, ce serait Céline qui amènerait un homme dans les archives et Mathilde qui m’accompagnerait dans l’armoire.

  • — Ta formation n’est pas suffisante, il faut que tu en vois davantage, assuraient-elles de concert.

J’appris à cette occasion (on en apprend tous les jours !) que Céline avait un amant occasionnel dans la boîte. Un type de son âge, la cinquantaine, avec lequel elle passait de temps en temps un cinq à sept à l’hôtel ou en pleine nature, avant de rentrer au foyer conjugal. « Belle mentalité ! » pensai-je. L’homme était un cadre haut placé qui venait de temps en temps nous voir au bureau, je comprenais enfin pourquoi…
Je ne sais trop comment elle lui expliqua la chose, sans doute comme une expérience à vivre ou une envie pressante. Toujours est-il qu’à l’heure du déjeuner, Mathilde et moi, nous étions encore dans l’armoire, la porte légèrement entrouverte, attendant le couple infernal. À l’heure dite, avec son deuxième jeu de clés, Céline ouvrit le local, l’homme sur ses talons.

  • — Mais qu’est-ce qu’on vient foutre ici, on serait mieux à l’hôtel, non ? interrogea-t-il.
  • — Pas possible aujourd’hui et j’ai trop envie. Ce lieu m’excite. Déshabille-moi, souffla Céline.

En deux minutes, le couple fut entièrement nu. Malgré une légère brioche l’homme était bien conservé, avec des jambes musclées et un petit fessier bien rond. Céline le fit asseoir sur la table, de profil, afin que nous puissions voir. Elle entreprit de sucer son pénis qui prit rapidement une belle taille, si bien qu’elle le logea entre ses seins lourds et le masturba tout en lui léchant le gland. Je n’avais jamais vu ça !
Puis elle le fit allonger de tout son long sur la table, sur laquelle elle monta à son tour en se positionnant tête-bêche au-dessus de son amant. À ma grande stupéfaction, elle écrasa son bassin sur le visage de l’homme tout en happant son pénis. La pièce se remplit de bruits de succion, d’aspiration, de clapotis et surtout de grognements de plaisir. Céline ondulait sur le mufle de l’homme, lequel remuait les hanches, la verge entièrement dans la bouche de ma collègue qui paraissait savourer le morceau de chair rigide comme une friandise rare. Elle poussait le raffinement jusqu’à relever ses cheveux blonds de notre côté afin que nous puissions admirer sa technique et ses joues pleines. Je recommençai à fondre.
À mes côtés, Mathilde me prit la main et la dirigea vers son entrejambe. Elle avait enlevé son slip ! Elle était trempée ! Puis sa main tâtonna vers ma culotte. Je sursautai et faillis nous trahir. Mais Mathilde, très maîtresse d’elle-même, me prit encore la main et m’incita fortement à me masturber comme elle le faisait. Je m’exécutai, fascinée par le spectacle qui passait à travers l’interstice des portes.
Céline s’était mise accroupie sur le bureau. L’équilibre assuré par l’homme qui la tenait par les poignets, les jambes fléchies au-dessus du pénis (recouvert d’un latex) de son amant, elle s’empala lentement en gémissant, puis la pénétration devint de plus en plus profonde, de plus en plus rapide et ses cris de plaisir remplirent la pièce. Les muscles de ses jambes étaient tendus par l’effort mais, bien positionnée, elle devait recevoir le pénis au plus profond de son vagin. Moi qui n’avais expérimenté que la position du missionnaire et, parfois, la levrette, j’étais estomaquée par cette figure très physique, surtout pour une femme de cinquante ans, il est vrai bien conservée.
Céline était en nage et demanda la grâce de se coucher à son tour. Dos à nous, l’homme positionna sa partenaire au ras du bureau, le bassin bien à l’extérieur et, la tenant solidement par les cuisses, entreprit de la forer, de la fouiller, de la fouailler pendant que Mathilde et moi nous caressions frénétiquement dans notre réduit. Je n’avais d’yeux que pour cette belle paire de fesses d’homme qui martelait le plaisir en se contractant. Je vis les talons de ma collègue frapper les reins de son partenaire comme pour lui signifier que le moment de l’orgasme était arrivé et de fait, le couple monta de plusieurs octaves en se ruant l’un dans l’autre. Une fois détachés, ils s’embrassèrent un bon moment en se disant des mots doux, pendant qu’à grand-peine je me détendais dans mon armoire. Puis ils se rhabillèrent en rigolant et chacun partit de son côté.
Quelques minutes plus tard, au bureau, Céline arborait la petite moue satisfaite de la femelle bien baisée, ce qui eut le don de m’énerver un peu.

  • — Tu vois, j’ai dix ans de plus que toi et je baise comme une folle, ça te laisse encore beaucoup de marge, mais ça ne tient qu’à toi, me dit-elle.
  • — Pas la peine de te vanter, tu m’as convaincue de tes talents, mais je ne me vois pas pour autant prendre un amant.
  • — Alors, c’est que tu n’as rien compris, riposta Mathilde ; tu peux très bien continuer à aimer ton mari et prendre ton pied avec un type dont tu as envie. Et moi, je sais que tu as envie de Victor, je l’ai vu dans tes yeux, mais tu ne veux pas te l’avouer.
  • — Laisse-nous faire, fais-nous confiance, on va t’arranger le coup et tu ne le regretteras pas, ajouta Céline.

Cette fois, je ne répondis rien. Mes collègues avaient deviné mon état d’esprit. Trop émue pour le double spectacle des archives, trop frustrée par mon inexpérience sexuelle, j’étais mûre pour une expérience extra-conjugale.
Deux jours plus tard, comme par hasard, je recevais une invitation à déjeuner de Victor. J’acceptai, non sans appréhension, mais ce fut plus fort que moi. À table, nous parlions de choses et d’autres quand il m’attira peu à peu vers la conversation qui l’intéressait le plus : le sexe.

  • — Dis-moi, comment ça va avec ton mari ?
  • — On s’entend bien, on s’aime, il n’y a rien à dire.
  • — Même sur le plan sexuel ?
  • — Que veux-tu dire ? Et ça te regarde, d’abord ?
  • — Non, mais ça m’intéresse. Quelque chose me dit que tu n’es pas si satisfaite que tu le dis. Je parie que vous faites l’amour dans le noir.
  • — Et alors, c’est interdit ?
  • — Est-ce que tu sais seulement ce qu’est une queue, une paire de couilles ? Est-ce que tu connais le goût du sperme ? Est-ce que tu t’es déjà fait enculer une fois dans ta vie ? Bref, est-ce que tu sais seulement baiser ? Viens avec moi, je te jure que je vais t’apprendre. Tu es belle, mais tu ne sais pas te servir de ton corps.

J’étais sans voix, trop choquée pour répondre. Je me refermai sur moi-même et notre repas tourna court. Mais le soir, au fond de mon lit, je me masturbai en pensant à ce qu’il m’avait dit. Ma résolution fut prise : j’irai voir Victor dès le lendemain et accepterai un rendez-vous.

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Histoire Coquines - Une gifle magistrale

Ecrit par petitlapinou publié le 12/12/2007 à 7:43

Ces soirées m’embêtaient un petit peu, trop de monde, trop de gens différents et surtout trop de gens bizarres, mais cela faisait tellement plaisir à Clara. Je m’étais habillée d’une tenue qui me laissait quasiment le torse nu, des lanières en cuir noir étant censées figurer un soutien-gorge qui ne soutenait rien du tout. À l’époque ma poitrine était moins volumineuse qu’à présent et je n’avais pas encore mes piercings, mes amis la trouvaient belle et je ne m’en plaignais pas ! Comme je ne me plaignais pas non plus des regards appuyés qu’elle provoquait dans l’assistance !
L’incident survint alors, il fut très bref ! Deux mains se posent sur mes seins et veulent commencer à les peloter. Il se croit où, celui-là ? Au Club Med ? Ma réaction fut instinctive, je balançai à l’intrus une gifle magistrale qui l’envoya voir ailleurs.

  • — Tu as eu tort, me dit Clara, ce qu’il aurait fallu lui donner, c’est un bon coup de pied dans les couilles, il ne fallait pas le gifler, il reviendra.

Elle ne croyait pas si bien dire. Mais les choses ne se passèrent pas du tout comme elle l’imaginait. Je n’ai pas revu l’olibrius de la soirée, sans doute était-il occupé dans son coin, pour ma part j’étais occupée dans le mien. C’est quelques jours après que je reçus un étrange coup de téléphone :

  • — Bonjour, je vous appelle de la part de Corinne…

Il faudra un jour que je dise à Corinne d’arrêter de refiler mon numéro à tout le monde…

  • — Je suis le jeune homme que vous avez giflé l’autre jour ! Vous allez me trouver follement téméraire, mais je souhaiterais vous revoir.

Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas raccroché.

  • — Ah bon ! Parce que vous voulez encore des baffes !
  • — Oui, tout à fait ! Cette gifle m’a terriblement excité ! Et Corinne m’a dit que vous accepteriez de faire des dominations sur des scénarios qu’on vous soumettrait.

Elle parle décidément trop, la Corinne.
Je ne sais pas pourquoi, je ne l’ai pas envoyé paître.

  • — Et vous pouvez venir quand ?
  • — Je ne sais pas, moi, dans une demi-heure !
  • — Alors dépêche-toi !

Et je lui donnai l’adresse ! En l’attendant, je modifiai ma tenue, me dénudant complètement la poitrine, pour ensuite me couvrir d’un corsage super transparent, qu’en plus je laissai ouvert. Le type arriva, ponctuel. L’ayant à peine aperçu, l’autre soir, je ne le reconnus évidemment pas !

  • — Je suis Phil.
  • — Silence ! Tu vas commencer par te mettre à poil, ensuite tu te mettras à genoux, et ensuite peut-être on discutera.
  • — Mais, je… j’avais apporté.
  • — Oui je sais, tu as apporté un scénario, mais ça m’étonnerait qu’en l’écrivant, tu aies indiqué que tu devrais rester habillé !
  • — Je suis obligé ?
  • — Non ! Tu peux aussi repartir !

Le type alors se déshabilla, il était assez frêle, fragile même, ses traits étaient délicats, presque efféminés. Tous les poils de son corps, à l’exception toutefois de la toison pubienne, avaient été consciencieusement épilés.

  • — À genoux !

Il s’exécuta sans broncher. J’adorais ce genre de situation. Le type peu habitué aux rituels des dominations, qui arrive avec son scénario dans la tête et qui se figure que ça va se passer sans problème… Eh bien, non ! C’est moi, la maîtresse, c’est moi qui dirige les opérations. Son scénario, c’est si je veux, quand je veux et comme je veux ! Mes esclaves sont mes jouets, je les veux dociles et disponibles ! Mais les choses ne sont pas si simples, une domination réussie est une domination où le soumis aura envie de revenir. Et ce point n’est jamais gagné d’avance !

  • — Bon relève-toi !

Il se relève et aussitôt je le gifle, en dosant le coup.

  • — On dit « Oui, Maîtresse ! »
  • — Oui, Maîtresse !
  • — Tu vas mettre les mains derrière ton dos, et tu ne les bouges plus.
  • — C’est que.
  • — C’est que quoi ?
  • — Oui, maîtresse !
  • — Bon, je vais te faire plaisir, regarde.

Et tout en parlant, j’ôte mon chemisier, libérant ma poitrine, je sens qu’il n’en peut plus, le pauvre.

  • — Alors ? Elle est comment, ma poitrine ?
  • — Magnifique, maîtresse !
  • — Alors baisse la tête et regarde-la !

Le pauvre bandait comme un sapeur rien qu’en matant mes nichons. J’en éprouvai une certaine fierté !

  • — Alors, c’est quoi, ton scénario ?
  • — Ben.
  • — Ben quoi ? Tu l’as perdu en route ?
  • — Non ! J’aurais voulu vous tripoter les nichons, et vous m’auriez giflé jusqu’à ce que je sois obligé d’arrêter, et après, en punition, j’aurais eu droit à une fessée !

Voilà qui avait le mérite d’être simple et de sortir de l’ordinaire

  • — Et tu crois que je vais accepter cela ?
  • — Je suis venu pour cela, maîtresse !
  • — Bon, vas-y !

Il n’y croyait plus, il s’empare sauvagement de mes seins, et les pelote, les caresse, les malaxe, je le laisse faire un moment, cela a l’air de le surprendre, et puis j’y vais, je dose mes gifles, il ne faut quand même pas qu’il s’arrête à la première. C’est un jeu, son visage devient tout rouge, il me pelote toujours, il s’enhardit même et attaque mes tétons, le voici qui baisse la tête pour essayer de me les sucer ! J’augmente la force de mes gifles, il résiste à une gifle, à deux, à trois, à quatre, pas à la cinquième, il est vaincu et n’insiste plus ! Alors il se tourne et m’offre son petit cul ! J’attends un petit peu, je ne suis pas pressée ! Et soudain je tape, je tape de plus en plus fort, mais ce type encaisse bien, j’essaie de taper plus fort, mais je me fais mal aux mains, à ce stade, normalement, je ne continue plus, je prends un instrument, souvent un martinet ! Je le lui dis !

  • — Non je n’aime pas les instruments !
  • — Tu as essayé, au moins ?
  • — J’ai essayé le martinet, ça me fait trop mal !
  • — Parce que ça cingle, mais j’ai quelque chose qui ne cingle pas !
  • — Non ! Maîtresse ! Je voudrais…
  • — Dis donc ! Ça te plairait de revenir ?
  • — Bien sûr !
  • — Alors tu te tais !

J’allai chercher une brosse à cheveux, le genre grand modèle avec plein de piquants.

  • — Rassure-toi, je vais me servir du côté plat !
  • — Non !
  • — Mais tu vas te taire un petit peu !

Je commençai à taper, sans trop forcer !

  • — Alors, c’est comment ?
  • — C’est pas mal du tout !

Du coup je m’arrêtai et attendis sa réaction !

  • — Je, je crois que j’en veux bien encore !
  • — Tu ne crois pas que tu exagères ? Ce sera pour la prochaine fois. Mais tu as vu comme tu bandes, tu veux jouir comment ?
  • — C’est que j’avais envisagé une suite.
  • — La prochaine fois, la suite, je n’ai pas que toi à m’occuper.
  • — Maîtresse, laissez-moi vous parler juste trente secondes et après je ferai ce que vous voudrez, et si vous voulez que je parte, je partirai.
  • — Bon, trente secondes, pas une de plus !
  • — J’ai un copain qui m’attend dans la voiture en bas ! Il serait ravi que vous lui fassiez subir le même sort qu’à moi.

J’avoue que je ne m’attendais pas à ce genre de chose !

  • — Tu le connais depuis quand, ton copain ?
  • — Depuis dix ans, c’est un ami d’enfance, un type formidable, super intelligent, plein d’esprit, un joyeux luron, mais il est super complexé et trop timide.
  • — Et il a les mêmes fantasmes que toi ?
  • — Souvent, nos fantasmes, on les bâtit ensemble, en parlant.
  • — Vous vous excitez en vous racontant des histoires de cul ?
  • — Oui, des fois !
  • — Et vous avez fait des choses ensemble ?
  • — Euh.
  • — C’est quoi « Euh », c’est oui ou c’est non ?
  • — Des petits trucs !
  • — C’est quoi des petits trucs ?
  • — Des branlettes !
  • — Des branlettes, pas de pipes ?
  • — Si deux ou trois fois !
  • — Et vous ne vous êtes jamais enculés ?
  • — Non !
  • — Ça ne te plairait pas ?
  • — Si !
  • — Et pourquoi tu ne fais pas ?
  • — Je n’ose pas lui en parler !
  • — Ah bon ! Dis-lui de monter !
  • — Maîtresse ! s’il te plaît
  • — Quoi ?
  • — Oblige-nous à le faire !
  • — C’était bien mon intention !

Voir deux mecs faire l’amour était l’un de mes fantasmes, j’avais déjà vu des types se faire des trucs, dans les soirées SM, mais il s’agissait de mecs complètement bodybuildés à moustaches qui ne m’excitaient guère. Certaines dominatrices s’amusaient à contraindre des soumis à avoir des relations sexuelles forcées, ce n’était pas non plus mon trip. Non, ce qu’il me fallait, c’est deux hommes presque ordinaires, et là, j’en avais l’occasion. Les conseils de Clara me revenaient à l’esprit :

  • — Ne monte jamais deux hommes ensemble : contre un homme, tu pourras toujours te défendre, contre deux, c’est impossible.

Mais non, je ne risquais rien.

Ça y est l’autre était là, maintenant. Phil ne m’avait pas dit qu’il était aussi laid, binoclard, trapu, bedonnant, le visage balayé d’un rictus ridicule, la peau constellée de défauts divers, berck, berck, mais je me devais de faire bonne figure maintenant !

  • — À poil !

Éric (il s’appelait Éric) ne se fit pas prier. À poil, il passait mieux, moins frêle que son copain, et mieux monté, mais comme l’autre il était presque entièrement épilé ! Je décidai de jouer le jeu, mais d’aller plus vite !

  • — Vas-y tripote-moi les seins

Éric était beaucoup plus délicat que Phil, en me tripotant les seins, j’avais l’impression qu’il découvrait quelque chose. J’appris beaucoup plus tard que c’était en fait une vraie découverte. J’étais son premier contact féminin ! J’hésitai un instant à gifler ce visage si ingrat, mais après tout, il était venu pour cela, et il eut sa dose de baffes. Moins résistant que son ami, il ne tarda pas à me tendre son postérieur, que j’attaquai directement à la brosse, sans que cela ait l’air de le gêner.

  • — Maintenant sucez-vous !

Les deux types étaient tellement excités qu’ils roulèrent par terre en se suçant mutuellement. En quelques brèves minutes, ils parvinrent à la jouissance.

  • — La prochaine fois, vous vous enculerez !
  • — Oui, maîtresse ! me répondit Phil.

J’étais, quant à moi, mouillée d’excitation, l’envie de me masturber me tenaillait.

  • — Viens me lécher.
  • — Qui, moi ? !
  • — Oui, toi !

Le pauvre Éric n’avait jamais fait cela de sa vie, il faisait ce qu’il pouvait, mais manquait cruellement d’expérience, je pris le parti d’être gentille.

  • — Tu suces très bien, mais maintenant, c’est le tour de ton copain.

Ce n’était pas l’extase absolue, mais au moins Phil savait ce qu’il faisait et parvint à me faire jouir rapidement ! Je pris congé de ces deux zouaves.
Il me fallait maintenant faire deux choses : téléphoner à Corinne, pour lui dire d’arrêter de donner mon téléphone à tout le monde ! Et téléphoner à Clara, pour lui raconter tout cela, ensuite lui dire de venir et de passer ensemble une bonne soirée complice. Mais les choses ne se passent jamais comme on les prévoit ! J’entends encore Clara me dire :

  • — Une dominatrice ne fait pas cela !

Ça veut dire quoi, ce genre de phrase ! Je suis libre ! Je fais ce que je veux, il n’y a pas plus de vraie dominatrice que de vraie pizza ou de vrai couscous ! J’ai raccroché !

  • — Allô, Corinne !
  • — Bonsoir, Chanette !
  • — Je ne te remercierai jamais assez d’avoir donné mon téléphone à Phil, j’ai passé avec lui un super moment !
  • — Sans déconner ?!
  • — Viens me rejoindre, je suis toute excitée, je vais te raconter tout, et si après je suis encore excitée, tu en profiteras !
  • — J’arrive !

J’ai souvent revu Phil, il est devenu mon compagnon, puis mon mari. En aurait-il été autrement si, ce fameux jour d’Halloween, je lui avais botté les couilles, au lieu de cette gifle magistrale ?

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